Les forteresses à l’Est de la baie de La Havane

Publié le 19 octobre 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Historique, première partie

Fondée en 1519, La Havane devint rapidement le port le plus important d’Amérique.

À l’origine, c’était simplement une base logistique pour la conquête du continent. Mais à partir du moment où les Espagnols pillaient les richesses du Nouveau monde pour les ramener en Espagne, La Havane prit une importance stratégique qu’elle conserva pendant plus de 150 ans.

En effet, sur le chemin du retour, les convois en provenance du Mexique et du Pérou passaient par le golfe de Floride et s’arrêtaient dans cette ville à chaque printemps pour y faire provision avant d’entamer leur traversée de l’Atlantique.

À l’époque, la ville était protégée des fureurs de l’océan Atlantique par sa situation dans la baie de La Havane, sans accès direct à la mer. Mais cela ne la mettait pas à l’abri des convoitises. Si bien qu’en 1555, la ville fut pillée par le corsaire français Jacques de Sores.

Conséquemment, en 1577, on édifia une première forteresse, le Castillo de la Real Fuerza (le Château de la force royale) sur la rive occidentale de la baie de La Havane, là où était construite la ville à protéger.

Également, à un km plus au nord, on verrouilla l’entrée de la baie par la construction, 1589 à 1630, de deux forts supplémentaires, un de chaque côté de son embouchure.

Du côté de la ville, c’était le Castillo de San Salvador de la Punta (ou Château Saint-Sauveur de la pointe, fermé au public). Du coté opposé, c’était le Castillo de los Tres Reyes del Morro (ce qui signifie le Château des trois rois du promontoire). Celui-ci constitue la première des deux fortifications en vedette dans le diaporama.

Le Castillo de los Tres Reyes del Morro

Castillo de los Tres Reyes del Morro vu du Malecón, en fin de journée

De 0:19 à 0:41, un long panoramique nous présente la ville, à partir de son port (situé dans la baie de La Havane) jusqu’au Malecón (son bord de mer). Il vous faudra sans doute revenir sur vos pas pour finalement distinguer le modeste Castillo de San Salvador de la Punta (0:34), qui fait face au Castillo de los Tres Reyes del Morro.

Autrefois, à chaque soir, une lourde chaine métallique était tendue entre les deux afin de fermer le port durant la nuit.

Le tarif de l’admission au château est le même pour les touristes (en pesos convertibles) que pour les Cubains (en monnaie nationale). Puisque celle-ci vaut 24 fois moins, les Cubains paient donc le 24e (à 0:57).

Dans différentes salles du château, on a aménagé des expositions thématiques : sur l’électrification du phare (ajouté en 1845), sur les expéditions de Christophe Colomb (qui a découvert Cuba en explorant le sud de l’ile seulement), sur la conquête anglaise de La Havane en 1762, etc.

De nos jours, ses canons sont recouverts d’une gaine métallique peinte en noir qui masque la rouille sous-jacente. Cette rouille a fait gonfler le métal et rendu les canons inopérants.

Puisqu’il n’y avait pas de système d’égouts, des cabinets d’aisance sont aménagés sur les remparts, de manière à ce que les déjections tombent à l’extérieur du fort.

Construit définitivement en 1845 après avoir été détruit plusieurs fois, le phare offre aux visiteurs une vue spectaculaire de la ville.

Histoire, deuxième partie

En 1761, l’Espagne signait un traité d’alliance avec la France (en guerre avec la Grande-Bretagne depuis 1756). Lorsque l’Espagne entra en conflit armé avec l’Angleterre, l’émissaire qui devait annoncer la nouvelle aux autorités de La Havane fut capturé par les Anglais, si bien que la ville fut totalement prise de surprise le 6 juin 1762, vers 10h du matin, lorsqu’apparut à l’horizon une flotte de plus de 200 vaisseaux anglais équipés de 2 292 canons et peuplés de 25 000 soldats. À ce jour, c’était la plus grande flotte de guerre à traverser l’océan Atlantique.

Pour y faire face, La Havane disposait de dix navires, de 1 200 canons et d’une garnison de 10 000 hommes.

L’investissement massif mis en œuvre pour capturer La Havane — qu’on peut comparer avec les ressources beaucoup moindres dont disposait le général Wolfe pour conquérir la ville de Québec — illustre l’importance stratégique de la capitale cubaine à l’époque.

L’année suivante, un traité de paix signé entre l’Espagne et l’Angleterre redonnait Cuba aux Espagnols en échange de la Floride (colonie espagnole jusque-là).

Parmi les moyens de renforcer les défenses de La Havane, les Espagnols décidèrent de protéger la ville d’un mur de 1,4 mètre d’épaisseur, de dix mètres de haut et de 4,8 km de long.

