L’église Unie St-Jacques le Majeur

Publié le 11 mai 2014 | Temps de lecture : 4 minutes
Façade de l’église
Gargouilles du clocher de droite
Détail de la façade
Fronton et frise animalière
Vitrail au-dessus de la porte d’entrée
Nef de l’église
Sur la route d’Emmaüs (vitrail de Castle & Son)
Vitrail en souvenir des fidèles décédés au cours de la Première Guerre mondiale
Vitrail à la droite du jubé

Au moment de sa construction, l’église Unie St-Jacques le Majeur (1887-9, de l’architecte Alexander-Francis Dunlop) était le plus vaste temple méthodiste du Canada, d’une capacité de 2 000 sièges.

De style néo-gothique, l’édifice se distingue par des deux tours inégales et son riche revêtement polychrome qui rappelle Glasgow (pour le grès rouge) et Édimbourg (pour le grès blond).

La restauration de sa rosace par la Montréalaise Françoise Saliou, a valu à cette dernière un prix spécial du patrimoine décerné en 2004 par la ville de Montréal. Cette verrière, bien visible de l’extérieur, l’est moins de l’intérieur en raison des ajouts regrettables qu’a subit l’édifice au fil des années.

À l’extérieur, sous cette rosace, on peut voir une frise horizontale en grès blond partiellement chevauchée par un fronton triangulaire. Ce fronton orne le dessus de l’entrée principale : on peut y lire The Lord is in His Holy Temple (« Le Seigneur est dans Son Temple sacré »).

Pour l’aménagement intérieur, l’architecte s’est inspiré de la grande église méthodiste d’Akron, dans l’État américain de l’Ohio, construite en 1857.

En dépit du fait que le temple d’Akron avait déjà servi de modèle à de nombreux temples protestants en Amérique du Nord, l’église Unie St-Jacques le Majeur fut le premier exemple de ce style à Montréal, caractérisé par ce grand jubé qui serpente sur les côtés et l’arrière de la nef.

Due à la firme Edward-D. Wadsworth & Bros. de Manchester, l’orgue de chœur est à quatre claviers, à 64 jeux impliquant plus de quatre-mille tuyaux. Sa fabrication remonte à 1891.

Il a été entièrement remis à neuf en 1938 par Casavant Frère — le plus important facteur d’orgue au Canada — qui continue à en assurer l’entretien. Au centre du sanctuaire, la chaire et la table de communion se retrouvent devant la tribune du chœur.

En 1924, le verrier montréalais Charles-William Kelsey créa le vitrail du côté gauche de la nef. Cette œuvre est en mémoire des 32 paroissiens tués et les 267 autres qui ont combattu au cours de la Première Guerre mondiale.

De part et d’autre, ce vitrail est accompagné par les figures allégoriques de la Justice, de la Prudence, de la Tempérance et de la Fortitude.

En 1925, trois confessions protestantes — l’Église méthodiste, l’Église congrégationaliste et une bonne partie de l’Église presbytérienne — se sont jointes pour fonder l’Église Unie du Canada.

En 1926, des édifices commerciaux ont été érigés en avant de l’église pour permettre à la congrégation de toucher des revenus. Pendant 80 ans, le temple a donc été caché des passants : on y accédait par un passage couvert qui traversait une série de commerces quelconques. Tout au plus, de l’autre côté de la rue, pouvait-on voir dépasser les clochers noircis de l’église.

En 2005, les bâtiments qui cachaient la façade du temple ont été démolis et les Montréalais ont redécouvert cette église splendide.

Pour l’instant, l’intérieur de ce temple est en cours de restauration et n’a donc pas terminé de livrer ses trésors.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 12-35 mm F/2,8 (les 1re et 6e photos), M.Zuiko 40-150 mm R (les 2e et 4e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/4,6 — ISO 200 — 66 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 20 mm
6e  photo : 1/50 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 16 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 29 mm
8e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
9e  photo : 1/600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : le centre du nord du quartier de Centro

Publié le 12 avril 2014 | Temps de lecture : 1 minute

 
Le quartier de Centro est le plus densément peuplé des quartiers touristiques de la capitale cubaine.

