Covid-19 : le cas de Qingdao, en Chine

Publié le 12 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Comme tous les pays qui ont éradiqué le Covid-19 sur leur territoire, la Chine doit continuellement demeurer à l’affut de toute nouvelle apparition de la pandémie.

La ville de Qingdao — qu’on prononce ‘tchign-daw’ — est un port de neuf-millions d’habitants situé à mi-chemin entre Beijing et Shanghai.

Le mois dernier, deux débardeurs qui avaient manipulé une cargaison de fruits de mer ont été testés positifs au Covid-19.

Une recherche de contacts a révélé qu’ils étaient le foyer de l’infection et, par la suite, qu’ils ne l’avaient transmise à personne d’autre.

Dernièrement, on a trouvé dans cette ville un autre foyer d’éclosion parmi le personnel de l’Hôpital thoracique de Qingdao. Cet hôpital est spécialisé entre autres dans le traitement des personnes atteintes de Covid-19 qui arrivent de l’Étranger.

Selon un communiqué émis par la commission de Santé publique municipale, on a découvert six travailleurs symptomatiques et six autres asymptomatiques parmi son personnel. De plus, la contagion s’est répandue à huit patients et à un membre de la famille de l’un d’eux.

Puisqu’il y a un risque qu’ils aient contaminé d’autres citoyens, on a décidé de tester toute la ville.

Neuf-millions de personnes seront testées cette semaine. À cette fin, des milliers de testeurs ont été mobilisés.

Depuis ce matin, 114 862 résultats se sont avérés négatifs, dont ceux des travailleurs de la Santé et des nouveaux patients de tous les hôpitaux de la ville.

Afin d’accélérer le dépistage et de réduire les couts, les tests sont effectués sur des mélanges de prélèvements (en anglais, pool-testing).

Lorsque le virus est trouvé dans un mélange, on refait le test individuellement, sur chacune des personnes qui ont fait partie de cette mise en commun.

La stratégie sanitaire qui consiste à trouver et à éteindre sélectivement les foyers d’infection — plutôt que de fermer des pans entiers de l’économie — fait en sorte que la Chine connaitra cette année (selon la Banque mondiale) une croissance de 1,6 % alors que l’économie mondiale se contractera de 5,2 %.

Références :
China is winning the global economic recovery
China To Test 9 Million People For Covid-19 This Week As New Outbreak Emerges
Covid-19: China’s Qingdao to test nine million in five days
Covid-19 : évolution en six mois
Qingdao
Rapid Response to an Outbreak in Qingdao, China

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Prunes, pruneaux et colonisation

Publié le 11 octobre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

La prune

Probablement d’origine syrienne, le prunier s’est répandu à l’Europe à l’occasion de la conquête romaine, puis au reste du monde par la suite.

Fleurs d’un prunier ‘Mount Royal’

Les pruniers ont des fleurs blanches bien ouvertes qui se caractérisent par leurs très longues étamines aux anthères jaunes.

Prunes du 2529 rue Hogan

Recouverts d’une pellicule cireuse, leurs fruits contiennent une amande généralement amère.

Leur pulpe sucrée peut être consommée nature, transformée en confiture, ou incorporée dans des pâtisseries.

Le pruneau

Le pruneau est le fruit séché d’une variété de pruniers cultivés, le prunier d’Ente.

Sous l’action de ses enzymes (des polyphénols oxydases), le pruneau adopte une couleur noire qui le distingue de la prune d’origine.

Le sorbitol est un préservateur naturel. La chair du pruneau en contient environ 30 %. Ce qui explique sa longue conservation à la température ambiante.

De plus, les pruneaux crus et séchés contiennent environ 3 mg de vitamine C par 100 g.

C’était le fruit préféré des marins européens qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, se sont lancés à la conquête du monde.

Au cours de leur traversée des mers, le pruneau leur apportait une dose minime de vitamine C (une vitamine dont ils ignoraient l’existence).

C’est seulement lorsque le bateau de Jacques Cartier a été immobilisé pendant de longs mois de l’hiver de 1536, épuisant ainsi ses réserves de nourriture, que ses marins ont développé le scorbut.

