Deuxième voyage à Paris : jour 1

2 octobre 2015
Mon avion, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle

C’est vers 9h40 que l’avion d’Air Transat a atterri ce matin à Paris. La journée est ensoleillée et le maximum prévu sera de 19 degrés Celsius.

Moins de 45 minutes après l’atterrissage, j’aurai passé les douanes et pris possession de mes deux bagages en provenance de la soute de l’appareil.

Précisons que lorsqu’on paie le supplément Option Plus, les bagagistes traitent de nos objets en priorité. Les miens furent parmi les cinq premiers à apparaitre sur le tapis roulant.

Avant de prendre le Réseau express régional — le réseau ferré de transport en commun qui, entre autres, relie Paris à l’aéroport Roissy en 35 minutes — j’achète au cout de 70 euros (environ 90$), une passe qui me permettra d’utiliser à ma guise tout le transport en commun qui dessert la région parisienne (jusqu’à Versailles) pendant tout le mois d’octobre.

J’arrive donc à mon hôtel vers 12h30.

Aiguillettes de canard à la Royale

Après avoir défait mes bagages, je vais aux Ducs de Gascogne, sur la rue Saint-Antoine, m’acheter trente pots d’une préparation gastronomique composée de 45% de magret de canard et de 44% de foie gras de canard. C’est ce que je me propose de tartiner sur mon pain au petit déjeuner à la place de la confiture.

Le magret enrichira l’apport protéiné de ce repas, tandis que le foie gras m’apportera toutes les vitamines A, D et B dont j’ai besoin.

Intérieur de l’église Saint-Paul-Saint-Louis

À deux pas, je vais à l’église Saint-Paul-Saint-Louis pour refaire quelques photos (n’étant pas entièrement satisfait de certaines que j’y ai prises l’an dernier).

Vers 14h30, je prends tardivement mon repas du midi : une bavette de bœuf pour 8 euros. La viande saignante est plutôt coriace, mais l’assiette est bien garnie de patates en cubes, de riz, et de salade.

Une dame dans le métro

Puis je vais au Bazar de l’Hôtel de Ville m’acheter un coussin chauffant. C’est le premier que de mes coussins électriques fonctionnant sur le 220 volts.

En passant dans les allées, je vois des pruneaux d’Agen fourrés à la crème de pruneaux. L’émission Des racines et des ailes (sur TV5) a consacré récemment à ces fruits un reportage avantageux dans le cadre d’une émission dédiée à la Garonne. J’achète donc un format de 250g de cette spécialité culinaire, heureux de pouvoir en faire l’essai.

Finalement, je rentre à l’hôtel faire la sieste, écrire le texte que vous lisez et me coucher pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (la 3e photo) et objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 8 mm
4e photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 2

3 octobre 2015
Mon petit déjeuner à l’hôtel

Je suis très content.

Je me suis endormi en déposant la tête sur l’oreiller vers 0h20 hier soir et je me suis réveillé ce matin à 7h45 lorsqu’on a frappé à ma porte pour m’apporter mon petit déjeuner.

Aujourd’hui, c’est la première fois que je suis dans la capitale un premier vendredi du mois.

Et qu’y a-t-il de spécial à Paris le premier vendredi du mois ? C’est qu’on y expose, à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, ce qu’on croit être la véritable Couronne d’épines du Christ.

Cette couronne fait partie des Saintes Reliques que le roi Louis IX (Saint Louis) a achetées à l’empereur de Constantinople en 1239. Jusqu’à la Révolution, ces reliques étaient entreposées à la Sainte-Chapelle. Cette dernière fut construite expressément dans le but de servir de reliquaire à ce trésor.

Pendant des siècles, la Couronne d’épines n’était vue de près que par la famille royale et leurs invités de marque.

Les vingt-deux reliques prenaient place dans une chasse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même. En ouvrant deux fenêtres basses derrière le choeur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, la Couronne d’épines est exposée à l’occasion d’une cérémonie spéciale, le premier vendredi du mois, à 15h.

Chœur de Notre-Dame

En arrivant trente minutes plus tôt, on a le temps de faire la queue à l’extérieur et d’obtenir une place dans la partie du vaisseau central où se déroule cette cérémonie. J’étais dans la huitième rangée.

La cérémonie débute par une procession qui part de la sacristie, qui descend le bas-côté droit, et remonte l’allée principale.

En tête de procession, un officiant porte sur ses avant-bras un coussin de velours rouge au centre duquel est déposée la Couronne d’épines dans son écrin de vermeil — un alliage d’or et d’argent — donné par Napoléon Bonaparte.

Les épines de la Couronne ont été taillées afin de constituer des reliques expédiées dans diverses églises chrétiennes.

Il ne subsiste donc que les tiges. En somme, c’est une couronne d’épines sans épine.

Le coffret possède des excroissances dorées pointues qui miment ce à quoi pouvait ressembler originellement cette couronne.

Le coffret n’est jamais ouvert, mais la Relique peut être aperçue à travers le cristal de roche sur lequel serpente le vermeil du coffret. Au bas de celui-ci, une pièce de cristal de roche à découvert, d’environ 12 cm de large, est l’endroit où la Couronne d’épines est la mieux vue.

À la fin de la cérémonie, chacun des fidèles est invité à s’approcher du coffret afin de toucher ou de déposer un baiser sur cette partie du coffret. Après chaque baiser, un officiant essuie délicatement la pierre.

Pour avoir vu la Couronne d’épines de très près, je pourrais vous la décrire. Mais je crois qu’il y a des choses qui méritent de demeurer auréolées de mystère.

À mon avis, ce qu’il y a d’extraordinaire dans ce rituel, c’est la démocratisation de l’Exposition des Saintes Reliques. Jamais Saint Louis n’aurait pu imaginer que presque huit siècles après lui, de simples gueux pouvaient toucher un des objets qui lui ont couté, en 1239, le tiers de tous les revenus annuels du royaume.

Ceci étant dit, qu’ai-je fait avant 15h ?

Aperçu de l’intérieur de Notre-Dame-de-Paris
Rosace à la Vierge
Aperçu du trésor (au premier plan, statue de Saint Denis, premier martyre de Paris, mort décapité)

Eh bien j’ai visité la cathédrale. La visite est gratuite. L’accès au trésor de la cathédrale coute cinq euros (7,50$ ou 11,25$) et l’accès aux tours — qui offre un point de vue unique sur la ville — coute le même prix.

Vue panoramique de l’ouest de la ville

En descendant des tours, j’ai compté 384 marches (avec une marge d’erreur d’une ou deux marches). Je présume en avoir monté autant à l’aller.

Entre la visite du trésor et l’Exposition des Saintes Reliques, j’ai pris le repas du midi à la Réserve de Quasimodo, mon restaurant préféré sur l’Île-de-la-Cité (sur laquelle sont bâties la cathédrale et la Sainte-Chapelle).

Rillettes de sardines

Pour 16,7 euros, soit 25$, j’ai pris les rillettes de sardines (délicieuses, à recommander même à ceux qui n’aiment pas les sardines), le colin au basilic accompagné de pâtes, et 375ml de vin blanc. Malheureusement le poisson était sans goût et plein d’arêtes.

Après la visite de la cathédrale, le repas du soir fut constitué d’un sandwich de 30cm de Subway (on les appelle des sous-marins au Québec, en raison de leur forme) pour 5 euros, accompagné de la moitié d’une bouteille de 750ml de Gaillac blanc achetée à l’épicerie pour 3,4 euros ou 5$. Au dessert, un pruneau d’Agen fourré à la crème de pruneaux accompagné d’eau de source Volvic parfumée à la fraise.

Volvic a eu la bonne idée de remettre sur le marché ses fameuses eaux parfumées, sucrées naturellement plutôt qu’avec des édulcorants artificiels. Celle-ci, aux fraises, est constituée de 84,3% d’eau de source à laquelle on a ajouté 10% d’un concentré de fruits (à moitié de fraises et à parts égales de citron et de raisin), environ 5% de jus de carotte pourpre (pour colorer) et un soupçon d’arôme naturel.

La soirée a été occupée à faire la sieste et à rédiger ce compte-rendu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (la 2e photo), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (la 4e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (la 6e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 27 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 26 mm
4e photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
6e photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
7e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 3

4 octobre 2015

Je débute la journée en visitant le musée de l’Orangerie. Celui-ci se trouve à l’extrémité sud-ouest du Jardin des Tuileries, ce grand jardin s’étendant à l’ouest du Musée du Louvre.

Aperçu des Nymphéas, de Monet
Détail des Nymphéas

Le musée de l’Orangerie est aménagé dans un édifice étroit et profond. Au rez-de-chaussée, on trouve deux salles elliptiques adjacentes qui forment le huit du symbole de l’infini. Sur 100 mètres, on y expose l’œuvre gigantesque Les Nymphéas que Monet a peinte de 1914 à 1926.

La Noce, d’Henri Rousseau

Au sous-sol, on présente les 145 toiles de la collection Walter-Guillaume, peintes de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Se succèdent les Renoir, Cézanne, Picasso, Matisse, Utrillo, Soutine, Modigliani, etc.

Vitrine sur la rue St-Honoré
Item offert en vente

Puis je déambule sur la rue St-Honoré jusqu’à l’église Saint-Roch.

Façade de l’église Saint-Roch

Construite de 1653 à 1722, c’est une église de style baroque romain dont le ciel n’est peint qu’au-dessus du chœur.

Celui-ci se prolonge par la magnifique chapelle de la Vierge, œuvre Jules Hardouin-Mansart (un des plus grands architectes de Louis XIV).

Ciel de la coupole de la chapelle de le Vierge (L’Assomption (1749-1756), de Jean-Baptiste Marie Pierre)

Sont inhumés dans cette église, André Le Nôtre (créateurs des jardins du château de Versailles), le dramaturge Pierre Corneille, l’encyclopédiste Denis Diderot et le peintre Jean-Honoré Fragonard, entre autres.

Après un détour à la Défense pour y effectuer des achats, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (la 3e photo), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les 1re, 6e et 7e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 14 mm
3e photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
4e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 22 mm
5e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
6e photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
7e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 4

5 octobre 2015

Si ce voyage est le deuxième documenté sur ce blogue, c’est en réalité mon quatrième voyage à Paris.

Des deux premiers voyages, effectués il y a une décennie, il ne me reste rien d’autre que de bons souvenirs puisque presque toutes les photos que j’ai prises ont été perdues à l’occasion d’un écrasement d’ordinateur (j’étais sous Windows à l’époque).

Or depuis toujours, je veux voir l’intérieur du Temple du Marais. Conçue par François Mansard en 1632. ce fut d’abord l’église d’un couvent catholique avant de devenir un temple protestant en 1802.

L’extérieur fut sévèrement endommagé lors de la Commune de 1871, mais l’intérieur a conservé son décor d’origine.

Contrairement aux églises catholiques, les temples protestants de Paris ne sont ouverts qu’à l’occasion des offices religieux. En somme, que le dimanche.

Pendant que des dizaines de milliers de Parisiens participaient aujourd’hui à la course à pied We run Paris (sic), mon marathon à moi était de faire le plus possible d’églises parisiennes ce dimanche matin, dont le Temple du Marais et le Temple de l’oratoire du Louvre.

Quinze minutes avant le début de la messe (donc à 10h15), j’étais au Temple du Marais.

Temple du Marais
Intérieur du temple du Marais

Quel merveilleux édifice… si peu protestant. Les temples réformés se veulent sobres, centrés sur l’évangile. À part l’immense Cathédrale de Berlin (somptueusement décorée), le Temple du Marais est le plus beau temple protestant que je connaisse.

Mais vite, ne nous attardons pas. Je mets le cap sur le Temple de l’oratoire du Louvre qui donne une messe au même moment.

Temple de l’oratoire du Louvre
Intérieur du Temple de l’oratoire du Louvre

Construit de 1621 à 1748, ce temple possède un intérieur dépouillé, axé sur la prédication du pasteur.

Détail du portail de Saint-Germain l’Auxerrois
Bénitier

Je complète le tout par le visite de deux églises qui me sont chères; Saint-Germain l’Auxerrois (l’église paroissiale de mon ancêtre Marguerite Lamirault, fille du cocher de Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV) et…

Aperçu de l’intérieur de l’église Saint-Eustache
Guimberge (clé de voûte) de Saint-Eustache

…Saint-Eustache (l’église paroissiale de son époux, Honoré Martel, le premier Martel de ma lignée à immigrer en Nouvelle-France).

Je devais ensuite visiter l’exposition de Rubens à Van Dyck qui se termine aujourd’hui à la Pinacothèque. Mais il y est défendu de photographier. Or pas de photo, pas d’expo.

Je rebrousse chemin et vais donc à la Madeleine, de l’autre côté de la rue.

Église de la Madeleine
Maitre-autel de la Madeleine

C’est la seule église catholique de Paris qui ne soit pas surmontée d’un crucifix. En forme de temple grec, cette bâtisse n’est pas fenêtrée. Conséquemment, l’éclairage intérieur est totalement artificiel. Son maitre-autel est spectaculairement beau.

À deux pas, sur la rue Royale, se trouve la pâtisserie Ladurée : j’y achète un chou praliné à 5,8 euros. Puis je mets le cap sur mon hôtel pour compléter et publier mon compte rendu d’hier (tout en mangeant ma pâtisserie).

Je saute dans le métro afin de me rendre au théâtre Clavel qui présente à 17h Les Feluettes du dramaturge québécois Michel-Marc Bouchard. S’il est fréquent que des pièces du répertoire classique français soient présentées au Québec, l’inverse est plus rare.

La distribution est composée d’acteurs québécois et français que je ne connais pas. Les comédiens sont de bons à excellents et la pièce est assez bien écrite.

Puis je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone 8 mm F/1,8 (2e photo) et objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (6e et 10e photos), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (8e photo), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e photo  : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 8 mm
  3e photo  : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  4e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
  5e photo  : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
  6e photo  : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
  7e photo  : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 14 mm
  8e photo  : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
  9e photo  : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
10e photo  : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 400 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 5

6 octobre 2015

L’application sur mon iPad annonçait une journée nuageuse. En réalité, il a plu une bonne partie de la journée.

Je me suis rendu au Musée du parfum. À mon arrivée, on m’a demandé d’attendre jusqu’à la prochaine visite guidée, prévue une heure plus tard. De plus, il est interdit d’y prendre des photos. J’ai donc rebroussé chemin.

En retournant à l’hôtel, je m’achète un imperméable à une boutique Kiliwatch puisque le coupe-vent que j’utilise en vacances depuis des années n’est pas parfaitement à l’épreuve de la pluie.

De marque danoise Rains, ce nouvel imperméable m’arrive à la mi-cuisse alors que mon coupe-vent m’arrive aux hanches.

Beaucoup de grands magasins canadiens appartiennent à des intérêts américains. Or leurs acheteurs commandent peu d’items de petite taille — et jamais de taille moindre — parce les Américains sont un peuple obèse et que si jamais ils ne réussissent pas à vendre un item de taille ‘déviante’, il a peu de chance de trouver preneur, même en solde.

Étant svelte, j’ai pu trouver à Paris un imperméable de taille XS/S, soit extrapetite.

En raison de la météo, je décide d’aller au Musée du Louvre. Contrairement à d’autres musées, c’est le mardi qu’il ferme. Donc il est ouvert un lundi comme aujourd’hui.

L’an dernier, j’avais visité une partie de l’aile consacrée aux peintres français. Cette fois-ci, je vois principalement les peintres italiens. Je ne vous montrerai pas ma photo de la Joconde ; elle est identique aux milliers de photos de la Mona Lisa déjà publiées sur l’internet.

Et tout comme lors de ma visite de l’an dernier, ce sont les plafonds qui m’ont fasciné. En voici quelques-uns.

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Dans la galerie marchande du Louvre, au sous-sol, se trouve la boutique de la Comédie-Française. J’ai beaucoup aimé les DVD de pièces de théâtre que j’y ai achetés l’an dernier.

Cette fois, à 15 euros (22$) chacun, je me procure Le Système Ribadier (de Georges Feydeau) et La Grande Magie (d’Eduardo De Filippo), sur recommandation de la vendeuse qui m’avait bien conseillé l’an dernier. Des heures de plaisir en vue des longs mois d’hiver canadien à venir…

Puis je rentre à l’hôtel pour écrire ce compte-rendu et me mettre au lit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif PanLeica 25 mm F/1,4 (4e photo), hypergone 8 mm F/1,8 et objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 8 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 8 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 8 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1600 — 25 mm
5e photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 6

7 octobre 2015

En cette journée de pluie intermittente, je décide de visiter le musée d’Orsay.

Dès 10h du matin, on faisait déjà la queue pour y entrer. J’ai finalement franchi ses portes après environ une heure d’attente.

En prévision de ce voyage à Paris, j’avais acheté à Montréal un sac à dos expressément conçu pour transporter de l’équipement photographique.

Taille limite des bagages au Louvre

Il a l’avantage de ne pas dépasser la taille maximale autorisée au Louvre (55 x 35 x 20 cm).

Toutefois, au musée de l’Orangerie (visitée le 3e jour de ce voyage), les sacs à dos étaient permis, mais à la condition d’être tenus par leur poignée, ce qui est une corvée lorsqu’on doit photographier en même temps.

Donc, pour le musée d’Orsay, j’avais décidé de transporter mes objectifs dans une veste sans manche dotée de 26 poches. Celle-ci n’est pas conçue spécifiquement pour les photographes mais est extrêmement pratique.

Interdiction des sacs à dos au musée d’Orsay

Ce fut une excellente décision; dès l’entrée au musée, tous les sacs à dos devaient être laissés à la consigne.

Les mesures sécuritaires adoptées par la ville de Paris sont de plus en plus sévères. Pour le reste de mon voyage, je me propose d’utiliser cette veste, qui me permet de transporter tout ce dont j’ai besoin.

Donc au musée d’Orsay, je suis finalement entré à 10h55. j’en suis sorti à 15h35.

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Quel musée ! C’est un panorama de la création artistique de 1848 à 1914. Des premières oeuvres impressionnistes à l’Art nouveau.

Peu de peintres anglais. Rien de la Sécession viennoise. Mais ce qu’on y voit est d’une telle splendeur qu’on pardonne le parti-pris des collections présentées ici et qui sont le reflet de cette prétention parisienne d’être la capitale culturelle de l’Occident, ce qu’elle était effectivement.

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J’ai pris le repas du midi au restaurant du musée. L’entrée — une gaspacho de tomate et ananas délicieuse — et un pavé de saumon parfaitement cuit pour 22 euros (environ 33$).

Évidemment, c’était un prétexte pour photographier le plafond (une manie personnelle, comme vous l’aurez sans doute deviné).

Après la mode des égoportraits réalisés à l’aide de son téléphone fixé au bout d’une perche (de plus en plus souvent interdits), voici la généralisation des égoportraits.

Maintenant, il ne suffit plus de se photographier devant un édifice emblématique comme la tour Eiffel ou l’Arc de triomphe pour conserver un souvenir de sa visite à Paris; on cherche à se photographier partout, devant n’importe quoi. Comme les chiens marquent leur territoire en urinant un peu partout.

Au musée, pour satisfaire son narcissisme, on se colle sur une œuvre (de préférence importante) pour se photographier. Et on reste là, un bon moment, à vérifier si la photo est bonne. On recommence s’il y a lieu, jusqu’à ce qu’on soit parfaitement satisfait.

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Idéalement, on devrait pouvoir utiliser son téléphone multifonctionnel pour contrôler l’éclairage de la salle afin de l’ajuster à son avantage comme le font déjà les portraitistes dans leur studio. Mais nous n’en sommes pas encore là. Dieu merci !

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Le musée d’Orsay présentait l’exposition temporaire Splendeurs et Misères — Images de la prostitution, 1850-1910 dont l’ampleur étonne; 490 œuvres.

Entrée de l’exposition temporaire

Cette exposition est à la fois artistique et sociologique. C’est ce qui explique qu’on y présente quelques œuvres pornographiques dont la valeur artistique est discutable.

Puis je visite deux églises modestes du deuxième arrondissement et rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3e photo), PanLeica 25 mm F/1,4 (7e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 15 mm
3e photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
5e photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 800 — 22 mm
6e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 7 mm
7e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 25 mm
8e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 19 mm
9e photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 21 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 7

8 octobre 2015

Puisque ce soir, j’ai un billet pour un concert qui sera donné à l’Opéra Royal du château de Versailles, j’ai décidé de passer la journée dans cette ville.

Pour s’y rendre en RER — c’est-à-dire en train de banlieue — on se rend à n’importe quelle des stations de la ligne C. Puisque différents trains y font escale, il est important de s’assurer que celui qu’on va prendre est le bon.

Il y a deux gares à Versailles : celle appelée Versailles Château Rive gauche est à seulement quinze minutes de marche (alors que l’autre l’est à trente minutes).

Écran du RER

Sur les écrans d’une gare du RER, la première ligne fournit de gauche à droite les informations suivantes. Nous sommes sur la ligne C du RER. Le train qui sera en gare dans quelques instants s’appelle Vick : ce nom sera affiché au-devant du train. Il sera bientôt en gare (d’où à l’approche, en jaune). Sa destination finale est la gare Versailles Château RG

Trente-cinq minutes plus tard, je suis à Versailles.

Façade de Saint-Louis de Versailles

Plutôt que de me rendre directement au château, je fais un petit détour vers la cathédrale Saint-Louis de Versailles. Construite de 1743 à 1755 d’après les plans de Jacques Hardouin-Mansart, c’est une église charmante dont les clochers sont surmontés de toits en forme de bulbe d’ognon.

Ces toits — qui rappellent ceux des églises d’Europe centrale — sont un clin d’oeil de l’architecte à Marie Leszczynska (1703-1768), cette princesse polonaise qui avait épousé Louis XV en 1725.

Détail de l’autel de la Vierge

Les vitraux de cette église datent du XIXe siècle. Au fond, la chapelle axiale est dédiée à la Vierge. Son autel est surmonté d’une statue de la Vierge entourée d’une nuée dorée d’angelots qui est mieux conservée que celle de la Chapelle royale de Versailles.

Château de Versailles
Détail de la façade

Ma visite du château s’est effectuée rondement puisque je n’en suis pas à ma première visite.

Vue vers le Grand Canal

Derrière le palais, le Bassin de Latone (ci-dessus, au premier plan) était en restauration l’an dernier. Il brille maintenant comme un sou neuf.

Plus loin, vers le Grand Canal, l’artiste Anish Kapor expose l’œuvre contemporaine Dirty Corner. Il s’agit d’une grande trompe en acier rouillé, longue de 60 mètres et haute de 8 mètres. La structure est partiellement couverte de terre, formant une petite colline.

Exposée d’abord à Milan en 2011, elle est maintenant à Versailles. Le Journal du dimanche, en décidant de la surnommer Le Vagin de la Reine, a déclenché accidentellement un scandale qui ne s’est pas estompé depuis.

Après ma visite du château, je me rends à l’église Notre-Dame de Versailles (1684-1686). Pendant des années, elle servit de lieu du culte à la fois aux citoyens de la ville et à la noblesse.

En voulant me rendre à une troisième église versaillaise, je demande mon chemin à un inconnu. Il s’agit de Jean-Yves Bourhis, un Versaillais qui effectue sa marche quotidienne en seconde moitié de l’après-midi.

À mon plus grand plaisir, M. Bourhis m’offre de me servir de guide — nous sommes bientôt rejoints par son épouse — alors qu’ils me font découvrir leur ville pendant que nous discutons d’art et de littérature.

Grille du château

Nous nous séparons vers 18h30, le temps pour moi d’aller prendre une bouchée à proximité afin d’être de retour pour le concert qui débutera à 20h10.

Opéra Royal de Versailles

À l’affiche, il s’agit d’une version concert de l’opéra Orphée et Eurydice (version de 1774). Pour le public parisien, le compositeur Gluck a ajouté plusieurs ballets et le redoutable air de bravoure L’Espoir renaît dans mon âme.

Michele Angelini

Le ténor Michele Angelini s’est parfaitement tiré d’affaire et s’est montré digne des bravos qui lui furent adressés.

Une fois l’opéra termine, je prends aussitôt le RER pour Paris et rentre à l’hôtel.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (8e photo), objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (3e photo), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les 5e et 9e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm
2e photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
4e photo : 1/1000 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 27 mm
5e photo : 1/500 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 75 mm
6e photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
7e photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 19 mm
8e photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
9e photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 8

9 octobre 2015

Cette année, le choix des lieux que je visite à Paris est basé sur les rubriques de Wikipédia consacrées aux arrondissements de Paris. Ceux-ci dressent, pour chaque arrondissement, la liste de tout ce qu’il y a d’intéressant, en plus des sites strictement touristiques. Cela me permet de sortir des sentiers battus.

À l’aide de l’application Plans sur mon Mac, je trouve où sont situés les endroits que j’aimerais visiter et je les précise sur les cartes des arrondissements parisiens qu’on trouve dans le guide de voyage Paris — Le Routard 2015.

Carte du second arrondissement

Plutôt que de déchirer ou de photographier la carte géographique d’un arrondissement, je la photographie. Quand je quitte mon hôtel, c’est la première photo sur la carte mémoire de mon appareil. Lorsque je cherche à revoir les photos enregistrées, mon appareil montre par défaut la dernière photo que j’ai prise : la suivante, c’est le retour à la première photo de la journée, c’est-à-dire la carte géographique de l’arrondissement.

Aujourd’hui, j’ai terminé le deuxième arrondissent.

Tour Jean-sans-peur

La journée a débuté par la visite de la Tour Jean-sans-peur. Celle-ci est ce qui reste de la résidence parisienne des ducs de Bourgogne, ennemis de la couronne de France. La tour elle-même est un ajout de 1408 à ce palais.

De nos jours, cette tour médiévale est un petit musée consacré à l’histoire, l’architecture et la vie quotidienne au début du XVe siècle.

Échiquier dit « de Charlemagne », en ivoire avec rehauts de dorure (fin du XIe siècle)

Puis je me rends au Musée des monnaies, médailles et antiques, situé dans l’annexe Richelieu de la Bibliothèque nationale de France. Si le musée possède, entre autres, plus d’un demi-million de monnaies et de médailles, il n’expose que quelques centaines d’objets sous verre, principalement des pierres précieuses et camées gravées ou sculptées.

Au moment de ma visite, le musée présentait une exposition temporaire de vases grecs.

Théâtre des variétés

Le Théâtre des variétés a ceci de particulier que chaque changement de pièce à l’affiche nécessite qu’on refasse l’enseigne au néon rouge de sa façade. Il ne s’agit pas de lettres interchangeables, réutilisables d’une pièce à l’autre; tout doit être refait à neuf.

Précisons qu’en moyenne, une pièce de théâtre y est jouée pendant huit mois.

Salle de l’opéra Garnier

En soirée, j’assiste à l’opéra Platée de Rameau. Je n’aime pas particulièrement cette œuvre lyrique. Mais ce billet est un prétexte pour y prendre des photos de l’intérieur de la salle, alors que la visite ordinaire de l’opéra Garnier ne nous le permet pas.

Plafond de la salle de l’opéra Garnier

Dans cet édifice d’une beauté et d’une somptuosité ostentatoire typique du Second Empire, le plafond de l’opéra est une œuvre conçue par Marc Chagall en 1964. Il évoque les grands jalons de l’histoire des arts de l’opéra et de la danse.

Après l’opéra, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (5e et 6e photos), objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 160 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 25 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 8 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 9

10 octobre 2015

J’entame aujourd’hui le troisième arrondissement de Paris. En gros, cela correspond au nord du quartier du Marais (mon préféré).

Devant de l’autel
Face arrière de l’autel

Je visite d’abord l’église Saint-Nicolas-des-Champs. Construite en différentes étapes s’échelonnant de 1420 à 1615, c’est une église qui possède une façade asymétrique inélégante. Par contre, l’intérieur est majestueux avec ses imposantes colonnes (pouvant supporter un édifice beaucoup plus haut), son double autel dos-à-dos, et ses chapelles latérales qui possèdent des ciels peints absolument remarquables.

À deux pas se trouve le musée des Arts et métiers. Sous la Révolution, beaucoup d’églises furent affectées à d’autres fonctions, de Temple de l’amour filial à entrepôt de munition ou de vivres.

C’est ainsi que l’abbaye Saint-Martin-des-Champs devint le Conservatoire national des Arts et métiers alors que son église se transforma en un temple consacré au culte du Progrès.

Si presque tous ces lieux redevinrent des églises au Concordat de 1802, l’ancienne abbaye conserva ses attributs révolutionnaires.

Vue intérieure du musée
Vue intérieure du musée

Il existe bien un musée analogue à Prague, où brillent prosaïquement des machines agricoles soviétiques (si ma mémoire est bonne). Mais celui de Paris est à des années-lumière; ce n’est rien de moins qu’une collection exhaustive de toutes les machines nées du génie humain. Il y en a des milliers.

Calculatrices, automates, moyens de transport, machines de toutes sortes, horloges et montres, instruments scientifiques, ordinateurs et cartes à puce, tout y est. C’est le paradis du passionné de la technologie.

Bas-côté gauche

Rassasié, je vais me recueillir à l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie. Construite de 1628 à 1646, c’est une église remarquablement photogénique par ses bas-côtés tout en clair-obscur qui me rappellent les intérieurs d’églises de toiles néerlandaises du XVIIe siècle.

Vitrail de Saint Joseph

Ses vitraux — qui datent des années 1820 — sont étonnants à la fois par les pigments utilisés pour colorer le verre que pour la maîtrise de la représentation des personnages.

Vue intérieure du musée

Pour terminer la journée, je visite de musée d’Art et d’histoire du Judaïsme. Comparé au complexe muséal juif de Prague, celui de Paris est pauvre. Ce dernier est essentiellement basé sur des imprimés et quelques objets qui donnent un aperçu très limité de la contribution importante des Juifs à la culture occidentale.

Je rentre ensuite à l’hôtel pour la nuit. Je me couche tôt en raison de la fatigue, ce qui tombe bien parce que demain je veux être en forme pour une visite que j’espère mémorable… À suivre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e et 7e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e et 3e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 10 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième voyage à Paris : jour 10

11 octobre 2015

Les hôtels particuliers de Paris sont des palais urbains.

Depuis plus d’une décennie, je cherche un moyen de visiter l’hôtel de Lauzun. À chacune de mes visites antérieures, il était fermé aux visiteurs.

L’an dernier, j’avais appris qu’on n’y accédait qu’à l’occasion de visites guidées par petits groupes de 14 à 20 personnes. Mais c’était complet pour chacune des visites prévues durant mon séjour.

Cette année, je me suis pris à l’avance. À chaque semaine depuis des mois, je surveillais sur l’internet le moment où on offrirait une visite en octobre 2015.

Le 11 aout dernier, l’occasion se présente pour le 10 octobre. Sans hésiter, je réserve, en espérant que la visite ne sera pas annulée d’ici là.

Donc aujourd’hui 10 octobre, je me hâte d’écrire et de publier mon compte-rendu d’hier et me présente devant l’hôtel à l’heure dite.

Qu’est-ce que cet hôtel a de si particulier ? Trois choses.

Premièrement, c’est le seul palais de Paris qui ait conservé grosso modo son décor d’origine. Parce que les modes changent. Et ailleurs, lorsqu’un style passait de mode, les propriétaires renouvelaient le décor de leurs pièces d’apparat, conçues pour impressionner. En effet, ce qui est passé n’impressionne plus personne.

À l’hôtel de Lauzun, les modifications apportées depuis l’ont été avec un tel souci de respecter le caractère unique du lieu qu’il est à peu près impossible de savoir quels sont les détails qui ne datent pas du XVIIe siècle.

Intérieur de l’hôtel de Lauzun
Intérieur de l’hôtel de Lauzun
Intérieur de l’hôtel de Lauzun

Deuxièmement, c’est un endroit d’une beauté stupéfiante. Les boiseries qui ne sont pas décorées à la feuille d’or le sont par des motifs peints de manière exquise.

Troisièmement, l’histoire de cet hôtel est très spéciale.

En 1670, Anne-Marie-Louise d’Orléans a 43 ans. Elle est célibataire et vierge. De plus, elle n’est pas très jolie. Mais en raison des domaines dont elle a hérité, celle qu’on appelle La Grande Demoiselle est la princesse la plus riche d’Europe.

Elle tombe follement amoureuse d’un coureur de jupons, qui, plein d’esprit et d’audace, décide de gravir rapidement les échelons de la société du XVIIe siècle.

La cousine du roi obtient du monarque la permission de l’épouser. Mais cette nouvelle fait scandale. Le roi revient sur sa décision. Furieux, le prétendant commet un impair qui lui vaut la prison pour dix ans.

Grâce à ses relations, il est libéré à la condition de se tenir à plus de quatre kilomètres de tout endroit où se trouverait la cour (ce qui lui permet de revoir sa dulcinée à Paris quand la cour est à Versailles).

À cette fin, il acquiert cet hôtel (qu’il ne possèdera que de 1682 à 1685).

À la fin de la visite guidée par Nathalie Gallois (une archéologue et historienne d’art très intéressante), j’achète le livre au sujet de l’hôtel écrit par le coauteur Raymond Boulhares (qui, présent sur place, me dédicace l’exemplaire).

Intérieur de l’église Saint-Louis-en-l’Île

Je me rends ensuite à l’église Saint-Louis-en-l’Île toute proche, construite de 1624 à 1726.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Puis, en sortant, je me rends à La Charlotte de l’Isle acheter du chocolat chaud à l’ancienne. À Montréal, je n’ai jamais rencontré de restaurant qui offre une tasse de chocolat qui soit autre chose que du Nestlé Quick dispersé dans du lait.

À Barcelone, à La Havane, tout comme à Paris, on sait comment offrir une bonne tasse de chocolat velouté. J’ai toutefois été surpris par le prix (7 euros, soit environ 10$).

Je bois ce chocolat à la paille en me dirigeant vers le métro.

Je retourne à l’hôtel me changer en prévision d’un concert prévu ce soir à Versailles.

En me rendant au RER, j’achète un sandwich de 30cm chez Subway, sandwich que je me propose de manger en route.

Sur le train, plutôt que de donner de l’argent à un mendiant, je lui offre la moitié de mon sandwich, ce qu’il accepte.

À mon arrivée, je n’ai jamais vu autant de gens qui attendent pour entrer au château.

Je vais donc d’abord à la Salle du Jeu de Paume, située près du château. Cette salle est restée célèbre pour le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution, serment qu’y firent les députés du Tiers état le 20 juin 1789.

Galerie des glaces
Jardins, vus du château

Je visite ensuite le château.

Je prends ensuite le repas du soir à la Brasserie du Musée. C’est le restaurant situé le plus près du château.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Pour 16,3 euros (environ 24$), j’y prends des œufs mayonnaise en entrée, des pennes all’arrabbiata (c’est-à-dire aux tomates parfumées à l’ail et au basilic) comme mets principal et un expresso.

C-Curve d’Anish Kapoor

Après 18h30, l’accès aux jardins du château est gratuit. J’y vais prendre quelques photos en attendant mon concert, dont une de C-Curve d’Anish Kapoor.

Intérieur de la Chapelle Royale
Plafond de la Chapelle Royale

Ce concert commence à la Chapelle Royale à 20h. On y présente les Funérailles de la reine Marie-Thérèse de Charpentier. L’orchestre et les solistes adultes sont biens. Les chœurs sont excellents. Et deux sopranos-enfants, entendus en première moitié du concert, sont remarquables.

Après le concert, j’achète deux coffrets d’opéra en CD; Tancrède de Campra (dirigé par Olivier Schneebeli) et Les Danaïdes d’Antonio Salieri (dirigé par Christophe Rousset).

Intérieur de la Chapelle Royale

Ce chérubin au bas d’un escalier qui mène au premier étage fut la dernière chose que je vis en quittant la Chapelle Royale lors de mon premier voyage à Paris en 2003 (qui devait être le seul puisque je ne savais pas que j’y reviendrais). Ce regard triste — qui correspondait parfaitement à mon état d’âme en quittant les lieux — m’avait ému.

Je prends ensuite le RER pour Paris. À mon arrivée à mon hôtel, je relis le texte que j’ai publié à la hâte ce matin pour y découvrir avec horreur les nombreuses fautes que j’y ai commises et que je m’empresse de corriger.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone 8 mm F/1,8 (10e photo), objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (1re, 8e, 9e et 12e photos), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 3e, 6e et 11e photos), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e, 5e et 7e photos)
  1re photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 640 — 7 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 2500 — 12 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
  7e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 13 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 1600 — 25 mm
  9e  photo : 1/400 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 7 mm
12e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 2000 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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