Le diaporama ci-dessus présente 131 photos et un clip vidéo réalisés dans le centre de la partie nord du quartier de Centro, plus précisément dans un territoire limité au nord par le Malecón, à l’est par la rue commerciale Galiano, au sud par la rue commerciale Neptuno, et à l’ouest par l’avenue Belascoain.

Ces photos ne sont pas ici présentées selon la séquence d’un circuit à emprunter mais plutôt sans ordre apparent.

On s’y attarde dans cinq endroits :
 • l’église Notre-Dame-de-Monserrat (de 0:13 à 0:31)
 • la galerie d’Art contemporain Galiano (de 0:32 à 0:52)
 • le restaurant scandinave Casa Miglis (de 2:43 à 3:00)
 • le restaurant La Guarida, un des meilleurs de la capitale (de 3:13 à 3:32) et
 • le restaurant Notre-Dame-des-Bijoux (de 3:37 à 3:48).


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : le Nord-Est du quartier de Centro

Publié le 21 mars 2014 | Temps de lecture : 1 minute

 
De tous les quartiers touristiques de la capitale cubaine, Centro est le moins fréquenté par les visiteurs en raison de la rareté des sites touristiques qu’on y trouve. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit dépourvu d’intérêt.

Le diaporama ci-dessus présente 145 photos et cinq vidéos réalisés dans le nord-est de ce quartier, plus précisément dans un territoire carré limité au nord par le Malecón, à l’est par le Prado, au sud par la rue commerciale Neptuno, et à l’ouest par une autre rue commerciale, soit Galiano.

Ces photos ne sont pas ici présentées selon la séquence d’un circuit à emprunter mais plutôt sans ordre apparent. Le diaporama reproduit donc le spectacle de la vie quotidienne des Havanais, telle qu’elle s’offre à la vue des passants dans ce quartier ouvrier.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fête des glaces, rue Saint-Denis

Publié le 26 février 2014 | Temps de lecture : 1 minute
Clinique corporelle Skins, au 4182 Saint-Denis
Guides de voyage Ulysse, au 4176 Saint-Denis
Au festin de Babette, au 4085 Saint-Denis
La brise du Sud, au 3955 Saint-Denis
Les chaussures Naot, au 3941 Saint-Denis

La fin de semaine dernière, la Société de développement commercial Pignons rue Saint-Denis — en d’autres mots, l’association des marchands de cette rue — organisait l’événement « Fête des glaces Saint-Denis ».

Entre les rues Gilford et Roy, neuf artisans étaient à l’œuvre afin de réaliser 43 sculptures figuratives, le tout sous la direction de Mélineige Beauregard.

Puisqu’il n’y a pas eu de réchauffement notable depuis, les pièces sont encore visibles ces jours-ci.

Elles amuseront les petits, heureux de découvrir le rapport assez simple entre l’objet représenté et la nature du commerce devant lequel la sculpture à été réalisée.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/25 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
2e  photo : 1/40 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 12 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de Versailles modélisé

Publié le 18 février 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

 

L’Institut culturel Google a pour objectif de mettre les nouvelles technologies au service de la promotion et de la diffusion du patrimoine et de la culture.

En vertu d’un partenariat entre le Château de Versailles et Google, on a modélisé une bonne partie du domaine versaillais.

Cette collaboration qui a impliqué une centaine de personnes, entre la Conservation et le Service de communication du château, les ingénieurs de Google, et une série d’entreprises françaises coordonnées par Aloest Productions.

Les conservateurs ont confié à l’équipe des documents, des peintures, des gravures, et des textes qui ont permis de visualiser des éléments d’architecture aujourd’hui disparus.

Les films 3D ainsi créés seront projetés dans certaines salles spécialement aménagées.

Grâce à un réseau Wi-Fi, il suffira de d’utiliser son ardoise électronique comme s’il s’agissait de l’écran arrière d’un appareil photo surdimensionné, pour voir — non pas le palais tel qu’il est maintenant — mais comme il était, vu de cet endroit, il y a plusieurs siècles. En pivotant l’ardoise, l’image pivotera également, ce qui complètera l’illusion.

Dans le cas d’une visite virtuelle à l’aide du logiciel Google Earth, l’internaute pourra également voir les états antérieurs du château et s’y promener à sa guise comme s’il avait emprunté une machine à voyager dans le temps.