De plus, dès la fin de l’occupation anglaise et ce, jusqu’en 1774, on construisit une deuxième forteresse du côté opposé de le baie, soit la Fortaleza de San Carlo de la Cabaña. Celle-ci est construite sur le promontoire de Cabaña, duquel les Anglais avaient bombardé le Castillo de los Tres Reyes del Morro pour finalement s’emparer de la ville.

Entre les deux forteresses

Casse-croute insalubre

Les visiteurs qui transitent d’une forteresse à l’autre trouveront sur leur chemin un restaurant (de 2:42 à 3:03) et plusieurs casse-croutes dont l’un (3:22 à 3:32) permet de goûter à un limonade à base de sève de canne à sucre, extraite à l’aide d’un pressoir. Avis aux intéressés : le lendemain, j’ai été confiné à ma chambre, victime d’une violente diarrhée.

La Fortaleza de San Carlo de la Cabaña

Portail de la Fortaleza de San Carlo de la Cabaña

Immense, cette deuxième vedette du diaporama mesure 0,7 km par 2,3 km. À chaque soir à 21h, des fantassins costumés aux couleurs de l’Espagne tirent un coup de canon. Originellement, cette coutume visait à annoncer la fermeture des portes de la ville et la mise sous tension de la chaine qui interdisait l’accès maritime à la baie.

Pendant la période coloniale, la forteresse servit de baraquement pour quelques milliers de soldats. Ce fut une prison et un lieu de torture avant la révolution et finalement, le quartier général de Che Guevara.

À l’intérieur de la forteresse

De nos jours, on y trouve deux restaurants, un exposition d’armes et armures, une chapelle, quelques missiles russes, un minuscule musée de la torture, un musée dédié à Che Guevara, et une garderie.

Bureau de Che Guevara


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Malecón de La Havane

Publié le 14 octobre 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Le Malecón n’est pas un quartier de La Havane. C’est une voie rapide et une promenade de 7 km qui s’étend le long du détroit de Floride. Elle débute légèrement à l’Est du Prado et se termine à la rivière des Amandiers.

En somme, c’est la frontière nord de deux quartiers de la capitale cubaine : Centro et Vedado.

Au Centro, les façades des maisons de style qui la bordent ont tellement été abîmées par l’air salin du large qu’elles sont — d’ici la fin de leur restauration en cours — totalement dépourvues d’intérêt.

Au Vedado, aucun bâtiment n’est adjacent au Malecón. La vue y est donc dégagée des deux côtés de cette promenade.

Du coté maritime, oubliez le sable fin qui fait la réputation de beaucoup de stations balnéaires cubaines : à cet endroit, la rive est rocailleuse et l’océan très souvent déchainé.

En dépit de tous ses défauts, le Malecón est un des lieux de rassemblement favoris des Cubains à toute heure du jour. On vient y pêcher, y jouer de la musique ou y passer le temps en admirant la vue sur la mer. Les amoureux apprécient ses couchers de soleil magnifiques par beau temps (ce qui est habituellement le cas).

Petite anecdote. En dépit de la rupture de ses relations diplomatiques avec Cuba en 1961, les États-Unis ont conservé à La Havane une présence consulaire officieuse sous la forme d’un « Bureau des intérêts américains » (de 0:52 à 0:55), situé dans l’édifice qui leur servait d’ambassade depuis 1952.

En 2000, le gouvernement cubain a fait aménager la « Tribune antiimpérialiste José Martí » composé d’une plate-forme surélevée faisant dos à l’ex ambassade et devant laquelle quatre arches métalliques sont disposés.

En janvier 2006 (sous G.W. Bush), les États-Unis ont répliqué en installant aux fenêtres de l’avant-dernier étage du bâtiment, un affichage électronique d’environ deux mètres de hauteur, dont les messages hostiles au régime castriste défilaient jour et nuit.

Piquées au vif, les autorités cubaines ont érigé, dès le mois suivant, une forêt de 138 mats originellement décorés de drapeaux noirs arborant une étoile blanche. Depuis les drapeaux ont disparus.

De nos jours, l’édifice est l’objet d’une surveillance policière constante : il est strictement interdit de le photographier. Toutefois, à la différence de l’ambassade américaine à Berlin, cette interdiction n’origine pas des États-Unis, mais plutôt dans ce cas-ci des autorités cubaines.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La galerie couverte du Palais d’été

Publié le 13 octobre 2013 | Temps de lecture : 1 minute
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Le Palais d’été est un domaine situé dans le nord-ouest de la capitale chinoise. Sa superficie est de 2,9 km², dont les trois-quarts sont occupés par le lac de Kunming.

Le long de ce dernier, une galerie couverte a été aménagée afin de se promener à l’abri du soleil ou des intempéries. Elle est décorée de 40 000 images différentes.

Longue de 728 mètres, cette promenade est ponctuée de pavillons octogonaux comme ceux-ci, photographiés par un après-midi baigné de smog.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif 14-45mm
1re photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/3,9 — ISO 100 — 18 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/4,9 — ISO 250 — 25 mm
4e  photo : 1/30 sec. — F/4,8 — ISO 400 — 23 mm
5e  photo : 1/50 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Miramar, à La Havane

Publié le 12 octobre 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

 
La Havane s’est développée d’est en ouest le long du détroit de Floride.

Le plus à l’ouest des quartiers touristiques est Miramar. Dans cette vidéo, nous le visiterons de sa frontière naturelle à l’est — la rivière des Amandiers — jusqu’à l’Aquarium national. En fait, ce quartier se développe bien au-delà, mais nous n’irons pas plus loin.

Depuis le XIXe siècle, la capitale cubaine puise son eau potable de la rivière des Amandiers. Le réseau d’aqueduc conçu par l’ingénieur cubain Don Francesco de Albear s’est mérité la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1878.

Notre visite débute au Parque Forestal (ou Parc forestier). Il s’agit d’une forêt sauvage, sans sentier à emprunter, qui constitue un des poumons verts de la capitale cubaine.

En remontant vers le nord, nous traversons le Bosque Almendares qui longe la rivière du même nom (de 0:13 à 1:15). À noter : « bosque », qui ressemble phonétiquement à bosquet, signifie plutôt bois et se prononce boké.

C’est un des endroits les plus agréables de la ville. Aucun guide de voyage n’en parle pour une simple et bonne raison; ce lieu perdrait tout son charme si des milliers de touristes y venaient quotidiennement.

Sur ses rives, des Cubains procèdent à des sacrifices rituels de volailles. D’autres pêchent à ligne ou au filet.

Au milieu de ce petit bois, le restaurant El Lugar (ce qui signifie Le Lieu) fut un des endroits où j’ai le mieux mangé à La Havane (de 0:57 à 1:15).

Finalement, à environ un kilomètre au sud de l’embouchure de la rivière aux Amandiers, on trouve un parc d’attraction (de 1:16 à 1:35). Ombragé et agréable, il propose aux enfants quelques manèges et aux adultes, la possibilité de louer un canot destiné à naviguer sur la rivière.

Après une traversée du quartier, on atteint l’Aquarium national, où se termine cette vidéo. Ses installations vieillottes hébergent une variété limitée de poissons et d’animaux marins.

Mais ses spectacles — qui mettent en vedette des phoques et des dauphins dans deux bassins différents — valent amplement le déplacement. Comme on peut s’attendre d’un pays communiste, animaux dressés font preuve d’une discipline impeccable.


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Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les bornes de dégustation de la SAQ

Publié le 14 septembre 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

Comment savoir si on aime un vin ? En y goutant, évidemment…

En Europe, il existe d’innombrables bars à vin où on peut s’arrêter pour déguster un verre de vin, seul ou avec d’autres (comme dirait mon confesseur).

Borne de dégustation de la SAQ

Dans un certain nombre de ses succursales, la Société des alcools du Québec installera d’ici peu une borne automatisée de dégustation.

Vins rouges proposés

Chacune de ces bornes offrira un choix de seize boissons alcoolisées réparties sur ses quatre côtés. Chaque côté sera consacré à un seul type de boisson; les vins blancs, les rouges, les spiritueux et les nouveautés.

Mode d’emploi

Pour en profiter, l’intéressé devra d’abord se procurer une carte, rechargeable par tranches de 30$.

Affichage des prix
Exemples de vins offerts

Au dessus, vis-à-vis chaque bouteille, un écran précise successivement le nom de la boisson, le prix et le format de la bouteille, de même que le prix de la dégustation.

Cette manière de procéder est toute nouvelle et donc, sujette à l’amélioration; présentement, il manque la quantité de boisson par dose…

Paru depuis : Les grands crus servis au verre (2013-12-20)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F2,8 — ISO 250 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F2,8 — ISO 320 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 33 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 33 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Est du quartier de Vedado, à La Havane

Publié le 12 septembre 2013 | Temps de lecture : 7 minutes

 
La capitale cubaine s’est développée d’Est en Ouest à partir de la baie de La Havane. Après la Vieille ville et le quartier de Centro, Vedado fut le troisième territoire ouvert au développement urbain de la capitale. Il est aussi peuplé que le quartier de Centro, tout en ayant plus du double de sa superficie : la densité de la population y est donc moindre.

Au début de la période coloniale, il était interdit de construire sur ces terrains afin de voir venir de loin toute flotte ennemie. D’où le nom de Vedado, qui signifie interdit en espagnol.

Pendant longtemps, Vedado fut une colline boisée entourée d’immenses exploitations agricoles (ou haciendas).

En 1870, on n’y comptait que vingt maisons. Le développement du quartier n’a réellement débuté qu’à la fin du XIXe siècle et a atteint son apogée dans la première moitié du XXe siècle.

