Deux semaines à Palm Desert (1re partie)

6 octobre 2019

De Las Vegas à Palm Desert

Après deux jours passés à Las Vegas, nous prenons la route pour le sud de la Californie, plus précisément pour la ville de Palm Desert.

Entre ces deux villes, nous emprunterons successivement trois autoroutes américaines : la 15 (surtout), la 215 (brièvement) et la 10.



 
La 15 traverse le désert des Mojaves, au nord du parc national homonyme. C’est une des régions les plus arides au monde.

On y rencontre une végétation composée essentiellement de broussailles. Et, rarement, une sorte de palmiers courts qui possède la caractéristique unique de se ramifier, ce qui leur donne une allure de cactus. On les surnomme arbres de Josué (en anglais, Joshua Trees).

Ce qui fait que partout autour de soi, on ne voit pas d’arbres; les plateaux et les montagnes à nu sont simplement mouchetés de broussailles.


 
Lorsque le vent s’élève, il a tôt fait de créer des tourbillons de sable.



 
Après une heure de route, à 31°C, un grand lac semble résister à la sècheresse. De plus, des phares d’une luminosité aveuglante s’y dressent.

En réalité, il s’agit de la centrale solaire d’Ivanpah. Elle a couté 2,2 milliards$US. Composée de 173 500 miroirs héliostats, elle possède une puissance de 393 mégawatts.




 
Puis on longe le Parc national des Mojaves ou Mojave National Preserve (ci-dessus). Ce parc est situé à 50 km au sud du Parc national de la vallée de la Mort. En somme, la route passe entre les deux.


 
L’autoroute nationale 15 est une succession de segments rectilignes.


 
Après avoir quitté la 15, pris la 215, traversé la ville de San Bernardino et pris l’autoroute 10, on rencontre la réserve indienne de Morongo, à mi-chemin entre San Bernardino et Palm Desert.

En dépit du fait qu’elle n’est qu’à 400 mètres d’altitude, le climat qui règne dans ce col venteux est substantiellement plus frais qu’aux alentours. À titre d’exemple, il faisait 31°C au sortir de Las Vegas et presque autant à destination (à Palm Desert), mais environ 20°C à Morongo.



 
À l’est de Morongo se trouve un des trois grands parcs éoliens de Californie. Il s’agit de la ferme éolienne du col de San Gorgonio.

On y trouve 3 218 éoliennes dont la puissance totale est de 615 mégawatts. Celles-ci profitent du fait que le col de San Gorgonio agit comme un entonnoir qui concentre le vent.

Il y a deux modèles d’éoliennes. Dans le modèle ancien, les palmes sont supportées par un treillis métallique.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  2e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
  3e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
  4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
  5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 35 mm
  7e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  9e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
10e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
11e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
12e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (fin)

5 octobre 2019

Survol du canyon du Colorado

Si le clou de ma première journée à Las Vegas fut le spectacle ‘O’ du Cirque du Soleil, le meilleur moment de seconde journée fut un voyage que j’ai effectué au-dessus du canyon du Colorado à bord d’un hélicoptère de la compagne Maverick.

Une navette de la compagnie dessert les principaux hôtels de Las Vegas et les amène dans l’édifice de la compagnie en bordure de l’aéroport de Las Vegas.

Un arrêt est prévu dans le canyon, où une collation est servie aux six passagers de l’hélicoptère. L’aller-retour dure 2h30.

Sur le chemin du retour, l’engin survole le Strip, ce qui explique les photos à vol d’oiseau publiées depuis quelques jours sur ce blogue.

Contrairement aux compagnies aériennes qui font payer un supplément aux passagers qui veulent s’assoir aux meilleures places, le prix du vol en hélicoptère est fixe.

L’attribution des places se fait de manière à bien répartir les poids des passagers dans l’engin, de manière à assurer sa stabilité.

Dans le cas particulier des photographes, les deux meilleures places sont sur les côtés, à l’arrière, et non à l’avant.

À côté du pilote, la vue est meilleure. Mais les trois grandes vitres à l’avant agissent comme autant de miroirs concaves semi-transparents qui agrandissent le moindre reflet, ce qui nuira à la qualité de vos photos.

Quelques conseils destinés aux photographes. Éviter de porter des vêtements pâles (sauf du beige). Évitez également les objets métalliques (montre et bijoux). Évitez d’avoir les bras et les jambes à l’air à moins d’avoir la peau très pigmentée. Apportez des objectifs photographiques dont l’angle de vision est le plus large possible.