Pour terminer, on prépare une application pour ardoise électronique et pour téléphone multifonctionnel, qui offrira ce matériel pédagogique et des jeux en ligne pour les enfants de dix à quatorze ans.


Post-scriptum : Mes remerciements à Mme Denise René pour m’avoir signalé l’existence de ces vidéos.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : El Prado

Publié le 6 février 2014 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, lorsqu’on détruisit les remparts autrefois nécessaires à la protection de la capitale cubaine, il fut décidé d’attribuer le territoire devenu disponible à la création d’une promenade de prestige à l’ouest de la Vieille Havane.

La Promenade Martí (ou Paseo de Martí, en espagnol) suit le pourtour de la Vieille Havane à 200m plus à l’ouest et ce, sur une distance de 1,3 km.

De 0:06 à 0:09, voici le superbe édifice néo-rococo de l’ambassade espagnole, bâti à l’extrémité nord de la Promenade Martí.

De style mauresque, l’hôtel Sevilla (1908) est l’œuvre des architectes Antonio et Rogelio Rodriguez (de 0:14 à 1:10). Longtemps point de rencontre de la haute société et de la pègre de La Havane, l’établissement s’est doté en 1918 d’une tour adjacente de dix étages au sommet de laquelle le restaurant gastronomique Roof Garden offre une vue impressionnante de la ville.

Parmi les immeubles visibles du restaurant, mentionnons l’immeuble Bacardí (de 0:53 à 1:02), construit en 1930 pour héberger le siège social de la compagnie de rhum homonyme. Il constitue un des plus beaux édifices Art Deco de la ville. Œuvre des architectes Rafael Fernández-Ruenes, Esteban Rodríguez-Castell et José Menéndez, c’était le plus haut gratte-ciel de la capitale au moment de son inauguration.

Également visible du Roof Garden, le Palacio de los Matrimonios (de 1:11 à 1:22) fut terminé en 1914 d’après les plans de l’architecte Luís Dediot. Comme son nom l’indique, c’est l’endroit idéal pour célébrer un mariage. Sa salle de réception sert également à des concerts. Son plafond est décoré des armoiries des principales villes d’Espagne puisqu’à l’origine, l’édifice était le siège du Club espagnol de la Havane.

Comme toutes les fins de semaine, des artistes exposent leurs créations le long du Prado. Ici et là, des professeurs en dessin enseignent bénévolement aux enfants du quartier.

De 3:15 à 4:04, nous visitons l’Hôtel du parc Central, dont le toit offre une de mes vues préférées de la capitale cubaine.

De l’autre côté de la rue Agramonte, se situe l’hôtel Plaza, construit en 1909 (de 4:05 à 5:03).

Une décennie après le décès du poète José Martí, on élevait au parc Central une première statue à Cuba en son honneur et ce, en présence de sa mère, de sa veuve et de sa sœur (de 5:03 à 5:06).

Faisant face au Capitolio, le restaurant Los Nardos (de 5:28 à 6:16) est un des plus huppés de la ville. Les portions y sont habituellement gargantuesques.

Le toit de l’hôtel Saratoga (de 6:17 à 6:24) est le meilleur endroit pour photographier le Capitolio (construit sur le modèle du Capitole américain), de même que le parc de la Fraternité. Ce dernier tire son nom de la Sixième conférence panaméricaine qui eut lieu à cet endroit en 1928. À cette occasion, on y a planté l’arbre de la fraternité (à 6:39), protégé par une grille, dans un sol fait de terreaux provenant des 21 pays participants.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : La Vieille ville

Publié le 15 janvier 2014 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Les 249 nouvelles photos et 7 clips vidéo de ce diaporama constituent la moisson rapportée d’une deuxième exploration du quartier de la Vieille Havane. Essentiellement, il s’agit de quelques sites touristiques qui n’ont pas été visités lors de mon premier voyage dans la capitale cubaine.

De 0:15 à 2:27, il s’agit du Jardín Diana de Gales, créé en hommage à la princesse Diana Spencer. Il est dominé par une sculpture de l’artiste cubain Alfredo Sosabravo représentant symboliquement, de bas en haut, la vie de la jeune princesse qui s’arrête prématurément. À 0:24, la plaque de schiste est un don de l’ambassade britannique : elle provient de la demeure de la famille Spencer à Althorp.

