Pensionnats autochtones : le froid entre le Canada et le Vatican

Publié le 11 juin 2021 | Temps de lecture : 6 minutes

La leçon papale

Afin d’honorer une promesse faite trois ans plus tôt, le pape Jean-Paul II avait rencontré cinq-mille Autochtones venus l’accueillir à Fort-Simpson le 20 septembre 1987.

À cette occasion, après avoir idéalisé le travail des missionnaires catholiques, le pape déclarait :

…j’affirme votre droit à une juste et équitable mesure d’auto-gouvernement et à la possession des terres propres et des ressources appropriées, indispensables pour le développement d’une économie vitale, adaptée aux besoins de l’actuelle génération et de celles de l’avenir.
(…)
Je voudrais rappeler qu’à l’aube de la présence de l’Église dans le Nouveau Monde, mon prédécesseur Paul III proclama en 1537 les droits des peuples indigènes de cette époque. Il affirma leur dignité, défendit leur liberté et déclara qu’on ne pouvait pas les réduire à l’esclavage ou les priver de leurs biens ou de leurs propriétés.

Ceci a toujours été la position de l’Église.

Tout comme le fameux ‘Vive le Québec libre’ du général de Gaulle en 1967, les appels vingt ans plus tard de Jean-Paul II en faveur de l’autodétermination des peuples Autochtones du Canada avaient créé un froid diplomatique entre notre pays et le Vatican.

Le charnier de la honte

Justin Trudeau est le premier chef d’État du pays à reconnaitre les sévices dont ont été victimes les Autochtones du pays.

Alors que ses efforts de réconciliation n’ont pas encore donné grand-chose de concret, la découverte d’un charnier dans lequel les corps de 215 enfants autochtones ont été jetés a ravivé les plaies vives des Autochtones et suscité l’indignation internationale.

Après avoir réagi par de l’embarras, le premier ministre canadien s’est rapidement ressaisi en exigeant des excuses du Vatican.

C’est comme si Ottawa disait : “Ce charnier est une initiative de cette communauté religieuse catholique. C’est de sa faute. Le Vatican doit s’en excuser.

Effectivement, aucune loi, aucun règlement, ni aucune norme fédérale n’a jamais exigé qu’on manque à ce point de respect pour la dépouille des Autochtones du pays.

Après s’être fait faire la morale par Jean-Paul II en 1987, voilà qu’Ottawa remet au Vatican la monnaie de sa pièce.

La véritable faute des autorités religieuses

Les Autochtones ont le plus faible niveau de vie au pays. Ils n’ont jamais eu la volonté ni les moyens d’envoyer leurs enfants pensionnaires dans des écoles privées.

Fondamentalement, si des communautés religieuses ont fait construire et mis sur pied des pensionnats autochtones, c’est parce qu’elles se sont laissé corrompre par l’argent du fédéral.

Autrement, ces maisons d’enseignement n’auraient jamais existé parce que non rentables.

De plus, c’est Ottawa qui peuplait ces pensionnats en ordonnant aux forces policières d’arracher littéralement les enfants autochtones des bras de leurs mères.

La création des pensionnats autochtones découle d’une volonté étatique de procéder au génocide culturel des peuples autochtones du pays. D’en faire de nouveaux citoyens, parlant anglais, capables de lire et d’écrire, mais incapables d’effectuer les tâches nécessaires à leur survie en forêt.

Du point de vue autochtone, on en faisait des bons à rien.

Au début, créer un pensionnat autochtone était payant. Voilà pourquoi ils se sont multipliés rapidement partout au Canada, surtout dans les provinces anglophones.

Le Québec fut la dernière province où une communauté religieuse se laissa corrompre. Un siècle après le premier pensionnat autochtone au Canada anglais, c’est en 1931 que les Oblats de Marie Immaculée créèrent le premier établissement du genre au Québec.

Et parce que ces maisons d’enseignement dépendaient exclusivement de l’argent d’Ottawa, dès qu’elles étaient créées, elles étaient prises dans l’engrenage des politiques génocidaires canadiennes.

Il suffisait à Ottawa d’adopter une certaine rigueur budgétaire pour que les sommes allouées aux pensionnats diminuent.

