La montée variable du nationalisme culturel

Publié le 21 juin 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

La culture anglaise en Europe continentale

Le Royaume-Uni est le principal producteur européen de films et de séries télévisées. Annuellement, cela lui rapporte 2,4 milliards de dollars canadiens en redevances à travers le monde, dont le tiers en Europe continentale.

On apprend dans l’édition d’aujourd’hui du quotidien The Guardian que l’Union européenne se prépare à limiter la quantité de films et de séries télévisées britanniques programmées à la télévision des pays membres.

Les talents existent partout. Mais le Royaume-Uni a pu compter sur l’abondante littérature anglo-américaine et sur ses riches producteurs pour proposer des séries et des films attrayants et très bien faits qui font de l’ombre aux productions de petits pays dotés de moyens plus modestes.

C’est donc au nom de la menace à la diversité culturelle qu’on songe en Europe à contrer l’invasion culturelle britannique. Une préoccupation qui, toutefois, n’était venue à l’esprit de personne avant le Brexit…

Mais mieux vaut tard que jamais.

Les bonbons de la CAQ

Depuis plus de 150 ans, le gouvernement canadien finance la colonisation anglaise du Québec sous le prétexte de soutenir la minorité anglophone du Québec. Dans les faits, celle-ci est plutôt l’annexe québécoise de la majorité anglophone canadienne.

Il y a une décennie, l’anglicisation de Montréal était un des thèmes récurrents sur ce blogue.

Mais depuis, celle-ci a tellement progressé que même le principal artisan de cette colonisation — le Parti libéral du Canada — s’en inquiète.

Comme quoi l’approche des élections, comme le Brexit, ouvre les esprits…

La bilinguisation à outrance de Montréal est l’étape intermédiaire vers l’assimilation du peuple francoQuébécois.

On la voit partout et notamment dans les chansons hip-hop où les vedettes admirées par nos jeunes contribuent à la croyance selon laquelle mélanger le français et l’anglais dans une même phrase fait ‘cool’ et moderne.

Il y a un prix à tout, dont celui d’être ce que nous sommes. Or même un parti nationaliste comme la CAQ n’est pas prêt à payer ce prix. Si bien que la réforme ‘costaude’ des lois linguistiques promise par le ministre Jolin-Barrette s’est avérée très décevante.

Défendre le français est un combat contre nature; perdu dans l’océan anglophone nord-américain, il est beaucoup plus simple (donc plus économique) de laisser l’érosion des vagues faire disparaitre l’ilot francophone que nous sommes.

À défaut d’une réelle défense du peuple francoQuébécois, on saluera néanmoins les petites mesures qui sont les bienvenues comme cette décision de la ministre de la Culture de faire en sorte que seule de la musique québécoise jouera dans les établissements et les lignes téléphoniques gouvernementaux.

Encore un peu et on n’aura plus qu’à réduire le nombre des téléphonistes — et donc de prolonger notre attente en ligne — pour que cela soit une manière économique (dans tous les sens du mot) de promouvoir la culture québécoise.

Selon l’annonce gouvernementale, 90 % de la musique utilisée contiendra des paroles en français. Les langues autochtones et l’anglais occuperont les 10 % restants.

Or les chansons bilingues sont des chansons québécoises qui contiennent des paroles en français. Elles feront donc partie du quota majoritaire.

Ce qui fait qu’on ignore la proportion des chansons québécoises réellement en français qui seront diffusées en vertu de cette politique.

La ministre de la Culture pourrait décider que dès qu’une phrase contient un mot en anglais, sa compréhension exige la connaissance de cette langue. Et que dès que cette connaissance est nécessaire dans plus de 10 % des phrases (et non des mots), la chanson cesse de faire partie du quota majoritaire.

Mais cette décision réduirait la proportion de chansons authentiquement écrites dans la langue de Shakespeare dans le quota qui leur est réservé.

Conséquemment, le plus simple serait peut-être que toute chanson dite francophone qui contient plus de 10 % de phrases dont la compréhension exige la connaissance de l’anglais n’entre plus dans aucune catégorie et du coup, est bannie des ‘ondes’ gouvernementales.

De quoi faire réfléchir les chantres de la modernité du bilinguisme musical.

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
EU prepares to cut amount of British TV and film shown post-Brexit
Seule de la musique québécoise pourra jouer dans les établissements gouvernementaux

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Dominique Ducharme vs le Covid-19 : questions et réponses

Publié le 19 juin 2021 | Temps de lecture : 6 minutes

Comment l’entraineur-chef du club de hockey Canadien a-t-il attrapé le virus ?

Dans plus de 99,9 % des cas, le Covid-19 s’attrape en respirant les gouttelettes respiratoires d’une personne contagieuse.

Lorsqu’elle parle, crie, tousse, chante ou éternue, toute personne contagieuse est une fontaine à Covid; elle émet alors de grosses gouttelettes respiratoires qui tombent généralement à moins de deux mètres d’elle — d’où la distance sanitaire fixée à cette distance — et tout un panache de minuscules gouttelettes invisibles qui, comme un nuage de fumée de cigarette, reste en suspension dans l’air et sont entrainées un peu avec elle lorsqu’elle se déplace dans un endroit clos.

Le respect de la distance sanitaire de deux mètres protège contre les grosses gouttelettes mais n’offre aucune protection contre les petites, particulièrement avec les variants, renommés pour être plus contagieux.

L’idée soutenue par la Santé publique du Québec selon laquelle seules les grosses gouttelettes sont contagieuses ne repose sur aucune base scientifique.

Toutes les gouttelettes respiratoires, les grosses comme les petites, naissent de la fragmentation du liquide qui baigne notre bouche, notre gorge et notre nez. Les gros fragments sont les grosses gouttelettes et le petits fragments sont les petites gouttelettes.

Donc un millilitre de grosses gouttelettes et un millilitre de petites gouttelettes contiennent exactement le même nombre de virus si toutes ces gouttelettes ont été prélevées chez la même personne contagieuse.

Un masque retient les grosses gouttelettes, mais ne retient pas les petites qui s’échappent le long des joues et de chaque côté du nez.

Quiconque porte un masque par temps froid a bientôt les lunettes embuées; c’est signe que le masque ne retient pas tout. Mais c’est mieux que rien et notamment, mieux de simplement se laver les main et garder la distance sanitaire.

Toutefois, en inspirant, le masque se colle au visage et retient toutes les grosses gouttelettes. Depuis l’apparition des variants, ma recommandation est de porter un masque N95 dans des endroits clos tant qu’on n’est pas complètement immunisé.

On devient positif un peu avant l’apparition des symptômes (environ cinq jours après le contact). Donc l’entraineur-chef s’est retrouvé à respirer des gouttelettes respiratoires contaminés il y quelques jours, très probablement dans un local clos; aréna, ascenseur, avion, taxi à l’air climatisé, etc.

Dominique Ducharme, était-il été vacciné ?

Oui, il avait reçu sa deuxième dose de vaccin le 9 juin dernier. Ni le Canadien ni M. Ducharme lui-même n’ont jugé bon préciser le nom du fabricant des vaccins reçus.

Comment peut-il avoir attrapé le Covid-19 s’il a été vacciné ?

On est complètement vacciné dès l’instant où on reçoit la deuxième dose d’un vaccin à deux doses. Mais on ne devient complètement immunisé qu’entre trois et six semaines (selon l’âge) plus tard. Ce qui n’était pas le cas de l’entraineur-chef.

Même lorsqu’on est complètement immunisé, les vaccins ne sont pas efficaces à 100 %. Ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna sont efficaces à environ 94 % tandis que celui d’AstaZeneca est efficace à environ 60 %.

Toutefois, dans le cas de Pfizer et de Moderna, le taux d’efficacité est connu seulement lorsque les deux doses sont espacées trois ou quatre semaines (comme dans les études scientifiques financées par le fabricant).

Toutefois, en raison de la pénurie de vaccins reçus par Ottawa, on a jugé bon au Québec d’espacer les doses de trois mois, ce qui est valable pour le vaccin d’AstraZeneca, mais contraire à la posologie officielle des vaccins de Pfizer et de Moderna.

Donc il est certain que ces deux vaccins sont efficaces quand même. Mais personne ne sait précisément le taux d’efficacité en suivant ce protocole de vaccination ‘déviant’.

Lorsqu’on soustrait 100 % moins le taux d’efficacité, on obtient le taux d’échec vaccinal.

Ce taux d’échec est le pourcentage des personnes qui attrapent le Covid-19 même si elles sont vaccinées. Dominique Ducharme en fait partie.

Alors qu’est-ce que ça donne de recevoir un vaccin si on peut attraper le Covid-19 quand même ?

Lorsqu’on n’est pas vacciné et qu’on respire les gouttelettes respiratoires d’une personne contagieuse, le risque d’attraper le Covid-19 est de 100 %.

Après avoir été immunisé par une ou deux doses de vaccin, ce risque est moindre.

Plus important encore est le fait que les conséquences graves de la pandémie sont considérablement réduites lorsqu’on est immunisé.

En cas d’échec vaccinal, une partie des vaccinés qui attrapent le Covid-19 quand même ne s’en rendent même pas compte, tandis que le reste développe habituellement des symptômes mineurs qui ne justifient pas leur hospitalisation.

Même dans le cas des variants plus contagieux, les deux doses du vaccin de Pfizer préviennent 94 % des hospitalisations alors que celles d’AstraZeneca les préviennent à 92 %. Donc, c’est pareil… lorsqu’on suit la posologie du fabricant.

Quant aux morts chez les vaccinés, dans le cadre des études réalisées chez environ trente-mille volontaires, personne ne mourait du Covid-19 en cas d’échec vaccinal.

Dans la vraie vie, cela est très rare; on a eu un décès chez une Québécoise âgée de 87 ans en attente de recevoir sa deuxième dose. Mais sans vaccination du tout, rappelons-nous de l’hécatombe dans nos hospices au cours de la première vague…

Donc oui, il faut se faire vacciner même s’ils ne nous protègent pas à 100 % contre les formes mineures de la pandémie.

Doit-on s’inquiéter du sort de Dominique Ducharme ?

Lorsqu’on attrape le Covid-19 même vacciné, on est contagieux. Voilà pourquoi l’entraineur-chef s’est mis en retrait.

Mais la charge virale — c’est-à-dire la quantité de virus dans sa gorge — est beaucoup moindre que s’il n’était pas vacciné.

Donc il est contagieux, mais moins dangereux grâce à la vaccination.

Dans sept à dix jours, il secrètera encore des débris de virus morts mais il ne sera plus contagieux. Donc on devrait le revoir bientôt derrière le banc des Canadiens.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Poulets : le gouvernement Legault doit se mêler de ses affaires

Publié le 18 juin 2021 | Temps de lecture : 6 minutes


 
Introduction

Je devais avoir entre huit et dix ans. En me promenant dans ma ville natale, Joliette, je m’étais arrêté à un abattoir de poulets.

Les uns après les autres, les camions déchargeaient leurs casiers de bois décorés de plumes et de duvet dans lesquels s’entassaient les poulets.

Dans une grande pièce ouverte vers l’extérieur, des employés en sarrau blanc ouvraient les casiers, empoignaient les poulets par les pattes et les suspendaient la tête en bas sur un convoyeur.

Près d’eux sur cette chaine de production, d’autres employés, le sarrau maculé de sang, infligeaient une profonde entaille dans le cou de la volaille. Insuffisante à provoquer la mort de l’animal, la blessure provoquait une hémorragie destinée à vider lentement le poulet de son sang.

Le but étant d’obtenir une volaille à la belle chair blanche dans les comptoirs de nos épiceries.

Évidemment, on aurait pu abréger leur agonie en les décapitant. Mais justement, on comptait sur les battements du cœur pour maintenir la circulation sanguine et obtenir une vidange plus complète du sang.

Une manipulation de l’opinion publique

Ces jours-ci, les producteurs québécois de poulets ont euthanasié près d’un million de poulets, incapables d’écouler leur production en raison d’une grève à l’abattoir d’Exceldor.