Au cours de ce voyage, j’ai pris plus de cinq-cents photos. J’en ai conservé un peu moins de deux-cents. Voici mes préférées.

Dans tous les cas, cliquez sur l’image pour l’agrandir.



















Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (13e et 14e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
  1re photo : 1/1600 sec. — F/3,3 — ISO 200 — 11 mm
  2e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
  3e  photo : 1/2000 sec. — F/3,0 — ISO 200 — 9 mm
  4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
  5e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
  6e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
  7e  photo : 1/800 sec. — F/2,9 — ISO 200 — 9 mm
  8e  photo : 1/500 sec. — F/3,7 — ISO 200 — 15 mm
  9e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
10e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
11e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 9 mm
12e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 8 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/16,0 — ISO 200 — 12 mm
14e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
15e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
16e  photo : 1/1250 sec. — F/3,8 — ISO 200 — 16 mm
17e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (6e partie)

4 octobre 2019

Le spectacle ‘O’ du Cirque du Soleil
 
À Las Vegas, il y a plusieurs spectacles du Cirque du Soleil qui n’ont jamais quitté cette ville. Mais la presque totalité d’entre eux pourrait partir en tournée.

‘O’ est la seule exception. Son bassin d’eau est inamovible. En somme, il faut aller à Las Vegas pour le voir.

Tout comme les autres spectacles du Cirque du Soleil, on y voit une alternance de numéros d’acrobatie et de numéros de clowns. Les maquillages et les costumes sont vivement colorés comme le veut l’esthétique du cirque. Les prouesses des acrobates ont le même degré de difficulté et suscitent la même admiration.

Toutefois, on n’a jamais l’impression que les artistes risquent leur vie en la gagnant. Le fait qu’ils effectuent leurs acrobaties au-dessus d’un bassin d’eau, on se dit que le pire qui puisse arriver, c’est que leur numéro tombe à l’eau.

‘O’ est un spectacle parfaitement abouti. Selon les numéros, la mise en scène profite de toute la largeur de la scène de l’amphithéâtre et de toute sa profondeur. Or celle-ci est beaucoup plus vaste que les scènes utilisées par le Cirque du Soleil en tournée.

De plus, on y utilise non seulement toute la hauteur visible, mais également la profondeur du bassin puisque des hommes-grenouilles y alimentent les athlètes féminines en nage synchronisée, ces dernières ayant les jambes dressées hors de l’eau.

Une autre distinction de ‘O’, c’est que ce spectacle offre une large gamme sensorielle. Le thème de ‘O’ est non seulement l’eau, mais aussi son contraire, le feu. Or dans les numéros où le feu est utilisé, les spectateurs des premiers rangs sentent la chaleur des flammes.

De plus, quand une pluie s’abat sur scène, on peut sentir la température ambiante baisser instantanément.

Au-delà de tout cela, ce spectacle est enchanteur par la poésie visuelle qui se dégage des numéros les plus inspirés.

Bref, assister à ‘O’ était un de mes grands rêves et ce spectacle m’a pleinement satisfait.

Les sculptures de Richard MacDonald

Le hall qui mène à l’amphithéâtre présente des sculptures de Richard MacDonald (ci-dessous). Cet artiste est parrainé par le Cirque du Soleil. Et ses œuvres sont distribués exclusivement par la Gallery Row de l’hôtel Aria de Las Vegas.






Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 34 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (5e partie)

3 octobre 2019

L’est du boulevard Las Vegas

Du nord au sud, voici une petite promenade le long du côté est du Strip.

Intérieur du Wynn Las Vegas
Cliquez sur l’image pour démarrer

L’hôtel Wynn Las Vegas (et son frère jumeau, l’Encore) est un des établissements les plus raffinés de Las Vegas.

À l’extérieur, un couple de lions chinois vous accueillent. On pénètre dans l’hôtel sous le feuillage d’arbres décorés de boules de fleurs. Le sol en marbre de carrare est incrusté de mosaïques.

Dans cet hôtel, on présente le spectacle The Dream, créé par Franco Dragone (l’ancien metteur en scène du Cirque du Soleil). Il s’agit d’un spectacle dont on m’a dit beaucoup de bien.

Le restaurant Costa di Mare est à ce point dispendieux qu’il est l’endroit idéal pour fuir le voisinage des parieurs ruinés.

Au Patio Parasol, les cocktails se vendent environ 20$US. Il surplombe le Lake of Dreams où sont présentés deux courts spectacles sensationnels, dont celui ci-dessus.

Le Venetian et le Palazzo
Intérieur de l’hôtel

Si vous aimez tout de l’Italie sauf les Italiens, vous adorerez le Venetian de Las Vegas.