Alors que fait-on ? Eh bien, on économise, par exemple, sur les frais de chauffage l’hiver. On se justifie en se disant qu’après tout, ces ‘gens-là’ sont habitués à vivre au froid.

Aux compressions budgétaires fédérales suivantes, on diminue la qualité de la nourriture ou les portions. Souvent les deux.

Et de compressions en compressions, les pensionnats autochtones sont passés d’établissements carcéraux en camps de concentration pour la durée des études de leurs pensionnaires.

Conclusion

Lorsqu’on prétend à l’infaillibilité, il est difficile de reconnaitre ses torts…

D’une manière ou d’une autre, les excuses du Vatican viendront. Elles viendront pour les principales victimes; les enfants autochtones.

Mais elles ne viendront jamais pour ces centaines de religieuses — victimes collatérales — qui croyaient entrer en religion pour accomplir le bien, mais dont la vie a été gâchée.

Une vie qui a été gâchée par des prélats corrompus par l’argent d’Ottawa et qui ont transformé ces religieuses en agentes de répression, distribuant les punitions corporelles et assujettissant les élèves aux privations les plus diverses au fur et à mesure que diminuait l’aide d’Ottawa.

Du coup, tout cela ne doit pas détourner notre attention vers les vrais coupables, au premier rang desquels le père de la Confédération canadienne, le premier ministre John-A. Macdonald, créateur de cette machine génocidaire.

Une machine sur laquelle reposent les assises du Canada puisque depuis la conquête anglaise, le Canada s’est construit sur la dépossession violente des terres occupées par les Autochtones.

Références :
John A. Macdonald
La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone
Nettoyer la statue de Macdonald, un gaspillage des fonds publics
Pape Jean-Paul II – Visite apostolique 1987
Pensionnats : après la douleur et la honte, quoi ?
Pensionnats autochtones : la honte canadienne
Téléjournal, 20 septembre 1987
Trudeau déçu du refus du Vatican de s’excuser pour les pensionnats autochtones

Paru depuis :
Colère et solidarité : réactions vives en Ontario à la découverte des 751 tombes (2021-06-24)

Complément de lecture : Le génocide des Béothuks à Terre-Neuve

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De vieux souvenirs

Publié le 10 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute


 
Après avoir apporté les dernières retouches à mes diaporamas de Paris, j’ai entrepris aujourd’hui de refaire mes diaporamas les plus anciens, soit ceux de Prague.

En revoyant ces photos, cela suscite de vieux souvenirs, comme à la vue de cette rue charmante au sortir de mon hôtel.

Détails techniques : Canon Powershot G6 — 1/13 sec. — F/7,1 — ISO 50 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge rose rétro

Publié le 9 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute

Précédemment, nous avons vu comment créer de l’infrarouge pamplemousse rose, à l’aide d’un filtre bleu 80A.

Aujourd’hui, toujours à partir d’un appareil infrarouge à spectre complet, nous allons voir les résultats qu’on obtient avec un filtre vert jaunâtre.

L’effet obtenu peut être qualifié d’infrarouge rose rétro. Jugez-en par vous-mêmes.

Précisions que toutes ces photos ont été prises dans le quartier d’Outremont de Montréal.





Il existe aussi des filtres verts. Que donnent-ils en photographie infrarouge ? Pour répondre à cette question, je vous ai préparé un gif animé qui montre successivement une maison photographiée sans filtre, avec un filtre vert, et finalement avec un filtre vert jaunâtre.

Détails techniques des photos (sans le gif animé) : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2*
1re photo : 1/125 sec. — F/9,0 — ISO 160 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/9,0 — ISO 640 — 20 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 20 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rêverie

Publié le 9 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute


 
Elle portait une robe rose, bien coordonnée à ses souliers.

Et comme j’en étais justement à faire de l’infrarouge rose-rétro, j’ai eu l’idée d’harmoniser la nature à sa tenue vestimentaire…

Le résultat lui a plu…

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* — 1/250 sec. — F/9,0 — ISO 200 — 20 mm. Post-traitement important sous Photoshop.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quatrième arrondissement de Paris (4e partie)

Publié le 9 juin 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
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Introduction

Ce diaporama a pour sujet le nord du quatrième arrondissement de Paris.

Le territoire visité est délimité à l’ouest par le boulevard Sébastopol, au nord par une rue qui porte successivement les noms de Rambuteau, des Francs-Bourgeois et du Pas de la Mule, à l’est par le boulevard Beaumarchais, et au sud par la rue de Rivoli et sa suite orientale, la rue Saint-Antoine.

Le diaporama débute par un aperçu du Bazar de l’hôtel de ville, un des grands magasins de Paris. Il se poursuit par quelques commerces et restaurants le long du côté nord de la rue de Rivoli ou à proximité sur ses rues adjacentes.

De 0:48 à 1:24, nous sommes à la Place du Marché-Sainte-Catherine. Celle-ci se distingue par les arbres qui y poussent; ce sont des muriers blancs de Chine.

Les poissonniers de l’ancien marché Sainte-Catherine ayant besoin d’eau pour nettoyer leur marchandise, une fontaine — appelée fontaine de Jarente — fut aménagée pour eux en 1783 (à 1:25).

De 1:27 à 1:43, nous visitons l’hôtel de Sully, construit entre 1624 et 1630 et acheté quatre ans plus tard par de duc de Sully, ex-conseiller d’Henri IV.

À l’arrière, la porte de droite de l’orangerie (à 1:43) donne accès directement à la Place des Vosges.

Or justement, la voici (de 1:45 à 2:42).

C’est la plus vieille place de Paris. Elle fut aménagée à partir de 1605 (sous Henri IV) et achevée en 1612 (sous Louis XIII). À 1:59, on peut voir la statue équestre de ce dernier qui se trouve au centre de la place.

Fermée sur elle-même et donc protégée des bruits de la ville, cette oasis de verdure est presque carrée (127 x 140 mètres).

Autour de ce parc sont construites des unités d’habitations rigoureusement identiques qui s’alignent de manière continue sur ses quatre faces.

Une de ces unités d’habitations fut occupée par Victor Hugo de 1832 à 1848. C’est devenu un musée consacré à l’écrivain. Le décor n’est pas d’origine mais il donne une idée des gouts de l’époque (de 2:15 à 2:36).

À partir de 2:47, nous voyons quelques établissements le long de la rue du Roi de Sicile ou des rues environnantes.

De 2:55 à 2:58, il s’agit d’un des plus prestigieux salons de thé de la capitale, soit Mariage Frères. Son menu comprend des centaines de thés différents, selon les pays, les années, et même les saisons de la récolte.

À 3:17, nous voici devant le portail de l’hôtel Amelot de Bisseuil, construit entre 1657 et 1660. C’est là que Beaumarchais, locataire de l’immeuble, écrivit Le Mariage de Figaro.

À 3:31, il s’agit de synagogue Agoudas Hakehilos, réalisée par l’architecte Hector Guimard en 1913.

De 3:33 à 4:10, nous visitons l’église Saint-Merri. Ce nom est un diminutif de saint Meredic.

Cette église fut achevée en 1552. Toutefois, les statues de sa façade datent de 1842. L’intérieur, sévèrement endommagé à la Révolution, a été restauré depuis.

Au nord de l’église se trouve la fontaine Stravinsky (de 4:11 à 4:27).

Cette fontaine est adjacente au Centre Pompidou, le musée d’art contemporain public de Paris (de 4:28 à 5:24).

De 5:29 à 5:44, nous voyons l’église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (1685-1690) dont la façade de 1705 provient de l’église Saint-Éloi-des-Barnabites, démolie depuis.

Sa chaire spectaculaire, d’origine belge, date de 1749 (de 5:33 à 5:36).

De 5:51 à 5:57, il s’agit de l’hôtel d’Albert, reconstruit entre 1586 et 1588.

Et nous terminons (de 6:11 à 6:26) par l’hôtel de Lamoignon, construit de 1584 à 1611.

Son portail est plus récent. Il date de 1718. Au tympan, on y voit deux enfants. Celui de gauche symbolise la Vérité, tournant la tête d’un miroir (qui représente la vanité et l’illusion). Celui de droite symbolise la Prudence, craignant le serpent qu’il empoigne de la main gauche.

