Fascination

Publié le 5 juillet 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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Une bonne photo raconte une histoire.

Ici, de quoi s’agit-il ?

L’homme au premier plan, est-il fasciné par la beauté de cette jeune femme ? Ou est-il plutôt admiratif de son agilité ?

Quelle est la relation entre les deux ? L’homme n’est-il qu’un inconnu qui se trouvait à être là et qui assiste à un spectacle inattendu ? Est-ce le conjoint venu encourager de sa présence l’amour de sa vie ? Est-ce le père qui n’en revient pas de voir son bébé devenue si vite une femme ? Ce long corps allongé, est-ce celui d’un handicapé nostalgique de l’époque où lui aussi était capable de prouesses ?

Ces questions et bien d’autres sont celles que suscite cette photo.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les documents fantômes d’Ottawa

Publié le 5 juillet 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

Sur le site de Statistique Canada, beaucoup de pages web auxquelles vous accédez n’existent pas réellement; ce sont des pages web composées à la volée en fonction des requêtes qui lui sont adressées.

Lorsque cet organisme fédéral découvre une erreur méthodologique — comme ce fut le cas lors du dernier recensement — l’avantage d’avoir des pages dynamiques, c’est de pouvoir effacer rétroactivement toute trace d’une erreur commise.

Sur ce blogue, j’utilise une petite application appelée ‘Broken Link Checker’ qui vérifie la validité des références au bas de mes textes.

J’ai découvert que presque tous les documents électroniques du gouvernement canadien — à l’exception, par exemple, la constitution du pays — deviennent introuvables quelques années plus tard; ils sont ‘archivés’, ce qui signifie qu’on y accède par un hyperlien différent. Or ce nouveau lien n’est très souvent répertorié par aucun moteur de recherche. Bref, ils deviennent des documents fantômes.

C’est par ce moyen qu’on a fait piétiner l’enquête au sujet du congédiement du vice-amiral Mark Norman.

Sachant cela, j’ai pris l’habitude, lorsque je réfère à un document fédéral, d’en faire un fichier PDF que je conserve sur mon site web. De cette manière, je sais que je n’aurai pas à chercher ce document lorsqu’on l’aura ‘archivé’ ailleurs.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai reçu ce matin, le courriel suivant.

Cher/Chère JEAN-PIERRE MARTEL :

L’Agence du revenu du Canada (ARC) vous a envoyé du nouveau courrier en ligne intitulé :

Avis du CTPS/TVH

Ce courrier peut nécessiter votre attention.

Si vous êtes inscrit à Mon dossier, ouvrez une session et cliquez sur Courrier pour lire votre courrier.

Si vous vous êtes inscrit pour recevoir votre courrier en ligne, mais n’êtes pas inscrit à Mon dossier, allez à la page Web de l’ARC pour vous y inscrire.

Ceci est un message électronique automatisé. Veuillez ne pas y répondre.

En d’autres mots, on m’a envoyé un courriel pour me dire qu’un courriel m’attend sur le site de l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Par le biais du courriel qu’on m’a envoyé, on m’informe que le courriel qui m’attend sur le site de l’ARC est intitulé ‘Avis du CTPS/TVH’ et qu’il pourrait (ce n’est pas certain) nécessiter mon attention. Bref, on m’avise de l’existence d’un avis.

Comme dirait Elvis Gratton, plutôt que de m’envoyer cet avis, on m’avise plutôt par courriel de l’existence d’un avis qui constitue le sujet d’un courriel qui m’attend sur le site de l’ARC. Et on me suggère de donner suite au courriel envoyé en allant consulter cet autre courriel sur le site de l’ARC parce qu’il se pourrait que la consultation de ce courriel mystérieux soit nécessaire sans toutefois me révéler ce qui justifie cette nécessité.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

En réalité, il y a une logique dans tout cela.

Premièrement, on évite l’expédition d’un avis confidentiel à la mauvaise adresse, c’est-à-dire envoyé à la mauvaise personne ou envoyé à l’adresse caduque de la bonne personne.

En créant un site dédié à la correspondance avec les citoyens, chacun d’entre eux peut consulter l’ensemble de la correspondance avec l’ARC.

Si le citoyen se fait voler son ordinateur, ou si cet ordinateur subit une défaillance majeure qui rend impossible la consultation des documents qui s’y trouvaient, rien n’est perdu; c’est sur le site de l’ARC que tout cela a été précieusement conservé.