Aux actualités télévisées, on nous montre des milliers de poulets nouveau-nés dans leur mignonne parure de duvet jaune, alors que sur les médias sociaux, on accuse les grévistes de cruauté animale.

La méthode utilisée pour euthanasier les poulets est la suivante. On calfeutre toutes les ouvertures d’une ferme d’élevage. On fait entrer du gaz carbonique. Au fur et à mesure que les taux d’oxygène diminuent, les poulets deviennent d’abord somnolents, puis décèdent endormis.

Les carcasses sont envoyées à une usine où elles sont transformées en farine animale.

Toutefois, les poulets qu’on euthanasie, ce ne sont pas ces nouveau-nés qu’on nous montre à la télévision. Ce sont des poulets ‘à maturité’ qui, s’ils n’avaient pas été tués dans leur sommeil, seraient morts au bout de leur sang.

La seule différence, c’est que ces poulets ne seront pas consommés par des humains, mais par des animaux de boucherie, mêlés sous forme de farine à leur moulée.

C’est d’ailleurs parce qu’ils seront consommés qu’on ne tue pas à l’aide d’un poison qui laisserait des résidus toxiques.

Les grévistes et la pandémie

Les abattoirs du Québec font partie du petit nombre d’entreprises qui n’ont pas été obligées de fermer leurs portes lors du confinement.

Sauf en cas d’éclosions. Or il y en a eu beaucoup.

Au cours de la première vague, la Santé publique du Québec faisait campagne contre le port du masque. Même en juin 2020, on déconseillait l’usage systématique des scanneurs thermiques et on recommandait aux employés de tousser dans leur coude. Toute la stratégie sanitaire du Québec reposait alors sur la distance sanitaire et le lavage des mains.

Or dans un abattoir, les employés sur la chaine de production sont près les uns des autres. En somme, il leur était impossible de respecter la distance sanitaire.

Avant qu’on les sépare de panneaux de Plexiglass, leur seule protection était le lavage des mains. Or le Covid-19 ne s’attrape presque jamais par le toucher.

Conséquemment, après les hospices, les abattoirs ont été les principaux sites d’éclosion de la pandémie.

De nombreux travailleurs en ont été atteints et ont transmis le virus aux membres de leur famille. Et une partie d’entre eux sont affligés, pour une période indéterminée, du syndrome postcovid.

Dès avril 2020, à son usine de Saint-Bruno-de-Montarville, 23 des 350 travailleurs d’Exceldor avaient déjà attrapé de Covid-19, soit un taux de contamination 17 fois supérieur à la moyenne québécoise.

L’intervention du gouvernement Legault

Le gouvernement Legault est un gouvernement de droite. Plus charismatique que le détestable gouvernement libéral précédent. Mais de droite quand même.

En 2019, lors du conflit à l’aluminerie de Bécancour, le premier ministre avait publiquement qualifié des demandes syndicales de ‘déraisonnables’. Ce qu’il fait rarement lorsque des dirigeants d’entreprise québécoises majorent substantiellement leurs salaires. Or, de nos jours, la croissance du salaire de ces derniers dépasse largement celle du salaire de leurs ouvriers.

En 2020, lors de la grève au port de Montréal, le premier ministre pressait Ottawa de forcer le retour au travail des grévistes.

Et voilà maintenant que M. Legault somme les grévistes de l’abattoir de volailles Exceldor d’accepter l’offre d’arbitrage déjà acceptée par la partie patronale.

Parmi les douze abattoirs de volaille du Québec, celui d’Exceldor représente environ 13 % de la production aviaire québécoise.

Contrairement à la grève au port de Montréal, celle à Exceldor ne risque pas de paralyser l’économie québécoise.

Du coup, on comprend mal ce qui justifie que le premier ministre vienne mettre son nez dans un conflit de travail au sein d’une entreprise privée.

Il est possible que la médiation soit une bonne idée. Mais ce n’est pas au premier ministre de dicter au syndicat la stratégie qu’il devrait adopter. Surtout quand on sait que les grévistes ont déjà fait les frais du fiasco de sa lutte sanitaire.

Références :
COVID-19: 23 cas à l’usine d’Exceldor de Saint-Bruno-de-Montarville
Exceldor: François Legault presse le syndicat d’accepter l’arbitrage
Grève au port de Montréal : Ottawa privilégie la négociation
Les syndicats doivent être «plus raisonnables», selon Legault
Nouveau propriétaire pour l’abattoir Avicomax
Parlons poulet
Près d’un million de poulets euthanasiés
Recommandations sanitaires — Industrie des abattoirs

Paru depuis :
Grève chez Exceldor : des milliers de poulets font des allers-retours (2021-06-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : que penser du variant Delta ?

Publié le 16 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Détecté en Inde où il fait des ravages, le variant Delta (ou variant B.1.617.2) est maintenant la cause d’une légère résurgence de la pandémie en Grande-Bretagne (où il représente 90 % des cas).

En janvier dernier, au pire de la pandémie dans ce pays, on y comptait presque deux-millions de cas actifs. Grâce à une campagne de vaccination énergique, il n’y en avait plus que 88 987 le 19 mai dernier.

Toutefois, le nombre de cas actifs avait remonté à 160 660 hier, un mois plus tard. Rien de comparable à la situation au début de l’année.

Ceci nous indique qu’on ne doit pas présumer que la pandémie est terminée. Et puisque ce retour limité a essentiellement atteint les personnes qui ne sont pas complètement immunisées contre le Covid-19, c’est un rappel de l’importance de la vaccination complète contre ce virus.

S’il est vrai que ce variant cause une augmentation des cas en raison de se contagiosité, il n’est pas prouvé pour l’instant qu’il est plus virulent.

Parce qu’il est devenu, de loin, la variant le plus prévalent en Grande-Bretagne, il y cause plus de décès chez les personnes non vaccinées.

Mais les preuves scientifiques manquent encore pour affirmer qu’il cause plus d’hospitalisations et plus de morts par millier de personnes atteintes.

Aux États-Unis, le variant Delta représentait 2,5 % des nouveaux cas le mois dernier alors qu’il comptait pour 0,6 % des nouveaux cas un mois plus tôt. On estime dans ce pays que les cas de variant Delta doublent toutes les deux semaines.

Selon les autorités américaines, contre ce variant, le vaccin de Pfizer/BioNTech protège à 33 % après une dose et à 88 % après la seconde dose.

Selon les autorités britanniques, dans le cas du vaccin d’AstraZeneca, le pourcentage de protection est respectivement de 30 % et de 60 %.

Au premier abord, cela semble peu. Mais on doit se rappeler qu’en cas d’échec vaccinal, une partie des vaccinés qui attrapent le Covid-19 quand même ne s’en rendent pas compte, tandis que le reste développe habituellement des symptômes mineurs qui ne justifient pas leur hospitalisation.

Les deux doses du vaccin de Pfizer préviennent 94 % des hospitalisations alors que celles d’AstraZeneca les préviennent à 92 %. Donc, c’est pareil.

Quant aux morts chez les vaccinés, on ne possède pas de données populationnelles. Toutefois, dans le cadre des études réalisées chez environ trente-mille volontaires, personne ne mourait du Covid-19 en cas d’échec vaccinal.

Tout comme aux États-Unis, il est à prévoir que le variant Delta deviendra la forme prédominante de Covid-19 partout au Québec cet été.

Ses effets seront extrêmement variables puisque l’immunité grégaire est atteinte d’une manière très irrégulière sur le territoire québécois.

Références :
La contagiosité accrue des variants du Covid-19 et les mesures sanitaires
The Covid Delta variant: how effective are the vaccines?
The Delta variant is spreading. What does it mean for the US?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des iris

Publié le 16 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Grand iris barbu ‘Envy’
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Grand iris barbu ‘Rose of Heaven’
Iris versicolor ‘John Wood’
Iris de Sibérie ‘Heaven Fun’
Grand iris barbu ‘Cycles’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 90 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 95 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des pivoines itoh

Publié le 14 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Pivoine itoh ‘Viking Full Moon’
Pivoine itoh ‘Watermelon Wine’
Pivoine itoh ‘Cora Louise’
Pivoine itoh ‘Little Darlin’

L’horticulteur japonais Toichi Itoh fut le premier à réussir le croisement entre une pivoine herbacée et une pivoine arbustive.

Les pivoines nommées en son honneur sont des pivoines herbacées dont les tiges rigides ne nécessitent aucun support.

Elles ont généralement une période de floraison plus longue que les autres pivoines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 90 mm
4e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Encore des pivoines

Publié le 13 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Pivoine herbacée hybride ‘Raspberry Splash’
Pivoine de Chine ‘Shi-Pen-Kue’
Pivoine itoh ‘Smith Family Yellow’
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 90 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 62 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Jonas dans la baleine — version moderne

Publié le 13 juin 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Jonas est ce personnage biblique qui, gobé par un grand poisson, y séjournera durant trois jours avant que ce dernier le recrache sur le rivage.

Puisqu’il existe peu de grands poissons capables d’avaler tout rond un humain, la légende veut que ce grand poisson fût une baleine.

Hier, le quotidien The Guardian relatait le cas d’un plongeur gobé vendredi dernier par une baleine à bosse.

Au premier abord invraisemblable, ce fait divers a été jugé plausible par non seulement ce quotidien britannique, mais également par CNN et The New York Times.

Que s’est-il passé ?

D’après ce que j’ai compris, le scaphandrier Michael Packard et le batelier Josiah Mayo forment un duo qui pêche le homard manuellement au lieu de se servir de casiers comme le font nos Madelinots.

Alors qu’ils avaient recueilli jusque là une cinquantaine de kilos de homard près des côtes de Provincetown (au Massachusetts), le plongeur se trouvait à environ quinze mètres de profondeur quand tout à coup, il a été gobé tout rond par une jeune baleine à bosse.

Pendant 30 à 40 secondes, il s’est trouvé dans le noir le plus complet.

La technique de chasse des baleines à bosse est simple; ils ouvrent toute grande leur gueule au milieu d’un banc de poissons puis rejettent l’eau qu’ils filtrent au travers de leurs fanons.

La très mauvaise vue de ces baleines explique sans doute pourquoi Michael Packard a été gobé par erreur.

Ce qui l’a sauvé, c’est que ces cétacés ont un œsophage d’environ quarante centimètres de diamètre; ils ne peuvent pas avaler de grosses proies.

La langue épaisse de l’animal ayant repéré le scaphandrier, le cétacé s’est dirigé vers la surface de l’eau pour l’expulser. Les palmes encore aux pieds, le plongeur a été propulsé hors de l’eau puis recueilli aussitôt par son coéquipier.

Après un bref séjour à l’hôpital, le plongeur en est sorti complètement rétabli de ses émotions.

Références :
Jonas
‘My God, I’m in a whale’s mouth’: lobster diver on brush with hungry humpback

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| Fait divers | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


D’autres pivoines

Publié le 12 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Pivoine herbacée hybride ‘Ellen Cowley’
Pivoine herbacée hybride ‘Cameo Lullaby’
Pivoine de Chine ‘Rare China’
Pivoine herbacée hybride ‘Coral Supreme’
Pivoine voyageuse

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 110 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge rose bonbon

Publié le 11 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute


Après l’infrarouge pamplemousse rose (créé à l’aide d’un filtre bleu 80A), et l’infrarouge rose rétro (créé à l’aide d’un filtre vert jaunâtre), je vous présente aujourd’hui l’infrarouge rose bonbon.

Toujours capté par un appareil infrarouge à spectre complet, il faut cette fois utiliser deux filtres superposés : un filtre vert jaunâtre et un filtre bleu de cobalt.

Détails techniques des photos : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20
1re photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm

Postscriptum : Deux semaines après la publication de ce texte, j’ai amélioré mon procédé en ajoutant un troisième filtre, soit un filtre bleu 80A. Le résultat est encore plus distinctif.

Voir : L’infrarouge rose bonbon amélioré

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel