La bijouterie Fouquet

15 mars 2021




 
De nos jours, le nom ‘Fouquet’ est associé à un restaurant situé sur les Champs-Élysées.

Mais au début du XXe siècle, qui disait ‘Fouquet’ voulait parler du bijoutier Georges Fouquet, dont les créations hors de prix faisaient l’envie de toute la haute société parisienne.

Avant d’acquérir cette célébrité, Georges Fouquet n’était qu’un des nombreux maitres de la haute joaillerie française.

En 1899, il fait la rencontre d’Alfons Mucha, artiste touche-à-tout, déjà renommé pour ses affiches. À deux, ils conçoivent une série de bijoux étranges et fascinants qui remportèrent un vif succès à l’exposition universelle de 1900.

Cette exposition fit de Fouquet le joaillier parisien à la mode et donc, le grand rival du bijoutier René Lalique. Ce dernier avait travaillé pour différents joailliers (dont Fouquet) avant d’ouvrir sa propre bijouterie en 1885.

Conscient de son nouveau prestige, quand Fouquet décida en 1901 de déménager sa bijouterie sur la rue Royale, il demanda à Mucha d’en concevoir la décoration.




 
Ce dernier imagina un espace intime d’une grande complexité décorative où plâtres, vitraux, mosaïques et sculptures en bronze n’avaient pour utilité que d’émerveiller et rendre la clientèle vulnérable à la beauté de quelques bijoux d’Art protégés ici et là sous une bulle de verre.


La boutique était tellement Art nouveau qu’elle se démoda rapidement quand ce style fut remplacé par l’Art déco.

Elle fut démontée en 1923. Heureusement, Georges Fouquet fit don en 1938 de la plupart de ses éléments au musée Carnavalet (où ces photos ont été prises).

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (2e, 5e et 6e photos) et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 7 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 14 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 7 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Sainte-Chapelle

23 février 2021
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Introduction

En 1239, le roi Louis IX — qui sera canonisé sous le nom de saint Louis — achète la Couronne d’Épines du Christ que détenait jusqu’alors son cousin l’empereur Baudoin II de Constantinople.

Deux ans plus tard, il lui achète également un fragment de la Vraie Croix et d’autres reliques de la Passion (dont un clou ayant servi à la Crucifixion).

Le tout couta au trésor royal la somme de cent-trente-cinq-mille livres d’or. Ce qui représentait six mois de revenus du royaume.

De manière temporaire, les Saintes Reliques furent entreposées à Paris dans la chapelle Saint-Nicolas du Palais Royal, aujourd’hui disparue.

Conscient du prestige religieux et politique que lui conférait la propriété d’un tel trésor, le roi de France ordonna la construction d’un écrin destiné à recevoir les Saintes Reliques : ce fut la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248.

Extérieur

Large de 17 mètres et longue de 36 mètres, la Sainte-Chapelle s’élève à 42 mètres en excluant la flèche (refaite pour la cinquième fois au XIXe siècle).

Haute de 33 mètres, celle-ci est décorée à sa base de la statue des douze apôtres (à 0:11). Au-dessus d’eux, des gargouilles, puis des anges musiciens complètent le décor que lui a ajouté Adolphe Geoffroy-Dechaume vers 1855.

Au sommet de chacun des contreforts qui soutiennent la toiture se trouvent deux gargouilles (à 0:13).

Au-dessus de l’abside du chœur, la statue de l’archange saint Michel est également l’œuvre d’Adolphe Geoffroy-Dechaume (à 0:15).

Les deux tours octogonales de chaque côté de la façade cachent des escaliers d’angle qui donnent accès au toit. Près du sommet de chacune d’elles, on peut voir une couronne d’épines sculptée (à 0:09).

La crête du toit est rehaussée d’une balustrade décorée de fleurs de lys (à 0:11).

La Chapelle haute et la Chapelle basse possèdent chacune son propre portail.

Derrière sa balustrade, le portail de la Chapelle haute (à 0:23) est sur le thème de la Résurrection des morts et du Jugement dernier.

Le portail de la Chapelle basse sert d’entrée aux visiteurs (à 0:26).

Son tympan représente le Couronnement de la Vierge (à 0:28). Une Vierge à l’Enfant est adossée à son trumeau (à 0:29) tandis qu’à ses pieds, une chimère (à 0:32), de même qu’un soubassement décoré de fleurs de lys et de châteaux de Castille (à 0:34) complètent le tout.

La Chapelle basse

Au premier coup d’œil, la Chapelle basse ressemble à une crypte.

À l’origine, elle était le lieu de culte des serviteurs du roi. En 1690, une inondation y a complètement détruit son décor d’origine.

Celui qu’on y voit de nos jours date du XIXe siècle. Il est superbe. Ce décor se compose d’un ciel étoilé et de colonnettes rehaussées de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de châteaux de Castille dorés sur fond rouge.

