Deux jours à Las Vegas (6e partie)

4 octobre 2019

Le spectacle ‘O’ du Cirque du Soleil
 
À Las Vegas, il y a plusieurs spectacles du Cirque du Soleil qui n’ont jamais quitté cette ville. Mais la presque totalité d’entre eux pourrait partir en tournée.

‘O’ est la seule exception. Son bassin d’eau est inamovible. En somme, il faut aller à Las Vegas pour le voir.

Tout comme les autres spectacles du Cirque du Soleil, on y voit une alternance de numéros d’acrobatie et de numéros de clowns. Les maquillages et les costumes sont vivement colorés comme le veut l’esthétique du cirque. Les prouesses des acrobates ont le même degré de difficulté et suscitent la même admiration.

Toutefois, on n’a jamais l’impression que les artistes risquent leur vie en la gagnant. Le fait qu’ils effectuent leurs acrobaties au-dessus d’un bassin d’eau, on se dit que le pire qui puisse arriver, c’est que leur numéro tombe à l’eau.

‘O’ est un spectacle parfaitement abouti. Selon les numéros, la mise en scène profite de toute la largeur de la scène de l’amphithéâtre et de toute sa profondeur. Or celle-ci est beaucoup plus vaste que les scènes utilisées par le Cirque du Soleil en tournée.

De plus, on y utilise non seulement toute la hauteur visible, mais également la profondeur du bassin puisque des hommes-grenouilles y alimentent les athlètes féminines en nage synchronisée, ces dernières ayant les jambes dressées hors de l’eau.

Une autre distinction de ‘O’, c’est que ce spectacle offre une large gamme sensorielle. Le thème de ‘O’ est non seulement l’eau, mais aussi son contraire, le feu. Or dans les numéros où le feu est utilisé, les spectateurs des premiers rangs sentent la chaleur des flammes.

De plus, quand une pluie s’abat sur scène, on peut sentir la température ambiante baisser instantanément.

Au-delà de tout cela, ce spectacle est enchanteur par la poésie visuelle qui se dégage des numéros les plus inspirés.

Bref, assister à ‘O’ était un de mes grands rêves et ce spectacle m’a pleinement satisfait.

Les sculptures de Richard MacDonald

Le hall qui mène à l’amphithéâtre présente des sculptures de Richard MacDonald (ci-dessous). Cet artiste est parrainé par le Cirque du Soleil. Et ses œuvres sont distribués exclusivement par la Gallery Row de l’hôtel Aria de Las Vegas.






Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 34 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm


Pour lire les comptes-rendus du voyage à Las Vegas, veuillez cliquer sur ceci

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Las Vegas, Récits de voyage | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (5e partie)

3 octobre 2019

L’est du boulevard Las Vegas

Du nord au sud, voici une petite promenade le long du côté est du Strip.

Intérieur du Wynn Las Vegas
Cliquez sur l’image pour démarrer

L’hôtel Wynn Las Vegas (et son frère jumeau, l’Encore) est un des établissements les plus raffinés de Las Vegas.

À l’extérieur, un couple de lions chinois vous accueillent. On pénètre dans l’hôtel sous le feuillage d’arbres décorés de boules de fleurs. Le sol en marbre de carrare est incrusté de mosaïques.

Dans cet hôtel, on présente le spectacle The Dream, créé par Franco Dragone (l’ancien metteur en scène du Cirque du Soleil). Il s’agit d’un spectacle dont on m’a dit beaucoup de bien.

Le restaurant Costa di Mare est à ce point dispendieux qu’il est l’endroit idéal pour fuir le voisinage des parieurs ruinés.

Au Patio Parasol, les cocktails se vendent environ 20$US. Il surplombe le Lake of Dreams où sont présentés deux courts spectacles sensationnels, dont celui ci-dessus.

Le Venetian et le Palazzo
Intérieur de l’hôtel

Si vous aimez tout de l’Italie sauf les Italiens, vous adorerez le Venetian de Las Vegas.

Mais à naviguer sur ses gondoles, il est impossible d’imaginer être sur de véritables canaux vénitiens; la triste réalité est qu’on navigue sur une longue piscine bordée d’édifices qui rappellent la ville des Doges. Comme quoi rien ne remplace l’Italie. La vraie.

L’intérieur est décoré de manière raffinée.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Construit en 1946, le Flamingo fut le premier hôtel du Strip. Sa très belle enseigne rappelle l’extravagance de celles sur la rue Freemont, au centre-ville.

Toit du Cromwell
Le Paris Paris

Le Paris Paris est un hôtel cruciforme situé en face du Bellagio. Sur l’avenue Las Vegas, il présente aux passants un potpourri architectural de la capitale française; le Louvre, la tour Eiffel, l’opéra Garnier et l’Arc de Triomphe le plus connu du monde.

Cette fantaisie architecturale abrite les machines-à-sous, les boutiques et les restaurants de l’hôtel.

Dans certains vieux guides touristiques, on prétend que de sa brasserie, on aurait le meilleur point de vue sur les jeux d’eau du Ballagio. De nos jours, les arbres plantés devant le Bellagio font que cela n’est plus vrai.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Au-delà du Paris Paris, le Strip devient le rendez-vous de ceux qui sont venus à Las Vegas pour s’amuser. Les soirs de fin de semaine, l’atmosphère est à la fête.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
4e  photo : 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm


Pour lire les comptes-rendus du voyage à Las Vegas, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Las Vegas, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (4e partie)

2 octobre 2019

L’ouest du boulevard Las Vegas

Du nord au sud, voici une petite promenade le long du côté ouest du Strip.

Le Treasure Island
Les piscines du Mirage
Réception du Mirage

Derrière du comptoir de réception du Mirage se trouve un aquarium de 80 000 litres.

Depuis 2006, la grande salle du Mirage présente le spectacle LOVE (sur la musique des Beatles) du Cirque du Soleil.

Au moment de ma visite, dans une autre salle, on présentait l’excellente performance du magicien Shin Lim.

Le casino de cet hôtel contient cent tables de jeu et deux-mille machines à sous.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Aux passants du Strip, l’hôtel présente le Mirage Volcano, un spectacle bruyant au cours duquel jaillissent de hautes flammes et qui symbolise une éruption volcanique.

Entrée du Caesar’s Palace
Une salle de jeu du Caesar’s Palace

C’est dans l’immense salle de spectacle du Caesar’s Palace que Céline Dion présentait son spectacle jusqu’à tout récemment.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Aux 15 à 30 minutes, les fontaines du grand lac artificiel devant le Bellagio, présentent un spectacle aquatique dont la trame musicale est sans cesse renouvelée. Impressionnant de jour, il est spectaculaire de nuit.

Au centre de son hall d’entrée se trouve le Petrossian Bar dont le plafond est décoré de feux-mille fleurs en verre soufflé de Dale Chihuly (semblable à son Plafond persan, présenté à Montréal en 2013).

Pâtisserie de Jean-Philippe Maury au Bellagio

Dans la boutique du pâtissier Jean-Philippe Maury (élu Meilleur ouvrier de France en 1997), on peut admirer la plus grande fontaine de chocolat au monde, haute de huit mètres. Deux tonnes de chocolat liquide y circulent.

Le jardin d’hiver du Bellagio

Le jardin d’hiver —  appelé Bellagio Conservatory & Botanical Gardens — est logé dans un atrium. On y présente des arrangements floraux saisonniers. Au moment de ma visite, l’exposition botanique était sous le thème des Mille-et-une nuits.

C’est également dans le Bellagio que le Cirque du Soleil présente le spectacle ‘O’ (dont je ferai la critique bientôt).

Au Cosmopolitan
Sortie du Vdara
L’Aria
Aperçu de l’intérieur de l’Aria
Banque du casino de l’Aria
Jardins extérieurs du Crystals
Intérieur du Crystals

Le City Center est un nouveau complexe hôtelier qui comprend The Cosmopolitan, le Vdara, l’Aria et le Crystals. Ces hôtels se distinguent par leur unité architecturale moderne.

Le New York New York et ses manèges

Inauguré en 1997, le New York New York présente, entre autres, une version miniature de la Statue de la liberté, du pont de Brooklyn, et de l’Empire State Building.

L’Excalibur
Le Luxor
Le Mandalay Bay

Le Mandalay Bay est le seul hôtel de Las Vegas qui possède une piscine à vagues bordée de sable.

Depuis 2013, on y présente le spectacle One du Cirque du Soleil, basé sur la musique de Michael Jackson.

L’aquarium Shark Reef de cet hôtel contenant deux-mille espèces marines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (11e, 12e, 13e, 15e, 16e, 17e et 18e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
  2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 13 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 16 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 14 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 8 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
10e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 16 mm
11e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 16 mm
13e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
14e  photo : 1/60 sec. — F/3,6 — ISO 640 — 14 mm
15e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
16e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
17e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
18e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm


Pour lire les comptes-rendus du voyage à Las Vegas, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 3 — Nombre de votes : 1

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Las Vegas, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (3e partie)

1 octobre 2019

Aperçu général

À Las Vegas, il y a deux quartiers touristiques; le centre-ville et le Strip.

C’est le long de la rue Freemont qu’on trouve les attraits du centre-ville. Mais puisque je ne l’ai pas visitée, je ne vous en parlerai pas.

J’ai passé mon bref séjour dans cette ville sur le boulevard Las Vegas, communément appelé le Strip.

Le Strip vers le sud

Long de sept kilomètres, le Strip traverse le centre-ville, rencontre la Stratosphère (à droite), et s’étend un peu au-delà de l’hôtel Mandalay Bay (au loin, à l’extrême gauche, aux vitres dorées).

Le Strip, vers le sud

Il est bordé d’hôtels dont les plus luxueux sont du côté ouest du Strip.

Le Strip, vers le nord, le jour

En raison du climat, la majorité des vacanciers passent leurs journées autour des piscines, à magasiner à l’air conditionné dans les boutiques de luxe, ou à jouer aux machines à sous.

Le Strip, vers le nord, la nuit
Le Strip, la nuit

C’est le soir que Las Vegas est à son meilleur.

En plus des activités de jour, les hôtels offrent le soir une grande quantité de divertissements. Le Cirque du Soleil y présente plusieurs spectacles de très haute qualité. À cela s’ajoutent de nombreux concerts de musique populaire et de magie. En somme, il est impossible de s’ennuyer à Las Vegas.

Mais c’est une ville dispendieuse.

Par exemple, un simple sandwich au poulet pourrait vous couter 12$US, soit le prix d’un repas complet à Montréal. Autre exemple, le café expresso à 3,50$US est, lui aussi, sensiblement plus cher que chez nous.

Et puisque les chambres d’hôtel n’ont presque jamais de cuisinette (même pas de microonde), ni de cafetière, les occasions d’économiser sur les repas sont peu nombreuses.

Le visiteur au budget limité pourra s’alimenter auprès des chaines de restauration rapide (toutes situées à l’est du Strip). Leurs politiques de prix sont à peine majorées.

Ceci étant dit, on peut acheter quelques aliments (des fruits, du lait et des jus) à la pharmacie Walgreens.

Machines à sous au Bellagio
Table de jeu au Caesar’s Palace
Jeux au bar d’un casino

Par contre, dans les casinos, on boit à volonté. Il suffit d’être en train de jouer au moment précis où passe une serveuse pour lui commander gratuitement la boisson que vous désirez (alcoolisée ou non). Et ce, même si vous ne séjournez pas à l’hôtel de ce casino puisqu’elle ne vous demandera pas votre numéro de chambre.

Du côté ouest du Strip, certains hôtels sont reliés entre eux par un passage souterrain.

En gros, on y voit les mêmes boutiques de luxe. Et leurs casinos offrent les mêmes machines à sous et les mêmes tables de jeu. Si bien que d’un casino à l’autre, tout ce qui semble les distinguer, c’est la couleur du tapis et des murs.

À part de certaines salles réservées à ceux qui parient de grosses sommes, il n’y a pas lieu de choisir un casino plutôt qu’un autre.

Si vous prévoyez effectuer un voyage à Las Vegas, il est chaudement recommandé de vous procurer une carte de fidélité M life. Cette carte est gratuite.

Elle permet de réserver — à des prix incroyablement bas — des chambres à l’une ou l’autre des nombreux hôtels de la chaine MGM.

De plus, elle permet des rabais instantanés à leurs restaurants et à leurs boutiques (mais pas à ceux des couloirs souterrains qui y mènent).

Des rabais sont même offerts aux spectacles présentés dans ces hôtels (dont ceux du Cirque du Soleil).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 2e, 6e et 7e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 2500 — 10 mm
5e  photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 11 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 21 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 17 mm
8e  photo : 1/50 sec. — F/3,5 — ISO 6400 — 13 mm


Pour lire les comptes-rendus du voyage à Las Vegas, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Las Vegas, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (2e partie)

30 septembre 2019

La gestion de l’eau

Sans en être la capitale, Las Vegas est la ville la plus peuplée du Nevada. La ville proprement dite compte 650 000 habitants. Son aire urbaine comprend près de deux-millions de personnes.

Elle est située à 610 mètres d’altitude, dans une cuvette entourée de montagnes.

Nord-est de Las Vegas

Lorsqu’on observe les alentours de la ville, on est frappé par l’abondance relative de la végétation malgré une pluviométrie de seulement 11,4  cm par année.

L’eau abonde à Las Vegas. Elle jaillit des fontaines des hôtels. De grandes piscines extérieures s’offrent au plaisir des vacanciers. Sans compter les pommeaux de douches dont on peut contrôler la température, mais pas le débit.

Piscines privées

Malgré l’extravagance hôtelière, ce sont les particuliers qui sont les principaux utilisateurs d’eau.

À la périphérie immédiate de la ville, les particuliers ont souvent leur propre piscine.

Lotissements proches du centre-ville
Lotissements éloignés du centre-ville

Quant au verdissement des terrains privés, il varie beaucoup selon qu’on habite un ensemble résidentiel huppé ou qu’on habite une de ces maisons modestes aux limites de l’agglomération.

Barrage Hoover

En 1930, Las Vegas n’était qu’un village de cinq-mille habitants.

Construit entre 1931 et 1936, le barrage Hoover — situé à une cinquantaine de kilomètres de Las Vegas — permit de développement urbain de la ville, limité jusque là par la rareté de l’eau.

Lac Mead

Sa construction entraina la création du plus grand réservoir d’eau potable des États-Unis, soit le lac Mead.

Il contient 32 236 kilomètres cubes d’eau potable destinée à assurer les besoins de vingt-millions de personnes (dont la population de Las Vegas) et les besoins agricoles de l’Arizona, de la Californie et du Nevada.