De 0:57 à 1:10, c’est l’exposition permanente consacrée à la grande campagne d’alphabétisation. Lancée au début de la Révolution cubaine, cette campagne a fait de Cuba le pays où le taux d’analphabétisme est le plus faible d’Amérique. À cette occasion, des dizaines de milliers d’écoliers ont été envoyés dans les campagnes cubaines afin d’enseigner aux paysans comment lire et écrire.

Au premier étage de l’ancienne Chambre des représentants, on présente une exposition (de 1:13 à 1:41) où, à partir des croquis de Leonardo da Vinci, on a réalisé les machines qu’il avait imaginées (roulement à billes, hélicoptère, aéroglisseur, sous-marin, mitraillette, machines de guerre, scaphandre, bicyclette).

De 1:46 à 2:11, c’est la visite du musée du Rhum et, de 2:24 à 2:27, un aperçu de l’église Notre-Dame de Belén (construite en 1718, présentement en rénovation).

De 3:18 à 3:52, il s’agit du Palais du Maquis d’Arcos (construit en 1741). Il est suivi d’un aperçu de la cathédrale de l’Immaculée-Conception de la Vierge (construite de de 1748 à 1777) et que tout le monde appelle Catedral de San Cristóbal de La Habana (soit le nom de ce temple à l’époque où il abritait la dépouille de Christophe Colomb, rapatriée depuis en Espagne).

De 7:13 à 7:29, nous voyons les véhicules exposés au Depósito del Automóvil, dont la fameuse Citröen Méhari beige (à 7:24) de Celia Sanchez (confidente de Fidel Castro et la femme la plus influente du régime jusqu’à son décès en 1980).

De 7:37 à 7:47, nous voyons la maquette du quartier, exposée au musée qui lui est consacré.

De 8:15 à 8:42, c’est la Maison Simón Bolívar (financée par le Venezuela), en hommage au héros de l’émancipation des colonies espagnoles d’Amérique du Sud.


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Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Havane-II : De Montréal à La Havane

Publié le 15 décembre 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Cette vidéo comporte deux parties. La première résume le début de mon deuxième voyage à La Havane, le 29 octobre 2013; il s’agit du vol de Montréal à La Havane, avec escale à Toronto.

De 1:13 à 1:17, on voit un exemple de feux de circulation à Cuba qui indique, lorsqu’il est rouge, le temps qui reste à attendre, en plus d’indiquer, lorsqu’il est vert, le temps pour traverser la rue.

La dernière partie de la vidéo présente la Casa particular — ce qui signifie Maison d’un particulier — où j’ai habité au cours des trois semaines que j’ai passées dans la capitale cubaine. J’y suis arrivé dans la nuit : les photos ont été prises plus tard, en plein jour.

Il s’agit d’une bâtisse avec des plafonds à 7 mètres de hauteur, dont les fenêtres ne sont jamais fermées hermétiquement. Des volets permettent de bloquer les rayons solaires mais l’air ambiant y circule librement.

Le gazouillis qu’on entend de 1:34 à 1:40 n’est pas celui des Diamants de Gould, mais plutôt celui de votre humble serviteur. Ce sifflement avait immanquablement pour effet d’attirer la curiosité du pinson mâle qui s’approchait alors des côtés de la cage, comme pour dire : « Mais veux-tu me dire ce qu’il raconte… ».

Dans le coin de la toilette (à 1:55), la petite corbeille à papier est tapissée d’un sac de plastique. Elle est destinée à recevoir le papier hygiénique souillé. En effet, à Cuba, le débit de la chasse d’eau n’est pas très puissant et la toilette se boucherait si on y jetait ce papier.

La dernière photo est celle de ma chambre.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les forteresses à l’Est de la baie de La Havane

Publié le 19 octobre 2013 | Temps de lecture : 6 minutes

 
Historique, première partie

Fondée en 1519, La Havane devint rapidement le port le plus important d’Amérique.

À l’origine, c’était simplement une base logistique pour la conquête du continent. Mais à partir du moment où les Espagnols pillaient les richesses du Nouveau monde pour les ramener en Espagne, La Havane prit une importance stratégique qu’elle conserva pendant plus de 150 ans.

