Publié le 12 mai 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
À la création d’un blogue, WordPress fournit à l’auteur tout le code informatique dont il aura besoin pour opérer son blogue. Ce qui lui permet de publier ses textes sans se soucier de la machinerie logicielle sous-jacente.
Cette machinerie utilise un langage de programmation appelé PHP. Or il arrive que son évolution rende un vieux code inopérant.
Parmi les dizaines de milliers de lignes de code créées par les programmeurs de WordPress, tout ce qui distingue le moteur d’un blogue du moteur d’un autre blogue, c’est la valeur attribuée à une variable appelée $table_prefix.
Il y a deux jours, l’hébergeur de ce blogue avisait ses clients qu’à partir du mois prochain, il utiliserait par défaut la version 7,4 du PHP et que tous les blogues qui utilisent des versions antérieures devront y être compatibles.
Jusqu’à maintenant, toutes mes tentatives de migrer vers une version de PHP supérieure à la version 7,1,33 provoquaient un message d’erreur qui apparaissait entre l’entête du blogue et la page web affichée. Ce message se lisait comme suit :
Warning: Use of undefined constant wp_XXXXXXXX_ – assumed ‘wp_XXXXXXXX_’ (this will throw an Error in a future version of PHP)
in /home/jpmartel.quebec/wp-config.php on line 61.
Dans ce cas-ci, XXXXXXXX est un numéro à huit chiffres qui correspond aux premiers caractères du nom de chacune des tables qui composent la base de données de mon blogue.
Or la ligne 61 du fichier wp-config.php disait :
$table_prefix = wp_XXXXXXXX_;
Par expérience, je sais qu’un code de programmation est extrêmement délicat et qu’il suffit d’oublier la moindre chose (une virgule, par exemple) pour bousiller un programme informatique.
Je m’étais donc résolu à contacter une firme de programmeurs pour leur demander de corriger le code PHP de mon blogue, en soupçonnant que cela me couterait une fortune.
L’avarice étant parfois bonne conseillère, j’ai décidé, avant de contacter des programmeurs, de voir s’il n’y avait pas moyen de trouver sur l’internet la solution à mon problème.
Je n’ai rien trouvé d’identique, mais plusieurs messages qui lui ressemblaient.
J’ai cru comprendre que les nouvelles versions du PHP exigent que la valeur de toutes les constantes soit déclarée entre des guillemets. Et pour être précis, entre des guillemets droits (comme en anglais).
Donc j’ai changé le texte de la ligne 61 de…
Or il s’est avéré que c’était exactement ce qu’il fallait faire.
Non seulement la version 7,1,33 du PHP n’y voit pas d’objection, mais les versions ultérieures non plus.
En résumé, le code informatique que WordPress remettrait autrefois aux nouveaux blogueurs contient une ligne qui est devenue incompatible avec les versions les plus récentes du PHP.
Aussi intimidante que soit la programmation informatique pour un novice, le changement à apporter — délicat il est vrai — est relativement simple.
Publié le 12 mai 2021 | Temps de lecture : 10 minutes
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À l’exception des chapelles latérales qui se décorèrent au fil des commandites, la cathédrale Notre-Dame de Paris fut construite de 1163 à 1235.
Gravement endommagée les 15 et 16 avril 2019, elle nous apparaitra meurtrie pendant quelques années avant de retrouver son élégance séculaire.
Ce diaporama présente les photos que j’y ai prises avant l’incendie, plus précisément en 2014 et surtout en 2015. Il comprend quatre parties : l’extérieur, les tours, l’intérieur et le trésor de la cathédrale. Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.
L’extérieur
L’édifice fait 127 mètres de long. Sa façade possède 40 mètres de large. Il occupe 5,5 km².
• La façade (côté occidental)
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De bas en haut, la façade (à 0:09) se compose des trois portails — celui de la Vierge à gauche, celui du Jugement dernier, et le portail Sainte-Anne à droite — de la galerie des rois d’Israël et de Juda, de la rosace occidentale, de la Grande galerie (formée d’une succession de fines colonnettes) et des deux tours percées d’ouvertures ogivales qui laissent paraitre les abat-sons recouverts de plomb oxydé.
Les rois d’Israël et de Juda sont au nombre de 28. Ils symbolisent les 28 générations qui, selon l’évangile de saint Matthieu, séparaient le roi Isaï (père du roi David) de saint Joseph.
