Voyage à Helsinki : jour 8

Publié le 8 août 2018 | Temps de lecture : 5 minutes
Titres de transport

Dans la gare ferroviaire à quelques minutes de mon appartement, on vend des titres de transport en papier qui doivent être utilisés immédiatement. Cela coute 2,9€ pour le transport illimité pendant deux heures dans Helsinki et sa banlieue.

À ma descente d’avion, il y a huit jours, j’avais acheté dix de ces cartes bleues (ci-dessus) dont l’utilisation peut être différée, mais qui ne seront valables que dans les deux heures qui suivront leur première utilisation.

Hier, j’ai appris l’existence d’une carte (celle en jaune banane), disponible au cout de 36€, pour le transport illimité dans Helsinki et sa banlieue, et qui est valable dans la semaine qui suit sa première utilisation.

Validation d’un titre de transport

C’est donc ce matin à 12h04 que je m’en suis servi pour la première fois. Sur la photo ci-dessus, la valideuse indique que cette carte est bonne pour Helsinki et qu’elle est valide jusqu’au 14 aout 2018 à 12h04.

Arrivé à la gare Centrale, je me dirige à pied vers le musée de la ville d’Helsinki. Son cout d’entrée est de 10€.

Il occupe les 1er et 2e étages de l’édifice de FinnKino.

Au passage, je note que dans ce cinéma, tout est automatisé, de la vente des billets à celle des friandises. À titre d’exemple, le maïs soufflé est vendu dans des distributrices (ce qui évite l’attente auprès d’une préposée). De plus, pour quelques centimes de plus, il est vendu dans différents contenants à l’effigie des héros des films à l’affiche.

Fresques de Tove Jansson

La première partie du musée de la ville d’Helsinki est consacrée à la finlandaise Tove Jansson (1914-2001). On y voit sa première œuvre importante (une murale pour la manufacture Strömberg) et les fresques (ci-dessus) qu’elle a réalisées en 1947 pour décorer le restaurant de l’Hôtel de Ville d’Helsinki.

Une des salles de l’exposition ‘Air de Paris’

Un peu plus loin sur le même étage, le musée présente jusqu’au 12 de ce mois l’exposition temporaire ‘Air de Paris’.

Puisant dans la collection du galeriste Leonard Bäcksbacka, le musée montre les œuvres d’artistes finlandais qui ont été influencés en se rendant dans la capitale de l’art occidental qu’était Paris jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Plus de cent toiles y sont présentées, toutes dignes d’intérêt.

Helsinki-graffiti 1984-2018

Au dernier étage, le musée retrace l’histoire tumultueuse du graffiti à Helsinki.

’Arcum tendit Apollo’ d’Emile Cedercreutz (1924)

Précisons qu’une bonne partie des sculptures du musée sont disséminées dans les parcs de la ville.

Casiers d’un rechargeur à pile

En traversant la galerie marchande de la station de métro Kamppi, je note ce rechargeur de pile pour téléphone multifonctionnel dans un bar…

Restaurant Street Gastro

…et ces gens qui ne semblent pas craindre d’attraper une gastro à Helsinki.

Porcelaine Suomi de Rosenthal

Créé en 1873, le musée des Arts appliqués prit son nom actuel de musée du Design en 2002.

Son rez-de-chaussée présente l’histoire du design finlandais. C’est ainsi que j’ai appris que ma soupière (l’item derrière l’objet au premier plan sur la photo ci-dessus) a été conçue par l’artiste finlandais Timo Sarpaneva pour la manufacture de porcelaine allemande Rosenthal. L’ensemble a été baptisé ’Suomi’ (ce qui veut dire Finlande).

Fabrication du verre par moulage

Le premier étage présente des œuvres contemporaines de verriers finlandais. Il s’agit de créations commerciales (comme ce verre pour la firme finlandaise Iittala) et de pièces uniques à caractère muséal.

Installation de Daniel Rybakken

Au sous-sol, on présente une exposition temporaire de l’artiste Daniel Rybakken.

Intérieur du musée de l’Architecture

Derrière l’immeuble du musée du Design se trouve celui du musée de l’Architecture.

Il en coute 5€ pour le visiter. Il présente des maquettes de quelques édifices finlandais. Ce petit musée n’intéressera que les mordus d’architecture.

Église Saint-Jean

À quelques pas se trouve l’église luthérienne Saint-Jean, de style néogothique. Construite de 1888 à 1891, c’est la plus grande église d’Helsinki.

Les mardis à 17h, on y présente un concert d’orgue (d’où ma visite aujourd’hui).

Sauf un extrait de la Musique pour l’eau d’Haendel, le programme contiendra des œuvres tonales du XIXe et du XXe siècle, dont Three short pieces, set 1 de l’organiste anglais Edward-John Hopkins.

Après ce concert gratuit, je prends le train en direction de l’appartement.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4e, 5e, 11e, 12e et 13e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (6e, 9e et 10e photos), et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
 1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
 2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
 3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
 4e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 7 mm
 5e  photo : 1/25 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 7 mm
 6e  photo : 1/800 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
 7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 24 mm
 8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 31 mm
 9e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 25 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 12 mm
12e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 7 mm
13e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 7

Publié le 7 août 2018 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Puisque la majorité des musées de la ville sont fermés le lundi, je décide d’aller au zoo. Celui-ci est ouvert tous les jours.

Pour y aller, on doit emprunter le bus 16 à partir du quai 17, le premier quai à droite de la façade principale de la gare Centrale (sur la rue Kavokatu).

Plan du zoo

Ce zoo occupe la totalité de l’ile de Korkeasaari. Celle-ci est située dans la partie orientale de la capitale.

Pour l’atteindre, le bus 16 traversera deux autres iles situées plus au nord.

La première d’entre elles est l’ile de Kulosaari. On y trouve des maisons cossues, quelques ambassades et près d’une vingtaine d’espaces verts.

L’ile de Mustikkamaa

Puis il faut traverser l’ile de Mustikkamaa. Celle-ci n’a pas été ouverte au développement domiciliaire.

L’avant-dernier arrêt du circuit effectué par le bus 16 est au centre de cette ile.

Aperçu de la plage de Mustikkamaa

Les passagers qui y descendent trouveront à 50m au sud une plage en sable fin où sont disponibles quatre cabines pour se changer, deux douches, des toilettes, et de l’équipement pour le conditionnement physique.

Korkee Mustikkamaa

Par contre, au nord de la route, on trouve depuis 2014 un grand parc d’escalade.

Puisque ce parc est en pleine forêt et que l’ile est peu accidentée, l’escalade dont il est question se fait en grimpant aux arbres.

Le but du parc est de donner confiance à l’enfant et de développer ses habiletés physiques.

Le niveau de difficulté varie donc du débutant (comme ci-dessus) à l’expert (ci-dessous).

Korkee Mustikkamaa

Un grand nombre de tyroliennes permettent de passer d’un arbre à l’autre. D’autres fois, il faut emprunter des passerelles d’aspect périlleux (comme ci-dessus, à droite).

Korkee Mustikkamaa

Dans tous les cas, les enfants sont protégés par des harnais. De plus, les familles sont entre les mains d’animateurs qui voient à l’application stricte des règles de sécurité. Si bien qu’au-delà des apparences, la dangerosité pour l’enfant est nulle.

L’ile de Korkeasaari

Les passagers qui resteront dans le bus 16 jusqu’à sa destination finale débarqueront à l’extrémité sud-ouest de l’ile de Mustikkamaa. Un pont leur permettra de traverser sur l’ile de Korkeasaari où se trouve le zoo.

Son cout d’entrée est de 16€ pour un adulte et de 8€ pour chaque enfant de 4 à 17 ans.

Créé en 1889, le zoo occupe une surface de 0,25 km². Il abrite 150 espèces d’animaux et un millier de plantes provenant de diverses parties du monde.

Aperçu du zoo
Aperçu du zoo

Afin de permettre aux visiteurs d’observer de près les bestioles, ceux-ci sont montrés en vitrine.

Aperçu du zoo
Aperçu du zoo
Aperçu du zoo

Les petits oiseaux et les petits mammifères disposent de plus d’espace. Ils vivent dans des serres ou des bâtiments à l’intérieur desquels les premiers peuvent voler, tandis que les autres sont dans des enclos limités par des cloisons de verre au-dessus desquels l’adulte peut observer l’animal directement.

Aperçu du zoo

Les plus gros oiseaux sont en volière. Certains sont en liberté.

Enclos des ours

Les gros mammifères vivent dans de grands enclos. Les plus dangereux d’entre eux (les lions et les tigres) sont dans de grandes cages.

À l’épicerie

En revenant vers l’appartement, je passe à l’épicerie. Au lieu d’une portion individuelle de soupe au saumon et à la pomme de terre, parfumée à l’aneth (à 2,15€, typique de Finlande me dit-on), je m’achète une soupe au fromage et au bacon (à 2€).

Jusqu’ici, les seuls poissons entiers que j’ai vus à l’épicerie sont des saumons. On n’en trouve pas partout. Au K-Supermarket près de mon appartement, j’en achète un que je fais débiter en cinq tranches.

Il me coutera 9,9€ pour un saumon de 1,24kg, soit 8€ du kilo. Cela est plus économique que les filets vendus partout à 19,9€ du kilo.

Pour dessert, j’achète un kilo de fraises. Celles-ci goutent comme celles du Québec, contrairement à celles que j’ai gouté à mon arrivée.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (8e, 9e, 10e et 11e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
 1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
 2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
 3e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
 4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
 5e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
 6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
 7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 17 mm
 8e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 75 mm
 9e  photo : 1/640 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
10e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
11e  photo : 1/800 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
12e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 6

Publié le 6 août 2018 | Temps de lecture : 3 minutes

Puisque nous sommes un dimanche, je décide aujourd’hui de visiter des églises puisqu’il arrive souvent que des lieux du culte ne soient ouverts que ce jour-là.

