La chasse à l’Autochtone

15 novembre 2021

Introduction

Tout comme pour le racisme tout court, il existe différents degrés de sévérité dans le racisme systémique.

Celui-ci est patent dans le refus du gouvernement québécois de mettre en tutelle le service de police de la ville de Repentigny, dont le racisme, qui dure depuis des années, est une gêne nationale.

De plus, lorsqu’un enfant Autochtone tombe à ce point malade qu’il faut d’urgence le transporter par avion à un hôpital situé dans le Sud, le Québec est la seule province canadienne qui refuse que l’enfant soit accompagné de sa mère ou d’un autre parent.

Mais il y a pire. Parce qu’il y a toujours pire…

Le racisme colonial anglais

Il y eut une époque où les colons anglais pratiquaient la chasse à l’Autochtone. Comme on pratique, de nos jours, la chasse à l’orignal (l’élan d’Amérique).

Le génocide réussi des Béothuks à Terre-Neuve (devenu province canadienne en 1949) est le résultat de cette chasse.

Elle fut également pratiquée aux États-Unis.

De 1675 à 1760, les gouvernements de la Nouvelle-Angleterre ont émis 69 décrets accordant une prime équivalente à douze-mille dollars d’aujourd’hui pour le scalp d’un Autochtone mâle, la moitié pour le scalp d’une Autochtone et un peu moins pour celui d’un enfant.

Une cinquantaine d’autres décrets ont été promulgués ailleurs aux États-Unis, jusqu’aussi récemment que 1885.

En principe, la prime était accordée uniquement pour l’homicide d’un Autochtone issu d’une des nombreuses nations hostiles. Mais comme il était impossible de distinguer, par exemple, le scalp d’un ‘bon’ Iroquois d’un ‘mauvais’ Algonquin, n’importe quel scalp était récompensé.

Cette récompense équivalait à la solde d’un soldat anglais pour deux ans de service.

Parfois, quand un groupe de colons exterminaient tout un village, en plus de la prime, on leur accordait le territoire occupé par les scalpés afin qu’ils puissent s’y établir. C’est ainsi que des milliers d’acres de terres en Nouvelle-Angleterre sont devenus des territoires ‘non cédés’.

En 1755, l’honorable Spencer Phips, en sa qualité de lieutenant-gouverneur de la baie du Massachusetts, promulguait un décret qui déclarait la nation des Penobscots comme cible d’extermination et ordonnait aux sujets de sa Majesté de saisir toutes les occasions de traquer, de capturer, de tuer, et de les éradiquer tous.

Une recherche en cours dans les archives coloniales de la Nouvelle-Angleterre a documenté jusqu’ici 375 primes versées à la suite de 94 réclamations, représentant des déboursés équivalents à plus de quatre-millions de dollars d’aujourd’hui.

Dès 1790, une fois par décennie, le recensement effectué par le gouvernement fédéral américain servait, entre autres, au décompte national des esclaves.

En 1860, on ajouta l’item ‘Indians’ au choix de réponses à la question qui portait sur la ‘race’ du citoyen afin de documenter le génocide en cours des Autochtones du pays.

Références :
Ces cowboys de Repentigny qui déshonorent le métier de policier
Le génocide des Béothuks à Terre-Neuve
Le racisme systémique en mode binaire
Le transport aérien d’urgence d’enfants autochtones malades : la cruauté de l’État québécois
L’obsession américaine de la ‘race’
New England once hunted and killed humans for money. We’re descendants of the survivors

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’aspiration populaire au changement en temps de pandémie

11 novembre 2021

Introduction

La firme de sondage Pew Research Center a publié le 21 octobre dernier les résultats d’une consultation téléphonique effectuée du 1er au 7 février 2021 auprès de 2 596 Américains et du 12 mars au 6 mai 2021 auprès de 16 254 adultes répartis dans seize autres pays développés.

Globalement

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Une médiane se définit la valeur centrale séparant une population en deux parties égales.

Dans ce cas-ci, dans huit pays étudiés, moins de 56 % des gens souhaitent que le système politique de leur pays soit réformé de manière importante ou du tout au tout. Dans neuf autres pays, ce souhait est partagé par 56 % de la population ou plus.

Dans les 17 pays analysés, ceux qui souhaitent des changements majeurs sont majoritairement pessimistes quant à la probabilité que cela arrive.

Aux États-Unis et en Corée du Sud, neuf personnes sur dix perçoivent des conflits importants entre les partisans de différentes formations politiques. Cette perception est associée à une insatisfaction quant au fonctionnement de la démocratie et au désir de réformes politiques.