Le barrage Hoover produit également de l’énergie hydroélectrique. Sa puissance est de 2 080 MW, soit 1,3 fois le barrage Manic-5 (au Québec).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (1re photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e photo), et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,1 — ISO 200 — 45 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/3,9 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/2000 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 14 mm


Pour lire les comptes-rendus du voyage à Las Vegas, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Las Vegas, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (1re partie)

29 septembre 2019

De Montréal à Las Vegas
 

À l’aéroport de Montréal

J’ai toujours rêvé de voir le spectacle ‘O’ du Cirque du Soleil. Aussi ai-je sauté sur l’occasion lorsque ma sœur Monique m’a invité à séjourner dans sa maison californienne, précédé de deux jours à Las Vegas.

L’avion pour le vol Montréal-Las Vegas

Le vol direct Montréal-Las Vegas prend 5h20. Mais avec le décalage horaire, à l’heure locale, on arrive deux heures vingt minutes après l’heure du départ.

Sur les ailes de Rouge d’Air Canada, seul le bagage apporté à bord est gratuit. Des frais supplémentaires s’appliquent à tout bagage destiné à la soute de l’avion.

De plus, au cours du trajet, seuls l’eau, les jus et le café ou le thé sont gratuits. On doit payer le reste (y compris les repas).

Au cours des quinze dernières minutes du trajet, on survole le Nevada, l’État où est situé Las Vegas. Or le paysage semi-désertique de ce coin des États-Unis est à la fois varié et très photogénique. Si votre siège n’est pas du côté des hublots, vous envierez ceux qui y sont assis.

Vue intérieure du terminal 3

Dès le terminal 3 (dédié aux vols internationaux), quelques machines à sous accueillent les visiteurs qui bruleraient d’impatience d’y perdre leurs précieuses économies.

Navette de l’aéroport

Un mini-métro souterrain propre et efficace transporte les passagers du terminal 3 à la gare principale de l’aéroport.

Aéroport international McCarran

L’aéroport international McCarran (ci-dessus, dans le coin supérieur droit de la photo) est collé sur la ville. Mais les voies de circulation qui y donnent accès obligent des détours qui feront que le trajet vers votre hôtel (en taxi, en bus ou autrement) se fera en une vingtaine de minutes.

Entrée et cuisine d’une chambre de l’hôtel Vdara
Lit et fenêtre de sept mètres sur la ville
Salle de bain d’une chambre de l’hôtel Vdara

Le prix des chambres à Las Vegas varie non seulement d’un hôtel à l’autre, mais varie surtout d’un jour à l’autre, pour un même hôtel.

Pour celui qui désire séjourner dans cette ville, ces fluctuations énormes semblent obéir à des lois mystérieuses.

En réalité, les prix varient selon l’affluence. Mais on ne peut en juger que si on connait parfaitement ce qui se passe en ville.

En plus des spectacles permanents (comme ceux du Cirque du Soleil) ou des artistes en résidence (comme l’a été Céline Dion jusqu’à tout récemment), la ville accueille de grandes vedettes américaines pour un ou quelques soirs.

Lors de mon séjour, les groupes Aerosmith et Eagles, chacun de leur côté, sollicitaient les visiteurs, en plus la concurrence que leur faisaient les Golden Knights à l’aréna T-Mobile.

Chacune des parties de ce club de hockey attire 19 000 amateurs d’un partout dans la région.

Pourquoi aime-t-on à ce point le hockey en plein désert ?

Après avoir vaincu le scepticisme de la Ligue nationale de hockey et obtenu sa franchise, Las Vegas s’est rendue en finale dès la première année de leur existence. Ce qui a provoqué l’engouement immédiat pour ce sport.

D’autres villes du Sud-Ouest américain ont leur club de baseball ou de football, mais les Golden Knights forment, pour l’instant, la seule équipe de sport professionnel à Las Vegas.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 2e, 3e, 4e et 5e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 25 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/50 sec. — F/3,2 — ISO 6400 — 9 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 8 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 8 mm


Pour lire les comptes-rendus du voyage à Las Vegas, veuillez cliquer sur ceci.

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Un commentaire

| Récit du voyage à Las Vegas, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sauna finlandais

30 août 2018

L’hygiène corporelle en Europe

Beaucoup de peuples ont intégré la fréquentation du bain public dans leur culture.

En plus d’un amphithéâtre et d’une arène, toute ville romaine de taille importante aspirait à posséder des bains publics (appelés thermes), à l’image de ceux de Rome.

Après la chute de l’Empire, les ‘étuves’ médiévales ont succédé aux bains romains.

Mais ces établissements étaient un croisement entre le bain public et la maison close. De plus, l’eau de leurs bassins était une soupe à microbes puisque la chlorination de l’eau n’avait pas encore été inventée.

Lieux de perdition, les étuves seront fermées en grand nombre au cours de la Contreréforme.

Au XVIe et XVIIe siècle, la médecine croit que la leçon à retenir des grandes épidémies de choléra des siècles antérieurs, c’est que l’eau est néfaste à la santé.

L’hygiène corporelle se limite alors au lavage du visage et du torse. On soutient même qu’une odeur corporelle forte est un signe de vigueur physique et de santé.

Il vaudra attendre le XVIIIe siècle pour que des médecins associent le bain froid à l’hygiène.

Dans les villes où les immeubles n’ont pas l’eau courante, on se remettra à construire des fontaines publiques (pour l’approvisionnement en eau potable), mais aussi des bains publics.

Le sauna unifamilial

Durant tout ce temps, les Finlandais étaient demeurés le peuple le plus propre d’Europe, grâce à la fréquentation du sauna.

Dès le XIIe siècle, les saunas ont pris la forme de petits chalets à l’écart de la résidence où les baigneurs nus se frappaient de manière intermittente avec des branches de bouleau et finissaient par se verser de l’eau tiède.

Le culte luthérien s’est répandu en Finlande parce qu’il ne s’est jamais opposé à l’habitude séculaire du sauna, contrairement à d’autres confessions chrétiennes qui ont toujours eu une relation conflictuelle avec la nudité.

Selon les saisons et les préférences personnelles, la fréquentation du sauna pouvait varier. Toutefois, le samedi soir était traditionnellement le jour du sauna, celui où tous les Finlandais se baignaient, et ce afin de se présenter propres et bien-vêtus aux offices religieux du lendemain.

À travers les siècles, la principale évolution des saunas a concerné la chaudière, originellement en pierre, remplacée par le poêle à bois en fonte, puis par le poêle électrique, le plus sécuritaire de tous.

La popularité du sauna a même influencé le développement urbain à Helsinki. Au XIXe siècle, le service des incendies a imposé une largeur minimale des nouvelles rues de manière à limiter la propagation des incendies, à une époque où presque toutes les maisons de la ville étaient en bois.

La nécessité du sauna

On estime que 99% des Finlandais fréquentent régulièrement des saunas. Dans une collectivité, lorsqu’une pratique est généralisée, c’est toujours parce qu’elle correspond à une nécessité.

La maison traditionnelle finlandaise était sombre, peu fenestrée, surpeuplée, et fréquentée par des animaux de compagnie, voire des petits animaux de la ferme.

‘Pasteurisé’ ou stérilisé en raison de sa température, le sauna était le seul édifice hygiénique de l’habitat finlandais. Voilà pourquoi les accouchements s’y déroulaient. Les femmes y trouvaient de l’eau propre, la tranquillité et l’intimité qui leur était nécessaire.

Lieu sacré rituel, c’est également là où on lavait les morts avant leur enterrement.

Le bienêtre physique et la détente ressentis à l’issue d’une séance au sauna procuraient le plus grand bien aux paysans qui revenaient accablés par le labeur aux champs ou par le travail en forêt.

Mais il serait réducteur de ne voir dans le sauna finlandais qu’un lieu de détente. Par-dessous tout, le sauna est le lieu par excellence pour tisser des liens sociaux.

Le Finlandais qui vous invite à partager sa table ou mieux, qui vous invite à son sauna, vous fait une grande faveur.

Dans les années 1950, certaines des négociations en vue de la signature d’un traité de coopération entre la Finlande et la Russie se sont déroulées dans le sauna personnel du président finlandais Urha Kekkonen.

On peut facilement imaginer le président russe Nikita Khrouchtchev, nu devant son homologie finlandais, utiliser un ton beaucoup moins autoritaire que celui qu’il aurait employé s’il était revêtu de sa tunique militaire bardée de médailles. D’autant plus que dans un sauna exigu, tout haussement de ton est désagréable même pour celui qui perd patience.

L’accession des femmes aux postes décisionnels a toutefois rendu caduque l’habitude finlandaise de mener des négociations commerciales, industrielles ou politiques dans des saunas.

Le sauna public

Au début de l’urbanisation du pays, il était possible de construire un sauna dans la cour de la maison unifamiliale. Mais au tournant du XXe siècle, l’apparition d’immeubles à logements a entrainé la création des saunas publics.

Sauna Kotiharjun
Sauna Arla

C’est ainsi que s’est développée l’habitude des ouvriers d’aller au sauna le vendredi soir après le travail ou de se donner rendez-vous le jour du sauna (encore plus fréquenté). Comme ici, au Québec, on pouvait se retrouver à la taverne le jour de la paie (soit le jeudi).

C’est ce phénomène auquel on peut encore assister dans les derniers saunas publics d’Helsinki.

Dans les saunas finlandais, les baigneurs sont nus. Voilà pourquoi femmes et hommes se baignent séparément. Contrairement aux saunas unifamiliaux, à l’intérieur desquels parents et enfants prennent place ensemble.

La multiplication des saunas électriques, parfaitement sécuritaires, et adaptables aux appartements des immeubles locatifs modernes, a toutefois diminué d’autant la fréquentation des saunas publics.

Sauna Kulttuuri

Le sauna Kulttuuri échappe à ce phénomène parce qu’il est situé à quelques pas d’une résidence étudiante à l’intérieur de laquelle les chambrettes sont trop petites pour qu’on puisse y installer des saunas individuels.

Fermés les lundis et parfois les mardis, les saunas publics ouvrent en milieu d’après-midi et ferment entre 20h et 21h30. Leur pic de fréquentation se situe entre 18h et 19h.

Ils se distinguent facilement des très rares saunas de débauche qui n’ouvrent qu’en fin de soirée pour la nuit.

Le sauna pour touristes

Décimés par la mode des saunas unifamiliaux, les derniers saunas publics d’Helsinki sont menacés par l’industrie touristique.

On voit mal comment la convivialité qui règne dans un sauna public pourrait résister à des vagues de touristes venus en autocar pour prendre leur autoportrait devant des travailleurs à moitié nus en train de se rafraichir à l’extérieur de l’établissement.

Allas Sea Pool

À des fins touristiques, on a créé à Helsinki des complexes aquatiques, propres et modernes, à l’intérieur desquels les saunas n’exigent pas la nudité, rébarbative à de nombreux touristes qui n’y sont pas habitués.

Ces saunas offrent le pittoresque des saunas finlandais sans l’essentiel; l’interaction sociale puisque fréquentée par des gens qui ne se connaissent pas et qui n’ont souvent aucune intention de faire connaissance.

Tout comme le Grand Prix de la Formule 1 attire son lot de prostitués, il n’est pas exclu de penser que les saunas pour touristes puissent attirer une clientèle indésirable.

L’industrie du sauna en Finlande

De nos jours, on compte plus de deux-millions de saunas en Finlande, un pays de 5,4 millions d’habitants.

Exemple de boutique d’accessoires de sauna

En raison de leur popularité, les saunas ont permis le développement d’une véritable industrie, offrant différents types de saunas (sec, humide, à la vapeur), des accessoires (seau d’eau en bois, louche, thermomètre, hygromètre, sablier, pierres de poêle, luminaires, etc.), et des cosmétiques dédiés aux soins de la peau.

Sauna Alvarin

Afin d’offrir le sauna aux invités à une réunion sociale qui se tient dans un lieu dépourvu de sauna, Sauna Alvarin est un sauna ambulant construit dans une caravane en bois.

Le forfait de location comprend le transport de la caravane, les serviettes, le bois de combustion, l’eau, et la présence d’un maitre de sauna. Celui-ci est responsable du chauffage et du bon fonctionnement du sauna.

SaunaShip

SaunaShip est un sauna maritime que des groupes peuvent louer pour effectuer des excursions dans l’archipel d’Helsinki. Facultatives sont la restauration à bord et les escales sur les iles dotées d’équipements sportifs.

Conclusion

Les saunas finlandais sont des lieux privilégiés d’interaction sociale.

Dans certains sociétés, la cohésion sociale est obtenue par la crainte ou la haine d’un ennemi commun. Dans d’autres sociétés, cette cohésion est obtenue par un patriotisme exacerbé.

Jusqu’ici en Finlande, c’est la fréquentation du sauna — à l’instar de la fréquentation des thermes romains — qui permet de tisser un vaste réseau de liens sociaux et de nourrir l’identité nationale.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (sauf la première photo)
1re photo : inconnu
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
3e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 5 — Nombre de votes : 2

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Helsinki, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le transport en commun finlandais : les titres de transport

28 août 2018

À Helsinki, il y a trois moyens d’acheter des titres de transport :
• auprès de machines distributrices dans les gares,
• au dépanneur (appelé supérette en France) et
• sur l’internet.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les titres de transport vendus par des distributrices dans les gares s’apparentent aux correspondances utilisées autrefois à Montréal.

Ce sont des billets de papier. Leur période de validité débute au moment de l’émission.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Par contre, les titres de transport disponibles au dépanneur sont en carton plastifié.

Leur couleur varie selon qu’ils sont à usage unique (bleu) ou à usage multiple d’une durée déterminée (jaune banane pour une carte valide pour une semaine).

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Ils contiennent un circuit électronique en sandwich entre deux couches de papier plastifié. Ce circuit électronique permet de les programmer.

C’est ainsi que l’émetteur de la carte vous demandera l’étendue de la zone à l’intérieur de laquelle s’effectueront vos déplacements.

Pour Helsinki et sa banlieue, la carte unique coute 2,9€. Pour aller de la capitale à l’aéroport (ou l’inverse), c’est 5€. Et le prix sera plus important si on veut se rendre dans les régions éloignées du pays.

Pourtant, extérieurement, la carte à usage unique est toujours la même (c’est-à-dire bleue).

Quant à la carte valide pour une semaine, elle coute 36€ lorsqu’on compte l’utiliser dans Helsinki et sa région immédiate.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Contrairement au billet sur papier, on peut différer le début d’utilisation d’une carte à circuit électronique. C’est au moment où cette carte est initialisée ou ‘compostée’ par un lecteur que débute sa période de validité.

Tous les passagers n’ont pas à présenter leur carte à un lecteur pour utiliser le transport en commun. Seul celui qui voyage pour la première fois grâce à sa carte doit le faire : toute négligence de sa part est l’équivalent d’emprunter le transport en commun sans payer.

Cette obligation est la même pour la personne qui a acheté son titre de transport à l’aide d’une application pour appareil mobile.

L’initialisation se fait en présentant son téléphone multifonctionnel à un lecteur, comme on le fait avec une carte à circuit électronique.

À Montréal, on a installé des tourniquets qui bloquent l’accès au métro à moins de présenter un titre de transport valide.

Ce n’est pas le cas à Helsinki. On entre librement dans les stations de métro et dans les gares ferroviaires.

En raison de cette absence de tourniquets, il n’y a jamais de congestion à l’entrée du métro ou des gares.

Un certain nombre de patrouilleurs assurent la sécurité. Dans le cas du métro, ils ne sont pas attitrés à une station en particulier, mais vont de station en station en empruntant le métro.

Quant aux contrôleurs, dès que les portes d’un train se ferment, ils vérifient (à l’aide d’un lecteur mobile) si tous les passagers sont détenteurs d’un titre valide. Puis ils débarquent à la gare suivante et vont de train en train pour effectuer leur travail.

En présence d’un utilisateur fautif, les contrôleurs ont le pouvoir discrétionnaire d’imposer l’amende (80€) ou l’achat du titre que le passager aurait dû se procurer. Le paiement se fait alors à l’aide du téléphone multifonctionnel du passager pris en défaut.

Si on exclut le personnel nécessaire au bon fonctionnement du matériel roulant, le système de transport en commun de Finlande repose sur un personnel réduit d’une très grande efficacité.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 19 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Helsinki, Récits de voyage, Transport en commun | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le transport en commun finlandais : le matériel roulant

27 août 2018

Introduction

Avec sa population de 5,4 millions d’habitants et un rude climat hivernal, la Finlande est un ‘petit’ pays qui a de nombreux points en commun avec le Québec.

Le texte qui suit vise à présenter les moyens retenus par la Finlande pour desservir sa population en matière de transport. Et ce, en attachant une importance particulière à l’électrification des transports, un domaine où le Québec accuse un retard certain après des années d’immobilisme.

Le réseau routier finlandais

Allongé du nord au sud, le territoire finlandais occupe 338 424 km² soit 22% de la surface du Québec.

Située à l’extrémité sud du pays, Helsinki possède une latitude de 60°10, à mi-chemin entre celle de Montréal (45°37) et le Pôle Nord (90°).

En dépit de ce caractère septentrional, la Finlande s’est dotée d’un réseau routier de 78 162 km qui couvre l’ensemble du pays, toutefois de manière moins dense au nord du pays.

Le Québec a fait un choix différent qui tient compte du fait de sa population concentrée dans la vallée du Saint-Laurent. C’est donc là que se trouve la majorité de nos 185 000 km de routes. Quant à lui, le Grand-Nord est desservi par voie aérienne.

La circulation à Helsinki

Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

La coexistence des différents moyens de locomotion dans la capitale finlandaise nécessite un aménagement précis du territoire.

Dans les rues les plus importantes, piétons et cyclistes voyagent en périphérie, les tramways circulent au centre (encadrés par des embarcadères surélevés), alors que voitures, camions et autobus circulent entre les deux.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Lorsque les tramways empruntent des rues plus étroites, ils perdent leurs voies réservées et se déplacent là où circulent les voitures.

Les tramways

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Helsinki possède deux modèles de tramways. Le vieux modèle ci-dessus et un modèle plus récent, aux mêmes couleurs, présenté sur la photo précédente.

Les uns et les autres ont le même empattement puisqu’ils sont susceptibles d’emprunter les mêmes voies ferrées.

Dans tous les cas, les passagers peuvent accéder aux tramways par n’importe quelle de leurs portes.

Les autobus

Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les autobus d’Helsinki ressemblent à ceux de Montréal. Dans certains cas, on n’y accède que par la porte située près du chauffeur.

Ils sont climatisés. Toutefois, cette climatisation n’est pas prévue pour le simple confort des passagers mais pour éviter les coups de chaleur. Par temps chauds, elle est donc mise en marche que pour ramener la température intérieure au niveau de la température extérieure, sauf en cas de canicule où là, la climatisation plus intense.

Le vélo-partage

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Tout comme Montréal, Helsinki a son système de vélo-partage.

Inauguré en 2016, il se compose de 1 500 vélos répartis dans 150 stations.

Le tarif est de 5€ par jour pour un nombre illimité de trajets qui ne doivent pas excéder trente minutes chacun.

Le métro

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Inauguré en 1982 et prolongé une vingtaine d’années plus tard, le métro d’Helsinki est le plus nordique au monde.

À l’origine, son but était principalement économique. Il coutait moins cher de faire face à la croissance rapide de la population en enfouissant sous terre l’augmentation prévue des déplacements.

En somme, pour éviter d’augmenter le nombre de tramways et d’autobus en surface — ce qui aurait congestionné la circulation automobile et nécessité la construction de plus de routes et d’autoroutes — on a fait un métro.

Or le réseau initial reliait le centre-ville à l’université d’Helsinki et à des quartiers où demeuraient de fortes concentrations de retraités et de salariés à faible revenu. Bref, on ciblait les utilisateurs des transports publics.

