Le projet ‘Rossignol’ de Google

14 novembre 2019


 
Introduction

Société américaine sans but lucratif, Ascension dispense pour 1,8 milliard$ de soins de santé à des religieux catholiques et à certains nécessiteux dont ils s’occupent.

C’est la plus grande société catholique de soins de santé au monde. Elle exploite 2 600 sites de soins, dont 150 hôpitaux et 50 maisons pour personnes âgées.

Afin de faciliter le travail multidisciplinaire et de permettre à ses spécialistes d’avoir accès à ses données, Ascension a décidé d’entreposer ses données sur les serveurs infonuagiques de Google (Google Cloud).

En somme, c’est l’équivalent du DSQ (dossier de santé du Québec).

Toutefois, l’entente avec Google va beaucoup plus loin.

Lundi dernier, le Wall Street Journal révélait que l’entente donne secrètement à Google l’accès illimité aux données des millions de patients d’Ascension.

Plus de 150 employés de Google connaitront donc l’identité des patients, leurs coordonnées, les diagnostics, les résultats d’examens et les antécédents familiaux, le tout à l’insu des patients concernés.

Un rossignol indiscret

Le projet Nightingale (en français : Rossignol) vise à développer, grâce à l’intelligence artificielle, des outils permettant de suggérer aux médecins des examens complémentaires, des prestations supplémentaires ou des traitements, voire de découvrir des anomalies dans le parcours de soins.

Tout comme le moteur de recherche de Google s’accompagne de publicités ciblées, rien dans le projet Rossignol n’empêche Google de donner préséance aux tests ou aux traitements de ses partenaires d’affaires parmi ses recommandations médicales.

Google précise : « Nous cherchons à fournir des outils qu’Ascension pourrait utiliser afin d’apporter des améliorations dans la qualité clinique et la sécurité des patients

Toutefois, les algorithmes et les applications développés par Google afin d’aider (sic) le personnel soignant demeureront confidentiels puisqu’ils constituent des secrets commerciaux.

Références :
Google’s ‘Project Nightingale’ Gathers Personal Health Data on Millions of Americans
I’m the Google whistleblower. The medical data of millions of Americans is at risk
L’accord controversé de Google avec plus de cent cinquante hôpitaux aux Etats-Unis
Liste permanente de vols de données par l’internet

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Éducation, démocratie et médias sociaux

18 septembre 2019

À la suite de l’effondrement de l’Empire romain, seuls les membres du clergé savaient lire. Puis, pendant des siècles, l’alphabétisation s’est répandue lentement au sein des classes aisées, notamment parmi les marchands pour qui savoir compter était essentiel.

L’explosion de créativité que fut la Renaissance n’aurait pas été possible sans l’invention de l’imprimerie puisque celle-ci a considérablement réduit le cout de la diffusion des idées.

Mais il faudra attendre le XVIIIe siècle pour les idéaux démocratiques se répandent parmi les élites d’Europe et pavent la voie à la Révolution américaine, puis à la Révolution française.

Ces deux révolutions correspondent à l’irruption des masses dans la vie politique. Fait intéressant : toutes deux ont été précédées par une hausse importante du taux d’alphabétisation.

Si la Révolution américaine a précédé la Révolution française, c’est même en raison de l’importance que les Églises protestantes attachaient à ce que les fidèles puissent lire la Bible.

Une des grandes leçons de l’Histoire, c’est que l’instruction transmet le pouvoir de la main qui tient l’épée à celle qui tient la plume.

La création de l’instruction publique s’est donc accompagnée de la démocratisation des sociétés occidentales.

Mais à la fin du XIXe siècle, on assiste au déblocage de l’éducation secondaire et universitaire.

Depuis le Moyen-Âge, les guildes professionnelles étaient des milieux fermées, accessibles toutefois à quiconque était adopté par un tuteur membre de cette guilde. Les guildes permettaient donc une certaine ascension sociale.

Avec l’avènement des études supérieures, on a réservé l’accès à certains métiers aux détenteurs d’une formation universitaire fermée à ceux qui n’en avaient pas les moyens.

Ce faisant, on a recréé une société stratifiée en castes sociales définies par le niveau éducatif et jouissant seuls du prestige social associé à leur caste.

Dans sa jeunesse, mon père n’est pas allé plus loin qu’une huitième année du primaire parce que dans ma ville natale, l’instruction publique n’allait pas au-delà.

Avant la réforme de l’éducation (par le ministre Paul-Guérin Lajoie dans les années 1960), les ouvriers du Québec se faisaient dire qu’ils parlaient mal et que leur manque d’éducation était criant dès qu’ils ouvraient la bouche.

La réforme de l’Éducation a permis l’accès aux études supérieures à l’ensemble de la population. Mais cela ne s’est pas accompagné d’un meilleur accès aux médias traditionnels, détenus par d’importants intérêts financiers.

Seuls les lignes ouvertes des radios et le courrier des lecteurs des journaux permettaient au peuple de s’exprimer sur des sujets préalablement définis.

Ce qui a permis à la fois le contrôle de l’information et, par conséquent, celui des masses populaires.