Mais à naviguer sur ses gondoles, il est impossible d’imaginer être sur de véritables canaux vénitiens; la triste réalité est qu’on navigue sur une longue piscine bordée d’édifices qui rappellent la ville des Doges. Comme quoi rien ne remplace l’Italie. La vraie.

L’intérieur est décoré de manière raffinée.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Construit en 1946, le Flamingo fut le premier hôtel du Strip. Sa très belle enseigne rappelle l’extravagance de celles sur la rue Freemont, au centre-ville.

Toit du Cromwell
Le Paris Paris

Le Paris Paris est un hôtel cruciforme situé en face du Bellagio. Sur l’avenue Las Vegas, il présente aux passants un potpourri architectural de la capitale française; le Louvre, la tour Eiffel, l’opéra Garnier et l’Arc de Triomphe le plus connu du monde.

Cette fantaisie architecturale abrite les machines-à-sous, les boutiques et les restaurants de l’hôtel.

Dans certains vieux guides touristiques, on prétend que de sa brasserie, on aurait le meilleur point de vue sur les jeux d’eau du Ballagio. De nos jours, les arbres plantés devant le Bellagio font que cela n’est plus vrai.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Au-delà du Paris Paris, le Strip devient le rendez-vous de ceux qui sont venus à Las Vegas pour s’amuser. Les soirs de fin de semaine, l’atmosphère est à la fête.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
4e  photo : 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (4e partie)

2 octobre 2019

L’ouest du boulevard Las Vegas

Du nord au sud, voici une petite promenade le long du côté ouest du Strip.

Le Treasure Island
Les piscines du Mirage
Réception du Mirage

Derrière du comptoir de réception du Mirage se trouve un aquarium de 80 000 litres.

Depuis 2006, la grande salle du Mirage présente le spectacle LOVE (sur la musique des Beatles) du Cirque du Soleil.

Au moment de ma visite, dans une autre salle, on présentait l’excellente performance du magicien Shin Lim.

Le casino de cet hôtel contient cent tables de jeu et deux-mille machines à sous.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Aux passants du Strip, l’hôtel présente le Mirage Volcano, un spectacle bruyant au cours duquel jaillissent de hautes flammes et qui symbolise une éruption volcanique.

Entrée du Caesar’s Palace
Une salle de jeu du Caesar’s Palace

C’est dans l’immense salle de spectacle du Caesar’s Palace que Céline Dion présentait son spectacle jusqu’à tout récemment.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Aux 15 à 30 minutes, les fontaines du grand lac artificiel devant le Bellagio, présentent un spectacle aquatique dont la trame musicale est sans cesse renouvelée. Impressionnant de jour, il est spectaculaire de nuit.

Au centre de son hall d’entrée se trouve le Petrossian Bar dont le plafond est décoré de feux-mille fleurs en verre soufflé de Dale Chihuly (semblable à son Plafond persan, présenté à Montréal en 2013).

Pâtisserie de Jean-Philippe Maury au Bellagio

Dans la boutique du pâtissier Jean-Philippe Maury (élu Meilleur ouvrier de France en 1997), on peut admirer la plus grande fontaine de chocolat au monde, haute de huit mètres. Deux tonnes de chocolat liquide y circulent.

Le jardin d’hiver du Bellagio

Le jardin d’hiver —  appelé Bellagio Conservatory & Botanical Gardens — est logé dans un atrium. On y présente des arrangements floraux saisonniers. Au moment de ma visite, l’exposition botanique était sous le thème des Mille-et-une nuits.

C’est également dans le Bellagio que le Cirque du Soleil présente le spectacle ‘O’ (dont je ferai la critique bientôt).

Au Cosmopolitan
Sortie du Vdara
L’Aria
Aperçu de l’intérieur de l’Aria
Banque du casino de l’Aria
Jardins extérieurs du Crystals
Intérieur du Crystals

Le City Center est un nouveau complexe hôtelier qui comprend The Cosmopolitan, le Vdara, l’Aria et le Crystals. Ces hôtels se distinguent par leur unité architecturale moderne.

Le New York New York et ses manèges

Inauguré en 1997, le New York New York présente, entre autres, une version miniature de la Statue de la liberté, du pont de Brooklyn, et de l’Empire State Building.

L’Excalibur
Le Luxor
Le Mandalay Bay

Le Mandalay Bay est le seul hôtel de Las Vegas qui possède une piscine à vagues bordée de sable.

Depuis 2013, on y présente le spectacle One du Cirque du Soleil, basé sur la musique de Michael Jackson.

L’aquarium Shark Reef de cet hôtel contenant deux-mille espèces marines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (11e, 12e, 13e, 15e, 16e, 17e et 18e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 12 mm
  2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 13 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 16 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 14 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 8 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
10e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 16 mm
11e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 16 mm
13e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
14e  photo : 1/60 sec. — F/3,6 — ISO 640 — 14 mm
15e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
16e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
17e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
18e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (3e partie)

1 octobre 2019

Aperçu général

À Las Vegas, il y a deux quartiers touristiques; le centre-ville et le Strip.

C’est le long de la rue Freemont qu’on trouve les attraits du centre-ville. Mais puisque je ne l’ai pas visitée, je ne vous en parlerai pas.

J’ai passé mon bref séjour dans cette ville sur le boulevard Las Vegas, communément appelé le Strip.

Le Strip vers le sud

Long de sept kilomètres, le Strip traverse le centre-ville, rencontre la Stratosphère (à droite), et s’étend un peu au-delà de l’hôtel Mandalay Bay (au loin, à l’extrême gauche, aux vitres dorées).

Le Strip, vers le sud

Il est bordé d’hôtels dont les plus luxueux sont du côté ouest du Strip.

Le Strip, vers le nord, le jour

En raison du climat, la majorité des vacanciers passent leurs journées autour des piscines, à magasiner à l’air conditionné dans les boutiques de luxe, ou à jouer aux machines à sous.

Le Strip, vers le nord, la nuit
Le Strip, la nuit

C’est le soir que Las Vegas est à son meilleur.

En plus des activités de jour, les hôtels offrent le soir une grande quantité de divertissements. Le Cirque du Soleil y présente plusieurs spectacles de très haute qualité. À cela s’ajoutent de nombreux concerts de musique populaire et de magie. En somme, il est impossible de s’ennuyer à Las Vegas.

Mais c’est une ville dispendieuse.

Par exemple, un simple sandwich au poulet pourrait vous couter 12$US, soit le prix d’un repas complet à Montréal. Autre exemple, le café expresso à 3,50$US est, lui aussi, sensiblement plus cher que chez nous.

Et puisque les chambres d’hôtel n’ont presque jamais de cuisinette (même pas de microonde), ni de cafetière, les occasions d’économiser sur les repas sont peu nombreuses.

Le visiteur au budget limité pourra s’alimenter auprès des chaines de restauration rapide (toutes situées à l’est du Strip). Leurs politiques de prix sont à peine majorées.

Ceci étant dit, on peut acheter quelques aliments (des fruits, du lait et des jus) à la pharmacie Walgreens.

Machines à sous au Bellagio
Table de jeu au Caesar’s Palace
Jeux au bar d’un casino

Par contre, dans les casinos, on boit à volonté. Il suffit d’être en train de jouer au moment précis où passe une serveuse pour lui commander gratuitement la boisson que vous désirez (alcoolisée ou non). Et ce, même si vous ne séjournez pas à l’hôtel de ce casino puisqu’elle ne vous demandera pas votre numéro de chambre.

Du côté ouest du Strip, certains hôtels sont reliés entre eux par un passage souterrain.

En gros, on y voit les mêmes boutiques de luxe. Et leurs casinos offrent les mêmes machines à sous et les mêmes tables de jeu. Si bien que d’un casino à l’autre, tout ce qui semble les distinguer, c’est la couleur du tapis et des murs.

À part de certaines salles réservées à ceux qui parient de grosses sommes, il n’y a pas lieu de choisir un casino plutôt qu’un autre.

Si vous prévoyez effectuer un voyage à Las Vegas, il est chaudement recommandé de vous procurer une carte de fidélité M life. Cette carte est gratuite.

Elle permet de réserver — à des prix incroyablement bas — des chambres à l’une ou l’autre des nombreux hôtels de la chaine MGM.

De plus, elle permet des rabais instantanés à leurs restaurants et à leurs boutiques (mais pas à ceux des couloirs souterrains qui y mènent).

Des rabais sont même offerts aux spectacles présentés dans ces hôtels (dont ceux du Cirque du Soleil).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 2e, 6e et 7e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 2500 — 10 mm
5e  photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 11 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 21 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 17 mm
8e  photo : 1/50 sec. — F/3,5 — ISO 6400 — 13 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (2e partie)

30 septembre 2019

La gestion de l’eau

Sans en être la capitale, Las Vegas est la ville la plus peuplée du Nevada. La ville proprement dite compte 650 000 habitants. Son aire urbaine comprend près de deux-millions de personnes.

Elle est située à 610 mètres d’altitude, dans une cuvette entourée de montagnes.

Nord-est de Las Vegas

Lorsqu’on observe les alentours de la ville, on est frappé par l’abondance relative de la végétation malgré une pluviométrie de seulement 11,4  cm par année.

L’eau abonde à Las Vegas. Elle jaillit des fontaines des hôtels. De grandes piscines extérieures s’offrent au plaisir des vacanciers. Sans compter les pommeaux de douches dont on peut contrôler la température, mais pas le débit.

Piscines privées

Malgré l’extravagance hôtelière, ce sont les particuliers qui sont les principaux utilisateurs d’eau.

À la périphérie immédiate de la ville, les particuliers ont souvent leur propre piscine.

Lotissements proches du centre-ville
Lotissements éloignés du centre-ville

Quant au verdissement des terrains privés, il varie beaucoup selon qu’on habite un ensemble résidentiel huppé ou qu’on habite une de ces maisons modestes aux limites de l’agglomération.

Barrage Hoover

En 1930, Las Vegas n’était qu’un village de cinq-mille habitants.

Construit entre 1931 et 1936, le barrage Hoover — situé à une cinquantaine de kilomètres de Las Vegas — permit de développement urbain de la ville, limité jusque là par la rareté de l’eau.

Lac Mead

Sa construction entraina la création du plus grand réservoir d’eau potable des États-Unis, soit le lac Mead.

Il contient 32 236 kilomètres cubes d’eau potable destinée à assurer les besoins de vingt-millions de personnes (dont la population de Las Vegas) et les besoins agricoles de l’Arizona, de la Californie et du Nevada.

Le barrage Hoover produit également de l’énergie hydroélectrique. Sa puissance est de 2 080 MW, soit 1,3 fois le barrage Manic-5 (au Québec).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (1re photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e photo), et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,1 — ISO 200 — 45 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/3,9 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/2000 sec. — F/3,6 — ISO 200 — 14 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deux jours à Las Vegas (1re partie)

29 septembre 2019

De Montréal à Las Vegas
 

À l’aéroport de Montréal

J’ai toujours rêvé de voir le spectacle ‘O’ du Cirque du Soleil. Aussi ai-je sauté sur l’occasion lorsque ma sœur Monique m’a invité à séjourner dans sa maison californienne, précédé de deux jours à Las Vegas.

L’avion pour le vol Montréal-Las Vegas

Le vol direct Montréal-Las Vegas prend 5h20. Mais avec le décalage horaire, à l’heure locale, on arrive deux heures vingt minutes après l’heure du départ.

Sur les ailes de Rouge d’Air Canada, seul le bagage apporté à bord est gratuit. Des frais supplémentaires s’appliquent à tout bagage destiné à la soute de l’avion.

De plus, au cours du trajet, seuls l’eau, les jus et le café ou le thé sont gratuits. On doit payer le reste (y compris les repas).

Au cours des quinze dernières minutes du trajet, on survole le Nevada, l’État où est situé Las Vegas. Or le paysage semi-désertique de ce coin des États-Unis est à la fois varié et très photogénique. Si votre siège n’est pas du côté des hublots, vous envierez ceux qui y sont assis.

Vue intérieure du terminal 3

Dès le terminal 3 (dédié aux vols internationaux), quelques machines à sous accueillent les visiteurs qui bruleraient d’impatience d’y perdre leurs précieuses économies.

Navette de l’aéroport

Un mini-métro souterrain propre et efficace transporte les passagers du terminal 3 à la gare principale de l’aéroport.

Aéroport international McCarran

L’aéroport international McCarran (ci-dessus, dans le coin supérieur droit de la photo) est collé sur la ville. Mais les voies de circulation qui y donnent accès obligent des détours qui feront que le trajet vers votre hôtel (en taxi, en bus ou autrement) se fera en une vingtaine de minutes.

Entrée et cuisine d’une chambre de l’hôtel Vdara
Lit et fenêtre de sept mètres sur la ville
Salle de bain d’une chambre de l’hôtel Vdara

Le prix des chambres à Las Vegas varie non seulement d’un hôtel à l’autre, mais varie surtout d’un jour à l’autre, pour un même hôtel.

Pour celui qui désire séjourner dans cette ville, ces fluctuations énormes semblent obéir à des lois mystérieuses.

En réalité, les prix varient selon l’affluence. Mais on ne peut en juger que si on connait parfaitement ce qui se passe en ville.

En plus des spectacles permanents (comme ceux du Cirque du Soleil) ou des artistes en résidence (comme l’a été Céline Dion jusqu’à tout récemment), la ville accueille de grandes vedettes américaines pour un ou quelques soirs.

Lors de mon séjour, les groupes Aerosmith et Eagles, chacun de leur côté, sollicitaient les visiteurs, en plus la concurrence que leur faisaient les Golden Knights à l’aréna T-Mobile.

Chacune des parties de ce club de hockey attire 19 000 amateurs d’un partout dans la région.

Pourquoi aime-t-on à ce point le hockey en plein désert ?

Après avoir vaincu le scepticisme de la Ligue nationale de hockey et obtenu sa franchise, Las Vegas s’est rendue en finale dès la première année de leur existence. Ce qui a provoqué l’engouement immédiat pour ce sport.

D’autres villes du Sud-Ouest américain ont leur club de baseball ou de football, mais les Golden Knights forment, pour l’instant, la seule équipe de sport professionnel à Las Vegas.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 2e, 3e, 4e et 5e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 25 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 35 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/50 sec. — F/3,2 — ISO 6400 — 9 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 8 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 8 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le sauna finlandais

30 août 2018

L’hygiène corporelle en Europe

Beaucoup de peuples ont intégré la fréquentation du bain public dans leur culture.

En plus d’un amphithéâtre et d’une arène, toute ville romaine de taille importante aspirait à posséder des bains publics (appelés thermes), à l’image de ceux de Rome.

Après la chute de l’Empire, les ‘étuves’ médiévales ont succédé aux bains romains.

Mais ces établissements étaient un croisement entre le bain public et la maison close. De plus, l’eau de leurs bassins était une soupe à microbes puisque la chlorination de l’eau n’avait pas encore été inventée.

Lieux de perdition, les étuves seront fermées en grand nombre au cours de la Contreréforme.

Au XVIe et XVIIe siècle, la médecine croit que la leçon à retenir des grandes épidémies de choléra des siècles antérieurs, c’est que l’eau est néfaste à la santé.

L’hygiène corporelle se limite alors au lavage du visage et du torse. On soutient même qu’une odeur corporelle forte est un signe de vigueur physique et de santé.

Il vaudra attendre le XVIIIe siècle pour que des médecins associent le bain froid à l’hygiène.

Dans les villes où les immeubles n’ont pas l’eau courante, on se remettra à construire des fontaines publiques (pour l’approvisionnement en eau potable), mais aussi des bains publics.

Le sauna unifamilial

Durant tout ce temps, les Finlandais étaient demeurés le peuple le plus propre d’Europe, grâce à la fréquentation du sauna.

Dès le XIIe siècle, les saunas ont pris la forme de petits chalets à l’écart de la résidence où les baigneurs nus se frappaient de manière intermittente avec des branches de bouleau et finissaient par se verser de l’eau tiède.

Le culte luthérien s’est répandu en Finlande parce qu’il ne s’est jamais opposé à l’habitude séculaire du sauna, contrairement à d’autres confessions chrétiennes qui ont toujours eu une relation conflictuelle avec la nudité.

Selon les saisons et les préférences personnelles, la fréquentation du sauna pouvait varier. Toutefois, le samedi soir était traditionnellement le jour du sauna, celui où tous les Finlandais se baignaient, et ce afin de se présenter propres et bien-vêtus aux offices religieux du lendemain.

À travers les siècles, la principale évolution des saunas a concerné la chaudière, originellement en pierre, remplacée par le poêle à bois en fonte, puis par le poêle électrique, le plus sécuritaire de tous.

La popularité du sauna a même influencé le développement urbain à Helsinki. Au XIXe siècle, le service des incendies a imposé une largeur minimale des nouvelles rues de manière à limiter la propagation des incendies, à une époque où presque toutes les maisons de la ville étaient en bois.

La nécessité du sauna

On estime que 99% des Finlandais fréquentent régulièrement des saunas. Dans une collectivité, lorsqu’une pratique est généralisée, c’est toujours parce qu’elle correspond à une nécessité.

La maison traditionnelle finlandaise était sombre, peu fenestrée, surpeuplée, et fréquentée par des animaux de compagnie, voire des petits animaux de la ferme.

‘Pasteurisé’ ou stérilisé en raison de sa température, le sauna était le seul édifice hygiénique de l’habitat finlandais. Voilà pourquoi les accouchements s’y déroulaient. Les femmes y trouvaient de l’eau propre, la tranquillité et l’intimité qui leur était nécessaire.

Lieu sacré rituel, c’est également là où on lavait les morts avant leur enterrement.

Le bienêtre physique et la détente ressentis à l’issue d’une séance au sauna procuraient le plus grand bien aux paysans qui revenaient accablés par le labeur aux champs ou par le travail en forêt.

Mais il serait réducteur de ne voir dans le sauna finlandais qu’un lieu de détente. Par-dessous tout, le sauna est le lieu par excellence pour tisser des liens sociaux.

Le Finlandais qui vous invite à partager sa table ou mieux, qui vous invite à son sauna, vous fait une grande faveur.

Dans les années 1950, certaines des négociations en vue de la signature d’un traité de coopération entre la Finlande et la Russie se sont déroulées dans le sauna personnel du président finlandais Urha Kekkonen.

On peut facilement imaginer le président russe Nikita Khrouchtchev, nu devant son homologie finlandais, utiliser un ton beaucoup moins autoritaire que celui qu’il aurait employé s’il était revêtu de sa tunique militaire bardée de médailles. D’autant plus que dans un sauna exigu, tout haussement de ton est désagréable même pour celui qui perd patience.

L’accession des femmes aux postes décisionnels a toutefois rendu caduque l’habitude finlandaise de mener des négociations commerciales, industrielles ou politiques dans des saunas.

Le sauna public

Au début de l’urbanisation du pays, il était possible de construire un sauna dans la cour de la maison unifamiliale. Mais au tournant du XXe siècle, l’apparition d’immeubles à logements a entrainé la création des saunas publics.

Sauna Kotiharjun
Sauna Arla

C’est ainsi que s’est développée l’habitude des ouvriers d’aller au sauna le vendredi soir après le travail ou de se donner rendez-vous le jour du sauna (encore plus fréquenté). Comme ici, au Québec, on pouvait se retrouver à la taverne le jour de la paie (soit le jeudi).

C’est ce phénomène auquel on peut encore assister dans les derniers saunas publics d’Helsinki.

Dans les saunas finlandais, les baigneurs sont nus. Voilà pourquoi femmes et hommes se baignent séparément. Contrairement aux saunas unifamiliaux, à l’intérieur desquels parents et enfants prennent place ensemble.

La multiplication des saunas électriques, parfaitement sécuritaires, et adaptables aux appartements des immeubles locatifs modernes, a toutefois diminué d’autant la fréquentation des saunas publics.

Sauna Kulttuuri

Le sauna Kulttuuri échappe à ce phénomène parce qu’il est situé à quelques pas d’une résidence étudiante à l’intérieur de laquelle les chambrettes sont trop petites pour qu’on puisse y installer des saunas individuels.

Fermés les lundis et parfois les mardis, les saunas publics ouvrent en milieu d’après-midi et ferment entre 20h et 21h30. Leur pic de fréquentation se situe entre 18h et 19h.

Ils se distinguent facilement des très rares saunas de débauche qui n’ouvrent qu’en fin de soirée pour la nuit.

Le sauna pour touristes

Décimés par la mode des saunas unifamiliaux, les derniers saunas publics d’Helsinki sont menacés par l’industrie touristique.

On voit mal comment la convivialité qui règne dans un sauna public pourrait résister à des vagues de touristes venus en autocar pour prendre leur autoportrait devant des travailleurs à moitié nus en train de se rafraichir à l’extérieur de l’établissement.

Allas Sea Pool

À des fins touristiques, on a créé à Helsinki des complexes aquatiques, propres et modernes, à l’intérieur desquels les saunas n’exigent pas la nudité, rébarbative à de nombreux touristes qui n’y sont pas habitués.

Ces saunas offrent le pittoresque des saunas finlandais sans l’essentiel; l’interaction sociale puisque fréquentée par des gens qui ne se connaissent pas et qui n’ont souvent aucune intention de faire connaissance.

Tout comme le Grand Prix de la Formule 1 attire son lot de prostitués, il n’est pas exclu de penser que les saunas pour touristes puissent attirer une clientèle indésirable.

L’industrie du sauna en Finlande

De nos jours, on compte plus de deux-millions de saunas en Finlande, un pays de 5,4 millions d’habitants.

Exemple de boutique d’accessoires de sauna

En raison de leur popularité, les saunas ont permis le développement d’une véritable industrie, offrant différents types de saunas (sec, humide, à la vapeur), des accessoires (seau d’eau en bois, louche, thermomètre, hygromètre, sablier, pierres de poêle, luminaires, etc.), et des cosmétiques dédiés aux soins de la peau.

Sauna Alvarin

Afin d’offrir le sauna aux invités à une réunion sociale qui se tient dans un lieu dépourvu de sauna, Sauna Alvarin est un sauna ambulant construit dans une caravane en bois.

Le forfait de location comprend le transport de la caravane, les serviettes, le bois de combustion, l’eau, et la présence d’un maitre de sauna. Celui-ci est responsable du chauffage et du bon fonctionnement du sauna.

SaunaShip

SaunaShip est un sauna maritime que des groupes peuvent louer pour effectuer des excursions dans l’archipel d’Helsinki. Facultatives sont la restauration à bord et les escales sur les iles dotées d’équipements sportifs.

Conclusion

Les saunas finlandais sont des lieux privilégiés d’interaction sociale.

Dans certains sociétés, la cohésion sociale est obtenue par la crainte ou la haine d’un ennemi commun. Dans d’autres sociétés, cette cohésion est obtenue par un patriotisme exacerbé.

Jusqu’ici en Finlande, c’est la fréquentation du sauna — à l’instar de la fréquentation des thermes romains — qui permet de tisser un vaste réseau de liens sociaux et de nourrir l’identité nationale.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (sauf la première photo)
1re photo : inconnu
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
3e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 29 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le transport en commun finlandais : les titres de transport

28 août 2018

À Helsinki, il y a trois moyens d’acheter des titres de transport :
• auprès de machines distributrices dans les gares,
• au dépanneur (appelé supérette en France) et
• sur l’internet.

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Les titres de transport vendus par des distributrices dans les gares s’apparentent aux correspondances utilisées autrefois à Montréal.

Ce sont des billets de papier. Leur période de validité débute au moment de l’émission.

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Par contre, les titres de transport disponibles au dépanneur sont en carton plastifié.

Leur couleur varie selon qu’ils sont à usage unique (bleu) ou à usage multiple d’une durée déterminée (jaune banane pour une carte valide pour une semaine).

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Ils contiennent un circuit électronique en sandwich entre deux couches de papier plastifié. Ce circuit électronique permet de les programmer.

C’est ainsi que l’émetteur de la carte vous demandera l’étendue de la zone à l’intérieur de laquelle s’effectueront vos déplacements.

Pour Helsinki et sa banlieue, la carte unique coute 2,9€. Pour aller de la capitale à l’aéroport (ou l’inverse), c’est 5€. Et le prix sera plus important si on veut se rendre dans les régions éloignées du pays.

Pourtant, extérieurement, la carte à usage unique est toujours la même (c’est-à-dire bleue).

Quant à la carte valide pour une semaine, elle coute 36€ lorsqu’on compte l’utiliser dans Helsinki et sa région immédiate.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Contrairement au billet sur papier, on peut différer le début d’utilisation d’une carte à circuit électronique. C’est au moment où cette carte est initialisée ou ‘compostée’ par un lecteur que débute sa période de validité.

Tous les passagers n’ont pas à présenter leur carte à un lecteur pour utiliser le transport en commun. Seul celui qui voyage pour la première fois grâce à sa carte doit le faire : toute négligence de sa part est l’équivalent d’emprunter le transport en commun sans payer.

Cette obligation est la même pour la personne qui a acheté son titre de transport à l’aide d’une application pour appareil mobile.

L’initialisation se fait en présentant son téléphone multifonctionnel à un lecteur, comme on le fait avec une carte à circuit électronique.

À Montréal, on a installé des tourniquets qui bloquent l’accès au métro à moins de présenter un titre de transport valide.

Ce n’est pas le cas à Helsinki. On entre librement dans les stations de métro et dans les gares ferroviaires.

En raison de cette absence de tourniquets, il n’y a jamais de congestion à l’entrée du métro ou des gares.

Un certain nombre de patrouilleurs assurent la sécurité. Dans le cas du métro, ils ne sont pas attitrés à une station en particulier, mais vont de station en station en empruntant le métro.

Quant aux contrôleurs, dès que les portes d’un train se ferment, ils vérifient (à l’aide d’un lecteur mobile) si tous les passagers sont détenteurs d’un titre valide. Puis ils débarquent à la gare suivante et vont de train en train pour effectuer leur travail.

En présence d’un utilisateur fautif, les contrôleurs ont le pouvoir discrétionnaire d’imposer l’amende (80€) ou l’achat du titre que le passager aurait dû se procurer. Le paiement se fait alors à l’aide du téléphone multifonctionnel du passager pris en défaut.

Si on exclut le personnel nécessaire au bon fonctionnement du matériel roulant, le système de transport en commun de Finlande repose sur un personnel réduit d’une très grande efficacité.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 19 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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