Comprendre la musique d’Angine de poitrine
Publié le 21 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute
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Culture, Musique, Vidéos | Mots-clés : Angine de Poitrine |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Promutuel et le grand manège du Canada
Publié le 12 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes
Ces jours-ci, l’assureur Promutuel fait diffuser une réclame que probablement tout le monde a vue au Québec. Nous la publions sur ce blogue au bénéfice de nos lecteurs qui demeurent à l’Étranger.
Pendant que nous y sommes, voici quelques mots au sujet de cette compagnie.
À Huntington, en Montérégie, un groupe d’agriculteurs et de notables fondèrent en 1852 une mutuelle d’assurance contre le feu. Parmi ses fondateurs, on comptait le notaire Louis Hainault et le docteur Luc-Hyacinthe Masson qui, tous deux, avaient été impliqués quinze ans plus tôt dans la rébellion des Patriotes de 1837-1838.
Le premier avait été relâché après son arrestation en raison du rôle mineur qu’il avait joué dans les évènements. Alors que le second avait d’abord été exilé aux Bermudes (par ordre de lord Durham) pour finalement revenir au Québec en 1842 et ouvrir un magasin général à Saint-Anicet.
La rubrique de Wikipédia consacrée à Promutuel Assurances précise le rôle majeur du Dr Masson dans la mise sur pied de cet assureur.
Tout comme le mouvement des Patriotes, le Conseil d’administration de l’entreprise réunissait à l’origine des Francophones et des Anglophones dans le but, sans doute, de combattre le monopole des compagnies d’assurances britanniques au Bas-Canada (c’est-à-dire au Québec).
Au cours de ses 174 ans d’activités, l’entreprise a étendu sa protection contre l’ensemble des dommages matériels. Si bien que Promutuel emploie aujourd’hui 2 200 personnes et possède un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dollars.
La publicité de Promutuel montre des personnes entrainées contre leur gré dans un manège, comme l’étaient sans doute les Patriotes dans le grand tourbillon de l’Histoire.
Références :
Le Dr Luc-Hyacinthe Masson (1811-1880)
Promutuel Assurance
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Écrit par Jean-Pierre Martel
L’intelligence artificielle au temps des Fêtes
Publié le 19 décembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
Kelly-Eldridge Boesch est une artiste numérique installée à Los Angeles.
Après dix-sept ans passés en production cinématographique, en marketing et en création graphique, madame Boesch s’intéresse maintenant à la vidéo pilotée par intelligence artificielle.
Ses images surréalistes se distinguent par :
• leurs teintes sous-saturées, automnales ou froides,
• leurs personnages insolites, habillés de la tête aux pieds,
• leurs animaux chimériques,
• leurs machines et objets volants rétrofuturistes, et
• leurs lents travelings.
En dépit de la froideur inexpressive qui s’en dégage, ses vidéos impressionnent par leur beauté.
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Graphisme, Informatique, Vidéos |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Un petit conte de Noël sympa
Publié le 11 décembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
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Écrit par Jean-Pierre Martel
L’auto-toilettage du chien
Publié le 25 mars 2023 | Temps de lecture : 1 minuteCliquez sur l’image pour démarrer
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Fait divers, Vidéos |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Le nord du quartier de Hradčany (version II)
Publié le 9 août 2022 | Temps de lecture : 1 minuteCliquez sur l’image pour démarrer
D’une superficie de 1,5 km² et peuplé de deux-mille habitants, le quartier de Hradčany est situé sur la colline de Prague.
En une minute, le présent diaporama présente quelques édifices rencontrés au nord du château de la ville.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 29 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Le quartier de Hradčany : le château de Prague (version II)
Publié le 29 juin 2022 | Temps de lecture : 14 minutesCliquez sur l’image pour démarrer
Introduction
Autrefois indépendante (tout comme la Vieille ville), Hradčany fut une des quatre municipalités fusionnées en 1784 pour donner naissance à la ville de Prague.
C’est aujourd’hui un quartier de 151 hectares où vivent deux-mille résidents.
Nous y consacrerons trois diaporamas, dont celui-ci (consacré au château).
Long de 570 mètres et large de 130 mètres, le château est le siège du pouvoir politique en Bohème depuis plus d’un millénaire. C’est le plus vaste palais du monde. En effet, sans tenir compte des jardins, il est plus grand que celui de Versailles.
