Le quartier de Hradčany : le château de Prague (version II)

29 juin 2022
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Introduction

Autrefois indépendante (tout comme la Vieille ville), Hradčany fut une des quatre municipalités fusionnées en 1784 pour donner naissance à la ville de Prague.

C’est aujourd’hui un quartier de 151 hectares où vivent deux-mille résidents.

Nous y consacrerons trois diaporamas, dont celui-ci (consacré au château).

Long de 570 mètres et large de 130 mètres, le château est le siège du pouvoir politique en Bohème depuis plus d’un millénaire. C’est le plus vaste palais du monde. En effet, sans tenir compte des jardins, il est plus grand que celui de Versailles.

Il a la forme d’un « A » couché le long d’un plateau abrupt dominant la ville. Ses ‘remparts’ sont en réalité des bureaux administratifs. L’ex-président Vacláv Havel parcourait ses longs couloirs en trottinette.

Le Jardin royal (de 0:06 à 0:18)

Au nord du château se trouve le Jardin royal (de 0:06 à 0:18). Nous y voyons successivement :
• l’ancienne Villa présidentielle (à 0:06),
• la Fontaine chantante (à 0:08) coulée en 1568 par Tomáš Jaroš de Brno,
• la fontaine d’Hercule (à 0:10) créée en 1670 par Jan Jiří Bendl, et
• le pavillon du Jeu-de-paume (de 0:12 à 0:16) construit en 1569 par Bonifác Wohlmut et décoré de sgraffites. Devant l’édifice se trouve la statue Allégorie de la Nuit d’Antonín Braun.

Les costumes militaires du château (à 0:20) ont été dessinés par Pištěk, le costumier du réalisateur Miloš Forman.

La cour d’honneur (de 0:22 à 0:26)

En plus de l’entrée au nord (du côté du Jardin royal), on accède au château par sa cour d’honneur, située à l’ouest. Depuis toujours, c’est l’entrée principale du château.

La grille qui en limite l’accès est encadrée de deux statues de géants au combat créés en 1768 par Ignác Platzer (à 0:26). Dérobées par les armées suédoises en 1648, elles ont été remplacées depuis par des copies.

Après avoir parcouru les 38 mètres de profondeur de la première cour, on franchit un portail qui donne accès à la deuxième cour. Construit en 1614, ce portail est la première structure baroque construite à Prague.

La deuxième cour (de 0:28 à 0:34)

Large de 109 mètres et profonde de 45 mètres, la deuxième cour est une place vide à l’exception de l’église Sainte-Croix (à 0:30) et de la fontaine Kohl (à 0:32).

Construite de 1756 à 1763 par Anselmo Lurago et Nicolò Pacassi, l’église Sainte-Croix est une chapelle néoclassique dont l’intérieur, sobre, est en marbre blanc. De nos jours, elle abrite le centre d’information du château.

Au milieu de la deuxième cour se trouve la fontaine Kohl, sculptée dans le grès en 1686 par Hieronymus Kohl.

Tout autour se trouvent des bureaux administratifs. On y accède par des entrées (à 0:34) conçues par Jože Plečnik (1872-1957), un architecte précurseur du postmodernisme.

La troisième cour

La Cathédrale Saint-Guy

Lorsqu’on franchit le portail qui donne accès à la troisième cour, la cathédrale Saint-Guy, dont les deux tours de la façade ont 82 mètres, se dresse à moins de vingt mètres devant nous.

Débutée par l’architecte Mathieu d’Arras en 1344 et poursuivie par Petr Parléř, la cathédrale ne fut complétée qu’en 1929. Pendant des siècles, la nef n’allait pas au-delà du transept. Sa façade néogothique est due à son dernier architecte, Kamil Hilbert.

Les portes en bronze de la façade ont été réalisées en 1927 par Otakar Španiel. Le tympan néogothique du portail central illustre la Crucifixion du Christ (à 0:38).

Dans le chœur se trouve le mausolée royal à Ferdinand Ier, son épouse Anne Jagellon et leur fils Maximilien :II (à 0:46), créé en 1589 par le sculpteur flamand Alexandre Collin de Malines.

À 0:48, le maitre-autel de style néogothique a été créé de 1868 à 1873 par Joseph Kranner.

C’est en 1946 que Max Švabinský conçut les vitraux qui ornent le chœur de la cathédrale (à 0:50). Au centre, on y voit la Sainte Trinité. À gauche, c’est la Vierge et, agenouillé, le prince Spythihněv Ier. À droite, on trouve saint Venceslas et saint Guy, de même que l’empereur Charles IV.

Quant à la chaire (à 0:54), elle date de 1618.

En entrant dans la cathédrale par le portail de droite, la première chapelle qu’on rencontre est dédiée à sainte Ludmila de  Bohême. Servant de baptistère, elle est décorée du vitrail intitulé L’Envoi du Saint-Esprit (à 1:00), créé vers 1930 par Josef Cibulka.

Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale resta inachevée, son entrée principale était au fond du bras droit du transept. Depuis 1935, celui-ci est décoré d’un vitrail intitulé Le Jugement dernier, de Max Švabinský (à 1:02).

De toutes les chapelles latérales, la plus grande et la plus richement décorée est celle dédiée à saint Venceslas, le saint patron de la République tchèque (de 1:04 à 1:06). Elle fut créée de 1358 à 1367.

La partie inférieure des murs est garnie de fresques illustrant la Passion du Christ, entourées de 1345 dalles polies en pierres semi-précieuses (jaspe rouge, améthyste violette, et chrysoprase verte) réunies par un crépi à la poudre d’or.

Le haut de la chapelle est décoré de 31 fresques décrivant la vie de saint Venceslas, peintes en 1509 par celui qu’on surnomme le Maitre du retable de Litoměřice.

En empruntant le côté droit du déambulatoire, on rencontre le monument au comte Léopold Šlick (à 1:08) — en forme d’obélisque gardé par un lion — conçu par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et sculpté en 1723 par Matthias Braun.

Puis nous voyons successivement :
• la porte qui, depuis 1791, mène au trésor royal (de 1:10 à 1:12), nous voyons .
• l’autel de la chapelle Sainte Croix (à 1:14), et
• l’Oratoire royal (à 1:16), une tribune conçue par Benedict Ried en 1493 qui relie la cathédrale au palais royal.

De 1:18 à 1:23, il s’agit du tombeau en argent massif de saint Jean Népomucène, patron de Bohème. Son érection de 1733 à 1736 nécessita 1,8 tonne d’agent. On le doit à l’architecte Joseph-E. Fisher von Erlach, au modeleur Antonio Corradini et à l’orfèvre viennois Joseph Würth.

Jean Népomucène fut torturé à mort pour avoir refusé de révéler les secrets de la confession de la reine Sophie de Bavière à son mari jaloux, le roi Wenceslas IV.

Déjà populaire autrefois, il l’est devenu davantage sous le régime communiste. Ce culte avait pour but de tromper la population alors que beaucoup de confesseurs catholiques étaient des indicateurs de police.

Puis nous apercevons successivement :
• l’autel de la chapelle axiale, dédiée à la Vierge (à 1:26),
• l’autel de l’ancienne chapelle de l’archevêque (à 1:28),
• l’autel de la chapelle Sainte-Anne (à 1:30),
• l’entrée de l’ancienne sacristie (à 1:32),
• l’escalier (à 1:34) qui mène à la chaire (à 0:52),
• la chapelle Saint-Sigismund (de 1:36 à 1:38) (qui renferme les reliques de ce saint). Son autel baroque est l’œuvre de l’architecte František-Maxmilián Kaňka,
• l’orgue rococo de 1763 installé au fond du bras gauche du transept.
La Passion du Christ (1927), une sculpture sur bois de Frantisek Bilek (à 1:46),
• l’escalier qui menait autrefois au Trésor de la cathédrale (à 1:48), et finalement,
• l’extraordinaire vitrail intitulé Les Débuts du christianisme en Bohème, créé de 1928 à 1930 par Alfons Mucha (à 1:50).

Cette visite de la cathédrale Saint-Guy se termine par la rosace La Création du monde (1925-1927) de František Kysela. Le maitre-verrier Josef Vlasak y a assemblé 26 740 pièces de verre.

À la droite de la cathédrale se trouve la Vieille Prévôté (de 2:00 à 2:04). Elle était autrefois le Palais archiépiscopal de Prague, puis la résidence du prévôt de la cathédrale. Sur un de ses coins, on peut voir une statue de saint Venceslas (à 2:04).

Pendant les siècles au cours desquels la cathédrale demeura inachevée, les fidèles y pénétraient par sa façade sud (à 2:06), plus précisément par la Porte d’Or.

Celle-ci doit son nom à la mosaïque rouge et or qui décore son fronton et qui fut créée à Venise en 1371. Elle représente Le Jugement dernier (à 2:08). C’est derrière cette mosaïque que se trouve la chambre du Trésor (où sont entreposés les joyaux de la couronne de Bohème).

À 2:10, cette fontaine représentant saint Georges terrassant le dragon est une œuvre de Jiří et Martin de Cluj réalisée en 1373.

De 2:12 à 2:14, il s’agit d’une des portes qui mènent aux bureaux gouvernementaux.

Depuis 1920, l’escalier aux Taureaux (de 2:16 à 2:20), dessiné par Josip Plečnik, permet d’accéder aux Jardins du Sud (de 2:22 à 2:34) desquels on a une vue exceptionnelle de la ville (dont, à 2:24, le dôme de l’église Saint-Nicolas du Petit-Côté). Entre autres, on y trouve la maison du jardinier (à 2:30).

En montant l’escalier aux Taureaux (à 2:34), on retourne à la deuxième cour. À 2:36, on y voit le balcon présidentiel.

C’est maintenant le temps de descendre visiter (de 2:38 à 3:10) le Palais Royal. Celui-ci fut la résidence des princes et rois de Bohème du XIe au XVIe siècle.

On y trouve :
• à 2:42, la fresque Le Jugement de Salomon, datant du XVIIIe siècle, et décorant la Chambre verte (à gauche du vestibule),
• de 2:44 à 2:48, la salle Vladislav, longue de 60 mètres et large de 16 mètres, construite entre 1486 et 1502 par Benedikt Ried. Autrefois salle d’apparat, elle représentait une prouesse architecturale en raison de son exceptionnelle largeur sans poutre d’appui. Depuis 1934, c’est là que se déroule la prestation de serment des présidents de la République. Originellement, c’était la plus grande salle profane d’Europe centrale.
• du côté gauche de la salle, un escalier permet d’accéder aux salles des Nouveaux registres provinciaux (de 2:50 à 2:56), ornées des blasons des fonctionnaires de la Diète. C’est là que l’on conservait les registres de propriété foncière, de même que les décisions de la Cour de Justice et de la Diète.
• une deuxième porte est l’escalier des Cavaliers (à 2:58). Celui-ci relie directement l’extérieur du palais à la salle Vladislav. Ses larges marches permettaient aux cavaliers de monter à cheval à la salle afin de participer aux tournois qui y étaient organisés.
• un portail aux colonnes torsadées (à 3:00) donne accès à l’ancienne salle de la Diète (à 3:02), où étaient traitées les affaires publiques en présence du roi.
• au fond de la salle Vladislav, on peut voir la chapelle de Tous-les-Saints (de 3:04 à 3:08), restaurée en 1579 à la suite d’un incendie. La toile qui orne le maitre-autel date de 1732. Sur les murs dégarnis du chœur, une série de douze toiles racontent des scènes de la vie de saint Procope de Sázava. La tombe baroque de ce dernier se trouve dans une chapelle latérale située du côté gauche de la chapelle (hors-champ à 3:06), faisant symétrie avec l’autel à droite qui est décoré d’une toile représentant la Descente de la Croix.
• le côté droit de la salle Vladislav donne accès à une terrasse (à 3:10).

Après une carpe au restaurant Vikárka (à 3:12), nous passons devant le Collège des chanoines de la cathédrale (de 3:14 à 3:16).

À 3:18, nous avons une vue des édifices qui bordent la place Saint-Georges.

D’abord la Nouvelle Prévôté, de style néogothique, construite de 1878 à 1891. De 3:20 à 3:26, on la voit plus en détail, dont la statue de saint Venceslas qui décore un coin de sa façade (à 3:22), analogue à celle sur la Vieille Prévôté (à 2:04), et ces chimères qui enjolivent le coin des fenêtres du toit (à 3:26).

Puis, derrière une façade sobre, l’ancien couvent Saint-Georges. De nos jours, il abrite une partie de la collection de la Galerie nationale (de 3:30 à 3:58). Entre autres, nous y voyons :
Ctirad a Šárka (achevée en 1895) de Josef Václav Mylsbek (à 3:33),
Adam a Eva (1849) de Václav Levý (à 3:35),
La Musique, première ébauche (1892-1894) de Josef Václav Mylsbek (à 3:37),
• neuf paysages de Josef Navrátil (à 3:39),
Une Semaine d’été (1854) d’Antonín Dvořák (à 3:41),
Oldřich a Božena (1884) de František Ženíšek (à 3:43),
• projet abandonné pour le rideau de scène du Théâtre national, dessiné en 1880 par Adolf Liebscher (à 3:45),
• tombeau de sainte Milada (à 3:47),
La Musique, première ébauche (1907-1912) de Josef-Václav Mylsbek (à 3:49),
Sarcophage de Václav Švagrovský, (1881-1883) de Josef Václav Mylsbek (à 3:51),
La Tombée de la nuit (1909-1913) de Jakub Schikaneder (à 3:53).

Derrière une façade corail et crème baroquisée de 1657 à 1680 se trouve la basilique romane Saint-Georges, reconstruite en 1142 (de 4:01 à 4:14).

Le fronton de sa façade est décoré d’un relief représentant saint Georges, alors que sous ce fronton, on trouve la statue de l’abbesse Milada, fondatrice du couvent (à gauche), et à droite, du prince Vratislav I (qui a ordonné la construction de la basilique).

À l’intérieur, on peut y voir (à 4:08) la tombe en bois du prince Vratislav I. Celui-ci est le fils de sainte Ludmilla (à qui une chapelle est dédiée) et le père de saint Venceslas.

S’il y a autant de martyres dans la dynastie princière des Přemyslides, c’est qu’on s’y est beaucoup entretué.

En plus de son entrée principale sur la place Saint-Georges, la basilique en possède une autre sur son flanc droit (à 4:10). Depuis environ 1515, son portail de style renaissance est décoré d’une scène représentant saint Georges terrassant le dragon (à 4:12).

Toujours à la droite de la basilique se trouve une petite chapelle carrée créée au XVIIIe siècle par l’architecte František-Maxmilián Kaňka et dédiée à Saint-Jean Népomucène (de 4:16 à 4:22).

De l’autre côté de la rue Jiřská (ou rue Saint-Georges), on peut voir le portail de l’Institut des dames nobles du château de Prague (à 4:23). Il s’agissait d’un établissement où les fillettes de l’aristocratie étaient élevées selon un mode de vie austère.

En bifurquant vers le nord, on atteint la ruelle d’Or (de 4:32 à 4:36). Adossées au mur d’enceinte du château, ces maisonnettes ont été construites en 1579 pour loger les 24 gardes de Rodolphe II.

Elle tire son nom de la légende selon laquelle les alchimistes de Rodolphe II (amateur d’ésotérisme) y effectuaient leurs recherches en vue de découvrir comment changer le plomb en or.

Vers la fin de la Première Guerre mondiale, l’écrivain Kafka et sa sœur vécurent quelques mois dans celle qui porte le numéro 22 (à 4:34). De nos jours, ce sont des boutiques de souvenirs ou d’artisans.

Au No 6, c’est le portail de l’ancien palais du Burgrave Suprême, premier personnage du pays après le roi et son représentant officiel en son absence. De nos jours, ce palais abrite le musée des Jouets (à 4:38), le deuxième plus grand au monde.

En face se trouve le Palais Lobkowicz, construit en 1570 par le chancelier Vratislav de Pernštejn et qui fut acquis en 1651 par la famille Lobkowicz. Confisqués par l’État à l’arrivée du communisme, le palais et ses trésors artistiques furent restitués à la famille Lobkowicz en 2003.

Son café (de 4:40 à 4:49) offre une vue superbe sur la ville (dont l’église Saint-Thomas, à 4:42).

Servi au café, ce plat typique de la cuisine bourrative tchèque (à 4:46), où la viande est enfouie sous de la sauce brune qu’on mange avec du pain.

À 4:50, la tour Noire, construite au XIIe siècle, complète notre visite du château. Quant à ses abords, la toute dernière photo montre (à 4:56), au premier plan, le vignoble Saint-Venceslas, le plus ancien de Bohême.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 145 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et d’une photo tirée de Wikipédia.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La magie des vapeurs

19 juin 2022
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Âgé de 21 ans et originaire de République dominicaine (ou de Madrid, selon les sources), Jaxell Frias s’est fait connaitre en 2019 en participant au télé-crochet ‘Romania Got Talent’.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Vieille Ville de Prague (3e partie, version II)

12 février 2022
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Préambule

Il existe un peuplement juif à Prague, voisin d’un peuplement slave, depuis le Xe siècle. Celui-ci se transforme en ghetto au XIIIe siècle, à la suite d’une directive du Vatican indiquant que Juifs et Chrétiens devaient vivre séparément.

Au cours des siècles qui suivront, les Juifs seront l’objet de massacres (entre autres par les Croisés en route vers la Terre sainte) et d’interdits quant aux métiers qu’ils peuvent exercer.

Durant la guerre de Trente Ans, l’avancée de l’armée suédoise (qui s’était emparé du château de Prague qu’elle avait pillé) est stoppée sur le pont Charles.

Celui-ci est alors le seul pont qui relie le quartier du Petit-Côté — où se trouve le château et où habite la noblesse — au reste de la ville. Durant cette bataille, le 26 juillet 1648, les étudiants de l’université Charles et les Juifs s’illustrent par leur courage à sauver la ville des envahisseurs.

En 1781, l’empereur Joseph II promulgue un édit de tolérance qui garantit à tous les citoyens (y compris aux Juifs), la liberté de culte et le libre accès à la vie publique : emplois publics, université, corps de métier, etc. C’est en son honneur que l’agglomération juive de Prague prendra le nom de Josefstadt (ou ville Joseph).

En 1850, Josefstadt est annexé à la ville de Prague pour devenir le quartier de Josefov. Toutefois la presque totalité de ce quartier est rasée, entre 1893 et 1913, dans le but d’assainir et de remodeler la ville en suivant l’exemple de ce qu’avait fait le baron Hausmann à Paris.

À l’issue de ces travaux, il ne resta plus que six synagogues, le vieux cimetière et l’ancienne mairie de la ville juive. Le quartier juif, tel qu’on peut le visiter aujourd’hui, date de cette époque.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, 90 % des Juifs tchèques périrent dans des camps de concentration. Si bien que la communauté juive tchèque, après avoir été l’une des plus importantes, est désormais l’une des plus petites d’Europe. De nos jours, environ 6 000 Juifs vivent à Prague.

Le diaporama

De nos jours, le ‘quartier’ Josefov de Prague n’est plus une entité administrative reconnue. Comme c’est le cas du ‘quartier’ chinois de Montréal.

Le diaporama présenté ici est donc consacré à la partie nord du quartier de la Ville Ville, ce qui inclut l’ancien quartier juif.

Celui-ci débute à 0:04 par un aperçu (en biais) du parc Antonín Dvořák.

Celui-ci est bordé au nord par la Rodolfinum, une salle de spectacle de style néorenaissance construit de 1876 à 1884 par les architectes Joseph Zítek et Joseph Schulz (de 0:06 à 0:09).

L’édifice abrite également une galerie d’art moderne.

En face, de l’autre côté de la rue ‘17 listopadu’ (ou rue du 17 Novembre), on trouve le musée des Arts décoratifs, achevé en 1901 sur les plans de Joseph Schulz (de 0:10 à 0:52).

De 0:53 à 1:08, nous sommes sur la rue Břehová.

De 1:09 à 1:28, nous parcourons la rue Široká. Nous y rencontrons la synagogue Pinkasova (à 1:09) — dont les murs sont un mémorial aux Tchèques victimes de l’Holocauste — et le restaurant Švejk (au Široká 20).

Dans ce dernier, on sert (à 1:28) cette spécialité typique de la nourriture bourrative du pays. Il s’agit de tranches de rôti de porc ou de bœuf noyées de sauce brune, décorées de confiture et de crème fouettée, et accompagnées de tranches de knedlíky (un pain cuit dans de l’eau bouillante, contenant des cubes de pain de la veille).

À 1:30, voici un édifice Art Nouveau (inspiré de la Sécession viennoise) à l’intersection des rues Žatecká et Kaprova.

De 1:32 à 2:00, nous parcourons la rue Maiselova. On y voit (à 1:32) la synagogue Maiselova, deuxième synagogue faisant partie du complexe muséal juif de Prague et construite en 1591 par Mordechai Maisel.

À 1:42, il s’agit de la synagogue Vieille-Nouvelle (qui appartient également à ce complexe), construite vers 1270. C’est le plus vieux sanctuaire juif d’Europe.

Dans une ruelle perpendiculaire, on trouve la synagogue Klaus, construite en 1694 (le mur crème sur le côté gauche de la photo à 1:44). Au centre de cette photo, c’est la Salle des cérémonies, construite en 1906. Par une grille à gauche (à 1:46), on accédait autrefois au cimetière juif.

On y a planté une collection de pierres tombales. Les petites pierres sur le dessus de certaines d’entre elles rappellent la coutume juive de les décorer ainsi plutôt que de fleurs (rares en milieu semi-désertique).

Construit de 1570 à 1577, l’hôtel de ville juif reçut sa façade rococo actuelle en 1763 (à 2:00). À l’étage, il abrite la synagogue Haute. Le reste de l’édifice sert de centre communautaire.

De 2:02 à 2:24, nous parcourons la rue Pařižská (ou rue de Paris). Celle-ci se termine à l’hôtel Intercontinental (à 2:24).

De 2:25 à 2:30, nous voyons deux édifices sur la rue Elišky Kránohorské. Le premier de style Art Nouveau (ressemblant à un autre vu à 2:18), et le second de style cubiste, un style architectural que seule Prague possède.

Puis nous apercevons quelques édifices sur les rues Dušní (de 2:32 à 2:36) et Salvátorská (de 2:38 à 2:40). Nous retournons sur Dušní pour y voir (à 2:42) l’extraordinaire synagogue Espagnole, construite en 1868. Puisqu’il est interdit d’en photographier l’intérieur, on voit à 2:44 une photo tirée de Wikipédia.

Au bout de cette rue, nous apercevons (de 2:46 à 2:50, l’ancienne église Šimon a Juda (Simon et Jude), construite de 1615 à 1620. De nos jours, elle sert d’hôpital et de salle de concert.