Pour ce qui est d’une réforme économique majeure, la médiane est de 51 %.

Selon les sondages successifs de la Pew Research Center réalisés depuis plus d’une décennie, le désir de réforme économique est le plus important dans le sud de l’Europe.

Les peuples insatisfaits de la situation économique ont davantage tendance à être critiques quant au fonctionnement de la démocratie dans leur pays et du coup, sont davantage portés à y vouloir des réformes politiques importantes.

De la même manière, les parents pessimistes quant à l’avenir économique de leurs enfants sont particulièrement nombreux à souhaiter des réformes économiques majeures.

Le désir de changement est moins vif à l’égard du système national de santé. L’insatisfaction à ce sujet est la plus élevée en Grèce et aux États-Unis.

Les gens qui croient que leur gouvernement a mal géré la crise sanitaire causée par le Covid-19 sont aussi plus nombreux à être insatisfaits du fonctionnement démocratique de leur pays et à espérer des réformes politiques importantes.

De plus, ils sont également plus nombreux à vouloir une réforme majeure du système de Santé. Ce qui ne signifie pas qu’ils soient critiques envers le personnel soignant.

Le désir de réformes politiques

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En analysant plus finement l’aspiration au changement politique, on constate que la médiane des pays est de 38 % quant à des changements majeurs et de 23 % quant au désir d’une réforme complète.

Le paroxysme de la volonté révolutionnaire se trouve en Espagne, en Corée du Sud, aux États-Unis et en Italie. Aux États-Unis, le désir d’une réforme complète est de 47 % chez les partisans démocrates et de 38 % chez les partisans républicains.

Dans ce pays, 85 % de la population souhaitent des changements majeurs ou draconiens : aux deux tiers, ils sont convaincus que cela n’arrivera pas.

En Italie, où le désir de réforme est encore plus élevé (à 89 %), ce pessimiste atteint plus des quatre cinquièmes de ceux qui veulent des changements importants.

À l’opposé, la satisfaction à l’égard du statuquo est maximale en Nouvelle-Zélande et en Suède.

Le désir de réformes économiques

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En Italie, en Grèce et en Espagne, une forte proportion de citoyens estiment que la situation économique de leur pays est mauvaise. Cette opinion est associée, évidemment, au désir de réformes économiques importantes.

Aux États-Unis, 80 % des Démocrates estiment que le système économique de leur pays a besoin de changements majeurs. Cet avis est partagé par 50 % des Républicains.

Le désir de réformes du système de santé

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C’est aux États-Unis et en Grèce qu’on trouve le plus de gens qui souhaitent des changements majeurs de leur système de santé.

Aux États-Unis, chez les partisans démocrates, 39 % souhaitent une réforme complète et 47 % veulent des changements majeurs du système de santé. Chez les partisans républicains, ces pourcentages sont respectivement de 20 % et de 43 %.

Au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Corée du Sud, les vieillards sont plus nombreux à estimer que leur système de santé devrait être l’objet de réformes importantes (sans doute en raison de la mortalité élevée due au Covid-19 dans les hospices).

Aux États-Unis, ce sont des adultes plus jeunes qui croient le plus en la nécessité d’une réforme des soins de santé.

Le respect des libertés individuelles

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Au cours de la pandémie actuelle, beaucoup de gouvernements nationaux ou locaux ont gouverné par décret. Ce qui leur a permis d’exercer de larges pouvoirs.

De manière générale, les deux tiers des gens sont d’avis que leur gouvernement n’a pas abusé des pouvoirs qu’il s’est arrogés.

Dans les pays d’Extrême-Orient et d’Océanie, les citoyens sont les plus nombreux à partager cet avis alors que, paradoxalement, c’est dans ces pays où les mesures sanitaires ont été les plus draconiennes.

Dans le cas particulier de la France, la proportion des citoyens qui croient que l’État ne respecte pas les libertés individuelles est passée de 22 % en 2008, à 36 % en 2014, à 33 % en 2017 et à 41 % cette année.

En Allemagne, aux États-Unis, en Italie, en Suède, en Corée du Sud et en Espagne, l’avis que l’État respecte les libertés individuelles augmente avec le niveau de scolarité.

Dans tous les pays, les partisans du parti qui forme le gouvernement sont davantage d’avis qu’il n’abuse pas de ses pouvoirs.

L’écart est le plus important en Grèce; 85 % des partisans du parti au pouvoir sont de cet avis alors que ce pourcentage tombe à 35 % chez ceux qui appuient des partis d’opposition.

Plus les gens croient leur gouvernement respectueux des libertés individuelles, plus ils se disent satisfaits de leur système démocratique.

Référence :
Citizens in Advanced Economies Want Signifiant Changes to Their Political Systems

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La propagande haineuse contre les Autochtones doit cesser

10 novembre 2021

En 1623, lorsque Gabriel Sagard se rend en Huronie — située à l’époque au cœur de la région des Grands Lacs — il est accompagné de deux autres frères récollets, dont Nicolas Viel.

À son retour vers Québec en 1625, le canoë du frère Viel chavire dans les rapides de la rivière des Prairies où il se noie.

En raison de sa rivalité avec les Hurons-Wendats, le chef algonquin Tessouat a fait répandre dès 1634 la rumeur selon laquelle cet accident aurait été volontaire. En d’autres mots, qu’il s’agirait d’un homicide commis par les Hurons-Wendats.

Cela est improbable pour deux raisons. Premièrement, au cours de son séjour contemporain en Huronie, Gabriel Sagard (confrère de Viel) décrit l’extraordinaire hospitalité dont il fut l’objet. Et deuxièmement, les Hurons-Wendats ont ramenés sains et saufs les deux autres confrères de Nicolas Viel, Gabriel Sagard et Joseph Le Caron.

Malgré cela, l’accusation du chef Tessouat fut reprise par le père jésuite Paul Le Jeune dans son récit de voyage de 1634.

Socle du monument au frère Viel
Socle du monument à Ahuntsic

Dans le quartier montréalais d’Ahuntsic, devant l’église de la Visitation, on peut voir deux monuments dont le socle reproduit un extrait du récit de voyage du jésuite Paul Le Jeune.

Cet extrait pue la haine raciale.

D’autre part, le 28 octobre dernier, on apprenait l’intention du pape François de visiter au Canada dans le cadre d’un processus de guérison et de réconciliation avec les victimes des pensionnats autochtones.

D’ici là, il serait souhaitable que cette propagande religieuse d’une autre époque soit supprimée. Non seulement parce qu’elle est préjudiciable à la démarche du pape, mais surtout parce qu’il s’agit pour l’instant d’une calomnie (jusqu’à preuve du contraire) qui est profondément choquante.

On s’étonne que cela n’ait pas été enlevé plus tôt.

Références :
Gabriel Sagard en Huronie
Nicolas Viel
Paul Le Jeune

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La candeur de Jean Chrétien face aux Autochtones

25 octobre 2021

Jean Chrétien fut premier ministre du Canada de 1993 à 2003 après avoir été responsable de nombreux ministères, dont celui des Affaires indiennes de 1968 à 1974.

Hier, à l’émission Tout le monde en parle, il a déclaré que même pendant les six ans et demi où il s’occupa de ce ministère, il n’avait jamais entendu parler des pensionnats autochtones.

C’est possible.

M. Chrétien a grandi alors que, du primaire au collégial inclusivement, l’enseignement était aux mains de communautés religieuses.

C’était à l’époque où on glorifiait le rôle des missionnaires auprès des ‘païens’.

J’ai un peu connu cette époque. À l’adolescence, la seule chose supplémentaire que j’ai apprise, c’est qu’en Abitibi-Témiscamingue, au cours d’une partie de chasse, les ‘Blancs’ qui violaient une femme Autochtone n’étaient jamais inquiétés par la justice.

On apprenait le viol quand les Autochtones prenaient des mesures de représailles contre les violeurs. Ce qui faisait alors l’objet d’une enquête policière.

M. Chrétien soutient donc qu’à titre de ministre de 1968 à 1974, il n’a jamais été informé du sort subi par les enfants Autochtones dans les pensionnats financés par son ministère jusqu’en 1996. Pourtant les premiers rapports officiels d’abus généralisés dans les pensionnats financés par Ottawa remontent à 1907.

Cette déclaration est une preuve supplémentaire que le fédéral est un gouvernement colonial au sein duquel les députés, les sénateurs et les ministres ne sont que l’interface entre une machine étatique et le peuple.

Et cette machine, ce sont des milliers de fonctionnaires et surtout un petit nombre de mandarins qui exercent le pouvoir dans l’ombre, animés de leur propre conception de l’intérêt de l’État.

Or, lorsqu’on veut contrôler ce que le ministre décide, on doit contrôler ce qu’il sait. Donc, de l’aveu même de M. Chrétien, on s’est bien gardé de l’informer correctement. Tout au plus, l’a-t-on avisé qu’il y avait des problèmes anecdotiques à certains endroits.

Dans un autre ordre d’idée, lorsque M. Chrétien rappelle que son épouse et lui ont adopté un Autochtone en bas âge, je ne doute pas un seul instant que ce couple ait aimé cet enfant comme le leur.

De toute évidence, M. Chrétien ne s’est jamais posé la question :
est-ce normal que des services sociaux confient de jeunes Autochtones à des ‘Blancs’ alors que les communautés autochtones, même dans la plus profonde pauvreté, sont parfaitement capables d’en prendre soin…

En d’autres mots, il ne lui est jamais venu à l’esprit que l’adoption par des ‘Blancs’ était un nouveau mécanisme d’assimilation culturelle et de ce fait, un substitut moderne aux pensionnats autochtones.

Références :
Jean Chrétien
L’adoption par des ‘Blancs’, le substitut aux pensionnats autochtones
La façade ministérielle de l’État canadien
L’histoire d’un crime national
Révélations de Robert Poëti: grand ménage au ministère des Transports
Sévices sexuels sous le nez de Chrétien à La Tuque
Un sous-ministre n’a pas à recevoir «d’ordres», selon Dominique Savoie

Paru depuis :
Sévices dans les pensionnats : « Pensez-vous que je n’aurais rien fait? » (2021-10-27)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vaccination obligatoire : la redécouverte des droits collectifs

21 octobre 2021


 
Le plus fondamental de tous les droits fondamentaux est le droit à la vie. Et dans l’échelle des droits, le droit à l’intégrité physique est probablement celui qui devrait figurer au deuxième rang.

Ce qui signifie le droit de refuser qu’on vous injecte quoi que ce soit sans votre accord.

Ceux qui s’opposent à la vaccination obligatoire au nom de ce droit ont raison.

Dans un autre ordre d’idée, lorsqu’un pays déclare la guerre et proclame la conscription obligatoire, le citoyen appelé sous les drapeaux ne peut pas invoquer son droit à la vie pour refuser de servir de chair à canon.

Et s’il déserte l’armée, il risque le peloton d’exécution.

C’est donc à dire que même un droit fondamental comme celui à la vie n’est pas absolu.

Si le pays est attaqué, il a besoin de tous ses citoyens aptes au service militaire pour protéger ceux qui ne peuvent se défendre.

Dans ce cas, le droit collectif à la vie a préséance sur le droit individuel.

Il en est ainsi en temps de guerre sanitaire.

Les travailleurs de la Santé et ceux qui exercent en milieu scolaire sont en contact avec des personnes vulnérables. Dans le premier cas, ce sont les malades. Et dans le second, ce sont les enfants non vaccinés.

Ces travailleurs sont comme ces soldats. Mais au lieu que l’État les oblige de se confronter aux dangers de la guerre, il les oblige de recevoir un vaccin inoffensif dans 99,999 % des cas.

Alors que se multiplient les obligations vaccinales à travers le monde, nous sommes en train de découvrir qu’il y a un temps pour défendre le respect des droits individuels. Et il y a un temps pour défendre le respect des droits collectifs.

C’est la menace d’un ennemi commun qui marque le basculement d’une époque à l’autre.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Que fait-on si la foule hue la déclaration du club Canadien de Montréal ?

20 octobre 2021

Introduction

Le club Canadien a dernièrement décidé qu’au début de chaque partie de hockey tenue au Centre Bell, on prononcerait une déclaration selon laquelle ce centre sportif serait construit sur un territoire mohawk non cédé.

Cette initiative suscite des réactions diverses au sein de la classe politique québécoise.

Résumé historique

Au cours de son deuxième voyage au Canada, Jacques Cartier est accueilli en 1535 dans le village iroquoien d’Hochelaga, situé sur l’ile de Montréal.

Précisons que l’adjectif iroquoien n’est pas synonyme d’iroquois. Dans sa rubrique consacrée aux Iroquoiens du Saint-Laurent, Wikipédia débute par l’avertissement “Ne doit pas être confondu avec Iroquois”.

À l’époque de Jacques Cartier, les Iroquoiens du Saint-Laurent peuplaient toute la vallée du Saint-Laurent, y compris l’ile de Montréal.

Toutefois, ils avaient complètement disparu au siècle suivant lorsque Samuel de Champlain débarque au Canada.

Que s’est-il passé entretemps ? Cette question divise les historiens.

Les uns émettent l’hypothèse d’un choc viral; les Européens auraient contaminé involontairement les Autochtones par un ou plusieurs virus mortels.

D’autres experts croient que la vallée du Saint-Laurent aurait connu une mini-glaciation qui aurait provoqué une succession de mauvaises récoltes de maïs (la céréale de base de l’alimentation autochtone) et ainsi provoqué la famine.

Les Iroquois ont échappé à cela parce qu’ils vivaient plus au sud, dans ce qui est aujourd’hui l’État de New York.

Alliés aux Anglais, les Iroquois ont mené des razzias contre les Français installés à Lévis (en face de la ville de Québec) et à Montréal. Mais ils n’ont jamais peuplé l’ile. Jamais.

Le poids des mots

Lorsqu’un paysan construit une ferme sur le terrain de son voisin, cette ferme appartient non pas à celui qui l’a construite mais à celui qui possède le terrain.

Lorsqu’on dit d’une région qu’il s’agit d’un territoire mohawk non cédé, cela veut dire que ce territoire leur a été volé.

Si c’est le cas, les Mohawks sont justifiés d’intenter des poursuites en vue d’obtenir des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars de dédommagements puisque tout qui se trouve actuellement sur l’ile est à eux.

Les politiciens qui soutiennent la thèse fallacieuse du territoire non cédé agissent de manière irresponsable.

Ils incitent les Mohawks à réclamer justice. Or si ces derniers intentent des poursuites, ils n’ont pas la moindre chance de l’emporter.

Ce qui accentuera leur ressentiment à la fois contre la justice des ‘Blancs’ et contre les Québécois, descendants de leurs ennemis en Nouvelle-France.

Au lieu d’être un geste de vérité et de réconciliation, c’est exactement le contraire; une fausseté qui ravive des rancunes séculaires.

Une boite de Pandore

Tout comme le premier ministre Cameron n’avait pas prévu que le peuple britannique voterait pour le Brexit, il est probable que les dirigeants du club Canadien de Montréal n’ont pas envisagé la possibilité que leur texte de reconnaissance territoriale soit hué par la foule.

D’un match à l’autre, si les partisans du Canadien développent cette habitude, les dirigeants du club réaliseront qu’ils ont ouvert une boite de Pandore.

Cette déclaration publique est une occasion offerte à la foule de réagir. Si la foule hue cette déclaration, est-ce en raison d’un désaccord quant à sa véracité ou par racisme à l’égard des Mohawks ?

Tout l’élite politico-médiatique anglo-canadienne verra dans la réaction de la foule une preuve supplémentaire du racisme des Québécois.

En contrepartie, les Québécois y verront une preuve supplémentaire de l’hypocrisie de cette élite, toujours désireuse de nous faire porter le poids des politiques génocidaires d’Ottawa.

On peut anticiper que cette décision du club Canadien favorisera l’éveil nationaliste d’une grand nombre de Québécois.

C’est au moins ça de bon.

Références :
Jacques Cartier
Iroquoiens du Saint-Laurent
L’initiative du Canadien divise à Québec
Un texte de reconnaissance territoriale lu avant chaque match au Centre Bell

Paru depuis : Réplique (en anglais) des Mohawks (2021-10-22)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’obsession américaine de la ‘race’

15 octobre 2021

Introduction

Depuis le séquençage du génome humain en 2004, on sait qu’un ‘Blanc’ typique et un Noir ‘pure race’ ont en commun entre 99,5 % et 99,9 % de leurs chromosomes. Or cette proportion est la même entre deux membres d’une même ‘race’.

Bref, de la même manière qu’il n’existe pas de race constituée des gens aux yeux bleus, il n’existe pas de race de gens à la peau pigmentée. La pigmentation de la peau n’est qu’une parmi une multitude de caractéristiques humaines.

Le racisme ne consiste donc pas à distinguer ces différences de pigmentation entre deux personnes, mais à y attacher une importance démesurée.

Tout comme le racisme, le racisme systémique possède des degrés de sévérité. Nulle part n’est-il plus évident qu’aux États-Unis.

Les recensements

Les recensements canadiens ne demandent pas aux répondants de préciser à quelle race ils appartiendraient, contrairement aux recensements américains.

Dès les premiers d’entre eux, on chercha à connaitre l’importance démographique des ‘races’ qui peuplent le territoire des États-Unis.

En 1790, le peuple américain était partagé en trois groupes;
• les Mâles et les Femelles (sic) blancs,
• les autres personnes libres, et
• les esclaves.

Originellement, l’analphabétisme était tellement généralisé que les recensements étaient effectués par des préposés qui évaluaient la couleur de la peau des répondants.

En 1850, les catégories se précisaient :
• les Mâles et les Femelles blancs,
• les Noirs (libres),
• les Mulâtres (libres),
• les esclaves Noirs, et
• les esclaves Mulâtres.

À ces catégories, s’ajoute une sixième (‘Indiens’) en 1860.

En raison de l’abolition officielle de l’esclavage, on supprime en 1870 et en 1880 les deux catégories qui y font référence, mais on ajoute la catégorie ‘Chinois’.

Au recensement de 1890, le gouvernement américain veut mesurer l’importance des unions interraciales (interdites dans certains États). Les catégories deviennent :
• les Mâles et les Femelles blancs,
• les Noirs,
• les Mulâtres,
• les Quadroons (quelqu’un ayant un quart de ‘sang noir’),
• les Octoroons (quelqu’un qui a un huitième de ‘sang noir’ ou moins),
• les Indiens,
• les Chinois, et
• les Japonais.

L’historique familial permettait aux préposés au recensement d’évaluer grossièrement le degré de pureté du sang. De plus, on comprendra qu’aux États-Unis (même de nos jours), un ’Blanc’ est un ’Blanc pur race’.

En 1900, toutes les personnes de descendance noire sont regroupées dans la catégorie ‘Noirs’. Les autres catégories demeurent.

Mais en 1910, la catégorie ‘Mulâtres’ réapparait alors que s’ajoute la catégorie ‘Autres’ (pour les Coréens, les Philippins et les gens originaires de l’Inde).

À partir de 1920, les catégories se multiplieront.

En 1930, le mot en ’N’ (ci-contre) est utilisé pour la première fois et le sera jusqu’au recensement de 2010 inclusivement.

On peut présumer que c’est Barak Obama, président depuis 2009, qui s’est assuré qu’il en était ainsi pour la dernière fois.

Même si on les effectue une seule fois par décennie, les recensements basés entre autres sur la pigmentation de la peau contribuent à faire d’elle un marqueur identitaire.

Les médias

Cette obsession de tout voir au travers d’un prisme racial explique le fait que même une chaine de nouvelles comme CNN ne peut pas s’empêcher de décliner toutes ses statistiques selon les États ou selon la race (pudiquement appelés ‘Groupes racisés ou racialisés’, ce qui revient au même). Presque jamais par groupes socioéconomiques.

Dans ce pays, il n’est pas étonnant qu’on ait senti le besoin de colliger des données relatives aux taux d’infection et de mortalité au Covid-19 selon la ‘race’. Ces données ont révélé, sans surprise, que les personnes considérées comme ‘Noires’ étaient davantage victimes du Covid-19.

Pour un suprémaciste blanc, quelle aubaine; à ses yeux, c’est la preuve de la robustesse, voire de la supériorité, de la ‘race blanche’ à laquelle il appartient.

Lorsqu’on est persuadé que la vulnérabilité aux infections dépend des caractéristiques physiques inhérentes à l’individu — en d’autres mots, lorsqu’on croit que c’est gravé dans ses chromosomes — que peut-on y faire ? Son triste sort, n’est-il pas le résultat de la Volonté divine ? N’est-ce pas Dieu qui l’a fait ainsi ?

Par contre, si on croit que la mortalité par Covid-19 dépend des caractéristiques socioéconomiques des gens, il faut travailler à la réduction des inégalités sociales, cause véritable des taux d’infection différents.

Les statistiques au sujet du Covid-19 sont colligées par les États parce que la Santé est un de leurs domaines de juridiction exclusive. Or ceux-ci sont majoritairement dirigés par des gouverneurs Républicains (donc de Droite, sinon d’extrême-Droite). Voilà pourquoi on préfère baser ces statistiques sur la ‘race’, perpétuant ainsi l’importance démesurée qu’on y attache.

Ce à quoi les groupes antiracistes eux-mêmes ne voient pas d’objection. Ce qui prouve bien à quel point le racisme systémique américain est enraciné partout.

Références :
Le néo-racisme multiculturel du NPD
The changing categories the U.S. census has used to measure race
What Census Calls Us
What Census Calls Us – A Historical Timeline

Paru depuis :
Majority of Latinos Say Skin Color Impacts Opportunity in America and Shapes Daily Life (2021-11-04)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Denis Coderre et la statue de John-A. Macdonald

1 octobre 2021
Monument à sir John-A. Macdonald (statue enlevée depuis)

C’est par accident que Denis Coderre est devenu maire de Montréal en 2013. Il a été élu parce que Mélanie Joly, Richard Bergeron et lui ont presque également divisé les votes. Plus précisément, il fut élu avec seulement 32,1 % du suffrage.

Ces jours-ci, on se demande s’il veut réellement être réélu ou simplement faire parler de lui.

Sa dernière promesse farfelue, celle d’hier, est de restaurer la statue de John-A. Macdonald, ce premier ministre à qui on doit les politiques génocidaires du Canada.

Décapitée dans les années 1990, éclaboussée de peinture rouge à plusieurs reprises depuis vingt ans, cette statue fut finalement jetée de son socle le 29 aout 2020.

Précisons que la promesse de M. Coderre s’accompagne du souhait qu’elle soit accompagnée d’une plaque explicative. Selon La Presse, ses mots exacts furent :

“On ne déboulonnera pas le passé, mais on devrait avoir des plaques explicatives. On devrait avoir des centres d’interprétation où on apprend l’histoire.”

Oui, oui, on devrait… Il faudrait… Ce serait mieux si…

Cela ressemble à cette promesse de Justin Trudeau, faite en 2019, d’acheter un pipeline en contrepartie de planter deux-milliards d’arbres. On a acheté le pipeline. Mais apparemment, on a manqué d’argent pour planter les arbres…

Restaurer la statue de Macdonald représente une dépense de plus d’un demi-million de dollars. Car restaurer l’art pompier coute cher. De plus, à moins de protéger la statue restaurée 24 heures par jour par une brigade de policiers, il est à parier qu’elle ne vivra pas plus de six mois.

La question fondamentale à se poser est la suivante : en quoi la restauration de cette statue correspond-elle à un besoin des Montréalais ? En d’autres mots, combien de Montréalais se lèvent le matin en se disant : ‘Ah mon Dieu, j’aimerais tellement voir aujourd’hui la statue de Macdonald.

D’ici la date du scrutin, le 7 novembre 2021, il est encore temps pour M. Coderre de se ressaisir et de nous parler de ce qu’il compte faire pour améliorer la vie des Montréalais.

Références :
Denis Coderre entend réinstaller la statue de John A. Macdonald
La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone
Nettoyer la statue de Macdonald, un gaspillage des fonds publics

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’adoption par des ‘Blancs’, le substitut aux pensionnats autochtones

30 septembre 2021

Après avoir dépossédé les peuples autochtones des immenses territoires qu’ils occupaient et de les avoir confinés dans des réserves destinées à limiter leur croissance démographique, le Canada a adopté une série de mesures destinées à les soumettre à un génocide culturel.

On pense immédiatement à ces pensionnats où plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés. Des établissements où parler leur langue était interdite et où on estime qu’environ six-mille d’entre eux sont morts de maltraitance, de maladie ou par suicide.

Depuis la disparition des pensionnats autochtones, les politiques génocidaires canadiennes sont devenues plus subtiles. Un des nouveaux mécanismes d’assimilation culturelle s’exerce par le biais du système de la protection de la jeunesse.

Au Canada, il existe de nombreuses écoles où l’enseignement se fait dans l’une ou l’autre des langues autochtones du pays. Mais aucune de ces maisons d’enseignement ne décerne de diplôme qui donne accès à des métiers spécialisés.

Ce qui veut donc dire, par exemple, que dans certaines provinces, aucun travailleur social n’est d’origine autochtone.

Puisque les peuples autochtones sont, sans exception, les groupes ethniques les plus pauvres du pays, on trouve de nombreux problèmes sociaux au sein de leurs communautés.

Lorsqu’on doit envisager la possibilité de retirer la garde d’enfants à leurs géniteurs, c’est toujours ou presque toujours des travailleurs sociaux ‘blancs’ qui évaluent les compétences parentales de parents autochtones.

Or, dans certaines provinces canadiennes — et notamment au Manitoba, la province la plus raciste du pays — les travailleurs sociaux ne recommandent jamais que ces enfants soient confiés à d’autres membres de leur communauté.

Ils estiment que la misère sociale y est tellement généralisée que ces enfants ont plus de chance d’être heureux s’ils sont adoptés par des parents ‘blancs’.

En réalité, on confond extrême pauvreté et misère sociale. Tout couple apte à assurer leur subsistance en totale autarcie — par le biais de la chasse et de la pêche — peut adopter un enfant, l’aimer et lui enseigner tout ce qu’il doit connaitre pour vivre en harmonie avec la nature. Comme le font ses ancêtres depuis des milliers d’années.

Mais selon le regard raciste de ces travailleurs sociaux, aucun autochtone n’est digne d’être parent d’adoption. Voilà pourquoi des milliers d’enfants autochtones ont fait le bonheur de parents adoptifs ‘blancs’.

À la suite d’un procès intenté par des enfants autochtones retirés de leur famille, le gouvernement canadien a perdu en 2019 devant le Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP).

À chaque enfant autochtone retiré de façon inappropriée de la garde de ses parents depuis 2006, le TCDP avait accordé le maximum prévu par la loi, soit 40 000$.

Le gouvernement canadien en a appelé de cette décision, estimant que les cas devaient être évalués individuellement et que l’indemnisation devait refléter le préjudice subit.

Hier, la Cour fédérale a maintenu le jugement rendu par le TCDP. Or on apprend aujourd’hui que le ministre des ‘Services’ autochtones étudie la possibilité d’en appeler de cette décision.

Ça suffit.

Ce qu’Ottawa s’entête à ne pas comprendre, c’est que l’indemnité maximale prévue par sa loi est trop basse. Voilà pourquoi les tribunaux donnent le maximum à tout le monde.

N’importe quel ‘Blanc’ en mesure de prouver qu’on l’a malicieusement retiré de la garde de ses parents, est en mesure de s’adresser devant n’importe quel tribunal et de réclamer des millions de dollars. Et si son avocat est habile à rendre pathétique le cas de son client, il a de très bonnes chances d’obtenir un dédommagement important.

En vertu du ‘droit autochtone’ — cet apartheid juridique qui fait que les Autochtones ont moins de droits juridiques que nous — l’indemnité maximale n’est que de 40 000$.

Les avocats du gouvernement canadien gagnent plus de 250$ de l’heure et au-delà d’un demi-million de dollars par année. Pour ces mercenaires du pouvoir colonial canadien, bouleverser la vie d’un enfant Autochtone (et parfois même, la gâcher) mérite au maximum 40 000$ de dédommagement. Parce qu’à leurs yeux, la vie d’un pauvre ne vaut pas grand-chose.

Pour la première fois aujourd’hui, nous commémorons la Journée annuelle de la vérité et de la réconciliation avec les peuples Autochtones.

Dans les faits, lorsqu’il s’agit de payer le prix de ses politiques génocidaires, le gouvernement canadien préfère dépenser une fortune à graisser la patte de ses avocats plutôt que d’utiliser cette somme à réparer les pots cassés.

Plutôt que d’en appeler de deux jugements consécutifs en sa défaveur, Ottawa doit cesser de gaspiller l’argent des contribuables et payer l’extraordinaire économie que représente le minable plafond qu’il a imposé comme dédommagement aux Autochtones dans ce cas-ci.

Références :
Droit autochtone canadien
Indemnisation d’enfants autochtones : Ottawa débouté en Cour fédérale
Manitoba : droits fondamentaux et laïcité
Traité no 1 : vers la création de l’Ouest canadien

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Talibans ontariens

8 septembre 2021

Introduction

En 2001, cinq ans après avoir pris le pouvoir en Afghanistan, les Talibans détruisirent trois statues monumentales sculptées entre l’an 300 et 700 de notre ère.

Des agents de la police religieuse d’Arabie saoudite s’étaient rendus en Afghanistan afin d’aider le nouveau gouvernement des Talibans à former leur propre police de répression du vice.

Afin de promouvoir la Vertu, les autorités afghanes furent convaincues qu’il fallait détruire les Bouddhas de Bâmiyân, sachant que toute représentation humaine est interdite par la doctrine islamique.

Après la destruction, le chef de l’État afghan déclara être fier de tous ceux qui avaient participé à la destruction de « cette horreur impie synonyme d’une religion pour dégénérés » (en parlant du bouddhisme).

La pureté morale de la littérature jeunesse en Ontario

Le Conseil scolaire catholique Providence accueille en Ontario près de dix-mille élèves au sein de ses 23 écoles primaires et de ses 7 écoles secondaires francophones.

Les dirigeants de cette commission scolaire se sont laissé convaincre de détruire près de cinq-mille livres jeunesse (dont Astérix et les Indiens et Tintin en Amérique), accusés de représenter les Autochtones de manière offensante.

C’est Suzy Kies — qui ne possède aucun ancêtre autochtone depuis 1780 — qui dirige l’opération à titre de Gardienne du Savoir autochtone.

Dans une des vidéos qui expliquent la démarche purificatrice de Mme Kies, on déclare : « Nous enterrons les cendres du racisme, de la discrimination et des stéréotypes dans l’espoir que nous grandirons dans un pays inclusif où tous pourront vivre en prospérité et en sécurité.»

Références :
Bouddhas de Bâmiyân
Des écoles détruisent 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérix
Livres détruits : la « gardienne du savoir » n’est pas Autochtone

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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