Il a la forme d’un « A » couché le long d’un plateau abrupt dominant la ville. Ses ‘remparts’ sont en réalité des bureaux administratifs. L’ex-président Vacláv Havel parcourait ses longs couloirs en trottinette.
Le Jardin royal (de 0:06 à 0:18)
Au nord du château se trouve le Jardin royal (de 0:06 à 0:18). Nous y voyons successivement :
• l’ancienne Villa présidentielle (à 0:06),
• la Fontaine chantante (à 0:08) coulée en 1568 par Tomáš Jaroš de Brno,
• la fontaine d’Hercule (à 0:10) créée en 1670 par Jan Jiří Bendl, et
• le pavillon du Jeu-de-paume (de 0:12 à 0:16) construit en 1569 par Bonifác Wohlmut et décoré de sgraffites. Devant l’édifice se trouve la statue Allégorie de la Nuit d’Antonín Braun.
Les costumes militaires du château (à 0:20) ont été dessinés par Pištěk, le costumier du réalisateur Miloš Forman.
La cour d’honneur (de 0:22 à 0:26)
En plus de l’entrée au nord (du côté du Jardin royal), on accède au château par sa cour d’honneur, située à l’ouest. Depuis toujours, c’est l’entrée principale du château.
La grille qui en limite l’accès est encadrée de deux statues de géants au combat créés en 1768 par Ignác Platzer (à 0:26). Dérobées par les armées suédoises en 1648, elles ont été remplacées depuis par des copies.
Après avoir parcouru les 38 mètres de profondeur de la première cour, on franchit un portail qui donne accès à la deuxième cour. Construit en 1614, ce portail est la première structure baroque construite à Prague.
La deuxième cour (de 0:28 à 0:34)
Large de 109 mètres et profonde de 45 mètres, la deuxième cour est une place vide à l’exception de l’église Sainte-Croix (à 0:30) et de la fontaine Kohl (à 0:32).
Construite de 1756 à 1763 par Anselmo Lurago et Nicolò Pacassi, l’église Sainte-Croix est une chapelle néoclassique dont l’intérieur, sobre, est en marbre blanc. De nos jours, elle abrite le centre d’information du château.
Au milieu de la deuxième cour se trouve la fontaine Kohl, sculptée dans le grès en 1686 par Hieronymus Kohl.
Tout autour se trouvent des bureaux administratifs. On y accède par des entrées (à 0:34) conçues par Jože Plečnik (1872-1957), un architecte précurseur du postmodernisme.
La troisième cour
• La Cathédrale Saint-Guy
Lorsqu’on franchit le portail qui donne accès à la troisième cour, la cathédrale Saint-Guy, dont les deux tours de la façade ont 82 mètres, se dresse à moins de vingt mètres devant nous.
Débutée par l’architecte Mathieu d’Arras en 1344 et poursuivie par Petr Parléř, la cathédrale ne fut complétée qu’en 1929. Pendant des siècles, la nef n’allait pas au-delà du transept. Sa façade néogothique est due à son dernier architecte, Kamil Hilbert.
Les portes en bronze de la façade ont été réalisées en 1927 par Otakar Španiel. Le tympan néogothique du portail central illustre la Crucifixion du Christ (à 0:38).
Dans le chœur se trouve le mausolée royal à Ferdinand Ier, son épouse Anne Jagellon et leur fils Maximilien :II (à 0:46), créé en 1589 par le sculpteur flamand Alexandre Collin de Malines.
À 0:48, le maitre-autel de style néogothique a été créé de 1868 à 1873 par Joseph Kranner.
C’est en 1946 que Max Švabinský conçut les vitraux qui ornent le chœur de la cathédrale (à 0:50). Au centre, on y voit la Sainte Trinité. À gauche, c’est la Vierge et, agenouillé, le prince Spythihněv Ier. À droite, on trouve saint Venceslas et saint Guy, de même que l’empereur Charles IV.
Quant à la chaire (à 0:54), elle date de 1618.
En entrant dans la cathédrale par le portail de droite, la première chapelle qu’on rencontre est dédiée à sainte Ludmila de Bohême. Servant de baptistère, elle est décorée du vitrail intitulé L’Envoi du Saint-Esprit (à 1:00), créé vers 1930 par Josef Cibulka.
Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale resta inachevée, son entrée principale était au fond du bras droit du transept. Depuis 1935, celui-ci est décoré d’un vitrail intitulé Le Jugement dernier, de Max Švabinský (à 1:02).