Les stations du métro originel ont l’air un peu datées. Les stations nées de son prolongement sont plus modernes (voir photo ci-dessus).

Les trains

Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Afin de relier Helsinki à sa banlieue et aux autres villes du pays, la Finlande a développé un réseau de trains.

À l’époque de la création du réseau, en 1862, la Finlande était un duché russe. L’écartement des rails obéit donc au standard russe (1,542m). Celui-ci est plus large que l’écartement du standard de l’Union internationale des chemins de fer (1,435m).

Pour desservir un territoire qui représente 22% de la taille du Québec, le réseau finlandais est de 5 865 km de voies ferrées, soit à peine moins qu’au Québec (6 678 km).

Contrairement au réseau routier — qui dessert assez bien l’ensemble du territoire national — le réseau ferroviaire dessert très peu le nord du pays.

L’efficacité du réseau est telle que le nombre de véhicules en Finlande est de 4,95 millions d’unités (dont 2,85 millions de voitures), alors qu’au Québec, il est de 8,49 millions d’unités (dont 5,59 millions de voitures).

C’est 627 véhicules en Finlande par mille personnes, comparativement à mille véhicules par mille personnes au Québec (soit un véhicule par personne).

C’est en 1968 que la Finlande a débuté l’électrification de son système ferroviaire. Un demi-siècle plus tard, c’est le cas de près de la moitié du réseau. Mais c’est la partie la plus utilisée. Si bien que la traction électrique est responsable de 65% des déplacements par chemin de fer.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Une bonne partie des tablettes situées près des fenêtres portent un symbole qui indique aux passagers que des prises de 230 volts se trouvent sous ces tablettes afin de permettre la recharge ou la connexion électrique d’appareils mobiles.

Discussion

Depuis des décennies, la Finlande a investi des sommes considérables afin de se doter d’un vaste réseau de transport en commun, viable et efficace.

La création du métro d’Helsinki visait à enfouir sous terre l’augmentation prévue des déplacements de la circulation en surface dans la capitale finlandaise.

De la même manière, la création de son important réseau ferroviaire visait à prévenir une augmentation de la circulation automobile qui aurait nécessité des investissements encore plus importants dans la croissance du réseau routier.

Cette stratégie a fonctionné. Pour chaque tranche de mille citoyens, il y a 373 véhicules de moins sur les routes et autoroutes finlandaises en comparaison avec celles du Québec.

Cela équivaut, par exemple, à faire disparaitre 694 000 véhicules qui encombrent les voies de circulation sur l’ile de Montréal.

Pour l’ensemble du Québec, c’est comme enlever 3,1 millions de véhicules de nos routes.

Depuis toujours, des politiciens québécois cherchent à se faire élire ou réélire en promettant de créer plus de routes, plus d’autoroutes, et plus de ponts pour pallier aux problèmes survenus en dépit des kilomètres de routes, d’autoroutes et de ponts que d’année et année on ajoute au système routier québécois.

L’exemple finlandais devrait nous inciter à nous demander si cela est la meilleure solution…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
 1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
 2e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
 3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
 4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
 5e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
 6e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 15 mm
 7e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
 8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 15 mm
 9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
11e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
12e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Helsinki, Récits de voyage, Transport en commun, Urbanisme | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Helsinki : mes petits amis d’Huopalahti

21 août 2018

Huopalahti est une banlieue située à 5,5km au nord de la gare Centrale d’Helsinki.

C’est là où se trouvait l’appartement que j’avais loué pour ce voyage.

Fenêtre de la cuisine, vue de l’extérieur

Sa cuisine était éclairée par une minuscule fenêtre près de laquelle poussait un if.

La Finlande étant le pays le plus boisé d’Europe — elle est boisée à 86% — il est usuel que des arbres y poussent à proximité des maisons. Ma cuisine n’avait donc rien d’exceptionnel.

Arille rouge de l’if

L’arbre dont il est question (l’if) est un conifère qui possède la caractéristique de donner naissance à des graines qui ne sont pas contenues dans des cônes rigides, mais simplement enveloppées d’une gaine charnue, sucrée et mucilagineuse qu’on appelle arille.

L’arille est la seule partie de l’arbre qui ne soit pas toxique.

Fenêtre de la cuisine

En raison de la proximité de l’if, ma cuisine pouvait servir de poste d’observation ornithologique, comme s’il s’agissait d’une cabane construite à la cime des arbres.

Le conifère attirait les oiseaux tout au cours de la journée. Mais ils étaient plus nombreux vers 7h30.

Comme si, après la levée du jour, les oiseaux partaient déjeuner selon un circuit qui les amenait à mon arbre à cette heure-là.

Dans la deuxième moitié de ce voyage, j’avais pris l’habitude de prendre mon appareil-photo et de me placer à l’affut des petites bêtes qui me rendraient visite.

Voici quelques-unes d’entre elles.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (3e photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos), M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 9 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 75 mm
7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 75 mm

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Laissez un commentaire »

| Récit du voyage à Helsinki, Récits de voyage | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :