L’arrondissement d’Ajuda, à Lisbonne

2 avril 2019

 

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L’ancien village d’Ajuda donne son nom (qui signifie Aide en portugais) à un arrondissement situé dans l’ouest de la capitale.

Son territoire de 3,15 km² est peuplé d’environ dix-huit-mille habitants.

Nous y visiterons deux lieux :
• l’Igreja de Nossa Senhora da Ajuda (de 0:04 à 0:17),
• le Palácio Nacional da Ajuda (de 0:23 à 2:31).

Également connue sous le nom d’Igreja da Boa-Hora (église du Bon-Temps), l’Igreja Nossa Senhora da Ajuda (ou église Notre-Dame d’Ajuda) fut construite l’année qui suivit le tremblement de terre de 1755.

Sa façade est d’une grande sobriété. Mais quelle surprise en y pénétrant; les murs y sont couverts de magnifiques azuléjos. Dans chacun d’eux, la partie centrale bleue est encadrée de pilastres à chapiteaux ioniens typiques de passage au style néoclassique.

Puisque l’église appartenait aux Augustins, ces azuléjos représentent des scènes de la vie de saint Antoine de Lisbonne (appelé aussi saint Antoine de Padoue), un ermite qui adhérait lui aussi la règle monastique de saint Augustin.

Sur les côtés de la nef rectangulaire, on trouve deux autels latéraux et, plus près du chœur, deux chapelles dont l’une (à 0:08) est clôturée d’un portail doré.

C’est dans cette chapelle qu’on trouve (à 0:12) la statue de Notre-Dame d’Ajuda.

Essentiellement, ce sont ces azuléjos qui donnent à cette église toute sa valeur artistique.

Le plafond en grisaille serait du peintre José-Maria Pereira Cão (1841-1921).

Plantée dans le stationnement situé à quelques pas du palais royal d’Ajuda, la Torre da Paroquial, surnommée Torre do Galo (ou Tour du coq) est tout ce qui reste de la chapelle d’un palais royal construit après le tremblement de terre, mais détruit par le feu en 1794 et démoli en 1843 (de 0:19 à 0:22).

Aprés l’incendie de 1794, on débuta la construction d’un nouveau palais royal l’année suivante. Elle fut interrompue en 1807 par l’invasion française et l’exil de la monarchie portugaise au Brésil. Jamais achevée, la construction reprit avec la restauration de 1821. Le palais fut la résidence officielle du roi du Portugal jusqu’à son abdication en 1910.

Sans porter ce nom, le palais est implicitement devenu un musée des Arts décoratifs.

C’est une bâtisse de trois étages dont deux sont accessibles au public. Au rez-de-chaussée et au premier, les appartements sont disposés en enfilade.

Les visiteurs empruntent donc un couloir et assistent à une succession de pièces toutes plus ravissantes les unes que les autres.

Parmi les pièces visitées, mentionnons :
• la Conciergerie (à 0:43),
• la Salle d’audience (de 0:45 à 0:52),
• le Salon de musique (à 0:55),
• la chambre de Luís Ier (de 0:57 à 1:03),
• le Salon bleu (à 1:11 à 1:13),
• le Salon rose ou Salon de saxe (de 1:15 à 1:25),
• le Salon vert (de 1:26 à 1:29),
• le Salon de marbre ou Jardin d’hiver (à 1:31),
• le Salon rouge (de 1:33),
• la Chambre de la reine (de 1:35 à 1:39),
• le Vestiaire (à 1:43),
• le Grand Escalier (à 1:49)
• la Chapelle palatine (à 1:55),
• le Vestibule (à 1:57),
• la Salle de réception (de 2:03 à 2:05),
• l’ancienne Salle de billard (à 2:06)
• la Chambre verte (à 2:12)
• l’Antichambre diplomatique (de 2:15 à 2:18)
• la Salle du Trône (de 2:18 à 2:22),
• l’ancienne Salle de bal (de 2:23 à 2:25)
• la Grande Salle de banquet (de 2:27 à 2:29).


Détails techniques : Le diaporama présente 78 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (41 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (19 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (16 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’arrondissement d’Alcântara, à Lisbonne

14 mars 2019

 

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Sur la carte ci-contre, un anneau bleu se trouve discrètement près du coin supérieur droit de l’image.

Il marque l’endroit où les Romains avaient construit un pont de pierre (aujourd’hui disparu) qui, pendant des siècles, enjambait un ruisseau.

À la conquête arabe, cet ouvrage jouissait d’une telle notoriété qu’il suffisait de l’appeler ‘le pont’ (al Qantara en arabe) pour le désigner.

À la reconquête catholique, on se servit du mot ‘Alcântara’ pour nommer le ruisseau enjambé par ce point. Depuis la Révolution portugaise, il désigne une paroisse civique devenue arrondissement en 2012.

Cet arrondissement occupe une bande de terrain d’un kilomètre de large le long du Tage sur 2,7 kilomètres de profondeur, recouverte d’un boisé au nord.

Cette partie boisée est une section l’immense parc Forestier Monsanto — le poumon vert de la capitale — dont les 10 km² chevauchent sept des 24 arrondissements de la ville.

La carte ci-dessus ne montre que la partie la plus au sud de l’arrondissement, là où se concentrent ses quatorze-mille citoyens.

Nous y visiterons quatre lieux :
• le Museu de Macao,
• le Museu Carris,
• la Capela de Santo Amaro,
• la Capela do Palácio Vale Flor.

Le Museu de Macao

Ce petit musée sur deux étages fut créé à l’initiative du dernier gouverneur portugais de Macao.

Il présente quelques centaines d’objets de Chine, dont une collection de pièces de monnaie remontant au deuxième siècle avant notre ère.

À l’exclusion de quelques facsimilés, tous les objets sont de qualité.

On trouvera à la fin du texte, une description de quelques objets en vedette dans le diaporama.

Le Museu Carris

Ce musée d’importance secondaire présente les modèles de bus et de tramways utilisés par la compagnie de transport Carris depuis la mise en place du réseau en 1901.

On y voit également l’atelier d’impression des tickets.

On doit distinguer le Museu Carris de l’extraordinaire musée des Carrosses (en réalité, Museu nacional dos Coches), que nous verrons ultérieurement.

La Capela de Santo Amaro

Attribuée à l’architecte Diogo de Torralva, cette chapelle circulaire fut construite en 1549. L’intérieur de la chapelle est dépouillé; on y trouve un maitre-autel et deux autels secondaires. Seulement une cinquantaine de fidèles peuvent y prendre place.

Ses portes en fer forgé datent du XVIe siècle.

Partout, le leitmotiv d’un bras et d’une jambe rappelle que saint Amaro est le patron des handicapés et des personnes atteintes de maladies des os (arthrite et rhumatisme).

Son attrait vient entre autres de ses extraordinaires azuléjos (créés au premier tiers du XVIIe siècle) qui décorent son portique semi-circulaire.

Sa sacristie (à 2:13) est normalement fermée au public.

De nos jours, l’esplanade de la chapelle est décorée de calades en forme d’étoiles (voir page titre du diaporama).

La Capela do Palácio Vale Flor

À cinq minutes de marche de la chapelle, on trouve l’hôtel Palace Lisboa, de la chaine hôtelière Pestana.

L’hôtel surplombe la colline de Santo-Amaro. C’est un des plus beaux palais de Lisbonne.

À l’origine, il s’agissait d’un édifice construit pour José-Luís-Constantino Dias, un propriétaire terrien qui a fait fortune dans la colonie portugaise de São Tomé-et-Principe.

Ayant obtenu du roi Don Carlos le titre de marquis de Vale Flor, il appela sa demeure Palácio Vale Flor.

La construction débuta en 1904 sous les plans de l’architecte Nicola Bigalia. Le palais fut terminé vers 1915.

On y trouve une charmante chapelle palatiale, ouverte aux clients de l’hôtel et aux visiteurs.


Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :

• à 0:09 : ‘Vue de la grande plage de Macau’ (Anonyme, Chine, XIXe siècle),
• à 0:13 : Miroir de bronze (Chine, Dynastie Tang, entre 618 et 906),
• à 0:15 : Autel portable (Portugal, XVIIe ou XVIIIe siècle, en bois et cuir recouverts de damas rouge ou crème),
• de 0:21 à 0:24 : Globe terrestre (réplique en fibre de verre d’un globe de Manuel Dias Júnior, vers 1623),
• à 0:29 : Appui-tête (Chine, Dynastie Song, entre 960 et 1279, en grès glacé),
• à 0:33 : Boite de céramique pour cosmétiques (Chine, Dynastie Song, entre 960 et 1279, en grès glacé),
• à 0:33 : Boite de céramique pour cosmétiques (Chine, Dynastie Song, entre 960 et 1279, en grès glacé),
• à 0:37 : Assiette de porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Kangxi, entre 1662 et 1722),
• à 0:41 : Pot de chambre en porcelaine (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 0:43 : Assiette de porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Yongzeng, entre 1723 et 1735),
• à 0:43 : Écuelle de porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Xianfeng, entre 1851 et 1861),
• de 0:47 à 0:50 : Tasse et soucoupe en porcelaine (Chine, Dynastie Qing, Époque Tongzhi, entre 1862 et 1874),
• à 0:51 : Plateau laqué, incrusté de nacre et d’or (Chine, Dynastie Qing, Époque Kangxi, entre 1662 et 1722),
• à 0:53 : Soucoupe de porcelaine laquée, incrustée de nacre et d’or (Chine, Dynastie Qing, Époque Qianlong, entre 1736 et 1795),
• à 0:55 : Fiole de tabac à priser en porcelaine émaillée (Chine, Dynastie Qing, Époque Qianlong, fin du XIXe siècle),
• à 0:57 : Nécessaire de fumeur d’opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• de 0:59 à 1:02 : Pipes d’opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:03 : Lampes à pipe d’opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:05 : Récipients à opium (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:07 : Coffret de thé (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:09 : Plateau de rasage en cuir de porc laqué (Chine, Dynastie Qing, Époque Qianlong, entre 1736 et 1795),
• à 1:13 : Éventail en bois laqué et en papier peint (Chine, Dynastie Qing, fin du XIXe siècle),
• à 1:15 : Éventail en ivoire et soie peinte (Chine, Dynastie Qing, XVIIIe siècle),
• à 1:17 : Détail d’un éventail en ivoire et soie (Chine, Dynastie Qing, vers 1790),
• à 1:19 : Éventail en nacre, papier et soie peints (Chine, Dynastie Qing, vers 1840),
• à 1:21 : Éventail en soie et papier peints (Macao, le 25 juin 1920),
• à 1:23 : Plat ajouré ou passoire en écaille de tortue et nacre (Chine, Dynastie Qing, milieu du XIXe siècle).


Détails techniques : Le diaporama présente 67 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (32 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (17 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (15 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (3 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’arrondissement d’Estrela, à Lisbonne

5 mars 2019

 

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Estrela est le nom d’un des 24 arrondissements de Lisbonne. Sur ses 2,71 km², vivent environ vingt-mille personnes.

Cette partie de la ville est essentiellement résidentielle, traversée de rues le long desquels s’alignent des commerces de proximité.

L’arrondissement est né en 2012 de la fusion de trois ‘paroisses civiques’ (ou freguesias) : celle de Lapa, de Prazeres et de Santos-o-Veljo.

Puisque la visite du Museu Nacional de Arte Antiga a fait l’objet d’un diaporama distinct, ce diaporama-ci présente les lieux suivants :
• le Museu do Oriente,
• l’Igreja de São Francisco de Paula,
• la Casa Fernando Pessoa (située en réalité dans l’arrondissement de Campo de Ourique),
• la Basílica da Estrela,
• le Jardim da Estrela,
• la Assembleia da República.

Le Museu do Oriente (de 0:06 à 1:36)

Détail de Wensu (bois polychrome chinois, XIIIe siècle)

Pour l’atteindre, il faut prendre le métro jusqu’à la station Cais do Sodre, puis un autobus en direction de Belém.

On débarque à l’arrêt Alcantara Mar. On va à la première rue à l’Ouest, on tourne à gauche et on prend un passage souterrain (de 1:38 à 1:41) tapissé de graffitis qui permet d’atteindre l’autre côté de la voie ferrée. Puis on revient vers l’Est jusqu’au musée.

Murs et plafonds du musée sont noirs de manière à minimiser les reflets dans les vitres derrière lesquels les milliers d’artéfacts sont présentés.

Contrairement au Museu de Macau, centré sur des trésors rapportés de Macao (une ancienne colonie portugaise en Chine), le Museu do Oriente présente un panorama complet de l’Art asiatique.

C’est un musée remarquable dont je recommande chaleureusement la visite.

Les lecteurs intéressés trouveront à la fin du texte les détails au sujet des œuvres présentées dans ce diaporama.

L’Igreja de São Francisco de Paula (de 1:48 à 2:05)

À environ 300 mètres à l’ouest du Museu Nacional de Arte Antiga, se trouve l’église Saint-François-de-Paule (à ne pas confondre avec saint Vincent-de-Paul).

Construite de 1743 à 1765, l’église accueillit en 1778 la dépouille de Dona Mariana Vitoria de Bourbon (épouse du roi José I et bienfaitrice de l’église) avant son transfert au Panthéon royal de la dynastie des ducs de Bragance (à l’église São Vincente de Fora).

C’est une église typiquement portugaise composé d’une nef rectangulaire sur les côtés desquels sont encastrés quatre autels latéraux et, près du chœur, deux chapelles latérales plus profondes. Comme si extérieurement, l’église adoptait, grâce à ces chapelles, la forme d’une croix latine (ce qui n’est pas le cas).

La Casa Fernando Pessoa (de 2:25 à 2:48)

Casa Fernando Pessoa

C’est la dernière résidence du plus grand poète portugais du XXe siècle. Celui-ci y a vécu de 1888 à 1935.

Quelques-uns de ses vers sont écrits sur la façade de l’immeuble et sur les murs à l’intérieur (dont ceux de l’ascenseur).

Graphiquement, l’étage le plus réussi est le rez-de-chaussée où les éléments didactiques sont présentés dans le style des années 1910.

Effectivement, c’est à cette époque que ce poète publiera la revue Orpheu dans laquelle tout, y compris la typographie, est une création d’Avant-garde.

Essentiellement, ce musée intéressera le visiteur lusophone (c’est-àidire celui qui parle portugais) ou tout admirateur du poète.

La Basílica da Estrela (de 2:50 à 4:07)

Clochers et dôme de la Basilique de l’Estrela

La basilique d’Estrela (c’est-à-dire basilique de l’Étoile) fut érigée de 1779 à 1790 sous les ordres de la reine Maria Ire du Portugal. Celle-ci réalisait ainsi une promesse faite à la naissance de son premier fils.

C’est une église à dôme en forme de croix latine. Sa façade élégante est décorée de statues. Ses deux clochers sont de style rococo.

À l’intérieur, l’ampleur de la nef, la qualité des matériaux, la beauté du maitre-autel et des autels de chacun des bras du transept contribuent à la majesté de l’ensemble.

Seules les œuvres d’art des autels latéraux ne sont pas au même niveau d’excellence.

Dans le bras droit du transept se trouve le tombeau de la reine Maria Ire (la commanditaire de la basilique). Cette dernière régna sur le Portugal de 1777 à 1816.

Un passage discret, de chaque côté de ce monument (à 3:26), permet d’accéder à une petite salle où se trouve une crèche exposée dans une vitrine.

Cette crèche baroque, commandée par la reine en 1781, est le chef-d’œuvre de Joaquim Machado de Castro. Aidé de ses artisans, celui-ci mit cinq ans à réaliser ses 480 figurines.

Pour un euro, on peut accéder au toit de la basilique d’où on peut admirer le quartier (de 3:57 à 4:12)

Le Jardim da Estrela (de 4:12 à 4:33)

Dans les Jardins de l’Étoile

En face de la basilique, on trouve un charmant parc à l’anglaise. Il contient une grande variété d’arbres (dont des bananiers, des jacarandas et des platanes) et des animaux : cygnes, paons, perroquets, tortues, etc.

En descendant la Calçada da Estrela (à partir de 4:35)

Assemblée de la République

Le diaporama se termine par une promenade sur la Calçada da Estrela. Celle-ci est en pente du Jardim da Estrela à l’édifice de l’Assemblée nationale portugaise (à 4:45). De son vrai nom, l’Assembleia da República ne se visite que sur rendez-vous.

Le diaporama se termine par la statue de José Estêvão de Magalhães (1809-1862), président du Parlement portugais.


Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :

• à 0:13 : Paravent (Dynastie Qing, époque Kandxi, milieu du XVIIe siècle),
• à 0:17 : Costume féminin en soie (Chine, XIXe siècle ?),
• à 0:19 : Palanquin (Chine, XIXe siècle ?),
• à 0:23 : Assiette (Dynastie Qing, époque Daoguang, 1840),
• à 0:25 : Assiette (Dynastie Qing, époque Qiantong, 1736-1795),
• à 0:25 : Assiette (Dynastie Qing, époque Qiantong, 1736-1795),
• à 0:37 : Vase provenant du palais impérial (Japon, époque Meiji, 1868-1912),
• à 0:39 : Vase en bronze (Japon, époque Meiji, 1868-1912),
• de 0:41 à 0:44 : Kimono féminin (Japon, années 1950 ou 1960),
• à 0:45 : Autel à Shibayama avec Boudha assis (Japon, époque Meiji, 1868-1912, en bois et en ivoire),
• à 0:51 : Bodhisattva Manjushri ou Wensu (Chine, dynastie Jin ou Yuan , XIIIe siècle, en bois polychrome),
• de 0:53 à 1:00 : Tunique marine pour femme (Chine, dynastie Qing, XIXe siècle, en soie) et jaquette aux trois dragons pour homme (Chine, dynastie Qing, XVIIIe siècle, en soie),
• de 1:16 à 1:23 : Peintures sur soie de Chen Zhenji (Chine, dynastie Qing, époque Daoguang, entre 1821 et 1850),
• à 1:24 : Carnet d’aquarelles de Ma Yuan Yu (Chine, dynastie Qing, XVIIe ou XVIIIe siècle),
• à 1:26 : Carnet d’aquarelles de Gai Qi (Chine, dynastie Qing, XIXe siècle),
• à 1:28 : Détail d’une aquarelle sur rouleau de Gai Qi (Chine, dynastie Qing, époque Daoguang, entre 1821 et 1850),
• à 1:32 : Paravent ‘Ville de Canton vue de la rivière aux Perles’ (Chine, seconde moitié du XVIIIe siècle),
• à 1:34 : Paravent ‘Ville de Macao’ (Chine, seconde moitié du XVIIIe siècle).


Détails techniques : Le diaporama présente 137 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 et 3 photos prises avec un appareil Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (50 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (45 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (37 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos), le Lumix 12-42 mm II (3 photos) et l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Museu Nacional de Arte Antiga de Lisbonne

18 février 2019

 

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Aujourd’hui, je vous invite au musée. Nous le parcourrons en seulement quatre minutes.

C’est à la fin du XVIIe siècle que le premier comte d’Alvor se fit construire un palais qui fut transformé en 1879 afin d’abriter le plus important musée des Beaux-Arts du Portugal.

Il est situé au sommet d’une falaise à mi-chemin entre le centre de Lisbonne et un de ses quartiers les plus excentriques (soit Belém).

Voilà, essentiellement, ce qu’il vous faut savoir.

Le restant du texte sert à fournir les détails des photos et à préciser comment se rendre au musée.


Détails des œuvres présentées dans ce diaporama :

• à 0:18 : Gloire d’anges (XVIIIe siècle, de Joaquim-José de Barros Laborão),
• à 0:22 : Crèche de l’évêché de Saint-Vincent-hors-les-murs (XVIIIe siècle, de Joaquim-José de Barros Laborão),
• à 0:24 : Joueur de vieille à roue (XVIIIe siècle, de Joaquim-José de Barros Laborão),
• à 0:26 : Crèche du palais d’Ajuda (XVIIIe siècle, de Faustino-José Rodrigues)
• à 0:30 : Porcelaine de Chine (Dynastie Ming, époque Jiajing, milieu du XVIe siècle),
• à 0:32 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, époque Kangxi, 1700-1720),
• à 0:34 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, époque Kangxi, 1690-1700),
• à 0:36 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, époque Yongzhèng, 1725-1730),
• à 0:38 : Porcelaine de Chine (Dynastie Qing, époque Qialong, 1736-1795),
• à 0:40 : Plat de service (Portugal, XIXe ou XXe siècle),
• à 0:44 : Ostensoir du couvent de Saint-Vincent-hors-les-murs (XVIIIe siècle, en argent doré),
• de 0:46 à 0:51 : Ostensoir de l’évêché de Saint-Vincent-hors-les-murs (XVIIIe siècle, en argent doré, émeraudes, rubis, diamants, topazes, grenats et saphirs),
• à 0:54 : Ostensoir du Couvent de Notre-Dame-du-Paradis d’Évora (XVIe siècle, argent doré, verre coloré),
• à 0:56 : Coffre eucharistique (Portugal, XVIIe siècle, en argent et bois),
• de 0:58 à 1:03 : Ostensoir de Bemposta (Portugal, XVIIIe siècle, en argent doré, diamants, rubis, topazes, émeraudes, saphirs, cristal de roche et améthystes),
• à 1:06 : Ostensoir indo-portugais (XVIIIe siècle, en argent doré),
• de 1:08 à 1:10 : Ostensoir de Belém (1506, or et pierres précieuses),
• à 1:12 : Calice et patène (Portugal, XVIe siècle, en argent doré, améthystes, grenats et émaux),
• à 1:16 : Pendentif du XVIe ou XVIIe siècle,
• à 1:20 : Coffret du XVe ou XVIe siècle,
• à 1:30 : Paravent japonais (1593-1600, en bois, papier peint rehaussé de feuilles d’or, soie, laque, cuivre doré),
• à 1:32 : Maitreya méditante (bronze japonais ou coréen, VIIe siècle, époque Asuka ou Reino de Paekche),
• de 1:34 à 1:36 : Paravent japonais (Seconde moitié du XVIIe siècle, en papier peint, rehaussé d’argent ou d’or),
• à 1:42 : Piéta (1450-1460, calcaire peint de João Afonso),
• à 1:44 : ‘La Trinité’ (1537, huile sur bois de Garcia Fernandes),
• à 1:50 : Priant de Dom Manel de Lima (vers 1570, attribué à Jerónimo de Ruão),
• à 1:52 : ‘La Présentation de l’Enfant Jésus au temple’ (1538, huile sur bois de Garcia Fernandes),
• à 1:56 : La Communion de sainte Catherine d’Alexandrie (1653, en argile peinte),
• à 1:58 : ‘L’Annonciation’ (1750, toile d’André Gonçalves),
• à 2:04 : L’Archange Gabriel (Lisbonne, 1765-1790, en genévrier doré et peint, yeux de verre),
• à 2:06 : ‘Saint Bruno priant’ (1799-1800, toile de Domingos-António de Sequeira),
• à 2:08 : ‘L’Adoration des mages’ (1828, toile de Domingos-António de Sequeira),
• à 2:10 : Étude pour ‘Allégorie de la constitution’ (1821, toile de Domingos-António de Sequeira),
• à 2:16 : Retable du monastère d’Almeirim (1515-1518, huile sur bois attribué Maitre de Lourinhã),
• à 2:18 : ‘L’Annonciation’ (1523, huile sur bois du Frère Carlos),
• à 2:22 : Triptyque du Calvaire (1520-1530, huile sur bois du Frère Carlos),
• à 2:24 : ‘Le Martyre des onze-mille vierges’ (XVIe siècle, école portugaise),
• de 2:26 à 2:29 : Retable de sainte Auta (1522-1525, anonyme). Recto à 2:26 : ‘Le Pape Sirice bénit sainte Ursule et le prince Conan en présence de sainte Auta’. Verso à 2:28 : ‘Le Mariage de sainte Ursule et du prince Conan’),
• à 2:30 : ‘Portrait d’un chevalier de l’Ordre du Christ’ (1525-1550, huile sur bois anonyme),
• à 2:32 : ‘L’Annonciation’ (1535-1540, huile sur bois de Gardia Fernandes),
• à 2:34 : ‘Saint Antoine prêchant aux poissons’ (1535-1540, huile sur bois de Garcia Fernandes),
• à 2:38 : Secrétaire (milieu du XVIIe siècle, Anvers, en chêne, ébène, écales de tortue, ivoire, cuir, miroir et cuivre — peinture sur bois de Peter-I. Kasteels),
• à 2:40 : Coffre (vers 1600, Venise, en cristal de roche, bois peint et doré, argent doré et cuivre argenté),
• à 2:44 : ‘L’Adoration des bergers’ (1616-1622, détrempe sur parchemin d’Estêvão-Gonçalves Neto),
• à 2:46 : Calice (1626, attribué à António Gorges, en argent doré, émaux et cristal de roche),
• à 2:48 : ‘Portrait de monsieur de Noirmont’ (vers 1700, toile de Nicolas de Largillière),
• à 2:50 : ‘Intérieur de la Vieille église de Delft’ (1653, toile centrale et huile sur bois périphérique de Louys-Aernouts Elsevier),
• à 2:52 : Détail de ‘La conversation’ (1663-1665, toile de Pieter de Hooch),
• à 2:56 : ‘Vierge à l’Enfant’ (XVe ou XVIe siècle, Florence, en marbre et terre-cuite d’Andrea Sansovino),
• à 2:58 : ‘Œuvre de miséricorde’ (première moitié du XVIIe siècle, huile sur bois de Pieter Brueghel le Jeune),
• à 3:00 : ‘Le Mariage mystique de sainte Catherine’ (vers 1660, toile de Bartolomé-Esteban Murillo),
• à 3:02 : Détail de ‘Saint Paul l’Hermite’ (vers 1675, toile de Mattia Preti).
• à 3:04 : Détail de ‘Saint Augustin’ (1460-1470, tempera sur bois de Piero della Francesca),
• à 3:06 : Triptyque du Calvaire (vers 1500, huile sur bois anonyme),
• à 3:08 : Triptyque de la Présentation de l’Enfant Jésus au temple (entre 1465 et 1540, huile sur bois attribué à Goswijn van der Weyden),
• à 3:10 : ‘Saint Jérôme’ (1521, huile sur bois d’Albert Dürer),
• à 3:12 : ‘Salomé’ (1510-1515, huile sur bois de Lucas Cranach l’Ancien),
• de 3:14 à 3:29 : Triptyque de la Tentation de saint Antoine (vers 1500, bois peint de Jheronimus Bosch),
• à 3:30 : ‘La Vierge et l’Enfant entourés des saints’ (1519, huile sur bois d’Hans Holbein l’Ancien),
• à 3:32 : ‘La Vierge’ (entre 1541 et 1555, huile sur bois de Cornelis van Cleve),
• à 3:34 : ‘Vertumne et Pomone’ (1638, toile de Jacob Jordaens),
• à 3:38 : Gobelet en verre de Murano (entre 1675 et 1700, Venise),
• à 3:40 : ‘La Tête de saint Jean-Baptiste’ (XVe siècle, Angleterre, en albâtre),
• à 3:42 : Croix professionnelle (XVe siècle, Portugal, en argent doré et émeraudes),
• à 3:44 : ‘Les Quatre chevaliers de l’Apocalypse’ (entre 1471 et 1528, gravure d’Alfred Dürer),
• à 3:46 : Plat (fin du XVIe siècle, Venise),
• à 3:48 : ‘Tête d’homme’ (vers 1540, Portugal, en bois),
• à 3:50 : Portrait de Pedro Vincente Garcia Álvarez de Toledo y Portugal, conte d’Oropesa (vers 1721, toile de Johann Kupezky),
• à 3:52 : ‘La Famille de Darius aux pieds d’Alexandre le Grand’ (1661, tapisserie en soie et laine de la Manufacture royale d’Aubusson d’après un canevas de Charles Le Brun),
• à 3:56 : ‘La Fuite en Égypte’ (entre 1780 et 1800, de l’atelier de Joaquim Machado de Castro, en bois peint, métal et yeux de verre),
• à 3:58 : Vases de couronnement (entre 1860 et 1880, porcelaine de Meissen),
• à 4:00 : Monument à José-António Marques (fondateur de la Croix-Rouge portugaise).


Comment s’y rendre ? :

Le meilleur moyen d’y aller est de prendre le métro jusqu’au terminus de Cais do Sodré et le taxi jusqu’au musée.

À défaut du taxi, on emprunte un des autobus ou un des trains qui filent vers le quartier de Belém, on descend à mi-chemin (à l’arrêt Cais da Rocha), et on emprunte un viaduc qui permet de traverser l’avenue du 24 Juillet. Puis on emprunte les escaliers qui mènent au musée.


Détails techniques : Le diaporama présente 114 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (83 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (24 photos) et le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (7 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le musée de la pharmacie de Lisbonne

22 janvier 2019

 

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Créé en 1996, le musée de la Pharmacie de Lisbonne est probablement le plus ‘encyclopédique’ des musées de ce genre.

Il a remporté le prix du Meilleur musée portugais en 1997, le Mortar Award en 1999, le prix national de la Meilleure scénographie muséale en 2002, et divers prix décernés par l’Association portugaise de muséologie en 2008, 2011 et 2013.

Au premier niveau sont situés le restaurant Pharmacia (à 0:07) et la partie du musée consacrée à la pharmacie portugaise.

À l’étage, le musée présente sa collection d’artéfacts médicaux et pharmaceutiques glanés à travers le monde.

Le ‘clou’ de sa collection (à 1:29) est probablement cette copie manuscrite, datée du XIIe siècle, du traité écrit par le savant arabe Ibn Sīnā (980-1037). Celui-ci est appelé Avicenne en Occident. Ce traité fut à la base de l’enseignement de la médecine en Europe jusqu’au XVIIe siècle.

Voici quelques-uns des autres objets du musée :
• à 0:24 : une murale de Luís Dourdil (1915-1989) qui décorait autrefois l’édifice du Laboritorio Sanitas de Lisboa,
• à 0:36 : un comptoir de pharmacie (vers 1790),
• à 0:38 : le permis d’exercice du pharmacien Lourenço-José Peres de Lisbonne (1798),
• à 0:46 : une page de la Pharmacopée portugaise de 1711,
• à 0:48 : les boiseries originales de la pharmacie Tai Neng Tong de Macau (XIXe siècle),
• à 0:58 : une statuette de la déesse égyptienne Isis nourrissant Horus (entre l’an 664 et 353 avant notre ère),
• à 1:02 : un vase rituel utilisé au Proche-Orient (vers 2600-2500 avant notre ère),
• à 1:06 : un balsamarium (fiole à baume) en terre cuite (Rhodes, VIe siècle avant notre ère),
• à 1:08 : hydrie à figures rouges, attribuée au Peintre de Darius (Italie, vers 340 avant notre ère),
• à 1:14 : vase sacrificiel maya (Mexique, entre l’an 250 et 450),
• à 1:22 : figurine de céramique (Mexique, entre l’an 650 et 750),
• à 1:33 : pot à médicament (Perse, XIIe siècle),
• à 1:37 : trousse d’instruments chirurgicaux (Tibet, XVIIIe siècle),
• à 1:41, à gauche : carafe de faïence contenant de l’eau de salicaire pourpier (Italie, 1550),
• à 1:59 : deux carafes d’apparat (Marseille, vers 1700),
• à 2:01 : minuscule livre de prières (Allemagne, vers 1635), bas-relief des saints Côme et Damien (Allemagne ou Suisse, XVIe siècle), reliquaires no 4 (Naples, XVIIe ou XVIIIe siècle), et reliquaire no 5 (Paris, XVIIIe ou XIXe siècle),
• à 2:04 : trousse de pharmacie (Angleterre, 1840),
• à 2:10 : trousses de pharmacie (Italie et Angleterre, vers 1880),
• à 2:12 : trousse de pharmacie (Espagne, XVIIIe siècle),
• à 2:14 : ceinture de chasteté féminine (XVIIe ou XVIIIe siècle),
• à 2:16 : ceinture de chasteté masculine (XIXe siècle),
• à 2:28 : coffret de parfums de Sir Walter Raleigh (Angleterre, XVIe ou XVIIe siècle),
• à 2:30 : trousse de pharmacie (Allemagne XVIIe siècle),
• à 2:22 : mortier-pilon en agate et en argent doré (Allemagne, XVIIe siècle),
• à 2:28 : coffret de poisons (Allemagne ?, 1682),
• à 2:30 : ‘Hortus Sanitatis’ de Jacob Meydenbach de Mayence (Strasbourg, 1507).


Détails techniques : Le diaporama présente 67 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (48 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (11 photos) et le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (8 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’arrondissement de Misericórdia, à Lisbonne

20 janvier 2019

 

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Introduction

La division territoriale de Lisbonne en différents quartiers est moins précise que son partage en unités administratives, appelées frequesias.

Pour faire simple, nous avons choisi de traduire frequesia par arrondissement.

L’arrondissement de Misericórdia englobe le quartier touristique de Bairro Alto et quelques paroisses situées plus à l’ouest.

Des 24 arrondissements de Lisbonne, Misericórdia est le 4e moins peuplé; sur ce territoire de 3 km², treize-mille personnes y vivent.

Le diaporama présente l’arrondissement du sud au nord, soit des rives du Tage jusqu’au Bairro Alto, la partie haute de l’arrondissement (et dont le nom signifie justement Haut quartier).

Nous y visiterons successivement :
• la rive du Tage,
• le Mercado da Robeira,
• l’Igreja das Chagas,
• le Miradouro de Santa Catarina,
• l’Igreja de Santa Catarina,
• l’Igreja de São Roque,
• le Museu Igreja de São Roque,
• le Miradouro São Pedro de Alcântara,
• le Museu Geológico, et
• le Museu Nacional de História Natural e da Ciência.

Les rives du Tage

Notre entrée dans Misericórdia se fait par l’escalier qui borde le Tage au sud du quartier du Chiado. À l’ouest, il se prolonge dans Misericórdia par une promenade bordée de restaurants et d’échoppes de produits artisanaux.

À 0:20, nous atteignons la gare de Cais de Sodré, puis le Mercado da Ribeira (ou Marché de la Rive).

Le Mercado da Robeira

De toutes les aires de restauration de la capitale, le Marché de la Rive est l’endroit le plus agréable (de 0:23 à 1:03).

Ce vaste espace rectangulaire est bordé de restaurants spécialisés. Au centre, de longues tables obligent les clients à côtoyer des inconnus.

Tout s’achète à la pièce. Et tout est bon.

Immédiatement à l’ouest (à 1:05), on trouve le Jardim Sá da Bandeira (Jardin du Drapeau), au centre duquel se dresse le monument en hommage au premier ministre Bernardo de Sá Nogueira de Figueiredo (1795-1876).

À 1:07, il s’agit du Museu das Comunicações.

L’Igreja das Chagas

De 1:15 à 1:22, voici un aperçu de l’église des Plaies, complètement reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle (à la suite du tremblement de terre de 1755).

Au plafond, une piéta intitulée La Vierge de la Pitié pour les plaies du Christ donne son nom à l’église. Elle est l’œuvre de Francisco de Figueiredo.

Ce lieu de culte adopte le plan rectangulaire typique des églises catholiques de la capitale, avec son chœur plus étroit et, dans ce cas-ci, quatre autels latéraux encastrés, protégés par une balustrade.

Le Miradouro de Santa Catarina

De 1:23 à 1:32, il s’agit du belvédère de Sainte-Catherine. La vue n’y est pas exceptionnelle, mais c’est un endroit ombragé où le visiteur sera heureux de faire une halte.

On y trouve la sculpture Adamastor, exécutée en 1927 par Júlio Vaz Júnior (à 1:31).

Ce géant des tempêtes est tiré du poème épique Les Lusiades, écrit à la Renaissance par Luís de Camões. Adamastor représente l’esprit maléfique du cap de Bonne-Espérance, ce cap redoutable qu’essayaient de franchir les navigateurs portugais au péril de leur vie.

À quelques pas de là se trouve un musée de pharmacie exceptionnel (qui fera le sujet d’un diaporama séparé).

L’Igreja de Santa Catarina

Commandée au XVIe siècle par le roi Joãn III de Portugal afin d’honorer la patronne de son épouse, Catherine d’Autriche, cette église fut rasée par le séisme de 1755 et reconstruite deux ans plus tard (de 1:35 à 2:06).

Derrière une façade austère qu’on remarque à peine (au loin, à 1:35), se cache une église rococo dont on admirera la richesse du plafond (exécuté par les stucateurs João Grossi et Sebastiano Toscanelli), l’orgue spectaculaire, et les autels latéraux en bois doré.

Une restauration en cours devrait révéler les coloris originaux des toiles hautes, assombris par la pollution, des peintres portugais Vieira Lusitano et André Gonçalves.

Par le bras gauche du transept, on accède au trésor de l’église (de 2:07 à 2:22).

De 2:27 à 3:32, nous apercevons quelques-uns des plus célèbres restaurants de la capitale à présenter des concerts de Fado hors du quartier d’Alfama (renommé à ce sujet).

L’Igreja de São Roque

De 2:37 à 3:18, nous visitons l’église Saint-Roch. C’est un des plus beaux lieux de culte de la ville.

Construite de 1565 à 1573 dans ce qui était le nord de Lisbonne à l’époque, cette église fut relativement épargnée par le séisme de 1755.

Contrairement à la plupart des autres églises de la ville dont la nef est décorée d’autels encastrés, les murs intérieurs de l’église Saint-Roch sont percés de profondes chapelles latérales richement décorées et clôturées par une balustrade.

L’exécution des œuvres témoigne du très haut degré d’expertise des artisans (parfois italiens) responsables de leur exécution.

Le Museu Igreja de São Roque

De 3:19 à 4:02, vous visitons de musée de l’église Saint-Roch, adjacent à celle-ci.

Lisbonne possède plusieurs musées d’art religieux. Celui-ci, très peu fréquenté, est un des plus beaux.

À 4:04, il s’agit de l’Elevador da Glória. Il ne parcourt qu’une distance d’environ 200 mètres. Il relie la Praça dos Restauradores au Miradouro São Pedro de Alcântara.

Le Miradouro São Pedro de Alcântara

Tourné vers l’Est, ce belvédère est situé dans un parc sur deux niveaux décoré de bustes de personnages célèbres de l’histoire portugaise, dont Ulysse, fondateur mythologique de la ville.

En effet, sous l’Empire romain, Lisbonne portait le nom d’Olissipo en honneur d’Ulysse. Selon la mythologie romaine (héritière de la mythologie grecque), Ulysse aurait fondé Olissipo après avoir quitté Troie.

Et d’Olissipo, la ville a porté le nom latin d’Olissipona au début du Moyen-Âge, puis Ulishbona en visigoth et finalement Lisboa en portugais.

De ce belvédère, on voit notamment le château Saint-George (à 4:25) et la cathédrale (4:27).

Le Museu Geológico

De 4:47 à 5:30, il s’agit du Museu Geológico. Celui-ci n’est ouvert que les lundis et les mercredis.

En dépit de son apparence vieillotte, ce musée est très intéressant.

Essentiellement, il comprend quatre salles. Dans des présentoirs anciens, le musée montre des fossiles, des minéraux, des outils préhistoriques et des répliques de crânes d’ancêtres évolutifs de l’homme.

Pour illustrer la provenance d’un artéfact (un minerai ou la mâchoire fossilisée d’un dinosaure, par exemple), on reliera, à l’aide d’une corde colorée, cet artéfact à une aiguille plantée dans une carte du Portugal. C’est simple, mais c’est efficace (à 4:59).

Au fond, la quatrième salle, rénovée récemment grâce à une subvention de neuf minières portugaises, permet de voir tout le potentiel de ce musée.

Bref, il intéressera tous les amateurs de géologie.

À 5:33, il s’agit de la maison où est né le marquis de Pombal, le 13 mai 1699. Ce premier ministre fut responsable de la reconstruction de Lisbonne après le séisme de 1755.

Le Museu Nacional de História Natural e da Ciência

Situé un peu au nord de l’arrondissement de Misericórdia, le musée des Sciences et d’Histoire naturelle clôt ce diaporama.

On y voit principalement des laboratoires et des instruments scientifiques qui ont déjà été à la fine pointe du progrès.

Le musée vise à illustrer les principes de la physique, à parcourir l’histoire de grandes découvertes scientifiques, à exposer l’histoire de notre planète, etc.

C’est ainsi que le professeur de Lisbonne qui veut parler de la pendule de Foucault à ses élèves trouvera les outils didactiques pour rendre son cours plus intéressant.

Par contre, pour le touriste pressé, ce musée est une attraction mineure de la capitale.

Conclusion

Se promener dans Misericórdia, c’est comme voyager dans le temps.

Le long de certaines rues et à l’intérieur de certains lieux, on se croirait au XVIIIe siècle. Dans les rues les plus achalandées, on baigne dans le style éclectique du XIXe et du début du XXe siècle.

Et partout ailleurs, on voit d’innombrables rues sans prétention qui, comme celles du quartier d’Alfama, respirent l’âme de Lisbonne.


Détails techniques : Le diaporama présente 198 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (85 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (68 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (42 photos), et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos).

Référence : Carte des arrondissements de Lisbonne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rossio, Avenida et plus

1 octobre 2018

 

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Introduction

Le relief de Lisbonne correspond à une surface vallonnée, le tout légèrement incliné vers le sud, où coule le Tage.

La partie la plus basse est Baxia, la Basse Ville, visitée précédemment.

Au nord, Baxia se prolonge par une vallée allongée qui part de Rossio et qui est traversée de longues avenues parallèles formant le quartier d’Avenida.

C’est cette partie de la capitale portugaise que vous propose de visiter ce diaporama.

Rossio

Construite de 1888 à 1890 sur les plans de l’architecte José-Luis Monteiro, la gare du Rossio (à 0:06) fut longtemps la principale gare ferroviaire de la capitale. Elle se distingue, entre autres, par ses portes en forme de fer à cheval.

À l’automne, on trouve à Lisbonne, comme dans d’autres villes portugaises, des vendeurs de marrons cuits au charbon de bois (à 0:08). Ils sont vendus couverts de suie cancérigène.

La plus vaste de Lisbonne, l’Igreja de São Domingos (église Saint-Dominique, de 0:10 à 0:15) a connu une histoire mouvementée. Détruite par un séisme de 1531, puis par le grand séisme de 1755, elle fut reconstruite en 1807.

Jusqu’à la fin de la monarchie portugaise, on y célébrait les mariages royaux.