De toutes les chapelles latérales, la plus grande et la plus richement décorée est celle dédiée à saint Venceslas, le saint patron de la République tchèque (de 1:04 à 1:06). Elle fut créée de 1358 à 1367.
La partie inférieure des murs est garnie de fresques illustrant la Passion du Christ, entourées de 1345 dalles polies en pierres semi-précieuses (jaspe rouge, améthyste violette, et chrysoprase verte) réunies par un crépi à la poudre d’or.
Le haut de la chapelle est décoré de 31 fresques décrivant la vie de saint Venceslas, peintes en 1509 par celui qu’on surnomme le Maitre du retable de Litoměřice.
En empruntant le côté droit du déambulatoire, on rencontre le monument au comte Léopold Šlick (à 1:08) — en forme d’obélisque gardé par un lion — conçu par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et sculpté en 1723 par Matthias Braun.
Puis nous voyons successivement :
• la porte qui, depuis 1791, mène au trésor royal (de 1:10 à 1:12), nous voyons .
• l’autel de la chapelle Sainte Croix (à 1:14), et
• l’Oratoire royal (à 1:16), une tribune conçue par Benedict Ried en 1493 qui relie la cathédrale au palais royal.
De 1:18 à 1:23, il s’agit du tombeau en argent massif de saint Jean Népomucène, patron de Bohème. Son érection de 1733 à 1736 nécessita 1,8 tonne d’agent. On le doit à l’architecte Joseph-E. Fisher von Erlach, au modeleur Antonio Corradini et à l’orfèvre viennois Joseph Würth.
Jean Népomucène fut torturé à mort pour avoir refusé de révéler les secrets de la confession de la reine Sophie de Bavière à son mari jaloux, le roi Wenceslas IV.
Déjà populaire autrefois, il l’est devenu davantage sous le régime communiste. Ce culte avait pour but de tromper la population alors que beaucoup de confesseurs catholiques étaient des indicateurs de police.
Puis nous apercevons successivement :
• l’autel de la chapelle axiale, dédiée à la Vierge (à 1:26),
• l’autel de l’ancienne chapelle de l’archevêque (à 1:28),
• l’autel de la chapelle Sainte-Anne (à 1:30),
• l’entrée de l’ancienne sacristie (à 1:32),
• l’escalier (à 1:34) qui mène à la chaire (à 0:52),
• la chapelle Saint-Sigismund (de 1:36 à 1:38) (qui renferme les reliques de ce saint). Son autel baroque est l’œuvre de l’architecte František-Maxmilián Kaňka,
• l’orgue rococo de 1763 installé au fond du bras gauche du transept.
• La Passion du Christ (1927), une sculpture sur bois de Frantisek Bilek (à 1:46),
• l’escalier qui menait autrefois au Trésor de la cathédrale (à 1:48), et finalement,
• l’extraordinaire vitrail intitulé Les Débuts du christianisme en Bohème, créé de 1928 à 1930 par Alfons Mucha (à 1:50).
Cette visite de la cathédrale Saint-Guy se termine par la rosace La Création du monde (1925-1927) de František Kysela. Le maitre-verrier Josef Vlasak y a assemblé 26 740 pièces de verre.
À la droite de la cathédrale se trouve la Vieille Prévôté (de 2:00 à 2:04). Elle était autrefois le Palais archiépiscopal de Prague, puis la résidence du prévôt de la cathédrale. Sur un de ses coins, on peut voir une statue de saint Venceslas (à 2:04).
Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale demeura inachevée, les fidèles y pénétraient par sa façade sud (à 2:06), plus précisément par la Porte d’Or.
Celle-ci doit son nom à la mosaïque rouge et or qui décore son fronton et qui fut créée à Venise en 1371. Elle représente Le Jugement dernier (à 2:08). C’est derrière cette mosaïque que se trouve la chambre du Trésor (où sont entreposés les joyaux de la couronne de Bohème).
À 2:10, cette fontaine représentant saint Georges terrassant le dragon est une œuvre de Jiří et Martin de Cluj réalisée en 1373.
De 2:12 à 2:14, il s’agit d’une des portes qui mènent aux bureaux gouvernementaux.
Depuis 1920, l’escalier aux Taureaux (de 2:16 à 2:20), dessiné par Josip Plečnik, permet d’accéder aux Jardins du Sud (de 2:22 à 2:34) desquels on a une vue exceptionnelle de la ville (dont, à 2:24, le dôme de l’église Saint-Nicolas du Petit-Côté). Entre autres, on y trouve la maison du jardinier (à 2:30).
En montant l’escalier aux Taureaux (à 2:34), on retourne à la deuxième cour. À 2:36, on y voit le balcon présidentiel.
C’est maintenant le temps de descendre visiter (de 2:38 à 3:10) le Palais Royal. Celui-ci fut la résidence des princes et rois de Bohème du XIe au XVIe siècle.
On y trouve :
• à 2:42, la fresque Le Jugement de Salomon, datant du XVIIIe siècle, et décorant la Chambre verte (à gauche du vestibule),
• de 2:44 à 2:48, la salle Vladislav, longue de 60 mètres et large de 16 mètres, construite entre 1486 et 1502 par Benedikt Ried. Autrefois salle d’apparat, elle représentait une prouesse architecturale en raison de son exceptionnelle largeur sans poutre d’appui. Depuis 1934, c’est là que se déroule la prestation de serment des présidents de la République. Originellement, c’était la plus grande salle profane d’Europe centrale.
• du côté gauche de la salle, un escalier permet d’accéder aux salles des Nouveaux registres provinciaux (de 2:50 à 2:56), ornées des blasons des fonctionnaires de la Diète. C’est là que l’on conservait les registres de propriété foncière, de même que les décisions de la Cour de Justice et de la Diète.
• une deuxième porte est l’escalier des Cavaliers (à 2:58). Celui-ci relie directement l’extérieur du palais à la salle Vladislav. Ses larges marches permettaient aux cavaliers de monter à cheval à la salle afin de participer aux tournois qui y étaient organisés.
• un portail aux colonnes torsadées (à 3:00) donne accès à l’ancienne salle de la Diète (à 3:02), où étaient traitées les affaires publiques en présence du roi.
• au fond de la salle Vladislav, on peut voir la chapelle de Tous-les-Saints (de 3:04 à 3:08), restaurée en 1579 à la suite d’un incendie. La toile qui orne le maitre-autel date de 1732. Sur les murs dégarnis du chœur, une série de douze toiles racontent des scènes de la vie de saint Procope de Sázava. La tombe baroque de ce dernier se trouve dans une chapelle latérale située du côté gauche de la chapelle (hors-champ à 3:06), faisant symétrie avec l’autel à droite qui est décoré d’une toile représentant la Descente de la Croix.
• le côté droit de la salle Vladislav donne accès à une terrasse (à 3:10).
Après une carpe au restaurant Vikárka (à 3:12), nous passons devant le Collège des chanoines de la cathédrale (de 3:14 à 3:16).
À 3:18, nous avons une vue des édifices qui bordent la place Saint-Georges.
D’abord la Nouvelle Prévôté, de style néogothique, construite de 1878 à 1891. De 3:20 à 3:26, on la voit plus en détail, dont la statue de saint Venceslas qui décore un coin de sa façade (à 3:22), analogue à celle sur la Vieille Prévôté (à 2:04), et ces chimères qui enjolivent le coin des fenêtres du toit (à 3:26).
Puis, derrière une façade sobre, l’ancien couvent Saint-Georges. De nos jours, il abrite une partie de la collection de la Galerie nationale (de 3:30 à 3:58). Entre autres, nous y voyons :
• Ctirad a Šárka (achevée en 1895) de Josef Václav Mylsbek (à 3:33),
• Adam a Eva (1849) de Václav Levý (à 3:35),
• La Musique, première ébauche (1892-1894) de Josef Václav Mylsbek (à 3:37),
• neuf paysages de Josef Navrátil (à 3:39),
• Une Semaine d’été (1854) d’Antonín Dvořák (à 3:41),
• Oldřich a Božena (1884) de František Ženíšek (à 3:43),
• projet abandonné pour le rideau de scène du Théâtre national, dessiné en 1880 par Adolf Liebscher (à 3:45),
• tombeau de sainte Milada (à 3:47),
• La Musique, première ébauche (1907-1912) de Josef-Václav Mylsbek (à 3:49),
• Sarcophage de Václav Švagrovský, (1881-1883) de Josef Václav Mylsbek (à 3:51),
• La Tombée de la nuit (1909-1913) de Jakub Schikaneder (à 3:53).
Derrière une façade corail et crème baroquisée de 1657 à 1680 se trouve la basilique romane Saint-Georges, reconstruite en 1142 (de 4:01 à 4:14).
Le fronton de sa façade est décoré d’un relief représentant saint Georges, alors que sous ce fronton, on trouve la statue de l’abbesse Milada, fondatrice du couvent (à gauche), et à droite, du prince Vratislav I (qui a ordonné la construction de la basilique).
À l’intérieur, on peut y voir (à 4:08) la tombe en bois du prince Vratislav I. Celui-ci est le fils de sainte Ludmilla (à qui une chapelle est dédiée) et le père de saint Venceslas.
S’il y a autant de martyres dans la dynastie princière des Přemyslides, c’est qu’on s’y est beaucoup entretué.
En plus de son entrée principale sur la place Saint-Georges, la basilique en possède une autre sur son flanc droit (à 4:10). Depuis environ 1515, son portail de style renaissance est décoré d’une scène représentant saint Georges terrassant le dragon (à 4:12).
Toujours à la droite de la basilique se trouve une petite chapelle carrée créée au XVIIIe siècle par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et dédiée à Saint-Jean Népomucène (de 4:16 à 4:22).
De l’autre côté de la rue Jiřská (ou rue Saint-Georges), on peut voir le portail de l’Institut des dames nobles du château de Prague (à 4:23). Il s’agissait d’un établissement où les fillettes de l’aristocratie étaient élevées selon un mode de vie austère.
En bifurquant vers le nord, on atteint la ruelle d’Or (de 4:32 à 4:36). Adossées au mur d’enceinte du château, ces maisonnettes ont été construites en 1579 pour loger les 24 gardes de Rodolphe II.
Elle tire son nom de la légende selon laquelle les alchimistes de Rodolphe II (amateur d’ésotérisme) y effectuaient leurs recherches en vue de découvrir comment changer le plomb en or.
Vers la fin de la Première Guerre mondiale, l’écrivain Kafka et sa sœur vécurent quelques mois dans celle qui porte le numéro 22 (à 4:34). De nos jours, ce sont des boutiques de souvenirs ou d’artisans.
Au No 6, c’est le portail de l’ancien palais du Burgrave Suprême, premier personnage du pays après le roi et son représentant officiel en son absence. De nos jours, ce palais abrite le musée des Jouets (à 4:38), le deuxième plus grand au monde.
En face se trouve le Palais Lobkowicz, construit en 1570 par le chancelier Vratislav de Pernštejn et qui fut acquis en 1651 par la famille Lobkowicz. Confisqués par l’État à l’arrivée du communisme, le palais et ses trésors artistiques furent restitués à la famille Lobkowicz en 2003.
Son café (de 4:40 à 4:49) offre une vue superbe sur la ville (dont l’église Saint-Thomas, à 4:42).
Servi au café, ce plat typique de la cuisine bourrative tchèque (à 4:46), où la viande est enfouie sous de la sauce brune qu’on mange avec du pain.
À 4:50, la tour Noire, construite au XIIe siècle, complète notre visite du château. Quant à ses abords, la toute dernière photo montre (à 4:56), au premier plan, le vignoble Saint-Venceslas, le plus ancien de Bohême.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 145 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et d’une photo tirée de Wikipédia.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
La magie des vapeurs
Publié le 19 juin 2022 | Temps de lecture : 1 minuteCliquez pour démarrer
Âgé de 21 ans et originaire de République dominicaine (ou de Madrid, selon les sources), Jaxell Frias s’est fait connaitre en 2019 en participant au télé-crochet ‘Romania Got Talent’.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
La Vieille Ville de Prague (3e partie, version II)
Publié le 12 février 2022 | Temps de lecture : 6 minutesCliquez sur l’image pour démarrer
Préambule
Il existe un peuplement juif à Prague, voisin d’un peuplement slave, depuis le Xe siècle. Celui-ci se transforme en ghetto au XIIIe siècle, à la suite d’une directive du Vatican indiquant que Juifs et Chrétiens devaient vivre séparément.
Au cours des siècles qui suivront, les Juifs seront l’objet de massacres (entre autres par les Croisés en route vers la Terre sainte) et d’interdits quant aux métiers qu’ils peuvent exercer.
Durant la guerre de Trente Ans, l’avancée de l’armée suédoise (qui s’était emparé du château de Prague qu’elle avait pillé) est stoppée sur le pont Charles.
Celui-ci est alors le seul pont qui relie le quartier du Petit-Côté — où se trouve le château et où habite la noblesse — au reste de la ville. Durant cette bataille, le 26 juillet 1648, les étudiants de l’université Charles et les Juifs s’illustrent par leur courage à sauver la ville des envahisseurs.
En 1781, l’empereur Joseph II promulgue un édit de tolérance qui garantit à tous les citoyens (y compris aux Juifs), la liberté de culte et le libre accès à la vie publique : emplois publics, université, corps de métier, etc. C’est en son honneur que l’agglomération juive de Prague prendra le nom de Josefstadt (ou ville Joseph).
En 1850, Josefstadt est annexé à la ville de Prague pour devenir le quartier de Josefov. Toutefois la presque totalité de ce quartier est rasée, entre 1893 et 1913, dans le but d’assainir et de remodeler la ville en suivant l’exemple de ce qu’avait fait le baron Hausmann à Paris.
À l’issue de ces travaux, il ne resta plus que six synagogues, le vieux cimetière et l’ancienne mairie de la ville juive. Le quartier juif, tel qu’on peut le visiter aujourd’hui, date de cette époque.
Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, 90 % des Juifs tchèques périrent dans des camps de concentration. Si bien que la communauté juive tchèque, après avoir été l’une des plus importantes, est désormais l’une des plus petites d’Europe. De nos jours, environ 6 000 Juifs vivent à Prague.
Le diaporama
De nos jours, le ‘quartier’ Josefov de Prague n’est plus une entité administrative reconnue. Comme c’est le cas du ‘quartier’ chinois de Montréal.
Le diaporama présenté ici est donc consacré à la partie nord du quartier de la Ville Ville, ce qui inclut l’ancien quartier juif.
Celui-ci débute à 0:04 par un aperçu (en biais) du parc Antonín Dvořák.
Celui-ci est bordé au nord par la Rodolfinum, une salle de spectacle de style néorenaissance construit de 1876 à 1884 par les architectes Joseph Zítek et Joseph Schulz (de 0:06 à 0:09).
L’édifice abrite également une galerie d’art moderne.
En face, de l’autre côté de la rue ‘17 listopadu’ (ou rue du 17 Novembre), on trouve le musée des Arts décoratifs, achevé en 1901 sur les plans de Joseph Schulz (de 0:10 à 0:52).
De 0:53 à 1:08, nous sommes sur la rue Břehová.
De 1:09 à 1:28, nous parcourons la rue Široká. Nous y rencontrons la synagogue Pinkasova (à 1:09) — dont les murs sont un mémorial aux Tchèques victimes de l’Holocauste — et le restaurant Švejk (au Široká 20).
Dans ce dernier, on sert (à 1:28) cette spécialité typique de la nourriture bourrative du pays. Il s’agit de tranches de rôti de porc ou de bœuf noyées de sauce brune, décorées de confiture et de crème fouettée, et accompagnées de tranches de knedlíky (un pain cuit dans de l’eau bouillante, contenant des cubes de pain de la veille).
À 1:30, voici un édifice Art Nouveau (inspiré de la Sécession viennoise) à l’intersection des rues Žatecká et Kaprova.
De 1:32 à 2:00, nous parcourons la rue Maiselova. On y voit (à 1:32) la synagogue Maiselova, deuxième synagogue faisant partie du complexe muséal juif de Prague et construite en 1591 par Mordechai Maisel.
À 1:42, il s’agit de la synagogue Vieille-Nouvelle (qui appartient également à ce complexe), construite vers 1270. C’est le plus vieux sanctuaire juif d’Europe.
Dans une ruelle perpendiculaire, on trouve la synagogue Klaus, construite en 1694 (le mur crème sur le côté gauche de la photo à 1:44). Au centre de cette photo, c’est la Salle des cérémonies, construite en 1906. Par une grille à gauche (à 1:46), on accédait autrefois au cimetière juif.
On y a planté une collection de pierres tombales. Les petites pierres sur le dessus de certaines d’entre elles rappellent la coutume juive de les décorer ainsi plutôt que de fleurs (rares en milieu semi-désertique).
Construit de 1570 à 1577, l’hôtel de ville juif reçut sa façade rococo actuelle en 1763 (à 2:00). À l’étage, il abrite la synagogue Haute. Le reste de l’édifice sert de centre communautaire.
De 2:02 à 2:24, nous parcourons la rue Pařižská (ou rue de Paris). Celle-ci se termine à l’hôtel Intercontinental (à 2:24).
De 2:25 à 2:30, nous voyons deux édifices sur la rue Elišky Kránohorské. Le premier de style Art Nouveau (ressemblant à un autre vu à 2:18), et le second de style cubiste, un style architectural que seule Prague possède.
Puis nous apercevons quelques édifices sur les rues Dušní (de 2:32 à 2:36) et Salvátorská (de 2:38 à 2:40). Nous retournons sur Dušní pour y voir (à 2:42) l’extraordinaire synagogue Espagnole, construite en 1868. Puisqu’il est interdit d’en photographier l’intérieur, on voit à 2:44 une photo tirée de Wikipédia.
Au bout de cette rue, nous apercevons (de 2:46 à 2:50, l’ancienne église Šimon a Juda (Simon et Jude), construite de 1615 à 1620. De nos jours, elle sert d’hôpital et de salle de concert.
Puis nous apercevons les rues Věnzeská (à 2:52), Dlouhá (de 2:54 à 3:08), V Kolkovné (de 3:10 à 3:12), Kozí (de 3:14 à 3:22), U Obechního Dvora (de 3:24 à 3:26), Anežská (de 3:28 à 3:32, où nous apercevons au loin le couvent d’Agrès-la-Bienheureuse), Haštralská (de 3:34 à 3:44), et finalement l’édifice du ministère de l’Industrie et du Commerce, situé au coin nord-est du quartier.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 114 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et d’une photo tirée de Wikipédia.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
La Vieille Ville de Prague (2e partie, version II)
Publié le 5 décembre 2021 | Temps de lecture : 6 minutesCliquez sur l’image pour démarrer
Introduction
Le quartier de la Vieille Ville de Prague est limité au sud par le boulevard Národní (ou boulevard National). Celui-ci dessine un arc de cercle qui se poursuit brièvement par la rue 28 Října (ou rue du 28 Octobre), puis la rue Na Přikopě (ou rue Sur la Tranchée), et finalement par le boulevard Revoluční (qui borde le quartier à l’est).
À l’époque où Prague était une ville fortifiée, son urbanisme était simple.
Il y avait d’abord ce qui correspond au centre-ville, présenté dans un diaporama précédent.
Depuis des siècles, c’est la partie du pouvoir politique, des avis et des exécutions publiques, de la perception des taxes sur la marchandise étrangère, des palais nobiliaires, des ambassades, et des artisans (imprimeurs, joailliers, ébénistes, sculpteurs, etc.).
Et il y avait la partie résidentielle. Il y avait aussi des commerces. Mais au lieu de boutiques artisanales et de métiers spécialisés, c’est là que le peuple achetait son pain des boulangers et faisait ses emplettes au marché: celui des producteurs agricoles, de même que celui du bois (ou du charbon).
On y trouvait également de modestes églises paroissiales, enrichies au fil des siècles par les dons de mécènes.
C’est cette autre partie ancienne de Prague que ce diaporama vous invite à découvrir.
Avant que chaque maison de Prague ne soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom, choisi par son propriétaire. Et pour simplifier la tâche des messagers chargés d’acheminer le courrier, chaque maison, même les plus modestes, possédait une enseigne représentant ce surnom. Le diaporama en présente quelques-unes parmi celles qui ont traversé le temps.
De Liliová à la chapelle de Bethléem
La vidéo débute sur la rue Liliová (ou rue du Lys). On y voit :
• le restaurant Au Serpent doré (à l’intersection avec Karlova),
• une vue générale de cette rue (à 0:07),
• le portail du Liliová 13 (du 0:08 à 0:11),
• celui du magasin d’antiquités Mucha (à 0:13),
• l’extrémité sud de cette rue.
Après un détour sur la rue U Dobřenských (à 0:17), nous voici sur la place Betlémské (de 0:18 à 0:23), puis à la chapelle de Bethléem (de 0:24 à 0:29).
Construite de 1391 à 1394 — et reconstruite presque à neuf après la Deuxième Guerre mondiale — cette chapelle fut, de 1402 à 1415, le lieu de prédication de Jan Huss.
Ce recteur de l’université de Prague (la première d’Europe centrale) établit les bases grammaticales de la langue tchèque, normalisa son orthographe, et fit de son université une maison d’enseignement principalement tchèque (et non allemande).
Convoqué en 1415 au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII, il y fut brulé comme hérétique pour s’être opposé à la corruption de l’Église catholique romaine.
Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.
Des églises Saint-Gilles à Saint-Martin-dans-le-Mur
À quelques minutes de marche plus au nord, on trouve l’église Saint-Gilles.
Construite au XIVe siècle, cette cathédrale catholique devint un lieu de culte hussite au siècle suivant. L’église fut confisquée par ordre de l’empereur et confiée aux Dominicains en 1626. Ceux-ci en refirent la décoration intérieure dans le style baroque.
Son plafond est décoré de l’œuvre Triomphe des Dominicains sur l’hérésie de Václav-Vavřinec Reiner (à 0:43).
En descendant sur la rue Husova jusqu’à son extrémité sud, on rencontre (de 0:55 à 0:57) la sculpture L’homme suspendu (1997) de l’artiste provocateur David Černý. L’homme représenté ici est Sigmund Freud.
Après un petit détour sur la rue Vejvodova (de 0:59 à 1:03), nous descendons Na Perštyně pour y voir :
• le portail cubiste de La Maison syndicale, construite de 1920 à 1922 (à 1:05),
• le portail de la Maison aux nounours, construite vers 1614 (à 1:07), et
• l’entrée au numéro 2 (à 1:09).
En tournant sur la rue Martinská, nous y voyons l’ancienne église gothique Saint-Martin-dans-le-Mur. Celle-ci tire son nom du fait qu’elle fut partiellement incorporée aux fortifications que la ville érigea au XIIIe siècle sur le parcours du boulevard Národní actuel.
Elle fut le premier lieu de culte où les fidèles communiaient sous les deux espèces (pain et vin consacrés). Or cette coutume fut un des fondements du culte hussite.
De Skořepka au Théâtre des États
Sur la rue Skořepka, à l’intersection de Na Perštyně, on peut voir ce magnifique édifice de style néorenaissance, construit en 1885 par Antonín Wiehl. Sa façade en briques et en pierre de taille est soulignée par une longue frise en terre cuite au premier étage et décorée de sgraffites au dernier étage (créés par Mikoláš Aleš).
La rue Skořepka débouche à l’Est sur la place de Marché au charbon ou Uhelný Trh (de 1:21 à 1:30).
Le côté oriental de cette place triangulaire donne naissance à trois rues parallèles, dont la rue Rytířská (de 1:31 à 1:40).
À mi-chemin, celle-ci croise la rue Na Můstku où nous apercevons
l’enseigne de la Maison de Samuel (à 1:41) et l’enseigne de la Maison aux deux colombes blanches (à 1:43).
Et de la rue Na Můstku, on fait un petit détour sur la rue Provaznická pour y voir l’enseigne du 13 de cette rue (à 1:45).
Une des deux autres rues qui partent de la place du Marché au charbon est le boulevard Havelská. Depuis le Moyen-Âge il s’y tient un marché de fruits et de fleurs (de 1:47 à 1:51).
À l’est, cette rue mène à l’église Saint-Gall ou Kostal sv. Havel (de 1:51 à 1:55). Construite vers 1340, cette église fut baroquisée au XVIIIe siècle. Sa façade convexe, de Giovanni Santini-Aichel, est décorée de statues de Ferdinand Brokof.
Si on poursuit notre randonnée plus à l’est, on atteint le Théâtre des États (de 2:01 à 2:19).
Avant d’y entrer, notons qu’à la gauche de cet édifice se trouve le Karolinium, construit en 1348. L’oriel qu’on voit à 1:59 est tout ce qui reste de l’édifice originel.
Construit de 1781 à 1783 par Antonín Haffenecker pour le mécène František-Antonín Nostic-Rieneck, le Théâtre des États est une salle de concert presque intacte depuis sa création.
C’est là qu’eut lieu la première mondiale de l’opéra Don Giovanni de Mozart en 1787. Puisqu’on y présente toujours cet opéra (parmi d’autres productions), il est vivement conseillé aux mélomanes qui visitent Prague d’acheter des billets pour y voir cet opéra. D’autant plus que l’acoustique de cette salle est phénoménale.
Le diaporama se termine par un aperçu de certains édifices sur Ovocný Trh, une rue qui se termine à l’est sur la rue Celetná.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 73 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6.
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