En effet, sur le chemin du retour, les convois en provenance du Mexique et du Pérou passaient par le golfe de Floride et s’arrêtaient dans cette ville à chaque printemps pour y faire provision avant d’entamer leur traversée de l’Atlantique.

À l’époque, la ville était protégée des fureurs de l’océan Atlantique par sa situation dans la baie de La Havane, sans accès direct à la mer. Mais cela ne la mettait pas à l’abri des convoitises. Si bien qu’en 1555, la ville fut pillée par le corsaire français Jacques de Sores.

Conséquemment, en 1577, on édifia une première forteresse, le Castillo de la Real Fuerza (le Château de la force royale) sur la rive occidentale de la baie de La Havane, là où était construite la ville à protéger.

Également, à un km plus au nord, on verrouilla l’entrée de la baie par la construction, 1589 à 1630, de deux forts supplémentaires, un de chaque côté de son embouchure.

Du côté de la ville, c’était le Castillo de San Salvador de la Punta (ou Château Saint-Sauveur de la pointe, fermé au public). Du coté opposé, c’était le Castillo de los Tres Reyes del Morro (ce qui signifie le Château des trois rois du promontoire). Celui-ci constitue la première des deux fortifications en vedette dans le diaporama.

Le Castillo de los Tres Reyes del Morro

Castillo de los Tres Reyes del Morro vu du Malecón, en fin de journée

De 0:19 à 0:41, un long panoramique nous présente la ville, à partir de son port (situé dans la baie de La Havane) jusqu’au Malecón (son bord de mer). Il vous faudra sans doute revenir sur vos pas pour finalement distinguer le modeste Castillo de San Salvador de la Punta (0:34), qui fait face au Castillo de los Tres Reyes del Morro.

Autrefois, à chaque soir, une lourde chaine métallique était tendue entre les deux afin de fermer le port durant la nuit.

Le tarif de l’admission au château est le même pour les touristes (en pesos convertibles) que pour les Cubains (en monnaie nationale). Puisque celle-ci vaut 24 fois moins, les Cubains paient donc le 24e (à 0:57).

Dans différentes salles du château, on a aménagé des expositions thématiques : sur l’électrification du phare (ajouté en 1845), sur les expéditions de Christophe Colomb (qui a découvert Cuba en explorant le sud de l’ile seulement), sur la conquête anglaise de La Havane en 1762, etc.

De nos jours, ses canons sont recouverts d’une gaine métallique peinte en noir qui masque la rouille sous-jacente. Cette rouille a fait gonfler le métal et rendu les canons inopérants.

Puisqu’il n’y avait pas de système d’égouts, des cabinets d’aisance sont aménagés sur les remparts, de manière à ce que les déjections tombent à l’extérieur du fort.

Construit définitivement en 1845 après avoir été détruit plusieurs fois, le phare offre aux visiteurs une vue spectaculaire de la ville.

Histoire, deuxième partie

En 1761, l’Espagne signait un traité d’alliance avec la France (en guerre avec la Grande-Bretagne depuis 1756). Lorsque l’Espagne entra en conflit armé avec l’Angleterre, l’émissaire qui devait annoncer la nouvelle aux autorités de La Havane fut capturé par les Anglais, si bien que la ville fut totalement prise de surprise le 6 juin 1762, vers 10h du matin, lorsqu’apparut à l’horizon une flotte de plus de 200 vaisseaux anglais équipés de 2 292 canons et peuplés de 25 000 soldats. À ce jour, c’était la plus grande flotte de guerre à traverser l’océan Atlantique.

Pour y faire face, La Havane disposait de dix navires, de 1 200 canons et d’une garnison de 10 000 hommes.

L’investissement massif mis en œuvre pour capturer La Havane — qu’on peut comparer avec les ressources beaucoup moindres dont disposait le général Wolfe pour conquérir la ville de Québec — illustre l’importance stratégique de la capitale cubaine à l’époque.

L’année suivante, un traité de paix signé entre l’Espagne et l’Angleterre redonnait Cuba aux Espagnols en échange de la Floride (colonie espagnole jusque-là).

Parmi les moyens de renforcer les défenses de La Havane, les Espagnols décidèrent de protéger la ville d’un mur de 1,4 mètre d’épaisseur, de dix mètres de haut et de 4,8 km de long.