Considéré comme un modèle de développement urbain, il est caractérisé par la combinaison harmonieuse de maisons de style, alignées le long de ses rues en damier bordées d’arbres.

Dans la partie orientale du quartier (celle qui fait l’objet du présent diaporama), les rues est-ouest portent un chiffre alors que les rues nord-sud sont identifiées par une lettre.

Responsable de son aménagement dès le départ, l’ingénieur Luis Yboleón Bosque a conçu le plan de développement du quartier en 1859, soit un an avant celui qui a donné naissance au quartier de l’Eixample à Barcelone.

Le plan cubain, parfaitement respecté, prévoyait des quadrilatères carrés, d’une centaine de mètres de chaque côté, sauf pour ceux entre les rues C et D (de 80m de large) et ceux entre D et E (de 120m de large).

Contrairement à l’Eixample, les maisons ne sont pas collées les unes aux autres, mais sont généralement entourés de verdure (comme c’est le cas des maisons des banlieues montréalaises). Quinze pieds (environ cinq mètres) de distance était prévus minimalement entre chaque maison et la rue; cette distance était plus grande le long des avenues.

Nous nous promènerons dans ce quartier du nord au sud, en papillonnant d’Est en Ouest. Précisons que l’hôtel Nacional et le Musée napoléonien, tous deux situés dans la partie Est de Vedado, ne seront pas abordés ici parce que vus séparément.

Notre visite débute brièvement sur le Malecón, cette voie rapide située le long du détroit de Floride et qui constitue la frontière nord du quartier. Le long de cette voie s’alignent une bonne partie des hôtels modernes de Vedado. À 0:07, c’est le stade José Martí.

De 0:10 à 0:31, nous visitons un centre commercial situé au tout début de l’avenue de la Promenade (appelée Paseo, ce qui signifie promenade en espagnol). Cette avenue sépare la partie Est de la partie Ouest de Vedado.

À 0:33, nous nous sommes déplacés au nord-ouest de l’avenue des Présidents. À 0:35, c’est la Casa de las Américas, une institution culturelle qui vise à promouvoir les échanges entre artistes et écrivains des Amériques.

Construit en 1927, l’hôtel Presidente offre 158 chambres réparties sur dix étages, le tout imprégné d’un charme légèrement désuet (de 0:43 à 0:46).

De 0:55 à 2:13, nous visitons le Museo de la Danza. À 0:59, nous avons un aperçu de la double comptabilité nécessité par l’utilisation de deux devises différentes; la monnaie nationale (MN) par les Cubains, et les pesos convertibles (ou CUC) par les touristes.

Ce musée est en réalité dédié au ballet. Il a été créé à partir des objets et souvenirs de la chorégraphe et ballerine Alicia Alonso, qui a fait de La Havane le deuxième centre mondial d’excellence pour le ballet, après celui du Bolshoï.

On y trouve des chorégraphies notées — puisque le ballet possède son propre système de notation — des programmes originaux qui ont marqué l’histoire de cette discipline, des costumes, des photos dédicacées des plus grands danseurs du XXe siècle, des affiches, des croquis de décors et de costumes, des coiffes de Mme Alonso, de même que les décorations et honneurs que celle-ci a reçus (dont le titre d’officier de la Légion d’honneur, en 2003).

À 2:15, voici l’édifice (d’inspiration française) du Musée national des Arts décoratifs, en rénovation au moment de ma visite.

Beaucoup de résidences de cette partie de Vedado ont été construites dans les années 1920, à la suite de la flambée du prix du sucre qui a marqué la première Guerre mondiale et les années qui suivirent.

Construite en 1920, la Maison de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (de 2:45 à 3:02) est un endroit charmant, baigné de verdure, dont l’escalier en tire-bouchon est décoré d’un très beau vitrail Art nouveau.

Sur l’avenue des Présidents, l’Alliance française de Cuba (de 3:10 à 3:16) donne des conférences et monte des expositions qui font la promotion de la France.

De 3:21 à 3:42, nous visitons l’église Saint-Jean-de-Latran, construite dans les années 1880. Ses vitraux, quoique conventionnels, sont remarquablement bien exécutés.

À 3:51, c’est le Salon rouge où logeait le grand casino de l’hôtel Capri (autrefois centre de la mafia américaine à Cuba).

La Rampa est une avenue est-ouest qui traverse le Vedado. Près de l’hôtel Habana Libre (que nous verrons dans un moment), les trottoirs sont décorés de marqueterie de terrazzo.

Construit en 1957, l’ancien hôtel Hilton est appelé Habana Libre depuis la Révolution (de 4:24 à 5:13). C’est le plus haut édifice de la ville. La fresque qui orne sa façade (intitulée « Carro de la Revolución », ce qui signifie Voiture de la Révolution) est de l’artiste Amelia Peláez.

La crèmerie Coppelia est la plus grande au monde. Dans un parc situé de biais par rapport au Havana Libre, cette institution sert en moyenne 30 000 clients par jour (de 5:15 à 5:24).

En principe, on n’y accepte que de la monnaie nationale. Mais comme les touristes ne sont pas censés avoir de cette devise, on a aménagé pour eux un comptoir un peu à l’écart (de 5:21 à 5:23) où les pesos convertibles sont acceptés et surtout, où il n’y a pas de file d’attente.

Dans le film cubain Fraise et chocolat, Diego (le personnage homosexuel) y commande une glace à la fraise. On raconte que dans les mois qui suivirent la sortie de ce film immensément populaire, les hommes cubains évitèrent de commander cette saveur, de peur de donner naissance à des rumeurs quand à leur orientation sexuelle.

De 5:25 à 5:37, adjacente au Paseo, voici l’église Sainte-Catherine-de-Sienne. Il s’agit d’une église paroissiale sans prétention dont l’autel situé au fond du côté droit de la nef est en argent (à 5:32).

Érigé en 1936 sur l’avenue des Présidents, le mémorial à José-Miguel Gómez est une œuvre impressionnante du sculpteur italien Giovanni Nicolini.

De 6:06 à 6:35, nous visitons différents pavillons de l’université de La Havane, fondée en 1728 grâce à une bulle papale, et déménagée sur son site actuel en 1902. Le cœur du campus est occupé par un petit parc charmant (à 6:13) appelé Plaza Ignacio Agramonte, du nom d’un héros de la première guerre d’indépendance cubaine.


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Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Ouest du quartier de Vedado, à La Havane

Publié le 9 septembre 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Notre visite de la partie occidentale du quartier de Vedado débute à l’hôtel Meliá Cohiba, situé à un jet de pierre de la mer. Au premier coup d’œil, cet hôtel d’affaires donne une fausse impression de vétusté en raison du fait que son revêtement extérieur a souffert de l’érosion par l’air salin du détroit de Floride.

En réalité, cet imposant complexe hôtelier de 462 chambres est un des mieux équipés de la capitale, avec boutiques du rez-de-chaussée, restaurants, salles de conférence, piscine, etc.

La Place de la Révolution

De 0:40 à 0:59, nous visitons la plus importante place de la capitale cubaine, la Plaza de la Revolución. C’est le centre politique et administratif de La Havane. La place elle-même n’est qu’un grand rectangle asphalté de 45 000 m², torride en été et plutôt désert. Toutefois, à l’occasion, c’est le site des parades militaires et des célébrations qui peuvent attirer jusqu’à un million de personnes.

Au nord (à 0:40), ce qui ressemble à un bel édifice résidentiel décoré (depuis 1995) d’un portrait en fil de fer de Che Guevara, est en réalité le siège du redoutable ministère de l’Intérieur. Le slogan « Hasta la victoria siempre », également en fil de fer, signifie À la victoire, toujours.

Au nord-est (à 0:42), c’est le siège du ministère des Communication, décoré lui aussi d’un portait en fil de fer en l’honneur d’un autre compagnon d’arme de Fidel Castro, Camilo Cienfuego. Ce dernier est décédé d’un accident aérien en 1959, dans des circonstances mystérieuses (puisqu’on n’a jamais retrouvé les restes de l’avion).

À l’est (de 0:44 à 0:52), c’est la Bibliothèque nationale. Une petite exposition de livres anciens se tient dans son vestibule. Entre autres, on y voit l’original de l’attestation médicale du décès de Napoléon Bonaparte (à 0:47).

Au sud-est (à 0:54), c’est l’édifice du ministère de la Défense.

Tout le sud de la place est occupé par le Monument à José Martí (1853-1895), écrivain et poète national dont les écrits ont nourri la Révolution cubaine. Achevée en 1959, la tour de 140 mètres (à 0:58) héberge un musée en l’honneur du poète et sert également de relai pour les communications.

À l’ouest (à 0:58), c’est le Teatro Nacional. En rénovation au moment de ma visite, c’est normalement le plus important complexe culturel du pays.

Le cimetière Christophe-Colomb

Aménagé en 1871, ce cimetière renferme 800 000 sépultures (de 1:00 à 3:27). On y pénètre par le portique néo-roman dessiné par Calixo Loira en 1870.

Contrairement au Québec — où on creuse la terre pour y placer les tombes — ce cimetière est entièrement minéral. Extérieurement, presque tout est en marbre de Carrare, le plus cher au monde.

Pour ajouter le corps d’un autre membre de la famille, on retire la pierre tombale en marbre en la soulevant par les quatre anneaux qui y sont presque toujours fixés.

À 1:16, c’est une pietà en bas-relief que la sculptrice cubaine Rita Longa (1912-2000) réalisa en 1957 pour décorer le panthéon en marbre noir de la famille Aquilera.

Les tombes sont ordonnées selon un damier qui facilite à la fois la circulation et la recherche d’une tombe en particulier.

Le long de l’allée centrale sont alignées des monuments impressionnants, comme celui en hommage aux 28 pompiers décédés lors du grand incendie de mai 1890 (de 1:28 à 1:42).

Presqu’en face (de 1:44 à 1:48), il s’agit d’une tombe Art déco conçue en 1926 par les architectes Evelio Govantes et Félix Caborrocas, en l’honneur du couple Catalina Lasa et Juan-Pedro Baró.

Mme Lasa avait épousé en premières noces Pedro-Estevez Abreu, l’ainé du Premier Vice-président du pays. Elle fut la première femme cubaine à divorcer en vertu d’une loi votée en 1917. À Paris, elle épousa en secondes noces Félix Caborrocas, un riche propriétaire terrien de Cuba. Ils vécurent dans la résidence qu’on peut voir de 0:31 à 0:34.

Les portes de leur mausolée ont été dessinées par le bijoutier et verrier français René Lalique.

Au centre du cimetière, se trouve une petite chapelle néo-byzantine (de 1:55 à 2:00) dont l’autel est décorée d’une haute fresque ayant pour thème le Jugement dernier, du peintre cubain Miguel Melero (1836-1907).

On y trouve de nombreuses sépultures collectives, comme ce Panthéon aux Forces navales révolutionnaires (de 2:47 à 2:50).

Se voisinent sans discrimination, révolutionnaires et colonels anticommunistes, écrivains idéalistes et entrepreneurs véreux, personnages illustres et simples citoyens. Chrétiens et Juifs, Blancs et Noirs, reposent ici en paix.

Certaines de ces tombes sont vides. Cela peut s’expliquer de différentes manières. Il peut s’agir évidemment de familles qui ont emporté les restes de parents décédés en fuyant la révolution. Mais dans un pays où règne à la fois une grande pauvreté et un mépris des inégalités sociales, le pillage des mausolées les plus somptueux (à 2:12) est une possibilité qu’on ne peut pas exclure. De plus, certains rites animistes, exigerait l’utilisation d’ossements humains.

Le cimetière chinois

Immédiatement au sud-ouest du cimetière Christophe-Colomb se trouve un minuscule cimetière réservé à la minorité chinoise (de 3:31 à 3:52).

Contrairement à son immense voisin — dont les sépultures sont presque toutes en marbre italien — celles de ce cimetière-ci sont en matériaux plus pauvres.

On y trouve quelques mausolées mais la plupart des tombes ressemblent à des cercueils rectangulaires blancs déposés sur le sol, chapeautés d’une mince pierre tombale.

Le jardin zoologique

Le zoo de La Havane (de 4:15 à 5:15) héberge une bonne variété d’animaux. Chaque ajout d’une nouvelle espèce animale suscite un événement médiatique dans la capitale cubaine.

Mais ce zoo est mal entretenu. Les alligators et crocodiles préfèrent se reposer sur l’herbe que de nager dans l’eau verte et opaque à leur disposition. Le postérieur de certains singes est taché de matières fécales. Les cages des gros oiseaux sont grises et poussiéreuses.

En dépit de ces lacunes, les animaux y vivent une existence paisible et le zoo dispose de quelques manèges qui font la joie les petits.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Musée napoléonien de La Havane

Publié le 8 septembre 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Hors de France, un des plus importants musées rendant hommage à Napoléon Bonaparte se trouve à La Havane. Depuis sa création en 1961, le musée est hébergé dans le Palais « La Dolce Dimora » (La Douce demeure), situé à deux pas de l’université.

C’est dans cette bâtisse néo-florentine qu’habitait Orestes Ferrara (1876-1972). Cet avocat d’origine italienne fit une brillante carrière politique à Cuba où il occupa, entre autres, le poste de Secrétaire d’État.

Celui-ci commanda la construction de son palais aux architectes Evelio Govantes et Félix Cabarrocas, responsables également du Capitolio de La Havane, construit à la même époque.

Dans sa presque totalité, le contenu du musée est constitué de la collection personnelle du magnat du sucre Julio Lobo. À la révolution, c’était l’homme le plus riche de Cuba. D’origine vénézuélienne, celui-ci dépensa une partie de sa fortune (estimée à 200 millions$) à écrémer les mises aux enchères européennes d’objets liés à Napoléon Bonaparte.

En dépit du fait que ce financier partageait certaines des idées révolutionnaires, il finit par quitter le pays en 1960. Une petite partie de sa collection fut dispersée mais l’essentiel fut conservé pour devenir le Musée napoléonien de La Havane.

Ce musée possède plus de 7400 pièces, presque toutes de premier choix : peintures, gravures, sculptures, mobilier de style empire français, costumes, armes, et pièces de monnaie.

Parmi les trésors du musée, on trouve un manuscrit de Bonaparte écrit au cours de la campagne d’Italie, plus précisément le 17 mars 1796 (à 0:40), une mèche de cheveux de l’empereur (à 0:47), une de ses molaires, un brosse à dent lui ayant appartenu (à 0:49) et son célèbre bicorne (à 1:45).

On trouve au musée deux autres objets précieux : la montre de poche de Napoléon (à 0:45) et son masque mortuaire (à 1:00). Ces deux objets ont été amenés à Cuba par le médecin Francois-Carlo Antommarchi, qui fut le médecin personnel de Napoléon sur l’île Sainte-Hélène.

Quelques instants après le décès de Bonaparte, ce médecin réalisa un moulage qu’il amena dans ses bagages en émigrant à Santiago de Cuba vers 1838.

La montre de l’empereur, ramenée par ce médecin, fut transmise à ses descendants. En 1959, toujours à Santiago, ils l’offrirent en cadeau de noces à Raúl Castro (le président actuel de Cuba). Ce dernier la déposa au Musée en mémoire de son épouse, Vilma Espín Guillois, après le décès de cette dernière en 2007.

Invitée à la réouverture du musée en 2011 (après trois ans de rénovations), Alix de Foresta — veuve de Louis-Marie Bonaparte, descendant du frère cadet de l’empereur — a également contribué à l’enrichissement du musée par le don d’un service en porcelaine (à 1:18).

Au quatrième étage du bâtiment, la bibliothèque (de 1:22 à 1:27) contient environ 5 000 volumes en français, en espagnol et en anglais sur l’épopée révolutionnaire et impériale française.

Le musée ne veut pas servir le culte du militarisme, mais vise plutôt à rendre hommage à un personnage qui a contribué à la diffusion des idées révolutionnaires d’égalité entre les hommes.


Post-scriptum : Contrairement à ce qu’affirme le guide Michelin consacré à La Havane, la toile « Préparation du sacre de Napoléon » de Jehan-Georges Vibert (à 0:26) est ici une reproduction puisque l’original, en meilleur état, a été vendu par Sotherby le 24 avril 2009 à un collectionneur privé.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’hôtel Nacional de La Havane

Publié le 6 septembre 2013 | Temps de lecture : 1 minute

 
Tournant le dos au détroit de Floride, l’hôtel Nacional a été construit à La Havane en 1930, dans la partie nord-est du quartier de Vedado, plus précisément sur un pic rocailleux situé près du Malecón, cette route qui longe la mer.

Pendant longtemps, ce fut l’hôtel le plus prestigieux de la capitale cubaine. Ses attraits comprennent une luxueuse salle de banquet, deux bons restaurants au sous-sol et un jardin, à l’arrière, qui offre une vue magnifique du détroit de Floride.

Le diaporama s’ouvre par une vue arrière de l’hôtel, tel que vu du Malecón. À 0:05, c’est l’allée qui mène à l’entrée de l’établissement, du côté opposé.

Les jeudis et samedis soirs, des membres du Buena Vista Social Club se produisent au Salón 1930 (à 0:08). De 0:10 à 0:15, il s’agit de ce jardin qui surplombe la mer.

Le reste du diaporama donne un aperçu du spectacle de cabaret qui y est présenté tous les soirs de 22h à minuit.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Centro, à La Havane

Publié le 29 juillet 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Le quartier de Centro occupe presque la même superficie que la Vieille Havane mais est 65% plus peuplé.

C’est un quartier populaire, pas très végétalisé, dont les guides de voyage parlent peu. Autrefois centre commercial de la ville, le quartier a conservé de nombreuses rues consacrées au commerce au détail.

Ses bâtiments sont tous postérieurs à la fin du XIXe siècle : on y trouve donc moins de variété architecturale que dans la Vieille ville. Toutefois, c’est un quartier vivant, plus intéressant que ce que suggèrent les guides de voyage, et que cette vidéo permet de découvrir.

De 0:35 à 1:11, c’est l’église du Sacré-Cœur, surnommée église de la Reine (du nom que portait autrefois l’avenue Simon-Bolivar sur laquelle elle est située). Construite de 1914 à 1923 d’après les plans du Jésuite Luis Gorgoza, c’est le meilleur exemple d’église de style néo-gothique dans la capitale cubaine.

À l’entrée, la statue du Sacré-Cœur repose sur un chapiteau qui illustre la parabole du fils prodigue (à 0:38).

Composé d’albâtre, de bois et de bronze, le retable a été créé à Madrid et assemblé à La Havane. Couronnant les colonnes, les chapiteaux décrivent des scènes bibliques taillées dans une pierre noire.

Et surtout, cette église possède des vitraux remarquables. Doté d’une maîtrise exceptionnelle du clair-obscur, le créateur de ces vitraux utilise la couleur pour disposer les personnages sur différents plans : les sujets principaux, toujours au premier plan, sont dotés d’une riche palette de couleurs saturées, alors que les personnages secondaires se perdent derrière eux dans la grisaille.

À 2:32, il s’agit de la Fabrique royale de tabac Partagas. Elle fut longtemps la plus grande manufacture de cigares cubains et un lieu de visite obligé de tout touriste à La Havane. Elle a maintenant cessé ses opérations.

À 2:35, c’est le portail du quartier chinois. Haut de 13m et pesant 30 tonnes, ce serait le plus grand portail chinois au monde.

Avant la révolution, ce quartier était le plus important d’Amérique latine. La plupart de ses habitants entretenaient de petits commerces. À la nationalisation des entreprises privées, la très grande majorité des Cubains d’origine asiatique préférèrent quitter le pays. De nos jours, le quartier chinois est l’ombre de ce qu’il était.

De 2:38 à 2:54, c’est le siège social de l’opérateur téléphonique Etecsa. C’est cette compagnie qui distribue exclusivement dans toute l’île, les cartes pré-payées d’accès à l’internet.

À 3:06, on voit le Grand temple national maçonnique de Cuba, construit en 1955.

À 3:15, il s’agit d’un des anciens autobus scolaires de marque Blue Bird, autrefois omniprésents au Québec, qui connaissent une deuxième vie dans la capitale cubaine.

De 3:58 4:42, on voit l’arène de boxe où s’entrainent de jeunes cubains sur la rue Saint-Martin. Les images présentées dans la vidéo manquent de netteté mais témoignent éloquemment de la vigueur des combattants. Les lecteurs intéressés à savoir comment j’en suis arrivé à me retrouver à cet endroit, peuvent cliquer sur ceci pour obtenir plus de détails.

De 5:00 à 5:08, c’est le pire restaurant où j’ai mangé à La Havane, à deux pas du Gran Teatro. Les toilettes n’ont même pas l’eau courante.

Les touristes curieux peuvent visiter le musée José-Lezema-Lima. Il s’agit des quelques pièces habitées par cet écrivain cubain, de 1927 à son décès en 1976. Pour les étrangers, l’intérêt des lieux vient du mobilier typique de l’époque et de sa modeste mais intéressante rétrospective de l’art moderne cubain, par le biais des œuvres amassées par cet écrivain pour son propre plaisir (de 5:43 à 6:04).

En 1784, lorsque fut créée la paroisse de Notre-Dame-du-Carme, celle-ci tirait son nom du temple et de l’oratoire que l’Ordre des Carmes Déchaux (un ordre de religieux mendiants) qui se trouvait depuis le XVIIIe siècle à l’extrémité ouest du quartier actuel de Centro.

En 1923, les Carmélites font l’acquisition de terrain supplémentaire afin d’agrandir considérablement leur temple. La nouvelle église sera inaugurée quatre ans plus tard. C’est elle qu’on visite de 6:05 à 6:36.

Une statue de la Vierge, haute de 7,5m et pesant plus de neuf tonnes, se dresse sur son clocher et surplombe donc la ville à plus de soixante mètres de hauteur. Cette statue se distingue même clairement du Castillo de los Tres Reyes del Morro, pourtant situé à 4km.

L’intérieur de l’église est meublé d’autels du XVIIIe siècle récupérés de l’ancienne église St-Philippe-Neri, aujourd’hui détruite, et qui se trouvait dans la vieille ville.

Le bas des murs est recouvert de carreaux de faïence décorés. Le plafond, partiellement restauré, est peint de fresques éclatantes, de style robuste.

À trois rues plus à l’est, se trouve la Callejón de Hamel (de 6:48 à 7:11). Il s’agit d’une ruelle assez banale, transformée par l’art de Salvador Gonzáles Escalona (né en 1948). Celui-ci a débuté son immense projet en avril 1990, à l’époque de l’effondrement de l’économie cubaine provoqué par l’arrêt des subsides soviétiques.

L’artiste a convaincu les voisins de lui permettre d’étendre son domaine créatif jusqu’aux murs de leurs maisons. Toutes les sculptures sont fabriquées avec des matériaux recyclés. Peu à peu, l’endroit est devenu un sanctuaire de la culture afro-cubaine.

Au milieu des ruines de maisons éventrées, d’autres artistes vendent leurs œuvres.

À 7:24 et à 7:26, il s’agit de plaques commémoratives en l’honneur de quelques martyrs de la Révolution cubaine.

À 7:31, on voit le monument à Antonio Maceo (1845-1896), un héros de la guerre d’indépendance cubaine (1895-1898).

La vidéo se termine par un gratte-ciel d’une vingtaine d’étages, inauguré en 1982. Ce bâtiment a été construit pour la Banque nationale cubaine. Encore inachevé en 1959, au moment de la révolution, l’édifice devint un hôpital sur l’ordre de Fidel Castro. Il porte aujourd’hui le nom d’hôpital Hermanos Ameijeiras.


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Écrit par Jean-Pierre Martel