Voyage à Paris : jour 11

17 octobre 2014

Après la publication de mon compte-rendu d’hier, je prends le repas du midi au Dénicheur : gaspacho (aussi bonne qu’hier), cuisse de poulet aux champignons de Paris, verre de vin rouge, et tiramisu aux framboises, pour 20,5 euros.

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Je prends le RER de 14h33 pour le Château de Versailles. Il arrivera à la gare Versailles-Château à 15h12.

Évidemment, cette fois-ci, j’achète l’aller-retour, sachant qu’autrement, tard le soir il me faudrait payer le billet de retour avec de la monnaie à la gare de Versailles (ce qu’on n’a pas toujours sur soi).

Au château, il ne me reste plus à voir que le Petit et le Grand Trianon. Cela tombe bien : aujourd’hui, c’est gratuit. Pour éviter d’y aller à pied, je prends le petit train qui fait le circuit château-Grand Trianon-Petit Trianon-Grand Canal pour 7,5 euros.

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Le Grand Trianon a été construit sous Louis XIV pour permettre à la famille royale d’échapper aux rigueurs du protocole. Il est formé de deux pavillons à un étage réunis par une colonnade. Son revêtement extérieur est principalement de marbre rose. Le mobilier qu’on y trouve de nos jours est confortable sans être d’un luxe ostentatoire.

Puis je me rends au Petit Trianon, aménagé par Louis XV au bénéfice de sa maitresse, Madame de Pompadour. Mais au lieu de visiter d’abord ce palais (que j’ai vu il y a une décennie), je décide de visiter pour la première fois le Hameau de la Reine (qui était en restauration à l’époque). Ce hameau est une idée de l’épouse de Louis XVI, Marie-Antoinette.

Les jardins du Petit Trianon comprennent un jardin français, un jardin anglais, le Hameau de la Reine et une ferme.

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Au fond du jardin anglais se trouve le Temple de l’Amour, une rotonde créée en 1777-1778. Même si toutes les rotondes au monde se ressemblent, je ne peux m’empêcher de les admirer.

Les Romains étaient de bon guerriers et bons urbanistes. Mais en architecture, ils ont tout copié des Grecs, sauf la rotonde, qu’ils ont inventée.

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Puis je me rends au Hameau de la Reine, créé pour Marie-Antoinette. En dépit du fait que cet ensemble de bâtiments fait un peu décor de cinéma, c’est un endroit charmant, extrêmement photogénique.

Je ne sais pas si c’est authentique, mais on a végétalisé les toits de chaume avec ce qui ressemble à des lichens, ce qui donne une patine spéciale aux toits.

Adjacente au hameau, la ferme est peuplée de divers animaux : lapins, volailles, moutons, chèvres et poulains.

En voulant retourner au Petit Trianon, je me perds dans la campagne environnante. Après une heure de marche, j’arrive au Grand Trianon et prends un des derniers trains qui font la navette dans le domaine.

Je descends près du Grand Canal et prends le repas du soir à La Flottille. Travers de porc — appelés côtes levées au Québec — verre de rouge et café allongé pour 21,6 euros.

À 20h, j’ai un opéra — Les Contes d’Offmann d’Offenbach — à l’Opéra Royal.

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pense de l’acoustique et de la beauté de cette petite salle d’opéra. Permettez-moi de vous décrire sommairement son intérieur.

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Le parterre est en gradins, inclinés de l’orchestre jusqu’au premier niveau. Les trois niveaux sont des loges disposées tout autour de la salle. Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

En raison des colonnes, certaines places à l’arrière sont à visibilité très réduite. Toutefois le prix du billet demeure le même que ceux des places au-devant de la loge et qui, elles, offrent une vue parfaite.

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Au dernier niveau, le plafond des loges, très élevé, est peint de douze fresques rococo représentant des angelots enjoués.

Pour ce qui est de l’œuvre à l’affiche, il fut interminable (si j’ose dire), prenant fin vers 23h30.

Après 40 minutes d’attente dans un train vide à la gare Versailles-Château, un policier vient me prévenir qu’il n’y plus de train pour Paris à cette heure. Je me rends donc sous la pluie à la gare Versailles-Chantiers où, de justesse, je prends le dernier bus pour la Gare Montparnasse.

Le métro de Paris étant fermé, je prends le premier autobus que je vois. Il effectue un trajet qui se termine au Châtelet et à l’Hôtel de Ville (comme c’est le cas, je pense, de tous les autobus de nuit de Paris). Heureusement, il effectue un arrêt à deux coins de rue de mon hôtel.

J’arrive donc à ma chambre à 2h20. Ah, ce sacré Offenbach…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
  2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
  6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
  9e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 20 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 12

18 octobre 2014

Au programme aujourd’hui : visite de l’Opéra Garnier, des Galeries Lafayette et d’Au Bon Marché.

De la rue de Rivoli, je monte la rue de Castiglione jusqu’à la place Vendôme (dont la colonne est en rénovation) et poursuis ma route sur la rue de la Paix (qui n’est que le prolongement de la rue Castiglione).

Ici nous sommes dans le quartier des bijoutiers de luxe et des horlogers haut de gamme.

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Construit de 1862 à 1875, l’Opéra Garnier est d’un luxe inouï. L’Opéra de Vienne — pourtant un très bel édifice Néo-Renaissance — parait sage en comparaison. Ni à Berlin ni à Prague, ne trouve-t-on une maison d’opéra qui s’approche de l’opulence de l’Opéra Garnier.

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Le ciel de la salle d’opéra a été peint par Marc Chagall.

Partie Est du Foyer
Partie Ouest du Foyer
Ciel de la Rotonde du Glacier

On doit comprendre qu’au moment de son achèvement, Paris est la capitale culturelle de l’Occident. Or, à l’époque, la maison de l’opéra est le symbole emblématique de la vie culturelle d’une ville.

Derrière l’opéra se trouvent deux grands magasins de Paris.

Les Galeries Lafayette occupent plusieurs édifices autour de la Place Diaghilev.

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C’est dans le pavillon pour femmes (au nord-est) que se trouve le fameux vitrail Art nouveau qui, à l’époque, était un exploit technologique. Si son ossature avait été en plomb (au lieu d’être en acier), ce vitrail se serait effondré sous son propre poids.

Changement de propos. Lorsque j’ai voyagé en Chine, dans une fabrique de bijoux en jade, tout le personnel parlait français.

En réalité, une bonne partie des ouvriers étaient bilingues. Puisque la visite du magasin se faisait sur rendez-vous seulement, lorsqu’on recevait un groupe de touristes francophones, tous les vendeurs étaient remplacés par du personnel parlant français. Si l’autobus suivant était rempli d’Italiens, les vendeurs francophones retournaient à la fabrication tandis qu’ils étaient remplacés au magasin par des vendeurs parlant italien. Et ainsi de suite. L’usine avait donc une multitude d’équipes de vente.

Retour aux Galeries Lafayette. Dans le pavillon pour hommes, du moins au rez-de-chaussée, près la moitié du personnel est asiatique, de manière à maximiser les ventes auprès des riches touristes chinois. Ceux-ci sont renommés pour dépenser sans compter. Plus la marchandise offerte est dispendieuse (les comptoirs de montres, par exemple) plus grande est la probabilité que les vendeurs français parlent également le mandarin.

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Immédiatement à l’Ouest se trouvent les pavillons du magasin Au Printemps, concurrent des Galeries Lafayette.

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Sur la rue de Caumartin (autour de laquelle se répartissent les magasins d’Au Printemps), se trouve également la petite église Saint-Louis d’Antin. Son intérieur néo-classique, en forme de berceau, se caractérise par ses peintures sur feuilles d’or qui tapissent tous les murs de la nef.

C’est une église un peu sombre à l’intérieur de laquelle j’ai peu pris de photos en raison du grand nombre de fidèles en train d’y prier.

Je rentre ensuite à l’hôtel précocement en raison de ma courte nuit précédente.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 7-14 mm F/4,0 (les 5e, 9e et 10e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1600 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
  5e  photo : 1/30 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 7 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 14 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 14 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 8 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 7 mm
11e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 14 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 13

19 octobre 2014

Aujourd’hui, ensoleillé et chaud (maximum de 25 degrés Celsius). Je vais donc dans deux parcs en périphérie du Paris intra-muros. Ce Paris — qui correspond aux zones 1 et 2 de la passe de métro — comprend tous les quartiers touristiques de la ville.

Le premier parc que je visite est le parc des Buttes-Chaumont. Je prends le métro jusqu’à la station Botzaris, dont la sortie est située à l’entrée la plus élevée du parc.

Mais avant d’y pénétrer, je prends le repas du midi au restaurant L’Estampe : couscous végétarien et un verre de rouge pour 12,5 euros (une aubaine).

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Inauguré en 1867, ce parc est construit sur l’emplacement d’anciennes carrières de gypse, ce qui explique ses fortes dénivellations. Il culmine par un pic rocheux sur lequel on a érigé une minuscule rotonde.

Agrémenté d’une cascade impétueuse et de passerelles surélevées — dont les rampes sont en ciment en forme de branches — le site donne l’impression d’une promenade alpestre, unique à Paris.

Les Parisiens adorent leurs parcs. De nombreuses familles y piqueniquent sur ses pentes ensoleillées, alors que les amateurs de jogging en sueurs parcourent ses sentiers escarpés. Au moment de ma visite, on y pratiquait même la boxe et l’escrime.

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Une des particularités de ce parc, c’est que chaque platebande fleurie est accompagnée d’un panneau qui précise le nom des plantes utilisées.

Butte de Chaumont

En me promenant dans le quartier, je me procure la pâtisserie chocolatée Butte Chaumont pour 5 euros à la pâtisserie traditionnelle Véronique Mauclerc (sur la rue de Crimée). Selon la pâtissière, ce serait une création exclusive.

Entrée de l’église Saint-Serge

Cachée au fond du 93 de la rue Meynadier, je passe devant l’église orthodoxe Saint-Serge, une église en brique dont tout l’intérieur de la nef est en bois peint. Ce lieu de culte était fermé au moment de ma visite.

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Ma deuxième destination de la journée est le parc Montsouris. Les dénivellations y sont celles habituellement rencontrées dans les parcs à l’anglaise. On y vient à tout âge. On y rencontre beaucoup de familles avec de jeunes enfants ou des bébés.

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Puis je me promène ensuite dans les paisibles impasses à l’ouest du parc.

Après le souper dans un restaurant chinois, je m’amuse en soirée à faire des photos de rue (ratées pour la plupart).

Puis je rentre me coucher et m’endors vers 22h.

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1 transformé pour faire de la photographie infrarouge, objectif Lumix 14-42 mm II (2e et 8e photos), appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 7-14 mm F/4,0 (la 7e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
  3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 27 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 20 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 7 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 17 mm
  9e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
10e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 14

20 octobre 2014

Mon Dieu qu’il y a du monde à Paris.

Comparativement à mon voyage précédent, il y a une décennie, ce qui me frappe, c’est à quel point la ville est congestionnée.

Sauf le dimanche, la terrasse des restaurants et des cafés est pleine de monde. La circulation automobile est intense presqu’à toute heure du jour. Sur la plupart des lignes, le métro est bondé presque continuellement en dépit du fait que les trains passent aux trois minutes.

Évidemment, cela peut être le reflet de sa popularité à titre de destination touristique.

Mais dans les parcs, quel touriste perdrait son temps à se prélasser au soleil à Paris quand il pourrait faire de même dans son pays d’origine ? À moins d’habiter un pays où il ne fait à peu près jamais soleil… de l’autre côté de la Manche, notamment.

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Au parc Monceau, la rotonde à l’entrée Nord, ce sont les toilettes (quel luxe !).

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Ce parc a été créé en 1778. On y trouve de nombreuses attractions dont un carrousel, quelques manèges, des statues, de fausses ruines, et quelques vieux arbres dont ce platane d’Orient, planté en 1814.

Cette espèce fut plantée abondamment le long des rues principales de la Concession française de Shanghai au point d’en être presque devenue emblématique.

Bureaux parisiens de SNC-Lavalin

Sur la rue de Monceau, je passe devant le siège social français de la firme d’ingénierie montréalaise SNC-Lavalin.

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À deux pas de là, le pavillon Nissim de Camondo du musée des Arts décoratifs permet de visiter (pour 9 euros) une demeure bourgeoise construite pour abriter une riche collection privée d’Art du XVIIIe siècle. Un soin particulier a été apporté à l’agencement des couleurs des tapis, du mobilier et des toiles de chaque pièce.

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Ses cuisines auraient inspiré les créateurs du film d’animation Ratatouille des studios Walt Disney.

Je visite ensuite le musée Cernuschi, situé au 7 de l’avenue Vélasquez (une rue qui donne accès par l’Est au parc Monceau). Comme tous les musées de la ville, il est gratuit (sauf pour ce qui est de son exposition temporaire Le Japon au fil des saisons, que je n’ai pas visitée).

Même si officiellement, le musée est consacré aux Arts de l’Asie, la partie accessible gratuitement montre des pièces archéologiques provenant de Chine, essentiellement des bronzes, du grès et des terres cuites. Peu de calligraphie, de peinture sur soie, de mobilier, et de jade. Donc, il s’agit d’un musée très spécialisé.

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Je visite ensuite la cathédrale orthodoxe St-Alexandre Nevsky. Il s’agit d’un édifice beaucoup plus haut que large, un peu sombre, mais de toute beauté. Tout l’intérieur est rehaussé à la feuille d’or. Après que j’y ai pris quelques photos, on m’a prévenu qu’il est interdit d’y photographier.

Je prends le repas du soir à La Maison, située sur le rue Marie Stuart. Minuscules brochettes d’agneau, légumes et verre de rouge pour 21,5 euros.

Je rentre ensuite à l’hôtel.

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1 transformé pour faire de la photographie infrarouge, objectif Lumix 14-42 mm II (2e photo), appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 17 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 12 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 15

21 octobre 2014

Aujourd’hui, j’ai décidé de me faire plaisir. Par l’intermédiaire de la réceptionniste de mon hôtel, j’ai réservé un couvert pour le repas du midi à un restaurant de la gare de Lyon. Je vous en reparlerai.

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De manière à y être à temps, je visite ce matin une série de boutiques — appelée Viaduc des Arts — le long de la rue Daumesnil, située près de la gare. Cela me permettra d’interrompre cette visite, d’aller à ce restaurant, puis de poursuivre mon chemin.

Jusqu’en 1969, ce site était occupé par une ligne de chemin de fer. De nos jours, des boutiques aux vitrines en demi-lune s’alignent de manière continue sur plus de 1,3 km.

Leur toit est non seulement végétalisé : c’est une promenade, appelée Coulée Verte René-Dumont (du nom d’un agronome et pionnier écologiste décédé en 2001).

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Ces boutiques sont occupées principalement par des artisans spécialisés; luthiers, doreurs, créateurs de bijoux, restaurateurs d’oeuvres d’Art, fabricants de fenêtres, relieurs, créateurs de poignées de porte et d’accessoires en bronze, etc. Ci-dessus, l’atelier de la Maison Fey, spécialiste du cuir.

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Le restaurant en question à la gare de Lyon est le Train Bleu. Inauguré en 1901 par le président de la République de l’époque. C’est un des restaurants les plus extraordinaires de Paris.

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Propriété d’une société de transport ferroviaire et maritime, le Train Bleu était décoré de 41 toiles à la manière d’un prospectus d’une agence de voyages, montrant sous un jour flatteur les différentes villes desservies par le transporteur (ci-dessus, Avignon).

Après la 2e guerre mondiale, la France était complexée face à l’Amérique dont les troupes l’avaient délivrée de l’occupation allemande. L’Amérique, c’était les gratte-ciels, le jazz, les grosses voitures, et les appareils électroménagers qui rendaient la vie facile.

Le Train Bleu, avec son faste d’une autre époque, représentait ce passé méprisable dont la complaisance avait peut-être contribué à la défaite. Le restaurant fut transformé en comptoir moderne et épuré, à la manière du film Playtime de Jacques Tati.

Après quelques années, il fit faillite. Sans le véto du ministre André Malraux, le restaurant aurait été détruit.

Se rappelant le décor fastueux qui se cachait sous ses habits modernes, des investisseurs firent l’acquisition du restaurant. Il en coûta une fortune à le rénover.

Aujourd’hui, on peut en apprécier toute la splendeur d’origine.

En plus des plats à l’unité, le Train Bleu offre trois menus gastronomiques ont les prix varient de 46 à 105 euros (incluant le service).

J’ai pris le Menu des Arts à 62 euros : bisque de homard sur des légumes de saison, joue de boeuf braisée, pâtisserie du jour et une demi-bouteille de Côte de Bourg rouge.

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Après être revenu à mon point de départ en empruntant la Coulée Verte René-Dumont, j’emprunte la rue commerciale du Faubourg St-Antoine et prends le métro Ledru Rollin.

Je parcours ensuite les rues Est-Ouest de l’Île St-Louis. À l’origine, cette île portait le nom de l’Île aux Vaches parce qu’elle ne servait qu’au pâturage. Régulièrement inondée par les crues de la Seine, elle devient propice à l’habitation le jour où le roi offrit cette île gratuitement aux entrepreneurs à la condition qu’ils haussent substantiellement le niveau du sol en le remblayant de divers matériaux.

Gouttière de l’Hôtel de Lauzun

C’est alors que l’île se couvrit d’hôtels particuliers, dont l’hôtel de Lauzun — au 17 Quai d’Anjou — qui, en dépit de sa façade austère, est un des plus beaux de Paris. Malheureusement il n’est accessible que certains samedis, par un petit groupe de personnes, après inscription préalable.

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Sur la rue St-Louis en l’Île, je m’arrête dans l’église homonyme. Conçue par Louis Le Veau (le plus important architecte français du XVIIe siècle), elle fut achevée en 1726. c’est une élégante église baroque.

La rue St-Louis en l’Île est la voie de circulation centrale de l’île. On y trouve de nombreuses boutiques séduisantes.

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Après six semaines passées au total à Paris au cours de trois voyages, il m’arrive d’être surpris en passant devant un édifice. En me rendant au métro Sully Morland, je rencontre l’hôtel Fieubet sur la rue du Petit Musc qui, de nos jours, sert d’école.

Construit à la fin du XVIe siècle, rénové et décoré un siècle plus tard, puis transformé vers 1857 en pastiche rococo espagnol (plaqué sur un édifice baroque français), l’édifice est étonnant…

En me rendant à l’hôtel, je m’achète un sous-marin de 30cm chez Subway à 5 euros, histoire de rééquilibrer mon budget après mes extravagances du midi.

En soirée, j’assiste à la comédie Un Chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche. La salle Richelieu de la Comédie française est une salle d’aspect assez quelconque (de couleur gris sale et or mat). Le fond des loges et le capitonnage des sièges sont rouges. Le ciel de la salle est décoré d’une fresque de Pierre Besnard.

Les sièges du parterre sont exceptionnellement confortables (mais pas les strapontins). De plus, on a apporté un soin particulier à la visibilité. Les sièges des loges sont orientés en direction de la scène. Aux balcons supérieurs, les sièges arrière sont beaucoup plus hauts que ceux de la première rangée.

La mise en scène du spectacle respecte parfaitement l’esprit de la pièce (admirablement bien écrite). On a ajouté des parties chantées mais celles-ci participent à l’extravagance et à la folie un peu burlesque du spectacle.

C’est étrange d’avoir à sept mètres devant soi, en 3D, des acteurs qu’au Québec, on ne voit qu’au cinéma. Tous les acteurs sont bons. Je me dois d’adresser une mention particulière aux comédiens Christian Hecq (truculent et d’une présence scénique extraordinaire) et à Pierre Niney (le personnage principal, au jeu très physique).

Puis c’est le retour à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 17 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 16 mm
  7e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 40 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 40 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 17 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 25 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 16

22 octobre 2014

Aujourd’hui, c’est une journée très venteuse caractérisée par des averses légères survenant brusquement, en alternance avec longues périodes nuageuses et de courtes apparitions du soleil.

Ce sera également une journée consacrée à l’ordinaire.

Elle débute avec la lessive. J’ai des chaussettes — qu’on appelle des bas au Québec — qui sont suspendues depuis deux jours dans ma chambre et qui ne veulent pas sécher. Je décide donc d’aller dans un lavoir. Dans l’évier de la toilette de ma chambre, j’en profite pour laver d’autres chaussettes qui attendaient leur tour, de même que divers articles (passons sur les détails).

Je mets le tout dans un sac de plastique et je fais route vers le lavoir le plus près. Vingt minutes de séchage (pour un total de deux euros) et tout est parfaitement sec.

Je prends le repas du midi dans un restaurant que je ne nommerai pas. Gaspacho et boeuf bourguignon pour 14,5 euros. Mais après trois cuillerées de gaspacho, je me rends à l’évidence : la soupe a fermenté. Beaucoup fermenté.

Le serveur me demande pourquoi je n’ai presque pas mangé cette soupe. Je lui dis que la soupe n’est pas fraiche. Le chef vient à ma table et proteste avec délicatesse : il a fait cette soupe ce matin.

Bref, après avoir réglé l’addition, le restaurant m’offrira un expresso gratuitement.

Bain public de la Butte-aux-Cailles
Sur la rue de la Butte-aux-Cailles
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Mon premier circuit est dans la Butte-aux-Cailles. C’est une partie de la ville située immédiatement au sud-ouest de la Place d’Italie. Rien d’extraordinaire. Un quartier tout simple qui a l’aspect d’une banlieue.

Mon deuxième circuit débute à la Place de la Bastille, le long du boulevard Richard-Lenoir. Mais je me trompe et prends plutôt le boulevard Beaumarchais. Ce dernier est l’endroit idéal pour acheter du matériel photographique de qualité. On n’y trouve pas que cela mais plus d’une boutique sur dix s’adresse aux photographes professionnels ou semi-professionnels.

En voulant reprendre mon chemin, je me trompe de nouveau. Voulez-vous me dire où j’ai la tête aujourd’hui ? Je passe sur la rue de Turenne, au nord de la Place des Vosges, qui aligne les boutiques de vêtements masculins, surtout des chemises.

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Finalement, j’emprunte le boulevard Richard-Lenoir et je serpente dans des rues à l’Est de la Place de la Bastille. Je tombe sur Bagelstein, d’origine alsacienne. Cette maison fait des bagels depuis 1789. Celle-ci possède plusieurs adresses à Paris.

Une note à droite de l’entrée de la succursale du 11 de la rue de Lappe nous apprend qu’à cet endroit, le 17 avril 1891 — retenez bien cette date — il ne se passa strictement rien…

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Plus à l’Est, toujours sur la rue de Lappe, on trouve une suite de restaurants et de bars, dont l’Havanita, décorée en hommage à la capitale cubaine. Plus loin, la façade du restaurant PatatiPatata offre le pittoresque d’une autre époque.

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Petit détail : marcher sur la rue de Lappe — recouverte de gros pavés lisses — est beaucoup plus agréable que marcher sur ces vieux pavés bombés qui rendent toujours l’équilibre un peu instable.

La rue Keller est peu invitante avec cette longue école grise qui en occupe tout un côté. Mais c’est la rue idéale pour l’amateur de manga puisqu’elle concentre en un seul lieu la majorité des boutiques de la capitale dédiées aux personnages de bandes dessinées japonaises.

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On n’y trouve pas que cela. À preuve, le restaurant marocain Le Souk, beau et invitant.

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Plus tôt au cours de ce voyage, je vous ai parlé des voitures électriques en libre service. Paris a aussi son service de bicyclettes en libre service, appelé Vélib.

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Dans une grande ville comme Paris, il est facile de perdre son chat ou même son mari. Voici un avis re recherche, publié il y a deux mois. Le mari en question est facile à reconnaître, grâce à la photo…

Vous aurez bien compris qu’il s’agit d’une plaisanterie.

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Et puisque cette journée est consacrée à l’ordinaire. Parlons des toilettes publiques de Paris. Elles sont jolies, assez bien situées, suffisamment nombreuses pour ne pas avoir à les chercher trop longtemps et surtout, elles sont propres et gratuites.

Les instructions sont en français, en anglais et en braille. La lumière verte « En service » ne veut pas dire que quelqu’un s’en sert, mais que la toilette est libre. On appuie sur le bouton « Accès » et la porte coulissante s’ouvre. Elle se refermera automatiquement. L’accès est limité à vingt minutes : ne comptez pas donc lire votre quotidien, assis sur le trône, pendant qu’une foule se tord d’envie à l’extérieur…

Soulagé, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 12 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
11e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 15 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 30 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 17

23 octobre 2014

Journée venteuse et froide. Aujourd’hui, je me suis fixé deux endroits à visiter : la Défense et la basilique Saint-Denis.

La Défense est un complexe immobilier moderne qui clôt à l’Ouest la Grande Perspective. Cette dernière est une ample voie de circulation, parfaitement rectiligne, qui s’étend sur plusieurs kilomètres entre le Louvre et la Défense.

Grande Perspective, vue de la Grande Arche

De chacune de ses extrémités, cette perspective semble s’arrêter à l’Arc de Triomphe Étoile-Charles de Gaulle. Mais en réalité, elle se poursuit au-delà.

Située juste au-delà du Paris intra-muros, la Défense est un ensemble de tours de bureaux et de centres commerciaux érigés à partir de 1958. De nos jours, 30 000 personnes y travaillent.

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Au centre de ce complexe, la Grande Arche est un immense cube ajouré. Son grand escalier monumental et tout le revêtement de l’intérieur de l’Arche est en marbre blanc.

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Je prends le repas du midi à La Brioche dorée : guiche au poulet et au citron (délicieuse), pâtisserie et verre de jus d’orange (au goût d’orange fraichement pressée) pour 8,7 euros.

Puis je prends le métro jusqu’à la basilique Saint-Denis. Cette église est d’une importance capitale. C’est l’acte de fondation du style gothique. Celui-ci règnera sur l’Europe pendant des siècles. Construite de 1137 à 1281, Saint-Denis est antérieure, par exemple, à Notre-Dame de Paris (1163-1330).

Tout débute par une invention technologique. L’arc ogival, c’est-à-dire en forme d’ogive. Réunissant plusieurs colonnes, cet arc peut supporter davantage de poids que l’arc en demi-lune utilisé jusqu’alors. Conséquemment, il permet des églises plus hautes.

Les cathédrales gothiques sont donc un élan vers le Ciel. Pour éviter que les fondations aient à supporter des murs trop lourds, on décide de percer ces derniers de très grandes fenêtres. Mais ce faisant, trop de lumière pénètre dans l’église, ce qui nuit au recueillement des fidèles. La solution ? On colore le verre; les fenêtres deviennent donc des vitraux.

Et toute cette cascade de décisions qui découlent les unes des autres donne naissance à un type d’édifice jamais vu : l’église gothique. Saint-Denis en est le premier exemple.

Mais qui est ce saint ? C’est le premier évêque de Paris. Il veut convertir au Christianisme les rois francs. Or ceux-ci ont leurs propres divinités et n’en veulent pas d’autres.

L’insolence de Denis fait qu’il est condamné à la décapitation. Celle-ci aura lieu sur la colline Montjoie située dans le quartier moderne de Montmartre.

Selon la légende, sitôt après l’exécution, Denis se redresse, trouve sa tête par tâtonnement, se la met sous le bras, et entame une marche de quelques kilomètres avant de s’effondrer mort (définitivement) à l’endroit précis où s’élève aujourd’hui la basilique qui porte son nom.

Si vous allez à cette église, prenez le temps d’en suivre la visite guidée. Les guides de cette basilique sont extrêmement compétents et vous apprendrez une multitude de faits intéressants.

Dalle de Clovis 1er (465-511)
Gisants de Charles V (1338-1380) et de Jeanne de Bourbon (1338-1377)
Priants de Louis XVI (1754-1793) et de Marie Antoinette (1755-1793)

Puisque cette basilique est devenue la nécropole des rois de France (ils étaient couronnés à Reims mais ensevelis à Saint-Denis), ces tombaux montrent l’évolution de la représentation funéraire, de la dalle tombale gravée, à la dalle sur laquelle repose le gisant (une sculpture du décédé, allongé sur le dos), puis le priant (agenouillé, les mains jointes). Suivent ensuite les monuments funéraires en forme d’arc de triomphe.

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Vous apprendrez qu’il ne reste rien des vitraux originaux de Saint-Denis. A la Révolution, ils ont été détruits parce qu’on avait besoin du plomb pour faire des balles. On n’a jamais retrouvé l’endroit où ont été ensevelis les morceaux de verre.

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Après cette visite, je reviens dans mon quartier pour profiter du Happy Hour au bar Le Quid, situé sur la rue de la Grande Truanderie (quel nom !).

Pourquoi au Quid ? Parce qu’il est moins achalandé et conséquemment, qu’on y est servi beaucoup plus rapidement que les bars mieux situés que lui. Je prends donc une flute de champagne à 5 euros. La serveuse ouvre la bouteille pour moi.

En soirée, j’ai un billet pour entendre un récital du ténor Rolando Villazon, (accompagné de la soprano Pumeza Matshikiza et de l’orchestre philharmonique Bohuslav Martinů). Mon siège est dans une loge du premier balcon. Il y a huit places dans cette loge, deux par deux. Je suis au troisième rang. La visibilité est très mauvaise. J’écoute le récital debout à l’arrière.

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À l’entracte, plutôt qu’une flute de champagne — j’en ai pris une plus tôt — je suis raisonnable et je choisis une glace aux myrtilles enrobée de chocolat rose, sur bâtonnet, de Kaspia Réceptions, pour cinq euros. Comme cette glace sur l’affiche. C’est vraiment, vraiment très bon.

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Le ténor est excellent. Voix puissante et juste, souffle apte à soutenir une ligne vocale pendant une vingtaine de secondes, et charisme indéniable. Bref, un excellent concert.

Puis je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 22 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 20 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 22 mm
  7e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 21 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 18

24 octobre 2014

En raison de la publication tardive de mon compte-rendu d’hier, je quitte l’hôtel vers 12h45. En passant, je me prends un sous-marin chez Subway que je mangerai en chemin.

Mon premier circuit fait un « U » autour de l’Île de la Cité (là où se trouve Notre-Dame de Paris) alors que mon second est une promenade dans cette île.

C’est une occasion de voir les étals des bouquinistes de la Seine. Ceux-ci vendent des livres, des affiches, des gravures, des souvenirs et, fait nouveau, des serrures. Pourquoi des serrures ? Parce qu’il est devenu à la mode d’attacher des serrures à certains ponts de Paris, essentiellement ceux dont les parapets sont des grilles de métal (le pont de l’Archevêque et le pont du Carrousel).

Nef centrale de l’église Saint-Séverin

Puisque je passe à proximité, j’en profite pour revisiter l’église Saint-Séverin. Celle-ci a été construite entre le XIIIe et le XVe siècle. La première impression que laisse cette église est d’être sombre et sale. Pourtant c’est une église remarquable.

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Elle représente le triomphe du gothique flamboyant à Paris. Elle se compose de cinq nefs séparées par des rangées de colonnes. Conséquemment, il suffit d’un regard oblique pour avoir l’impression d’être dans une forêt de pierre. L’une de ces colonnes, au centre, derrière le choeur, est torsadée.

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La nef centrale est beaucoup plus haute que les autres et se compose de trois niveaux; le rez-de-chaussée (avec ses arches amples), le triforium (avec ses colonnettes) et les fenêtres hautes (décorées de vitraux gothiques).

Cette distinction entre la nef centrale, très haute, et les autres nefs, amples et plus basses, fait en sorte qu’à l’extérieur, on a l’impression d’une église trapue, atypique des églises gothiques.

Son buffet d’orgue, de style Louis-XV, date de 1745. Ses fresques, réalisées au XIXe siècle, ont perdu de leur éclat. Quant aux vitraux du rez-de-chaussée (des XIXe et XXe siècles), ils sont jolis mais sans intérêt.

Vers 14h30, j’ai faim. Je m’arrête au restaurant Flagrant Délice, situé à côté de l’église. Potage de légumes, côte de porc accompagnée de frites, tarte aux pommes et carafon de vin (insipide) pour seulement 14 euros.

Mon second arrêt est à la Sainte Chapelle. Au XIIIe siècle, l’empereur de Constantinople, Baudoin II, a désespérément besoin d’argent. Il accepte de vendre au roi de France Louis IX — le futur Saint Louis — la couronne d’épines du Christ et un fragment de la Sainte Croix.

Du coup, le roi de France acquiert un prestige inégalé dans toute la chrétienté. Pour entreposer ses précieuses reliques, il fait construire un immense reliquaire qu’est la Sainte Chapelle. Celle-ci est adjacente à l’ancien Palais royal qui, à l’époque, de trouvait sur l’Île de la Cité.

La Sainte Chapelle se compose de la Chapelle basse (accessible aux serviteurs du palais) et, au-dessus, la Chapelle haute (réservée à la famille royale), à laquelle on accédait directement en provenance du palais.

Chapelle basse

Tout l’intérieur de la Chapelle basse est peint. En dépit du fait que la décoration est abîmée par endroits (notamment toutes les surfaces que les visiteurs, depuis des siècles, peuvent toucher), le lieu est superbe, dominé par des teintes de bleu royal et d’or.

Chapelle haute

La Chapelle haute est littéralement une Bible illustrée. Ses vitraux racontent l’Ancien et le Nouveau Testament dans tous ses détails.

Il est inouï qu’un édifice si haut, soutenu seulement par des colonnettes de pierre, ait pu rester debout jusqu’à maintenant.

L’édifice est en restauration. L’extérieur et presque tous les vitraux ont été nettoyés. En comparaison avec ma visite d’il y a une décennie, la différence est appréciable. Mais l’intérieur de la Chapelle haute est présentement poussiéreux et encombré d’échafaudages.

Précisons que les reliques de la Sainte-Chapelle sont maintenant entreposées dans le trésor de Notre-Dame de Paris. La couronne d’épines (sans ses épines, coupées et envoyées dans différentes églises) est normalement dans un coffret en vermeil donné par Bonaparte. Cette couronne est exposée à la vue du public le premier vendredi de chaque mois.

Je visite ensuite la Conciergerie, située à proximité. Au rez-de-chaussée, on présente une exposition qui célèbre le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis.

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Un des objets présentés est cette châsse de St-Turin, en argent et cuivre doré sur armature de bois. Il n’a jamais appartenu au roi mais il est présenté dans cette exposition parce que c’est un des rares reliquaires monumentaux de l’époque de Saint Louis à avoir survécu.

Je visite ensuite les cachots de la Conciergerie, dont la cellule reconstituée de Marie Antoinette.

Sur la rue de Lutèce (du nom romain de Paris), des fleuristes offrent des plantes en pots et des semences.

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Je passe ensuite devant Notre-Dame de Paris (que je ne visite pas, par manque de temps).

Je me rends au Théâtre Mogador acheter un billet (42 euros) pour la comédie musicale Le Bal des Vampires, dont la mise en scène est du cinéaste Roman Polanski. Auparavant, je prends le repas du soir à La Maison grecque où je prends une purée d’aubergines, deux brochettes de poulet et un expresso pour 17 euros.

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Cette comédie musicale preste et enjouée raconte une histoire d’amour pour adolescents (sur fond d’horreur tout en clins d’oeil). La chorégraphie est inspirée par moments du clip Thriller de Michael Jackson, les décors sont « gothiques » (au sens où les jeunes d’aujourd’hui l’entendent) et la musique est facile, empruntant à de vieux succès de la pop américaine (dont Total Eclipse of the Heart, originellement interprétée par Bonnie Tyler en 1983). Les spectateurs — de jeunes adultes pour la plupart — en sortent le sourire aux lèvres.

Crevé, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 15 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 22 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 16 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 13 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 14 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 30 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 19

25 octobre 2014
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Dans le petit parc adjacent à l’église Saint-Germain-des-Prés, la ville de Sèvres (reconnue pour sa porcelaine fine) s’est invitée en créant une charmante murale Art nouveau. D’une certaine manière, c’est l’équivalent d’une affiche publicitaire.

L’église Saint-Germain-des-Prés combine des éléments d’époques très différentes. Tel qu’il apparait aujourd’hui, son intérieur est le fruit d’une expérience réalisée au XIXe siècle. À cette époque, on a découvert que les églises médiévales étaient peintes, à l’extérieur comme à l’intérieur.

De manière éphémère, de nos jours, on peut utiliser du Light Painting pour avoir une idée de ce à quoi cela ressemblerait. Mais au XIXe siècle, le seul moyen de le savoir, c’était d’essayer. L’essai a eu lieu à Saint-Germain-des-Prés.

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Si on possédait une machine à remonter le temps, je ne suis pas convaincu que cette église ressemblait à cela au Moyen-Âge. Mais le résultat est intéressant dans la mesure où il reflète une époque médiévale telle que fantasmée par les artistes du XIXe siècle.

Orgue, chaire, statues et bas-reliefs de différents styles se mêlent ici de manière fascinante.

Le 8 décembre 1658, c’est dans cette église que François de Montmorency-Laval est nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France et sacré évêque.

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Je me promène ensuite dans les rues au nord de cette église, où se trouvent de très nombreuses galeries d’Art. Chez Lupicia, on procède à la cérémonie du thé dans un salon (au fond, à gauche de l’image) pendant qu’au premier plan, on voit la boite de 50g de thé que je finirai par acheter pour sept euros.

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Fouineur, comme toujours, je me rends au Palais des Études situé à l’École nationale des Beaux-Arts. Sa mezzanine est décorée de fresques néo-renaissance et de statues antiques. C’est sur les marches de ce palais, il y a dix ans, que j’avais savouré le Baiser, une pâtisserie aujourd’hui discontinuée que je m’étais procurée chez Ladurée, dont la boutique est également située sur la rue Bonaparte.

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À deux pas, plus précisément au 6 rue Bonaparte, on trouve la parfumerie Buly. La marque actuelle a perdu un de ses eux “L” pour ne pas effrayer une clientèle anglophone (bully signifiant brute). Signalons que l’officine du parfumeur et apothicaire Jean-Vincent Bully servit de modèle à Balzac pour son roman César Birotteau.

Je prends le métro jusqu’à la station Cardinal-Lemoine pour atteindre le but ultime de la journée; visiter l’église Saint-Étienne-du-Mont. En 2003, j’avais été soufflé par la beauté de cette église.

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Construite de 1494 à 1624, son extérieur combine harmonieusement des éléments de différents styles. Mais son intérieur vaut pour son immense jubé — le seul qui subsiste à Paris — véritable dentelle de pierre de style Renaissance.

Tout dans cette église est un enchantement; les clés de voûte, les vitraux de style Renaissance, les confessionnaux, la chaire, etc.

Après avoir visité l’église Saint-Médard (construite du XVe au XIIIe sièecle), je remonte la rue piétonnière Mouffletard. C’est une des plus anciennes rues de la ville; elle remonte au néolithique, parait-il (je n’y étais pas). Son marché s’y tient depuis des siècles. On y trouve de tout.

Après avoir acheté une autre boite de thé d’Assam, cette fois de 100g chez Dammann pour 12,5 euros, je prends le repas du soir aux Saveurs de Savoie : entrée de saumon fumé, côtelettes d’agneau, verre de rouge de Cahors, glace aux framboises et café allongé pour 24,6 euros. Tout était bon.

Je file me changer à l’hôtel et j’arrive juste au Théâtre des Champs-Élysées pour le concert de l’orchestre Les Violons du Roy accompagné, en deuxième partie, du pianiste Alexandre Tharaud. Au programme, Mozart et Haydn.

Je suis placé dans une baignoire. Alors, c’est quoi, une baignoire ? C’est une loge ronde située au parterre, de part et d’autre de la scène. Au premier rang de ma baignoire, la visibilité est parfaite. Me trouvant en diagonale par rapport à la scène, je vois très bien les indications du chef (qui dirige de mémoire, sans baguette).

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Les Violons du Roy est un orchestre qui joue sur des instruments modernes mais à la manière des groupes qui utilisent des instruments d’époque. Leur interprétation de Mozart (notamment) est d’une virtuosité et d’une cohésion parfaite. Je ne vois pas comment on pourrait mieux interpréter ce compositeur. Dans Haydn, le groupe ose une dynamique (l’écart entre les notes les plus fortes et les plus faibles) aux limites du possible.

Bref, un concert impeccable.

Je rentre ensuite à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 21 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 20 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 14 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 6400 — 12 mm
  7e  photo : 1/200 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 14 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 15 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 31 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 20

26 octobre 2014

Je compte photographier l’Institut du Monde arabe en raison de son architecture. Cela devait être aujourd’hui mais en mettant le nez dehors, il pleut. C’est la troisième fois que je prends mes vacances à Paris en octobre et il n’a jamais autant plu.

L’idée de passer encore une autre journée à marcher sous la pluie m’indispose. Changement de programme. J’irai au Musée du Louvre. Au chaud et au sec. Déjà je me sens de meilleure humeur.

À la billetterie, je suis consterné de voir à quel point c’est mal organisé. Il y a une décennie, des distributrices automatiques de billets s’alignaient sur tout un pan de mur. Acheter un billet prenait à peine quelques minutes.

Maintenant, ces distributrices ont disparu. On ne les a pas enlevées; on les a cachées derrière les longues files d’attente. Vous faites la queue pendant vingt minutes et arrivés près du guichet, vous découvrez ces distributrices. Dans l’image ci-dessous, ces distributrices sont à droite de la billetterie; l’adulte au fond qui se penche vers l’avant nous permet d’en entrevoir une.

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De plus, je ne comprenais pas pourquoi il fallait des guichets différents selon le nombre de « tickets » qu’on achète (3 ou 4 dans le cas ci-dessus). En réalité, le chiffre n’indique pas le nombre de billets souhaités mais le numéro de la billetterie; ce sont les billetteries No 3 et No 4.

Cette perte de temps ne diminue pas l’achalandage du musée, mais cela affecte le temps résiduel de chaque visiteur pour apprécier les trésors qu’il renferme.

Tout voir du Louvre prendrait des semaines. Je choisis de visiter l’aile Richelieu pour une raison : revoir la Cour Marly.

Marly était le nom d’un petit château dans lequel Louis XIV aimait se réfugier en toute intimité. En ruine, ce château a été complètement détruit au XIXe siècle. Seules subsistent quatre sculptures — en réalité quatre chefs-d’oeuvre — qui ornaient les grilles donnant accès au château.

Les copies de ces sculptures sont dispersées de part et d’autre de la Place de la Concorde, à l’intersection de la Grande Perspective. Les originaux sont au Louvre. Une cour « extérieure » (maintenant recouverte d’un toit de verre) leur est consacrée.

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Il y a une décennie, il fallait traverser une série de couloirs bas et sombres pour finalement aboutir à cette immense salle lumineuse dans laquelle sont disposés les chevaux de Marly. Le contraste, théâtral, était spectaculaire.

Je monte au deuxième étage, consacré successivement à la peinture ancienne du nord-ouest de l’Europe et de la France. Je vois le tout d’un pas alerte. J’ai vu tout cela il y a dix ans.

La surprise vient lorsque je descends au premier étage, que je n’ai jamais vu. Quel choc. On y présente des objets archéologiques dans une enfilade de salles d’une beauté spectaculaire. Ces salles portent collectivement le nom de musée Charles X.

Dans la Deuxième salle du musée Charles X
Plafond de la troisième salle du musée Charles X

La concurrence visuelle est presque cruelle entre ces statuettes égyptiennes monochromes et ces vases grecs, emprisonnés dans leurs vitrines, et d’autre part les salles somptueuses dans lesquels ces objets sont exposés. Au risque d’insulter tous les archéologues de ce monde, j’ai passé la majorité de mon temps à photographier des plafonds et à ignorer les trésors archéologiques du musée.

Plafond de la Chambre de parade

Suivent la Chambre à alcôve et la Chambre de parade. Décorées de boiseries d’origine, elles donnent une assez bonne idée du décor dans lequel vivait Louis XIV au Louvre, avant que la cour ne déménage à Versailles. La décoration incorpore des éléments créés spécifiquement pour le Roi-Soleil avec des boiseries sculptées antérieurement.

En gros, c’est comme des pièces d’apparat de Versailles, mais en bois plutôt qu’en marbre.

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Toute une section du musée est consacrée aux Arts décoratifs. Il s’agit de deux enfilades d’une multitude de pièces de style Louis-XV (c’est-à-dire rococo) décorées avec ce que les artisans français de l’industrie du luxe produisaient de mieux.

Bouclier milanais d’apparat sous le thème de Laocoon et ses fils (en acier, or, argent et laiton)

Ma visite se termine par une petite section d’armes et armures.

Puis je me rends dans le Marais dans le but d’acheter un billet pour Le Bourgeois gentilhomme présenté dans un petit théâtre. Malheureusement la troupe ne joue qu’en après-midi.

J’en profite pour faire quelques achats sur la rue St-Antoine (qui n’est rien d’autre que le nom que porte la rue de Rivoli dans sa section la plus à l’Est).

Chez Disc King, je m’achète sept DVDs d’enregistrements de pièces jouées par la Comédie française : on les vend ici à 7,9 euros alors qu’ils se vendent 13 euros à la boutique de la Comédie française située sous la pyramide du Louvre. À noter, Disk King déménagera bientôt au 224 rue des Pyrénées (près du coin nord-est du cimetière du Père-Lachaise).

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Je prends le repas du soir au bistrot L’Ardoise 86 : rillettes de canard, tagliatelles au saumon et verre de rouge pour 19,5 euros.

Depuis qu’il est interdit de fumer dans les restaurants, les Parisiens mangent beaucoup à la terrasse des restaurants. Il y a une décennie, c’était l’inverse; même s’il faisait moins froid qu’au cours de ce mois d’octobre, j’étais parfois le seul à manger à l’extérieur.

À quelques pas, je m’achète une pâtisserie aux pistaches et au cassis chez Miss Manon pour environ 3 euros, que je mange sur la rue.

Toujours sur la rue St-Antoine, aux Ducs de Gascogne, je me procure 45g d’authentique piment d’Espelette en poudre (8,9 euros) et 120g de Rillettes de canard à la royale (contenant 20% de foie gras de canard) pour 5,9 euros. Les rillettes seront tartinées demain matin sur mon pain au petit déjeuner.

Puis, heureux, je rentre me coucher.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 7-14 mm F/4,0 (les 4e et 6e photos) et M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 7 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 2500 — 10 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 21 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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