Puis nous apercevons les rues Věnzeská (à 2:52), Dlouhá (de 2:54 à 3:08), V Kolkovné (de 3:10 à 3:12), Kozí (de 3:14 à 3:22), U Obechního Dvora (de 3:24 à 3:26), Anežská (de 3:28 à 3:32, où nous apercevons au loin le couvent d’Agrès-la-Bienheureuse), Haštralská (de 3:34 à 3:44), et finalement l’édifice du ministère de l’Industrie et du Commerce, situé au coin nord-est du quartier.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 114 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et d’une photo tirée de Wikipédia.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Vieille Ville de Prague (2e partie, version II)

5 décembre 2021
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Introduction

Le quartier de la Vieille Ville de Prague est limité au sud par le boulevard Národní (ou boulevard National). Celui-ci dessine un arc de cercle qui se poursuit brièvement par la rue 28 Října (ou rue du 28 Octobre), puis la rue Na Přikopě (ou rue Sur la Tranchée), et finalement par le boulevard Revoluční (qui borde le quartier à l’est).

À l’époque où Prague était une ville fortifiée, son urbanisme était simple.

Il y avait d’abord ce qui correspond au centre-ville, présenté dans un diaporama précédent.

Depuis des siècles, c’est la partie du pouvoir politique, des avis et des exécutions publiques, de la perception des taxes sur la marchandise étrangère, des palais nobiliaires, des ambassades, et des artisans (imprimeurs, joailliers, ébénistes, sculpteurs, etc.).

Et il y avait la partie résidentielle. Il y avait aussi des commerces. Mais au lieu de boutiques artisanales et de métiers spécialisés, c’est là que le peuple achetait son pain des boulangers et faisait ses emplettes au marché: celui des producteurs agricoles, de même que celui du bois (ou du charbon).

On y trouvait également de modestes églises paroissiales, enrichies au fil des siècles par les dons de mécènes.

C’est cette autre partie ancienne de Prague que ce diaporama vous invite à découvrir.

Avant que chaque maison de Prague ne soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom, choisi par son propriétaire. Et pour simplifier la tâche des messagers chargés d’acheminer le courrier, chaque maison, même les plus modestes, possédait une enseigne représentant ce surnom. Le diaporama en présente quelques-unes parmi celles qui ont traversé le temps.

De Liliová à la chapelle de Bethléem

La vidéo débute sur la rue Liliová (ou rue du Lys). On y voit :
• le restaurant Au Serpent doré (à l’intersection avec Karlova),
• une vue générale de cette rue (à 0:07),
• le portail du Liliová 13 (du 0:08 à 0:11),
• celui du magasin d’antiquités Mucha (à 0:13),
• l’extrémité sud de cette rue.

Après un détour sur la rue U Dobřenských (à 0:17), nous voici sur la place Betlémské (de 0:18 à 0:23), puis à la chapelle de Bethléem (de 0:24 à 0:29).

Construite de 1391 à 1394 — et reconstruite presque à neuf après la Deuxième Guerre mondiale — cette chapelle fut, de 1402 à 1415, le lieu de prédication de Jan Huss.

Ce recteur de l’université de Prague (la première d’Europe centrale) établit les bases grammaticales de la langue tchèque, normalisa son orthographe, et fit de son université une maison d’enseignement principalement tchèque (et non allemande).

Convoqué en 1415 au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII, il y fut brulé comme hérétique pour s’être opposé à la corruption de l’Église catholique romaine.

Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.

Des églises Saint-Gilles à Saint-Martin-dans-le-Mur

À quelques minutes de marche plus au nord, on trouve l’église Saint-Gilles.

Construite au XIVe siècle, cette cathédrale catholique devint un lieu de culte hussite au siècle suivant. L’église fut confisquée par ordre de l’empereur et confiée aux Dominicains en 1626. Ceux-ci en refirent la décoration intérieure dans le style baroque.

Son plafond est décoré de l’œuvre Triomphe des Dominicains sur l’hérésie de Václav-Vavřinec Reiner (à 0:43).

En descendant sur la rue Husova jusqu’à son extrémité sud, on rencontre (de 0:55 à 0:57) la sculpture L’homme suspendu (1997) de l’artiste provocateur David Černý. L’homme représenté ici est Sigmund Freud.

Après un petit détour sur la rue Vejvodova (de 0:59 à 1:03), nous descendons Na Perštyně pour y voir :
• le portail cubiste de La Maison syndicale, construite de 1920 à 1922 (à 1:05),
• le portail de la Maison aux nounours, construite vers 1614 (à 1:07), et
• l’entrée au numéro 2 (à 1:09).

En tournant sur la rue Martinská, nous y voyons l’ancienne église gothique Saint-Martin-dans-le-Mur. Celle-ci tire son nom du fait qu’elle fut partiellement incorporée aux fortifications que la ville érigea au XIIIe siècle sur le parcours du boulevard Národní actuel.

Elle fut le premier lieu de culte où les fidèles communiaient sous les deux espèces (pain et vin consacrés). Or cette coutume fut un des fondements du culte hussite.

De Skořepka au Théâtre des États

Sur la rue Skořepka, à l’intersection de Na Perštyně, on peut voir ce magnifique édifice de style néorenaissance, construit en 1885 par Antonín Wiehl. Sa façade en briques et en pierre de taille est soulignée par une longue frise en terre cuite au premier étage et décorée de sgraffites au dernier étage (créés par Mikoláš Aleš).

La rue Skořepka débouche à l’Est sur la place de Marché au charbon ou Uhelný Trh (de 1:21 à 1:30).

Le côté oriental de cette place triangulaire donne naissance à trois rues parallèles, dont la rue Rytířská (de 1:31 à 1:40).

À mi-chemin, celle-ci croise la rue Na Můstku où nous apercevons
l’enseigne de la Maison de Samuel (à 1:41) et l’enseigne de la Maison aux deux colombes blanches (à 1:43).

Et de la rue Na Můstku, on fait un petit détour sur la rue Provaznická pour y voir l’enseigne du 13 de cette rue (à 1:45).

Une des deux autres rues qui partent de la place du Marché au charbon est le boulevard Havelská. Depuis le Moyen-Âge il s’y tient un marché de fruits et de fleurs (de 1:47 à 1:51).

À l’est, cette rue mène à l’église Saint-Gall ou Kostal sv. Havel (de 1:51 à 1:55). Construite vers 1340, cette église fut baroquisée au XVIIIe siècle. Sa façade convexe, de Giovanni Santini-Aichel, est décorée de statues de Ferdinand Brokof.

Si on poursuit notre randonnée plus à l’est, on atteint le Théâtre des États (de 2:01 à 2:19).

Avant d’y entrer, notons qu’à la gauche de cet édifice se trouve le Karolinium, construit en 1348. L’oriel qu’on voit à 1:59 est tout ce qui reste de l’édifice originel.

Construit de 1781 à 1783 par Antonín Haffenecker pour le mécène František-Antonín Nostic-Rieneck, le Théâtre des États est une salle de concert presque intacte depuis sa création.

C’est là qu’eut lieu la première mondiale de l’opéra Don Giovanni de Mozart en 1787. Puisqu’on y présente toujours cet opéra (parmi d’autres productions), il est vivement conseillé aux mélomanes qui visitent Prague d’acheter des billets pour y voir cet opéra. D’autant plus que l’acoustique de cette salle est phénoménale.

Le diaporama se termine par un aperçu de certains édifices sur Ovocný Trh, une rue qui se termine à l’est sur la rue Celetná.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 73 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Vieille Ville de Prague (1re partie, version II)

27 novembre 2021
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Note : Temps approximatif de lecture de seize minutes.

Introduction

Capitale du Saint-Empire romain germanique de 1347 à 1437, puis de 1583 à 1611, Prague fut le lieu de résidence d’une noblesse qui a multiplié les commandes auprès des meilleurs artistes d’Europe.

Les gouts changeant des propriétaires successifs de certains palais ont fait en sorte que des édifices, originellement médiévaux, se sont ornés de sgraffites à la Renaissance.

Dans bien des cas, ceux-ci disparurent à leur tour sous des moulages de stuc baroques quand cette mode balaya Prague aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Si bien que de nos jours, la Vieille Ville est un raccourci de tous les styles ornementaux qu’a connu l’Europe depuis un millénaire.

La Voie processionnelle du couronnement

Le trajet le plus impressionnant de Prague est sans doute celui qu’empruntaient les rois de Bohème à leur couronnement.

Elle traversait la Vieille Ville en débutant à un palais médiéval (aujourd’hui remplacé par la Maison municipale), où les marchands et les artisans rendaient hommage au souverain.

Puis la procession empruntait la rue Celetná et traversait la place de la Vieille Ville (où les dirigeants municipaux remettaient symboliquement les clés de la ville au nouveau monarque).

Après la Petite place, on défilait le long de la rue Karlova jusqu’à la place des Croisés. Quittant la Vieille Ville, la procession empruntait ensuite le pont Charles pour monter jusqu’au château de Prague.

Ce segment de la Voie processionnelle fait moins d’un kilomètre. C’est le long de ce trajet qu’on trouve quelques-unes des plus extraordinaires attractions touristiques de la ville.

Ce premier diaporama consacré au quartier de la Vieille Ville emprunte principalement cette voie processionnelle — mais en sens inverse — du pont Charles à la Maison municipale.

Au passage, nous jetterons un coup d’œil à quelques rues transversales rencontrées en cours de route.

En regardant ce diaporama, vous noterez la profusion de sculptures à de nombreux endroits.

De manière générale, Prague est la ville au monde où on trouve le plus grand nombre de sculptures. On en voit partout, que ce soit des saintes en pâmoison dont les vêtements virevoltent au vent, des angelots joufflus et fessus, des nus Art déco, etc.

Place des Croisés

Le diaporama débute à 0:05 au musée Bedřich Smetana. Ce compositeur fut le premier à utiliser des éléments spécifiquement tchèques dans sa musique. Le musée a été aménagé dans un bâtiment construit en 1883 pour le service des eaux de la ville.

Une terrasse (à 0:07) relie ce musée au pont Charles.

Notre visite de la place des Croisés débute à la tour de la Vieille Ville (à 0:09). Cette tour fut construite en 1357 par Petr Parléř. Pour accéder au pont Charles, on doit la traverser puisqu’elle se dresse sur la première pile du pont.

À la droite de cette tour (sur la photo), on voit le monument à l’empereur Charles IV, inauguré en 1848. Cet empereur — qui donne son nom au pont — fit de Prague la capitale du Saint-Empire romain germanique.

Derrière ce monument se trouve l’église Saint-François-Séraphin (de 0:11 à 0:25). Elle fut construite de 1679 à 1689 sur les plans de l’architecte français Jean-Baptiste Mathey.

Originellement, elle faisait partie du couvent des Croisés (d’où les croix de Malte de chaque côté de son parvis à 0:13).

Sa façade (à 0:17) est ornée de sculptures de Matěj-Václav Jäckel tandis que le ciel de sa coupole (à 0:21) est décoré du Jugement dernier (1722) de Václav-Vavřinec Reiner.

Si la popularité de Mozart varia ailleurs, elle fut constante à Prague. Celui-ci ne résista pas à la tentation de venir jouer sur l’orgue de cette église, le deuxième plus ancien de Prague. D’autant plus que les petites dimensions de l’église mettent en valeur cet instrument.

De 0:27 à 0:43, voici le Klementinum. Ce collège jésuite fut construit de 1653 à 1726 sur les ruines d’une chapelle franciscaine dédiée à saint Clément (d’où son nom), détruite par des ‘hérétiques’ pragois.

Ses agrandissements successifs en firent la deuxième plus importante construction de Prague, après le château.

Depuis 1924, l’édifice abrite la Bibliothèque nationale, riche de quatre-millions et demi d’ouvrages, dont trois-mille incunables.

Surmontée d’un Atlas, sa tour astronomique, haute de 68 mètres, abrite une collection d’instruments astronomiques (de 0:34 à 0:37).