Aux murs, les médaillons métalliques sont décorés d’émaux champlevés et de cabochons de verre coloré représentent les apôtres et la Vierge.

Dans l’abside, on trouve une statue de saint Louis en attente de restauration (à 1:18).

La Chapelle haute

À l’origine, la Chapelle haute accueillait la famille royale et leurs invités. On y accédait de plain-pied à partir de l’ancien palais royal.

C’est ici qu’étaient conservées les Saintes Reliques, dans une châsse située au fond de l’abside et sous laquelle se dressait un autel en bois doré (aujourd’hui conservé au château d’Écouen).

Les 22 reliques se trouvaient dans une châsse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même.

En ouvrant deux fenêtres basses derrière le chœur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, les reliques se trouvent dans le Trésor de Notre-Dame de Paris.

Dans la Chapelle haute, les vitraux occupent 700 mètres carrés de surface, sur 15 mètres de hauteur. Ils représentent mille-cent-treize scènes tirées des Évangiles et de l’Ancien Testament.

En somme, c’est une Bible illustrée. Et ce, à une époque où presque personne ne savait lire ni écrire.

Cinq différents oxydes sont responsables de la coloration du verre; le cobalt le colore en bleu, deux oxydes de cuivre donnent naissance au rouge et au vert, le manganèse teint en violet tandis que l’antimoine est responsable du jaune.

Afin d’ajouter des détails — comme les plis des vêtements ou les traits des visages — on a peint en grisaille de l’oxyde de fer. Celui-ci est fixé à la surface du verre au cours d’une deuxième cuisson.

Environ les deux tiers des vitraux sont d’origine (c’est-à-dire qu’ils datent du XIIIe siècle).

Tout autour de la nef, douze statues d’apôtres — considérés comme des piliers de l’église chrétienne — sont adossées symboliquement aux piliers de la chapelle. Alternativement, ces derniers sont décorés de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de château de Castille sur fond rouge.

Les fines colonnettes peintes qui servent de piliers sont en réalité le bout effilé des contreforts massifs qui soutiennent l’édifice.

Au fond de la Chapelle haute, la rosace — d’un diamètre de neuf mètres — est sur le thème de l’Apocalypse. Elle date de la fin du XVe siècle.

Trois compositions dorées d’Adolphe Steinheil prennent place sous la rosace, à l’endroit qu’occupait autrefois l’orgue (dont le dernier, daté de 1762, créé par François-Henri Cliquot, fut transféré à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en 1791).

À gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre, on voit Moïse et le serpent d’airain, Le Sang sur la maison des Hébreux et L’Immolation de l’agneau pascal (à 2:30).

Au centre, il s’agit d’un Christ bénissant (à 2:32).

Et à droite, on voit Melchisédech offrant les Saintes Espèces, Le Sacrifice d’Isaac par Abraham et Abel sacrifiant l’agneau (à 2:34).

Le tout se termine par deux petits anges saluant discrètement les fidèles quittant la Chapelle haute (à 2:40).

Complément de lecture : Le mystère de la Sainte-Chapelle

Détails techniques : Le diaporama présente 76 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (37 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (24 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 250e anniversaire de l’Opéra Royal de Versailles

28 décembre 2020

Introduction

Vingt-trois mois après le début des travaux, l’Opéra Royal fut inauguré au château de Versailles le 16 mai 1770.

Conçu par Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) — premier architecte du roi depuis 1742 — c’était alors la plus grande salle de spectacle d’Europe; elle pouvait accueillir près de 1 500 personnes et, dans sa fosse d’orchestre, quatre-vingts musiciens.

À l’époque, les scènes étaient éclairées à la bougie. Puisque la salle était entièrement en bois, on construisit l’opéra à l’extrémité de l’aile nord du palais, immédiatement après le grand réservoir qui alimentait les fontaines.

Ce qui constituait le choix le plus sécuritaire en cas d’incendie.

Le 16 mai était un grand jour. Le dauphin de France, âgé de seize ans, épousait Marie-Antoinette d’Autriche, un an plus jeune que lui.

La jeune princesse était l’avant-dernière enfant de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

C’est dans la salle d’opéra réaménagée que fut donné le festin de noce des époux.

Le contexte politique

En 1756, la Prusse, longtemps alliée de la France contre l’Autriche, s’était retournée contre la première en concluant un traité avec l’Angleterre, rompant ainsi un équilibre diplomatique destiné à assurer la paix en Europe.

En réaction, la France s’était rapprochée de l’Autriche, ennemie de longue date, et avait proposé de concrétiser ce rapprochement par l’union dynastique des deux plus prestigieuses lignées royales d’Europe.

La seule exigence de Louis XV était que la jeune princesse autrichienne apprenne correctement le français. Ce qu’elle fit.

Nef de l’église des Augustins, à Vienne

Un premier mariage eut lieu par procuration (c’est-à-dire en l’absence du marié) le 19 avril 1770 à l’église des Augustins. Celle-ci est la plus grande des deux églises situées dans le palais impérial de Vienne.

Le 21 avril, accompagnée d’un cortège d’une quarantaine de carrosses, Marie-Antoinette entreprit le voyage inconfortable de 1 258 km qui relie Vienne à Versailles. Le périple dura vingt jours.

Au moment de traverser en sol français, on lui présenta ses nouvelles dames d’honneur et les robes à la française qu’elle devait revêtir dans une jolie cabane de bois construite pour l’occasion et qui la protégeait de la pluie battante.

Le plus difficile fut de se séparer de son petit chien, un carlin (appelé ‘pug’ au Québec) qu’elle possédait depuis son enfance.

Vers la fin de son périple, le roi, le dauphin et la cour allèrent à sa rencontre dans la forêt de Compiègne, au nord-est de Paris.

Voute de la Chapelle Royale

Le lendemain, le mariage officiel fut célébré à la Chapelle Royale. Les cinq-mille invités étaient disposés le long de leur parcours dans le château. Quelques centaines de privilégiés trouvèrent place dans la chapelle.

Scène de l’Opéra Royal

Le repas du soir eut lieu dans le nouvel opéra dont le parterre avait été haussé au niveau de la scène afin d’accueillir le maximum de convives.

Peu après minuit, les mariés se rendirent à leur chambre nuptiale. Le coucher des époux se fit devant public. Puis les jeunes mariés furent laissés à eux-mêmes.

Les cérémonies se poursuivirent durant plusieurs jours. Dans la salle de l’opéra, réaménagé comme il se doit, on présenta un opéra (Persée de Lully), trois pièces de théâtre, de même qu’un bal.

Le tout se termina le 30 mai par un feu d’artifice sur la place qui, de nos jours, est appelée Place de la Concorde (où le couple royal sera guillotiné vingt-quatre ans plus tard).

Visite de l’opéra

Intérieur de l’Opéra Royal

Le parterre y est en gradins, descendant du premier niveau jusqu’à l’orchestre. Tout autour, les trois niveaux, en retrait les uns par rapport aux autres, sont des loges à la française (sans cloisons hautes qui les séparent). Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

Colonne en faux marbre

Le décor sculpté fut réalisé par Augustin Pajou (1730-1809).

Parce qu’ils ne sont pas faits de matériaux nobles, ses éléments décoratifs n’ont pas été prélevés pour être vendus aux enchères à la Révolution. Le lieu est donc à peu près intact, tel qu’on pouvait le voir sous Louis XV.
 



 
Le plafond de cette salle fut peint en 1769-1770 par Louis-Jean-Jacques Durameau (1733-96). L’œuvre s’intitule Apollon distribuant des couronnes aux Muses.
 


 
Au fond de la salle, au deuxième niveau, se trouvent trois petites loges fermées dont l’ouverture est décorée d’arabesques dorées.

Celle du milieu était fermée par un treillis en métal lorsque le roi était absent ou lorsqu’il voulait assister à un spectacle sans être remarqué.

On y accédait en traversant l’une ou l’autre des loges où étaient stationnés les soldats chargés de protéger le roi.

Amours de Durameau

Au dernier niveau, le plafond à caissons est décoré de scènes évoquant les amours des dieux, peintes par Louis-Jacques Durameau.

Détails techniques des photos : Appareils Panasonic GH1 (1re photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos), hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4e et 5e photos), objectifs M.Zuiko 7-14 mm F2,8 (2e et 3e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos).
  1re photo : 1/13 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 7 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 32 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 40 mm
  8e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 14 mm
10e  photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs de Notre-Dame de Paris (4e partie)

19 avril 2019

Introduction

Au total, j’ai vu Notre-Dame de Paris lors de cinq voyages :
• deux voyages ‘officieux’, en 2003 et 2004 (à la suite desquels presque toutes mes photos de Paris ont été perdues),
• une excursion à l’occasion d’un voyage à Barcelone,
• et deux voyages dits ‘officiels’ (parce que documentés sur ce blogue).

En 2003

Mon tout premier voyage à Paris devait être mon dernier. Non pas qu’il fut désagréable, mais à l’époque, il y avait tellement de villes que je n’avais pas visitées que je ne voyais pas de raison de m’attarder sur l’une d’elles en particulier.

C’était également mon premier voyage en Europe. Même si certaines agences de voyages promettaient de montrer toute l’Europe en sept jours, je me doutais que mes trois semaines à Paris seraient insuffisantes…

Maitre-autel de Notre-Dame, en 2003

Effectivement, ayant visité surtout la Rive droite et sommairement la Rive gauche, cela fut mon prétexte pour retourner dans la capitale française l’année suivante.

En 2004

Cette année-là, je louai une chambre sur la Rive gauche, près de la cathédrale Notre-Dame, plus précisément sur la rue de la Huchette.