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Le portail central est celui du Jugement dernier (de 0:13 à 0:15). Immédiatement au-dessus des deux portes, aux extrémités du tympan, deux anges sonnent les trompettes (en réalité, il s’agit de saqueboutes) qui déclenchent la résurrection des morts. Au-dessus d’eux, saint Michel procède à la pesée des âmes; à gauche, les élus seront conduits au paradis alors qu’à droite, deux démons entrainent les pécheurs ligotés vers l’enfer.
Au sommet du portail, le Christ rend sentence entouré de deux anges portant les instruments de la Passion (les clous et la Croix), alors qu’agenouillés, la Vierge (à gauche) et saint Jean (à droite) intercèdent en faveur des humains.
Tout cela se déroule sous un ‘arc-en-ciel’ formé de six rangées d’anges, de patriarches, de martyrs et de vierges. En dépit du foisonnement de personnages, chacun d’eux est différent.
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À l’exception de la Vierge à l’enfant sur le trumeau et des huit statues à sa hauteur (dont saint Denis décapité à gauche), le portail de la Vierge a conservé la plupart de ses sculptures d’origine (à 0:17).
De bas en haut, son tympan représente trois prophètes et trois rois (situés de part et d’autre de l’Arche d’Alliance), puis la mise au tombeau de Marie et au sommet, le couronnement céleste de la Vierge.
• Le côté sud
Au haut du bras droit du transept (à 0:23) on peut voir une petite rosace. Au sommet se trouve une statue du Christ bénissant, entouré de saint Marcel, le neuvième évêque de Paris (à gauche) et de saint Étienne (à droite).
En dessous, la rosace de treize mètres de diamètre (à 0:25) domine la composition. De chaque côté d’elle, on voit les statues de saint Jean-Baptiste (à gauche) et saint Pierre (à droite).
Le portail du bras droit du transept est dédié à saint Étienne (à 0:27). Précisons que Notre-Dame de Paris a été construite sur le site d’une église antérieure consacrée à saint Étienne, le premier martyr chrétien (mort lapidé).
• Le chevet (côté oriental)
Au milieu du square Jean XXIII, une fontaine néogothique a été installée en 1845 (à 0:29).
• Le côté nord (à 0:31)
Située sur ce côté, la porte des Chanoines (à 0:33) leur permettait d’entrer dans la cathédrale tout près du chœur. Le tympan de cette porte représente des scènes de la vie de saint Marcel.
Le portail du Cloitre (à 0:35) est celui qui permet aux fidèles d’entrer par le bras gauche du transept.
De bas en haut, son tympan représente des scènes de l’enfance du Christ (Nativité, présentation au temple, massacre des Innocents et fuite en Égypte), alors que les parties supérieures illustrent la légende de Théophile.
Qui est donc ce Théophile ? C’est un évêque qui œuvrait dans le sud de la Turquie actuelle et qui, lorsque plus jeune, aurait vendu son âme au diable afin de sortir de la pauvreté. Puis regrettant ce pacte, il le fit annuler par la Vierge. Au sommet, on le voit œuvrer pour le bien après sa délivrance.
À 0:37, il s’agit du palais archiépiscopal.
Les tours
C’est par une entrée située près du côté gauche de la façade qu’on accède aux tours. Pour ce faire, il faut gravir 422 marches en incluant celles qui donnent accès à la billetterie.
Au Moyen-Âge, la salle de la billetterie (à 0:43) servait de refuge nocturne aux sans-abris.
Le flèche de 45 mètres de la cathédrale culmine à 96 mètres du sol. Elle est entourée des statues en cuivre repoussé des apôtres et évangélistes. Elles ont été exécutées par le sculpteur Victor Geoffroy-Dechaume.
La statue de saint Thomas (patron des architectes) emprunte les traits de Violet-le-Duc. C’est la seule sculpture tournée vers la flèche (à 0:53).
Au total, il y a dix cloches; deux dans la tour nord et huit dans la tour sud.
Les cloches s’articulent dans le beffroi en bois à l’intérieur de chaque tour. Cette structure est indépendante de la maçonnerie. Cela évite que les fortes vibrations des cloches en mouvement soient transmises aux tours. Ce qui, à la longue, finirait par les abimer.
Dans la tour nord, la plus belle des deux s’appelle Marie (de 0:57 à 1:00). Fondue en 2012, elle pèse six tonnes et sonne en sol dièse. Le texte du ‘Je vous salue Marie’ y est sculpté en relief.