Extérieur de la chapelle de Kamppi
Intérieur de la chapelle de Kamppi

Mon premier arrêt est à la chapelle de Kamppi.

Construite en 2012 dans le quartier de Kamppi (d’où son nom), cette chapelle contient soixante places assises.

Les murs sont en épicéa traité à la cire, le plancher est en aune ciré et les bancs sont en frêne.

Ce matériau rejoint l’importance mystique de la forêt chez les peuples anciens du nord de l’Europe et particulièrement du dieu Yggdrasill, l’Arbre du monde, dans la mythologie nordique.

Ce lieu de culte luthérien est ouvert aux fidèles de toutes les religions.

À partir d’aujourd’hui à 15h et ce, à tous les premiers dimanches du mois jusqu’en janvier 2019, on y présente un concert gratuit d’une sonate ou d’une partita pour violon de Bach donné par Kreeta-Julia Heikkilä.

Par nature, le violon est une caisse de résonnance. Or la chapelle l’est aussi. Le violon apparaitra donc particulièrement puissant.

Si la chapelle est trop petite pour provoquer de l’écho, ses surfaces courbes se renvoient le son au point d’en prolonger la durée d’environ trois secondes.

La technique de la violoniste est impeccable et sa maitrise du dernier mouvement de la sonate no 1 (et ces milliers de petites notes rapprochées) est impressionnante.

Au Yrjönkatu 31
Au Kings Tattoo & Piercing
Au Kalevankatu 7
Sur la rue Johanneksentie
Au Fabianinkatu 17

Le partie d’Helsinki que je visite est située au sud-ouest de la gare Centrale. Dans cette partie de la ville, on peut voir de nombreux édifices de style Romantique national, la version finlandaise de l’Art nouveau.

Intérieur de la Vieille église d’Helsinki

De style néoclassique, la Vieille église est la plus ancienne de la capitale.

Construite par Carl-Ludvig Engel de 1824 à 1826, cette église luthérienne était située à côté d’un cimetière (devenu parc depuis). L’extérieur et l’intérieur sont en bois blanc.

Son retable intitulé Jésus-Christ bénit les enfants est de Robert-Wilhelm Ekman.

Au Malminkatu 42

Et finalement, au Malminkatu 42, voici ma dernière église luthérienne de la journée.

Puis je rentre à l’appartement par le train.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 35 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 7 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
7e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 23 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 5

Publié le 5 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Aujourd’hui, je me propose de visiter les sites touristiques situés au nord-ouest de la gare Centrale.

Essentiellement, ceux-ci sont d’abord situés de part et d’autre de la rue Mannerheimintie, une des deux principales artères qui traversent Helsinki du nord au sud.

Monument à Kyösti Kallio

Cette partie de la capitale est particulièrement riche en parcs et espaces verts. On y trouve même un lac de 750m de long et de 300m de large.

Salle de concert de la Maison de la Musique

Créée en 2011 par le cabinet d’architectes finlandais LPR-arkkitehdit, la Maison de la Musique abrite une salle de concert de 1 700 places où les mélomanes s’assoient tout autour des musiciens et chanteurs, comme à la Philharmonie de Berlin.

Quiche à la betterave

Pour la première fois depuis mon arrivée à Helsinki, je prends un repas au restaurant.

Je m’arrête au Café Huvila, situé dans une dépendance d’une magnifique villa de style italien construite en 1846.

Parmi les mets disponibles, je demande celui le plus typiquement finlandais. On me recommande une quiche à la betterave accompagnée d’une salade (pour 9€). C’est très bon.

Musée national de Finlande

Inauguré en 1916, soit un an avant l’indépendance du pays, le Musée national de Finlande est national au sens patriotique du terme.

On n’y présente donc pas une collection de toiles et de sculptures comme le ferait un musée des Beaux-Arts.

L’édifice est dans le style romantique national (la version finlandaise de l’Art nouveau). Avec son imposante tour carrée, il fait penser à une église.

D’après mon guide touristique, la vocation de ce musée pourrait changer d’ici quelques années. Pour l’instant, il est centré sur l’histoire du peuple finlandais.

On y apprend qu’au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, le pays a été frappé par plusieurs crises importantes.

D’abord une guerre civile au lendemain de l’indépendance, inspirée de la Révolution russe. L’exode en Suède de 80 000 enfants par crainte d’une invasion soviétique au cours de la Deuxième Guerre mondiale. La modernisation de l’agriculture du pays qui, dans les années 1970, chassa de leurs terres 300 000 Finlandais ruinés (qui émigrèrent en Suède). Et ce, parallèlement à une bulle spéculative qui éclata dans la décennie suivante. Celle-ci propulsa le taux de chômage à 20% dans les années 1990 et fit culminer à mille le nombre annuel de suicides.

Puis une reconversion de l’économie vers les secteurs de haute technologie qui rendit le pays relativement prospère pour la première fois de son histoire.

En somme, voilà quelques éléments de réponse à la question : Pourquoi le peuple finlandais est-il présentement le peuple le plus heureux sur terre ?

Boiseries du manoir Jackarby

Le musée présente une multitude d’objets tirés du quotidien et se double d’un petit musée des arts décoratifs en remontant les boiseries créées par Johan Bromander dans les années 1760 pour un palais situé à proximité de Porvoo.

Salle médiévale luthérienne

Ce qui m’a le plus intéressé, ce sont les magnifiques sculptures médiévales en bois, particulièrement celles en provenance d’églises et de cloitres catholiques.

Dessous du monument à Sibelius

Après avoir passé devant l’édifice de l’Opéra national (fermé pour l’été) et le stade olympique (en réparation), je bifurque à l’ouest pour voir le monument érigé à la gloire du compositeur Sibelius.

Piste cyclable le long de la rive occidentale d’Helsinki

Puis je rentre à l’appartement pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 5e, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : ⅓ sec. — F/4,0 — ISO 800 — 7 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/5,0 — ISO 800 — 27 mm
4e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
5e  photo : 1/13 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 7 mm
6e  photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 9 mm
7e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 11 mm
8e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 4

Publié le 4 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Aujourd’hui, je me propose d’effectuer un petit circuit qui relie horizontalement la gare Centrale à la plage de Hietaranta, à l’ouest.

Kiasma
Aperçu de l’exposition en vedette au 5e étage

Le musée d’Art contemporain d’Helsinki s’appelle le Kiasma.

Construit de 1996 à 1998 sur les plans de l’architecte américain Steven Holl, le Kiasma comprend cinq niveaux d’exposition.

On y présente des expositions temporaires d’artistes invités ou réalisées à partir de sa collection permanente.

Ce mois-ci, le musée est gratuit les vendredis.

Parlement finlandais

À proximité se trouve l’édifice du parlement finlandais. Conçu par l’architecte finlandais Johan-Sigfrid Sirén et inauguré en 1931, l’édifice est dans le style néoclassique, rehaussé d’une touche décorative finlandaise.

Musée d’Histoire naturelle

En raison de sa gratuité aujourd’hui, le musée d’Histoire naturelle est très achalandé.

Le musée utilise une vaste gamme de moyens pour présenter la nature; jeux pour enfants, squelettes, petits animaux baignant dans leur bocal, et vitrines saisissantes d’animaux empaillés.

Avec celui de Toronto et de Glasgow, c’est un des musées les plus intéressants du genre que j’ai eu l’occasion de visiter.

En raison de la qualité du travail de ses taxidermistes, je compte y revenir prendre d’autres photos lorsqu’il y aura moins de monde.

Plage de Hietaranta

Vers 16h30, j’arrive à la plage Hietaranta. Sauf son extrémité sud (où on trouve quelques cailloux), cette plage est en sable fin.

Dans un édifice circulaire, on trouve des douches et des salles pour se changer. Au cout d’un euro, on peut louer un des nombreux casiers disponibles.

Si l’eau de la plage est plus propre que celle de l’ile de Seurasaari, elle est parfois colonisée par des algues bleues.

Ces jours-ci, les autorités recommandent la douche après la baignade. En réalité, celle-ci est indispensable avant de quitter les lieux puisque ces algues causent des brulures sous forme de petits point rouges.

Cimetière de Hietaniemi

Afin de retourner à la gare Centrale, je choisis d’emprunter la piste cyclable qui contourne l’immense cimetière de la ville. Une bonne partie des illustres disparus du pays y sont enterrés.

Le cimetière comporte une section pour les décédés de religion orthodoxe et une autre pour ceux de religion juive.

Le cimetière est très boisé. Par endroits, on se croirait presque en forêt.

On peut donc imaginer que ces arbres puisent leur nourriture de ce qui émane des disparus. Et peut-être rejoint-on là les croyances anciennes des peuples celtiques qui accordaient à la foret un caractère sacré et mystique.

Baana

En traversant l’extrémité sud du cimetière, on atteint la Pohjoinen Rautatiekatu ou rue de la Voie ferrée nord.

Originellement, cette rue suivait une voie ferrée longue de 1,3 km. Depuis 2012, cette voie, par endroits creusée dans le roc, a été transformée en autoroute cycliste appelée Baana.

Les viaducs qui l’enjambent portent des inscriptions qui permettent aux piétons et au cyclistes de savoir quelle sortie emprunter.

Celle à proximité de la gare Centrale m’a permis de sauter dans le premier train et de renter à l’appartement à dix minutes plus tard.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 9 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 3

Publié le 3 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Ayant échoué hier à me rendre sur l’ile de Seurasaari, je tente de nouveau ma chance aujourd’hui.

Famille connectée

Sur le train qui m’amène au centre-ville, les gens tuent le temps sur leur téléphone multifonctionnel, dont cette famille où même les jeunes enfants ont leur propre téléphone.

Pour prendre le bus 24, il faut se rendre à l’arrêt situé du côté ouest de l’édifice de Marks & Spencer.

Après un trajet d’environ une demi-heure, la 24 s’arrête au début du petit pont de bois qui mène à l’ile.