Rue de la Huchette, vue de la tour sud de Notre-Dame, en 2004

En quittant l’hôtel des Argonautes vers l’Est, il suffisait de quelques pas pour me retrouver à l’intersection de la rue du Petit Pont où la cathédrale surgissait soudainement devant moi à deux-cents mètres.

L’effet était tout aussi saisissant d’une fois à l’autre.

Chimère (nommée le Strige), en 2004

Aucune photo ne peut rendre justice à l’effet tridimensionnel produit par cette masse de pierre, dégagée sur 180° (du pont Saint-Michel à l’ile Saint-Louis).

L’excursion de 2007

À l’occasion d’un voyage à Barcelone, j’avais planifié une excursion de trois jours à Paris avec ma mère.

Suzanne Éthier-Martel devant Notre-Dame de Paris, en 2007

Cette excursion avait pour but principal de lui faire visiter la ville. Mais secrètement, mon intention était de profiter d’un arrêt de l’Open Tour à la cathédrale Notre-Dame pour dire à ma mère que je l’aimais.

Il n’y a pas de temps ni de lieu idéal pour ce faire, mais s’exécuter devant un édifice sacré qui a résisté au temps depuis près d’un millénaire donnait symboliquement une mesure de l’éternité du lien qui nous unissait.

Séance de photos sur le parvis de Notre-Dame

C’est sans doute ce qui inspire de nombreux couples à se fiancer ou à réitérer leurs vœux devant la cathédrale.

En 2014 et 2015

Notre-Dame vue de l’Institut du Monde arabe en 2014

Pour la première fois en 2015, j’étais à Paris un premier vendredi du mois.

Qu’y a-t-il de spécial à Paris le premier vendredi du mois ? C’est qu’à l’issue de la messe à 15h ce jour-là, on expose ce qu’on croit être la véritable Couronne d’épines du Christ.

Celle-ci est présentée dans un écrin de vermeil — un alliage d’or et d’argent — et de cristal de roche donné par Napoléon Bonaparte.

Cet écrin n’est jamais ouvert. Au bas de celui-ci, une pièce de cristal d’environ 12 cm est l’endroit où la Couronne d’épines est la mieux vue.

À la fin de cette messe spéciale, chacun des fidèles est invité à s’approcher du coffret afin d’y déposer un baiser. Après chaque baiser, un officiant essuie délicatement la pierre.

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans ce rituel, c’est la démocratisation de l’Exposition des Saintes Reliques. Jamais saint Louis n’aurait pu imaginer que presque huit siècles après lui, de simples ‘gueux’ pouvaient s’approcher du plus important parmi les objets qu’il avait acheté en 1239 (à un prix compris entre le tiers et la moitié de tous les revenus annuels du royaume).

La majesté de Notre-Dame

En tant que chef-d’œuvre, la cathédrale est l’expression du génie humain et plus particulièrement du peuple français.

Arithmétique et géométrie médiévales

Comment, au Moyen-Âge, des ouvriers illettrés pouvaient-ils effectuer les délicates opérations mathématiques nécessaires à l’édification d’une bâtisse de 60 mètres de haut ? Avec des instruments de mesure en bois, de rudimentaires outils tranchants, et des bouts de corde.

Pensez qu’à l’époque, on s’assurait de la verticalité des murs et des colonnes à l’aide de fils de plomb qu’on sortait de sa poche. C’est-à-dire avec de la corde au bout de laquelle pendait un petit bloc de métal.

Et comment découpait-on et sculptait-on la pierre ? Avec du jus de bras.

Il y a quelques années, on a découvert que le calcaire coquiller du haut de l’édifice est plus léger et plus facile à sculpter que celui utilisé au sol qui, compact et lourd, est plus apte à supporter l’édifice.

Bref, ce qui émerveille à Notre-Dame de Paris, ce n’est pas la technologie utilisée, mais comment de modestes ouvriers — se succédant de père en fils pendant presque deux siècles — ont pu, armés de leur foi, consacrer le meilleur d’eux-mêmes à rendre cet hommage à Dieu.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs de Notre-Dame de Paris (le Trésor)

18 avril 2019
Aperçu du trésor (au premier plan, statue de Saint Denis, premier martyre de Paris, mort décapité)
Vitrines
Tunique de saint Louis
Vitrine des pièces d’orfèvrerie antérieures à la Révolution
Ciboire, seconde moitié du XIXe siècle (argent doré, diamants, rubis, saphir, émeraude, perles et émaux)
Calice et patène, XXe siècle (argent doré, émail, grenats, émeraudes et perles)
Ostensoir de Sainte-Geneviève, 1852
Reliquaire de la Croix dite de Saint-Claude, 1895-1900 (argent émaillé, vermeil, diamants, perles, quartz, cornaline, citrine, malachite et émaux)
Reliquaire de la Couronne d’épines, 1806 (cuivre doré, or moulu)
Ostensoir, 1949 (argent et vermeil)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 2e, 3e et 4e photos) et PanLeica 25 mm F/1,4 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 15 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 12 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  6e  photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs de Notre-Dame de Paris (2e partie)