Parodié par votre humble serviteur, ce portail sert de page-titre au diaporama.


Détails techniques : Le diaporama présente 171 photos et 5 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5, et cinq autres réalisées à l’aide d’un Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (152 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos) et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (7 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La vie en rose

Publié le 8 juin 2021 | Temps de lecture : 2 minutes



Mon nouvel appareil infrarouge n’a pas de viseur intégré; on cadre et on fait la mise au point en se fiant à l’écran arrière, comme avec un téléphone multifonctionnel.

Mais au gros soleil, je ne distingue à peu près rien.

Je me suis donc acheté un viseur d’appoint puisqu’il en existe un, amovible, fait spécialement pour le modèle de mon appareil.

Commandé il y a huit jours, je l’ai reçu aujourd’hui. Imaginez : huit jours in-ter-mi-nables.

Et puisque ce matin, j’ai reçu également un filtre russe que j’attendais depuis trois semaines, l’appel du large a été plus fort que moi.

Au diable la canicule. Au diable, les ‘restez chez vous et buvez beaucoup d’eau’; je suis parti à l’aventure et j’ai photographié un peu n’importe quoi. Juste pour m’amuser.

Voici ce que j’en ai rapporté.

Contrairement à un filtre bleu 80A (qui donne de l’infrarouge pamplemousse rose), le filtre vert jaunâtre reçu ce matin fait trois choses :
• il transforme radicalement la couleur de la végétation en rose
• il lessive les ciels ou les verdissent
• il donne une légère teinte jaunâtre au reste de l’image.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2*
1re photo : 1/60 sec. — F/11,0 — ISO 800 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/11,0 — ISO 640 — 20 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/11,0 — ISO 160 — 20 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quatrième arrondissement de Paris (3e partie)

Publié le 7 juin 2021 | Temps de lecture : 6 minutes
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Introduction

Ce diaporama a pour sujet la partie la plus au sud du quartier du Marais.

Le territoire visité est compris entre le boulevard Sébastopol à l’ouest, la rue de Rivoli suivie de la rue Saint-Antoine au nord, le Bassin de l’Arsenal à l’ouest et la Seine au sud.

Nous le verrons en suivant principalement les rues qui le traversent d’ouest en est.

Puisque ces photos ont été prises en 2014 et 2015, beaucoup des établissements commerciaux devant lesquels nous passerons ont disparu, remplacés par d’autres ou en voie de l’être.

Mais Paris, même en se transformant, demeure toujours Paris.

Allons y faire un tour.

Le tout commence à la place du Châtelet, par le Théâtre de la Ville, construit de 1860 à 1862 sur le même plan que le théâtre du Châtelet qui lui fait face.

À sa droite, la Tour Saint-Jacques (1509-1522) est tout ce qui reste de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, dédiée à l’apôtre saint Jacques le Majeur. On revoit cette tour à 0:25.

De 1:09 à 1:23, il s’agit de l’hôtel de ville de Paris. Le bâtiment que nous voyons aujourd’hui fut construit de 1874 à 1882 sur les ruines d’un bâtiment plus ancien réduit en cendres lors de la Commune de Paris de 1871.

À l’origine, il était construit perpendiculairement à la Seine, sur un terrain en terre battue où on déchargeait la cargaison des navires. C’était la Place de la grève (au sens d’une plage).

De nombreuses personnes disponibles s’y rendaient dans l’espoir d’y être embauchées. De ceux qui en revenaient bredouilles, on disait qu’ils avaient fait la grève (d’où le double sens du mot).

De 1:25 à 2:19, c’est l’église Saint-Gervais-Saint-Protais (1494-1621), située à l’est de l’hôtel de ville de Paris.

Le 29 mars 1918, au cours de l’office du Vendredi Saint, un obus allemand y tua 88 personnes. Ce fut le bombardement parisien le plus meurtrier de la guerre.

À la gauche de l’autel (à 1:31), on peut voir une sculpture en bois de saint Protais, et à droite, une sculpture en bois de saint Gervais, toutes deux réalisées en 1625.

À 1:41, il s’agit de la chapelle de la Vierge, achevée en 1517. Sa clé de voute est spectaculairement belle (à 1:42).

Cette église se caractérise par sa grande luminosité. Elle est renommée pour ses vitraux de la Renaissance, dont La Sagesse de Salomon, réalisée par Jean Chastellain en 1531 (de 1:47 à 1:49).

Chacun des arrondissements de Paris possède sa propre mairie. À 2:21, nous voyons brièvement celle du quatrième arrondissement.

Au 13 de la rue François-Miron (à 2:23), nous apercevons la maison dite « à l’enseigne du Mouton ». Cette maison à colombages n’est pas médiévale (comme on pourrait le croire), mais date du début du XVIIe siècle.

De 2:45 à 2:56, nous faisons la visite du Mémorial de la Shoah. Il fut créé en 2005 sur le site de l’ancien camp d’internement d’où partirent vers les camps d’extermination nazis environ neuf Juifs sur dix déportés de France.

De 2:59 à 3:02, il s’agit de l’hôtel de Beauvais. Construit entre 1565 et 1660, cette résidence est louée à partir de 1769 à l’ambassadeur du prince électeur de Bavière. En 1763-1764, le diplomate y accueillera pendant cinq mois Mozart, alors âgé de sept ans, de même que sa sœur et son père.

De 3:15 à 3:39, voici l’hôtel de Sens.

Son nom exact est l’hôtel des archevêques de Sens. Pourquoi cette appellation ? C’est que Paris ne devient un archevêché qu’en 1622. Avant cette date, la capitale du royaume dépendait de l’archevêché de Sens.

De 1475 à 1519, l’archevêque de cette ville fit construire ce palais pour être sa résidence parisienne. Il plaça son blason bien en évidence au-dessus de certaines fenêtres (à 3:27).

Le 28 juillet 1830, durant la Révolution de Juillet (en fait, une révolte parisienne qui dura trois jours), un boulet de canon se logea dans la façade de l’hôtel de Sens (à 3:21). Il y est toujours.

De nos jours, ce palais héberge la bibliothèque Forney. Au moment de ma visite, on y présentait une exposition de plus de 400 cuillères.

À 3:43, les murs de ce terrain de sport sont le plus long vestige (soixante mètres) de l’enceinte de Philippe Auguste. Ce roi de France, avant de partir pour la troisième croisade, ordonna la construction d’une muraille afin de protéger la capitale en son absence.

Sur le site des anciens jardins du roi Charles V, on aménagea le Village Saint-Paul (de 3:48 à 3:59), un dédale piétonnier bordé de boutiques, accessible par des portes cochères.

De 4:15 à 4:23, nous voyons l’hôtel Fieubet, du nom de celui qui fit l’acquisition de cette bâtisse en 1676.

Ce que nous apercevons aujourd’hui a peu de rapport avec le palais raffiné qu’il fut originellement. L’intérieur fut transformé en 1866 pour devenir une raffinerie de sucre. Puis en 1877, son nouveau propriétaire, le comte de Lavalette, y boursouffla l’extérieur en le transformant en un pastiche échevelé du baroque italo-espagnol.

De 4:27 à 5:07, nous voyons le Pavillon de l’Arsenal. Celui-ci est le Centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la métropole parisienne.

De 4:47 à 5:05, on notera l’intérêt d’avoir un appareil photo doté d’un bon stabilisateur d’image en plus d’avoir un bon sens de l’équilibre…

À partir de 5:08, nous effectuons une promenade le long de la rue de Rivoli, une rue qui se poursuit sous le nom de rue Saint-Antoine.

De 5:25 à 6:07, il s’agit de l’église Saint-Paul-Saint-Louis, construite de 1627 à 1641. Puisque nous en avons déjà fait une description détaillée, on cliquera sur cet hyperlien pour accéder à notre texte.

À 6:25, voici le lycée des Francs-Bourgeois, situé dans l’hôtel de Mayenne, construit de 1613 à 1617.

De 6:27 à 6:35, nous apercevons l’ancienne église du couvent de la Visitation Sainte-Marie, construite sur les plans de François Mansart en 1632. L’édifice magnifique sert aujourd’hui au culte réformé, sous le nom du Temple du Marais.


Détails techniques : Le diaporama présente 176 photos et 5 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (130 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (26 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (9 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hockey et masculinité toxique

Publié le 7 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Le 2 juin dernier, à l’occasion d’une joute de hockey disputée entre les Canadiens de Montréal et les Jets de Winnipeg, l’attaquant Mark Scheifele a brutalement mis en échec Jake Evans immédiatement après que ce dernier eut compté un but.

Fonçant sur sa victime de 25 ans à vive allure, Scheifele a provoqué la commotion cérébrale d’Evans. Au cours de sa jeune carrière, c’est la quatrième fois que ce dernier quitte la glace sur une civière.

Dans le mode du hockey — sur lequel les autorités policières choisissent de fermer les yeux — cette agression n’est punissable que d’une interdiction de jouer pendant quelques joutes.

À la boxe, l’état pitoyable des vedettes en vieillissant est la preuve que les coups à la tête (plus nombreux dans ce sport) laissent des séquelles.

Il y eut un temps où le hockey était un sport où les vedettes se distinguaient par leur intelligence, leur rapidité et leur adresse.

Dès que l’enregistrement des joutes eut permis de montrer des reprises, les commentateurs vantaient les feintes qui avaient trompé l’adversaire et permis de compter un but.

On peut se demander quelle aurait été la carrière Maurice Richard si, à l’âge d’Evans, on s’était employé à l’handicaper physiquement par une série de commotions cérébrales.

Car le hockey n’est plus ce qu’il était.

Autrefois, l’équipe des Canadiens était composée exclusivement de ‘p’tis gars de la place’, c’est-à-dire de francoQuébécois et d’angloQuébécois qui, ensemble, faisaient la preuve que lorsque les gens d’ici s’unissent, ils font naitre des champions.

Aujourd’hui, dans tout le sport professionnel, les équipes sont formées de mercenaires venus principalement d’ailleurs qu’on paie à prix d’or pour défendre les couleurs locales.

Par cupidité, les patrons des clubs de hockey ont soumis notre sport national à l’impérialisme culturel américain.

Afin de faire naitre le gout de ce sport aux États-Unis — même là où il est naturellement étranger en raison du climat — on s’est laissé convaincre de modifier les règlements pour en faire un croisement entre le hockey d’origine et le rollerblade hollywoodien.

De nos jours, on ne montre plus les plus belles feintes; on dresse plutôt le palmarès annuel des meilleures mises en échec.

Dégénéré sous l’influence barbare des Américains, ce sport est un exemple de ce qui contribue à entretenir cette masculinité toxique chez nos adolescents, influencés par la glorification médiatique des brutes qu’on y voit à l’œuvre.

Référence :
Violente mise en échec de Scheifele: «J’aurais aimé un match ou deux supplémentaires» – Stéphane Auger

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des pivoines roses ou saumon

Publié le 6 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Pivoine herbacée hybride ‘La Cratère’
Pivoine herbacée hybride ‘Archangel’
Pivoine herbacée hybride ‘Coral Supreme’
Pivoine arbustive ‘Yae Zakura’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rapprocher les doses d’AstraZeneca : prudence

Publié le 6 juin 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

Dans les jours qui viennent, les personnes qui ont déjà reçu une première dose d’un vaccin contre le Covid-19 pourront faire devancer la date prévue pour leur deuxième dose.

Dans le cas de ceux qui ont reçu une première dose du vaccin de Pfizer/BioNTech ou de Moderna, il s’agit d’une excellente nouvelle.

L’homologation de ces deux vaccins est basée sur des études au cours desquelles les doses de ces deux vaccins étaient espacées de trois ou de quatre semaines.

Les espacer bien au-delà était un risque que prenait la Santé publique du Québec lié à des problèmes d’approvisionnement. Par contre, rapprocher cet écart vers ce qui est prouvé scientifiquement est évidemment souhaitable.

Dans le cas du vaccin d’AstraZeneca, c’est différent.

Celui-ci a été homologué à partir d’études au cours desquelles les deux doses étaient espacées de douze semaines.


 
Une étude britannique publiée le 4 mars dernier a prouvé qu’on obtient une protection vaccinale utile (mais très variable) même quand les doses sont plus rapprochées.

Désireuse de profiter d’un approvisionnement bien meilleur en vaccins, la Santé publique a décidé d’accélérer sa campagne de vaccination.

Ignorant un fois de plus le principe de précaution, les autorités sanitaires voulaient qu’on administre la deuxième dose du vaccin d’AstraZeneca aussi précocement que quatre semaines après la première.

Cette recommandation n’était pas basée sur la science, mais seulement sur l’avis d’experts (sic), plus précisément sur les membres du comité d’immunisation du Québec.

Soyons francs : des experts en Covid-19, cela n’existe pas. Personne n’est détenteur d’un baccalauréat en Covid décerné par une université québécoise. Tout ce qu’on a, ce sont des épidémiologistes ou de simples médecins qui font de leur mieux pour comprendre un phénomène nouveau pour nous tous.

“Valider” une recommandation sanitaire en recueillant les préjugés de personnes réunies autour d’une table n’est pas un substitut à la science.

Très sagement, le ministre Christian Dubé, a estimé qu’en l’absence de base scientifique, il valait mieux être plus prudent et de laisser un écart minimal de huit semaines entre les doses du vaccin d’AstraZeneca.

Cet écart offre une protection vaccinale plus évidente.

Néanmoins, on ignore les risques d’effets secondaires graves de doses plus rapprochées que ce qui est recommandé.

Les études cliniques qui ont prouvé l’efficacité des vaccins ont porté sur des dizaines de milliers de personnes. Toutefois, ces études n’ont pas la taille suffisante pour déceler des effets secondaires qui surviennent à une fréquence très rare (de l’ordre d’une personne sur cent-mille).

Voilà pourquoi, tout ce qui peut nous guider, c’est l’expérience de pays qui ont vacciné des millions de personnes avant nous, plus précisément Israël, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Malheureusement, on ne peut pas tenir compte de leur expérience.

Premièrement, parce qu’en Israël, on a administré du Pfizer/BioNTech. Deuxièmement parce qu’en Grande-Bretagne — où on a administré de l’AstraZeneca — on a respecté sa posologie. Et dernièrement, parce que les États-Unis n’ont pas encore homologué ce vaccin et donc, n’ont aucune expérience à son sujet.

Retarder l’administration de la deuxième dose des vaccins à ARN messager afin de vacciner le plus de gens possible a été une imprudence qui s’est avérée positive; les nouveaux cas, les hospitalisations et les décès ont chuté de manière importante au Québec.

Mais jouer à la roulette russe finit toujours par avoir des conséquences graves.

L’atténuation des mesures sanitaires lors de la rentrée scolaire en septembre dernier était une autre imprudence qui elle, s’est avérée malheureuse, comme prévu.

Dans ce cas-ci, rapprocher les doses du vaccin d’AstraZeneca ne tient pas compte de l’augmentation possible de ses effets secondaires graves.

En conséquence, ma recommandation est simple.

Pour toutes les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin de Pfizer ou de Moderna, n’hésitez pas à faire devancer le rendez-vous pour recevoir votre deuxième dose.

Mais ceux qui ont reçu celui d’AstraZeneca, attendez de voir ce que donne le rapprochement des doses chez les autres.

Jusqu’ici, les sites web de Radio-Canada et de La Presse ont été d’excellentes sources d’information sur les ratés de la lutte sanitaire du Québec.

Si le rapprochement excessif des doses du vaccin d’AstraZeneca provoque une hausse importante des accidents secondaires graves, on le verra dans les trois semaines qui suivront le nouveau protocole de vaccination.

D’ici là, laissez votre rendez-vous tel quel que prévu.

Références :
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale
Mourir en attendant sa deuxième dose
Québec clarifie sa position quant à la 2e dose du vaccin d’AstraZeneca
Single-dose administration and the influence of the timing of the booster dose on immunogenicity and efficacy of ChAdOx1 nCoV-19 (AZD1222) vaccine: a pooled analysis of four randomised trials

Paru depuis :
Devancement de la dose que pour les vaccinés Pfizer pour le moment (2021-06-07)

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Écrit par Jean-Pierre Martel