Un scorbut dont une partie d’entre eux furent guéris grâce à une décoction autochtone d’aiguilles et d’écorce de Thuya occidental (appelé cèdre au Québec).

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une maison shoebox

Publié le 10 octobre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Historique

Les maisons shoebox sont nées de l’affranchissement des ouvriers qui, dès la fin du XIXe siècle, ont désormais les moyens d’acquérir un petit lopin de terre dans le but d’y construire leur propre maison.

Cette démocratisation de l’accès à la propriété s’est faite à la faveur du développement du tramway et des trains de banlieue. Ce qui leur a permis de s’établir dans ce qui était à l’époque les banlieues rurales de Montréal, là où les terrains s’achetaient pour une bouchée de pain.

Description

Shoebox (qui signifie ‘boite à chaussure’) qualifie donc des maisons rectangulaires à un étage construites au début du XXe siècle. Elles se caractérisent par leur toit plat et leur absence de sous-sol.

Ce sont des maisons de bois recouvertes de briques. Dans le cas particulier que nous verrons dans un instant, ces briques (probablement endommagées) ont été recouvertes d’un crépi inélégant.

Construites sur un terrain modeste, ces maisons disposent d’un peu d’espace à l’avant et d’une cour à l’arrière.

Parfois surmontée d’une corniche décorative, leur façade est percée d’une porte centrale encadrée de deux fenêtres et devant laquelle se trouve un balcon généralement surmonté d’une marquise.

À l’intérieur, les pièces se disposent de part et d’autre d’un couloir central.

Un exemple de maison shoebox

Maison du 2284 rue Hogan

La vente récente d’une de ces maisons, construite en 1900, fut l’occasion d’en effectuer une visite virtuelle, grâce aux photos publiées sur l’internet par la société immobilière qui l’offrait au plus offrant.

Sur un terrain de 192 m², cette maisonnette de 2 chambres, d’une salle de bain, d’un salon et d’une cuisine & salle à diner permettait à son ancien propriétaire (un musicien) de pratiquer son art sans incommoder ses voisins.
 





 
Référence : Shoebox house

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pouvoir des étagères II

Publié le 9 octobre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Dans un texte publié en mai dernier, j’écrivais qu’il n’y avait rien de mieux qu’une riche bibliothèque en arrière-fond pour rehausser la crédibilité d’un expert en entrevue télévisée.

Malheureusement, le temps des bibliothèques maison est révolu.

De nos jours, on achète de manière croissante des livres en version numérique. Ce qui est plus écologique. De plus, les experts eux-mêmes lisent à domicile ou au travail des articles scientifiques disponibles sur l’internet.

Si bien qu’une bonne partie des personnes interviewées à la télévision américaine, française ou québécoise ont des bibliothèques de livres de poche décorées de bibelots et de photos de famille.

C’est bien. Mais il y a mieux.

Si vous avez à participer à une visioconférence et êtes à la recherche d’un arrière-fond susceptible de faire baver de jalousie tous vos collègues, voici ce qu’il vous faut.

Bibliothèque A
Bibliothèque B

La première est de type Arts et Histoire tandis que la seconde est de type Arts et Médecine. Dans chaque cas, votre tête et votre thorax au premier plan devraient masquer une bonne partie du bas de l’image, mettant l’accent sur les livres sur la tablette du haut et souligner ainsi votre érudition indéniable…

Il suffit de cliquer sur une des photos ci-dessus pour accéder à sa version en haute résolution (1920 x 1080 pixels).

En cliquant droit et en téléchargeant cette version, vous en aurez une copie que vous afficherez à l’écran de votre téléviseur de grand format. Mettez-vous devant en prenant soin de placer la source lumineuse qui vous éclaire à votre gauche. Faites en sorte que seul votre téléviseur soit visible derrière vous.

Bonne entrevue…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le Québec comparé

Publié le 8 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes
Nombre de morts par million d’habitants

Introduction

Hier, en conférence de presse, le premier ministre du Québec s’est demandé publiquement :

Chicago, Détroit, Boston et New York sont à la même place ou pire que nous autres. Il n’y a qu’une exception qui est Toronto. Est-ce que les Québécois sont comme les gens de Boston, New York, Chicago et Détroit ? C’est quoi la différence ? J’aimerais savoir la réponse ?

Comparer des villes à des pays, c’est comparer des pommes et des oranges.

L’impact du Covid-19 dépend de différents facteurs, parmi lesquels :
• l’importance démographique des vieillards
• la promiscuité intrafamiliale
• la densité urbaine de la population et
• les mesures prises par les autorités sanitaires.

Comme nous le verrons dans quelques instants, le facteur décisif, ce sont les mesures mises en place par les autorités sanitaires.

Comparer des villes (au 7 octobre)

Si on compare quelques villes entre elles, on obtient ceci (Note : le sigle mpm signifie ‘morts par million d’habitants’) :
• Singapour : 5 mpm
• Hong Kong : 14 mpm
• Tokyo : 29 mpm
• Toronto : 464 mpm
• Londres : 697 mpm
• Paris : 864 mpm
• Boston : 1103 mpm
• Madrid : 1291 mpm
Montréal et Laval : 1662 mpm
• New York : 2824 mpm.

On notera le gouffre qui sépare les villes asiatiques des villes occidentales.

Comparer des pays (au 1er octobre)

• Taïwan : 0,3 mpm
• Vietnam : 0,4 mpm
• Chine : 3 mpm
• Nouvelle-Zélande : 5 mpm
• Corée du Sud : 8 mpm
• Japon : 12 mpm
• Grèce : 38 mpm
• Allemagne : 114 mpm
• France : 490 mpm
• Suède : 583 mpm
• Grande-Bretagne : 621 mpm
Québec : 689 mpm

Les autorités sanitaires du Québec ont tort de s’inspirer des pays qui ont lamentablement échoué à protéger leur population de la pandémie, soit les pays développés d’Occident.

Si on veut réussir ce combat, il faut s’inspirer des pays qui ont éradiqué le Covid-19 sur leur territoire ou qui ont réussi à contenir sa propagation.

Or ces pays sont situés en Extrême-Orient ou en Océanie.

Nous limiter à nous comparer à quelques villes nord-américaines, cela nous empêche de réaliser que la lutte québécoise contre le Covid-19 est un fiasco.

Conclusion

Selon le proverbe, le borgne est roi au pays des aveugles.

C’est ce qui explique que les pays occidentaux ont tendance à se disputer la couronne royale entre eux. En réalité, à des degrés divers, tous ces pays ont échoué et continuent d’échouer dans leur lutte contre la pandémie.

Qu’il s’agisse du ‘modèle suédois’, du ‘modèle allemand’, ou du ‘modèle anglais’, ce sont tous des contre-exemples. Les vrais exemples sont ailleurs.

De son côté, le Québec est le sourd-muet aveugle et paraplégique au pays des handicapés.

C’est peu dire…

Références :
Comparaison santé : Québec/Canada/OCDE
Covid-19 : évolution en six mois
Covid-19 in USA
Nombre de décès liés à la COVID-19 au Canada

Paru depuis :
COVID-19 : « L’Occident a raté son déconfinement » (2020-10-13)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rapatriement des terroristes canadiens de Syrie : l’humanisme niais du Devoir

Publié le 7 octobre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Sous le titre ‘Pour que justice soit rendue’, le quotidien Le Devoir publie aujourd’hui une chronique qui réclame le rapatriement des terroristes canadiens de Syrie afin qu’ils soient jugés ici.

Les limites de la justice

En droit criminel, il vaut mieux innocenter cent coupables que de condamner un seul innocent.

Voilà pourquoi un tribunal ne condamnera un accusé que s’il ne subsiste plus, dans l’esprit du juge, aucun doute raisonnable quant à sa culpabilité.

C’est ce qui explique l’incapacité intrinsèque du système judiciaire de punir les coupables de certains crimes à caractère sexuel lorsque la parole d’une victime (généralement une femme) s’oppose au témoignage du coupable (généralement de la même classe sociale que le juge).

Malgré cela, il arrive parfois que l’on condamne à tort un innocent. Le 26 septembre dernier, l’émission Josélito au cœur du monde en présentait trois exemples, dont celui — à faire pleurer les roches — d’Aaron Faucher-Laprise.

Beaucoup plus souvent rencontre-t-on la situation inverse.

Un des plus importants homicides de l’histoire du Québec fut celui de 47 personnes à Lac-Mégantic en 2013.

Après avoir échoué à faire condamner trois employés subalternes — boucs émissaires dans cette histoire — les avocats de la poursuite ont renoncé à accuser les vrais coupables, soit les dirigeants de la compagnie ferroviaire. Bref, personne n’a été condamné pour cette tragédie.

La corruption sous le gouvernement libéral de Jean Charest est un autre cas où personne n’a été condamné, grâce à la complicité probable de la DPCP et à celle évidente de l’UPAC.

Des questions sans réponse

Peut-on croire sérieusement qu’il sera possible de réunir les preuves irréfutables de crimes commis par les terroristes canadiens en Syrie alors que les témoins et les survivants de leurs méfaits vivent à des milliers de kilomètres d’ici ?

Comment un tribunal pourrait-il faire respecter un ordre de venir témoigner au Québec quand notre pays n’entretient plus aucune relation diplomatique avec le gouvernement officiel de Syrie ?

Les vols internationaux ayant été suspendus dans presque tous les pays en raison de la pandémie, est-on certain de pouvoir faire témoigner des victimes par vidéoconférence alors que l’aviation canadienne a gracieusement contribué à détruire 98 % des infrastructures syriennes, dont l’accès à l’internet ?

Par-dessus tout, comment peut-on condamner par erreur quiconque s’est rendu en Syrie pour servir de mercenaire à Daech ?

Conclusion

La seule manière d’assurer aux terroristes canadiens un procès juste et équitable, c’est qu’ils soient jugés dans le pays où auraient été commis les méfaits dont on les accuse. En effet, c’est là que se trouvent ceux qui pourraient témoigner en leur faveur ou, au contraire, fournir la preuve de leur culpabilité.

La guerre en Syrie a fait plus de 350 000 morts, dont 175 000 femmes. Les survivants d’actes terroristes dans ce pays ont droit de connaitre la vérité eux aussi.

Au sujet des djihadistes canadiens, plaider leur rapatriement en invoquant un humanisme de peccadille est une manière détournée d’obtenir leur libération à l’issue d’un procès bâclé où on n’aura ni la preuve de leur culpabilité ni la preuve de leur innocence.

Or un seul djihadiste canadien qui rentre au pays pour y commettre un attentat terroriste est un djihadiste de trop.

Références :
Pour que justice soit rendue
Syrie : Terroristes à donner

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| Guerre en Syrie, Politique canadienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : le poker et la saignée

Publié le 5 octobre 2020 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Au début de la pandémie au Covid-19, on pouvait blâmer le gouvernement fédéral d’avoir tardé à fermer les frontières.

On pouvait affirmer que si le Québec était plus atteint par la pandémie que le reste du Canada, c’était parce que les vieillards y ont une importance démographique plus grande que dans le reste du pays.

On pouvait accuser l’austérité libérale d’avoir fragilisé notre système de la Santé.

Et on pouvait estimer que la relâche scolaire, survenue plus tôt au Québec que dans les autres provinces, était tombée à un bien mauvais moment.

Tout cela est vrai.

Mais oublions le passé; les autorités sanitaires nous assurent avoir appris leur leçon et se disent déterminées à faire mieux.

Un premier coup de poker

Après un confinement réussi (grâce à l’adhésion de sa population), le Québec est devenu en juin la première province canadienne à se déconfiner. À l’étonnement du reste du pays.

Car à ce moment-là, c’est chez nous qu’on dénombrait le plus grand nombre de nouveaux cas positifs.

En déconfinant prématurément l’économie québécoise, les autorités prenaient un risque.

Entre le premier juillet et le premier octobre, le nombre cumulatif de morts au Québec par million d’habitants est passé de 651 à 689, soit une différence de 38.

Au cours de la même période, ce nombre est passé de 106 à 120 au Canada anglais, soit une progression 2,7 fois moindre.

Cette fois-ci, personne ne peut blâmer le fédéral, le gouvernement précédent, ou une malencontreuse relâche scolaire.

Un deuxième coup de poker

Le pourcentage de tests positifs au Covid-19 est l’indice le plus fiable de la prévalence du virus au sein de la population.

Lorsqu’on réduit le nombre de tests, on réduit le nombre de cas positifs. Mais cela ne change pas leur pourcentage.

Pour prendre un exemple fictif, si la moitié du Québec était contaminé et qu’on effectuait seulement dix tests dans toute la province, on trouverait seulement cinq personnes atteintes (la moitié). Mais le pourcentage de tests positifs demeurerait à 50 %, comme si on en faisait des milliers.

Le 20 aout dernier, le pourcentage positivité était à son plus bas depuis des mois.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, on peut rouvrir les écoles quand, depuis au moins deux semaines, le pourcentage de tests positifs au Covid-19 parmi la population est moins de 5 %.

Certaines autorités sanitaires sont plus exigeantes et estiment que le taux de positivité maximale doit plutôt être de 3 %. C’est le cas de la ville de New York.

Dans tous les cas, le Québec répondait à ces critères.

Malheureusement, la Santé publique décidait de jouer au poker encore une fois.

Première imprudence; la réduction de la distance sanitaire en classe.

Puisqu’un mètre était probablement la distance entre les pupitres avant la pandémie, réduire la distance sanitaire de deux mètres à un seul est l’équivalent d’abolir de facto la distanciation sociale à l’école.

Deuxième imprudence : l’abolition du port du masque avant la cinquième année du primaire et son abolition partielle (et changeante d’un jour à l’autre) chez les adolescents.

Ces deux imprudences auraient été acceptables si on les avait compensées par des mesures tout aussi efficaces pour combattre la pandémie :
• tester tous les élèves du Québec chaque semaine pour les trois premières semaines de la rentrée,
• communiquer les résultats en 24 heures, et
• effectuer la recherche de contacts pour chaque cas positif décelé.

Une fois de plus, la Santé publique a simplement décidé de ‘prendre une chance’.

En décidant de ne tester que les personnes symptomatiques, une bonne partie des enfants atteints passent sous le radar de la Santé publique parce qu’asymptomatiques.

Quant aux mineurs qui ont des symptômes de Covid-19, on demande aux parents de les garder 24 h à la maison.

Si les symptômes persistent, les enfants sont placés en quatorzaine à étudier sur l’internet à partir de la maison. Personne ne sait si la Santé publique les ajoute au nombre de cas positifs. Tout indique que non.

En dépit de ce camouflage, le nombre de cas explose. Les équipes de dépistage sont débordées. Et les responsables de la recherche de contact sont incapables d’effectuer leur travail parce que le dévoilement des résultats positifs prend trop de temps.

Au 5 octobre, 22 % des écoles du Québec sont des lieux d’éclosion du Covid-19 et 822 classes sont fermées. L’Ontario, qui teste davantage que nous, n’a que 7 % des écoles contaminées et toutes les classes y sont opérationnelles.
 

 
Si bien que le taux de positivité dans l’ensemble du Québec a grimpé à 5,34 %. Selon les normes internationales, on devrait fermer nos écoles.

C’est exactement ce que prédisait mon texte ‘Covid-19 : une rentrée scolaire idéale’, publié il y a presque deux mois.


Note : ci-dessus, la courbe en orange est la positivité des tests en incluant ceux effectués plusieurs fois chez la même personne (les travailleurs de la Santé, par exemple). La courbe en bleue représente cas positifs uniques.

Face à ce fiasco, la Santé publique a évidemment blâmé les autres.

Elle a ordonné la fermeture de milliers d’établissements (bars, restaurants, cinémas, salles de spectacles, gyms, etc.) qui n’ont rien à voir avec cette résurgence de la pandémie et qui sont sacrifiés à l’autel de son incompétence.

Fait à noter, on a imposé le port du masque en tout temps à l’école secondaire en zone rouge (là où tout le Québec se dirige).

Toutefois, le Dr Richard Massé — conseiller médical stratégique de la direction générale de la Santé publique du Québec — déclarait plus tôt aujourd’hui :

«  [Il ne] Faut pas voir ça comme ‘En premier lieu le masque’. En premier lieu, on met toutes les autres mesures. Puis là, maintenant, on rajoute le masque aussi. En dernier lieu viennent les équipements de protection personnelle. (…) Donc on ne voulait pas introduire ça [plus tôt] parce qu’en classe, vous voyez que ça a un impact sur la vie étudiante, sur les relations que les jeunes vont avoir entre eux. Etc. On s’est résolu à faire ça parce que là, vraiment, la situation se détériorait.»

Après six mois de pandémie, les dirigeants de la Santé publique placent encore les équipements de protection personnelle au dernier rang des mesures à prendre pour combattre cette pandémie.

On compte sur le lavage des mains et sur un rétablissement temporaire de la distanciation sociale en classe.

Ce que les autorités sanitaires s’entêtent à ne pas voir, c’est que la distanciation sociale est inappropriée chez les enfants (selon tous les pédagogues) et inapplicable chez les adolescents sauf lorsqu’ils sont pensionnaires dans une maison d’enseignement privé.

Maintenant que la population a adopté le port du masque, la balle est dans le camp des autorités sanitaires.

Ceux-ci doivent s’inspirer des pays gagnants contre le Covid-19 et entamer un combat de précision contre la pandémie. Cela signifie trouver et éteindre les foyers d’infection plutôt qu’utiliser aveuglément des moyens brutaux et injustes qui mènent à la faillite d’innombrables petites et moyennes entreprises.

Conclusion

À l’époque de Molière, les médecins croyaient que la saignée guérissait tous les maux.

Alors on saignait les malades. Et quand ce traitement échouait, on les saignait une deuxième fois. Et ainsi de suite.

Et quand le patient finissait par mourir au bout de son sang, c’était la preuve que la saignée n’avait pas été pratiquée suffisamment tôt.

Quatre siècles plus tard, les médecins de la Santé publique sont incapables de voir que le bilan désastreux de la pandémie au Québec est le résultat de leur aveuglément et de leur suffisance.

Exactement comme les médecins à l’époque de Molière.

Références :
Compte Twitter de Patrick Déry
Covid-19 : évolution en six mois
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale

Parus depuis :
Des élèves sans suivi en attente d’un test de dépistage (2020-10-06)
Jusqu’à 10 jours d’attente pour un résultat de test dans la région de Québec (2020-10-06)
Combien coûte votre test de COVID-19? (2020-10-29)
Raccourcir à 72 heures le temps entre le dépistage et l’isolement des contacts (2020-11-14)
We are over-cleaning in response to covid-19 (2020-12-11)
Des tests automatisés bloqués par une exigence de dernière minute (2021-03-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Comment ajouter la date de publication sous le titre d’un texte publié sous WordPress ?

Publié le 2 octobre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Lorsqu’un visiteur s’apprête à lire un de vos textes, il peut être important de lui faire savoir qu’il consulte un texte ancien dont la teneur peut être devenue caduque, en partie ou en totalité.

D’autres fois, on peut souhaiter fièrement que la date apparaisse lorsque le texte anticipait des faits qui se sont effectivement produits.

Quand on accède à un texte par le biais d’un moteur de recherche (ex.: avec Google), seul le texte demandé s’affiche. Selon la maquette utilisée par le blogue, il arrive que la date de publication ne s’affiche pas sous le titre de ce texte, comme ci-dessous.
 

 
…contrairement à ce qui se produit lorsque les textes d’un blogue s’affichent les uns à la suite des autres.
 

 
Si la date de publication est absente, comment faire en sorte qu’elle soit toujours affichée ?

Le nom du programme informatique qui décide de l’affichage des textes à la queue leu leu est index.php. Celui qui détermine l’affiche d’un texte à la fois s’appelle single.php.

Comment modifier ce dernier ?

Après avoir accédé à votre blogue à titre d’administrateur, cliquez sur Apparence/Éditeur…
 

Au côté droit de l’écran, cliquez sur single.php afin d’afficher son code informatique dans l’éditeur à la gauche de l’écran.
 

Entre la ligne où apparait le code…

<h2><?php the_title(); ?></h2>

…et celle où apparait le code…

<div class= »entry »>

…il faut ajouter le code (celui qui apparait à la ligne 14 de la capture d’écran ci-dessus)…

Le <?php the_date(); ?>

Comme n’importe quoi en informatique, les moindres détails comptent. Donc ce code doit être copié exactement. Je vous suggère de copier-coller le texte à partir du code ci-dessus. Ne changez rien d’autre.

Dès cet ajout effectué, cliquez sur Mettre à jour le fichier, puis allez sur votre blogue et cliquez sur n’importe quel titre de texte pour le faire afficher lui tout seul.

Si vous obtenez un message d’erreur, revenez aussitôt à l’éditeur de code et enlevez le code ajouté puisqu’il ne convient pas à votre blogue. Désolé.

Si tout va bien, voilà ce que vous obtiendrez :
 

 

Complément de lecture :
Comment ajouter l’attribut hreflang à un blogue sous WordPress ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en six mois

Publié le 1 octobre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct.
Pérou 2 33 149 299 588 880 983
Belgique 73 676 834 842 849 853 863
Québec 4 238 549 651 669 679 689
Espagne 194 532 581 607 608 623 684
Brésil 1 29 149 286 440 576 680
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680
Chili 1 14 66 301 498 591 669
Équateur 6 52 210 259 325 372 646
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621
Mexique 0 37 81 215 362 499 601
Italie 206 467 554 575 581 587 594
Suède 24 262 442 532 568 575 583
Panama 7 44 80 149 335 463 551
Colombie 0 6 19 68 203 393 513
France 53 367 432 457 464 470 490
Argentine 1 5 12 35 79 193 448
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374
Irlande 15 262 343 352 357 359 365
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331
Arménie 1 11 46 153 253 297 325
Iran 37 75 98 130 202 257 313
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253
Suisse 54 205 224 227 229 232 239
Honduras 1 8 21 50 135 189 237
Irak 1 2 5 51 119 176 228
Portugal 18 98 140 155 170 179 194
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194
Oman 0 2 10 36 88 135 182
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180
Israel 3 24 31 35 57 104 176
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148
Russie 0 8 33 65 96 119 143
Koweït 0 7 51 83 105 125 143
Arabie saoudite 0 5 15 49 82 112 137
Albanie 5 11 11 22 56 100 135
El Salvador 0 2 7 28 71 111 131
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121
RoC* 3 51 94 106 113 117 120
               
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Premiers pas en jardinage urbain

Publié le 30 septembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

À la fin de chaque été, le Jardin botanique de Montréal organise une foire horticole au cours de laquelle sont offerts des fleurs en pot, des tisanes, des outils de jardinage, etc.

L’été dernier, en passant devant un des kiosques de cette foire, l’idée m’est vue de faire un peu d’agriculture urbaine sur mon balcon.

Auprès de la semencière artisanale Terre Promise, je me suis donc procuré des graines de deux variétés de tomates plutôt rares (Minuit à Montréal et Noire de Crimée).

Et pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai acheté la bible du cultivateur-amateur de tomate : La Tomate – De la terre à la table de Lili Michaud.

Le 8 mars de cette année, je semais cinq de mes précieuses graines. Celles-ci sortirent de terre moins de deux semaines plus tard.

Entretemps, le Québec se confinait.

Regarder la nature s’épanouir lentement sous nos yeux est une merveilleuse manière de conserver l’espoir en pleine pandémie.

Dès que mes plants furent suffisamment grands, ce fut le temps de les transplanter dans de gros pots sur mon balcon.

Fleur de tomate

Semaine après semaine, mes cinq plants donnèrent un grand nombre de petites fleurs jaunes.

Je ne sais pas si c’est à cause du confinement, mais il semble que les insectes pollinisateurs ne sont pas sortis de leur ruche cette année…

Tomate ‘Minuit à Montréal’

Si bien que je n’ai récolté qu’une quatorzaine de tomates; gouteuses, légèrement sucrées et presque dépourvues d’acidité.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 5000 — 40 mm

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