17 avril 2019
Chœur de Notre-Dame
Rosace à la Vierge
Clôture du chœur de Notre-Dame
Orgue de la basilique
Vue panoramique de l’ouest de la ville
Vue panoramique de l’est de la ville
Statues des apôtres et symboles des évangélistes
‘Marie’ (2e bourdon), dans la tour nord
Chimères et statue

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (1re, 3e et 4e photos), et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 800 — 25 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
6e  photo : 1/3200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/3200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 12 mm
9e  photo : 1/500 sec. — F/9,0 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs de Notre-Dame de Paris (1re partie)

16 avril 2019
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Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
8e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 34 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 26 diaporamas de Paris

23 mars 2018
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Pour la personne qui songe à visiter Paris ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de trois-mille photos en haute-définition et des dizaines de séquences vidéo au sujet de la capitale française.

Ces textes présentent les principaux attraits de chaque arrondissement de Paris.

Offerts gratuitement, ils constituent les chapitres d’un guide de voyage électronique dont il ne manque qu’une revue systématique des lieux d’hébergement et des meilleurs restaurants.

Diaporamas Durée Photos Vidéos
Le 1er arrondissement (1re partie) 2:31 64 1
La Sainte-Chapelle 2:49 76 0
Le 1er arrondissement (3e partie) 9:26 261 6
Le Louvre 5:10 138 3
Le deuxième arrondissement 5:37 165 0
Le troisième arrondissement 9:04 267 0
Le 4e arrondissement (1re partie) 2:11 60 0
Le 4e arrondissement (2e  partie) 9:52 259 7
Le 5e arrondissement (1re partie) 6:19 177 2
Le 5e arrondissement (2e  partie) 6:09 177 0
Le 5e arrondissement (3e  partie) 5:59 144 6
Le Sixième arrondissement 8:02 217 3
Le Septième arrondissement 8:31 240 3
Le Huitième arrondissement 8:28 244 1
Le Neuvième arrondissement 4:37 118 2
Le Douzième arrondissement 6:58 173 5
Le Treizième arrondissement 4:23 124 0
Le Quatorzième arrondissement 3:05 83 0
Le Quinzième arrondissement 3:31 97 1
Le Seizième arrondissement 9:18 200 15
Le Dix-huitième arrondissement 2:41 69 1
La Défense 1:37 32 3
La basilique Saint-Denis 2:21 65 0
Aperçu de la ville de Versailles 3:26 95 0
Les jardins du château de Versailles 4:00 93 5
Le château de Versailles 4:19 120 0
Total 2h20:24 3 758 64


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le château de Versailles

22 mars 2018
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Le château de Versailles est le plus célèbre et le plus visité des palais du monde.

Ce diaporama se divise en quatre parties :
• les Écuries royales
• le palais
• l’opéra Royal
• la chapelle Royale

Les Écuries royales

Situées en face du palais, de part et d’autre de la Place d’Armes, les Écuries royales comprennent deux édifices symétriques construits par Jules Hardouin-Mansart entre 1679 et 1682.

La Grande écurie abrite le musée des Carrosses de Versailles (ouvert le samedi et le dimanche de mars à octobre) tandis que la Petite écurie (de 0:04 à 0:11) abrite l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (fermée aux visiteurs).

Le palais

Le diaporama présente successivement :
• la statue équestre de Louis XIV, érigée en 1838 (à 0:13).
• le portail principal du château, de Jules Hardouin-Mansart (à 0:15).
• la cour du Roi (à 0:23) qui fait face à la ville.
• l’horloge de la cour de Marbre, flanquée d’Hercule et de Mars (à 0:29).
• la salle des Hoquetons (de 0:49 à 0:51).
• le salon d’Hercule (de 1:00 à 1:05), aménagé de 1712 à 1736. Il est décoré du Repas chez Simon de Véronèse (à 1:01). Cette toile fait face à Eliezer et Rébecca (à 1:03), également de Véronèse. Le plafond représente L’Apothéose d’Hercule, peint de 1733 à 1736 par François Lemoyne (à 1:05).
• le salon de l’Abondance, aménagé en 1680 (à 1:07), servait de vestibule au salon des Curiosités de Louis XIV. Son plafond fut peint par René-Antoine Houasse (à 1:09).
• le salon de Vénus fut construit entre 1677 et 1680. On peut y voir une statue de Louis XIV à l’antique par Jean Warin (à 1:11).
• au fond du salon de Diane, on trouve le buste de Louis XIV sculpté par Le Bernin (à 1:13). La pièce est également décorée de la toile Le Sacrifice d’Iphigénie, peinte en 1680 par Charles de la Fosse (à 1:15).
• le salon de Mercure (de 1:17 à 1:19) abrite l’horloge à automates exécutée par Morand et offerte à Louis XIV en 1706.
• à 1:21, il s’agit du plafond du salon d’Apollon, peint par Charles de la Fosse, sous le titre d’Apollon sur son char, accompagné par la figure de la France et le cortège des Saisons.
• le salon de la Guerre (de 1:23 à 1:25) fut aménagé de 1678 à 1686. À 1:23, le grand médaillon en stuc d’Antoine Coysevox représente Louis XIV à cheval foulant aux pieds ses ennemis.
• la voute de la galerie de Glaces (de 1:27 à 1:37), longue de 73 mètres, est décorée de trente compositions du peintre Charles Le Brun. Cet ensemble illustre l’histoire du règne de Louis XIV, de son accession au pouvoir en 1661 jusqu’à la paix de Nimègue en 1678. Sur les côtés, aux 17 fenêtres répondent 17 arcades revêtues chacune de 21 ‘miroirs de glace’. Ces derniers publicisent la naissance de l’industrie de la production du verre en France, désireuse de rivaliser avec celle de Venise.
• le salon de la Paix (de 1:39 à 1:49), à l’extrémité de la galerie des Glaces, fait symétrie avec le salon de la Guerre. Le médaillon peint en 1729 par François Lemoyne (à 1:39) s’intitule Louis XV donnant la paix à l’Europe. Au plafond (à 1:43), Charles Le Brun a peint La France victorieuse offrant un rameau d’olivier aux Puissances qui s’étaient unies contre elle.
• dans la chambre de la Reine (de 1:51 à 1:53), le lit et la balustrade sont des restitutions modernes d’après des documents anciens. C’est par la porte à la gauche du lit que Marie-Antoinette échappa aux émeutiers, le 6 octobre 1789.
• la chambre du Roi (1:55) est située à l’étage et fait face à la ville. Après le lever intime du roi (appelé le petit lever), on mettait en scène le grand lever, le petit déjeuner et plus tard, le coucher du roi. Exécutée devant six entrées successives de courtisans, la cérémonie du lever durait une heure : le roi était ‘lavé’, coiffé et habillé devant plusieurs centaines de personnes. Il est à noter que si cette photo suit celle de la chambre de la Reine dans le diaporama, ces deux pièces ne sont pas adjacentes.
• la salle du Sacre (à 1:57) est décorée, entre autres, d’une copie du Couronnement de Napoléon Ier et Joséphine, le 2 décembre 1804 par Jacques-Louis David (l’original est au Louvre). C’est cette toile du sacre qui donne son nom à la salle.

À 2:25 et 2:27, nous voyons successivement les statues de Charles Martel et de son petit fils Charlemagne.

L’opéra Royal

De 2:30 à 3:06, nous visitons l’opéra Royal, inauguré en 1770, sous Louis XV, pour le mariage du dauphin (le futur Louis XVI) et de Marie-Antoinette.

L’opéra Royal est entièrement fait de bois doré et peint. L’acoustique y est excellente.

Parce qu’ils ne sont pas faits de matériaux nobles, ses éléments décoratifs n’ont pas été prélevés pour être vendus aux enchères à la Révolution. Le lieu est donc à peu près intact, tel qu’on pouvait le voir sous Louis XV.

Le plafond de cette salle (de 2:34 à 2:37) fut peint en 1769-1770 par Louis-Jean-Jacques Durameau.

Le parterre y est en gradins, descendant du premier niveau jusqu’à l’orchestre. Les trois niveaux sont des loges disposées tout autour de la salle. Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

Le roi y prenait place dans une loge (de 2:46 à 2:53) à laquelle on accède en traversant des vestibules, de part et d’autre, destinés à assurer la protection du roi.

La chapelle Royale

De 3:09 à 4:03, il s’agit de la chapelle Royale, dessinée par Jules Hardoin-Mansart. Elle fut commencée en 1699 et achevée par Robert de Cotte en 1710, soit trois ans avant la mort de Louis XIV.

À mon avis, c’est le bel endroit du monde.

Le plafond est consacré aux personnages de la Sainte Trinité. À 3:18, au-dessus de l’autel, la voute de l’abside est décorée de La Résurrection du Christ de Charles de la Fosse. Toute la partie centrale du plafond représente Le Père éternel dans sa gloire apportant au mode la promesse du rachat, peinte par Antoine Coypel (à 3:38). Au-dessus de la tribune royale, la voute est décorée de La Descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les Apôtres par Jean-Baptiste Jouvenet (à 3:48).

Entre les fenêtres hautes, les douze apôtres sont représentés assis (six de chaque côté, de 3:20 à 3:46).

La seule façon de la visiter librement est d’y assister à un concert. Contrairement à l’opéra Royal (en bois peint), la chapelle Royale est entièrement minérale, ce qui en fait un lieu très réverbéré. Ce qui tranche avec le son de nos enregistrements modernes. Toutefois, on doit comprendre que la musique qu’on y présente est généralement des œuvres créées en fonction de l’acoustique des lieux.

Ce diaporama se veut l’apothéose de la série consacrée à Paris. J’espère qu’il saura vous plaire.


Détails techniques : Ce diaporama contient 120 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (55 photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (31 photos), M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (23 photos), M.Zuiko 75 mm F/1.8 (6 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu du 18e arrondissement de Paris

18 mars 2018
Cliquez sur l’image pour démarrer

Introduction

S’étendant sur 6 km², le 18e arrondissement est habité par environ 202 000 personnes. Ce qui en fait le deuxième plus peuplé de Paris, après le 15e.

Notre aperçu de cet arrondissement se limitera au quartier de Montmartre. Nous y visiterons successivement :
• le musée de Montmartre
• l’église Saint-Pierre de Montmartre
• la basilique du Sacré-Cœur
• le Marché de la Butte
• l’église Saint-Jean de Montmartre

Le nom ‘Montmartre’ est une déformation de mons Martyrum (mont des Martyrs en latin). C’est qu’au Moyen-Âge, on croyait que saint Denis y avait été décapité.

En réalité, le lieu de sa décapitation n’est pas là, mais plutôt sur le monticule de Montjoie, aujourd’hui aplani, situé entre Montmartre et Saint-Denis.

Le musée de Montmartre (de 0:20 à 0:34)

Sur notre chemin vers le musée, nous rencontrons le cabaret Au Lapin agile (à 0:09). À la fin du XIXe siècle, c’était un haut lieu de la bohème du quartier.

Mais un siècle plus tôt, les environs présentaient un aspect très différent. On y rencontrait alors une douzaine de moulins à vent, des vergers et des vignes.

De ces dernières, de nos jours, il ne reste plus qu’un seul vignoble (à 0:11 et à 0:18). C’est le Clos-Montmartre, situé entre le Lapin agile et le musée du quartier. Sa production est vendue par la mairie au profit d’œuvres sociales.

Inauguré en 1960, le musée de Montmartre occupe un ensemble de bâtiments qui servirent d’habitation et d’atelier à de nombreux peintres (dont Auguste Renoir, Maurice Utrillo, et Raoul Dufy).

On y présente la contribution du quartier à la notoriété de Paris. Il est centré sur le Montmartre grouillant, révolutionnaire et créatif de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

L’église Saint-Pierre de Montmartre (de 0:44 à 1:04)

Immédiatement à l’ouest de la basilique du Sacré-Cœur se trouve l’église Saint-Pierre de Montmartre. On y accède par la rue Saint-Éleuthère.

Consacrée en 1147, cette église médiévale est une des plus vieilles de Paris.

Dépouillé, l’intérieur est lumineux et propre comme si ce temple venait d’être achevé.

Les fenêtres sont décorées de vitraux créés en 1952 et 1953 par le verrier Max Ingrand puisque ceux d’origine ont été détruits par une bombe au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

À 0:50, l’autel est un cube en cuivre émaillé de Jean-Paul Froidevaux (1977).

De manière générale, l’intégration entre ce qui est vieux et ce qui est récent est parfaitement réussie.

Le buffet d’orgue date du XVIIIe siècle. Il provient de l’ancienne église Saint-Pierre-des-Arcis (autrefois sur l’Île-de-la-Cité). L’orgue lui-même a été reconstruit par Cavaillé-Coll en 1868-1869.

La basilique du Sacré-Cœur (de 1:06 à 1:36)

À la suite d’un soulèvement populaire — la Commune de Paris (dont Montmartre fut un des hauts lieux) — on crut bon élever une immense église destinée à rappeler aux gens de Montmartre la puissance de Dieu. Cette église est le Sacré-Cœur de Montmartre.

Sa situation géographique — au point le plus élevé de Paris — en fait l’église la plus visible de la capitale française. Avec plus de dix-millions de pèlerins et visiteurs par an, c’est également le deuxième monument religieux le plus visité en France (après la cathédrale Notre-Dame de Paris).

Le premier des six architectes qui se succédèrent à la barre du chantier, débuté en 1876, fut Paul Labadie. C’est lui qui décida de donner à la basilique un style romano-byzantin, inspiré des travaux qu’il avait effectués à l’église Saint-Front de Périgueux.

Son revêtement extérieur est en calcaire extrait de la carrière Souppes (dans le département de Seine-et-Marne, à l’est de Paris). Cette pierre, lorsqu’exposée à la pluie, sécrète une croute calcaire qui durcit en séchant et qui blanchit au soleil. On la dit donc ‘autonettoyante’.

La basilique fut consacrée en 1919 et officiellement achevée en 1923.

Contrairement aux autres églises de Paris, propriétés de l’État, la basilique est un monument privé, propriété de l’archevêché de Paris.

Afin de faciliter la circulation intérieure, les visiteurs y déambulent en sens unique (dans le sens antihoraire), de leur entrée par le portail droit jusqu’à leur sortie par le portail gauche.

Le portail droit est décoré d’un hémicycle d’Hippolyte Lefèvre intitulé ‘Saint-Thomas touchant les plaies du Ressuscité’ (à 1:08).

À l’exclusion des bancs, en bois, presque tout dans cette église est en dur, c’est-à-dire en pierre de taille ou en mosaïques.

Celle qui orne la voute du chœur couvre 474 m² (de 1:14 à 1:16). Cela en fait la plus grande mosaïque de France. Elle fut conçue par Luc-Olivier Merson et réalisée de 1912 à 1922 dans les ateliers Guilbert-Martin.

Le diaporama présente ensuite quelques-unes des chapelles de la basilique, présentées dans le sens de la visite :

  • de la chapelle Saint-Louis, nous voyons à 1:18 la mosaïque ‘Saint Louis présente la couronne d’épines’, dessinée par le peintre Pascal Blanchard (et réalisée en 1917 par les mosaïstes de René Martin & Cie). Face à cette mosaïque, on peut voir ‘Saint Louis sous son chêne’ (à 1:20) d’Henri Pinta (et réalisée par les mêmes mosaïstes). Ce peintre marseillais a conçu près de la moitié des mosaïques des chapelles de la basilique.
  • de la chapelle de Saint-Benoît-Labre, on voit une autre mosaïque d’Henri Pinta (à 1:22).
  • voici la chapelle de la Vierge (de 1:24 à 1:26).
  • à 1:30, il s’agit de la voute de la chapelle dédiée à saint Ignace de Loyola.
  • à 1:32, il s’agit d’une mosaïque qui orne la chapelle Saint-Vincent-de-Paul. Elle fut dessinée par le peintre Pascal Blanchard et réalisée en 1917 par les mosaïstes de René Martin & Cie.
  • à 1:22, il s’agit de l’autel en marbre de carrare consacré à sainte Radegonde, patronne secondaire de France.

Les vitraux originaux ont été détruits en 1944 et refaits en 1946.

Le grand orgue est de Cavaillé-Coll. Il fut construit en 1898 pour le château de baron de L’Espée. Après sa mort, il fut transféré à la basilique en 1919.

À l’extérieur (à 1:36), nous apercevons une statue équestre de sainte Jeanne-d’Arc, due à Hippolyte Lefèvre et installée en 1927.

En descendant la butte Montmartre, on rencontre la place Émile-Goudreau (à 1:42) sur laquelle se trouve Le Bateau lavoir (à 1:44).

C’est à cet endroit que plusieurs peintres (dont Picasso) avaient leurs ateliers (incendiés en 1970).

Au Marché de la Butte (de 1:38 à 2:00)

Située au 56 rue des Trois-Frères, la petite épicerie ‘Au Marché de la Butte’ doit sa célébrité mondiale au film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulin.

Au Québec, ce genre d’établissement est appelé dépanneur tandis qu’en France, on les appelle des supérettes (pour signifier de petits supermarchés).

Malgré le flou des images (du à une erreur de mise au point), j’ai choisi d’ajouter au diaporama un court traveling qui illustre le pittoresque des lieux.

L’église Saint-Jean de Montmartre (de 2:02 à 2:20)

Au 19 rue des Abbesses s’élève la première église parisienne en béton armé. C’est l’œuvre de l’architecte Anatole de Baudot.

Au moment de son inauguration en 1904, l’église Saint-Jean-de-Montmartre fit scandale.

Construite dans un quartier ouvrier, celle-ci a été entièrement réalisée avec des matériaux ‘pauvres’; la brique au lieu de la pierre de taille, une façade ornée de pastilles de céramique colorées imitant des pierres précieuses, une architecture de béton assumée et une influence byzantine et magrébine totalement étrangère à la mode Beaux-Arts qui prévalait alors.

L’intérieur, anthracite, est l’antithèse exacte de la basilique du Sacré-Cœur.

Deux rues au sud de la rue des Abbesses, c’est le boulevard de Clichy. On passe alors de Montmartre à Pigalle.

Doit-on y voir un fait significatif ? Le Dieu des ouvriers loge sur une rue (celle des Abbesses) alors que l’enfer du sexe triomphe sur un boulevard (celui de Clichy).

Le diaporama se termine par l’entrée du restaurant Le Moulin de la Galette.

Situé derrière ce restaurant, le moulin homonyme ne se visite pas. On peut voir son ombre sur le mur blanc à droite de la photo à 2:32.

Construit en 1622, c’est un des deux seuls moulins encore en état de marche à Montmartre. Précisons que l’autre n’est pas Le Moulin rouge.


Détails techniques : Ce diaporama contient 69 photos et un clip vidéo réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 équipé de l’objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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