De 0:44 à 0:50, l’église du Saint-Sauveur (1638-1659) correspond à l’ancienne église du Klementinum. Sa façade est ornée de quinze statues de Jan-Jiři Bendl. Son maitre-autel est surmonté de la toile La Transfiguration du Christ de Jan-Jiři Hering.

Jakub-Jan Ryba, compositeur de la charmante Messe tchèque de Noël y fut organiste dans les années 1780.

Le long de Karlova

De 0:52 à 1:10, nous entreprenons une marche le long de la rue Karlova. À 0:54, nous sommes devant la Maison au Puits d’or, construite au XVIe siècle. À 0:58, nous avons un aperçu de la rue Seminářská. À 1:00, le Théâtre des marionnettes de Prague présente des opéras de Mozart aux tout-petits… et leurs parents mélomanes. À 1:06, c’est l’enseigne de la Maison au Tigre d’or. À 1:08, nous voyons la statue de la princesse Libuše qui, selon la légende, fonda Prague au VIIIe siècle. À 1:10, il s’agit du Golem, personnage de mythologie juive, qu’on peut voir dans le passage du Karlova 25.

La place Mariánské

À la encontre de la rue Husova, nous tournons à gauche pour aller à la place Mariánské, située tout près.

De 1:12 à 1:19, il s’agit de la mairie de Prague, construite en 1912 (à distinguer de la Maison municipale, que nous verrons plus loin). Les sculptures Art déco de son balcon sont de Stanislav Sucharda.

De 1:22 à 1:24, c’est la bibliothèque municipale et à 1:26, l’entrée du Klementinum qui donne sur cette place.

De retour vers Karlova

Mais revenons sur la rue Husova pour la visiter plus en détail. À 1:26, nous voyons le riche portail du palais Clam-Gallas, décoré d’atlantes sculptés par Matyáš Braun et construit vers 1714.

Ce palais fut construit de 1713 à 1730 par Johann-Bernhard Fisher von Erlach pour le maréchal suprême de Bohème, Jan Gallas de Campo. Des concerts se tiennent dans son théâtre privé (où Beethoven interpréta plusieurs de ses compositions).

Avant que chaque maison de Prague soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom. Ici, au Jalovcová 1 (à 1:34), voici l’enseigne de la Maison aux Trois roses d’argent.

La Petite Place

Puis, de 1:36 à 1:51, nous atteignons la Petite Place. De forme triangulaire, cette place est dominée par l’hôtel Rott (à 1:42), dont la façade a été décorée en 1890 par Mikuláš Aleš.

À noter, à gauche de l’élégante façade de la bijouterie À la Couronne dorée (à 1:44), il s’agit de la billetterie Bohemia Ticket, vendeur exclusif de billets pour certains spectacles donnés à Prague.

Au sortir de la Petite Place, on trouve le restaurant U Prince (de 1:54 à 2:02). Sur son toit, ce restaurant possède une terrasse qui offre un des meilleurs points de vue sur la place de la Vieille Ville.

À partir de 2:04, nous visitons donc cette place.

La place de la Vieille Ville

À 2:05, voici la Maison À la Minute, construite de 1564 à 1610, et dont la façade est ornée de sgraffites.

À 2:09, la place est dominée par l’hôtel de ville de la Vieille Ville (à gauche), auquel répond au loin la menaçante église Notre-Dame-de-Týn, dont les sombres clochers pointus déchirent le ciel.

Construit en 1338, l’hôtel de ville s’agrandit au fil des siècles aux dépens des maisons adjacentes. Si bien que toutes les maisons de la tour de l’Horloge à la Maison À la Minute inclusivement en font maintenant partie.

À 2:15, cette fenêtre porte l’inscription ‘Prague, capitale du royaume’.

De 2:17 à 2:27, l’horloge astronomique qui décore son beffroi date de 1410-1490. Toutefois, son mécanisme actuel (réparé plusieurs fois) est essentiellement celui que Jan Táborský mit au point entre 1552 et 1572.

Dans la salle de réception, une grande toile représente un moment marquant de l’histoire pragoise. Celle-ci est intitulée ‘Le Procès de Jan Huss’ par Václav Brožík (1883).

En 1415, le prédicateur tchèque Jan Huss (un précurseur du protestantisme) fut convoqué au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII. C’était à l’époque où la chrétienté était dirigée simultanément par trois ‘papes’.

Condamné par un tribunal convoqué à cette fin, le prédicateur périra sur le bucher.

Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.

Du beffroi de l’hôtel de ville (à 2:42), on a un excellent point de vue général sur la Vieille Ville.

Ceux qui immobiliseront le diaporama à 2:44 verront une récapitulation de ce qu’on a vu jusqu’ici.

Au premier plan, à droite, la mairie de Prague. Toujours au premier plan, mais à gauche, la Petite Place. Au centre de l’image, la tour astronomique du Klementinum (de couleur crème). Celle-ci cache la coupole de l’église Saint-François-Séraphin. À leur gauche, plus loin, la tour noire de la Vieille Ville (sur la Place des Croisés).

Toujours du beffroi, on peut voir (à 2:48) l’embouchure de la rue Melantrichova au coin de laquelle se trouve le grand magasin Erpet, spécialisé dans la vente de cristal de Bohème.

Sur la rue Melantrichova, nous nous arrêtons au No 20, à l’enseigne de la Maison à la Théière dorée, dont la théière a été dorée depuis notre passage (à 2:55). Puis, au No 18, l’enseigne de la Maison à la Théière d’argent (à 2:57). De 2:59 à 3:02, nous entrevoyons le Vegetarianska Restaurace (au No 15). Et finalement au No 11, où on trouve la Maison aux Cinq couronnes (à 3:04).

À 3:05, nous faisons face à un des plus anciens portails de la ville, soit celui sculpté en 1590 pour la Maison aux Deux Ours d’or, située au Kožná 1.

À 3:07, nous voyons les cariatides au 2e étage du Kožná 4 et la frise des enfants musiciens qui décore le bas du 3e étage.

À 3:09, nous voici de retour sur la place de la Vieille Ville.

À 3:11, c’est le sud-est de cette place, dominé par (de 3:13 à 3:23) par la Maison Štorch, dont la façade a été décorée au XIXe siècle par Miluláš Aleš dans le style néorenaissance. Au centre est représenté saint Vanceslas à cheval.

Cette bâtisse porte également le surnom de Maison à la Vierge de pierre en raison de cette petite sculpture d’une Vierge à l’Enfant située au-dessus de la porte d’entrée de droite (à 3:23).

Du côté oriental de la place se dresse l’église Notre-Dame-de-Týn (de 3:25 à 3:35). On y accède en traversant une des deux maisons devant elle (celle de gauche).

Sa construction débuta en 1368. Le haut de la façade est décoré d’une Vierge à l’Enfant en or massif. Au-dessus du portail nord, le fronton
représente la Passion du Christ, sculpté en 1390 (à 3:29).

On emprunte rue Týnská à droite d’un palais médiéval carré — en pierre de taille et au toit pointu — surnommé Maison à la Cloche de pierre, construit au début du XIVe siècle (à 3:37).

En empruntant cette rue à 3:39, nous accédons à la cour des Marchands (de 3:42 à 3:46). On y voit la Maison des Granovsý, construite à la Renaissance, dont le deuxième étage est ornée de sgraffites qui représentent des scènes bibliques (à 3:42).

On aboutit ensuite à la rue Malá Štupartská où se trouve l’église Saint-Jacques-le-Majeur, consacrée en 1702.

Les fenêtres de sa façade sont habillées de riches sculptures d’Ottavio Mosto, dont cette apothéose de saint François d’Assise autour de celle de droite (à 3:51).

Cette église se caractérise également par sa vingtaine d’autels latéraux où abondent les sculptures en bois doré ou peint et les toiles de maitres tchèques (de 3:53 à 4:03).

De retour sur la place de la Vieille Ville, le palais Kinský complète le côté oriental de cette place (de 4:04 à 4:11).

Construit en 1755-1756 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer pour Jan Arnošt Golz, ce palais rococo fut vendu en 1768 au comte Kinský après le décès de son premier propriétaire.

De 1893 à 1901, l’écrivain Franz Kafka fut élève du lycée allemand aménagé à son 2e étage. De 1912 jusqu’à sa mort en 1931, son père, Hermann Kafka, y teint une mercerie au rez-de-chaussée.

De nos jours, l’édifice est une annexe de la Galerie nationale.

À 4:13, voici le monument à Jan Huss, créé en 1915 par le sculpteur Ladislav Šaloun pour commémorer le 500e anniversaire de la mort du prédicateur.

De 4:15 à 4:25, voici la partie orientale du côté nord de la place de la Vieille Ville.

De 4:19 à 4:23, il s’agit du siège du ministère du Développement régional. À l’origine, c’était le siège de la Compagnie d’assurance municipale, construit entre 1899 et 1901 par l’architecte Osvald Polivkí.

Au dernier étage, on peut voir les sculptures L’Extinction du feu et Le Signal d’alarme de Bohuslav Schnirch. Entre les deux, une mosaïque représente la princesse Libuše assise devant un panorama de Prague (due à František Urban).

Notre visite de la place de la Vieille Ville se termine par l’église Saint-Nicolas. On doit distinguer celle-ci d’une autre église Saint-Nicolas située dans le quartier du Petit Côté (que nous visiterons dans un autre diaporama).

L’église Saint-Nicolas de la Vieille Ville fut achevée en 1735 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer. Depuis 1921, cette église appartient à l’Église hussite du pays.

Lorsqu’on la regarde à vol d’oiseau, on remarque que sa façade n’est pas placée au début de la nef, mais sur le côté droit de l’église. Pour terminer, précisons que les statues de sa façade (à 4:29) sont de Antonín Braun et que La Légende de saint Nicolas qui décore sa coupole (à 4:33) a été peinte par Kosmas-Damian Asam.

La rue Celetná

La rue Celetná relie la Place de la Vieille Ville à la Tour poudrière. L’adjectif Celetná veut simplement dire entier. Mais c’était aussi le nom d’un pain tressé très populaire qu’on vendait sur cette rue.

Nous y rencontrons successivement :
• au No 4, deux statues de la Maison des Trois épées (à 4:39),
• au No 6, l’enseigne de la Maison au Lion blanc (à 4:41).
• au No 8, le portail de la Maison au Soleil noir (à 4:43),
• au No 10, la Maison au Paon blanc (de 4:45 à 4:47),
• au No 12, le portail du Palais Hrzánsky (à 4:48),
• au No 13, portail aux armoiries de Kryštof Cavriani, propriétaire des lieux avant leur vente au comte Caretto-Millesimo (dont le palais porte le nom) (à 4:50),
• au No 17, l’enseigne (représentant saint Jean Népomucène), le portail de la Maison Menhart et l’enseigne de la taverne de l’Araignée (de 4:52 à 4:56),
• au No 20, le portail du Palais Buquoyský (à 4:58),
• au No 22, le portail et l’enseigne du restaurant À la Soupe (de 5:00 à 5:02),
• au No 23, le portail de la maison de la famille Salomon (à 5:04), surmonté d’une Vierge à l’Enfant de Matyáš-Bernard Braun (à 5:06),
• au No 29, sculpture de la Maison à l’Ange d’or, construite en 1788, où Mozart a séjourné à l’époque où il y avait là une auberge (à 5:08),
• au No 32, la Maison au Lion d’or (de 5:10 à 5:14),
• au No 34, la Maison à la Vierge noire qui abrite le musée du Cubisme (à 5:16),
• au No 36, le portail du palais Pachtův (à 5:18).

La visite de la rue Celetná se termine par la tour Poudrière (de 5:19 à 5:28).