L’inconvénient d’un tel système, c’est que le seul témoin des échanges entre le ministère du Revenu et le citoyen, c’est l’exemplaire que détient l’État… à moins que le citoyen ait pris la peine de copier tous les documents importants de son dossier fiscal et d’avoir conservé cette copie sur son ordinateur à lui. Ce que très peu de gens font.

Tout repose donc sur la confiance et plus précisément sur la présomption en l’infaillibilité des systèmes informatiques de l’État.

On peut donc s’inquiéter du fait que des pirates russes aient eu accès pendant des mois à des milliers d’ordinateurs du gouvernement américain sans que personne à Washington s’en soit rendu compte.

S’ils ont fait la même chose dans notre pays, combien de temps cela prendra avant d’éveiller les soupçons de la perspicace Police Montée canadienne ?

Imaginez si ces pirates avaient entrepris de saper la confiance des citoyens envers le puissant ministère du Revenu (américain ou canadien) en modifiant les dossiers fiscaux des contribuables; par exemple, en supprimant toute trace des paiements effectués ou en modifiant les déclarations de revenus.

Un jour, des pays hostiles n’auront plus à bombarder leurs ennemis pour y provoquer le chaos et l’anarchie. Ils n’auront plus qu’à dresser les citoyens contre leurs gouvernements ou à favoriser l’élection d’escrocs à la tête de ces pays…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rentrée scolaire 2021 : l’OMS se réveille

Publié le 4 juillet 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Vendredi dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Unicef et l’Unesco ont conjointement pris position en faveur du dépistage systématique du Covid-19 dans les écoles, même là où aucun cas n’a été rapporté.

Selon ces trois organismes, cette mesure est nécessaire afin d’éviter les séquelles causées par l’école à distance.

Selon le Dr Hans Kluge, porte-parole de l’OMS, la saison estivale offre une occasion aux gouvernements de mettre en place les mesures qui minimiseront les taux d’infection chez les écoliers et éviteront d’avoir recours éventuellement à la fermeture temporaire des classes.

Pour l’OMS, ces fermetures sont préjudiciables à l’éducation et au bienêtre tant social que psychologique des enfants et des adolescents. Il s’agit d’une solution à laquelle on ne devrait recourir que dans des cas extrêmes, lorsqu’aucune autre mesure n’arrive donner des résultats.

Cette prise de position rejoint parfaitement celle exprimée sur ce blogue en aout de l’an dernier.

D’ici la rentée scolaire de cette année, la Santé publique du Québec a donc devant elle un mois et demi pour se préparer. Cela signifie :
• acheter la quantité massive de tests de dépistage qui sera nécessaire,
• élaborer les procédures de dépistage que les commissions scolaires devront suivre, et
• former les professeurs à effectuer les tests et à consigner les résultats.

Références :
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale
WHO recommends Covid tests in schools

Paru depuis :
Ottawa a payé 924 millions pour des tests rapides sous-utilisés par les provinces (2021-07-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La manie des bases de données

Publié le 2 juillet 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

À l’épicerie, on peut acheter un pain ou un litre de lait de manière relativement anonyme. Tout au plus, le marchand pourrait lire votre nom sur votre carte de crédit.

Mais il ne cherchera pas à savoir votre adresse civique ni votre numéro de téléphone à moins que vous lui demandiez de livrer le tout à votre domicile.

Autrement, si on paie à l’aide d’une carte de crédit, dès que la transaction est acceptée, on quitte tout commerce avec ce qu’on y a acheté sans aucune autre formalité.

Et si on y retourne le lendemain, on peut pénétrer dans l’établissement sans avoir à se rappeler un mot de passe choisi la veille.

Depuis des mois, cet anonymat est poussé à un point extrême; les commerçants nous obligent à magasiner masqués comme des braqueurs de banque…

Au contraire, les entreprises qui font commerce en ligne ont la manie d’obliger leur clientèle à créer un dossier comme condition préalable à tout achat.

Évidemment, il est normal qu’un fournisseur sache les coordonnées qui lui sont nécessaires à faire livrer une marchandise.

Mais au lieu d’écrire ces données dans un fichier indépendant, les entreprises ont la manie d’enregistrer le tout (y compris le numéro de carte de crédit) dans une base de données.

Quand nous achetez votre épicerie en ligne chez Métro, vous n’avez pas à redonner votre numéro de carte de crédit après la première commande; ce numéro a été enregistré dans sa base de données.

Or il ne se passe pas un mois sans qu’on apprenne que des pirates ont volé la base de données d’une grande entreprise, compromettant ainsi la confidentialité des informations qu’elle contenait.