Beaucoup plus grosse, la cloche Emmanuel pèse 13,3 tonnes (à 1:01). Elle sonne en fa dièse. C’est la seule cloche de la cathédrale qui soit antérieure à la Révolution; elle date de 1681.
En effet, toutes les cloches, sauf le bourdon Emmanuel, ont été fondues pour en faire des canons en 1792.
À l’occasion de la grande restauration de la cathédrale, on reconstitua en 1856 les huit cloches de la tour sud. Toutefois, elles possédaient un défaut majeur; elles ne s’accordaient ni avec le bourdon Emmanuel ni entre elles.
C’est finalement en 2012 qu’on remplaça toutes les cloches de la cathédrale, sauf le bourdon.
Quatre des cloches de 1856 sont exposées à l’arrière de la cathédrale (à 1:03), par respect pour celles qui ont annoncé tous les grands évènements de l’histoire de France aux XIXe et XXe siècles (dont la libération de Paris).
Le bestiaire fantastique de Notre-Dame se divise en chimères et en gargouilles (de 1:05 à 1:16).
On les distingue par le fait que les gargouilles évacuent l’eau de pluie à distance des murs alors que les chimères n’ont qu’une fonction décorative.
L’intérieur
Après 23 ans d’un mariage stérile, Louis XIII apprit en 1638 que son épouse était enceinte. Il fit alors ce qu’on appelle le ‘vœu de Louis XIII’. Il s’agissait d’un ensemble de promesses dont l’une consistait à reconstruire le maitre-autel de la cathédrale avec une image de la Vierge qui tient entre ses bras celle de son précieux fils descendu de la croix. En somme, une Piéta.
Mais le roi décéda cinq ans plus tard sans avoir pu réaliser cette dernière promesse. C’est son fils, Louis XIV qui s’en chargea.
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Confié au sculpteur Nicolas Coustou, le nouveau maitre-autel (à 1:23) est surmonté d’une Piéta en marbre. À sa gauche est placée une statue de Louis XIV agenouillé (sculptée par Antoine Coysevox) et à sa droite, une statue de son père (Louis XIII) offrant sa couronne royale (due à Guillaume Coustou, fils de Nicolas).
Le socle du maitre-autel est garni d’un bas-relief en bronze doré représentant la déposition de la Croix.
Devant le chœur, de part et d’autre, s’alignent les stalles de bois permettant aux chanoines de s’assoir durant l’office (de 1:23 à 1:26). Le haut des dossiers est orné d’un bas-relief qui illustre la vie de la Vierge.
La plus ancienne sculpture de la cathédrale est cette Vierge à l’Enfant, datant du XIVe siècle (à 1:27).
Une bonne partie des vitraux originaux ont été détruits au XVIIIe siècle. Après des décennies d’abandon, quand Violet-le-Duc entreprend la restauration de l’édifice au XIXe siècle, il dota la cathédrale de vitraux dans le style du XIIIe siècle.
Au bas gauche du transept, la rosace (de 1:35 à 1:37) mesure treize mètres et représente la Vierge vénérée par 80 personnages de l’Ancien Testament répartis sur trois cercles.
Tout comme la précédente, la rosace du bras droit du transept (de 1:39 à 1:41) mesure treize mètres, soit près de 3,5 mètres de plus que la rosace de la façade. À son centre, le Christ de l’Apocalypse est entouré de quatre-vingts médaillons répartis sur quatre cercles.
De 1:45 à 1:54, nous apercevons la clôture du chœur. Celle-ci est adossée aux stalles des chanoines, comme on peut le voir dans la photo de biais à 1:25.
Illustrant la vie du Christ, la partie nord de la clôture du chœur a été réalisée de 1300 à 1318 par Pierre de Chelles. Illustrant les apparitions du Christ après sa Résurrection, la partie sud fut achevée en 1351 par Jean Le Bouteiller.
Le Trésor
À la Révolution, tous les objets précieux du Trésor de Notre-Dame ont été confisqués. Ils furent envoyés à la fonte en 1793. Seuls les objets jugés sans valeur marchande ont été épargnés. Ceux-ci furent restitués à la cathédrale en 1804 sur ordre de Napoléon Bonaparte.
C’est donc à dire que tous les objets d’orfèvrerie qu’on y voit de nos jours sont postérieurs à la Révolution.
Notre visite du Trésor débute par la tunique de lin que portait Louis IX (le futur saint Louis) en ce jour de 1239 où il présenta la Couronne d’épines du Christ au clergé de la cathédrale réuni à l’occasion d’une cérémonie liturgique avant de la déposer à la Sainte-Chapelle.