De plus, dès la fin de l’occupation anglaise et ce, jusqu’en 1774, on construisit une deuxième forteresse du côté opposé de le baie, soit la Fortaleza de San Carlo de la Cabaña. Celle-ci est construite sur le promontoire de Cabaña, duquel les Anglais avaient bombardé le Castillo de los Tres Reyes del Morro pour finalement s’emparer de la ville.

Entre les deux forteresses

Casse-croute insalubre

Les visiteurs qui transitent d’une forteresse à l’autre trouveront sur leur chemin un restaurant (de 2:42 à 3:03) et plusieurs casse-croutes dont l’un (3:22 à 3:32) permet de goûter à un limonade à base de sève de canne à sucre, extraite à l’aide d’un pressoir. Avis aux intéressés : le lendemain, j’ai été confiné à ma chambre, victime d’une violente diarrhée.

La Fortaleza de San Carlo de la Cabaña

Portail de la Fortaleza de San Carlo de la Cabaña

Immense, cette deuxième vedette du diaporama mesure 0,7 km par 2,3 km. À chaque soir à 21h, des fantassins costumés aux couleurs de l’Espagne tirent un coup de canon. Originellement, cette coutume visait à annoncer la fermeture des portes de la ville et la mise sous tension de la chaine qui interdisait l’accès maritime à la baie.

Pendant la période coloniale, la forteresse servit de baraquement pour quelques milliers de soldats. Ce fut une prison et un lieu de torture avant la révolution et finalement, le quartier général de Che Guevara.

À l’intérieur de la forteresse

De nos jours, on y trouve deux restaurants, un exposition d’armes et armures, une chapelle, quelques missiles russes, un minuscule musée de la torture, un musée dédié à Che Guevara, et une garderie.

Bureau de Che Guevara


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Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Malecón de La Havane

Publié le 14 octobre 2013 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Le Malecón n’est pas un quartier de La Havane. C’est une voie rapide et une promenade de 7 km qui s’étend le long du détroit de Floride. Elle débute légèrement à l’Est du Prado et se termine à la rivière des Amandiers.

En somme, c’est la frontière nord de deux quartiers de la capitale cubaine : Centro et Vedado.

Au Centro, les façades des maisons de style qui la bordent ont tellement été abîmées par l’air salin du large qu’elles sont — d’ici la fin de leur restauration en cours — totalement dépourvues d’intérêt.

Au Vedado, aucun bâtiment n’est adjacent au Malecón. La vue y est donc dégagée des deux côtés de cette promenade.

Du coté maritime, oubliez le sable fin qui fait la réputation de beaucoup de stations balnéaires cubaines : à cet endroit, la rive est rocailleuse et l’océan très souvent déchainé.

En dépit de tous ses défauts, le Malecón est un des lieux de rassemblement favoris des Cubains à toute heure du jour. On vient y pêcher, y jouer de la musique ou y passer le temps en admirant la vue sur la mer. Les amoureux apprécient ses couchers de soleil magnifiques par beau temps (ce qui est habituellement le cas).

Petite anecdote. En dépit de la rupture de ses relations diplomatiques avec Cuba en 1961, les États-Unis ont conservé à La Havane une présence consulaire officieuse sous la forme d’un « Bureau des intérêts américains » (de 0:52 à 0:55), situé dans l’édifice qui leur servait d’ambassade depuis 1952.

En 2000, le gouvernement cubain a fait aménager la « Tribune antiimpérialiste José Martí » composé d’une plate-forme surélevée faisant dos à l’ex ambassade et devant laquelle quatre arches métalliques sont disposés.

En janvier 2006 (sous G.W. Bush), les États-Unis ont répliqué en installant aux fenêtres de l’avant-dernier étage du bâtiment, un affichage électronique d’environ deux mètres de hauteur, dont les messages hostiles au régime castriste défilaient jour et nuit.

Piquées au vif, les autorités cubaines ont érigé, dès le mois suivant, une forêt de 138 mats originellement décorés de drapeaux noirs arborant une étoile blanche. Depuis les drapeaux ont disparus.

De nos jours, l’édifice est l’objet d’une surveillance policière constante : il est strictement interdit de le photographier. Toutefois, à la différence de l’ambassade américaine à Berlin, cette interdiction n’origine pas des États-Unis, mais plutôt dans ce cas-ci des autorités cubaines.


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Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel