Les feux d’artifice du Portugal, le 26 juillet 2017

20 juillet 2018

 

Odyssée portugaise

Les trois spectacles gagnants du concours pyrotechnique présenté en 2017 à La Ronde furent, dans l’ordre, ceux de l’Angleterre, de la France et du Portugal.

Le texte d’hier présentait la vidéo intégrale du spectacle de l’Angleterre.

Malheureusement, il n’existe pas de document audiovisuel de qualité qui présente l’intégrale du spectacle français.

Le vidéaste KT — qui a si magnifiquement capté le spectacle autrichien de cette année et d’autres antérieurement — avait placé, dans le cas de la France, son trépied près du Pied du courant, sur l’ile de Montréal.

Sa vidéo a donc été prise de loin, sans la musique indispensable pour bien apprécier ce spectacle. C’est également le cas de sa captation du spectacle allemand du 19 juillet 2017.

Mais il a très bien enregistré le spectacle Odyssée portugaise, créé par la firme Macedos Pirotecnia, et gagnant du Jupiter Bronze de 2017.

C’est ce spectacle que je vous présente aujourd’hui.

Les feux d’artifice du Portugal, le 26 juillet 2017
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le premier prix des Feux Loto-Québec en 2017

19 juillet 2018

 

Les feux d’artifice de l’Angleterre

Un Québécois appelé KT a posté sur YouTube les vidéos en haute résolution qu’il a réalisées à l’Internationale des feux Loto-Québec.

J’ai passé en revue ceux de 2018 et j’en ai profité pour ajouter rétroactivement celui de l’Autriche au texte que j’ai publié le 13 juillet dernier.

Les deux autres — le spectacle d’ouverture du 7 juillet et les feux de la Chine présentés le 14 juillet 2018  — ont quelques bons moments. Mais globalement, leur intérêt limité ne justifie pas que je vous recommande de les voir dans leur intégralité.

En visionnant ceux de l’an dernier, j’ai déniché le spectacle présenté le 29 juillet 2017 par l’Angleterre.

Créé par les artificiers de Jubilee Fireworks, ce spectacle remporta le Jupiter Or, la récompense ultime de cette compétition internationale.

Intitulé Coup de théâtre, il est principalement basé sur de la musique de films et de comédies musicales.

La vidéo qu’en a faite KT manque un peu de netteté mais l’intérêt de ce spectacle dépasse sa qualité photographique.

Le voici donc, comme si vous y étiez…

Le premier prix des Feux Loto-Québec en 2017
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le nord et l’ouest d’Alfama

18 juillet 2018

 

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Introduction

La colline sur laquelle est construit le quartier d’Alfama étant asymétrique, on trouve moins de sites touristiques dans le nord et l’ouest de ce quartier.

Le nord d’Alfama

La page titre du diaporama montre le Miradouro de Nossa Senhora do Monte, le point le plus élevé d’Alfama.

De 0:06 à 0:48, nous visitons le Castelo de São Jorge.

Le château Saint-George s’élève aujourd’hui sur des défenses romaines reconstruites et renforcées à la suite de la conquête des Maures en 711.

Ces derniers renommèrent la ville Al-Ushbuna (dont provient le nom Lisbonne).

Durant la Reconquête, la ville fut prise d’assaut en 1146 par Alphonse Ier de Portugal, aidé de croisés en route vers la Terre sainte.

Devenu chrétien, le château fut placé sous la protection de saint Georges à qui beaucoup de croisés vouaient un culte.

Très endommagé par des tremblements de terre, il doit son aspect actuel à une reconstruction qui dura un demi-siècle, à partir des années 1940.

De ses remparts et de son chemin de ronde, il offre sur la ville une vue exceptionnelle. On y trouve un petit musée archéologique — appelé Núcleo museológico (de 0:40 à 0:46) — où sont présentés des pièces de monnaie et des débris de poterie.

Près de la sortie du site, on trouve quelques restaurants, dont The World Needs Nata (de 0:49 à 0:51). Son plateau de petiscos (ou tapas portugaises) offre, de gauche à droite, des sardines aux poivrons rouges, du jambon de Serrano saupoudré de thym, et des tranches de poulet pressé recouvertes de fromage râpé et de tomates cerises. Le tout est très bon.

De 0:52 à 1:15, nous visitons l’Igreja da Graça et le belvédère situé sur son parvis (de 1:17 à 1:20).

En forme de croix latine, l’église de la Grâce est située dans le quartier de Graça, dans le nord d’Alfama.

L’édifice ayant été détruit par le séisme de 1755, l’église rococo qu’on voit aujourd’hui date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

L’intérieur est en pierre de taille rehaussé de marbre rose.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
La nef sans bas-côtés est flanquée à droite (à 1:02) de quatre autels peu profonds. À gauche (à 1:04), on trouve trois autres autels peu profonds et une chapelle authentique, dotée de son propre tabernacle, soit la Capela do Santissimo, près du bras gauche du transept.

Chaque bras du transept dispose également d’autels latéraux.

Le plafond est magnifiquement décoré de faux marbre rose et de grisaille (à 1:09).

Étonnamment, l’orgue situé au-dessus de la sortie est traversé par une ouverture centrale qui laisse passer la lumière d’une fenêtre (à 1:15).

L’ouest d’Alfama

Notre visite de l’ouest d’Alfama se limitera à l’Igreja de São Cristóvão, située au sommet d’une pente escarpée.

Celle-ci est dédiée à saint Cristophe de Lycie, le patron des voyageurs.

Construite en 1610 et restaurée en 1672, l’église Saint-Christophe fut épargnée par le séisme de 1755. C’est un des rares exemples d’église du XVIIe siècle à Lisbonne qui ait conservé son aspect originel (y compris sa décoration intérieure).

Si le bois de son maitre autel a perdu sa dorure et si ses toiles ont été noircies par la suie des lampions, une restauration devrait lui permettre de retrouver son lustre d’antan.


Détails techniques : Le diaporama présente 42 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (18 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (17 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (4 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (1 photo).

Le nord et l’ouest d’Alfama
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sud d’Alfama

17 juillet 2018

 

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Introduction

Alfama est le plus vieux quartier de Lisbonne. Son peuplement a débuté le long du Tage, c’est-à-dire dans la partie sud du quartier actuel.

Même si les aménagements portuaires modernes de la capitale portugaise ont légèrement fait reculer les rives de ce fleuve, la partie de la ville couverte par ce diaporama correspond au lieu de naissance de Lisbonne.

Mais d’où vient le nom d’Alfama ? Comme beaucoup de noms qui débutent par le préfixe ‘al’, il vient de l’arabe.

À l’époque musulmane, les fortifications de la ville étaient percées d’un nombre restreint de portes. L’une d’elles était située près d’un bain thermal. On l’appelait Bab al-Hamma (ou Porte des bains).

Le H étant prononcé de manière gutturale, ce nom fut déformé en Porta de Alfama après la conquête chrétienne.

À la toute fin du diaporama, on trouvera le plan des fortifications de la ville et le lieu précis de la Porte de Alfama.

Les attraits touristiques de cette partie de la ville se limitent à ses églises et à un musée. Ils sont ici présentés d’ouest en est.

Igreja da Madalena

L’église Sainte-Marie-Madeleine (de 0:05 à 0:08) fut reconstruire en 1783, après sa destruction par le tremblement de terre de 1755.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
C’est une église à vaisseau central sans transept ni bas-côtés. Séparés des banquettes par une balustrade, trois autels en bois peint s’alignent sur chaque côté de la nef.

Le maitre autel est dominé par une toile de Pedro-Alexandrino de Carvalho (1729-1810).

Igreja de Santo Antonio

Saint Antoine de Lisbonne est le saint patron du Portugal. Il est né dans la capitale portugaise en 1195.

Mort à Padoue en 1231, on l’appelle couramment saint Antoine de Padoue. Mais cela est inexact. La coutume veut que les saints soient caractérisés par leur lieu d’origine, afin de les distinguer d’autres saints ayant le même prénom. C’est ainsi qu’on parlera de sainte Jeanne d’Arc, née à Arc.

L’église qui lui est consacrée (de 0:08 à 0:30) est l’objet d’une grande dévotion de la part des habitants de la ville; à toute heure du jour, les fidèles y viennent prier.

Reconstruite deux ans après le séisme de 1755, l’église adopte la forme inhabituelle (pour l’époque) de croix latine dont le transept peu profond est surmonté d’une coupole.

Paré de marbre rose, l’intérieur est magnifique.

Au sous-sol, on peut visiter la crypte (à 0:22) qui marque l’endroit précis où ce saint serait né.

À la sortie, on vend des pains de Saint-Antoine (à 0:30) dont les profits servent à aider les pauvres de la paroisse.

À la gauche de l’église se trouve le Musée de Saint-Antoine (0:31 à 0:42). Celui-ci présente la lignée ancestrale du saint, et les grandes étapes de sa vie, de même que diverses œuvres d’Art ou d’artisanat à son effigie.

Se

Pour nous rendre à la cathédrale de Lisbonne — appelée Se, abréviation de siège épiscopal — nous empruntons le pittoresque tramway 28E.

La cathédrale (de 1:20 à 1:56) est une église romane construite en 1150, soit un peu avant le début de la construction de Notre-Dame-de-Paris.

La comparaison entre les deux permet de voir à quel point l’édifice parisien était révolutionnaire à l’époque.

Dotée d’une fenestration parcimonieuse, le Se s’apparente à une forteresse médiévale couronnée de créneaux.

Son vaisseau central est flanqué de bas-côtés qui se prolongent dans un déambulatoire. Ce dernier est entouré de neuf chapelles absidiales.

Le tout est très sobrement décoré. Tout au plus peut-on admirer la très grande variété de la décoration des chapiteaux, notamment dans les chapelles absidiales.

En entrant, à gauche, on trouve la cuve (de 1:33 à 1:36) dans laquelle saint Antoine a été baptisé en 1195, et la chapelle franciscaine (de 1:37 à 1:40).

L’achat d’un billet permet d’accéder à trois choses : le trésor de la cathédrale (où la photographie est interdite), les chapelles absidiales et le cloitre.

Le trésor est situé au haut d’un escalier auquel on accède en entrant dans la cathédrale, à droite (à 1:57).

On y trouve des habits sacerdotaux, de nombreuses reliques et de l’argenterie, le tout dans un état poussiéreux. Ce qui met involontairement en valeur la magnifique salle d’apparat qui est adjacente.

On se rend au cloitre par une des chapelles absidiales. L’une d’elles est la Capela de Santo Ildefonso (de 2:33 à 2:38) . On y trouve les sarcophages de Lopo-Fernandes Pacheco (compagnon d’armes du roi Alfonso IV) et de son épouse Maria Vilalobos.

Une autre renferme une crèche baroque de Joaquim Machado de Castro (de 2:42 à 2:45).

Casa dos Bicos

De 2:55 à 3:28, il s’agit d’une maison construite entre 1521 et 1523, fortement remodelée depuis. Sa façade est hérissée de pointes-de-diamant. D’où son nom; Casa veut dire maison et Bicos peut se traduire par becs (d’oiseaux), cornes ou mamelons.

Ce lieu possède une double fonction. Au rez-de-chaussée, c’est un centre archéologique. Aux trois autres étages, c’est une exposition consacrée à la vie et à l’œuvre de l’écrivain portugais José Saramago, prix Nobel de littérature en 1998.

Le scénario du film Enemy, du Québécois Denis Villeneuve, est basé sur le roman L’Autre comme moi de Saramago, paru en 2002.

En réponse aux pointes-de-diamant de la façade, l’architecture moderne de l’intérieur est basée sur le motif du trapèze. Tout y est oblique, sauf les planchers. On se croirait dans un décor du film expressionniste Le Cabinet du Dr Caligari.

L’igreja de São Joã da Praça

De 3:33 à 3:45, nous voyons l’église Saint-Jean-Baptiste de la Place.

Détruite par le tremblement de terre de 1755, elle fut reconstruite en 1789.

Sa nef octogonale est décorée d’autels latéraux encastrés dont celui, à gauche du maitre autel, dédié à la Vierge (à 3:39) et décoré d’une statue de Joaquim Machado de Castro.

Palacete Chafariz d’El Rei

De retour d’un voyage au Brésil où il s’était beaucoup enrichi, Joao-Antonio Santos se fait construite en 1909 un palais éclectique de style néomauresque dont l’intérieur est décoré dans le style Art nouveau brésilien (de 3:47 à 3:50).

De nos jours, il s’agit d’un hôtel de luxe ne comprenant que six suites. En raison de sa décoration précieuse, l’hôtel n’accueille pas les enfants de moins de douze ans.

Son nom signifie Palais de la fontaine du Roi en raison de la fontaine à ses pieds.

Pendant des siècles, celle-ci était un des principaux points d’approvisionnement en eau potable de la capitale. Son origine remonte à l’époque mauresque.

De nos jours, cette fontaine n’est plus opérationnelle.


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 101 photos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (54 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (23 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (11 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (11 photos) et l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos).

Le sud d’Alfama
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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’est d’Alfama

15 juillet 2018

 

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Introduction

Le quartier d’Alfama est situé sur une des sept collines de Lisbonne. De tous les quartiers de la ville, c’est le plus ancien.

Peuplé originellement par les Maures, c’est un dédale de rues étroites qui serpentent sur cette colline, se croisent et se succèdent. En marchand le long des rues, on réalise qu’elles sont reliées par une multitude d’escaliers qu’on ne découvre qu’au dernier moment.

Les rues sont pavées de blocs carrés de pierre d’environ 10 cm de côté. Les trottoirs très étroits sont recouverts de pavés composés de calcaire blanc d’environ 6 cm de côté appelés calades. Dans certains cas, ceux-ci sont en basalte, donc noirs.

Habitué à demeurer dans une ville dont les rues sont en damier, le touriste est d’abord déboussolé. Mais puisque les rues se jettent les unes dans les autres, il suffit de monter jusqu’au niveau de la rue qu’on désire atteindre, de passer de l’une à l’autre en demeurant à peu près au même niveau et on finit par trouver sa destination.

Le problème est de se rendre à un lieu dont on ne connait pas l’altitude. À ce moment-là, une carte est indispensable.

Le long de ces rues, on voit un grand nombre de restaurants, de petites épiceries, de boutiques d’artisans.

Sans parcourir un circuit précis, ce diaporama comprend quatre parties.

Du Panthéon national à l’église Saint-Vincent-hors-les-murs

Tout comme son équivalent parisien, l’édifice du Panthéon national du Portugal (de 0:11 à 0:37) devait originellement servir d’église. D’où la croix au sommet de son dôme.

Débutée en 1682, l’Igreja Santa-Engrácia (dédié à Sainte-Engrâce de Saragosse, dont on peut voir la sculpture à 0:16) fut terminée en 1966. Avant même son achèvement, l’église fut transformée en panthéon.

Il s’agit d’une bâtisse cubique surmontée d’un dôme. Autour de ce dôme et de son tambour, une grande terrasse (à 0:34), accessible au public, offre une vue remarquable du Tage et de la rive opposée de la capitale.

Seulement douze héros nationaux y sont inhumés. Six autres y ont un cénotaphe (ils sont inhumés ailleurs mais ont un monument funéraire au Panthéon).

Ont eu droit à cet honneur, les plus grands explorateurs portugais, cinq hommes de lettres, quatre présidents de la République, des dirigeants militaires, une chanteuse de fado et… un footballeur.

À proximité se trouve le Mercado de Santa Clara (de 0:47 à 0:52) où se tient un marché aux puces les mardis et samedis.

De 0:58 à 1:42, nous visitons l’Igreja de São Vincente de Fora (ou l’église Saint-Vincent-hors-les-murs).

Pendant que le Portugal était sous domination espagnole, Philippe II d’Espagne ordonna la reconstruction du monastère Saint-Vincent-hors-les-murs, alors en ruine. Le monastère originel avait été construit par le premier roi du Portugal en remerciement pour la conquête de Lisbonne aux mains des Maures en 1147.

Les dirigeants espagnols y joignirent une église. Celle-ci fut commencée en 1582 et terminée en 1627.

Le tout était un geste politique destiné à affirmer que les conquérants espagnols s’inscrivaient dans la lignée des souverains portugais.


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

 
L’intérieur de l’église est un vaisseau central flanqué de bas-côtés où s’alignent des autels latéraux séparés des fidèles par une balustrade ou une grille.

Le maitre-autel est surmonté d’un baldaquin qui atteint presque le plafond. Étonnamment, c’est derrière le chœur qu’est placé l’orgue.

Les autels latéraux, richement décorés, ajoutent un brin de folie décorative à un lieu autrement relativement sage.

Adjacent à l’église, se trouve le monastère Saint-Vincent-hors-les-murs (de 1:43 à 2:26).

Le bas de presque tous les murs de ce vaste monastère est décoré d’azuléjos. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le mot azuléjo ne vient pas d’azul (bleu en portugais) mais de l’arabe al zulaydj, ce qui signifie ‘petite pierre polie’, désignant chaque pièce d’une mosaïque.

Ceux-ci sont des carreaux de faïence ornés, dans le cas du monastère, de représentations figuratives. À partir de la fin du XVIIe siècle, la mode s’est imposée au Portugal de peindre les azuléjos en bleu de cobalt.

Après la conciergerie (de 1:52 à 1:58), la visite se poursuit par le ‘musée’ du monastère qui devrait plutôt s’appeler le trésor du monastère.

Celui-ci est remarquable par la qualité des objets exposés, principalement de l’argenterie et de l’orfèvrerie.

Au premier étage, une galerie est consacrée à l’illustration des fables de La Fontaine (dont la fable Les deux chèvres à 2:10).

De 2:18 à 2:22, nous apercevons le panthéon des rois de Bragance. Le tout se termine par un aperçu l’extraordinaire sacristie (à 2:26).

Nous passons devant l’édifice de la Société Voz do Operário, siège de l’éditeur d’un journal ouvrier (de 2:30 à 2:32) puis, à proximité, devant la murale Pariz One & Mr. Dheo du Collectif Armu-Yama.

Du Musée militaire à l’église Saint-Étienne

Après un aperçu des étals de l’épicerie Pingo Doce de la station ferroviaire Santa Apolónia, nous entreprenons la visite du Musée militaire de Lisbonne (de 2:40 à 4:09).

Celui-ci est le reflet des guerres auxquelles le Portugal a participé. Qu’y trouve-t-on ? Beaucoup de canons, des armes, des uniformes militaires, quelques armures, des médailles, des casques de différents pays.

Ce musée vaut surtout pour la splendeur des lieux.

En entrant dans le musée, on se croirait dans un luxueux hôtel particulier parisien. À gauche, une salle (de 2:56 à 3:01) est décorée d’immenses toiles d’un gout exquis en hommage aux explorateurs portugais.

À l’étage, on trouvera, entre autres, deux salles Art déco (de 3:12 à 3:25) consacrées à la Première Guerre mondiale. Puis une enfilade de petites pièces de style néorococo rendent hommage aux grands dirigeants militaires portugais.

De 3:58 à 4:05, la cour intérieure est décorée d’azuléjos illustrant les grandes batailles qui ont jalonné l’histoire portugaise.

Bref, ce musée présente les œuvres de plusieurs des meilleurs décorateurs du pays au XIXe siècle. Et c’est cette décoration qui justifie amplement la visite de ce musée.

À 4:12, il s’agit de casiers de solidarité. Ceux-ci sont mis gratuitement à la disposition des personnes dites ‘itinérantes’ au Québec (ou SDF en France) afin qu’ils puissent y entreposer une partie de leurs possessions, leur évitant ainsi d’avoir à tout transporter.

De 5:07 à 5:22 nous voyons l’Igreja de Santo Estevão (l’église Saint-Étienne) et son mirador à 5:23.

Sur les fondations d’une église romane du XIIe siècle, l’église Saint-Étienne fut édifiée en 1733. Très endommagée par le séisme de 1755, elle fut rouverte au culte quarante ans plus tard.

Le maitre-autel est surmonté d’un portail baroque, lui-même surmonté d’un crucifix en stuc entouré d’anges et d’angelots (à 5:11).

Six autels latéraux sont placés dans autant de niches de sa nef octogonale. Une balustrade sépare ces autels des banquettes tout en laissant un peu d’espace pour venir se recueillir devant eux.

Rythmée de pilastres, la pierre des murs est à nue. Le plafond est orné d’une grisaille illustrant une clé de voute (à 5:21).

Notre visite se poursuit un peu au-delà de l’église Saint-Étienne.

De 5:24 à 5:32, voici Pátio 13, un restaurant aux portions généreuses, à cout raisonnable, et où tout est bon sauf la morue hypersalée.

À proximité du Musée du Fado

À 6:24, ce portail de style manuélin (ou de Renaissance portugaise) est tout ce qui reste de l’Igreja Nossa Senhora dos Remédios.

De 6:33 à 7:21, nous visitons le Musée du Fado. Apparu au début du XIXe siècle, le fado est un genre musical typique du centre du Portugal.

Le musée qui lui est consacré occupe trois étages d’une ancienne station de pompage située près du Tage.

À chaque étage, une grande fresque photographique présente les artisans de cette discipline, classés par époque.

Sur l’audioguide multilingue (indispensable), il suffit de pitonner le numéro que porte l’interprète pour entendre un de ses grands succès.

Les murs d’une salle sont tapissés des paroles des chansons. Plus loin, on présente les pochettes des disques, les instruments utilisés, des clips vidéos et une salle où deux bornes permettent aux visiteurs d’entendre les succès des grandes vedettes du fado.

L’extrait vidéo qu’on entend de 6:43 à 7:00 est tiré du film Fados de Carlos Saura; on y entend la fadista Carminho interpréter Fado das Hora.

De 7:22 à 7:27, il s’agit de l’Igreja de São Miguel, construite en 1673 (dont un clocher, en contrejour, conclura ce diaporama).

Aux alentours du Musée des Arts décoratifs

L’Igreja de Santiago (de 7:52 à 8:06) était l’église du village de Saint-Jacques, annexé depuis à Lisbonne. Ce nom fait également allusion au fait que cette église était sur le circuit emprunté par les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en galicien et en espagnol).

Surmontée d’un plafond peint représentant l’apôtre Jacques agenouillé regardant l’Assomption de la Vierge (à 7:58), cette église asymétrique est dépourvue de transept.

Elle est flanquée de trois autels latéraux peu profonds à gauche (à 8:00).

À droite, tout le bas-côté est occupé par la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire (à 8:02) dont l’autel baroque, en bois doré, est entouré de cinq azuléjos.

À deux pas se trouve le Miradouro das Portas do Sol (à 8:08). Ce belvédère dit des Portes du soleil offre une vue splendide vers l’est de la ville. Au loin à gauche, on distingue l’Igreja de São Vincente de Fora (l’église de Saint-Vincent-hors-les-murs), au centre le dôme du Panthéon national, et à droite l’Igreja de Santo Estevão (l’église Saint-Étienne).

De 8:14 à 8:42, nous visitons le Musée des Arts décoratifs. Créé en 1953, ce musée abrite la collection privée d’un banquier portugais.


Détails techniques : Le diaporama présente six clips vidéos et 235 photos.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (101 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (92 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (32 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos) et l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos).

L’est d’Alfama
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de l’est de Lisbonne

12 avril 2018

 

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Ce diaporama est moins un aperçu général de la partie est de la capitale portugaise qu’une présentation des deux sites touristiques qui s’y trouvent : l’Aquarium de Lisbonne (situé dans le Parc des Nations) et le musée national de l’Azuléjo.

Parque das Nações

Le Parc des Nations fut aménagé pour accueillir l’Expo’98.

Avant d’arriver à notre première destination, nous passons devant le Pavillon de la connaissance, œuvre du Portugais Carrilho da Graça (de 0:05 à 0:08).

Conçu par l’architecte américain Peter Chermayeff, l’Aquarium de Lisbonne (de 0:11 à 1:05) est le plus grand d’Europe. C’était la pièce maitresse d’Expo’98.

Il est formé de deux pavillons réunis par une passerelle.

Sa partie terrestre (de 0:13 à 0:23) sert de billetterie. Elle héberge également un restaurant et une exposition temporaire consacrée aux milieux aquatiques.

De 0:24 à 0:32, le long de la passerelle qui mène au pavillon principal, les visiteurs rencontrent des panneaux qui visent à les sensibiliser aux dangers de la surpêche.

La partie insulaire (de 0:33 à 1:05) présente tout ce qui est relié de près ou de loin au milieu aquatique : des oiseaux de l’Antarctique, des poissons (évidemment), des anémones, des coraux, des batraciens et des plantes aquatiques.

Quatre espaces distincts présentent les écosystèmes de l’Atlantique Nord, du Pacifique tempéré, de l’océan Indien tropical et de l’Antarctique.

Cette dernière partie n’étant pas vitrée (contrairement à son équivalent au Biodôme de Montréal), les visiteurs prendront soin de s’apporter un vêtement chaud.

Une trentaine de petits aquariums présente des poissons regroupés par catégorie ou par l’endroit du monde qu’ils habitent.

Sur deux étages, l’immense bassin central restitue partiellement les conditions de haute mer avec ses bancs de poissons, ses raies, et ses requins.

Il s’agit ici d’un des attractions touristiques les plus appréciées de Lisbonne.

De 1:22 à 1:29, il s’agit de la gare intermodale Oriente, construite pour desservir l’Expo’98 et créée par Santiago Caltrava Valls. Sa canopée de verre protectrice est caractéristique du style de cet architecte espagnol.

Museu Nacional do Azulejo

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le mot azuléjo ne vient pas d’azul (bleu en portugais) mais de l’arabe al zulaydj, ce qui signifie ‘petite pierre polie’, désignant chaque pièce d’une mosaïque.

Connu dans de nombreux pays depuis des siècles, cet art a atteint son apogée au Portugal au XVIIIe siècle.

À Lisbonne, en 1755, les édifices qui avaient résisté au séisme étaient souvent endommagés. Plutôt que de simplement calfeutrer les fissures, le recouvrement de plaques de faïence est soudainement devenu une mode.

Cette mode a persisté depuis et donne aujourd’hui un cachet particulier à la capitale portugaise.

Le pays se devait donc de créer un musée qui lui soit dédié (de 1:31 à 2:27).

Celui-ci a été aménagé dans l’ancien Couvent de la Mère de Dieu, construit en 1509 (de 2:28 à la fin).

De tous les azuléjos du musée, celui qui retient le plus l’attention est le grand panorama (composé de 576 tuiles faisant 23 mètres de large) de Lisbonne telle qu’elle était avant le séisme de 1755 (de 1:43 à 1:45).

Une partie des œuvres présentées le sont à l’étage, le long de la galerie du cloitre de style Renaissance de Diogo de Torralva (de 1:51 à 2:05).

Puis nous accédons à l’église Madre de Deus, une des plus belles de la ville.

Les religieuses assistaient aux offices dans le chœur supérieur (ou Coro Alto), situé à l’étage (de 2:39 à 2:51).

Les parties hautes de cette pièce sont décorées de toiles. Entre ces toiles et les stalles sur lesquelles les religieuses prenaient place, des niches fermées contiennent de saintes reliques.

Au fond de la pièce (à 2:49), une grande ouverture donne une vue en plongée de l’église proprement dite.

Au rez-de-chaussée, une antichambre (à 2:53) donne accès à l’église (à partir de 2:55).

Achevée à la Renaissance, celle-ci ne reçut sa décoration définitive qu’après le séisme de 1755. Cette décoration fastueuse est formée d’azuléjos hollandais, de toiles et d’une débauche de bois doré rococo.

À elle seule, elle justifie la visite du musée.


Détails techniques : Ce diaporama contient 85 photos et deux clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (39 photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (25 photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (21 photos).

Aperçu de l’est de Lisbonne
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Écrit par Jean-Pierre Martel


De Montréal à Lisbonne

27 mars 2018

 

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Ce court diaporama résume le vol Montréal-Lisbonne (avec escale à Amsterdam) effectué sur les ailes de KLM les 2 et 3 octobre 2016.

Jusqu’à 0:32, nous sommes dans le segment Montréal-Amsterdam. Puis, de 0:33 à 1:04, c’est le vol Amsterdam-Lisbonne.

Le reste du diaporama, c’est la course en taxi vers le studio que j’occuperai dans le plus vieux quartier de Lisbonne, soit celui d’Alfama.

Loué pour 58,96 $Can (ou 37 €) la nuit, ce studio est au premier étage d’un immeuble étroit donnant sur un parc.


Détails techniques : Ce diaporama contient 29 photos et trois clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

Les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (27 photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos).

De Montréal à Lisbonne
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 25 diaporamas de Paris

23 mars 2018
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Pour la personne qui songe à visiter Paris ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de trois-mille photos en haute-définition et des dizaines de séquences vidéo relatifs à la capitale française.

Diaporamas Durée Photos Vidéos
Le 1er arrondissement (1re partie) 2:56 80 1
Le Louvre 4:14 109 4
Le 1er arrondissement (3e  partie) 5:43 158 1
Aperçu du deuxième arrondissement 1:59 55 0
Aperçu du troisième arrondissement 1:14 32 1
Le 4e arrondissement (1re partie) 2:11 60 0
Le 4e arrondissement (2e  partie) 9:52 259 7
Le 5e arrondissement (1re partie) 6:19 177 2
Le 5e arrondissement (2e  partie) 6:09 177 0
Le 5e arrondissement (3e  partie) 5:59 144 6
Le Sixième arrondissement 8:02 217 3
Le Septième arrondissement 8:31 240 3
Le Huitième arrondissement 8:28 244 1
Le Neuvième arrondissement 4:37 118 2
Le Douzième arrondissement 6:58 173 5
Le Treizième arrondissement 4:23 124 0
Le Quatorzième arrondissement 3:05 83 0
Le Quinzième arrondissement 3:31 97 1
Le Seizième arrondissement 9:18 200 15
Le Dix-huitième arrondissement 2:41 69 1
La Défense 1:37 32 3
La basilique Saint-Denis 2:21 65 0
Aperçu de la ville de Versailles 3:26 95 0
Les jardins du château de Versailles 4:00 93 5
Le château de Versailles 4:19 120 0
Total 2h01:53 3 221 61


Pour lire les récits quotidiens du premier voyage à Paris (de la fin du voyage au début), veuillez cliquer sur ceci. Mais pour lire les récits quotidiens du deuxième voyage à Paris, veuillez plutôt cliquer sur cela.

Pour consulter la liste des diaporamas de toutes les villes visitées, veuillez cliquer sur ceci

Les 25 diaporamas de Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le château de Versailles

22 mars 2018

 

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Le château de Versailles est le plus célèbre et le plus visité des palais du monde.

Ce diaporama se divise en quatre parties :
• les Écuries royales
• le palais
• l’opéra Royal
• la chapelle Royale

Les Écuries royales

Situées en face du palais, de part et d’autre de la Place d’Armes, les Écuries royales comprennent deux édifices symétriques construits par Jules Hardouin-Mansart entre 1679 et 1682.

La Grande écurie abrite le musée des Carrosses de Versailles (ouvert le samedi et le dimanche de mars à octobre) tandis que la Petite écurie (de 0:04 à 0:11) abrite l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (fermée aux visiteurs).

Le palais

Le diaporama présente successivement :
• la statue équestre de Louis XIV, érigée en 1838 (à 0:13).
• le portail principal du château, de Jules Hardouin-Mansart (à 0:15).
• la cour du Roi (à 0:23) qui fait face à la ville.
• l’horloge de la cour de Marbre, flanquée d’Hercule et de Mars (à 0:29).
• la salle des Hoquetons (de 0:49 à 0:51).
• le salon d’Hercule (de 1:00 à 1:05), aménagé de 1712 à 1736. Il est décoré du Repas chez Simon de Véronèse (à 1:01). Cette toile fait face à Eliezer et Rébecca (à 1:03), également de Véronèse. Le plafond représente L’Apothéose d’Hercule, peint de 1733 à 1736 par François Lemoyne (à 1:05).
• le salon de l’Abondance, aménagé en 1680 (à 1:07), servait de vestibule au salon des Curiosités de Louis XIV. Son plafond fut peint par René-Antoine Houasse (à 1:09).
• le salon de Vénus fut construit entre 1677 et 1680. On peut y voir une statue de Louis XIV à l’antique par Jean Warin (à 1:11).
• au fond du salon de Diane, on trouve le buste de Louis XIV sculpté par Le Bernin (à 1:13). La pièce est également décorée de la toile Le Sacrifice d’Iphigénie, peinte en 1680 par Charles de la Fosse (à 1:15).
• le salon de Mercure (de 1:17 à 1:19) abrite l’horloge à automates exécutée par Morand et offerte à Louis XIV en 1706.
• à 1:21, il s’agit du plafond du salon d’Apollon, peint par Charles de la Fosse, sous le titre d’Apollon sur son char, accompagné par la figure de la France et le cortège des Saisons.
• le salon de la Guerre (de 1:23 à 1:25) fut aménagé de 1678 à 1686. À 1:23, le grand médaillon en stuc d’Antoine Coysevox représente Louis XIV à cheval foulant aux pieds ses ennemis.
• la voute de la galerie de Glaces (de 1:27 à 1:37), longue de 73 mètres, est décorée de trente compositions du peintre Charles Le Brun. Cet ensemble illustre l’histoire du règne de Louis XIV, de son accession au pouvoir en 1661 jusqu’à la paix de Nimègue en 1678. Sur les côtés, aux 17 fenêtres répondent 17 arcades revêtues chacune de 21 ‘miroirs de glace’. Ces derniers publicisent la naissance de l’industrie de la production du verre en France, désireuse de rivaliser avec celle de Venise.
• le salon de la Paix (de 1:39 à 1:49), à l’extrémité de la galerie des Glaces, fait symétrie avec le salon de la Guerre. Le médaillon peint en 1729 par François Lemoyne (à 1:39) s’intitule Louis XV donnant la paix à l’Europe. Au plafond (à 1:43), Charles Le Brun a peint La France victorieuse offrant un rameau d’olivier aux Puissances qui s’étaient unies contre elle.
• dans la chambre de la Reine (de 1:51 à 1:53), le lit et la balustrade sont des restitutions modernes d’après des documents anciens. C’est par la porte à la gauche du lit que Marie-Antoinette échappa aux émeutiers, le 6 octobre 1789.
• la chambre du Roi (1:55) est située à l’étage et fait face à la ville. Après le lever intime du roi (appelé le petit lever), on mettait en scène le grand lever, le petit déjeuner et plus tard, le coucher du roi. Exécutée devant six entrées successives de courtisans, la cérémonie du lever durait une heure : le roi était ‘lavé’, coiffé et habillé devant plusieurs centaines de personnes. Il est à noter que si cette photo suit celle de la chambre de la Reine dans le diaporama, ces deux pièces ne sont pas adjacentes.
• la salle du Sacre (à 1:57) est décorée, entre autres, d’une copie du Couronnement de Napoléon Ier et Joséphine, le 2 décembre 1804 par Jacques-Louis David (l’original est au Louvre). C’est cette toile du sacre qui donne son nom à la salle.

À 2:25 et 2:27, nous voyons successivement les statues de Charles Martel et de son petit fils Charlemagne.

L’opéra Royal

De 2:30 à 3:06, nous visitons l’opéra Royal, inauguré en 1770, sous Louis XV, pour le mariage du dauphin (le futur Louis XVI) et de Marie-Antoinette.

L’opéra Royal est entièrement fait de bois doré et peint. L’acoustique y est excellente.

Parce qu’ils ne sont pas faits de matériaux nobles, ses éléments décoratifs n’ont pas été prélevés pour être vendus aux enchères à la Révolution. Le lieu est donc à peu près intact, tel qu’on pouvait le voir sous Louis XV.

Le plafond de cette salle (de 2:34 à 2:37) fut peint en 1769-1770 par Louis-Jean-Jacques Durameau.

Le parterre y est en gradins, descendant du premier niveau jusqu’à l’orchestre. Les trois niveaux sont des loges disposées tout autour de la salle. Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

Le roi y prenait place dans une loge (de 2:46 à 2:53) à laquelle on accède en traversant des vestibules, de part et d’autre, destinés à assurer la protection du roi.

La chapelle Royale

De 3:09 à 4:03, il s’agit de la chapelle Royale, dessinée par Jules Hardoin-Mansart. Elle fut commencée en 1699 et achevée par Robert de Cotte en 1710, soit trois ans avant la mort de Louis XIV.

À mon avis, c’est le bel endroit du monde.

Le plafond est consacré aux personnages de la Sainte Trinité. À 3:18, au-dessus de l’autel, la voute de l’abside est décorée de La Résurrection du Christ de Charles de la Fosse. Toute la partie centrale du plafond représente Le Père éternel dans sa gloire apportant au mode la promesse du rachat, peinte par Antoine Coypel (à 3:38). Au-dessus de la tribune royale, la voute est décorée de La Descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les Apôtres par Jean-Baptiste Jouvenet (à 3:48).

Entre les fenêtres hautes, les douze apôtres sont représentés assis (six de chaque côté, de 3:20 à 3:46).

La seule façon de la visiter librement est d’y assister à un concert. Contrairement à l’opéra Royal (en bois peint), la chapelle Royale est entièrement minérale, ce qui en fait un lieu très réverbéré. Ce qui tranche avec le son de nos enregistrements modernes. Toutefois, on doit comprendre que la musique qu’on y présente est généralement des œuvres créées en fonction de l’acoustique des lieux.

Ce diaporama se veut l’apothéose de la série consacrée à Paris. J’espère qu’il saura vous plaire.


Détails techniques : Ce diaporama contient 120 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (55 photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (31 photos), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (23 photos), M.Zuiko 75 mm F/1.8 (6 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

Le château de Versailles
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu du 18e arrondissement de Paris

18 mars 2018

 

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Introduction

S’étendant sur 6 km², le 18e arrondissement est habité par environ 202 000 personnes. Ce qui en fait le deuxième plus peuplé de Paris, après le 15e.

Notre aperçu de cet arrondissement se limitera au quartier de Montmartre. Nous y visiterons successivement :
• le musée de Montmartre
• l’église Saint-Pierre de Montmartre
• la basilique du Sacré-Cœur
• le Marché de la Butte
• l’église Saint-Jean de Montmartre

Le nom ‘Montmartre’ est une déformation de mons Martyrum (mont des Martyrs en latin). C’est qu’au Moyen-Âge, on croyait que saint Denis y avait été décapité.

En réalité, le lieu de sa décapitation n’est pas là, mais plutôt sur le monticule de Montjoie, aujourd’hui aplani, situé entre Montmartre et Saint-Denis.

Le musée de Montmartre (de 0:20 à 0:34)

Sur notre chemin vers le musée, nous rencontrons le cabaret Au Lapin agile (à 0:09). À la fin du XIXe siècle, c’était un haut lieu de la bohème du quartier.

Mais un siècle plus tôt, les environs présentaient un aspect très différent. On y rencontrait alors une douzaine de moulins à vent, des vergers et des vignes.

De ces dernières, de nos jours, il ne reste plus qu’un seul vignoble (à 0:11 et à 0:18). C’est le Clos-Montmartre, situé entre le Lapin agile et le musée du quartier. Sa production est vendue par la mairie au profit d’œuvres sociales.

Inauguré en 1960, le musée de Montmartre occupe un ensemble de bâtiments qui servirent d’habitation et d’atelier à de nombreux peintres (dont Auguste Renoir, Maurice Utrillo, et Raoul Dufy).

On y présente la contribution du quartier à la notoriété de Paris. Il est centré sur le Montmartre grouillant, révolutionnaire et créatif de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

L’église Saint-Pierre de Montmartre (de 0:44 à 1:04)

Immédiatement à l’ouest de la basilique du Sacré-Cœur se trouve l’église Saint-Pierre de Montmartre. On y accède par la rue Saint-Éleuthère.

Consacrée en 1147, cette église médiévale est une des plus vieilles de Paris.

Dépouillé, l’intérieur est lumineux et propre comme si ce temple venait d’être achevé.

Les fenêtres sont décorées de vitraux créés en 1952 et 1953 par le verrier Max Ingrand puisque ceux d’origine ont été détruits par une bombe au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

À 0:50, l’autel est un cube en cuivre émaillé de Jean-Paul Froidevaux (1977).

De manière générale, l’intégration entre ce qui est vieux et ce qui est récent est parfaitement réussie.

Le buffet d’orgue date du XVIIIe siècle. Il provient de l’ancienne église Saint-Pierre-des-Arcis (autrefois sur l’Île-de-la-Cité). L’orgue lui-même a été reconstruit par Cavaillé-Coll en 1868-1869.

La basilique du Sacré-Cœur (de 1:06 à 1:36)

À la suite d’un soulèvement populaire — la Commune de Paris (dont Montmartre fut un des hauts lieux) — on crut bon élever une immense église destinée à rappeler aux gens de Montmartre la puissance de Dieu. Cette église est le Sacré-Cœur de Montmartre.

Sa situation géographique — au point le plus élevé de Paris — en fait l’église la plus visible de la capitale française. Avec plus de dix-millions de pèlerins et visiteurs par an, c’est également le deuxième monument religieux le plus visité en France (après la cathédrale Notre-Dame de Paris).

Le premier des six architectes qui se succédèrent à la barre du chantier, débuté en 1876, fut Paul Labadie. C’est lui qui décida de donner à la basilique un style romano-byzantin, inspiré des travaux qu’il avait effectués à l’église Saint-Front de Périgueux.

Son revêtement extérieur est en calcaire extrait de la carrière Souppes (dans le département de Seine-et-Marne, à l’est de Paris). Cette pierre, lorsqu’exposée à la pluie, sécrète une croute calcaire qui durcit en séchant et qui blanchit au soleil. On la dit donc ‘autonettoyante’.

La basilique fut consacrée en 1919 et officiellement achevée en 1923.

Contrairement aux autres églises de Paris, propriétés de l’État, la basilique est un monument privé, propriété de l’archevêché de Paris.

Afin de faciliter la circulation intérieure, les visiteurs y déambulent en sens unique (dans le sens antihoraire), de leur entrée par le portail droit jusqu’à leur sortie par le portail gauche.

Le portail droit est décoré d’un hémicycle d’Hippolyte Lefèvre intitulé ‘Saint-Thomas touchant les plaies du Ressuscité’ (à 1:08).

À l’exclusion des bancs, en bois, presque tout dans cette église est en dur, c’est-à-dire en pierre de taille ou en mosaïques.

Celle qui orne la voute du chœur couvre 474 m² (de 1:14 à 1:16). Cela en fait la plus grande mosaïque de France. Elle fut conçue par Luc-Olivier Merson et réalisée de 1912 à 1922 dans les ateliers Guilbert-Martin.

Le diaporama présente ensuite quelques-unes des chapelles de la basilique, présentées dans le sens de la visite :

  • de la chapelle Saint-Louis, nous voyons à 1:18 la mosaïque ‘Saint Louis présente la couronne d’épines’, dessinée par le peintre Pascal Blanchard (et réalisée en 1917 par les mosaïstes de René Martin & Cie). Face à cette mosaïque, on peut voir ‘Saint Louis sous son chêne’ (à 1:20) d’Henri Pinta (et réalisée par les mêmes mosaïstes). Ce peintre marseillais a conçu près de la moitié des mosaïques des chapelles de la basilique.
  • de la chapelle de Saint-Benoît-Labre, on voit une autre mosaïque d’Henri Pinta (à 1:22).
  • voici la chapelle de la Vierge (de 1:24 à 1:26).
  • à 1:30, il s’agit de la voute de la chapelle dédiée à saint Ignace de Loyola.
  • à 1:32, il s’agit d’une mosaïque qui orne la chapelle Saint-Vincent-de-Paul. Elle fut dessinée par le peintre Pascal Blanchard et réalisée en 1917 par les mosaïstes de René Martin & Cie.
  • à 1:22, il s’agit de l’autel en marbre de carrare consacré à sainte Radegonde, patronne secondaire de France.

Les vitraux originaux ont été détruits en 1944 et refaits en 1946.

Le grand orgue est de Cavaillé-Coll. Il fut construit en 1898 pour le château de baron de L’Espée. Après sa mort, il fut transféré à la basilique en 1919.

À l’extérieur (à 1:36), nous apercevons une statue équestre de sainte Jeanne-d’Arc, due à Hippolyte Lefèvre et installée en 1927.

En descendant la butte Montmartre, on rencontre la place Émile-Goudreau (à 1:42) sur laquelle se trouve Le Bateau lavoir (à 1:44).

C’est à cet endroit que plusieurs peintres (dont Picasso) avaient leurs ateliers (incendiés en 1970).

Au Marché de la Butte (de 1:38 à 2:00)

Située au 56 rue des Trois-Frères, la petite épicerie ‘Au Marché de la Butte’ doit sa célébrité mondiale au film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin.

Au Québec, ce genre d’établissement est appelé dépanneur tandis qu’en France, on les appelle des supérettes (pour signifier de petits supermarchés).

Malgré le flou des images (du à une erreur de mise au point), j’ai choisi d’ajouter au diaporama un court traveling qui illustre le pittoresque des lieux.

L’église Saint-Jean de Montmartre (de 2:02 à 2:20)

Au 19 rue des Abbesses s’élève la première église parisienne en béton armé. C’est l’œuvre de l’architecte Anatole de Baudot.

Au moment de son inauguration en 1904, l’église Saint-Jean-de-Montmartre fit scandale.

Construite dans un quartier ouvrier, celle-ci a été entièrement réalisée avec des matériaux ‘pauvres’; la brique au lieu de la pierre de taille, une façade ornée de pastilles de céramique colorées imitant des pierres précieuses, une architecture de béton assumée et une influence byzantine et magrébine totalement étrangère à la mode Beaux-Arts qui prévalait alors.

L’intérieur, anthracite, est l’antithèse exacte de la basilique du Sacré-Cœur.

Deux rues au sud de la rue des Abbesses, c’est le boulevard de Clichy. On passe alors de Montmartre à Pigalle.

Doit-on y voir un fait significatif ? Le Dieu des ouvriers loge sur une rue (celle des Abbesses) alors que l’enfer du sexe triomphe sur un boulevard (celui de Clichy).

Le diaporama se termine par l’entrée du restaurant Le Moulin de la Galette.

Situé derrière ce restaurant, le moulin homonyme ne se visite pas. On peut voir son ombre sur le mur blanc à droite de la photo à 2:32.

Construit en 1622, c’est un des deux seuls moulins encore en état de marche à Montmartre. Précisons que l’autre n’est pas Le Moulin rouge.


Détails techniques : Ce diaporama contient 69 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 équipé de l’objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

Aperçu du 18e arrondissement de Paris
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Écrit par Jean-Pierre Martel


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