Le belvédère Outremont

Publié le 21 septembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur le mont Royal, on trouve deux belvédères bien connus.

Le plus spectaculaire est le belvédère Kondiaronk, celui qui donne sur le centre-ville.

Puis il y a le belvédère Camillien-Houde, qui donne sur l’est de la ville.

C’est le seul où, de sa voiture stationnée, on peut admirer le paysage. Puisqu’il ne ferme jamais, c’est également là que les amoureux viennent le soir contempler la ville illuminée.

Mais il y en a deux autres; le belvédère Outremont (qui permet de voir le nord de la ville) et le belvédère Westmount (dirigé vers l’ouest).

Aujourd’hui, nous vous présentons le belvédère Outremont.

On le trouve dans le parc Tiohtià:ke Otsira’kéhne.

Entrée par le boulevard du Mont-Royal

D’une superficie de 23 hectares, ce parc très peu connu est situé sur le flanc nord du mont Royal. On y accède à pied par deux entrées; soit par le chemin de Polytechnique ou par l’entrée sur le boulevard du Mont-Royal.

Vue du belvédère d’Outremont

Il offre une vue dégagée sur tout le nord de la ville, à l’exception des édifices au premier plan, en partie cachés par la végétation.

C’est un des meilleurs endroits pour admirer toutes les couleurs de l’automne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629

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Cout d’une hospitalisation pour Covid-19

Publié le 20 septembre 2021 | Temps de lecture : 1 minute

Référence : Ceci n’est pas une grippe

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sabotage ‘amical’ de l’économie française

Publié le 20 septembre 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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L’Australie a dernièrement décidé d’accorder un contrat pour l’achat de sous-marins américano-britanniques et conséquemment, d’annuler unilatéralement le contrat équivalent signé avec la France.

Arnaud Montebourg est un ex-ministre de l’Économie qui pourrait être candidat à l’élection présidentielle française de 2022.

En tant que blogueur québécois, j’ai toujours évité de m’immiscer dans la politique partisane française.

Toutefois, la longue entrevue qu’il a accordée en 2019 à Thinkerview porte sur l’importance de la prédation américaine des fleurons de l’économie française et aide à comprendre pourquoi la France a réagi si vivement à l’annulation du contrat australien.

Complément de lecture :
Les États-Unis et le sabotage de l’économie française

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna chez les femmes enceintes

Publié le 19 septembre 2021 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

Un certain nombre de femmes hésitent à se faire vacciner contre le Covid-19 craignant de ‘faire entrer du chimique dans leur corps’.

De plus, à l’époque où ces vaccins attendaient leur homologation officielle, l’autorisation spéciale accordée aux vaccins anticovids excluait, entre autres, la vaccination chez les femmes enceintes.

Ce qui laisse croire qu’il pourrait y avoir un risque théorique associé à la vaccination dans leur cas.

D’où la question : qu’en pense la science ?

Le Covid-19 et la femme enceinte

Une étude publiée le 11 aout dernier a porté sur 869 079 Américaines qui ont accouché entre le 1er mars 2020 et le 28 février 2021.

On nota des différences entre les 18 715 (2,2 %) femmes atteintes par Covid-19 et celles qui accouchaient sans être atteintes par la pandémie.

Une première différence n’était pas significative :
• césariennes : 32,5 % chez les infectées vs 32,3 % chez les autres.

Par contre, d’autres différences étaient significatives :
• naissances prématurées :16,4 % vs 11,5 %
• admissions aux soins intensifs : 5,2 % vs 0,9 %,
• intubations respiratoires ou ventilation assistée : 1,5 % vs 0,1 %,
• décès : 0,1 % vs moins de 0,01 %.

Une tragédie

En raison de la contagiosité fulgurante du variant Delta, on assiste actuellement à un phénomène autrefois extrêmement rare : l’hospitalisation de femmes enceintes non vaccinées, habituellement dans la trentaine.

Le mois dernier, six Albertaines non vaccinées ont été admises aux soins intensifs en raison de la sévérité de leur infection au Covid-19. L’une d’entre elles en est morte.

Au cours des cinq dernières semaines, huit femmes enceintes non vaccinées sont mortes de la pandémie au Mississippi.

Lorsqu’on retire le tube d’intubation d’un patient après sa mort, il est couvert de pus et de sang. Parce que le patient agonisant se noie dans son propre pus.

C’est comme ça, crument, qu’on meurt du Covid-19.

Quand une jeune femme enceinte meurt de la pandémie, cette femme était, moins de trois semaines plus tôt dans la fébrilité de vivre l’expérience la plus mystérieuse et la plus extraordinaire que permet la condition humaine; transmettre la vie.

Et la voilà, moins de trois semaines plus tard, gisant sur un lit d’hôpital et luttant en vain pendant des heures, en train de se noyer de l’intérieur. Elle qui ne verra jamais l’enfant qu’elle porte en elle depuis parfois des mois.

De toutes les morts, celle du Covid-19 est une des plus tragiques, particulièrement dans le cas d’une femme enceinte.

Les vaccins et la femme enceinte

Presque deux ans après le début de la pandémie, il n’y a pas grand-chose dans la littérature scientifique relativement aux effets bénéfiques des vaccins administrés au cours de la grossesse.

Pourquoi ? Parce que l’autorisation spéciale qui leur était accordée excluait expressément leur administration aux femmes enceintes.

L’étude officielle relative à l’utilisation du vaccin de Pfizer/BioNTech chez les femmes enceintes est en cours. Entamée le 16 février dernier, cette étude doit être terminée dans un mois.

Cette étude porte sur des femmes vaccinées entre la 24e et la 34e semaine de leur gestation. Ce qui veut dire que même lorsqu’on connaitra ses conclusions, ils ne s’appliqueront pas à l’administration d’un vaccin anticovid au cours du premier trimestre.

Les résultats préliminaires (non publiés) ont toutefois été soumis aux autorités règlementaires. Ceux-ci les ont jugés convaincants au point de recommander la vaccination aux femmes enceintes.

Cette recommandation s’appuie sur trois considérations.

Premièrement sur les risques démontrés de la pandémie au cours de la grossesse.

Deuxièmement, sur le fait que les fabricants ont déjà testé leurs vaccins chez l’animal gravide; ceux-ci s’y sont avérés parfaitement sécuritaires.

Et troisièmement, les vaccins contre la grippe — y compris les années où la pandémie grippale est causée par un coronavirus — sont recommandés aux femmes enceintes depuis des décennies.

Or les coronavirus grippaux et le virus du Covid-19 sont apparentés. Ils se fixent aux mêmes récepteurs. Et tout ce qui les distingue, c’est la virulence.

En raison de la longue expérience d’innocuité des vaccins antigrippaux — même chez les femmes enceintes — il est raisonnable de présumer qu’il en est de même des vaccins contre le Covid-19.

Le 17 juin dernier, le New England Journal of Medicine publiait une étude sur 3 958 participantes à un programme volontaire de déclaration d’effets secondaires liés aux vaccins administrés au cours de la grossesse.

On doit interpréter avec prudence ce genre d’étude puisqu’il n’existe aucun moyen de vérifier la véracité des réponses obtenues.

Les auteurs estiment que l’incidence d’effets secondaires de la vaccination à la fois sur le déroulement de la grossesse et sur son issue est semblable à l’incidence observée avant la pandémie.

Conclusion

Actuellement, il est prouvé que l’immunisation contre le Covid-19 réduit les risques d’accouchement prématuré.

De plus, il n’existe aucun indice suggérant que ces vaccins nuiraient à la fertilité des femmes.

D’autre part, il est prouvé qu’ils réduisent de manière très importante les risques de contracter la pandémie. Or celle-ci est particulièrement dangereuse au cours de la grossesse.

Voilà pourquoi la vaccination à l’aide des vaccins de Pfizer/BioNTech ou de Moderna est recommandée par l’Association américaine des obstétriciens et des gynécologues et par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Cette recommandation est valide à la fois pour les femmes enceintes et celles qui tentent de le devenir, de même que pour les femmes qui allaitent.

Dans ce dernier cas, chez les femmes vaccinées, le lait maternel contient des anticorps protecteurs contre le Covid-19.

En dépit du fait qu’on ignore dans quelle mesure cette protection antivirale est utile chez le nouveau-né, on s’entend pour dire que cela ne devrait pas nuire…

Bref, la mise au point rapide de vaccins aussi efficaces et aussi sécuritaires que le sont ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna tient du miracle. Compte tenu de ce signifie concrètement le décès par Covid-19, comment peut-on en courir le risque ?

Références :
Characteristics and Outcomes of Women With COVID-19 Giving Birth at US Academic Centers During the COVID-19 Pandemic
Mississippi health officials plea for vaccination after ‘significant’ number of COVID-19 fatalities in pregnant women
Preliminary Findings of mRNA Covid-19 Vaccine Safety in Pregnant Persons
Spike of unvaccinated pregnant women in COVID-19 ICUs concerning, says Calgary doctor
Study to Evaluate the Safety, Tolerability, and Immunogenicity of SARS CoV-2 RNA Vaccine Candidate (BNT162b2) Against COVID-19 in Healthy Pregnant Women 18 Years of Age and Older

Paru depuis :
Covid-19 Vaccination during Pregnancy and First-Trimester Miscarriage (2021-11-18)
Les femmes enceintes non-vaccinées courent des risques accrus (2022-01-07)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc du Mont-Royal (suite et fin)

Publié le 16 septembre 2021 | Temps de lecture : 4 minutes

Le belvédère Camillien-Houde

Vue vers le pont Jacques-Cartier
Vue vers le Stade olympique

Orienté vers l’Est de la ville, ce belvédère fut aménagé en 1958 lors de la construction de la voie Camillien-Houde (qui lui donne accès).

Il honore la mémoire d’un des maires les plus populaires de Montréal. Camillien Houde occupa ce poste à quatre reprises; de 1928 à 1932, de 1934 à 1936, de 1938 à 1940 et de 1944 à 1954.

Lors de son troisième mandat, il s’opposa publiquement à la conscription obligatoire de 1940. Ce qui lui valut d’être interné sans procès dans un camp de concentration jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

À la fin du conflit, il fut triomphalement réélu maire de Montréal.

Monument funéraire de Camillien Houde

À son décès en 1958, il fut enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Son monument funéraire est, modestement, une réplique en marbre du tombeau de Napoléon Bonaparte…

L’Est du parc du Mont-Royal

Le monument à George-Étienne Cartier

Déboisée, la partie orientale du parc du Mont-Royal est limitée par l’avenue du Parc.

C’est à cet endroit qu’on a érigé en 1919 le monument à George-Étienne Cartier, œuvre du sculpteur québécois George-William Hill.

Ce monument devait célébrer en 1914 le centième anniversaire de sa naissance. Mais la Première Guerre mondiale retarda ce projet.

Haut de trente mètres, il est composé de dix-huit personnages en bronze (coulés à Bruxelles) autour d’une colonne pyramidale de granite.

Au sommet, debout sur le pied gauche, l’allégorie ailée de la Renommée tend une couronne de laurier au-dessus de la tête de Cartier.

Au centre de la composition, Cartier est représenté dans ses fonctions parlementaires. Il tend un document sur lequel est écrit : Avant tout, soyons Canadiens.

Ici, le mot ‘Canadiens’ doit être interprété dans le sens qu’il avait à l’époque, c’est-à-dire ‘Québécois’ (en opposition aux ‘Anglais’, ce qui désignait les angloCanadiens). Voilà pourquoi cette inscription est le titre d’une chanson composée par Cartier et chantée par les Patriotes en 1837.

La première partie de sa vie publique est associée à la cause des Patriotes. Mais après l’écrasement de leur rébellion et son exil aux États-Unis, il revient à la vie politique et évolue vers un conservatisme politique. Au point de devenir un des Pères de la Confédération canadienne.

Le monument reflète cette évolution. On y trouve donc cette autre citation au socle du monument : ‘We are of different races not for strife but to work together for the common welfare’, ce qui se traduit par ‘Nous sommes d’ethnies différentes non pas pour être en conflit, mais pour travailler ensemble au bien commun’.

Les quatre figures féminines à ses pieds représentent les quatre provinces fondatrices de la Confédération en 1867. À l’arrière du monument, cinq autres figures féminines représentent les cinq autres provinces qui y adhérèrent entre 1867 et la date d’érection du monument.

Aux quatre coins de la terrasse qui supporte le monument, quatre lions au repos symbolisent la puissance et la protection de l’Empire britannique tout en exprimant l’allégeance de Cartier envers lui.

De retour vers le centre-ville

Voilà ce qui termine notre visite du parc du Mont-Royal.

Dans cette série :
Le parc du Mont-Royal (1re partie)
Le parc du Mont-Royal (2e partie)
Le parc du Mont-Royal (3e partie)

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega
1re photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 45 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 35 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 14 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 26 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la sous-estimation des cas de contagion par le variant Delta

Publié le 15 septembre 2021 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Ces jours-ci, il est fréquent d’entendre dire que depuis l’apparition du variant Delta, la pandémie au Covid-19 est devenue une pandémie des non-vaccinés. C’est ce que j’ai moi-même écrit à deux reprises cet été.

En réalité, il y a deux pandémies au Covid-19; la visible et celle qu’on ne voit pas.

La visible, c’est celle qu’on observe aux soins intensifs de nos hôpitaux; dans presque tous les cas, elle affecte des non-vaccinés.

L’invisible est celle qui n’apparait pas dans les statistiques officielles. Elle affecte les personnes complètement vaccinées.

La partie immergée de l’iceberg

L’immunisation créée par les vaccins protège contre les effets graves du variant Delta. Et ce, aussi bien que ces vaccins protégeaient contre les effets graves de son ancêtre, le Covid-19 ‘classique’.

Contre les effets légers de cet ancêtre, la protection offerte par les vaccins de Pfizer ou de Moderna était d’environ 94 %. Ce n’est plus vrai avec le variant Delta.

Un grand nombre de personnes complètement vaccinées attrapent quand même le variant Delta. L’étude de Cape Cod suggérait même que les non-vaccinés attrapaient le variant Delta aussi facilement que les personnes non vaccinées.

La majorité des personnes complètement vaccinées qui sont atteintes par le variant Delta semblent éprouver des symptômes encore plus légers que ceux ressentis lors d’une grippe saisonnière. Et ce, en raison de la protection partielle de la vaccination.

Si bien que des tests aléatoires effectués entre le 20 aout et le 1er septembre 2021 ont révélé que 64 % des Québécois infectés (ou qui ont été en contact avec des personnes atteintes) ne jugent même pas nécessaire de se faire tester.

L’abolition des cliniques de dépistage

Au début de la pandémie, la Santé publique du Québec avait créé des cliniques de dépistage. Ces cliniques constituaient une barrière visant à protéger les omnipraticiens de la contamination par la pandémie.

À l’époque où celle-ci suscitait les plus vives inquiétudes, les personnes qui craignaient avoir contracté le Covid-19 et qui téléphonaient à leur médecin de famille étaient référées à une de ces cliniques.

Et c’est par leur intermédiaire qu’on pouvait établir le nombre de cas de Covid-19 au Québec, exception faite de ceux, beaucoup plus graves, qu’on découvrait à l’admission dans les hôpitaux.

Depuis que les médecins sont presque tous vaccinés, on a aboli les cliniques de dépistage.

En raison du sentiment justifié de protection que confère la vaccination, un grand nombre de personnes atteintes par des symptômes légers suggérant une infection au Covid-19 hésitent à déranger leur médecin de famille.

Si bien que le nombre officiel de cas est encore moins fiable qu’il l’était.

Pour dresser un tableau juste de l’état de la contagion par le variant Delta, il est devenu essentiel d’effectuer systématiquement des tests aléatoires.

Pour ce faire, on n’a pas besoin de tester grand nombre de personnes; quelques centaines de sujets suffisent pour obtenir un portrait global de l’ensemble du Québec. L’important est que l’échantillon soit représentatif.

Références :
COVID-19: les 2/3 des Québécois ne se font pas tester même s’ils le devraient
Effectiveness of Covid-19 Vaccines against the B.1.617.2 (Delta) Variant
Le variant Delta ou l’accélération de la vague

Paru depuis :
Québec, nous avons un problème… de dépistage (2021-10-04)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


REM de l’Est : à moitié redondant, éphémère et laid

Publié le 14 septembre 2021 | Temps de lecture : 5 minutes


 
Une redondance partielle

Le Réseau express métropolitain (ou REM) comprend deux parties.

Le REM de l’Ouest relie au Sud la ville de Brossard (en rouge, dans le coin inférieur droit de l’imge ci-dessus), puis traverse perpendiculairement trois lignes de métro avant de se ramifier en trois branches dans l’Ouest de l’ile de Montréal.

Ce faisant, il relie de vastes territoires très mal desservis jusqu’ici par le transport en commun, abstraction faite des lignes d’autobus.

D’ouest en Est sur la carte ci-dessus, le REM de l’Est (ici en cyan) commence en s’insérant entre les lignes orange et verte du métro, puis suit de près la ligne verte jusqu’au boulevard de l’Assomption pour enfin se ramifier en deux branches, l’une vers le Nord, l’autre vers l’extrémité Est de l’ile de Montréal. (Note : on cliquera sur l’image pour l’agrandir).

Entre le centre-ville et la station de métro Honoré-Beaugrand, le REM de l’Est parcourt 12 km à moins de 500 m de la ligne verte du métro.

De plus, la branche du REM de l’Est qui se dirige vers le Nord suit parallèlement le SRB (Service rapide par bus) du boulevard Pie-IX dont elle est distante de 1,75 km.

Or le SRB Pie-IX est actuellement en construction au cout de 650 millions$. Une fois terminé, ne rend-il pas cette partie du REM moins utile ?

Selon les études de marché effectuées en vue de la création du REM de l’Est, la grande majorité des utilisateurs du REM viendrait des autres services de transport collectif.

Au lieu de favoriser l’abandon de l’automobile, le REM de l’Est ne fait que cannibaliser la clientèle des autres modes rapides de transport en commun.

Le béton, un matériau fragilisé par les sels de voirie

Les Romains ont construit des édifices en béton qui tiennent encore debout, deux-mille ans plus tard. Mais, semble-t-il, ils ont emporté leur recette avec eux.

En l’an 2000, le viaduc du Souvenir s’effondrait avant même d’être complété. La ville de Laval eut plus de chance avec le viaduc de la Concorde puisqu’il fallut attendre trente longues années avant qu’il ne s’effondre de lui-même en 2006.

En 2011, les paralumes (ou brise-lumières) en béton du tunnel Ville-Marie se sont effondrés sur la chaussée de cette autoroute urbaine.

L’échangeur Turcot, construit en 1967, était tellement dégradé quarante ans plus tard qu’on a cru bon le refaire à neuf.

En 2020, le ministère des Transports du Québec annonçait un gigantesque chantier de réfection et de modernisation de toute la partie surélevée de l’autoroute Métropolitaine.

À la place, au cout très conservateur de 700 millions$ du kilomètre, deux prolongements du métro — l’un de 7,5 km vers le Nord et le second de 10 km vers l’Est — couteraient la somme totale de 12,25 milliards de dollars, soit davantage que le cout estimé du REM de l’Est. Mais cela ne serait pas à refaire à tout bout de champ.

Une laideur urbaine

Dans l’axe Est-Ouest, la ville de Montréal ne possède que trois longues rues qu’on peut qualifier d’élégantes; le boulevard Saint-Joseph, la rue Sherbrooke et le boulevard René-Lévesque.

Autrefois, le boulevard Crémazie s’ajoutait à cette courte liste. Mais traversé par l’autoroute Métropolitaine depuis 1960, il est réduit depuis au rang de voie de desserte.

Peu importe les fantaisies décoratives qu’on ajoutera au REM de l’Est, sa portion terrestre ‘déviergera’ à la fois le boulevard René-Lévesque et la portion orientale de la rue Sherbrooke en raison, entre autres, de la forêt de caténaires qui sont indispensables à son fonctionnement.

En moins de dix ans, les piliers de sa portion suspendue seront couverts de graffitis.

Et on regrettera pendant longtemps la stupidité des Montréalais qui, au premier quart du XXIe siècle, ont laissé leur ville être enlaidie par des gestionnaires de portefeuilles financiers à qui l’État a confié les pleins pouvoirs sur l’urbanisme de la métropole.

Références :
Échangeur Turcot
En mémoire aux victimes des viaducs du Souvenir et de la Concorde
L’autoroute Métropolitaine sera reconstruite sur 5 kilomètres
La Vérif : 5,9 ou 10 milliards pour la ligne de métro rose de Valérie Plante?
Peut-on encore croire CDPQ Infra ?
REM de l’Est : « encore une entourloupette », croit Gérard Beaudet
REM de l’Est – La science de la planification des transports a-t-elle été bafouée ?
REM : Québec paierait 3 fois l’investissement de la Caisse, selon une étude
Tunnel Ville-Marie : Sam Hamad et Anne-Marie Leclerc doivent démissionner
Valérie Plante veut des « preuves »

Parus depuis :
REM – Pas tout à fait comme sur la photo (2021-12-02)
Le sel de déglaçage ronge nos ponts en acier et en béton (2023-03-13)
La facture du REM grimpe à un train d’enfer (2023-05-20)
L’inacceptable bruit du REM (2023-06-12)
Le REM, notre voisin exemplaire (2023-06-18)

Complément de lecture :
La véritable histoire de la naissance du REM (2023-09-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : quand l’heure des comptes commence à sonner…

Publié le 13 septembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Au Québec

Au début de février 2020, le directeur de la Santé publique du Québec déclarait au Devoir que la pandémie au Covid-19 n’était pas plus à craindre qu’une petite grippe.

Le mois suivant, à la ministre de la Santé qui s’inquiétait de la possibilité de manquer de masques dans nos hôpitaux, le Dr Arruda la rassurait; on en a pour deux ans. Ce qui était faux; quelques jours plus tard, on n’en avait plus que pour 5 à 6 jours.

Et pendant des mois, la Santé publique déconseillait à la population québécoise de porter un masque.

Le résultat, c’est qu’il y a eu Québec 2,5 fois plus de morts du Covid-19 par million d’habitants que dans les provinces anglophones du Canada.

En France, la négligence des pouvoirs publics est sujette à l’autorité des tribunaux

Agnès Buzyn a été ministre française de la Santé de 2017 à 2020. Elle a démissionné de ce poste le 16 février 2020, un mois après le début de la pandémie en France.

Dans le cadre de l’enquête sur la gestion française de la pandémie au Covid-19, la Cour de justice de la République a reçu quatorze-mille plaintes liées à la gestion de la crise, dont seize ont été jugés recevables.

L’ex-ministre a été mise en examen en septembre 2021. Au Québec, c’est l’équivalent d’une enquête préliminaire au cours de laquelle on tente de savoir si les accusations semblent suffisamment crédibles pour justifier une mise en accusation.

Que lui reproche-t-on ?

D’avoir mis en danger la vie d’autrui. Le tribunal n’a pas retenu l’accusation d’abstention volontaire de combattre un sinistre (en parlant de la pandémie), mais considère l’ex-ministre comme témoin éventuel contre d’autres accusés à ce sujet.

Le 24 janvier 2020, le jour même où apparaissaient les trois premiers cas de Covid-19 en France, la ministre déclarait que « le risque d’importation [du virus] depuis Wuhan est pratiquement nul » et que « le risque de propagation est très faible ».

On l’accuse d’avoir sciemment dissimulé la pénurie de masques et d’avoir soutenu que le port du masque était « totalement inutile » pour les non-contaminés.

Références :
Agnès Buzyn
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus
France’s former health minister charged over handling of Covid crisis
Histoire d’un fiasco – 1re partie : la lutte québécoise contre le Covid-19 en février 2020
Histoire d’un fiasco – 2e partie : la lutte québécoise contre le Covid-19 en mars 2020
Les tensions au sein de l’État québécois face à la crise révélées dans un livre
Mise en examen d’Agnès Buzyn par la CJR : ce qu’il faut savoir

Paru depuis :
Covid-19 : en Autriche, premier procès contre l’Etat pour le cluster d’Ischgl (2021-09-18)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La question de Shachi Kurl à Yves-François Blanchet

Publié le 12 septembre 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Le seul débat des chefs en anglais de la campagne électorale fédérale avait lieu jeudi dernier.

La première question à Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois lui fut adressée par la modératrice, Shachi Kurl. Traduite, cette question fut la suivante :

Vous niez que le Québec ait des problèmes avec le racisme, mais vous défendez des lois comme la loi 96 et la loi 21 qui marginalisent les minorités religieuses, les anglophones et les allophones.

Le Québec est reconnu comme une société distincte, mais pour ceux qui sont à l’extérieur de la province, aidez-les s’il vous plait à comprendre pourquoi votre parti soutient aussi ces lois discriminatoires.

La loi 96

La loi 96 est le moyen choisi par le gouvernement québécois de la CAQ pour lutter — mollement à mon avis — contre l’anglicisation au Québec après 15 ans de laisser-faire libéral.

La plus importante minorité linguistique au Canada, ce sont les francoQuébécois et non les angloQuébécois.

Selon le comité des Droits de la personne des Nations-Unies, les angloQuébécois ne peuvent invoquer le statut de le minorité linguistique parce qu’ils ne sont que l’annexe québécoise de la majorité angloCanadienne. Selon les mots de l’ONU :

Quebec’s English community does not qualify for protection as a minority language group, because it forms part of the Canadian English-speaking majority.

Entouré de l’océan anglophone nord-américain, c’est le français qui est menacé au Québec et non l’anglais.

Or qu’il s’agisse de n’importe quelle loi qui protège le français — que ce soit la Loi 101 ou la loi 96 — toute tentative de lutter contre l’anglicisation du Québec est un affront aux yeux du Canada anglais puisque c’est l’équivalent d’un refus de notre part de devenir comme eux.

La loi 21

Adoptée par le gouvernement de la CAQ en 2019, la loi 21 interdit le port de signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité et aux enseignants du secteur public.

Elle respecte le droit de croire en n’importe quelle religion, mais interdit l’expression publique de cette appartenance confessionnelle à certains employés de l’État. Et ce, seulement dans l’exercice de leurs fonctions.

Les interdits de cette loi sont ceux qu’on trouve déjà dans des lois analogues adoptées par de nombreuses démocraties européennes. Des interdits déjà validés par leurs plus hautes instances juridiques.

Malheureusement, cette loi est incompatible avec la constitution que les provinces anglophones ont adoptée sournoisement en 1982, à l’issue d’une séance ultime de négociation à laquelle le Québec n’était pas invité.

Or cette constitution illégitime élève de simples fixations identitaires (le port de chiffon et de breloques) au rang de droits fondamentaux.

L’hypocrisie canadienne

Selon les recensements de Statistique Canada, la langue anglaise progresse partout au Canada, y compris au Québec. Dans ce contexte, qui marginalise qui ?

Logiquement, le groupe ethnique qui s’accroit est celui qui marginalise le groupe ethnique qui régresse démographiquement.

Un peu comme dans la fable Le Loup et l’Agneau, il faut beaucoup d’audace pour accuser les Québécois de marginaliser les angloQuébécois quand le peuple francoQuébécois ne fait que lutter contre son extinction.

Mais il faut encore plus d’audace pour souligner ‘les problèmes du Québec avec le racisme’, quand l’éléphant dans la pièce est le génocide culturel pratiqué par le Canada à l’égard de ses peuples autochtones depuis plus de 150 ans (après avoir échoué à les exterminer par les armes et la famine au XIXe siècle).

Conclusion

Tant que le Québec ne se sera pas affranchi de la camisole de force constitutionnelle que le Canada anglais lui a imposée en 1982, il devra non seulement justifier le moindre désir d’être différent (dont sa conception de la laïcité) mais il devra à la fois subir l’assaut du système juridique (toujours prêt à invalider nos lois), de même que lutter contre la propagande hostile des médias anglophones du pays.

Or la seule manière de nous en libérer, c’est de réaliser l’indépendance du Québec.

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
Décision de l’ONU sur la Loi 178
Décision détaillée de l’ONU
Débat des chefs en anglais: la modératrice défend son intervention
John A. Macdonald
La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone
Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes
Manitoba : droits fondamentaux et laïcité

Parus depuis : Ottawa a versé des milliards pour l’anglais au Québec (2023-11-27)
Government offices in EU can ban wearing of religious symbols, court rules (2023-11-29)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc du Mont-Royal (3e partie)

Publié le 12 septembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Le belvédère Kondiaronk

C’est en 1701 que fut signée la Grande Paix de Montréal, un traité entre les Français et trente-neuf nations autochtones. Ce pacte mettait fin à des décennies de guerre en Nouvelle-France.

Décédé à Montréal deux jours avant la signature de ce traité, le chef huron Kondiaronk en fut un des principaux artisans.

C’est en son honneur qu’on a nommé le plus beau belvédère de la ville.

Pour s’y rendre en transport en commun, on prend le métro jusqu’à la station Mont-Royal — ou jusqu’à la station Laurier lorsque l’avenue Mont-Royal est piétonnière — puis l’autobus No 11 jusqu’à l’arrêt Remembrance.
 


 
De la Maison Smith, située à proximité de cet arrêt, il faut normalement marcher environ 600 mètres. À l’été 2021, des travaux de réfection obligent les visiteurs à parcourir 400 mètres supplémentaires pour s’y rendre.

Le belvédère Kondiaronk
Vue vers l’est
Vue du centre-ville
Vue vers l’ouest

Le belvédère est en réalité la terrasse panoramique du chalet du Mont-Royal. Conçue par l’architecte Aristide Beaugrand-Champagne, cette grande salle des pas perdus fut construite en 1931-1932 dans le cadre du programme d’aide aux chômeurs mis en place lors de la Grande Dépression.

Large de soixante mètres, le belvédère est un hémicycle qui offre une vue incomparable sur le centre-ville de Montréal, sur le fleuve, et sur la Montérégie au loin.

Il est visité annuellement par plus de deux-millions de personnes.

La croix du mont Royal

À environ six-cents mètres du belvédère Kondiarok, se trouve la croix du mont Royal, érigée en 1924.
 


 
Illuminée la nuit par 240 ampoules, c’est un des symboles de la ville. Elle rappelle la croix en bois que Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la colonie de Ville-Marie, érigea à cet endroit en 1643.

Haute de trente-trois mètres et large de dix mètres, cette structure en acier pèse 26 tonnes. À l’origine, la croix du mont Royal était protégée par une clôture métallique. Vers 2009, sa base fut refaite par l’architecte Luce Lafontaine de manière à permettre à la population de s’en approcher et même de la traverser.

Dans cette série :
Le parc du Mont-Royal — 1re partie
Le parc du Mont-Royal — 2e partie
Le parc du Mont-Royal — 3e partie (ce texte-ci)
Le parc du Mont-Royal — suite et fin

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 3200 — 45 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 3200 — 20 mm
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8e  photo : 1/60 sec. — F/11,0 — ISO 320 — 16 mm

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