Intérieur d’une maison paysanne
Intérieur d’une maison bourgeoise

L’ile de Seurasaari est longue d’un kilomètre et large d’un demi-kilomètre.

Au cours d’un élan patriotique qui devait mener à l’indépendance du pays en 1917, on y a créé en 1909 sur un musée à ciel ouvert destiné à montrer le mode de vie traditionnel des Finlandais.

À cette fin, on y a déplacé une soixantaine de bâtiments en bois construits au XVIIIe et au XIXe siècle en provenance d’un peu partout à travers le pays.

Le métal étant dispendieux, l’assemblage des matériaux se faisait sans utiliser de clous, selon diverses techniques de construction.

On y trouve des habitations et des bâtiments pour entreposer les récoltes, les outils aratoires et les bateaux de pêche.

La fenestration y est parcimonieuse afin de réduire la déperdition de chaleur durant la saison froide. Ce qui fait que les intérieurs sont sombres et que les gens étaient incités à travailler à l’extérieur.

Extérieurement et intérieurement, les maisons sont très différentes les unes des autres. Dans les maisons les plus humbles, la décoration est inexistante (quoique dans l’une d’elles, les murs sont tapissés de papier journal).

Intérieur de l’église

L’ile renferme deux moulins, une salle de concert et une église.

Le toit de cette dernière est recouvert de tuiles de bois imperméabilisées par de la résine de conifère.

Dans l’église, les hommes s’assoyaient à droite : les femmes à gauche. Les paroissiens fortunés à l’avant. Les ouvriers et les paysans à l’arrière.

Sur les côtés, les cierges étaient portés par de longs chandeliers horizontaux en forme de bras afin de réduire les risques d’incendie puisque l’église est entièrement en bois.

Plage de Seurasaari

L’ile de Seurasaari étant très boisée, il y fait moins chaud qu’en ville. Mais à gravir les escaliers des maisons à deux étages et à se promener dans les bois, on finit par avoir chaud en plein été.

Aussi n’ai-je pas pu résister à la tentation d’une baignade sur la plage de l’ile.

Le sable n’y est pas particulièrement fin. L’eau contient de nombreuses algues en suspension et le fond de l’eau est un peu rocailleux.

Les rochers étant glissants lorsque mouillés, on prendra soin d’accéder à l’eau avec prudence.

En dépit de ses défauts, j’ai trouvé bien agréable de m’y tremper une bonne demi-heure, suivie d’une autre pour faire sécher mon maillot.

Pour les visiteurs qui n’ont pas de maillot, l’ile possède aussi deux plages naturistes plus au sud : l’une pour les femmes et l’autre pour les hommes.

Après cette baignade, je rentre à l’appartement pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e, 3e et 4e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 15 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 7 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 7 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 10 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 2

Publié le 2 août 2018 | Temps de lecture : 4 minutes

Dès 4h30 ce matin, le ciel était clair. Aujourd’hui le soleil se lève à 5h03 et se couche à 21h48, ce qui donne 16h45 d’ensoleillement.

À mon départ du Québec, la floraison de l’herbe à poux n’avait pas encore débuté. En partant pour Helsinki, je croyais avoir trois semaines de répit supplémentaire quant à mes allergies saisonnières.

Malheureusement, il semble bien que la campagne finlandaise possède elle aussi ses propres allergènes puisque depuis ce matin, j’en suis atteint.

En raison du temps beau et chaud, je décide de visiter l’ile de Seurasaari, au nord-ouest du centre-ville.

Pour m’y rendre, je dois passer par la gare Centrale, prendre le bus 24 et traverser à pied un petit pont.

À proximité de la gare Centrale, j’aperçois un magasin Marks & Spencer. Or les caleçons qu’on y vend ont l’air un peu démodés, mais sont particulièrement confortables. J’en achète huit en dépit du prix excessif.

En Grande-Bretagne, chaque paquet de quatre coute 7,5 livres sterling, soit l’équivalent de 8,4€. Mais le prix à Helsinki est de 29,95€, soit plus du triple.

Mais je n’ai pas le choix; le confort se paie.

Réparations chez Marks & Spencer

Au cours de ma visite, on y effectue d’importantes réparations. Afin d’éviter que la poussière se dépose sur la marchandise, les ouvriers travaillent derrière des cloisons de plastiques soigneusement scellées.

Croyant prendre le bus 24, je monte dans l’autobus stationné au quai 24. Il me fera effectuer un long périple dans la campagne finlandaise jusqu’au lac Pikäjärvi (où je descends), situé à 26km de la capitale.

Ce qui me donne l’occasion de voir que la forêt finlandaise, omniprésente, ressemble à celle des Laurentides.

Burger King de la gare Centrale

De retour à la gare Centrale, je vais au kiosque d’information de la ville afin de savoir où trouve le marchand de vin le plus près.

On me l’indique sur une carte qu’on me remet. Mais cette carte ne sera d’aucune utilité puisque la signalisation routière à Helsinki laisse à désirer. À certaines intersections, le nom des rues semble n’être indiqué nulle part.

Signalisation routière

Je finis par trouver le magasin Alko grâce à la géolocalisation de mon iPad. C’est sur les murs ce magasin que je trouve enfin le nom de la rue sur laquelle il est situé (en finlandais et en suédois).

Prix des produits alcoolisés

La Finlande n’ayant pas le climat pour la culture du raisin, l’État y décourage la consommation de vin (nécessairement importé) en interdisant sa vente dans les épiceries et par des taxes élevées. Ce qui fait que les Finlandais sont généralement des buveurs de bière locale.

Les boutiques Alko vendent de la bière importée. Mais celle-ci est également frappée de taxes importantes. C’est ainsi que ma bière préférée (ci-dessus) se vend le double du prix québécois.

J’y achète un blanc portugais et un rouge bordelais.

Fait à noter : la vitesse des transactions en Finlande (pays natal de Nokia) est foudroyante. Dès que j’ai terminé d’entrer mon NIP, je n’ai même pas besoin d’appyer sur OK : l’autorisation de VISA Desjardins (à l’autre bout du monde) nous parvient en deux secondes.

Prix des produits alcoolisés

En direction de la gare Centrale, je passe devant l’ancien édifice de la poste. On y trouve le restaurant japonais Máshiro.

De 11h à 15h, on y offre un buffet de sushis pour 14,9€. On choisit les sushis qui défilent devant soi sur un tapis roulant.

J’y reviendrai à l’heure du repas du midi.

Je rentre à l’appartement pour la nuit. Mon repas du soir sera identique à celui d’hier.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 10 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 23 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : jour 1

Publié le 31 juillet 2018 | Temps de lecture : 5 minutes

Je vous écris d’Helsinki.

Mais pour l’amour du Ciel, qu’est-ce je fais là bas ?

Je me demandais où prendre mes vacances lorsque j’ai lu quelque part que les Finlandais étaient présentement le peuple le plus heureux sur terre.

J’ai donc décidé d’aller faire enquête afin de savoir pourquoi.

Habituellement, je prends mes vacances à l’automne. Mais le climat plus frais en Scandinavie m’a convaincu de les prendre plus tôt cette année.

Bistrot Trudeau

À l’aéroport de Dorval, j’avais d’abord décidé de prendre le repas du soir (des pâtes) au Bistrot Trudeau. Mais la personne qui m’a répondu ne parlait pas français (l’aéroport est un territoire fédéral où la Loi 101 ne s’applique pas).

Je me suis donc rendu au comptoir à salade du Marché Camden où on paie au poids. Mes 480g de victuailles m’ont couté 22,23$. On y parlait français.

Ailes retroussées de l’avion

Après une escale à Amsterdam, le vol vers Helsinki ne prend que 2h20.

Aperçu d’Helsinki

Helsinki est à la frontière méridionale d’un pays allongé du nord au sud.

Géographiquement, la ville est formée de presqu’iles et de plusieurs iles auxquelles on accède surtout par traversier.

La grande masse d’eau qui l’entoure sert de tampon thermique qui atténue les écarts de température entre le jour et la nuit.

Dans les semaines qui ont précédé mon départ, la température maximale était d’un ou de deux degrés de moins qu’à Montréal. À l’inverse, la température minimale était de trois ou quatre degrés de plus.

Intérieur de la gare de l’aéroport

Depuis 2015, on s’affaire à construire une ligne ferroviaire circulaire qui relie l’aéroport à la capitale.

Tout est propre.

Les murs de la station de l’aéroport ne sont que partiellement recouverts de la grande murale qui devrait la décorer.

À l’extérieur, le long de la voie, beaucoup d’arbres servent de mur antibruit en dépit du fait que ce train est très silencieux. Lorsqu’on regarde plus au loin, il y a des arbres partout. Tous les immeubles semblent avoir surgi de différents boisés.

Exemple d’une gare

À l’aéroport et aux quais des différentes stations jusqu’à ma destination, on rencontre plusieurs femmes portant le voile musulman. Je présume que les crises migratoires provoquées par les guerres au Moyen-Orient ont déplacé des populations vers les pays riches d’Europe (puisque j’en ai peu rencontré au Portugal).

Une bonne partie des gens que je rencontre sont en sandales et en culottes courtes.

Dans la capitale et sa banlieue, il y a très peu de moustiques. Aucune des fenêtres de mon appartement n’a de moustiquaire. Plus nord, en pleine campagne, il y en a, me dit-on.

Après mon arrivée à l’appartement, je me suis rendu à deux épiceries pour acheter des vivres.

En Finlande, les produits alimentaires sont étiquetés en finlandais et en suédois.

Sous l’influence anglo-saxonne, les nourrices du Québec cachent leur enfant allaitant sous un voile. Mais ici, à l’épicerie, j’ai rencontré une mère qui allaitait son nourrisson sans gène, le sein à l’air. La chose est tellement naturelle que la mère ne semblait pas se soucier qu’on puisse la regarder.

Pour ce premier repas en Finlande, je me suis procuré des aliments locaux.

Les concombres du pays sont beaucoup plus fibreux qu’au Québec. Ils ont moins de goût et sont moins sucrés.

Le saumon finlandais est une nouvelle variété qui croît rapidement. Ce n’est pas un OGM. À 22,9€ du kilo, cela n’est pas économique. Plus rougeâtre que le saumon canadien, il a le même gout.

Le ‘pain de fromage’ (ou Leipäjuusto) sans lactose se présente comme une galette blanche mouchetée de brun. Légèrement grillé (ce qui lui donne sa coloration), il a la texture du fromage en grains du Québec.

Les fraises finlandaises se vendent 5€ du kilo. Elles sont pâteuses et plus acidulées que les fraises québécoises. Mais elles sont extrêmement goutteuses. Davantage que certaines fraises françaises renommées à ce sujet. En fait, elles gouttent autant que des framboises du Québec.

À l’épicerie, le taux maximum d’alcool des boissons est de 5,5%. Donc on trouve de nombreuses bières, mais pas de vin. Lorsqu’on en trouve, il s’agit de vins à faible teneur d’alcool.

On peut s’y procurer deux vins sous la marque espagnole Sangre de Toro. Un blanc légèrement sucré que je n’ai pas acheté et un rouge. Ce dernier est de la piquette; astringent, plutôt acide, mais pas totalement désagréable.

J’espère trouver mieux auprès des marchands de vin de la capitale.

Après mon repas du soir. Je vais me coucher. Quelques heures plus tard, je me lève pour écrire et publier ce texte.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les récits de voyage

Publié le 5 novembre 2017 | Temps de lecture : 2 minutes

Genèse des récits

C’est en 2009, avant d’entreprendre un voyage solitaire à Shanghai, que j’ai décidé d’entreprendre mes récits de voyage.

Plutôt que de téléphoner régulièrement aux membres de ma famille afin de dire que tout allait bien, nous avions convenu que je publierais quotidiennement sur mon blogue un résumé de ce que j’avais fait la veille.

De retour le soir à mon hôtel, je transférais mes photos dans mon ordinateur, choisissais celles qui représentaient le mieux ce que j’avais vu ce jour-là et entamais la rédaction de mon résumé.

Avec les lecteurs du blogue, cela me donnait l’occasion de partager mon émerveillement (ou mes déceptions) et ainsi donner une idée de ce qui attendait le voyageur qui déciderait d’entreprendre un voyage similaire.

À différence de ce qu’on publie généralement sur les médias sociaux, il ne s’agissait pas d’une série d’égo-portraits devant autant de sites touristiques, mais de textes informatifs accompagnés de photos documentaires.

Ci-dessous, il suffira de cliquer le nom de l’endroit (ou sur la photo qui l’accompagne) pour accéder aux récits.
 

Alberta (9 jours en aout 2016)
 

Helsinki (18 jours en aout 2018)
 

(Pour voir les 1 148 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

La Havane-I (21 jours en 2012)
 

(Pour voir les 2 717 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

La Havane-II (23 jours en 2013)
 
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(Pour voir les 1 585 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

Las Vegas (2 jours en 2019)
 

Lisbonne (23 jours en 2016)
 

(Pour voir les 1 867 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

Palm Desert (16 jours dans le sud de la Californie en 2019)
 

Paris-I (23 jours en 2014)
 

(Pour voir les 3 221 photos des deux voyages à Paris, veuillez cliquer sur ceci).

Paris-II (32 jours en 2015)
 

(Pour voir les 3 221 photos des deux voyages à Paris, veuillez cliquer sur ceci).

Porto (21 jours en 2017)
 

(Pour voir les 1 243 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

Shanghai (20 jours en 2010)
 

(Pour voir les 2 166 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

Vienne (18 jours en 2011)
 

(Pour voir les 2 024 photos de ce voyage, veuillez cliquer sur ceci).

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Bilan : Porto comparée

Publié le 22 octobre 2017 | Temps de lecture : 6 minutes
Porto à la levée du jour

À quoi doit s’attendre le voyageur qui songe à visiter Porto ? Pour répondre à cette question, comparons Porto à l’autre grande ville portugaise qu’est Lisbonne et à ce qui est familier à une bonne partie des lecteurs de ce blogue, soit Montréal.

Les musées

Le musée d’Art contemporain à Porto ne peut rivaliser avec le remarquable musée Berardo de Lisbonne (le Centro Cultural de Belém). En Art contemporain, même Montréal n’a rien d’équivalent.

Le Musée des Beaux-Arts de Porto est un musée de niveau provincial alors que la capitale portugaise possède deux Musées des Beaux-Arts; le musée privé Gulbenkian de Lisbonne (de classe mondiale) et le Museu Nacional de Arte Antigua (qui lui est à peine inférieur).

Le palais d’Ajuda de Lisbonne est d’un luxe et d’une splendeur avec laquelle aucune demeure bourgeoise de Porto ou de Montréal ne peut rivaliser.

Les musées asiatiques, le musée des carrosses, le musée numismatique et le musée militaire de Lisbonne n’ont pas de rivaux sérieux ni à Porto ni à Montréal.

Toutefois, sans être submergée de gribouillages, Porto est un bouillon de culture fascinant quant à l’art de la rue. Ce n’est pas le cas de Lisbonne.

À Porto, on y voit toute la gamme des graffitis; des tags linéaires sans intérêt et des tags gras où la typographie est soulignée d’une ombre portée ou d’un trait gras (comme on en voit partout, banalement, en Amérique du Nord).

Mais on y trouve aussi des tags ‘artistiques’ où la typographie est texturisée dans un souci évident de transcender le genre (ce qui est rare à Montréal). Et finalement, on y voit le graffiti où pointe la personnalité de créateurs qui devraient s’affirmer à l’avenir.

Quant aux murales, on en trouve à Porto mais moins qu’à Montréal.

La vie musicale

Porto possède ce chef-d’œuvre d’architecture contemporaine qu’est la Casa da Música. En réalité, cette salle est sous-utilisée.

Durant mon séjour à Porto, on ne présentait que trois concerts par semaine à la Casa da Música. On est loin de la riche programmation des différentes salles de la Place des Arts de Montréal.

De manière générale, la vie culturelle à Montréal et à Lisbonne est plus intense. D’abord parce que ces deux villes sont davantage peuplées et conséquemment, parce que la demande de produits culturels y est plus grande.

Là où Lisbonne bat Montréal, c’est quant aux minuscules salles de concert. Les restaurants et cafés qui présentent des spectacles se comptent par dizaines à Lisbonne.

C’est le fado, un genre musical profondément ancré dans la culture populaire de Lisbonne, qui en est responsable.

Le fado est typique du centre du Portugal (Lisbonne et Coïmbre). On en joue pour les touristes distraits à Porto : on l’écoute ému(e) à Lisbonne.

En résumé, l’activité culturelle de Porto se compare à celle d’une métropole régionale de taille moyenne au Québec.

La bouffe

On mange bien partout à travers le monde. Mais la force du Portugal, c’est la fraicheur de ses aliments.

À Montréal, ce qu’on appelle du poisson frais, c’est simplement un poisson qui n’a pas été congelé. Il a été pêché sur les côtes du Canada, de Panama, du Chili ou d’ailleurs. Et il est réfrigéré depuis des jours. Peut-être au-delà d’une semaine.

Au Portugal, le poisson qu’on vous sert au restaurant a été pêché cette nuit ou ce matin. Les légumes qui l’accompagnent ont poussé à moins de cent kilomètres.

C’était vrai autrefois au Québec. De nos jours, à moins de vivre sur une ferme, presque personne n’a véritablement une idée de ce qu’il mange.

D’où est-ce que ça vient ? Pour ne pas avoir à le révéler aux consommateurs, l’étiquette précisera que c’est fait au Canada avec des ingrédients canadiens et importés. La boite de carton est canadienne et reste vient de quelque part.

Avec quoi c’est fait ? Avec de la viande déchiquetée et reconstituée, de la farine de soya modifiée, de l’huile de palme modifiée — modifié comment ? — du sirop de glucose-fructose, des améliorants de ‘flaveur’, et plein d’autres bonnes choses qui ont du méthyloxybenzène dans le nom.

Au Portugal, même un aliment aussi insignifiant que des pommes de terre bouillies goute bon. Au Québec, à moins d’être réduites en purée et d’être additionnées de beurre, les patates ne goutent rien d’autre que l’amidon.

La ville

Là où Porto bat Lisbonne et Montréal à plate couture, c’est dans la beauté de la ville. Montréal et Lisbonne ne sont pas laides. Mais Porto est beaucoup plus photogénique.

Les toits orange des maisons. Les ruelles médiévales qui révèlent de nouveaux secrets à chaque tournant. La pierre dorée de ses murailles. Cette lumière très ‘carte postale’ qui la baigne les jours ensoleillés. Et cette lumière grise et plate qui rend les paysages irréels les jours de pluie.

Lisbonne et Porto possèdent de nombreux belvédères.

Mais les rives de Lisbonne bordent un plan d’eau immense. Ce qui fait que sa rive opposée se perd dans la brume.

Les rives rapprochées de Porto permettent de voir ce fleuve conquérant, le Douro, qui creuse son lit et qui sépare Porto de sa ville jumelle, Gaia. De Porto, on admire Gaia. De Gaia, on admire Porto. Et des ponts qui les réunissent, on admire les deux.

Conclusion

Même si Porto est une ville d’affaires tournée vers l’exportation, elle offre à ses visiteurs le charme méridional des villes méditerranéennes en associant le soleil, le bon vin, la fraicheur des aliments et, à 30 minutes de métro, le sable fin d’une station balnéaire.

Plage de Matosinhos

Bref, Porto offre à ses visiteurs le simple plaisir de vivre. Voilà le secret de sa popularité croissance en tant que destination touristique.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel