Covid-19 : un G7 superpropagateur

22 juin 2021

Pour la première fois depuis des mois, les chefs d’État de sept des dix plus grandes puissances mondiales se sont réunies en personne. La réunion eut lieu du 11 au 13 juin dans le duché de Cornouailles, cette pointe de terre située à l’extrémité sud-ouest de l’Angleterre.

Évidemment, toutes les précautions sanitaires avaient été prises afin d’éviter que des personnes contagieuses se retrouvent dans la délégation de ces pays.

Et puisque tout ce monde s’est déplacé en avion, les compagnies aériennes étaient très fières que les chefs d’État fassent la preuve que, grâce à la vaccination, il est maintenant possible d’effectuer dès maintenant des vols internationaux de manière parfaitement sécuritaire.

Malheureusement, ce sommet fut un évènement superpropagateur.

Non pas que des chefs d’État furent contaminés lors de leur séjour à l’Étranger. Mais, c’est l’inverse; il s’est avéré que plusieurs délégués ont contaminé les Cornouaillais lors de leurs contacts avec la population locale.

Pourtant, la région du sud-ouest est celle où la proportion des personnes vaccinées est la plus forte en Angleterre.

Au 30 mai dernier, 66,2 % de sa population avait reçu au moins une dose de vaccin et 46,9 % des gens étaient complètement immunisés. À titre de comparaison, la moyenne anglaise est respectivement de 61,8 % et de 40,8 %.

Malgré son bouclier vaccinal, pour la première fois depuis le début de la pandémie, cette région s’est retrouvée au-dessus de la moyenne nationale anglaise quant au nombre de nouveaux cas de Covid-19. Et ce, depuis la réunion du G7.

Au 3 juin 2021, dans le duché de Cornouailles, le taux de contagion était de 49 cas par million d’habitants. Dix jours après le G7, il avait explosé à 1 306 cas par million, soit 26 fois plus.

Dans les parties du duché tournées vers la Manche (au sud) — où sont domiciliés les étudiants des universités Exeter et Falmouth — les experts soupçonnent que la cause serait liée à une augmentation des cas sur le campus de ces universités.

Mais les éclosions les plus importantes sont survenues du côté tourné vers la mer Celtique (au nord). Or c’est là qu’ont séjourné les délégations internationales du G7.

Si la Chine avait été invitée à ce sommet, la propagande anglo-américaine aurait immédiatement semé le doute quant à l’efficacité du dépistage chinois et réclamé une série d’enquêtes internationales jusqu’à ce qu’on en arrive à la ‘bonne’ conclusion; c’est la faute de la Chine.

Mais comme il n’y avait là que des pays amis, le gouvernement britannique préfère imputer la cause au variant Delta.

Effectivement, ce variant a causé une légère résurgence des cas partout en Angleterre, passant d’environ 2 400 cas au 7 mai à 10 633 cas hier. Mais c’est sans commune mesure avec l’explosion des cas dans le duché de Cornouailles.

Références :
Cornouailles
Covid cases in Cornwall above national average for first time
Covid vaccine rollout MAPPED: Staggering speed of jabs across England exposed
Le secteur aérien espère une annonce sur les liaisons transatlantiques
No 10 says G7 summit not to blame for rise in Cornwall’s Covid cases

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le ‘Joker’ d’Arabie

16 mai 2021

Introduction

Sorti en 2019, The Joker est un film de fiction qui raconte l’histoire d’un homme méprisé et incompris qui, à force d’être le sujet de la méchanceté des autres, se transforme en un être asocial et, ultimement, en assassin.

Le mépris

En général, les princes saoudiens sont formés dans les meilleurs collèges privés et obtiennent leurs diplômes des plus grandes universités anglo-américaines.

Ils estiment que leurs diplômes prestigieux attestent objectivement de leur compétence à s’occuper des affaires de l’État.

De manière similaire, il y eut une époque au Québec où ceux qui avaient fait leur cours classique s’estimaient supérieurs aux autres.

Mohammed ben Salmane (MBS) est le prince héritier d’Arabie saoudite et l’homme fort de ce pays. C’est un avocat.

Sous n’importe quelle dictature, le ‘droit’ et la jurisprudence comportent des particularités qui découlent de l’arbitraire du régime. En conséquence, la profession juridique ne peut être formée que dans le pays.

Voilà pourquoi MBS est un des très rares princes saoudiens qui n’a jamais étudié à l’Étranger.

Jusqu’à l’affaire Khashoggi, l’image publique de MBS a été façonnée par les grandes firmes de relations publiques dont l’Arabie saoudite est cliente; l’américaine OmniComm (No 2 mondial), les britanniques Freud’s et Consulum, de même que les françaises Havas et Publicis.

Mais ni l’image artificielle de ce gentil monarque libérant les femmes saoudiennes de l’obscurantisme ni celle du despote cruel qui fait démembrer un opposant à la tronçonneuse ne nous aident à comprendre la psychologie du personnage.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Dernièrement, la chaine de nouvelles CNN diffusait des images extraites d’une entrevue accordée à la télévision saoudienne par MBS. Cet extrait muet donne un aperçu des railleries dont il a très certainement fait l’objet, enfant, de la part de ses camarades de classe…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’Inde et la démocratie

29 avril 2021

Ce sont les voyageurs internationaux qui ont répandu le Covid-19 en début de pandémie.

Et parce que l’immense majorité des gens qui vivent dans des pays pauvres n’ont pas les moyens de voyager à l’Étranger, ces pays avaient dès le départ beaucoup moins de foyers d’infection.

Aussi récemment que le premier de ce mois-ci, l’Inde comptait officiellement quinze fois moins de morts par million d’habitants que les États-Unis.

Les analystes se succédaient à la télé pour expliquer le ‘miracle indien’.

Essentiellement, il tenait à trois choses, disait-on.

Premièrement, ce pays possède une population plus jeune. Donc moins susceptible d’en mourir; l’âge médian y est de 28 ans.

Deuxièmement, ne pouvant s’offrir le luxe de la climatisation, des millions de personnes vivent dans des habitations bien aérées, où portes et fenêtres sont grandes ouvertes le jour. Ce qui empêche l’accumulation de particules virales en suspension dans l’air. D’autres travaillent aux champs ou dans des marchés publics.

Et dernièrement, l’Inde fait partie des pays où, très souvent, les habitations sont multigénérationnelles. Ce qui diminue les risques associés à la concentration de retraités dans un même lieu.

Mais voilà qu’un mois plus tard, on assiste à une augmentation fulgurante du nombre des décès.

Si bien que le ‘miracle indien’ fait place à un bien triste spectacle; des hôpitaux submergés, ces gens qui meurent à l’extérieur en attendant leur tour, des patients admis mais incapables de recevoir les soins appropriés, etc.

Qu’est-ce qui explique ce renversement de situation ?

Des élections municipales ont eu lieu tout le mois d’avril, attirant des foules impressionnantes formées de partisans enthousiastes.

De plus, les célébrations de la fête des couleurs (ou Holi), les 28 et 29 mars derniers, ont provoqué une exubérance qui n’était pas propice au respect des mesures sanitaires.


 
Même si le nombre de morts par million d’habitants est encore bien moindre qu’en Occident, ce ne sera plus le cas bientôt en raison de l’augmentation exponentielle du nombre des décès.

Il est difficile de ne pas faire de comparaison entre les deux pays les plus peuplés du monde; l’Inde et la Chine.

Je suis de ceux qui croient que le communisme, lorsqu’il entretient la solidarité, est plus apte à protéger la population de certains pays contre de grands périls.

Surtout quand on se rappelle que jusqu’à tout récemment, la plus puissante démocratie au mode était dirigée par une personne inapte à la fonction de chef d’État.

Référence :
‘We are not special’: how triumphalism led India to Covid-19 disaster

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : pour une diplomatie des respirateurs

7 avril 2021

Au début de la pandémie, les machines servant à maintenir l’oxygénation des patients gravement atteints faisaient partie des équipements essentiels pour combattre la pandémie.

On les appelle parfois ‘ventilateurs’; je préfère l’appellation de ‘respirateurs’ afin d’éviter la confusion avec les appareils domestiques dont on se sert pour faire circuler l’air par temps chaud.

Les connaissances au sujet du Covid-19 ont évolué rapidement. C’est ainsi qu’on a découvert très tôt l’utilité de la cortisone pour maitriser la tempête immunitaire qui s’abattait sur les patients gravement atteints, déclassant ainsi les respirateurs.

Sur les quarante-mille respirateurs commandés, Ottawa en a reçu 27 700, dont seulement deux pour cent ont été acceptés par les provinces (celles-ci se rendant compte qu’elles n’en avaient plus besoin).

Il en reste donc beaucoup, sans compter les douze-mille autres à recevoir.

Au parlement canadien, l’opposition accuse le gouvernement de gaspillage des fonds publics.

En agissant ainsi, les partis d’opposition envoient un très mauvais message; celui qu’ils auraient géré cette crise de manière fiscalement responsable.

Il y a un temps pour toute chose. En temps de guerre, ce n’est pas le temps de rechigner sur le prix des balles.

Si la vaccination en Europe continentale est trop lente (en comparaison avec celle en Grande-Bretagne), c’est justement parce que les fonctionnaires de Bruxelles ont tergiversé afin obtenir le meilleur prix possible pour leurs vaccins.

Si le pourcentage de citoyens complètement vaccinés est beaucoup plus grand aux États-Unis qu’au Canada, c’est entre autres parce que le chéquier de Washington était grand ouvert à tous les fabricants aptes à produire des vaccins aux États-Unis. Le Canada, lui, est pris à attendre les arrivages.

Bref, le gouvernement Trudeau a eu raison d’acheter ces respirateurs parce qu’il s’agissait de décision à prendre lorsqu’elle a été prise.

Quant à la question de savoir ce qu’on devrait faire des respirateurs excédentaires, pourquoi ne pas les donner aux pays en voie de développement ?

D’après ce que j’ai cru comprendre, ces respirateurs sont produits au Canada. Si tel est le cas, dans quelques années, lorsque ces appareils commenceront à devenir défectueux, les hôpitaux étrangers qui voudront les réparer se tourneront vers notre pays pour remplacer leurs pièces défectueuses.

N’est-ce pas une manière de se faire de nouveaux clients ?

À l’heure actuelle, la Chine et la Russie se font des amis en offrant leurs vaccins à tous les pays qui en demandent. C’est ce qu’on appelle la diplomatie des vaccins.

Au lieu de critiquer ces deux pays, imitons leurs bonnes idées; soyons utiles et créons la diplomatie des respirateurs

Référence :
Croulant sous les ventilateurs inutilisés, Ottawa essaie d’annuler les contrats restants

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ouïgours : la résolution-boomerang

24 mars 2021

Justin Trudeau et tous ses ministres ont fait preuve de sagesse en s’abstenant de voter en faveur de la résolution que le Parti conservateur a fait adopter par la Chambre des Communes au sujet du ‘génocide’ des Ouïgours.

C’est que le Canada cache des squelettes dans ses placards.

Les politiques assimilatrices de la Chine à l’égard de l’ethnie ouïgoure miment celles du Canada à l’égard de ses peuples autochtones.

Les douze-millions de Ouïgours représentent moins d’un pour cent de la population chinoise. Selon les statistiques raciales du Canada, les Indiens, les Inuits et les Métis comptent pour 1,6 million de personnes, soit quatre pour cent de la population canadienne.

Créés à l’initiative d’Ottawa, les pensionnats autochtones avaient comme but avoué le génocide culturel de ces peuples.

Les enfants y étaient amenés de force après avoir été arrachés des bras de leur mère. Parler une langue autochtone (même lors des récréations) était défendu. Et on séparait les membres d’une même famille en différents pensionnats pour qu’ils n’aient plus rien sur lequel s’accrocher.

Loin de leur famille et de leur communauté, sept générations d’enfants autochtones ont été privées de leur identité à la suite d’efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit.

Plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés dans ces pensionnats. On estime qu’environ six-mille d’entre eux y sont morts de maltraitance, de maladie ou par suicide.

D’où la question : quelle est la différence fondamentale entre les ‘pensionnats autochtones’ et les ‘camps de rééducation chinois’ ?

D’autre part, selon le Washington Post, on poserait des stérilets aux femmes ouïgoures sans leur consentement. Les députés canadiens qui, à juste titre, s’en scandalisent semblent oublier que la Chine imite ainsi le Canada.

Ce matin, Radio-Canada nous rappelait qu’en novembre 2018, une étude avait montré que la stérilisation forcée de femmes autochtones n’est pas seulement une partie honteuse de l’histoire canadienne, mais qu’elle a encore cours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les territoires nordiques du pays.

Au lieu de faire la morale à la Chine, la résolution adoptée par la Chambre des Communes ne fait que souligner l’hypocrisie du Canada.

Elle remet dans l’actualité des pratiques médicales que notre pays devrait bannir au plus tôt au lieu d’accuser la Chine de crimes contre les femmes qu’il tolère sur son propre territoire depuis 150 ans.

Références :
« Je ne me sentais plus femme », raconte une Autochtone stérilisée malgré elle
Le ‘génocide’ des Ouïgours en Chine
L’ONU s’inquiète de la stérilisation forcée des femmes autochtones au Canada
Manitoba : droits fondamentaux et laïcité

Paru depuis :
Une femme algonquine et crie dénonce une stérilisation sans son consentement (2021-05-13)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Extraterritorialité et pétainisme

3 mars 2021

L’extradition vers les États-Unis

Le Canada et les États-Unis sont partenaires en vertu de la Loi sur l’extradition du Canada.

En vertu de celle-ci, une demande d’extradition vers les États-Unis ne peut être respectée que si les actes reprochés sont reconnus comme criminels par les deux pays.

À titre d’exemple, le Canada ne peut pas honorer une demande d’extradition qui concernerait des citoyens américains qui se sont enfuis au Canada pour échapper à la conscription obligatoire à l’occasion de la guerre au Vietnam.

Autrement, ce serait l’équivalent de ces Juifs que le régime de Vichy arrêtait en sol français parce que l’Allemagne nazie l’exigeait.

Ce qui est vrai pour des Américains réfugiés au Canada est encore plus vrai pour les citoyens canadiens.

À titre d’exemple, le Canada ne peut honorer une demande d’extradition qui viserait à soumettre à la justice américaine les entrepreneurs québécois qui font affaire avec Cuba, en violation de l’embargo américain. Parce que commercer avec Cuba est légal au Canada.

Si faire affaire avec Cuba était également illégal au Canada, notre pays ne pourrait non plus les extrader. Pourquoi ?

Le traité d’extradition ne concerne pas le cas des criminels qui ont commis leurs méfaits dans leur pays. Le Canada étant souverain, c’est à lui de punir les crimes commis chez lui.

En pareil cas, si le Canada choisissait de fermer les yeux — notamment au sujet de crimes économiques — ce n’est pas aux États-Unis à le faire à sa place.

Bref, ce traité est conçu pour éviter que le Canada serve de refuge à n’importe quel criminel américain qui aurait commis son méfait dans son pays.

L’extraterritorialité des lois américaines

Depuis 1977, la loi intitulée Foreign Corrupt Practices Act habilite les États-Unis, par le biais de son ministère de la Justice, à poursuivre toute entreprise étrangère qui violerait une loi américaine.

Et ce, même lorsque cette entreprise ne possède aucune succursale aux États-Unis et que le ‘délit’ a été commis dans un pays étranger.

Il suffit que l’entreprise effectue de l’Étranger une transaction facturée en dollars américains, qu’elle ait un site web hébergé sur un serveur américain ou qu’elle possède une adresse de courriel offerte par un service américain de messagerie.

Le principe de l’extraterritorialité des lois américaine est soutenu par Washington, mais n’est actuellement reconnu par aucun autre pays.

Par le biais des lois que des politiciens à sa solde font adopter à Washington, le grand capital veut ainsi dicter ses volontés à la planète tout entière.

L’exemple de l’affaire Wuawei

Le 1er décembre 2018, lorsque la directrice financière de Wuawei, Mme Meng Wanzhou, fut arrêtée à l’aéroport de Vancouver, le crime qu’on lui reprochait ne répondait pas aux critères pouvant justifier une demande d’extradition vers les États-Unis.

Wuawei était visé par des allégations américaines selon lesquelles sa succursale Skycom (basée à Hong Kong) aurait tenté de vendre (ou aurait vendu) pour deux millions$US d’équipement informatique à une compagnie iranienne en 2010.

Il ne s’agissait pas d’une violation des sanctions économiques adoptées par l’ONU que s’est engagé à respecter le Canada. Il s’agissait plutôt d’une violation présumée de l’embargo beaucoup plus sévère décrété unilatéralement par les États-Unis contre l’Iran.

L’histoire remontait déjà à plusieurs années et son importance économique (deux-millions de dollars) est dérisoire pour une compagnie de la taille de Wuawei. Bref, ce sont des broutilles.

Le ‘crime’ avait été commis hors du territoire canadien et même hors du territoire américain.

Bref, il ne s’agissait pas d’un délit reconnu comme tel par la législation canadienne.

En dépit de cela, l’arrestation de Mme Meng Wanzhou s’est opérée de manière urgente à la demande des États-Unis.

Selon l’article 10 de la Canadian constitution, toute personne doit être informée dans les plus brefs délais des motifs qui justifient son arrestation.

Or les États-Unis mirent trois mois à trouver les motifs tirés par les cheveux qui justifient leur demande d’arrestation.

Si vous n’arrivez pas à comprendre pourquoi cette affaire traine en longueur, c’est que le Canada n’est pas pressé de reconnaitre le principe de l’extraterritorialité des lois américaines.

Et il ne veut pas non plus susciter la colère des États-Unis en refusant de le reconnaitre.

Le plus simple est donc de faire en sorte que ce procès traine en longueur afin de donner au juge les motifs d’une remise en liberté pour vice de forme (l’irrespect de l’article 10 de la constitution) ou en raison des délais déraisonnables de cette affaire.

Voilà le fond de l’histoire.

Références :
Aperçu général de l’extradition en droit canadien
L’affaire Huawei : dure pour le Canada, la vie de caniche américain

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Empêchement du 45e président américain

11 janvier 2021

Nature de l’impeachment

En raison d’une nouvelle procédure intentée contre lui, Donald Trump pourrait bientôt devenir le premier président américain impeached une deuxième fois.

Toutefois, puisque la procédure d’impeachment est souvent traduite par ‘procédure de destitution’, on se demande comment Donald Trump peut encore être en fonction s’il a déjà été destitué.

L’impeachment se trouve dans le droit de quelques pays, dont le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde, l’Irlande, les Philippines, et la Russie. Mais il n’a pas d’équivalent au Canada.

En deux mots, la procédure d’impeachment est un procès politique. L’accusé peut être le président, son vice-président, ou un de ses ministres (c’est-à-dire un membre du cabinet présidentiel). Ce peut être également un juge fédéral.

Ce procès politique se déroule en trois étapes.

Pour bien comprendre ce qui va suivre, précisons que le parlement américain est de type bicaméral. Cela signifie que son assemblée législative (le Congrès) est composée de deux chambres; la Chambre des représentants et le Sénat.

La première étape de ce procès est la mise en accusation par la Chambre des représentants. Au sens le plus strict du terme, l’impeachment est le nom porté par cette première étape. Voilà pourquoi on dit que Trump pourrait être impeached une deuxième fois.

La deuxième étape est le procès proprement dit devant le Sénat. Et la dernière étape est la sanction imposée par lui.

1re étape : la mise en accusation

Lorsqu’il n’est pas urgent, ce procès politique débute par une enquête préliminaire menée par le Comité judiciaire de la Chambre des représentants.

Dans ce cas-ci, l’évidence des faits reprochés à Trump et l’urgence d’agir font que cette étape a été sautée.

On procèdera donc demain au dépôt de sa mise en accusation à la Chambre des représentants. C’est à majorité simple que les députés de cette chambre l’adopteront ou la rejetteront.

2e étape : le procès

Après l’adoption de la mise en accusation par la Chambre des représentants, le procès proprement dit débute au Sénat.

Il est dirigé par le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis. L’accusé peut être entendu et/ou se faire représenter par des avocats.

Pour condamner l’accusé, les deux tiers des sénateurs doivent se prononcer en faveur d’un verdict de culpabilité.

Et puisque nous ne sommes pas en droit criminel, la poursuite n’a pas besoin de présenter une preuve hors de tout doute raisonnable; une prépondérance de preuve suffit.

Rappelons que la première procédure d’impeachment de Trump s’est déroulée de septembre 2019 à février 2020. À l’issue de celle-ci, le Sénat, contrôlé par des élus républicains, avait refusé de condamner le président, contrairement à la Chambre des représentants.

C’est donc à dire que Donald Trump est le premier président contre lequel on a entamé deux procédures d’impeachment. Et c’est le premier qui sera impeached une deuxième fois par la Chambre des représentants.

Mais jusqu’ici, Trump n’a jamais été condamné par le Congrès puisque le Sénat ne l’a pas reconnu coupable à la suite de sa première mise en accusation. Voilà pourquoi il est encore en fonction.

3e étape : la sanction

Lorsque l’accusé est reconnu coupable par le Sénat, il y a deux sanctions possibles : la destitution ou la disqualification.

La destitution est immédiate.

Quant à la disqualification, c’est l’inaptitude permanente à occuper n’importe quelle fonction au sein de l’État fédéral.

Impeachment pourrait donc se traduire par ‘Empêchement’; l’empêchement de continuer à occuper une fonction spécifique ou l’empêchement d’être élu ou nommé à une fonction qu’on n’a jamais occupée.

C’est le Sénat seul qui décide de la sanction, à majorité simple.

Puisqu’il doit quitter son poste dans quelques jours, à quoi ça sert de destituer Donald Trump ?

En le menaçant d’une destitution, les élus démocrates veulent le motiver à démissionner de lui-même dans les plus brefs.

Sinon le nouveau Sénat (contrôlé par les élus démocrates) pourrait le condamner à ne plus pouvoir se présenter à la présidence. Et lui faire perdre automatiquement sa pension présidentielle et la protection des services secrets.

Références :
Impeachment
Impeachment (États-Unis)
Procédure de destitution de Donald Trump

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’accord post-Brexit ou la fabrication du consentement politique

26 décembre 2020

Introduction

Dans notre série au sujet de la fabrication du consentement politique, nous avions choisi trois exemples : le cas de la Chine après l’accession au pouvoir du Parti communiste, le cas des États-Unis à la veille de la guerre en Irak et, à l’opposé, le contrexemple du Brexit.

Il existe également des situations où le libre consentement d’un peuple est construit de l’Étranger et sert à lui faire consentir à son assujettissement.

Un exemple récent est celui de l’accord commercial post-Brexit, intervenu ces jours-ci entre Grande Bretagne et l’Union européenne.

Récapitulons.

Un peuple divisé

Après l’éclatement, en 2007, de la bulle spéculative des prêts à haut risque (ou Crise des subprimes), le Royaume-Uni a sévèrement été touché par la Grande Récession qui en a résulté.

Le gouvernement britannique s’est vu contraint d’imposer des mesures d’austérité qui ont provoqué des émeutes durement réprimées en 2011.

Plutôt que de condamner la cupidité des milieux financiers de Londres, certains politiciens conservateurs ont commencé à prétendre que tout cela était la faute de l’Europe; selon eux, l’Union européenne appauvrissait la Grande-Bretagne au profit des pays ‘fainéants’ du sud de l’Europe et des anciennes républiques soviétiques.

En janvier 2013, David Cameron, promet que si son parti déloge les Travaillistes du pouvoir aux élections de 2015, son gouvernement négociera un nouveau traité d’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, traité qu’il soumettra ensuite à l’approbation du peuple britannique.

À la tête d’un gouvernement majoritaire, le premier ministre entame donc les négociations promises.

Après deux ans de négociation, l’accord intervenu est rejeté de justesse lors d’un référendum en 2017.

Après la démission de David Cameron, la première ministre Theresa May demande une renégociation. Mais l’accord intervenu avec l’Union européenne, modifié légèrement à trois reprises, est rejeté trois fois par le parlement britannique.

Arrive Boris Johnson. Celui-ci réalise d’abord la sortie ‘définitive’ du Royaume-Uni de l’Union européenne à la fin de janvier 2020.

Cette sortie s’accompagne toutefois d’une période de transition de onze mois au cours de laquelle les deux parties se donnent l’occasion de conclure un traité de libre-échange.

Pendant des mois, ces négociations trainèrent en longueur. D’une part en raison du Covid-19 qui contamina les deux équipes de négociateurs. Et aussi en raison des voltefaces et des coups d’éclat de Boris Johnson.

Il y a quelques semaines à peine, les ministres britanniques préparaient l’opinion publique anglaise à la possibilité d’un Brexit à la dure, c’est-à-dire sans accord.

Le gouvernement a les choses bien en main, disait-on. La population ne doit craindre aucune pénurie. Le Brexit ‘complet’ devrait se dérouler en douceur.

Le boomerang

Comme la majorité des pays européens, la Grande-Bretagne est durement frappée par la seconde vague de la pandémie.

Pour expliquer l’aggravation de la crise sanitaire, le gouvernement anglais avait trouvé l’excuse parfaite; c’est à cause de la virulence de la souche.

Sous le climat ingrat des iles britanniques, le Covid-19 s’était transformé en un mutant extrêmement virulent. Il ne serait pas plus mortel, mais beaucoup plus contagieux.

L’explication la plus probable, c’est que ce mutant possède un plus grand nombre de cette protéine qui le décore en surface et qui lui sert à s’agripper aux récepteurs situés à la surface de certaines de nos cellules.

Toutefois, il semble que ce mutant circule déjà à travers le monde depuis quelques mois.

Mais l’Europe n’allait pas rater l’occasion.

Si l’Angleterre est dévastée par un microbe extrêmement dangereux, il est logique de tenter de le contenir en fermant nos frontières et ainsi protéger notre peuple bien-aimé.

Et voilà que la belle excuse du mutant se retourne contre Boris Johnson.

Du jour au lendemain, plus de dix-mille camions ne peuvent plus livrer les biens produits en Grande-Bretagne vers les clients européens. Et le journal télévisé montre aux familles inquiètes ces tablettes vides de produits frais dans les supermarchés britanniques.

On a encore à l’esprit les paroles rassurantes des ministres au sujet du Brexit à la dure. Or ce que le public anglais constate maintenant, c’est à quel point la Grande-Bretagne dépend de l’Europe.

D’où le soupçon qu’un Brexit sans accord serait beaucoup plus grave qu’on le dit, voire que ce serait… Mon Dieu ! Une catastrophe ?

L’anxiété se répand alors dans le pays comme une trainée de poudre. À leur bureau de comté, le téléphone des députés britanniques ne cesse de sonner.

Pour faire cesser immédiatement le blocus économique contre son pays, Boris Johnson n’a pas eu d’autre choix que d’accepter tout de suite ce que l’Europe lui offrait.

Échec et mat.

Références :
Brexit
Bust-ups and brinkmanship: inside story of how the Brexit deal was done
Emeutes britanniques : le gouvernement réunit les responsables des réseaux sociaux
La fabrication du consentement politique : un exemple américain
La fabrication du consentement politique : un exemple chinois
Le Brexit ou l’absence de fabrication du consentement politique
Référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La secte

24 novembre 2020

Introduction

Peut-on imaginer qu’environ 900 Américains se soient suicidés au cyanure le 18 novembre 1978 à la demande de leur maitre à penser ?

Avant les attentats du 11 septembre 2001, la tragédie du Temple du Peuple fut en effet la plus grande perte de civils américains en une seule occasion.

Ici même au Québec, de 1977 à 1989, Roch Thériault (alias Moïse) dirigea une secte de douze adultes qui consentirent à sa tyrannie.

Un enfant de trois ans décéda à la suite d’une circoncision bâclée. Une de ses épouses fut amputée à froid d’une main. Il émascula un de ses disciples pour le punir. Et il retira une partie de l’intestin d’une autre épouse (qui en mourut le lendemain).

L’Ordre du Temple solaire fut une autre secte qui fit en tout 74 victimes à l’occasion de plusieurs suicides collectifs en Suisse, en France et au Québec au milieu des années 1990.

La plus puissante et la plus dangereuse secte de toute l’histoire de l’Humanité a cours actuellement; c’est celle que Donald Trump a créée à partir du Parti républicain.

Cette secte compte des dizaines de millions de fidèles abonnés à ses prêches sur Twitter.

La colère d’un dieu déchu

Ce n’est jamais une bonne idée d’élire un sociopathe à la tête d’un État : c’est ce que les Américains sont en train de découvrir ces jours-ci.

Ce à quoi ils assistent, c’est à la contrariété de leur président sortant, un président qui vient de subir la plus humiliante défaite de sa vie; le peuple de son pays vient de le congédier de la Maison-Blanche après quatre ans d’un règne chaotique.

Comme beaucoup de dirigeants de secte, Donald Trump est un escroc. Un escroc qui ne peut souffrir le rejet. Ce qui lui rappelle le souvenir douloureux d’une mère qui ne s’est jamais attachée à ce bambin détestable, lâche et pleurnichard.

Depuis l’affront qu’il vient de subir, Donald Trump ne s’intéresse plus aux affaires de l’État. Il joue au golf, congédie les traitres et songe à une guerre à la hauteur de sa colère.

Les deux prochains mois seront donc parmi les plus dangereux non seulement pour le peuple américain, mais pour nous tous.

La carte du trumpisme

Aux dernières élections présidentielles, les 51,0 % des électeurs qui ont voté pour Biden peuplent les 477 comtés (essentiellement urbains) où se crée 71 % de la richesse du pays.

Par contre, les 47,1 % qui ont voté pour Trump habitent 2 497 comtés (principalement ruraux) qui en recueillent les miettes, soit 29 %.

La carte géographique du trumpisme suit la répartition des régions rurales dispersées un peu partout dans le pays.

Ces trumpiens se sentent dépossédés. Une dépossession lente et inexorable qui s’accompagne d’un sentiment d’impuissance.

Non seulement ces gens ont-ils des difficultés croissantes à joindre les deux bouts mais, symboliquement, ils croient également que leur pays est en train de tomber entre les mains de personnes qui ne sont pas de ‘vrais’ Américains.

Pour eux, les ‘vrais’ Américains, ce sont ces millions de parents qui, comme eux, travaillent fort, mais dont les revenus stagnent depuis des décennies.

Alors que d’autres — à la couleur de peau et à l’accent différents — mènent la belle vie, croient-ils, dans les riches régions côtières du pays.

Pour ces trumpistes peu fortunés, leur histoire personnelle se confond avec le sort de tout le pays.

De 2010 à 2019, il s’est créé seize-millions d’emplois aux États-Unis. Mais seulement 0,3 % de ces postes pouvaient être occupés par ceux qui, à 16 ans, avaient déjà quitté l’école. Or dans les régions pauvres de l’Amérique profonde, il n’est pas rare qu’on abandonne l’école pour aider la ferme familiale qui manque de main-d’œuvre.

De plus, il y a ces jeunes adultes qui sont revenus d’université avec un diplôme qui s’est avéré inutile dans le coin de pays ingrat où ils sont nés et où ils ont choisi d’habiter.

Ils acceptent donc des petits boulots qui leur assurent des revenus à peine supérieurs à ce dont ils ont besoin pour rembourser l’immense dette qu’ils ont contractée au cours de leurs études universitaires.

Ces gens-là sont les laissés-pour-compte des gouvernements qui, à Washington, signent des traités de libre-échange dont l’effet le plus visible est la délocalisation et la fermeture des entreprises situées dans leur coin de pays.

Ces gens fomentaient une colère depuis longtemps.

Le messie

Arrive Donald Trump. Celui-ci ajoute à l’électorat républicain conservateur et traditionnel, tous ces travailleurs Blancs négligés et abandonnés à qui il promet la prospérité et la fierté d’antan.

Ces gens ont tellement soif d’espoir qu’ils le croient sans hésiter.

L’acte de naissance du trumpisme est la création du lien contre nature entre un mythomane nombriliste et des millions de dévots liés à lui par une dépendance émotive.

Il serait facile de considérer les adorateurs de Trump comme des imbéciles. En réalité, ce sont des victimes.

Depuis des années, Donald Trump abuse de la confiance de ces gens. Ceux-ci croient tout ce qu’il dit non pas parce que cela est objectivement vrai, mais parce que cette croyance leur est émotionnellement nécessaire.

Oubliez donc l’idée que le Parti démocrate est le parti des travailleurs et le Parti républicain, celui des riches.

Le mérite de Trump, c’est d’avoir rallié ces travailleurs à ce mirage de prospérité qui recule à chaque pas qu’on fait pour s’en approcher et d’avoir maintenu vivant l’espoir d’y arriver.

L’avenir du trumpisme

On aurait tort de penser que le trumpisme disparaitra avec la défaite électorale du président sortant. Les trumpistes étaient déjà en attente de jours meilleurs. Le magnat immobilier s’est simplement présenté comme le messie venu les sortir de la misère.

Donald Trump est un homme intelligent. Mais ce n’est pas un idéologue. Il n’a pas le vocabulaire qu’il lui faudrait pour développer une pensée sophistiquée.

Il se contente de promettre des jours meilleurs et de se féliciter pour de grandes réalisations fictives.

En somme, le trumpisme est une coquille vide. À la rhétorique simpliste du 45e président américain (symbolisé ci-contre) s’ajoutent les idéologies racistes de l’Extrême-droite américaine et les théories complotistes du mouvement QAnon que Trump sanctifie plus ou moins explicitement dans ses gazouillis.

Tout comme le christianisme et la religion musulmane ont survécu à la disparition de leurs créateurs, le trumpisme survivra au président actuel des États-Unis parce qu’il répond à un besoin.

Références :
Donald Trump has lost the election – yet Trumpland is here to stay
Les deux États-Unis d’Amérique
L’inculture de Donald Trump
Ordre du Temple solaire
QAnon
Roch Thériault
Roch «Moïse» Thériault assassiné en prison
Temple du Peuple

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La confiance dans les élections en Occident

17 novembre 2020
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Basé aux universités d’Harvard et de Sidney, The Electoral Integrity Project est un projet académique qui vise à quantifier la perception qu’ont les citoyens des élections dans leur pays.

L’étude porte sur 337 élections tenues entre le 1er juillet 2012 et le 31 décembre 2018 dans 166 pays.

Les critères d’évaluation furent :
• les lois électorales
• les procédures électorales
• le découpage des circonscriptions
• l’inscription sur les listes électorales
• l’adhésion aux partis politiques
• le financement politique
• la couverture médiatique
• le déroulement du vote
• le dépouillement du scrutin
• les résultats et
• les responsables du scrutin.

Parmi les 38 démocraties libérales, les dix pays dont les élections jouissent le plus de la confiance de leurs citoyens sont :
• le Danemark
• la Finlande
• la Norvège
• la Suède
• l’Islande
• l’Allemagne
• les Pays-Bas
• l’Estonie
• le Costa Rica
• la Suisse.

Le Canada arrive au 17e rang. Et les États-Unis, à l’avant-dernier rang.

Références :
Appels électoraux frauduleux : le Conservateur Michael Sona condamné
Electoral Integrity Project
L’ABC des Grands électeurs américains
M. Harper défend mollement la Démocratie canadienne
Torpiller la démocratie canadienne

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