Sculpté en 1857 par Jean-Alexandre Chartier d’après un dessin de Violet-de-Duc, le buste reliquaire de saint Louis (à 2:15) était destiné à entreposer une partie des Saintes Reliques achetées par saint Louis au XIIIe siècle.
À 2:27, on voit un reliquaire de la Couronne d’épines, créé par Jean-Charles Cahier, orfèvre du roi Charles X. Il représente le monde surmonté d’une croix embrassée par la Foi.
À 2:45, il s’agit d’une Vierge à l’Enfant terrassant le serpent sculptée au XVIIIe siècle.
De 2:47 à 2:49, on voit la salle capitulaire.
Détails techniques : Le diaporama présente 82 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (41 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (29 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (7 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos). Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris
Publié le 11 mai 2021 | Temps de lecture : 5 minutes
Introduction
Google songe sérieusement à implanter un centre de données au Québec. Il s’agit d’un investissement de 735 millions$ qui créera une trentaine d’emplois spécialisés.
Concrètement, qu’est-ce qu’un centre de données ? C’est un immense entrepôt climatisé abritant des centaines de super-ordinateurs fonctionnant jour et nuit à plein régime.
Échanger quatre trente sous pour une piastre
Quelles seront les retombées économiques récurrentes pour le Québec ? Presque aucune.
Les ordinateurs seront achetés à la suite d’un appel d’offres logé auprès des grands fabricants internationaux. Ces derniers achemineront les machines directement à l’entrepôt.
Standardisés d’un centre de données à l’autre, le mobilier et le système de climatisation seront eux aussi livrés directement.
Des dizaines d’ouvriers québécois seront nécessaires au cours de la phase de le construction. Une fois l’entrepôt construit, le centre de données sera complètement automatisé. Il emploiera quelques gardiens de sécurité et une trentaine d’experts pour réparer les machines.
Un centre comme celui de Google héberge les données stratégiques de gouvernements et d’entreprises. Il est impossible pour Google de sous-traiter des pans importants de son fonctionnement sans risquer sa réputation.
Tout au plus, certains fournisseurs locaux pourraient être appelés à fournir quelques pièces de rechange lors d’un bris mécanique puisqu’en pareil cas, toute réparation est urgente.
Le gros bout du bâton
L’Islande et le Québec sont deux endroits très intéressants pour y installer un centre de données; assez semblables, leurs tarifs d’électricité sont parmi les moins chers au monde. Et leur climat rigoureux en hiver permet d’épargner des frais de climatisation.
Or justement, les serveurs informatiques consomment des quantités gargantuesques d’électricité et dégagent beaucoup de chaleur. Une chaleur qui doit absolument être évacuée rapidement à défaut de quoi les puces informatiques surchauffent et finissent par griller.
Comme lieu potentiel pour l’installation d’un centre de données, le Québec jouit de nombreux atouts qui font que c’est le Québec — et non Google — qui a le gros bout du bâton dans toute négociation à ce sujet.
Évidemment, ces grandes compagnies internationales embauchent des démarcheurs qui font miroiter l’importance de l’investissement (735 millions$), le prestige pour le Québec d’accueillir un leadeur technologique, et les salaires payants qui seront versés.
Google a poussé l’audace jusqu’à réclamer que le gouvernement actuel dézone le territoire agricole de 62,4 hectares sur lequel il compte construire son centre de données, quitte à rendre impropres à l’agriculture l’équivalent de 104 terrains de football pris parmi quelques-unes des terres les plus fertiles du Québec.
Ignorant l’avis de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, le gouvernement s’est empressé d’adopter un décret pour faire dézoner le terrain convoité par Google.
L’attrape-nigaud
Selon Wikipédia, Google appartient à Alphabet, une société immatriculée dans l’État du Delaware. Ce dernier est un paradis fiscal au sein des États-Unis.
Ce qui signifie que Google paiera au fisc québécois des miettes parmi les profits que dégagera son centre de données du Québec; l’essentiel sera détourné au Delaware puis distribué aux actionnaires à travers le monde.
En somme, les seuls avantages pour le Québec, c’est la vente d’électricité (presque au prix coutant) et l’impôt sur le revenu d’une trentaine d’employés.
Nous savons tous que le Québec possède actuellement de grands surplus d’électricité. Ce n’est pas une raison de les gaspiller en les vendant à bas prix en vertu de contrats à long terme.
Lorsque lorsque ces surplus auront fondu, on ne pourra pas annuler ces contrats et utiliser l’électricité récupérée pour attirer des investissements comportant d’importantes retombées économiques.
Bref, posséder une stratégie industrielle, c’est choisir.
Conclusion
Il ne fait aucun doute que Pierre Fitzgibbon est un homme d’affaires compétent. Mais est-il un bon ministre de l’Économie ?
Il est difficile d’en juger puisque les perturbations économiques occasionnées par la pandémie actuelle l’ont empêché de livrer son plein potentiel à titre de ministre.
Le cas du centre de données de Google sera un moyen d’en juger puisque le flop du mégaprojet d’exportation de gaz naturel au Saguenay était peut-être une simple erreur de débutant à titre de ministre de l’Économie.
Si ce dernier s’aplatit devant Google, heureux de brader une partie des surplus d’électricité du Québec en contrepartie de retombées économiques insignifiantes, il risquera d’être comparé à Ésaü qui, dans la Bible, a échangé son droit d’ainesse pour un plat de lentilles…
Publié le 10 mai 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Les pensées possèdent cinq pétales dont deux pétales supérieures souvent recourbées vers l’arrière. À cela s’ajoutent trois pétales inférieures (ici décorées de stries centrales en forme de moustaches) : celle du bas est la plus grande.
Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-20
1re photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 190 mm
2e photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 300 mm
3e photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 300 mm
4e photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 300 mm
5e photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 180 mm
Publié le 7 mai 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Sur les 8 892 personnes actuellement atteintes par le Covid-19 au Québec, 38,4 % sont des écoliers ou du personnel scolaire. Presque autant (34,0 %) sont des travailleurs exerçant ailleurs que dans réseau scolaire, et 27,5 % de la contagion est ailleurs.
On peut supposer qu’une partie des travailleurs ont été infectés à la maison par leurs enfants d’âge scolaire, et/ou vice versa.
En milieu scolaire, l’immense majorité des cas sont des écoliers. Leurs professeurs et le personnel de soutien comptent pour environ 18 % des personnes atteintes.
Il y a un peu plus de 3 200 établissements d’enseignement au Québec (publics ou privés). Le tiers d’entre eux ont officiellement des cas de Covid-19 parmi leurs écoliers ou leur personnel.
Sur les 1 126 écoles atteintes, 460 sont complètement ou partiellement fermées, soit une école sur sept.
Théoriquement, au fur et à mesure qu’on vaccine la population adulte, les jeunes devraient représenter une proportion croissante des cas actifs dans l’ensemble de la population.
Dans les faits, en nombres absolus, la contagion en milieu scolaire poursuit une courbe légèrement ascendante.
Publié le 6 mai 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
L’hebdomadaire médical The Lancet publiait hier les résultats de la plus ambitieuse campagne de vaccination réalisée contre le Covid-19, celle en Israël.
Du 24 janvier au 3 avril 2021, on y a administré les deux doses du vaccin de Pfizer/BioNTech à 72,1 % des citoyens israéliens âgés de 16 ans ou plus, ce qui correspond à 61 % de l’ensemble de la population du pays.
Au cours de cette période, c’est le variant ‘britannique’ (le B.1.1.7) qui devint la forme prévalente du virus en Israël.
L’étude n’est pas un résumé de quatre mois d’observation à la suite de la vaccination complète; elle porte sur les évènements qui sont survenus tout au cours de la campagne de vaccination chez ceux en attente d’être vaccinés, chez ceux qui n’avaient reçu qu’une seule dose et finalement chez ceux complètement immunisés (sept jours ou plus après leur deuxième dose).
Cette campagne de vaccination débuta le 20 décembre. Les toutes premières personnes à recevoir leur deuxième dose de vaccin l’eurent trois semaines plus tard, soit le 10 janvier. Et encore deux semaines plus tard, soit le 24 janvier, on commença la période d’observation.
La vaccination chevaucha en bonne partie un confinement national qui fut imposé du 27 décembre au 7 mars.
Au cours de la période d’observation, 232 268 personnes ont attrapé le Covid-19. Ce qui a nécessité l’hospitalisation de 7 694 d’entre eux (dont 4 481 gravement) et a entrainé 1 113 décès.
S’il est vrai que le confinement diminua la contagion dans l’ensemble de la population, cette diminution fut beaucoup plus importante chez les vaccinés.
Chez ces derniers, on observa une diminution de 91,5 % des infections asymptomatiques, de 97,0 % des infections symptomatiques, de 97,2 % des hospitalisations (dont 97,5 % des hospitalisations sévères) et de 96,7 % des décès.
L’effet protecteur du vaccin s’est étendu de manière semblable dans toutes les tranches d’âge.
Puisqu’une partie des infections sont survenues quand même chez des gens complètement vaccinés, doit-on présumer que ceux-ci peuvent transmettre le virus à d’autres ?
La majorité des personnes vaccinées qui ont attrapé le Covid-19 quand même l’ont eu sans le savoir, c’est-à-dire sans en éprouver de symptômes.
Or d’autres études ont démontré qu’en cas d’échec vaccinal, les personnes asymptomatiques ont une charge virale relativement faible dans leurs voies respiratoires supérieures, comparativement aux asymptomatiques qui n’étaient pas vaccinées.
En d’autres mots, chez l’ensemble des personnes contagieuses mais asymptomatiques, les vaccinés transmettent probablement plus difficilement l’infection à d’autres.
Dans une table à part, l’étude présente les effets protecteurs de la première dose.
Celle-ci entraina une diminution de 52,0 % des infections asymptomatiques, de 62,5 % des infections symptomatiques, de 75,7 % des hospitalisations (dont 75,6 % des hospitalisations sévères) et de 77,0 % des décès.
Toutefois, on doit préciser qu’il s’agit de la protection observée en Israël au cours de la brève période entre les deux doses.
On prendra soin de ne pas extrapoler ces résultats à la situation québécoise puisque si on allonge le délai entre les deux doses à trois ou quatre mois (comme au Québec), on augmente les occasions d’attraper le Covid-19, autant chez les personnes partiellement vaccinées que chez celles en attente d’un vaccin, sans savoir dans quelle mesure chez les uns et chez les autres.
Publié le 5 mai 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
En Serbie, 51,8 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19.
Dans les centres de vaccination de ce pays, il y a plusieurs cubicules. Chacun d’entre eux porte le nom d’un vaccin ou d’un fabricant de vaccins (selon ce qui est le plus connu) : AstraZeneca, Moderna, Pfizer, Sputnik, etc.
Lorsqu’ils arrivent à l’un de ces centres, les gens sont libres d’aller vers le cubicule qui offre le vaccin de leur choix.
Depuis peu, aux États-Unis, l’offre de vaccins dépasse la demande.
Washington a créé un site web (vaccines.gov) qui permet aux citoyens américains de savoir quel centre de vaccination offre le vaccin qu’ils préfèrent.
Il suffit de préciser son code postal pour que le site indique là où prendre rendez-vous.
Ayant commandé à l’avance et reçu de grandes quantités de vaccins d’AstraZeneca (qui tardent à être autorisés dans ce pays), les États-Unis ont décidé de les expédier au Canada.
Très, très, très rarement, ce vaccin peut causer des accidents vasculaires.
Pour les écouler, on nous explique que recevoir ce vaccin est plus sécuritaire que de courir le risque d’attraper le Covid-19, que de prendre la pilule contraceptive, que d’être enceinte, etc.
On peut bien affirmer qu’il est moins dangereux de recevoir ce vaccin que de traverser la rue. Mais dans la vraie vie, qui a le choix entre se faire vacciner ou se faire écraser par une voiture ?
Le véritable choix est entre les vaccins entre eux.
À tort ou à raison, certaines personnes hésitent actuellement à recevoir le vaccin d’AstraZeneca. Heureusement, ce n’est pas le seul vaccin très efficace contre la pandémie.
Une fois que ces personnes se sont fait dire qu’elles ont tort de craindre ce vaccin, pourquoi s’acharner quand bien d’autres personnes seraient heureuses de le recevoir ?
Bref, la solution à la crainte vaccinale, ce n’est pas de forcer la main à ceux qui hésitent. C’est de comprendre leurs craintes et de voir comment atteindre l’immunité grégaire en dépit de leurs réticences.
S’il suffit simplement de leur donner un autre vaccin, cessons d’en faire un drame et respectons leur volonté.
Publié le 1 mai 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.
Dans ce tableau, l’évolution en 2020 est montrée tous les quatre mois alors que pour 2021, l’évolution est représentée mensuellement.
Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de certains mois, en nombre de morts par million d’habitants
Pays
Avr.
Aout
Déc.
Jan.
Fév.
Mars
Avr.
Mai
Hongrie
2
62
516
1002
1304
1561
2177
2874
Rép. Tchèque
4
36
63
1093
1529
1909
2479
2733
Bosnie-Herzég.
1
100
833
1249
1445
1552
2044
2620
Bulgarie
1
56
583
1099
1322
1491
1927
2382
Macédoine du N.
6
237
860
1205
1376
1509
1829
2348
Slovaquie
0
5
158
412
863
1331
1793
2148
Belgique
73
849
863
1681
1815
1899
1979
2083
Slovénie
2
60
717
1312
1694
1854
1950
2048
Italie
206
581
933
1235
1471
1622
1819
2004
Brésil
1
440
815
916
1055
1198
1523
1901
Royaume-Uni
35
680
868
1089
1565
1805
1860
1870
Pérou
2
588
1087
1136
1239
1403
1561
1843
Pologne
1
46
465
766
984
1158
1419
1796
États-Unis
12
477
831
1074
1367
1586
1704
1776
Croatie
1
35
455
968
1236
1354
1460
1746
Espagne
194
608
973
1087
1263
1488
1615
1672
Portugal
18
170
449
685
1253
1607
1657
1669
Mexique
0
362
818
971
1222
1430
1567
1668
France
53
464
819
991
1171
1328
1468
1601
Roumanie
5
124
601
826
960
1065
1237
1474
Lithuanie
3
30
192
588
1046
1199
1330
1463
Moldavie
1
195
576
746
855
987
1242
1447
Colombie
0
203
723
850
1060
1168
1240
1446
Panama
7
335
709
935
1216
1341
1402
1426
Argentine
1
79
854
954
1062
1145
1229
1407
Arménie
1
253
739
953
1040
1077
1191
1391
Suède
24
568
671
861
1144
1265
1330
1384
Chili
1
498
804
868
965
1075
1213
1374
Québec
4
669
834
958
1157
1214
1246
1276
Suisse
54
229
568
882
1087
1148
1189
1221
Lettonie
0
17
111
343
641
866
1023
1145
Autriche
16
80
368
693
861
948
1036
1131
Bolivie
1
255
763
780
882
989
1041
1099
Liban
2
10
167
240
462
697
924
1074
Équateur
6
325
760
790
837
888
946
1048
Géorgie
0
4
327
634
802
884
950
1037
Ukraine
1
39
288
428
522
598
764
1021
Grèce
5
20
242
469
561
629
786
1007
Pays-Bas
68
359
550
672
817
908
965
1000
Allemagne
10
110
207
410
696
845
920
996
Irlande
15
357
417
453
667
868
945
984
Afrique du Sud
0
137
363
484
743
836
884
908
Tunisie
1
5
275
398
572
674
742
907
Paraguay
0
7
245
315
380
445
590
899
Estonie
4
48
93
180
324
451
684
878
Jordanie
1
1
273
376
422
460
675
862
Iran
37
202
576
655
686
710
740
849
Albanie
5
56
286
411
484
631
779
833
Uruguay
1
10
22
55
127
175
288
766
Russie
0
96
277
394
504
592
680
757
Serbie
3
67
189
373
463
512
614
733
Israël
3
57
313
365
524
626
676
692
Costa Rica
0
30
339
427
514
546
577
629
Palestine
0
16
144
273
354
396
510
625
Eswatini
0
37
104
185
492
558
571
573
Honduras
1
135
293
315
361
415
459
526
Turquie
3
67
164
248
307
337
374
476
RoC*
3
113
175
256
354
401
426
461
Japon
0,4
8,0
16,9
27,4
45,3
62,5
72,7
81,1
Corée du Sud
3,2
5,8
10,2
17,9
27,8
31,3
33,8
35,7
Hong Kong
0,5
4,5
14,5
19,7
24,3
26,7
27,3
27,8
Singapour
0,5
4,5
4,9
4,9
4,9
4,9
5,1
5,3
Chine
2,4
3,3
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
Taïwan
0,2
0,3
0,3
0,3
0,3
0,4
0,4
0,5
Vietnam
0,0
0,0
0,4
0,4
0,4
0,4
0,4
0,4
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
En avril, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Europe Centrale et dans les Balkans (où le variant britannique continue de faire des ravages), de même qu’en Amérique du Sud : en Hongrie (+697), en Bosnie-Herzégovine (+576), en Macédoine du Nord (+519), en Uruguay (+478), en Bulgarie (+455), au Brésil (+378), en Pologne (+377), en Slovaquie (+355), et au Paraguay (+309).
L’Inde n’apparait pas dans ce tableau. En avril, le nombre (sous-estimé) de morts par million d’habitants est passé de 0,3 à 155.
Publié le 30 avril 2021 | Temps de lecture : 5 minutes
Dans tous les pays occidentaux, les premiers cas de Covid-19 apparurent dans la deuxième moitié de février 2020. Officiellement, le premier cas québécois fut déclaré le 27 février 2020.
Le mois suivant fut celui des premières pertes de vie. Ce fut aussi celui de la commercialisation des premiers tests de dépistage.
Au 1er avril, le Québec comptait déjà trente-et-un décès causés par la pandémie. Cinq jours plus tard, il y en avait trois fois plus. Encore cinq jours de plus et le nombre triplait encore.
Si bien qu’entre le 1er avril et le 1er mai, le nombre cumulatif de morts était passé de 31 à 2 022 au Québec, soit une hausse de 6 522 % en un mois.
Le sommet de la première vague fut atteint au Québec au cours de la semaine du 26 avril.
Pendant ce temps, la Nouvelle-Zélande profitait de son confinement pour se lancer dans une recherche à grande échelle des foyers résiduels d’infection. Ce qui lui permit, en avril, d’éradiquer (ou presque) le Covid-19 de son territoire.
Mais ce ne fut pas le cas au Québec.
Les études ont démontré qu’au cours de la première vague, la population québécoise était celle qui, en Amérique du Nord, avait le mieux respecté les consignes sanitaires.
L’ampleur meurtrière de cette première vague est à la fois d’origine structurelle (résultant d’un sous-financement chronique de notre système de Santé) et causée par les choix des autorités sanitaires du Québec.
Voyons comment.
En raison de l’omerta instaurée par la réforme Barrette dans les établissements de Santé du Québec, l’hécatombe — qui frappait à plus de 80 % les pensionnaires de nos hospices — fut rendue publique lorsqu’il était déjà trop tard.
Les causes de cette hécatombe sont à la fois multiples et causées par le refus des responsables de la lutte sanitaire au Québec d’appliquer le principe de précaution :
• la négligence de se procurer de l’équipement de protection lorsque cela fut possible,
• l’interdiction de porter un masque pour certaines catégories d’employés,
• l’obstination à croire que seules les personnes symptomatiques sont contagieuses,
• l’obligation pour le personnel de travailler quand même dans l’attente des résultats d’un test de dépistage à la suite de l’apparition des premiers symptômes,
• les délais excessifs à obtenir les résultats d’un test,
• la difficulté d’effectuer une recherche de contacts lorsque ces délais s’allongent,
• le va et viens entre les zones très contaminées et celles qui ne l’étaient pas dans les établissements de Santé,
• le recours à des agences privés qui ont propagé la pandémie d’un établissement de Santé à l’autre.
Dès la mi-avril, la Santé publique avait perdu le contrôle, de même que l’espoir de maitriser la situation.
Voilà pourquoi les responsables de la lutte sanitaire annonçaient leur intention de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’ au sein de la population québécoise.
En clair, cela signifie laisser les gens l’attraper. On a même poussé le zèle jusqu’à déconseiller l’adoption de mesures permettant réellement à la population de se protéger, notamment par le port du masque.
Aux yeux des autorités sanitaires, favoriser la contagion était devenu un mal nécessaire permettant de hâter le retour à la vie normale.
On s’y était résigné après un premier mois de confinement qui s’est avéré déprimant.
En effet, depuis le 13 mars, la population québécoise vivait confinée. En principe, rien n’est plus efficace qu’un confinement pour maitriser une pandémie.
Pourtant, de la semaine du 15 mars à la semaine du 12 avril, le nombre de personnes ayant attrapé le Covid-19 explosait de 558 à 19 528. Et le nombre de morts de 5 à 1 275. En quatre semaines…
Pressés d’expliquer cela, les autorités pouvait dire que la situation serait bien pire sans le confinement. Ce qui est évident.
Mais tout aussi évidente était l’insuffisance des mesures employées.
Convaincus que se battre contre cette pandémie, c’était comme vouloir arrêter le vent, les autorités sanitaires sont arrivés à la conclusion qu’il ‘faillait faire avec’.
Quand les gens qui sont payés pour nous protéger y renoncent, on a un sérieux problème.
Relayé par les experts médicaux qui œuvraient dans les médias, ‘laisser se développer l’immunité naturelle’ est aussitôt devenu une doctrine sanitaire alors qu’il s’agissait plutôt d’une capitulation.