Dans un premier temps, la création de l’internet a libéré la parole des citoyens par le biais de sites web et de blogues. Du moins pour ceux qui possédaient des rudiments de code HTML.

Puis on a inventé les médias sociaux.

Tout comme les blogues et les sites web, les médias sociaux sont des modes de publication sur l’internet. Mais à la différence des premiers, ils sont spécifiquement un moyen de réseautage avec d’autres utilisateurs afin d’échanger des informations et de s’y mettre en valeur.

Or les jeunes d’aujourd’hui se caractérisent, entre autres, par leur grande compétence des rapports interpersonnels, qu’ils gèrent beaucoup mieux par la parole que leurs ainés.

Les médias sociaux permettent aux internautes d’être des participants, et non plus de simples lecteurs passifs de contenus électroniques créés par d’autres.

À regarder les gens qui marchent sur la rue ou qui sont assis dans les transports publics en textant sur l’écran de leur téléphone portable, on réalise que jamais dans toute l’histoire, les humains n’ont autant lu et écrit.

Mais bombardés d’information, une partie des internautes sont devenus inaptes en tant que citoyens parce qu’ils papillonnent d’un sujet à l’autre et n’ont plus le gout ni le temps d’approfondir les sujets qui les concernent.

Politiquement, ils sont comme des volées d’oiseaux, ballottées au gré des buzz médiatiques créés par ceux qui les manipulent.

Dans un autre ordre d’idée, les médias sociaux sont régulièrement accusés de propager des nouvelles fallacieuses et de susciter l’expression d’opinions répréhensibles.

En réalité, ils ont libéré la parole du peuple. Celle qui s’exprimait autour d’une table entre amis, sur l’oreiller du lit conjugal, et sur les murs des toilettes publiques.

Cette parole est brute et révèle les secrets de la pensée populaire.

Et les nouvelles fallacieuses qu’ils répandent correspondent à celles répandues autrefois par la rumeur publique. Bref, rien n’a changé sauf la vitesse de la diffusion de celle-ci.

Depuis toujours, il est possible d’instrumentaliser la rumeur publique.

Ce qui est nouveau, c’est que cette instrumentalisation peut s’effectuer de l’Étranger et servir à fragiliser la cohésion sociale d’un autre pays.

Voilà pourquoi l’étau se resserre autour des médias sociaux pour qu’ils cessent d’être des outils de déstabilisation des gouvernements occidentaux, tout en continuant de l’être envers les régimes politiques auxquels s’opposent les États-Unis.

Cela n’est pas la seule menace auxquels font face les médias sociaux.

Autant aux États-Unis qu’en Europe, les gouvernements s’attaquent aux pratiques monopolistiques des géants de l’internet.

Or on ne peut pas diminuer sensiblement leurs revenus colossaux et leur demander d’instaurer un contrôle social extrêmement couteux sans que ceux-ci remettent en cause leur modèle d’affaires basé sur la gratuité de leurs services pour l’internaute, et ce afin de satisfaire la voracité de leurs actionnaires.

Dans un mode en perpétuel changement, on doit donc envisager la possibilité que cette gratuité ait éventuellement une fin.

Sur le même sujet :
Entrevue d’Emmanuel Todd à Thinkerview

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le suicide des Inuits : Greenpeace vs Huawei

2 août 2019

Le suicide des Inuits

La partie arctique du territoire québécois porte le nom de Nunavik. C’est là que vivent les 13 000 Inuits du Québec — autrefois appelés ‘Esquimos’ — répartis dans quatorze villages.

En 2018, trente-six Inuits québécois se sont enlevé la vie. Au cours des six premiers mois de cette année, il y en a eu 19, soit légèrement plus qu’au cours de la même période l’an dernier.

Le taux de suicide chez les Inuits est neuf fois plus élevé que dans l’ensemble de la population canadienne. Chez leurs ados, c’est trente fois la moyenne du pays.

Alors on fait des réunions. On adopte des résolutions. On met sur pied des centres d’appels afin d’offrir un support psychologique.

Mais en dépit de tout, l’hécatombe continue.

L’impérialisme culturel de Greenpeace

En 2016, l’avocate Alethea Arnaquq-Baril a réalisé un documentaire de 82 minutes intitulé Inuk en colère (sic).

Ce film est une critique sévère du boycottage par Greenpeace de ce qui constituait la principale source de revenus des Inuits, soit la vente de la fourrure.

Non seulement ce boycottage a ruiné leur économie, mais fait augmenter de manière soudaine et durable le taux de suicide chez les Inuits, particulièrement chez les adolescents.

Toujours en vigueur, ce boycottage se justifie par le désir de protéger les bébés phoques d’une mort cruelle. En réalité, les Inuits n’ont jamais pratiqué la chasse aux blanchons, réservée aux populations du golfe du Saint-Laurent, à mille kilomètres de chez eux.

Accusée de participer au génocide des populations autochtones du Canada, la multinationale néerlandaise tient à préciser qu’elle ne s’oppose qu’à la chasse ‘commerciale’ de la fourrure.

En réalité, la chasse ‘commerciale’ des phoques n’existe pas en tant que telle.

Les phoques sont la seule source alimentaire des Inuits (si on exclut les onéreuses importations aériennes de nourriture).

Le documentaire montre que lorsqu’un Inuit revient de chasse, l’animal est dépecé, partagé immédiatement avec les autres membres de sa communauté et mangé cru (puisque la cuisson détruirait le peu de vitamine C que contient la chair animale).

Cette culture du partage est une caractéristique fondamentale de toutes les sociétés dont la survie est menacée.

Non comestible, la peau des phoques sert à confectionner des vêtements. Et lorsque tout le monde est vêtu chaudement, le reste des peaux constituaient autrefois une source de revenus appréciable.

Ce n’est plus le cas. Sans avenir, un certain nombre d’Inuits préfèrent s’enlever la vie que de poursuivre une existence misérable.

Huawei

Le 22 juillet dernier, la succursale canadienne de la compagnie chinoise Huawei annonçait avoir obtenu la permission d’Ottawa de déployer d’ici 2025 un réseau téléphonique 4G dans plus de soixante-dix villages nordiques canadiens, dont une cinquantaine (la part du lion) au Québec.

Le 4G est une technologie inoffensive déjà utilisée par des milliards d’êtres humains à travers le monde sans aucun problème, même lorsqu’elle repose sur du matériel téléphonique fabriqué par Huawei.

Si on ajoute les neuf villages cris et les onze communautés innus aux quatorze villages inuits, on est loin du compte de cinquante communautés québécoises qui bénéficieront de ce déploiement.

C’est donc à dire qu’un certain nombre de villages québécois peuplés principalement de non-Autochtones en bénéficieront aussi.

Mais oublions le cas de ces derniers puisque c’est hors sujet.

Ce qu’il faut retenir, c’est que d’ici quelques années, l’arrivée du 4G permettra de susciter l’esprit d’entreprise au sein des communautés inuites qui sont actuellement réduites à la misère sociale notamment par l’impérialisme culturel pavé de bonnes intentions de Greenpeace.

L’offre de Huawei, c’est un moyen concret qui aidera les Inuits à faire rayonner leur culture, à offrir des biens et des services au reste de la planète, et lentement bâtir une économie qui fera reculer les problèmes sociaux auxquels ils sont confrontés.

Références :
Huawei sous les projecteurs alors qu’elle déploiera le 4G dans le Grand Nord
Les limites du charme
Suicides: le Nord s’enfonce dans la crise

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’affaire Huawei : dure pour le Canada, la vie de caniche américain

19 décembre 2018


 
Introduction

La compagnie Huawei est le deuxième fabricant mondial de téléphones multifonctionnels, derrière Samsung (mais devant Apple).

Le 1er décembre dernier, la citoyenne chinoise Meng Wanzhou a été arrêtée à l’aéroport de Vancouver à la demande du ministère de la Justice américaine (DoJ). Mme Wanzhou est directrice financière de Huawei et deuxième personne en importance dans la hiérarchie de cette compagnie.

Le premier ministre Justin Trudeau admet avoir été informé au préalable de cette arrestation, mais affirme n’y avoir joué aucun rôle. Strictement parlant, les autorités policières ont simplement obéi à une demande d’extradition émise par les États-Unis.

Depuis ce temps, trois Canadiens ont été arrêtés en Chine, en représailles, semble-t-il, à l’arrestation au Canada de Mme Wanzhou.

Les motifs de l’arrestation de Mme Wanzhou

Depuis 1977, la loi intitulée Foreign Corrupt Practices Act habilite les États-Unis, par le biais du DoJ, à poursuivre toute entreprise étrangère qui violerait une loi américaine. Et ce, même lorsque cette entreprise ne possède aucune succursale aux États-Unis et que le ‘délit’ a été commis dans un pays étranger.

Il suffit que l’entreprise effectue de l’Étranger une transaction facturée en dollars américains, qu’elle ait un site web hébergé sur un serveur américain ou qu’elle possède une adresse de courriel offerte par un service américain de messagerie.

Huawei est visé par des allégations selon lesquelles sa succursale Skycom (basée à Hong Kong) aurait tenté de vendre (ou aurait vendu) pour deux millions$US d’équipement informatique à une compagnie iranienne en 2010.

La Chine ne pouvant se procurer des ordinateurs haut de gamme, elle ne peut vendre à l’Iran que des ordinateurs bas ou milieu de gamme. De plus, on doit noter ici qu’il s’agit d’une vente (ou d’une tentative de vente) de deux-millions de dollars et non de deux-milliards.

Bref, les États-Unis cherchent des puces à Huawei.

La compagnie chinoise n’aurait violé ni une loi canadienne ni un embargo décrété par l’ONU, mais plutôt un embargo décrété unilatéralement par les États-Unis contre l’Iran.

Ne pouvant arrêter Mme Wanzhou aux États-Unis — un pays qu’elle évite soigneusement — les autorités américaines ont piégé la dirigeante chinoise à Vancouver (où Mme Wanzhou possède une résidence secondaire).