Construite en 1876, la tour Poudrière actuelle s’inspire de la tour de la Vieille Ville (vue à 0:09). L’une et l’autre font symétrie aux extrémités de la partie de la Voie processionnelle du couronnement parcourue dans la Vieille Ville.

Cette tour-ci remplace celle qui fut construite par Matěj Rejsek au XVe siècle, mais qui fut détruite en 1757 par l’armée prussienne lors de la guerre de Sept ans (c’est la guerre à l’issue de laquelle la Nouvelle-France devient possession britannique).

La Maison municipale

La Maison municipale de Prague est un manifeste artistique.

C’est seulement lors du démantèlement de l’Empire austro-hongrois, à l’issue de la Première Guerre mondiale, que le peuple tchèque se libéra de la domination germanique.

Mais depuis des siècles, les Tchèques nourrissaient une volonté autonomiste.

Au début du XXe siècle, les autorités pragoises décidèrent de détruire les ruines de l’ancien palais du roi de Bohème (abandonné depuis le XVe siècle) pour y édifier un centre culturel qui serait l’apothéose du talent artistique tchèque.

Mais alors que le graphiste et peintre Alfons Mucha — à l’époque, l’artiste tchèque le plus populaire à travers le monde — se voyait déjà directeur artistique du nouvel édifice, une cabale s’organisa contre lui sous le prétexte que sa brillante carrière parisienne l’avait rendu ‘trop’ français.

Il aurait été complètement exclu du projet sans l’obstination du bourgmestre de l’époque à en faire le responsable de la décoration de son bureau.

En dépit de ces intrigues, la Maison municipale est une brillante réussite.

Elle fut construite de 1905 à 1911 sur les plans des architectes Antonín Balšánek et Osvald Polívka.

Au dernier étage de son aile droite (à 5:33), on peut voir quatre sculptures allégoriques d’Antonín Štrunc; la Littérature, l’Architecture, la Sculpture et la Peinture.

La mosaïque au haut de la façade (à 5:35) s’intitule L’Apothéose de Prague (de Karel Špillar). De part et d’autre, on y voit les sculptures L’Humiliation de la Nation (à gauche) et La Résurrection de la Nation de Ladislav Šaloun.

On accède au balcon métallique (décoré de vitraux) par le Bureau du bourgmestre. La nuit, il est éclairé par deux gros lampadaires soutenus chacun par un atlante (de dos à 5:37).

Le hall d’entrée elliptique donne accès non seulement au reste de l’édifice (à 5:43), mais également au café Kavárna (à gauche, de 5:47 à 5:49) et au Restaurant français (à droite, à 5:45).

De 5:55 à 6:03, il s’agit de la salle Smetana, d’une capacité de 1 500 places, située au 1er étage.

À gauche de la scène (à 5:57), on voit la loge présidentielle et un groupe sculpté illustrant Les Danses slaves de Dvořák.

À droite de la scène (à 5:59), près de la loge du bourgmestre, le sculpteur Ladislav Šaloun a plutôt choisi de représenter Vyšehrad (le nom du premier mouvement de Má Vlast de Smetana).

De chaque côté (à 6:01), les murales sont de Karel Špillar.

Puis nous entrevoyons successivement ,
• la confiserie (à 6:05),
• plafond du Parloir oriental (à 6:07),
• la salle Julius Grégr (de 6:09 à 6:17) est décorée de trois toiles de František Ženišek intitulées respectivement Chanson d’amour (à 6:11), Chanson de guerre (à 6:13), et Chanson funéraire (à 6:15). Dans un style complètement différent — et qui jure avec le reste — František Ženišek a peint trois œuvres au plafond, dont la plus grande s’intitule Poésie (à 6:17),
• la salle Riegr, meublée de moelleux sièges et banquettes bleus (à 6:19), est décorée d’un diptyque (de 6:23 à 6:25) de Max Švabinský intitulé Printemps tchèque où on peut voir les représentants du renouveau culturel tchèque; les auteurs Svatopluk Čech, Jan Neruda, Jaroslav Vrchlický, Božena Němcová et Julius Zezer, puis le sculpteur Joseph-Václav Myslbek, les peintres Mikoláš Aleš et Joseph Mánes, de même que les compositeurs Bedřich Smetana et Antonin Dvořák,
• un aperçu de la salle Sladovský de 6:28 à 6:30,
• de 6:32 à 6:34, il s’agit de la salle Palacký, décorée de deux peintures de Jan Preisler inspirées des peintres nabis.

À 6:36, nous voici devant la porte d’entrée, puis (à 6:38) devant la même porte vue de l’intérieur du Bureau du bourgmestre, où tout a été conçu par Alfons Mucha.

Au-dessus de cette porte, on voit Force pour la liberté et l’amour de l’hamonie ! et, de part et d’autre, deux des pendentifs qui sont des allégories des vertus civiques. Ici, La Fidélité – Jan-Amos Comenius et Le Pouvoir créatif – Jan de Pernštejn (à 6:40).

Puis nous y voyons, entre autres :
• l’œuvre Humilié et confus, tu renaitras, mon pays ! (à 6:42),
• le pendentif La Vigilance – Le clan des Chods (à 6:44),
• le pendentif La Détermination – Jan Roháč de Dubá (à 6:46),
• et La Concorde slave qui décore le plafond (à 6:48).

La visite guidée de la Maison municipale se termine par une pause à l’American Bar (de 6:58 à 7:02).

À l’époque, la république états-unienne exerçait une forte influence sur les intellectuels tchèques qui rêvaient à se libérer de l’empire austro-hongrois.

En raison de cette influence, le journaliste et philanthrope Vojtěch Náprstek mis sur pied une association féministe appelée Americký klub dám (ou Club américain des femmes de Bohème). L’American Bar fut un des premiers lieux publics à Prague où les femmes étaient admises sans être accompagnées d’un homme.

Le lustre de ce bar (à 7:02) est une création de la firme František Křižík, complété au centre par le dessein d’un héron par Mikoláš Aleš.

À 7:04, il s’agit de l’entrée arrière de la Maison municipale. Les statues sont de František Uprka et de Josef Mařatka.

Puis nous apercevons :
• le théâtre Hibernia (à 7:06),
• la Banque Nationale tchèque (à 7:08),
• l’hôtel Pariz (de 7:12 à 7:14).

Le tout se termine par des vues nocturnes de la Vieille Ville.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 212 photos prises à l’aide un appareil Canon Powershot G6.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La communion au Zénith

22 juillet 2021
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D’accord, il existait
D’autres façons de se quitter.
Quelques éclats de verre
Auraient peut-être pu nous aider.
Dans ce silence amer,
J’ai décidé de pardonner
Les erreurs qu’on peut faire
À trop s’aimer.

D’accord, la petite fille
En moi, souvent, te réclamait.
Presque comme une mère
Tu me bordais, me protégeais.
Je t’ai volé ce sang
Qu’on aurait pas dû partager.
À bout de mots, de rêves,
Je vais crier :

Je t’aime, je t’aime.
Comme un fou, comme un soldat,
Comme une star de cinéma.
Je t’aime, je t’aime.
Comme un loup, comme un roi,
Comme un homme que je ne suis pas.
Tu vois; je t’aime comme ça.

D’accord je t’ai confié
Tous mes sourires, tous mes secrets.
Même ceux dont seul un frère
Est le gardien inavoué.
Dans cette maison de pierres
Satan nous regardait danser.
J’ai tant voulu la guerre
De corps qui se faisaient la paix.

Je t’aime, je t’aime.
Comme un fou, comme un soldat,
Comme une star de cinéma.
Je t’aime, je t’aime.
Comme un loup, comme un roi,
Comme un homme que je ne suis pas.
Tu vois; je t’aime comme ça.

Je t’aime, je t’aime.
Comme un fou, comme un soldat,
Comme une star de cinéma.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime.
Comme un loup, comme un roi.
Comme un homme que je ne suis pas.
Tu vois; je t’aime comme ça, ouuh.
Tu vois, je t’aime comme ça.

Paroliers : Lara Fabian / Rick Allison.
Paroles de ‘Je t’aime’ © Sony ATV Music Publishing, Les Editions Charlot.
Vidéo captée à la salle Zénith Paris en décembre 2001.
Remarque : La foule chante ‘On t’aime’ et non ‘Je t’aime’.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quatrième arrondissement de Paris (4e partie)

9 juin 2021
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Introduction

Ce diaporama a pour sujet le nord du quatrième arrondissement de Paris.

Le territoire visité est délimité à l’ouest par le boulevard Sébastopol, au nord par une rue qui porte successivement les noms de Rambuteau, des Francs-Bourgeois et du Pas de la Mule, à l’est par le boulevard Beaumarchais, et au sud par la rue de Rivoli et sa suite orientale, la rue Saint-Antoine.

Le diaporama débute par un aperçu du Bazar de l’hôtel de ville, un des grands magasins de Paris. Il se poursuit par quelques commerces et restaurants le long du côté nord de la rue de Rivoli ou à proximité sur ses rues adjacentes.

De 0:48 à 1:24, nous sommes à la Place du Marché-Sainte-Catherine. Celle-ci se distingue par les arbres qui y poussent; ce sont des muriers blancs de Chine.

Les poissonniers de l’ancien marché Sainte-Catherine ayant besoin d’eau pour nettoyer leur marchandise, une fontaine — appelée fontaine de Jarente — fut aménagée pour eux en 1783 (à 1:25).

De 1:27 à 1:43, nous visitons l’hôtel de Sully, construit entre 1624 et 1630 et acheté quatre ans plus tard par de duc de Sully, ex-conseiller d’Henri IV.

À l’arrière, la porte de droite de l’orangerie (à 1:43) donne accès directement à la Place des Vosges.

Or justement, la voici (de 1:45 à 2:42).

C’est la plus vieille place de Paris. Elle fut aménagée à partir de 1605 (sous Henri IV) et achevée en 1612 (sous Louis XIII). À 1:59, on peut voir la statue équestre de ce dernier qui se trouve au centre de la place.

Fermée sur elle-même et donc protégée des bruits de la ville, cette oasis de verdure est presque carrée (127 x 140 mètres).

Autour de ce parc sont construites des unités d’habitations rigoureusement identiques qui s’alignent de manière continue sur ses quatre faces.

Une de ces unités d’habitations fut occupée par Victor Hugo de 1832 à 1848. C’est devenu un musée consacré à l’écrivain. Le décor n’est pas d’origine mais il donne une idée des gouts de l’époque (de 2:15 à 2:36).

À partir de 2:47, nous voyons quelques établissements le long de la rue du Roi de Sicile ou des rues environnantes.

De 2:55 à 2:58, il s’agit d’un des plus prestigieux salons de thé de la capitale, soit Mariage Frères. Son menu comprend des centaines de thés différents, selon les pays, les années, et même les saisons de la récolte.

À 3:17, nous voici devant le portail de l’hôtel Amelot de Bisseuil, construit entre 1657 et 1660. C’est là que Beaumarchais, locataire de l’immeuble, écrivit Le Mariage de Figaro.

À 3:31, il s’agit de synagogue Agoudas Hakehilos, réalisée par l’architecte Hector Guimard en 1913.

De 3:33 à 4:10, nous visitons l’église Saint-Merri. Ce nom est un diminutif de saint Meredic.

Cette église fut achevée en 1552. Toutefois, les statues de sa façade datent de 1842. L’intérieur, sévèrement endommagé à la Révolution, a été restauré depuis.

Au nord de l’église se trouve la fontaine Stravinsky (de 4:11 à 4:27).

Cette fontaine est adjacente au Centre Pompidou, le musée d’art contemporain public de Paris (de 4:28 à 5:24).

De 5:29 à 5:44, nous voyons l’église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (1685-1690) dont la façade de 1705 provient de l’église Saint-Éloi-des-Barnabites, démolie depuis.

Sa chaire spectaculaire, d’origine belge, date de 1749 (de 5:33 à 5:36).

De 5:51 à 5:57, il s’agit de l’hôtel d’Albert, reconstruit entre 1586 et 1588.

Et nous terminons (de 6:11 à 6:26) par l’hôtel de Lamoignon, construit de 1584 à 1611.

Son portail est plus récent. Il date de 1718. Au tympan, on y voit deux enfants. Celui de gauche symbolise la Vérité, tournant la tête d’un miroir (qui représente la vanité et l’illusion). Celui de droite symbolise la Prudence, craignant le serpent qu’il empoigne de la main gauche.

Parodié par votre humble serviteur, ce portail sert de page-titre au diaporama.


Détails techniques : Le diaporama présente 171 photos et 5 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5, et cinq autres réalisées à l’aide d’un Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (152 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos) et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (7 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quatrième arrondissement de Paris (3e partie)

7 juin 2021
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Introduction

Ce diaporama a pour sujet la partie la plus au sud du quartier du Marais.

Le territoire visité est compris entre le boulevard Sébastopol à l’ouest, la rue de Rivoli suivie de la rue Saint-Antoine au nord, le Bassin de l’Arsenal à l’ouest et la Seine au sud.

Nous le verrons en suivant principalement les rues qui le traversent d’ouest en est.

Puisque ces photos ont été prises en 2014 et 2015, beaucoup des établissements commerciaux devant lesquels nous passerons ont disparu, remplacés par d’autres ou en voie de l’être.

Mais Paris, même en se transformant, demeure toujours Paris.

Allons y faire un tour.

Le tout commence à la place du Châtelet, par le Théâtre de la Ville, construit de 1860 à 1862 sur le même plan que le théâtre du Châtelet qui lui fait face.

À sa droite, la Tour Saint-Jacques (1509-1522) est tout ce qui reste de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, dédiée à l’apôtre saint Jacques le Majeur. On revoit cette tour à 0:25.

De 1:09 à 1:23, il s’agit de l’hôtel de ville de Paris. Le bâtiment que nous voyons aujourd’hui fut construit de 1874 à 1882 sur les ruines d’un bâtiment plus ancien réduit en cendres lors de la Commune de Paris de 1871.

À l’origine, il était construit perpendiculairement à la Seine, sur un terrain en terre battue où on déchargeait la cargaison des navires. C’était la Place de la grève (au sens d’une plage).

De nombreuses personnes disponibles s’y rendaient dans l’espoir d’y être embauchées. De ceux qui en revenaient bredouilles, on disait qu’ils avaient fait la grève (d’où le double sens du mot).

De 1:25 à 2:19, c’est l’église Saint-Gervais-Saint-Protais (1494-1621), située à l’est de l’hôtel de ville de Paris.

Le 29 mars 1918, au cours de l’office du Vendredi Saint, un obus allemand y tua 88 personnes. Ce fut le bombardement parisien le plus meurtrier de la guerre.

À la gauche de l’autel (à 1:31), on peut voir une sculpture en bois de saint Protais, et à droite, une sculpture en bois de saint Gervais, toutes deux réalisées en 1625.

À 1:41, il s’agit de la chapelle de la Vierge, achevée en 1517. Sa clé de voute est spectaculairement belle (à 1:42).

Cette église se caractérise par sa grande luminosité. Elle est renommée pour ses vitraux de la Renaissance, dont La Sagesse de Salomon, réalisée par Jean Chastellain en 1531 (de 1:47 à 1:49).

Chacun des arrondissements de Paris possède sa propre mairie. À 2:21, nous voyons brièvement celle du quatrième arrondissement.

Au 13 de la rue François-Miron (à 2:23), nous apercevons la maison dite « à l’enseigne du Mouton ». Cette maison à colombages n’est pas médiévale (comme on pourrait le croire), mais date du début du XVIIe siècle.

De 2:45 à 2:56, nous faisons la visite du Mémorial de la Shoah. Il fut créé en 2005 sur le site de l’ancien camp d’internement d’où partirent vers les camps d’extermination nazis environ neuf Juifs sur dix déportés de France.

De 2:59 à 3:02, il s’agit de l’hôtel de Beauvais. Construit entre 1565 et 1660, cette résidence est louée à partir de 1769 à l’ambassadeur du prince électeur de Bavière. En 1763-1764, le diplomate y accueillera pendant cinq mois Mozart, alors âgé de sept ans, de même que sa sœur et son père.

De 3:15 à 3:39, voici l’hôtel de Sens.

Son nom exact est l’hôtel des archevêques de Sens. Pourquoi cette appellation ? C’est que Paris ne devient un archevêché qu’en 1622. Avant cette date, la capitale du royaume dépendait de l’archevêché de Sens.

De 1475 à 1519, l’archevêque de cette ville fit construire ce palais pour être sa résidence parisienne. Il plaça son blason bien en évidence au-dessus de certaines fenêtres (à 3:27).

Le 28 juillet 1830, durant la Révolution de Juillet (en fait, une révolte parisienne qui dura trois jours), un boulet de canon se logea dans la façade de l’hôtel de Sens (à 3:21). Il y est toujours.

De nos jours, ce palais héberge la bibliothèque Forney. Au moment de ma visite, on y présentait une exposition de plus de 400 cuillères.

À 3:43, les murs de ce terrain de sport sont le plus long vestige (soixante mètres) de l’enceinte de Philippe Auguste. Ce roi de France, avant de partir pour la troisième croisade, ordonna la construction d’une muraille afin de protéger la capitale en son absence.

Sur le site des anciens jardins du roi Charles V, on aménagea le Village Saint-Paul (de 3:48 à 3:59), un dédale piétonnier bordé de boutiques, accessible par des portes cochères.

De 4:15 à 4:23, nous voyons l’hôtel Fieubet, du nom de celui qui fit l’acquisition de cette bâtisse en 1676.

Ce que nous apercevons aujourd’hui a peu de rapport avec le palais raffiné qu’il fut originellement. L’intérieur fut transformé en 1866 pour devenir une raffinerie de sucre. Puis en 1877, son nouveau propriétaire, le comte de Lavalette, y boursouffla l’extérieur en le transformant en un pastiche échevelé du baroque italo-espagnol.

De 4:27 à 5:07, nous voyons le Pavillon de l’Arsenal. Celui-ci est le Centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la métropole parisienne.

De 4:47 à 5:05, on notera l’intérêt d’avoir un appareil photo doté d’un bon stabilisateur d’image en plus d’avoir un bon sens de l’équilibre…

À partir de 5:08, nous effectuons une promenade le long de la rue de Rivoli, une rue qui se poursuit sous le nom de rue Saint-Antoine.

De 5:25 à 6:07, il s’agit de l’église Saint-Paul-Saint-Louis, construite de 1627 à 1641. Puisque nous en avons déjà fait une description détaillée, on cliquera sur cet hyperlien pour accéder à notre texte.

À 6:25, voici le lycée des Francs-Bourgeois, situé dans l’hôtel de Mayenne, construit de 1613 à 1617.

De 6:27 à 6:35, nous apercevons l’ancienne église du couvent de la Visitation Sainte-Marie, construite sur les plans de François Mansart en 1632. L’édifice magnifique sert aujourd’hui au culte réformé, sous le nom du Temple du Marais.


Détails techniques : Le diaporama présente 176 photos et 5 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (130 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (26 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (9 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quatrième arrondissement de Paris (1re partie)

18 mai 2021
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Présentation du diaporama

Le quatrième arrondissement comprend deux parties; une partie insulaire et une partie qui ne l’est pas.

La partie ‘continentale’ est le sud du Marais (un quartier appelé ainsi parce qu’autrefois marécageux).

Ce diaporama-ci couvre la partie insulaire de l’arrondissement, soit l’est de l’ile de la Cité (sur laquelle est construite Notre-Dame de Paris) et l’ile Saint-Louis.

Sur l’ile de la Cité

Le diaporama commence par un aperçu du Tribunal de Commerce de Paris (de 0:13 à 0:15), puis de l’entrée de la Préfecture de police qui fait face à la cathédrale Notre-Dame (à 0:17).

Des 51 maisons qui, autrefois, hébergeaient les chanoines de la cathédrale, celle du chanoine Feydeau (à 0:19) est une des rares qui a survécu. Par la fantaisie des légendes parisiennes, elle est surnommée ‘Maison du roi Dagobert’ (celui qui, selon la chanson, a mis ses culottes à l’envers).

Sur l’ile de la Cité, mon restaurant préféré était la Réserve de Quasimodo (de 0:27 à 0:37).

À 0:41, il s’agit d’une statue de la Vierge qui décore la façade de l’édifice situé au 15 rue des Ursins (propriété du séminaire de Paris).

Le no 1 de cette rue (à 0:43) est une maison médiévale reconstituée au XXe siècle par l’architecte-urbaniste Fernand Pouillon.

De 0:47 à 0:49, on peut voir le pont de l’Archevêché à l’époque où les amoureux pouvaient y laisser des cadenas d’amour.

La tradition voulait que les amoureux y verrouillent un cadenas qui symbolise leur relation amoureuse et que la clé soit jetée à la Seine en guise d’éternité. Cette pratique — qui fragilise les rambardes — est aujourd’hui interdite.

Le pont Louis-Philippe (à 0:51) est un des cinq ponts qui donnent accès à l’ile Saint-Louis.

Sur l’ile Saint-Louis

Si on exclut les rues au pourtour de l’ile, celle-ci n’est traversée d’est en ouest que par la rue Saint-Louis-en-l’ile. On y trouve de nombreuses boutiques intéressantes.

À 1:01, le nom du restaurant L’Ilot Vache est un jeu de mots qui fait allusion au fait que l’ile Saint-Louis fut créée par le remblaiement de plusieurs petites iles sous Louis XIV, dont la principale était l’ile-aux-vaches (inhabitée, et qui devait au pâturage des ruminants, d’où son nom).

L’église Saint-Louis-en-l’Isle (de 1:09 à 1:53)

L’église Saint-Louis-en-l’Isle fut construite de 1664 à 1726 selon les plans de François Le Vau.

Son délicat clocher est percé de trous pour atténuer la poussée du vent.

Confisquée à la Révolution, elle est restituée au culte en 1805 alors que la première messe est célébrée par le pape Pie VII (dont nous éviterons de prononcer le nom par rectitude politique).

Derrière le maitre-autel est située la chapelle axiale dédiée à saint Louis (à 1:17). Depuis 1845, elle est ornée de peintures à la cire (de Pierre-Jules Jollivet) qui décrivent des épisodes de la vie du saint. Le vitrail a été réalisé en 1842 par Joseph Vigné d’après un carton de Pierre Jollivet.

C’est dans le bras droit du transept qu’on trouve l’autel de la Vierge. Sa statue en stuc, créée vers 1741 par François Ladatte, est devenue à la Révolution une représentation de la déesse de la Liberté, ce qui l’a sauvé de la destruction (à 1:21).

Quant à la statue de Sainte-Geneviève (la patronne de Paris), située dans le bras gauche du transept (de 1:23 à 1:25), c’est une œuvre du même sculpteur. Elle s’est recyclée en statue de la Liberté durant la Révolution, ce qui l’a également sauvée.

Le chemin de croix est en terre cuite peinte et dorée par Jean-Bernard Duseigneur (à 1:27).

À 1:29, la chapelle des âmes du Purgatoire est décorée du vitrail La Résurection créé en 1866 par Alfred Gérete.

La statue de saint Louis (à 1:35) est en grès émaillé (faite par Louis Müller en 1897) d’après une terre cuite d’André-Joseph Allar.

À la chapelle Saint-François-d’Assise, on peut admirer le vitrail conçu en 1842 par Pierre Jollivet (à 1:39). Il représente Blanche de Castille, mère de saint Louis.

L’autel de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine est surmonté de Noli me tangere (Ne me touche pas), une copie de la toile perdue peinte en 1735 par Carl van Loo (à 1:41)

À 1:43, il s’agit de la chapelle de la Communion.

À 1:45, la chapelle des Fonts baptismaux est décorée du Baptême du Christ, peinte en 1645 par Jacques Stella.

Le vitrail dédié à sainte Isabelle de France (à 1:47), sœur de saint Louis, décore la chapelle homonyme. Il a été réalisé par Joseph Vigné en 1842 d’après les cartons de Pierre Jollivet.

L’orgue actuel (à 1:51) date 2005. Installé dans un buffet de chêne et de châtaignier, il est dû au facteur Bernard Aubertin.

Historique de l’hôtel de Lauzun

De tous les hôtels particuliers de Paris ouverts au public, l’hôtel de Lauzun est le seul qui a conservé une bonne partie de ses décors d’origine. On y est admis que sur réservation, accompagné d’un guide.

Dès que le marais situé près du Louvre fut asséché, son territoire servit à la construction d’hôtels particuliers — c’est-à-dire de palais urbains — commandés par des nobles désireux de se rapprocher du Louvre (où vivait la famille royale).

En comparaison, dès que l’ile Saint-Louis fut remblayée et offerte au développement immobilier, ce sont principalement des familles récemment enrichies (et en quête d’anoblissement) qui s’y établirent. Dont Charles Gruÿn, fournisseur aux armées du roi durant la querre de Trente Ans.

C’est lui qui s’adressa aux architectes Louis Le Vau et Charles Chamois pour qu’on lui construise un hôtel particulier. Ce qui fut fait de 1650 à 1659.

Cette résidence fastueuse fut vendue en 1682 à Antonin Nompar, comte de Lauzun (d’où le nom actuel de l’hôtel).

Qui est ce comte de Lauzun ?

À l’origine, c’est un cadet de Gascogne (comme d’Artagnan). Après des faits d’armes qui lui valurent d’être nommé colonel général des dragons, il courtise ardemment la grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV. À 43 ans, c’était une des célibataires les plus riches d’Europe.

Quand la cousine du roi tomba amoureuse de ce parvenu, leur liaison devint une affaire d’État.

Après avoir consenti à leur union, Louis XIV se ravisa, ce qui mit le comte de Lauzun en colère. Les injures qu’il prononça parvinrent jusqu’aux oreilles du roi.

Ce qui valut au comte de Lauzun une peine de prison (écourtée en raison de ses relations), puis l’interdiction d’approcher la cour à moins deux lieux (environ 4 km).

Or justement, l’hôtel de la famille Gruÿn (à 18 km du château de Versailles) était à vendre.

Voilà l’essentiel. Maintenant visitons ce palais.

Visite de l’hôtel de Lauzun (de 1:55 à 3:39)

À 2:11, cette porte du rez-de-chaussée est surmontée d’une grosse coquille sous laquelle est coincée une tête de sanglier. Ceci est une allusion au premier propriétaire de l’hôtel, Charles Gruÿn. Ce nom de famille est une variante de ‘groin’ (désignant un museau de porc ou de sanglier).

Au premier étage, on peut voir la Grande salle et le Cabinet aux armoires.

Actuellement vide, la Grande salle servait de bibliothèque au dernier propriétaire des lieux, Jérôme Pichon (de 2:15 à 2:19)

Le Cabinet aux armoires (de 2:21 à 2:42) est adjacent à la Grande salle. On ignore la fonction de cette pièce à l’origine.

Puisque douze de ses boiseries sont en réalité des portes d’armoires fermées à clé, on présume que ce pourrait être là que Charles Gruÿn entreposait ses documents d’affaires et, qui sait, quelques pièces d’or…

Les huit peintures florales (dont celle à 2:25) seraient de Jean-Baptiste Monnoyer.

À l’époque, tout comme aujourd’hui, lorsqu’on vendait sa résidence, on apportait ses portraits de famille. À l’hôtel de Lauzun, on trouve des peintures allégoriques ou mythologiques, des paysages et des natures mortes (principalement des bouquets). Mais tous les portraits qu’on y voit de nos jours sont des toiles ajoutées aux XIXe et XXe siècles tout en étant anciennes.

En conséquence, des quatre personnages représentés au haut des murs, le seul connu est Marc de Beauvau, grand connétable de Lorraine (à 2:31) peint par Hyacinthe Rigaud dans les années 1720.

Le plafond (de 2:35 à 2:37) célèbre le Triomphe de Cérès, déesse romaine des moissons, peint par Michel Dorigny.

La toile est décentrée vers la fenêtre donnant sur la rue. Ce qui laisse à penser qu’une alcôve se trouvait au fond du cabinet. Effectivement, une photo de 1892 montre le lit de repos utilisé par un des derniers propriétaires de l’hôtel.

Au niveau des yeux, dix petits paysages, tous différents les uns des autres, décorent la pièce (à 2:39). On les attribue au peintre Pierre Patel.

Ils sont espacés par d’autres boiseries sur lesquelles on peut voir le monogramme formé des lettres G et M entrelacées, soit les initiales de Geneviève de Moÿ, deuxième épouse de Charles Gruÿn (à 2:41).

Son mari avait fait mettre l’hôtel à son nom afin de l’empêcher d’être saisi par des créanciers dans l’éventualité où ses affaires tournaient mal. Ce qui fut le cas quelques années plus tard (à la suite de la déchéance de Nicolas Fouquet avec lequel Gruÿn entretenait des liens). Ce qui explique la vente de l’hôtel au comte de Lauzun.

Tout le tour de la pièce, une bande de bois servait à éviter qu’en les déplaçant, le dossier des chaises n’abime les murs peints (à 2:43).

En empruntant de nouveau l’escalier d’honneur, on atteint le deuxième étage.

Au haut de cet escalier, on peut voir d’un côté la niche d’Apollon (à 2:45) et de l’autre, la niche de Minerve (à 2:47).

Le plafond est décoré d’une peinture en trompe-l’œil intitulée Le temps dévoilant la Vérité (à 2:49). Ici, sous un ciel lourd, le vieillard Chronos, ailé et armé d’une faux, soulève un grand voile rouge qui cachait la Vérité nue.

On pénètre ensuite dans l’antichambre (de 2:51 à 3:01). À l’intérieur, ses quatre portes sont surmontées d’un médaillon en bois doré qui représente les vertus cardinales : la Justice, la Force, la Prudence et la Tempérance.

À 2:53, la Tempérance est représentée par une femme qui verse de l’eau dans une coupe de vin.

En dessous de ce médaillon (à 2:55) la porte ne donne sur rien. Elle ne possède pas de poignée ni de serrure. En fait, elle ne s’ouvre même pas. C’est une décoration qui sert à faire symétrie avec la (vraie) porte qui lui fait face (à 2:59) et qui donne accès au Salon de musique.

Cette (vraie) porte est surmontée du médaillon représentant la Prudence. Cette vertu cardinale emprunte ici la représentation allégorique de la déesse romaine du même nom, soit une femme au bras duquel est enroulé un serpent et qui tient un miroir de l’autre.

Toujours à 2:59, l’architecte des lieux a créé une illusion de profondeur. La première porte (celle qui donne accès au Salon de musique) est la seule à deux battants. Les autres — ici toutes ouvertes jusqu’au fond — sont à un seul battant. Or il faut savoir qu’elles ont les mêmes proportions mais sont de taille décroissante, créant ainsi un effet de perspective qui donne l’impression que cette suite d’appartements est plus profonde qu’elle ne l’est en réalité.

Avant de quitter l’antichambre, notons que le bas de ses murs est décoré de panneaux de bois décorés de feuillage enroulé d’où surgit un animal assiégé par deux chiens de chasse (à 3:01).

Successivement, on voit un agneau, un cheval, un cerf, une chèvre, un lièvre, un lion, un ours, un renard, etc. Tous ces animaux ont en commun d’être en vedette dans une ou plusieurs fables d’Ésope.

Passons maintenant au Salon de musique (de 3:03 à 3:15).

À 3:03, sur la cloison au centre qui sépare les deux parties de ce salon, on peut voir un paysage mythologique représentant le repos de Diane et ses compagnes de chasse (dans l’encadrement ovale) et, au-dessus de lui, un paysage marin représentant les amours d’Acis et Galatée sous l’œil jaloux du cyclope Polyphème (dans l’ombre, à droite).

À la droite de ces tableaux, sur un autre mur, on voit un paysage avec Eurydice (épouse d’Orphée) mordue par un serpent.

À 3:05, l’agrandissement du paysage marin représentant les amours d’Acis et Galatée nous permet d’observer les détails de la frise qui coure juste sous le plafond. Sur celle-ci, tous les couples de puttos en stuc blanc sur fond doré sont séparés par le monogramme formé des lettres G et M dorées sur fond bleu.

Au plafond, on peut voir La toilette de Vénus (à 3:13).

Suivent la Chambre à alcôve (de 3:17 à 3:31) et le Boudoir de Daphnis et Chloé (de 3:33 à 3:43).

Dans la Chambre à alcôve, on notera (à 3:19) que la porte à gauche (qui donne accès au Salon de musique) est plus haute que celle de droite (qui donne accès au Boudoir de Daphnis et Chloé).

Ces deux portes participent au jeu de perspective dont nous avons parlé plus tôt.

La Chambre à alcôve comprend deux parties.

La partie avant est richement décorée. De bas en haut, cette décoration superpose des grotesques sur fond doré, les jeux d’enfants en ‘grisaille’, des paysages dans un encadrement rectangulaire surmonté de la tête d’une femme entre deux guirlandes, et finalement des peintures circulaires soutenues par deux puttos ou deux angelots, peintures qui alternent avec des bas-reliefs représentant des vases remplis de fruits. Ouf !

Chez les Romains, Diane est à la fois la déesse de la chasse et de la nuit. Voilà pourquoi on la représente souvent armée d’un carquois et coiffée d’un croissant de lune.

Sur le plafond (à 3:31), on la voit attentionnée sur son char (devant une immense lune) alors que des amours ailés couvrent Endymion du voile du sommeil.

L’alcôve proprement dite, aménagée au fond de la pièce, possède un plafond plus bas et était, à l’époque, fermée d’une draperie. Ce qui signifie qu’elle était plus facile à chauffer et donc, plus confortable en hiver.

Sur le devant de l’alcôve, plus précisément sur la bande de bois doré qui fait le joint entre les deux plafonds (à 3:33), deux amours suspendent une guirlande de feuilles de chêne de chaque côté de la tête de Diane, reconnaissable aux deux carquois croisés devant elle.

Sur cette photo, distingue à peine la peinture circulaire qui décore le plafond bas de la chambre. Elle représente Iris semant des fleurs de pavot sur Morphée (dieu des rêves) endormi.

Les murs du Boudoir de Daphnis et Chloé ont trois niveaux superposés. De bas en haut (à 3:37), des grotesques sur fond or, de grands miroirs qui décuplent en apparence la pièce exigüe, et une partie supérieure où se trouvent quatre illustrations de roman Daphnis et Chloé.

Composé au IIe siècle de notre ère, ce roman est le plus célèbre des récits bucoliques de l’antiquité.

Dans l’ovale central du plafond du Boudoir de Daphnis et Chloé est peinte Flore et Zéphyr de Michel Dorigny.

On y voit la déesse des fleurs qui distribue les bouquets que lui présente Zéphyr (le dieu ailé des vents légers).

Autour d’eux, une profusion de fleurs et de feuillage enroulé, de puttos exubérants soulevant des guirlandes, de masques souriants, alors que deux couples (formés d’un satyre et d’une nymphe) encadrent le monogramme formé des lettres G et M.

Cette apothéose picturale marque la fin de notre visite de l’hôtel de Lauzun.

Pour nous reposer de toute cette splendeur, quoi de mieux qu’un parc. De 3:51 à 3:53, voici donc le Square Barye, créé en 1938 à l’emplacement des jardins des Célestins (une communauté religieuse supprimée à la Révolution). Son monument est à la gloire du sculpteur animalier Antoine-Louis Barye (1795-1875).


Détails techniques : Le diaporama présente 118 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (56 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (35 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (25 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm /F1,8 (2 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs de Notre-Dame de Paris

12 mai 2021
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À l’exception des chapelles latérales qui se décorèrent au fil des commandites, la cathédrale Notre-Dame de Paris fut construite de 1163 à 1235.

Gravement endommagée les 15 et 16 avril 2019, elle nous apparaitra meurtrie pendant quelques années avant de retrouver son élégance séculaire.

Ce diaporama présente les photos que j’y ai prises avant l’incendie, plus précisément en 2014 et surtout en 2015. Il comprend quatre parties : l’extérieur, les tours, l’intérieur et le trésor de la cathédrale.

Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

L’extérieur

L’édifice fait 127 mètres de long. Sa façade possède 40 mètres de large. Il occupe 5,5 km².

La façade (côté occidental)

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De bas en haut, la façade (à 0:09) se compose des trois portails — celui de la Vierge à gauche, celui du Jugement dernier, et le portail Sainte-Anne à droite — de la galerie des rois d’Israël et de Juda, de la rosace occidentale, de la Grande galerie (formée d’une succession de fines colonnettes) et des deux tours percées d’ouvertures ogivales qui laissent paraitre les abat-sons recouverts de plomb oxydé.

Les rois d’Israël et de Juda sont au nombre de 28. Ils symbolisent les 28 générations qui, selon l’évangile de saint Matthieu, séparaient le roi Isaï (père du roi David) de saint Joseph.

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Le portail central est celui du Jugement dernier (de 0:13 à 0:15). Immédiatement au-dessus des deux portes, aux extrémités du tympan, deux anges sonnent les trompettes (en réalité, il s’agit de saqueboutes) qui déclenchent la résurrection des morts. Au-dessus d’eux, saint Michel procède à la pesée des âmes; à gauche, les élus seront conduits au paradis alors qu’à droite, deux démons entrainent les pécheurs ligotés vers l’enfer.

Au sommet du portail, le Christ rend sentence entouré de deux anges portant les instruments de la Passion (les clous et la Croix), alors qu’agenouillés, la Vierge (à gauche) et saint Jean (à droite) intercèdent en faveur des humains.

Tout cela se déroule sous un ‘arc-en-ciel’ formé de six rangées d’anges, de patriarches, de martyrs et de vierges. En dépit du foisonnement de personnages, chacun d’eux est différent.

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À l’exception de la Vierge à l’enfant sur le trumeau et des huit statues à sa hauteur (dont saint Denis décapité à gauche), le portail de la Vierge a conservé la plupart de ses sculptures d’origine (à 0:17).

De bas en haut, son tympan représente trois prophètes et trois rois (situés de part et d’autre de l’Arche d’Alliance), puis la mise au tombeau de Marie et au sommet, le couronnement céleste de la Vierge.

Le côté sud

Au haut du bras droit du transept (à 0:23) on peut voir une petite rosace. Au sommet se trouve une statue du Christ bénissant, entouré de saint Marcel, le neuvième évêque de Paris (à gauche) et de saint Étienne (à droite).

En dessous, la rosace de treize mètres de diamètre (à 0:25) domine la composition. De chaque côté d’elle, on voit les statues de saint Jean-Baptiste (à gauche) et saint Pierre (à droite).

Le portail du bras droit du transept est dédié à saint Étienne (à 0:27). Précisons que Notre-Dame de Paris a été construite sur le site d’une église antérieure consacrée à saint Étienne, le premier martyr chrétien (mort lapidé).

Le chevet (côté oriental)

Au milieu du square Jean XXIII, une fontaine néogothique a été installée en 1845 (à 0:29).

Le côté nord (à 0:31)

Située sur ce côté, la porte des Chanoines (à 0:33) leur permettait d’entrer dans la cathédrale tout près du chœur. Le tympan de cette porte représente des scènes de la vie de saint Marcel.

Le portail du Cloitre (à 0:35) est celui qui permet aux fidèles d’entrer par le bras gauche du transept.

De bas en haut, son tympan représente des scènes de l’enfance du Christ (Nativité, présentation au temple, massacre des Innocents et fuite en Égypte), alors que les parties supérieures illustrent la légende de Théophile.

Qui est donc ce Théophile ? C’est un évêque qui œuvrait dans le sud de la Turquie actuelle et qui, lorsque plus jeune, aurait vendu son âme au diable afin de sortir de la pauvreté. Puis regrettant ce pacte, il le fit annuler par la Vierge. Au sommet, on le voit œuvrer pour le bien après sa délivrance.

À 0:37, il s’agit du palais archiépiscopal.

Les tours

C’est par une entrée située près du côté gauche de la façade qu’on accède aux tours. Pour ce faire, il faut gravir 422 marches en incluant celles qui donnent accès à la billetterie.

Au Moyen-Âge, la salle de la billetterie (à 0:43) servait de refuge nocturne aux sans-abris.

Le flèche de 45 mètres de la cathédrale culmine à 96 mètres du sol. Elle est entourée des statues en cuivre repoussé des apôtres et évangélistes. Elles ont été exécutées par le sculpteur Victor Geoffroy-Dechaume.

La statue de saint Thomas (patron des architectes) emprunte les traits de Violet-le-Duc. C’est la seule sculpture tournée vers la flèche (à 0:53).

Au total, il y a dix cloches; deux dans la tour nord et huit dans la tour sud.

Les cloches s’articulent dans le beffroi en bois à l’intérieur de chaque tour. Cette structure est indépendante de la maçonnerie. Cela évite que les fortes vibrations des cloches en mouvement soient transmises aux tours. Ce qui, à la longue, finirait par les abimer.

Dans la tour nord, la plus belle des deux s’appelle Marie (de 0:57 à 1:00). Fondue en 2012, elle pèse six tonnes et sonne en sol dièse. Le texte du ‘Je vous salue Marie’ y est sculpté en relief.

Beaucoup plus grosse, la cloche Emmanuel pèse 13,3 tonnes (à 1:01). Elle sonne en fa dièse. C’est la seule cloche de la cathédrale qui soit antérieure à la Révolution; elle date de 1681.

En effet, toutes les cloches, sauf le bourdon Emmanuel, ont été fondues pour en faire des canons en 1792.

À l’occasion de la grande restauration de la cathédrale, on reconstitua en 1856 les huit cloches de la tour sud. Toutefois, elles possédaient un défaut majeur; elles ne s’accordaient ni avec le bourdon Emmanuel ni entre elles.

C’est finalement en 2012 qu’on remplaça toutes les cloches de la cathédrale, sauf le bourdon.

Quatre des cloches de 1856 sont exposées à l’arrière de la cathédrale (à 1:03), par respect pour celles qui ont annoncé tous les grands évènements de l’histoire de France aux XIXe et XXe siècles (dont la libération de Paris).

Le bestiaire fantastique de Notre-Dame se divise en chimères et en gargouilles (de 1:05 à 1:16).

On les distingue par le fait que les gargouilles évacuent l’eau de pluie à distance des murs alors que les chimères n’ont qu’une fonction décorative.

L’intérieur

Après 23 ans d’un mariage stérile, Louis XIII apprit en 1638 que son épouse était enceinte. Il fit alors ce qu’on appelle le ‘vœu de Louis XIII’. Il s’agissait d’un ensemble de promesses dont l’une consistait à reconstruire le maitre-autel de la cathédrale avec une image de la Vierge qui tient entre ses bras celle de son précieux fils descendu de la croix. En somme, une Piéta.

Mais le roi décéda cinq ans plus tard sans avoir pu réaliser cette dernière promesse. C’est son fils, Louis XIV qui s’en chargea.

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Confié au sculpteur Nicolas Coustou, le nouveau maitre-autel (à 1:23) est surmonté d’une Piéta en marbre. À sa gauche est placée une statue de Louis XIV agenouillé (sculptée par Antoine Coysevox) et à sa droite, une statue de son père (Louis XIII) offrant sa couronne royale (due à Guillaume Coustou, fils de Nicolas).

Le socle du maitre-autel est garni d’un bas-relief en bronze doré représentant la déposition de la Croix.

Devant le chœur, de part et d’autre, s’alignent les stalles de bois permettant aux chanoines de s’assoir durant l’office (de 1:23 à 1:26). Le haut des dossiers est orné d’un bas-relief qui illustre la vie de la Vierge.

La plus ancienne sculpture de la cathédrale est cette Vierge à l’Enfant, datant du XIVe siècle (à 1:27).

Une bonne partie des vitraux originaux ont été détruits au XVIIIe siècle. Après des décennies d’abandon, quand Violet-le-Duc entreprend la restauration de l’édifice au XIXe siècle, il dota la cathédrale de vitraux dans le style du XIIIe siècle.

Au bas gauche du transept, la rosace (de 1:35 à 1:37) mesure treize mètres et représente la Vierge vénérée par 80 personnages de l’Ancien Testament répartis sur trois cercles.

Tout comme la précédente, la rosace du bras droit du transept (de 1:39 à 1:41) mesure treize mètres, soit près de 3,5 mètres de plus que la rosace de la façade. À son centre, le Christ de l’Apocalypse est entouré de quatre-vingts médaillons répartis sur quatre cercles.

De 1:45 à 1:54, nous apercevons la clôture du chœur. Celle-ci est adossée aux stalles des chanoines, comme on peut le voir dans la photo de biais à 1:25.

Illustrant la vie du Christ, la partie nord de la clôture du chœur a été réalisée de 1300 à 1318 par Pierre de Chelles. Illustrant les apparitions du Christ après sa Résurrection, la partie sud fut achevée en 1351 par Jean Le Bouteiller.

Le Trésor

À la Révolution, tous les objets précieux du Trésor de Notre-Dame ont été confisqués. Ils furent envoyés à la fonte en 1793. Seuls les objets jugés sans valeur marchande ont été épargnés. Ceux-ci furent restitués à la cathédrale en 1804 sur ordre de Napoléon Bonaparte.

C’est donc à dire que tous les objets d’orfèvrerie qu’on y voit de nos jours sont postérieurs à la Révolution.

Notre visite du Trésor débute par la tunique de lin que portait Louis IX (le futur saint Louis) en ce jour de 1239 où il présenta la Couronne d’épines du Christ au clergé de la cathédrale réuni à l’occasion d’une cérémonie liturgique avant de la déposer à la Sainte-Chapelle.

Sculpté en 1857 par Jean-Alexandre Chartier d’après un dessin de Violet-de-Duc, le buste reliquaire de saint Louis (à 2:15) était destiné à entreposer une partie des Saintes Reliques achetées par saint Louis au XIIIe siècle.

À 2:27, on voit un reliquaire de la Couronne d’épines, créé par Jean-Charles Cahier, orfèvre du roi Charles X. Il représente le monde surmonté d’une croix embrassée par la Foi.

À 2:45, il s’agit d’une Vierge à l’Enfant terrassant le serpent sculptée au XVIIIe siècle.

De 2:47 à 2:49, on voit la salle capitulaire.


Détails techniques : Le diaporama présente 82 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (41 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (29 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (7 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photos).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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