Une troisième destruction totale survint lors d’un incendie, le 13 aout 1959 : la charpente en bois du toit s’est alors effondrée, ne laissent debout que les murs endommagés. Elle fut reconstruite dans le style qu’elle possédait à sa deuxième reconstruction, en 1807.

Toutefois, on n’essaya pas de masquer les affronts subis en 1959. Le nouveau plafond est peint rose gomme à mâcher, de même qu’une partie des murs.

Le résultat est impressionnant.

Avenida

Le quartier d’Avenida débute par la Place des Restaurateurs (à 0:16), au centre de laquelle se trouve un obélisque érigé en 1886 pour célébrer la guerre de restauration portugaise.

Se déroulant de 1640 à 1668, cette guerre n’était pas un conflit culinaire mais une guerre d’indépendance à l’issue de laquelle le Portugal se libéra de la domination espagnole, ce qui entraina la restauration de la dynastie de Braganza sur le trône portugais.

Ses environs constituent le quartier des spectacles de la ville. En effet, si on exclut les innombrables clubs de fado ou de jazz disséminés dans les vieux quartiers, c’est dans les environs de la Praça dos Restauradores qu’on trouve plusieurs grandes salles dédiées au cinéma ou au théâtre.

On y trouve notamment le Teatro Eden de style Art Deco (à 0:18) dû à l’architecte Cassiano Branco (transformé en hôtel depuis), le Palàcio Foz de style baroque (à 0:20) et l’ancien cinéma Condes (à 0:22) construit en 1950 par Raul Tojal dans un style moderniste.

En empruntant la rue à droite de ce dernier, on accède à la rua das Portas de Santo Antão où se trouvent le Coliseu dos Recreios (à 0:24), le Teatro Politeama (à 0:26), l’Ateneu Comercial de Lisboa (à 0:28) et l’église Saint-Louis des Français (de 0:34 à 0:37). Détruite par le tremblement de terre de 1755, cette dernière fut reconstruite grâce à un don de Louis XV.

Plus loin, cette fois à l’ouest de l’Avenida de Libertade, on accède au Jardim Alfredo Keil (à 0:38) et à la pittoresque rua da Alegria (de 0:40 à 0:53).

En remontant plus au nord, on rencontre le Monumento aos Mortos da Grande Guerra en marbre de Carrare, dévoilé en 1931 (à 0:54).

Au nord d’Avenida

Le parc Édouard-VII est le plus vaste du centre-ville. Il offre une vue remarquable sur la rive nord du Tage (1:10).

À l’extrémité sud du parc, on trouve un monument érigé en l’honneur du Marquis de Pombal (de 1:06 à 1:09).

Ce premier ministre portugais est celui qui, au lendemain du séisme de 1755, fit reconstruire le quartier de Baixa selon un schéma de rues parallèles qui se coupent à 90 degrés. Une idée qui inspira beaucoup plus tard La Havane et Barcelone.

Dans le coin ouest de ce parc, on trouve l’Estufa Fría (la Serre froide), au moins dix fois plus grande que la serre des fougères Jardin botanique de Montréal.

L’Estufa Fría (de 1:12 à 1:28) n’est pas une serre de verre et de métal comme le sont généralement les serres des jardins botaniques. C’est un gigantesque espace dont les murs et le toit sont constitués de lattes de bois légèrement espacées pour y laisser entrer l’air et atténuer le soleil chaud du Portugal.

Ses espaces extérieurs sont très photogéniques.

Immédiatement au nord du parc Édouard-VII se trouve le Jardim Amália Rodrigues (de 1:29 à 1:36).

En traversant la rue dans son coin nord-est, on arrive au complexe muséal de la Fundação Calouste Gulbenkian.

Notre premier arrêt est au Centro de Arte Moderna, c’est-à-dire le musée d’Art contemporain Gulbenkian (de 1:41 à 1:58).

Lisbonne compte trois autres musées d’Art contemporain : le Museu Nacional de Arte Contemporânea do Chiado, le Museu Coleção Berardo et le Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia. À mon avis, celui de la Fundação Calouste Gulbenkian n’est pas le plus intéressant.

Entre ce dernier et son Musée des Beaux-Arts, on traverse le jardin de la fondation (de 1:59 à 2:08). C’est un endroit plaisant. Des oiseaux s’ébattent dans l’eau des étangs ou se cachent entre les tiges de papyrus.

Le clou du complexe est son Musée des Beaux-Arts (de 2:09 à 4:02).

Parlons de son fondateur, Calouste Gulbenkian. Pendant des décennies, cet entrepreneur obtenait une commission de 5% sur tout le pétrole vendu par l’Iran. Il est donc devenu immensément riche.

Et pour remercier le Portugal de l’avoir accueilli, lui pauvre réfugié du génocide arménien, il a légué sa riche et imposante collection d’œuvres d’art à sa nouvelle patrie.

Une partie de sa collection vient des œuvres de l’Ermitage que les autorités soviétiques, à court d’argent en 1929, lui ont vendu.

Ce musée est très, très, très intéressant. En fait, c’est une des plus belles collections privées d’Europe.

Sont remarquables, les statuettes égyptiennes. Les monnaies grecques. La faïence, les enluminures et le textile de Perse et de Turquie. La porcelaine chinoise. Les livres d’heures du Moyen-Âge. Et des toiles des maitres suivants : van Dyck, Guardi, Rubens, Rembrandt, Boucher, Fragonard, Turner, Degas (que Gulbenkian aimait particulièrement), Monet, etc. Et vous ai-je parlé de sa collection stupéfiante de bijoux Art nouveau de Lalique ?

Le diaporama se termine par les arènes du Campo Pequeno (à 4:23). Construites en 1891 par l’architecte António-José Dias da Silva, ces arènes sont le théâtre des corridas portugaises de la ville.


Détails techniques : Le diaporama présente 122 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 et 12 photos prises avec un appareil Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (61 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (39 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (22 photos), et le Lumix 12-42 mm II (12 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Baxia à Lisbonne

4 septembre 2018

 

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Introduction

En 1755, Lisbonne fut frappé par un séisme d’une magnitude de 8,75 suivi d’un tsunami. La partie de la capitale la plus touchée fut la Basse Ville (Baxia), cœur économique et politique de Lisbonne à l’époque.

Ailleurs, on se contenta de masquer la façade lézardée des immeubles à l’aide de tuiles de céramique — une mode encore populaire de nos jours — mais la Basse Ville, complètement anéantie, dut être reconstruite à neuf.

Doté de tous les pouvoirs en raison de cette catastrophe, le premier ministre portugais (le maquis de Pombal) fut à Lisbonne ce que le baron Haussmann fut à Paris un siècle plus tard.

Immédiatement au nord de la Place du Commerce (qui donne sur le Tage), on pava un réseau de rues parallèles se coupant perpendiculairement.

Les trottoirs étaient recouverts de pavés composés de cubes de calcaire blanc et de basalte d’environ 6 cm de côté. Le long d’eux s’alignent des édifices commerciaux de trois ou quatre étages, dotés souvent de balcons-juliette.

Les différents corps de métier de la ville se regroupèrent le long de certaines rues comme ils le faisaient déjà dans une ville comme Paris depuis le Moyen-Âge.

En raison de son plan d’aménagement parfaitement géométrique, Lisbonne devenait ainsi une des premières villes modernes d’Europe.

Dans cette visite du quartier, le diaporama présente successivement :
• l’Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha,
• la Praça do Comércio,
• la Praça do Município,
• l’Igreja de São Nicolau
• la Capela de Nossa Senhora da Saúde, et
• les escaliers São Cristóvão.

L’Igreja Nossa Senhora da Conceição Velha

Notre premier arrêt est à la Vieille église Notre-Dame-de-la-Conception (de 0:09 à 0:33).

Son portail de style manuélin — un style exubérant apparu sous le roi Manuel Ier du Portugal — est tout ce qui reste d’une première église, achevée en 1534, mais entièrement détruite en 1755.

Elle se caractérise par sa nef rectangulaire, ses murs rose pâle, et son plafond magnifiquement décoré d’un bas-relief rococo en stuc peint de couleurs délicates (rose, jaune, orange brulée et bleu poudre).

Sur la rue da Magdalena, se trouve la boutique The Libon Walker (de 0:36 à 0:39).

On y vend des souliers et du vin. Mais quel rapport y a-t-il entre les deux ?

Un riche fabricant de souliers s’est acheté un vignoble. Et plutôt que de louer deux locaux, il a décidé de promouvoir tous ses produits au même endroit.

On peut gouter à son vin et en acheter une bouteille. Mais si vous décidez d’acheter plutôt des souliers, ils vous seront offerts dans un coffret de bois où une bouteille de vin gratuite séparera la paire de souliers.

La Praça do Comércio

Au centre de la place du Commerce se trouve la statue équestre du roi José Ier accueillant les navires qui venaient autrefois y décharger leur cargaison.

Du côté nord de cette place, la plateforme au sommet de l’Arco da rua Augusta (ou Arc de triomphe de la rue Augusta) offre une vue intéressante sur cette place.

Celle-ci s’ouvre sur le Tage au sud. Et sur ses autres côtés, cette place est bordée d’immeubles dont le rez-de-chaussée laisse courir une galerie qui protège les visiteurs des intempéries.

On y trouve le Musée de la bière (de 1:00 à 1:23).

Celui-ci présente l’histoire de cette boisson et plus précisément sur celle des principaux brasseurs du pays. Il est bilingue (portugais et anglais). La visite coute 3,5€ et donne droit à environ 125ml de bière Bohemia.

Au restaurant du musée, on peut déguster un Pastel de Bacalhau (à 1:20), c’est-à-dire une croquette à la morue truffée au fromage.

Ici, le fromage utilisé est le Queijo Serra da Estrela. Il s’agit d’un fromage d’appellation contrôlée fait de lait de brebis dont l’aire de pâturage est la Serra da Estrela. Ce lait est coagulé par macération avec des fleurs de cardon (et non avec de la présure). Son gout est intense.

La Praça do Município

C’est sur la Place municipale à qu’est construite l’Hôtel de Ville (de 1:39 à 1:44) et le Museu do Dinhero ou Musée numismatique (de 1:46 à 2:28).

À l’initiative de la Banque du Portugal, ce musée a été aménagé dans une ancienne église.

En plus d’exposer des pièces de monnaie depuis l’Antiquité, il explique l’histoire des devises, les métaux et alliages employés, les méthodes utilisées pour frapper la monnaie, les procédés d’impression pour les billets de banque, les poinçons et instruments de gravure, etc.

Bref, c’est un musée exhaustif, attrayant, disposé sur plusieurs étages, que tout collectionneur de monnaie devrait visiter.

L’Igreja de São Nicolau

Détruite par le séisme de 1755, l’église Saint-Nicolas (de 2:51 à 3:12) fut reconstruite en 1780. En voie d’achèvement, la restauration entreprise en 2003 lui a redonné sa splendeur d’origine.

Essentiellement, elle adopte la composition de Vieille église Notre-Dame-de-la-Conception. Toutefois, sa décoration intérieure fait appel à des matériaux plus nobles (différentes teintes de marbre).

La Capela de Nossa Senhora da Saúde

La chapelle Notre-Dame-de-la-Santé (de 3:13 à 3:18) fut construite en 1506 à l’initiative des artilleurs de la garnison de Lisbonne.

À l’origine, elle était dédiée à leur patron, Saint-Sébastien, protecteur de la peste dont une épidémie avait décimé leurs rangs cette année-là. Elle prit le nom d’église Notre-Dame-de-la-Santé (son nom actuel) en 1662.

Des azuléjos représentant des prophètes ornent le bas de ses murs. Immédiatement au-dessus d’eux, des croix de bois sont ornées des stations du chemin de croix.

Les escaliers São Cristóvão

Sur les murs qui bordent les escaliers qui mènent à l’église Saint-Christophe (située dans le quartier d’Alfama), différents artistes ont créé la murale ‘Fado Viado’ qui rend hommage au fado (de 3:19 à 3:26).


Détails techniques : Le diaporama présente cent photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (63 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (28 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo chacun).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice du Portugal, le 26 juillet 2017

20 juillet 2018

 

Odyssée portugaise

Les trois spectacles gagnants du concours pyrotechnique présenté en 2017 à La Ronde furent, dans l’ordre, ceux de l’Angleterre, de la France et du Portugal.

Le texte d’hier présentait la vidéo intégrale du spectacle de l’Angleterre.

Malheureusement, il n’existe pas de document audiovisuel de qualité qui présente l’intégrale du spectacle français.

Le vidéaste KT — qui a si magnifiquement capté le spectacle autrichien de cette année et d’autres antérieurement — avait placé, dans le cas de la France, son trépied près du Pied du courant, sur l’ile de Montréal.

Sa vidéo a donc été prise de loin, sans la musique indispensable pour bien apprécier ce spectacle. C’est également le cas de sa captation du spectacle allemand du 19 juillet 2017.

Mais il a très bien enregistré le spectacle Odyssée portugaise, créé par la firme Macedos Pirotecnia, et gagnant du Jupiter Bronze de 2017.

C’est ce spectacle que je vous présente aujourd’hui.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le premier prix des Feux Loto-Québec en 2017

19 juillet 2018

 

Les feux d’artifice de l’Angleterre

Un Québécois appelé KT a posté sur YouTube les vidéos en haute résolution qu’il a réalisées à l’Internationale des feux Loto-Québec.

J’ai passé en revue ceux de 2018 et j’en ai profité pour ajouter rétroactivement celui de l’Autriche au texte que j’ai publié le 13 juillet dernier.

Les deux autres — le spectacle d’ouverture du 7 juillet et les feux de la Chine présentés le 14 juillet 2018  — ont quelques bons moments. Mais globalement, leur intérêt limité ne justifie pas que je vous recommande de les voir dans leur intégralité.

En visionnant ceux de l’an dernier, j’ai déniché le spectacle présenté le 29 juillet 2017 par l’Angleterre.

Créé par les artificiers de Jubilee Fireworks, ce spectacle remporta le Jupiter Or, la récompense ultime de cette compétition internationale.

Intitulé Coup de théâtre, il est principalement basé sur de la musique de films et de comédies musicales.

La vidéo qu’en a faite KT manque un peu de netteté mais l’intérêt de ce spectacle dépasse sa qualité photographique.

Le voici donc, comme si vous y étiez…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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