Une demande d’extradition est un processus qui peut prendre des mois ou des années avant d’aboutir, en raison des nombreuses possibilités d’appel. La décision finale reviendra au ministre fédéral de la Justice (qui ne sera pas tenu de la justifier).

Lors des attentats du 11 septembre 2001 à New York, le seul avion autorisé à quitter le sol américain ce jour-là fut celui qui ramenait vers l’Arabie saoudite des membres de la famille d’Oussama ben Laden (l’ex-chef d’Al Qaida). Ils étaient venus à Washington pour assister à un colloque d’investisseurs. Leur départ s’est fait au grand dam des autorités policières américaines qui auraient voulu les interroger.

Si Justin Trudeau avait invoqué la raison d’État pour imiter George-W. Bush, il aurait certainement provoqué la colère passagère de Donald Trump, mais il aurait évité une crise diplomatique qui ne peut se résoudre qu’en une capitulation canadienne à l’une ou l’autre des superpuissances qui s’affrontent.

En prétextant le désir de protéger les tribunaux canadiens de toute ingérence politique, M. Trudeau feint d’ignorer que la décision finale au sujet de l’extradition de Mme Wanzhou ne sera pas prise par les tribunaux, mais par son ministre de la Justice.

Le 12 décembre dernier, Donald Trump lui-même déclarait qu’il n’hésiterait pas à intervenir auprès du DoJ afin de faire retirer la demande d’extradition américaine s’il le jugeait approprié.

D’où la question : Est-il possible que toute cette affaire ne soit qu’un écran de fumée ? Plus précisément, est-il possible que les États-Unis tentent d’inféoder les pouvoirs répressifs de l’État canadien à la guerre économique qu’ils livrent à la Chine ?

Le fond de l’affaire

L’hégémonie économique des États-Unis repose en bonne partie sur leur supériorité technologique.

L’émergence rapide de la Chine à titre de géant de la téléphonie mobile repose essentiellement sur la piraterie de brevets occidentaux.

Une piraterie facilitée par des compagnies américaines qui n’hésitent pas à faire fabriquer des téléphones haut de gamme en Chine, donnant à ce pays l’occasion de découvrir tous les secrets de leur fabrication.

Afin de redonner aux compagnies occidentales une avance technologique, les États-Unis et leurs alliés tentent de mettre au point un nouveau standard de téléphonie (le 5G) dont le débit serait 100 fois plus rapide que de 4G.

En septembre 2018, l’opérateur China Telecom a testé à Shenzhen un réseau 5G ‘lent’ (seulement dix fois plus rapide que le 4G).

L’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis interdisent à leurs opérateurs téléphoniques d’offrir des téléphones de marque Huawei qui accèderaient à de futurs réseaux 5G.

Mais le Canada a autorisé un partenariat entre Huawei et Telus. Non seulement Huawei fabrique des téléphones haut de gamme, mais c’est le plus important fabricant d’équipement pour des réseaux de téléphonie mobile. On voit donc l’intérêt d’une telle association.

Toutefois cela suscite la crainte des services de renseignements. Ceux-ci accusent la Chine de chercher à pirater cette technologie.

Jusqu’ici, le Canada a fait la sourde oreille aux craintes américaines.

En plaçant le Canada en situation conflictuelle avec la Chine au sujet de Huawei, les États-Unis rendent toxique toute association commerciale avec ce concurrent chinois de l’américaine Apple.

Cela ne sera pas suffisant pour empêcher la Chine d’accéder pleinement à la technologie 5G, mais cela la retardera. C’est déjà ça.

Quant à la saga judiciaire canadienne, elle constitue un risque.

Si les tribunaux canadiens devaient reconnaitre le principe de l’extraterritorialité des lois américaines, le Canada s’en mordra les doigts le jour où ce sera une compagnie canadienne qui sera ciblée par les Américain parce qu’elle leur fait de l’ombre.

Concrètement, la reconnaissance de ce principe par le Canada signifie que non seulement notre pays extradera ceux qui se sont enfuis au Canada dans le but d’échapper à la justice américaine, mais également ceux n’ont jamais mis les pieds aux États-Unis —  et conséquemment, qui n’y ont jamais commis de crime — mais qui ont fait dans n’importe quel pays du monde des choses interdites par les Américains.

Le véritable enjeu de l’affaire Huawei, c’est la souveraineté du Canada. Un enjeu qui est d’abord et avant tout politique. Mais un enjeu qui devient juridique lorsque les dirigeants du Canada s’en remettent aux tribunaux pour défendre l’intérêt national.

Pour régler immédiatement cette crise, le ministre de la Justice du Canada n’a qu’à déclarer que notre pays ne reconnait pas le principe de l’extraterritorialité des lois américaines et conséquemment, ne peut donner suite à des demandes d’extradition basées directement ou indirectement sur ce principe.

Autrement, le Canada consentirait implicitement à avoir un statut analogue à celui de la France libre du maréchal Pétain…

Conclusion

Depuis quelques temps, le monde est entré en régression.

L’affaire Huawei rappelle cette époque où, parfois, un petit royaume servait de champ de bataille à des puissances hégémoniques.

Dans ce cas-ci, on a un petit pays, vassal d’un plus grand, qui se trouve dans la tourmente.

Son impétueux voisin lui ordonne de participer à un rapt.

Au final, l’unique but de ce rapt, c’est de ne libérer la captive que sur paiement d’une rançon colossale payée par Huawei à l’État américain (par l’intermédiaire de son bras juridique).

Bref, l’affaire Huawei n’est qu’une triste histoire de brigands modernes.

Références :
Affaire Huawei: le Canada coincé entre le marteau chinois et l’enclume américaine
5G
Huawei
Huawei affair reveals superpowers’ imperial rules of engagement
Huawei CFO Meng Wanzhou’s arrest: What you need to know
La directrice financière de Huawei libérée sous caution
La directrice financière de Huawei soupçonnée de fraude par les États-Unis
L’extraterritorialité du droit américain, instrument de guerre économique
Ottawa confirme l’arrestation d’un troisième Canadien en Chine
Quand la fuite de la famille Ben Laden passait par Genève: le récit du vol qui embarrasse Bush
Trump says he would intervene in Huawei case

Parus depuis :
L’affaire Huawei touche à la rivalité stratégique entre la Chine et les Etats-Unis (2018-12-20)
Chine: nouveau procès pour un Canadien accusé de trafic de drogue (2018-12-29)
Le droit américain est devenu une arme de répression et de dissuasion massives (2019-01-21)
Des accusations «politiques» (2019-01-29)
Trump perd une bataille dans sa guerre contre le chinois Huawei (2019-02-18)
Comment la 5G est devenue un enjeu géopolitique (2019-05-07)
Les Etats-Unis se servent du droit comme d’une arme de destruction contre l’Europe (rapport) (2019-07-01)
Alstom : la France vendue à la découpe ? (vidéo) (2019-07-08)
USA : Nos anciens alliés ? (vidéo) (2019-07-25)
La police canadienne aurait illégalement aidé le FBI dans l’affaire Huawei (2019-10-04)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les drones

31 août 2018

Utilisation militaire des drones

Un drone est un objet volant inhabité capable de revenir se poser sur son lieu de départ. Cette dernière caractéristique, entre autres, le distingue du missile de croisière.

L’industrie de l’armement investit des sommes considérables afin de développer des drones capables d’espionner les lignes ennemies ou de procéder à des frappes sans risquer la vie de pilotes.

Appelés à remplacer les avions de combat, les drones souffrent actuellement d’une lacune importante.

Leurs capteurs doivent transmettre des quantités importantes d’informations — interprétés par un humain à bord lorsqu’il s’agit d’un avion de chasse — mais qui, dans le cas des drones, doivent être interprétées à distance. Ils sont donc très sensibles au brouillage.

C’est là le talon d’Achille des drones militaires; on ne peut les utiliser que contre des ennemis sans support technologique.

Tant qu’on n’aura trouvé le moyen de pallier cette lacune, l’avenir des drones est principalement lié à leur utilisation civile et notamment commerciale.

Drones vs hélicoptères

Les hélicoptères se déplacent à l’aide d’une hélice principale alimentée par un moteur puissant d’une grande précision puisque toute la stabilité de l’appareil en dépend.

Les drones sont équipés de plusieurs hélices actionnées par des moteurs rudimentaires. Par tâtonnement, ceux-ci sont coordonnés par un système informatique qui analyse les données d’un gyroscope interne.

Le rapport entre leur charge utile (souvent une caméra de quelques grammes seulement) et leur empattement est beaucoup plus grand que celui d’un hélicoptère.

Mais ils sont faciles à fabriquer et peu couteux. De plus, ils possèdent une grande autonomie de vol (jusqu’à quarante-cinq heures) et leur écrasement ne cause pas la mort d’un pilote.

Utilité civile des drones

Nuisances à proximité des aéroports et des sites militaires, les drones sont utiles dans les domaines suivants :
• la télésurveillance (qu’il s’agisse de sécurité ou de surveiller l’avancement d’un chantier),
• la localisation de casseurs au cours d’une manifestation violente,
• l’évaluation des dommages, le repérage des victimes et la détermination des priorités à la suite d’un désastre naturel,
• la recherche des personnes disparues (en mer ou en montagne, par exemple),
• l’exploration de territoires difficilement accessibles (canopée, crevasses, cratères volcaniques, œil d’une tornade, etc.),
• la livraison de petits colis (particulièrement lorsque les voies terrestres sont inutilisables) ou l’acheminement du courrier dans les localités isolées.

Références :
Copel É. Drones à tout faire. La Revue 2017; no 73: 89-91.
Drone

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’espionnage des téléviseurs Visio

20 février 2017

Fondée en 2002 avec une mise de fonds de 600 000$, la compagnie Vizio est devenue le plus important fabricant américain de téléviseurs.

Ses prix abordables lui ont permis de damer le pion à des géants comme Panasonic, Sony, LG et Samsung.

L’entreprise arrivait à être rentable en collectant et en vendant les données relatives aux habitudes télévisuelles de ses utilisateurs; émissions, films, jeux vidéos, et sites internet regardés.

D’apparence anodine, le réglage appelé ‘Smart Interactivity’ permettait cette collecte de données sur tous les modèles vendus depuis 2011.

Capable de collecter quotidiennement cent-milliards d’informations, le logiciel de reconnaissance de contenu, appelé ‘Inscape’, espionnait onze millions de télévisions et permettait à Vizio d’accumuler une fortune auprès d’annonceurs.

La caméra intégrée au téléviseur, destinée aux appels téléphoniques via l’internet, aurait même pu — théoriquement — réaliser des captures d’écran ou des vidéos clandestins des utilisateurs dans l’intimité de leurs salons ou de leurs chambres à coucher.

Mais, à bien y penser, tous les fureteurs — Google Chrome, Firefox et Safari — procèdent déjà à un tel espionnage depuis des années. Où est le problème ?

Légalement, dans le cas de ces logiciels, il n’y en a pas puisqu’à chaque fois que vous installez une mise à niveau, leurs contrats d’utilisation vous obligent à consentir à cet espionnage.

Toutefois, lorsque vous achetez un téléviseur Vizio, le vendeur ne vous demande jamais de signer un contrat de quarante pages, rédigé en jargon juridique, où quelque part, en petits caractères, vous acquiescez à être espionné.

Voilà pourquoi Vizio vient d’être condamné à payer une amende de 2,2 millions$ à l’issue d’une poursuite intentée par l’Agence américaine du commerce. À l’avenir, cette collecte ne se fera plus par défaut.

Pour ceux qui ont des modèles produits entre 2011 et 2017, on pourra inactiver le réglage ‘Smart Interactivity’ en allant au menu du téléviseur, en choisissant Reset & Admin, et en inactivant le réglage en question.

Références :
Est-ce que votre téléviseur vous espionne?
Government Confirms Vizio TVs Spy on You: How to Stop It
How to make sure your Vizio smart TV isn’t spying on you
Le constructeur Vizio sait tout ce que vous regardez sur votre TV
Vizio

Paru depuis :
Le FBI fait une mise en garde sur les dangers liés aux télévisions intelligentes (2019-12-02)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Toulouse, les économies d’énergie, et l’éclairage à DEL

9 février 2017

 

 
Sur le même sujet : L’éclairage urbain à DEL

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| Technologie, Urbanisme | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’éclairage urbain à DEL

16 janvier 2017
© NASA — Vue aérienne de l’éclairage au sodium de la région métropolitaine

Introduction

Depuis 1990, les rues de Montréal sont éclairées la nuit par des lampes à sodium. Celles-ci émettent une lumière orangée.

Comme d’autres villes nord-américaines avant elle, Montréal songe à les remplacer par des lampes utilisant des diodes électroluminescentes (DEL).

Ce changement couterait environ 110 millions$ et s’effectuerait sur cinq ans.

Puisqu’il y a 110 000 lampadaires à remplacer, le cout unitaire du replacement serait d’environ mille dollars par lampadaire, ce qui comprend 500$ de main-d’œuvre pour effectuer l’opération.

Cela permettrait de réduire de moitié la facture d’électricité nécessaire à l’éclairage des rues et des trottoirs (estimée à 12,9 millions$ annuellement) en plus de réduire de 55% les frais d’entretien.

Sur vingt ans, cela représenterait des économies de 278 millions$… en supposant qu’une nouvelle technologie irrésistible ne vienne pas remplacer celle-ci dans l’intervalle.

DEL à 4000°K vs DEL à 3000°K

Les lumières à DEL qui se distinguent par la couleur qu’elles émettent. Tout comme un grand nombre de villes nord-américaines, Montréal s’apprête à se doter d’un éclairage urbain à DEL dites ‘blanches’.

Cette blancheur est très relative. La lumière des DEL à 4000°K — celles que se propose d’acheter la ville — est en réalité une lumière à 4075°K : cette température est presque identique à la température de la lumière de la lune (4100°K à 4150°K).

Les DEL à 3000°K — l’alternative proposée par ceux qui s’y opposent — émettent une lumière lugubre semblable à celle des lampes à sodium (2600°K, à gauche sur la photo ci-dessus). 3000°K correspond à la moyenne entre la lumière lunaire et celle des bougies (1850°K).

La nocivité de la lumière bleue

Toute la controverse relative à l’éclairage urbain à DEL repose sur la nocivité de la couleur bleue.

Celle-ci représente 29% de la lumière émise par les DEL à 4000°K et 21% de celle émise par les DEL à 3000°K.

En comparaison, les écrans des ordinateurs utilisés pour la retouche photographique sont calibrés à 6500°K et émettent environ 50% de lumière bleue.

Ceux qui s’opposent à l’achat des DEL blanches invoquent la mise en garde de l’Association médicale américaine (AMA) au sujet des dangers de l’excès de l’exposition à la lumière bleue.

En réalité, l’AMA n’a jamais pris position ni recommandé les DEL à 3000°K, contrairement à ce qu’affirment beaucoup de sites web.

L’imbroglio vient du fait qu’un comité de l’AMA a suggéré que cette association recommande un éclairage urbain à 3000°K ou moins. Mais l’AMA a décidé de ne pas donner suite à cette suggestion, probablement parce que les preuves cliniques invoquées par ce comité concernaient les écrans d’ordinateur, les ardoises et l’éclairage domestique (lignes 27 à 29 du rapport) et non l’éclairage urbain à DEL.

Conséquemment, l’AMA a préféré déconseiller la luminosité intense de tout éclairage urbain riche en lumière bleue.

Synthèse additive vs synthèse soustractive

Sur une page blanche, si on pointe trois faisceaux lumineux, l’un rouge, l’autre vert et le dernier bleu, leur rencontre sur cette page créera un point lumineux blanc.

Par contre, si on prend trois crayons de couleur, l’un rouge, l’autre vert et le dernier bleu, et qu’on crayonne au même endroit sur cette page, on créera une tache brune.

Il existe donc une différence fondamentale entre la lumière en mode additif (celle des rayons lumineux) et la lumière en mode soustractif (celle des pigments des crayons de couleur).

Lorsque nous parlons d’éclairage urbain, nous devons donc distinguer les sources de lumière — qui sont en mode additif — des objets éclairés qui, eux, sont en mode soustractif.

Un mur de briques est foncé parce qu’il absorbe la majorité de la lumière qui le frappe. Et ce mur est rouge quand ses pigments modifient la longueur d’onde des rayons qui le frappent et qu’ils réfléchissent au final des rayons lumineux principalement rouges.

À l’opposé de la lumière qui est réfléchie par les objets, devant l’écran de nos ordinateurs, nous regardons directement une source lumineuse située à une courte distance.

En tenant compte de tout cela, la Direction régionale de santé publique concluait : « Étant donné que les citoyens passent une plus grande partie de leur soirée à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur résidence, il est évident que l’exposition à la lumière bleue provenant des luminaires de rue DEL à 4000°K est minime.»

Essentiellement, la dangerosité des DEL à 4000°K est une légende urbaine; il n’existe aucune étude scientifique qui prouve le danger chez l’humain de l’éclairage urbain par des DEL à 4000°K.

Les dangers de l’observation prolongée des sources lumineuses à DEL

Ceci étant dit, les luminaires bas (sous le feuillage des arbres, par exemple), représentent un cas particulier.

Là où on peut anticiper que des citoyens pourraient observer directement la source lumineuse pendant une période de temps prolongée (dans des parcs, sous des viaducs, etc.), il faut éviter à tout prix les luminaires omnidirectionnels.

L’ajout d’un rhéostat peut corriger l’éblouissement mais il ne corrige pas l’exposition rétinienne à la lumière bleue puisque la réduction de l’intensité lumineuse sera compensée par l’ouverture de la pupille de l’observateur.

La solution est donc de recourir à un éclairage à DEL indirect.

Dans le cas des parcs, il faut que l’observateur ne voit que la lumière réfléchie par une surface matte dont la couleur pourra être modifiée en fonction du pourcentage de lumière bleue qu’on veut lui faire absorber (Note : cliquer sur l’image ci-contre pour l’agrandir).

Dans le cas d’un viaduc, il suffit également d’un éclairage indirect et de peindre de la couleur appropriée le plafond du passage emprunté par les usagers.

Conclusion

En résumé, la lumière réfléchie par la lune correspond grosso modo à celle émise par les DEL à 4000°K. Ces derniers émettent donc une lumière semblable à celle à laquelle les êtres humains ont été exposés la nuit pendant des dizaines de milliers d’années.

Les DEL à 3000°K émettent une lumière qui ne correspond à rien dans la nature.

Quant à la lumière bleue, les quantités émises par les DEL à 4000°K et à 3000°K sont dans le même ordre de grandeur.

Cette lumière est néfaste lorsqu’on regarde directement et longuement la source lumineuse. Mais cela n’a presque pas d’importance lorsqu’on regarde la lumière réfléchie par des objets usuels dans l’espace public.

En somme, l’important est moins la température de la lumière émise par les lampadaires que la manière dont ces derniers font rayonner cette lumière. Ce qu’il faut minimiser, ce sont les occasions où les citoyens regardent directement la source lumineuse.

Références :
AMA Adopts Guidance to Reduce Harm from High Intensity Street Lights
Color temperature
La lumière bleue est-elle dangereuse ?
La lumière bleue et notre santé
Lampadaires à DEL: sans danger à Montréal, écartés à Toronto
LED street light
Les ampoules DEL dangereuses pour les yeux?
Projet de mise à niveau de l’éclairage de rue à Montréal
Report of the Council on Science and Public Health

Sur le même sujet :
Effets sur la santé humaine et sur l’environnement des LED
Toulouse, les économies d’énergie, et l’éclairage à DEL

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’enregistrement automatique des passagers dans les aéroports canadiens

5 septembre 2016

Afin d’accélérer l’enregistrement des passagers, les aéroports canadiens mettent à la disposition des voyageurs des bornes prévues à cette fin et dotées d’écrans tactiles.

Si vous devez prochainement effectuer un vol aérien en partance d’un de ces aéroports, le présent article vise à vous préparer à l’enregistrement automatique s’il est dans votre intention d’y recourir.

Reçu de l’achat du billet

Avant de démarrer le processus, ayez à portée de la main un des documents suivants :
• la confirmation expédiée par le transporteur par courriel à la suite de l’achat de votre billet (ci-dessus), ou
• votre passeport (nécessaire seulement pour un vol international).

Borne d’enregistrement automatique

La première étape consiste à choisir votre compagnie aérienne.

Critères de recherche pour trouver votre réservation

La seconde étape sert à trouver votre réservation.

Si vous choisissez d’effectuer une recherche par le code de réservation, ce code est indiqué sur la confirmation de votre réservation (entouré en rouge sur la première photo).

Si vous deviez plutôt choisir d’effectuer cette recherche par nom et numéro du vol (ici WS 3143), ce document l’indique également.

Si vous deviez choisir l’option ‘Passeport’, il vous faudra taper son numéro ou l’insérer dans le lecteur de passeport situé plus bas.

Résultat de la recherche de l’identité du voyageur

L’appareil trouve votre nom et vous demande de le confirmer.

Précision quant au sexe

Il vous demande ensuite de préciser votre sexe.

Details de la réservation

Puis, il trouve votre réservation et en affiche les détails.

À cette étape, vous pouvez changer de siège si vous regrettez celui que vous avez choisi au moment de l’achat du billet.

L’écran suivant vous demandera si vous transportez ou non des matières dangereuses et des armes à feu.

Déclaration des bagages

Puis vient l’étape de l’enregistrement des bagages. Précisions que cette étape concerne uniquement les bagages destinés à être entreposés dans la soute aux bagages de votre avion.

Si vos seuls bagages sont ceux que vous avez le droit de transporter à bord, vous répondez ‘Non’.

L’écran suivant sert à la déclaration des aides à la mobilité ou de l’équipement pour bébés pour enfants que vous avez l’intention d’amener à bord si c’est le cas.

Précision du nombre de bagages

Puis, on vous demande de préciser le nombre de bagages à entreposer dans la soute aux bagages de l’avion.

L’écran suivant est un récapitulatif des frais à payer pour les bagages transportés.

Paiement des frais de bagage

S’il y a des frais à payer, on vous demandera d’insérer votre carte de crédit dans le lecteur approprié sous l’écran (à la droite du lecteur de passeport).

Impression des documents

Puis l’appareil imprime vos cartes d’embarquement et tout ce qui est nécessaire à l’identification de vos bagages.

Apportez le tout aux les comptoirs du transporteur afin de montrer votre carte d’embarquement et de laisser les bagages destinés à la soute de l’avion.

Voilà. Il ne vous reste plus qu’à passer l’étape de la sécurité et d’attendre l’embarquement.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un paradis sous les tropiques

12 mai 2016

Seuls au milieu de nulle part

Votre hydravion s’est posé dans la lagune. Après avoir serpenté le long de ce petit sentier, vous voilà sur les rives de cette baie où une cabane d’apparence rustique vous attend.

Louer cette ile déserte du Pacifique vous a couté une fortune. Mais qu’importe.

Pour ne pas éveiller les doutes d’une épouse soupçonneuse, les frais extravagants de ces quatre jours en amoureux avec votre nouvelle secrétaire ont été payés à partir du compte que vous avez ouvert aux iles Vierges britanniques : toutes ses transactions bénéficient du plus grand secret.

Mais alors que le soleil, l’eau turquoise, les fruits à votre disposition, le vin blanc dans cette glacière si discrètement dissimulée, aiguisent votre appétit et stimulent vos sens, vous êtes loin de vous imaginer le terrible complot en train de se réaliser.

À chaque seconde, une photo de vous — nu, fou d’amour et aveuglé par la passion — est expédiée par courriel à des complices à des milliers de kilomètres. Des complices qui accumulent les preuves irréfutables de votre infidélité conjugale.

Et ces photos ne sont pas prises par des paparazzis cachés dans cette végétation luxuriante, mais par ces beaux yeux gris-vert ensorcelants qui vous font retrouver vos vingt ans tout en vous faisant perdre la tête.

Le piège

C’est le mois dernier que le Bureau américain des brevets et des marques de commerce a accordé à Sony un brevet pour des lentilles cornéennes multifonctionnelles.

Sony avait soumis sa demande deux ans plus tôt.

Bénéficiant des plus récents développements en matière de miniaturisation, ces lentilles cornéennes comprendraient un appareil photo (déclenché par battements de paupières), un moyen de stockage des photos prises par l’appareil, une antenne émettrice, un modem et une source d’alimentation autonome.

Entre cette idée — susceptible de marquer la fin de la vie privée — et le jour où un modèle sera prêt à la vente, de nombreuses années pourraient s’écouler… au grand soulagement des maris infidèles.

Référence : Contact lens and Storage medium

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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