Même le gouvernement américain a été incapable d’empêcher des pirates russes d’avoir accès à des milliers de ses ordinateurs. Et il a mis des mois avant de s’en rendre compte.

La piraterie est devenue un problème sécuritaire majeur parce que les grands éditeurs de logiciels ont tout misé sur l’informatique dématérialisée; de nos jours, il est devenu normal que les employés d’une entreprise soient constamment connectés à ce milieu à la fois séduisant et hostile qu’est l’internet et que les données stratégiques de l’entreprise y soient entreposées.

En conséquence, la piraterie est un des rares moyens de devenir riche rapidement, facilement et sans danger dès qu’on excelle dans cette discipline et qu’on possède un compte en Bitcoin. Voilà tout ce qui est nécessaire pour devenir millionnaire du jour au lendemain.

Alors comment des dirigeants d’entreprises peuvent-ils s’imaginer être à l’abri d’un vol de données ?

En réalité, ils s’en moquent; c’est plus simple pour eux de faire comme s’ils ignoraient tout cela… quitte à faire semblant d’être surpris lorsque le méfait aura été commis.

Si nos gouvernements voulaient agir, il leur faudrait reverser la tendance à l’infonuagique, véritable talon d’Achille de l’économie occidentale. Il ne s’agit pas de combattre le commerce électronique, mais très précisément l’accessibilité des bases de données depuis l’internet.

Or qui sont les géants du stockage des données sur l’internet ? Amazon, Google et Microsoft. Avec des noms pareils, on comprendra pourquoi nos journaux n’osent jamais nous dire à partir des serveurs de qui des pirates ont volé la base de données d’une institution financière ou d’une entreprise.

Parallèlement, nos gouvernement devraient prévoir des pénalités très sévères en cas de vol de données et des peines beaucoup plus sévères lorsque l’entreprise choisit de garder le silence lorsque cela lui arrive.

Pour les citoyens de ce pays, l’usurpation d’identité est la conséquence la plus grave de la piraterie des bases de données et de leur vente en ligne au plus offrant.

Dans la vision naïve du monde qu’entretient le gouvernement fédéral, le Canada est un grand marché commun; son rôle, selon lui, c’est d’y garantir la fluidité des échanges de biens et de services.

Protéger les consommateurs de l’usurpation d’identité est le cadet de ses soucis. Voyez comment il a pris la défense des compagnies aériennes qui refusaient de rembourser les billets de vols annulés en raison de la pandémie.

Si ce gouvernement ne fait rien pour nous protéger, c’est qu’il est complice de la grande entreprise plutôt que d’être au service du peuple. Autrement cela ferait longtemps qu’il aurait agi.

Pour ceux qui croient que le phénomène du vol de données est un phénomène récent, je les invite à consulter cette liste permanente de vols de données par l’internet.

À la lecture de cette liste, la conclusion est simple; tout ce qui est disponible sur l’internet peut être piraté.

Ceci étant dit, que faire lorsque son dossier de crédit est entaché d’une fraude commise par des pirates en notre nom ?

En cliquant sur ceci, on découvrira la solution que l’émission La Facture propose aux consommateurs québécois.

Paru depuis :
Who’s behind the Kaseya ransomware attack – and why is it so dangerous? (2021-07-07)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Redécouvrir son centre-ville

Publié le 2 juillet 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Le parterre du Quartier des spectacles
Sur la promenade des Artistes
À l’entrée ouest de la Place des Arts
À l’esplanade de la Place des Arts
À la place des Festivals
Monument aux Héros de la guerre des Boers (seul monument équestre de Montréal)
Rue Sherbrooke, à l’intersection de l’avenue McGill College

Après des mois de confinement ou de télétravail, quel plaisir de retrouver le centre-ville de Montréal.

Et pour le voir avec un regard nouveau, quoi de mieux que de le regarder à l’infrarouge rose bonbon amélioré…

(Note : comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir).

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 20 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1250 — 20 mm
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6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution au cours des six premiers mois de 2021

Publié le 1 juillet 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour du mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil.
Pérou 1136 1239 1403 1561 1843 2077 5753
Hongrie 1002 1304 1561 2177 2874 3088 3113
Bosnie-Herzég. 1249 1445 1552 2044 2620 2842 2965
Rép. Tchèque 1093 1529 1909 2479 2733 2808 2825
Macédoine du N. 1205 1376 1509 1829 2348 2603 2633
Bulgarie 1099 1322 1491 1927 2382 2569 2620
Brésil 916 1055 1198 1523 1901 2175 2430
Slovaquie 412 863 1331 1793 2148 2262 2290
Belgique 1681 1815 1899 1979 2083 2145 2163
Slovénie 1312 1694 1854 1950 2048 2105 2125
Italie 1235 1471 1622 1819 2004 2090 2113
Colombie 850 1060 1168 1240 1446 1738 2083
Argentine 954 1062 1145 1229 1407 1728 2078
Croatie 968 1236 1354 1460 1746 1968 2012
Pologne 766 984 1158 1419 1796 1953 1985
Royaume-Uni 1089 1565 1805 1860 1870 1873 1878
États-Unis 1074 1367 1586 1704 1776 1834 1864
Mexique 971 1222 1430 1567 1668 1717 1789
Paraguay 315 380 445 590 899 1274 1786
Roumanie 826 960 1065 1237 1474 1588 1772
Espagne 1087 1263 1488 1615 1672 1710 1729
France 991 1171 1328 1468 1601 1677 1698
Chili 868 965 1075 1213 1374 1523 1690
Portugal 685 1253 1607 1657 1669 1674 1682
Lithuanie 588 1046 1199 1330 1463 1591 1633
Uruguay 55 127 175 288 766 1246 1612
Moldavie 746 855 987 1242 1447 1519 1539
Arménie 953 1040 1077 1191 1391 1497 1522
Panama 935 1216 1341 1402 1426 1456 1493
Suède 861 1144 1265 1330 1384 1419 1436
Bolivie 780 882 989 1041 1099 1229 1417
Lettonie 343 641 866 1023 1145 1274 1351
Géorgie 634 802 884 950 1037 1206 1338
Québec 958 1157 1214 1246 1276 1311 1321
Tunisie 398 572 674 742 907 1066 1262
Suisse 882 1087 1148 1189 1221 1243 1250
Grèce 469 561 629 786 1007 1168 1224
Équateur 790 837 888 946 1048 1153 1206
Ukraine 428 522 598 764 1021 1166 1205
Autriche 693 861 948 1036 1131 1172 1182
Liban 240 462 697 924 1074 1138 1156
Allemagne 410 696 845 920 996 1063 1089
Pays-Bas 672 817 908 965 1000 1027 1033
Afrique du Sud 484 743 836 884 908 943 1016
Irlande 453 667 868 945 984 991 1001
Iran 655 686 710 740 849 945 992
Estonie 180 324 451 684 878 948 956
Jordanie 376 422 460 675 862 920 947
Russie 394 504 592 680 757 835 931
Costa Rica 427 514 546 577 629 793 909
Albanie 411 484 631 779 833 853 854
Serbie 373 463 512 614 733 789 810
Bahreïn 201 214 257 297 368 575 769
Honduras 315 361 415 459 526 632 696
Israël 365 524 626 676 692 688 689
Palestine 273 354 396 510 625 672 683
Trinité-et-Tobago 91 96 99 104 122 362 610
Turquie 248 307 337 374 476 560 584
Eswatini 185 492 558 571 573 575 578
RoC* 256 354 401 426 461 495 518
               
Japon 27,4 45,3 62,5 72,7 81,1 103,6 117,3
Corée du Sud 17,9 27,8 31,3 33,8 35,7 38,3 39,4
Hong Kong 19,7 24,3 26,7 27,3 27,8 27,8 27,9
Taïwan 0,3 0,3 0,4 0,4 0,5 5,7 27,7
Singapour 4,9 4,9 4,9 5,1 5,3 6,0 6,1
Chine 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,5 0,8

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

En juin, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Amérique du Sud, particulièrement dans les pays suivants : au Pérou (+3676), au Paraguay (+512), en Uruguay (+366), en Argentine (+350), en Colombie (+350), et au Brésil (+255).

Dans le cas du Pérou, cela est dû principalement à un changement dans la méthode de calcul des morts. Pour l’ensemble de ces pays, cela s’explique par le fait que dans l’hémisphère sud, c’est la saison froide. Donc les gens vivent davantage à l’intérieur. De plus, ces pays ont soit peu vacciné ou administré des vaccins beaucoup moins efficaces.

Mentionnons que la situation se dégrade depuis deux mois à Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes.

Les pays où la vaccination va bon train, on note une augmentation des cas due à des variants plus contagieux, mais très peu de décès supplémentaires, notamment en Israël et au Royaume-Uni.

La vaccination a commencé au Canada à la mi-décembre 2020. Depuis le 1er janvier 2021, il y a eu 363 morts supplémentaires par million d’habitants au Québec — qui a privilégié l’administration d’une première dose au plus grand nombre de gens possible — en comparaison avec 262 morts supplémentaires par million d’habitants dans les provinces anglophones du Canada, soit 28 % de moins.

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vénus et Adonis

Publié le 30 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute



 
Lundi dernier, je me suis rendu au centre-ville de Montréal pour prendre des photos infrarouges de style rose bonbon amélioré (mon nouveau dada).

La première des deux est une de mes préférées, particulièrement dans cette version où le rouge a été accentué en post-traitement. Toutefois la deuxième, très différente, lui va quand même bien… comme un vrai couple, au fond.

Intitulée La Danseuse, cette vénus moderne a été créée par la Montréalaise Zoya Niedermann en 1985. L’adonis qui l’accompagne ici est l’œuvre de Robert-Tait McKenzie, sculpteur et professeur d’anatomie à l’université McGill : intitulée The Falcon, cette sculpture date de 1931.

(Note : On cliquera sur une image pour l’agrandir.)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Diffusion illégale de la vie privée sur l’Internet

Publié le 30 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Le quotidien La Presse nous apprenait ce matin l’existence d’un site web qui diffuse les images captées par des milliers de caméras de surveillance non sécurisées à travers le monde.

Plus de 260 de ces caméras présentent en direct ce qui se passe à l’intérieur de maisons et de commerces canadiens.

Ce site a l’ambition d’être le plus grand répertoire au monde de caméras de surveillance en ligne.

Or la vie privée des Canadiens est protégée par la constitution du pays.

Toutefois, ce droit n’est pas absolu. Les forces de l’ordre peuvent y contrevenir lorsque la permission d’épier quelqu’un leur est accordée par un tribunal.

De manière plus générale, l’État canadien peut également y contrevenir au nom de la lutte contre le terrorisme ou au nom de la sécurité nationale.

À part ces deux exceptions, ce droit constitutionnel à la vie privée s’applique non seulement dans un cadre domestique, mais également sur la voie publique.

C’est ainsi qu’on ne peut pas publier la photo de quelqu’un sur la rue sans son consentement explicite. À moins d’être un journaliste qui couvre l’actualité.

En somme, ce ‘YouTube’ des caméras de surveillance fonctionne dans l’illégalité… si le délit est commis au Canada.

Mais comment peut-on le savoir ?

Entre le moment où des images sont captées par une caméra de surveillance et le moment où, par exemple, le parent au travail observe ce que fait la gardienne à la maison, les images peuvent transiter par différents serveurs situés dans différents pays. Alors comment dire si le délit est commis en sol canadien ?

On se rappellera que toutes les images publiées par ce site ont été obtenues de caméras non sécurisées. Or ce qui distingue les caméras sécurisées de celles qui ne le sont pas, ce n’est pas que les premières enregistrent des images cryptées, mais qu’il est possible d’accéder aux secondes (les caméras non sécurisées) sans mot de passe.

Donc le délit se fait au niveau de la caméra connectée à l’internet et non au niveau des serveurs par lesquels transitent ses images.

Dans le cas des vidéos canadiennes, le délit est donc commis ici même au pays.

Alors pourquoi ne fait-on rien pour contrer cela ? C’est que les images interceptées sont immédiatement transmises l’Étranger. On soupçonne ces pirates d’opérer à partir de la Russie.

Le Canada échoue depuis neuf ans à obtenir la libération de Raïf Badawi détenu par un pays qu’on dit ami. À plus forte raison, il est impuissant à obtenir la collaboration de la Russie, un pays que la diplomatie canadienne s’évertue à diaboliser depuis des années.

Plutôt que d’admettre son impuissance, le Canada a choisi — par le biais du Commissariat à la protection de la vie privée — de nous faire croire que tout cela est légal.

Références :
Dozens sue Amazon’s Ring after camera hack leads to threats and racial slurs
La vie privée de nombreux Canadiens diffusée sur le web

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Nuit américaine au stade olympique

Publié le 29 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert forêt — 1/400 sec. — F/11,0 — ISO 160 — 14 mm (photo travaillée sous Photoshop)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le banc de la discorde

Publié le 29 juin 2021 | Temps de lecture : 5 minutes
Deux bancs jumelés sur la rue Sainte-Catherine


Avant-propos du 30 juin 2021 : Le texte suivant est la deuxième version, légèrement modifiée, d’un texte paru la veille.

 
Michel Dallaire est un des plus importants designers industriels du Québec.

Après avoir travaillé sous la direction de Jacques Guillon à concevoir le mobilier des logements d’Habitat 67, il ouvre son propre cabinet et accumule les succès.

On lui doit notamment la torche des Jeux olympiques de Montréal, le mobilier de la Grande Bibliothèque, les vélos en libre-service Bixi, le mobilier urbain du Quartier international, et les bancs publics de l’arrondissement Ville-Marie (déclinés en plusieurs versions apparentées depuis).

Certaines de ses œuvres font partie de la collection permanente de musées de design ou d’Art contemporain.

Mais voilà, les temps changent. Si appréciées autrefois, certaines de ses créations ne sont plus dans l’air du temps, notamment ses bancs publics.

Au parc Cabot, situé en face de l’ancien forum, les travailleurs sociaux se sont plaints que les accoudoirs de ces bancs empêchent les mendiants de s’y étendre pour dormir.



 
L’administration Plante s’est donc empressée d’ordonner qu’on modifie les bancs afin de les rendre plus ‘inclusifs’; conséquemment, on a repoussé les accoudoirs et les pieds (qui vont ensemble dans les modèles simples) vers le bout des bancs.

Le designer avait prévu des accoudoirs là où il les avait mis pour servir d’appui aux personnes âgées et aux personnes handicapées qui veulent se relever. De plus, sur un banc public sur lequel les accoudoirs ne sont qu’aux extrémités, les autres ont moins tendance à s’y assoir une fois que quelqu’un est déjà là.

Évidemment, si la ville avait demandé à M. Dallaire de concevoir un lit public à itinérant, il aurait créé quelque chose de complètement différent.

Il aurait sans doute prévu un toit pour les protéger des intempéries et quelque chose pour leur servir d’oreiller, de même qu’un casier suspendu sous le banc pour entreposer leurs effets personnels et protéger ceux-ci du vol durant leur sommeil.

Mais on lui a demandé un banc. Donc il a fait un banc.

Alors récapitulons.

L’administration Plante a chassé les itinérants qui campaient dans l’est, le long de la rue Notre-Dame, pour les forcer à dormir dans des refuges fermés où le risque d’attraper le Covid-19 est beaucoup plus élevé. En pratique, ce risque est nul au grand air.

Puis elle fait modifier des bancs publics afin de permettre aux itinérants chassés de la périphérie de venir dormir dans le centre-ville. Quelle idée originale…

Montréal est probablement la seule ville au monde qui favorise le peuplement de son centre-ville par des mendiants.

On sait que les chambres de commerce font pression auprès de l’administration Plante afin qu’elle contribue à revigorer le centre-ville, déserté en raison de la pandémie et du télétravail.

Mais à moins de donner des coupons aux itinérants pour leur permettre de manger dans les restaurants luxueux du centre-ville, de faire de même pour leur permettre de renouveler leur garde-robe dans les boutiques chics qu’on y trouve, il est à craindre qu’un plan de relance économique basé sur le pouvoir d’achat des itinérants soit voué à l’échec.

L’administration Plante veut favoriser la diversité et l’inclusion. Ce qui est très bien. Mais elle ne tient compte que de la diversité identitaire (ethnique et sexuelle), sans tenir compte de la diversité sociale.

Les élus de l’administration Plante sont des gens qui ont réussi. Ce sont des nouveaux riches, obnubilés par la technologie (trottinettes électriques) et les concepts à la mode.

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de travailleurs manuels, d’ouvriers à faible revenu et de pauvres dans l’administration Plante ? Parce que cette administration est composée de bourgeois propres, beaux et souriants, animés de belles intentions, qui conçoivent la ville dans leur lorgnette de parvenus sans culture et sans expérience de la vie.

Références :
Histoires de bancs publics
Michel Dallaire
Montreal removes Cabot Square bench that deterred passersby from sitting for too long

Parus depuis :
Violence et itinérance dans le Village : « On touche le fond du baril » (2021-06-18)
« On est en train de voir naître un Downtown Eastside à Montréal » (2021-07-07)
Démantèlement d’un autre campement de fortune sur la rue Notre-Dame (2021-07-14)
Les itinérants au Palais des congrès de Montréal, « c’est rendu fou » (2021-07-18)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (2e photo) + multiplicateur de focale MC-20 (3e photo)
1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 80 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel