La légalisation des produits dérivés du cannabis

31 décembre 2018

Introduction

Si chacun d’entre nous avait à dresser une liste de vingt choses merveilleuses à acquérir en 2019, il est à parier que personne n’aurait pensé à une bouteille de cola qui rend stone, à une boite de biscuits décadents au chocolat marbrés de cannabis, ou à la crème ‘Anti-4’ au THC (à la fois anti-ride, anti-cernes, anti-acné et anti-verrue).

Pourtant, c’est ce que nous promet Santé Canada pour le 17 octobre 2019.

Déjà, les médias ont commencé à nous présenter les cas charmants de petits entrepreneurs qui aimeraient gagner leur vie en vendant des desserts à base de principes actifs du cannabis ou en ‘inventant’ des cosmétiques contenant du THC.

En réalité, la légalisation des produits dérivés du cannabis n’est pas conçue pour eux. Elle profitera essentiellement à la grande industrie agroalimentaire et plus précisément à celle qui commercialise des aliments hautement transformés.

C’est elle qui trépigne aux portes des antichambres ministérielles, convoitant le lucratif marché des produits dérivés.

La brasserie Molson Coors a créé un partenariat avec le producteur de cannabis Hexo en vue de créer des boissons infusées à la marijuana. La distillerie Constellation Brands a investi cinq-milliards$ dans le capital de Canopy Growth.

Cette dernière aurait mis au point un breuvage qui drogue en sept à douze minutes. Comme quoi, on n’arrête pas le progrès.

Conséquences

La commercialisation des produits dérivés entrainera un bouleversement complet du mode choisi par certaines provinces pour rendre disponible le cannabis récréatif.

Essentiellement parce que ces produits ne peuvent être offerts qu’en libre-service. Avant d’acheter un format de muffins ou de biscuits au cannabis, le consommateur a le droit de consulter la liste de tous ses ingrédients. Ou peut-être voudra-t-il sentir l’odeur d’un produit destiné à être appliqué sur sa peau.

À l’heure actuelle, n’importe quel adulte peut ajouter de l’huile de cannabis au dessert de son choix.

De la même manière, s’il croit que le THC topique — crèmes, onguents, lotions et gels — est utile à quoi que ce soit, il peut se procurer des huiles concentrées de cannabis dont il appliquera quelques gouttes ou quelques jets.

Dans le cas précis des préparations topiques contenant du THC, le gouvernement est déterminé à empêcher l’industrie de leur prêter des propriétés qu’elles n’ont pas.

C’est oublier que l’industrie cosmétique repose sur le rêve.

La bataille qui vise à empêcher cette industrie de tromper les consommateurs est une bataille que l’État a perdue depuis longtemps. La même chose surviendra donc avec les cosmétiques dérivés du cannabis.

De plus, légaliser les produits dérivés, cela obscurcit le message politique qui soutenait originellement la légalisation du cannabis.

Jusqu’ici, les arguments centraux qui justifiaient la légalisation étaient des préoccupations sanitaires et le désir de tarir une des sources de revenus du monde interlope.

Et voilà qu’à peine un an plus tard, on va ouvrir le marché du cannabis à l’industrie agroalimentaire pour seul motif ‘qu’il y a de l’argent à faire là-dedans’.

Or justement, suivez l’argent. Il part de la poche du consommateur et termine sa course dans le paradis fiscal où le géant agroalimentaire cache ses profits. Après, on en perd la trace.

Conclusion

Le Canada est le premier grand pays industrialisé à légaliser le cannabis.

Pour le gouvernement fédéral, cela est une occasion unique de transformer notre pays en un vaste laboratoire permettant aux géants mondiaux de l’industrie agroalimentaire de tester la popularité d’aliments à faible valeur nutritionnelle auxquels on aura ajouté des psychotropes.

Il est ironique de penser que c’est Santé Canada qui se propose de compliquer la tâche de milliers de diététistes qui luttent contre la malbouffe.

Cet organisme permettra également la mise en marché de préparations topiques de psychotropes sans exiger la moindre preuve quant à l’efficacité et l’innocuité de ces produits.

Peu importe l’opinion qu’on a de la légalisation du cannabis, il est difficile de comprendre où se trouve l’intérêt du peuple canadien à devenir des cobayes du développement international des produits dérivés du cannabis.

Au sein de la machine de l’État canadien, personne ne semble soupçonner que c’est une mauvaise idée que de mettre de la drogue dans quelque chose d’aussi attrayant pour les enfants que des bonbons, des chocolats, des biscuits ou des petits gâteaux.

L’expérience désastreuse des États américains qui ont légalisé cela aurait dû tuer dans l’œuf l’intention stupide de les imiter.

Alors que se multiplient les voix opposées au suremballage, l’État canadien veut imposer une limite de THC par emballage, ce qui incitera l’industrie à envelopper séparément chaque jujube, chaque chocolat, chaque biscuit, afin de pouvoir y mettre le maximum autorisé.

Ce cadre règlementaire fait tellement ‘XXe siècle’; pour compenser le danger que constitue la présence de drogue dans la nourriture, on compte protéger la population canadienne par du cellophane.

De manière plus générale, si on veut sérieusement protéger l’environnement, il faudra entreprendre un jour la lutte contre le gaspillage des ressources.

Or justement, le résultat final de ce projet est l’utilisation de ressources alimentaires afin d’augmenter le nombre de ‘cochonneries’ que nous proposera l’industrie.

De la part de l’État canadien, cela trahit une manière arriérée de travailler au développement économique et un profond mépris des Canadiens, relégués au rang de rats de laboratoire.

Ceux qui désirent s’exprimer à ce sujet peuvent le faire en cliquant sur ceci. La date limite est le 20 février 2019.

Références :
Canadian entrepreneurs cooking up edible pot products despite legalization delay
Le cannabis récréatif
Règlement modifiant le Règlement sur le cannabis
Santé Canada propose des règles sur le cannabis comestible
Tableau récapitulatif de la légalisation des dérivés du cannabis

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aliments contaminés par des bactéries intestinales : est-ce normal ?

28 décembre 2018

Introduction

Le mois dernier, l’Agence canadienne d’inspection des aliments recommandait de cesser de manger de la laitue romaine et les mélanges contenant cette variété en raison de leur contamination aux États-Unis par la bactérie E. coli.

Ce faisant, l’agence canadienne ne faisait que relayer la nouvelle de cette contamination, décelée chez nos voisins du Sud.

Ce mois-ci, la mise en garde était étendue aux choux-fleurs, également importés des États-Unis.

En 2016, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec recensait 133 cas d’infections alimentaires. Les données pour 2017 viennent d’être publiées; c’est 210 cas, soit une augmentation de 58% en un an.

On explique cette augmentation par un meilleur dépistage de la maladie et par une plus grande attention du public aux rappels d’aliments contaminés. Bref, ce serait normal.

Pourtant, le dépistage de la diarrhée est un des plus faciles. Il n’est même pas nécessaire d’être le médecin pour en faire le diagnostic; n’importe quelle personne atteinte le sait.

Ce que les techniques de pointe permettent de faire, c’est de dire précisément quelle souche entérotoxique de telle bactérie en est la cause.

Mais cela ne nous dit pas pourquoi des aliments avariés aux États-Unis se retrouvent dans nos assiettes, ici même au Canada.

Le laxisme du gouvernement canadien

Le néolibéralisme s’exprime par la dérèglementation.

Durant les années Harper, le gouvernement fédéral a réduit substantiellement le nombre d’inspecteurs. Tout comme pour le transport ferroviaire, l’État canadien économise l’argent des contribuables en se fiant dorénavant à l’autodiscipline de l’industrie concernée.

Dans le cas de la contamination fécale de la viande, un inspecteur fédéral expérimenté confiait à Radio-Canada :

« Les inspecteurs fédéraux des viandes ne s’occupent plus de la contamination fécale. C’est laissé à la responsabilité de la compagnie. Si je vois passer de la matière fécale sur un cœur ou un foie, je ne peux rien dire. Je ne peux qu’espérer que quelqu’un de la compagnie le voie. Et j’en vois tous les jours !»

D’où viennent les bactéries fécales ?

Les bactéries fécales prolifèrent dans les intestins des mammifères. Lorsqu’on les retrouve à la surface d’un aliment, c’est toujours en raison d’une contamination fécale, c’est-à-dire d’un contact de cet aliment avec des selles animales.

Ce qui ne veut pas dire que manger un aliment contaminé nous rendra malades. Aussi dégoutant que cela puisse être, une telle contamination est généralement inoffensive puisque ces bactéries déjà sont présentes dans notre intestin.

Ces bactéries sont nocives lorsqu’il s’agit de souches particulières, dites entérotoxiques.

C’est donc à dire que la contamination fécale des aliments passe généralement inaperçue parce qu’asymptomatique; elle est donc beaucoup plus fréquente qu’on pense.

Dans le texte Bœuf haché, fourrure et matières fécales, j’explique comment la viande en vient à être contaminée de la sorte.

Qu’en est-il des légumes ?

Le cas particulier des légumes

Un sol s’épuise lorsqu’il n’est pas fertilisé par des engrais. Ces engrais peuvent être chimiques ou naturels.

Or ce que nous appelons de l’engrais ‘naturel’, c’est généralement du fumier, c’est-à-dire des matières fécales d’animaux de la ferme. Parfois il s’agit des boues récupérées d’usines d’épuration.

Les légumes racines — carottes, betteraves, navets, etc.— et les tubercules de patate se développent donc souvent dans un mélange de terre et de fumier.

Quant aux légumes qui poussent hors terre, ils sont éclaboussés par des gouttelettes de boue lorsqu’il pleut.

En plus, on doit tenir compte de la contamination humaine.

Dans tous les pays du monde, les travailleurs saisonniers embauchés de l’Étranger pour s’occuper de la récolte des produits maraichers sont traités d’une manière proche de l’esclavage.

Dans certaines exploitations agricoles américaines, ces Latino-Américains n’ont pas accès à des toilettes chimiques disposées un peu partout dans les immenses champs où ils travaillent du matin jusqu’au soir. Tout au plus ont-ils un peu de papier hygiénique et un flacon de gel alcoolisé à leur disposition pour soulager sur place leurs besoins pressants.

Voilà comment ils transfèrent sur les légumes cueillis manuellement, les bactéries présentes à la surface de leurs mains contaminées.

Que faire ?

Lorsqu’on fait bouillir n’importe quelle pomme de terre avec sa pelure pendant plus de vingt minutes, ce tubercule n’est pas seulement cuit; il est stérilisé. Plus aucun microbe à sa surface n’est vivant.

Ce n’est pas le cas des légumes qu’on consomme crus. Ceux-ci doivent être rincés à l’eau. Dans le cas des feuilles extérieures d’un légume comme la laitue, il est même souhaitable de frotter leur surface entre les doigts sous un filet d’eau.

On devra frotter également la surface des légumes comme les concombres, à moins de les peler.

Finalement, ceux que tout cela répugne peuvent consommer des légumes obtenus par culture hydroponique puisque cette dernière repose sur une fertilisation artificielle.

Références :
Bœuf haché, fourrure et matières fécales
Évitez de consommer de la laitue romaine au Québec et en Ontario
L’auto-inspection des compagnies alimentaires
Les cas d’infections à l’E. coli ont doublé en six ans au Québec
Rappel de choux-fleurs et de laitues contaminés à l’E. coli

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le secret des bols à café français

11 décembre 2018
Bol à café

Dans les restaurants français, on sert le café dans des tasses. Comme c’est le cas ailleurs.

Lors de mon premier voyage à Paris, j’habitais dans un monastère. Celui-ci accueillait des Francophones de partout à travers le monde.

Au petit déjeuner, pris au réfectoire, le café était servi à volonté.

Ce qui m’avait intrigué, c’est que tous les Français y buvaient leur café dans des bols.

À l’époque, j’avais présumé que cela permettait de se prendre une plus grande portion et ainsi éviter de se lever pour se servir une deuxième tasse.

Cet été, le long du trottoir de ma rue, un voisin qui déménageait avait mis un tas d’objets à donner.

Parmi ceux-ci se trouvait un bol à café français. C’est en le voyant que j’ai réalisé qu’inconsciemment, je souhaitais en avoir un depuis des années.

Cette acquisition m’a permis de comprendre le secret des bols à café français.

Le bol à café est plus petit qu’un bol à soupe et ses parois sont beaucoup plus épaisses.

Contrairement à la tasse — qu’on doit prendre par son anse tellement ses parois deviennent chaudes dès qu’on y verse du café brulant — l’épaisseur des parois d’un bol à café fait en sorte que le liquide est beaucoup plus refroidi par le bol que ce dernier est réchauffé par le café.

Si bien qu’extérieurement, le bol est tiède.

Quant au café, il peut être bu immédiatement, sans avoir à attendre qu’il refroidisse puisque le bol a instantanément réduit sa température.

De plus, à chaque gorgée, la tasse remet en suspension une partie de la poussière de marc de café. Au contraire, lorsqu’on incline le bol à café, son intérieur arrondi fait en sorte que les couches de marc glissent les unes sur les autres et que cette poussière demeure au fond.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm

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L’importation privée de boissons alcoolisées

21 novembre 2018

Introduction

À l’occasion d’un voyage, vous avez gouté un vin qui n’est pas offert à la Société des alcools du Québec (SAQ). Ou vous êtes restaurateur et voulez créer une carte de vins pour votre établissement qu’aucun autre restaurateur ne pourra offrir.

Dans un cas comme dans l’autre, la solution est l’importation privée de vin.

Qui peut devenir importateur de vin ? N’importe qui. Est-ce compliqué ? Oui et non. Plus précisément, cela prend quelques heures, mais c’est très simple.

Il y a quatre étapes à suivre :
• l’achat et l’expédition du vin,
• l’obtention d’un permis d’importation et le paiement des taxes à la SAQ,
• le dédouanement à l’Agence des services frontaliers du Canada,
• la cueillette de votre colis à l’entrepôt de la compagnie de livraison.

L’achat et l’expédition du vin

On peut trouver sur l’internet un grand nombre de vendeurs de vin.

À titre d’exemple, nous choisirons Portugal Vineyards. Ce site offre les vins de centaines de vignobles portugais.

Pour y effectuer des achats, il faut d’abord créer un compte puis passer votre commande.

Sachez que les frais de livraison que vous paierez assurent le transport du Portugal à un entrepôt de la compagnie de livraison. Cet entrepôt est une zone portuaire franche où est entreposée la marchandise en attente de dédouanement.

Votre colis y restera tant que vous n’aurez pas franchi les deux autres étapes. Ne vous attendez donc pas à une livraison à la porte de votre domicile comme c’est le cas d’autres biens achetés sur l’internet.

Dès que votre colis arrivera à l’aéroport, le transporteur vous en avisera par courriel. Annexé à ce courriel, vous aurez la version électronique de tous les documents qui vous seront nécessaires pour franchir les étapes suivantes.

Dans le cas de DHL Express, ces documents sont sous forme d’un fichier MS-Word. Il vous faut savoir qu’il s’agit d’un format susceptible de contenir des virus.

Il suffit de quelques secondes sous MS-Word pour exporter le tout en format PDF. Exigez de ce transporteur qu’il vous fasse parvenir le tout en format PDF.

Dans mon cas, DHL Express s’est obstiné à refuser de m’envoyer cela du 13 septembre au 29 octobre dernier. Il a fallu l’intervention du service à la clientèle de Portugal Vineyards pour que je reçoive enfin les documents nécessaires sous forme de PDF.

Je présume que DHL Express a modifié ses procédures et que cela devrait être beaucoup plus facile pour vous (puisque quelqu’un a déjà réussi à faire plier ce transporteur entêté).

L’obtention d’un permis d’importation

Il vous faudra ensuite vous rendre sur le site web de la SAQ afin d’obtenir un permis temporaire d’importation privé.

Pour ce faire, il faut créer un compte. Une confirmation vous parviendra par courriel quelques instants plus tard.

Vous devrez ensuite ouvrir une session, c’est-à-dire dresser la liste de ce que contient le colis qui est arrivé à votre nom à l’aéroport.

Facture de Portugal Vineyards

Parmi les documents du PDF que vous enverra le transporteur, il y a la facture du vendeur (ici Portugal Vineyards). J’ai mis en rouge les informations qui vous sont nécessaires pour compléter votre demande de permis à la SAQ.

Facture de DHL Express

D’autres précisions se trouvent sur la facture du transporteur (également en rouge, ci-dessus).

Formulaire de la SAQ

Il est à noter que la valeur déclarée ne comprend pas les frais de livraison.

À la troisième étape de cette procédure, vous devrez annexer le PDF reçu du transporteur.

Afin de faciliter la vérification de votre requête par la SAQ, il est suggéré de remplir le formulaire de la SAQ en y inscrivant les informations exactement comme elles apparaissent sur vos factures.

Une fois le formulaire complété et soumis à la SAQ, vous recevrez par courriel une confirmation indiquant que votre demande est acceptée. Cela ne prend que quelques heures à la SAQ pour effectuer sa vérification et pour accepter votre requête.

Paiement des taxes québécoises

Accès aux demandes en suspend

Il vous faut alors payer les taxes appropriées. À cette fin, retournez sur le site de la SAQ, et cliquez sur ‘Importation occasionnelle (International)’.

Cout du permis et des taxes

Dans ce cas-ci, pour deux bouteilles à 41,13$ chaque (soit 82,26$ pour les deux), les frais réclamés par la SAQ sont de 75,50$.

Une fois le paiement électronique effectué, vous recevrez par courriel un numéro d’autorisation qu’il vous faudra présenter à l’Agence des services frontaliers du Canada. Celle-ci a deux comptoirs à Montréal; l’un à Dorval, l’autre au 400 Place d’Youville (dans le Vieux-Montréal).

Le dédouanement

L’agence a besoin de deux copies imprimées de tous les documents qui font partie du PDF émis par le transporteur. Et deux copies du courriel de la SAQ vous précisant leur numéro d’autorisation.

En anglais, le mot ‘manifest’ désigne une déclaration douanière qui précise le contenu d’une cargaison et sa destination. Voilà pourquoi l’agence fédérale appelle ainsi la facture du transporteur.

Au comptoir de l’agence fédérale, il vous faudra remplir un dernier formulaire. Cela ne prend que deux minutes. Mais elle refusera de vous en donner des copies vierges pour votre prochaine importation (afin d’éviter le gaspillage).

Au comptoir de l’agence fédérale, l’attente est brève et la procédure prend environ quarante minutes.

Dans ce cas-ci, les frais de douane ne se sont élevés qu’à 5,12$. Si je calcule le temps des trois employés occupés à ma demande ou à encaisser les frais, le gouvernement fédéral n’a pas fait fortune avec moi.

À l’issue de cette procédure, l’employé vous remettra une facture qu’il vous faudra présenter à l’entrepôt du transporteur. N’oubliez pas de leur demander où se trouve votre colis. Le numéro de cet emplacement (2654) est précisé sur la facture du transporteur.

La cueillette

Dans ce cas-ci, l’entrepôt se trouvait au 2095 Onésime-Gagnon, à Dorval. Aucun frais supplémentaire ne vous sera exigé.

Conclusion

La description détaillée de la démarche à suivre pour importer des boissons alcoolisées vous semble probablement compliquée.

En réalité, cette procédure prend simplement du temps puisqu’il faut vous rendre au comptoir de l’agence fédérale, puis à l’entrepôt du transporteur et en revenir.

Au niveau de la SAQ, la procédure est étonnamment simple. La SAQ facilite la tâche des importateurs pour deux raisons.

Plus les restaurateurs auront de la facilité à créer une carte des vins attrayante, plus cela favorise l’industrie touristique au Québec.

Deuxièmement, chaque fois qu’une bouteille de vin est importée à titre privé, la SAQ n’a pas besoin de la conserver dans ses entrepôts, la présenter sur les tablettes de ses succursales, et de la faire payer par un de ses caissiers.

Bref, la SAQ se limite à vérifier la validité des requêtes qui lui sont adressées et à en percevoir les droits électroniquement.

Quant au gouvernement fédéral, il serait plus simple que la SAQ
perçoive en son nom les minimes frais de douane fédérale. Ce qui éviterait le gaspillage.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’enflure verbale de certains végans

3 juillet 2018

On apprenait le mois dernier que les boutiques de bouchers et de poissonniers français avaient été le théâtre d’actes de vandalisme de la part d’activistes hostiles à la consommation de viande.

L’an dernier, sur les vitrines d’un fromager de Lyon, des adeptes du véganisme avaient peint les slogans ‘Lait = Viol’ et ‘Lait = Meurtre’.

Alors que les fermiers sont familiers avec la violence animale, les habitants des villes vivent souvent dans un monde idéalisé où les seuls animaux qu’ils voient vivants sont les personnages charmants de certains films d’animation ou les accompagnateurs de vedettes à des émissions de variétés.

En réalité, les animaux domestiqués et les espèces végétales que nous consommons ont connu une destinée extraordinaire en s’alliant à l’homme.

Les chiens — qui nous préviennent du danger et gardent nos troupeaux — sont considérablement plus nombreux que les loups et autres espèces canines.

Même chose pour les chats — qui protègent nos récoltes des rongeurs — comparativement aux autres félins.

La superficie des champs de céréales est considérablement supérieure à celle que ces plantes occuperaient si nous étions demeurés des chasseurs-cueilleurs.

Dans la nature, rares sont les herbivores qui meurent de vieillesse.

Il y a plusieurs années, j’avais vu un documentaire dans lequel la femelle d’une espèce de ruminant sur le point de mettre bas s’était retrouvée encerclée par des hyènes.

Plutôt que de s’attaquer à la mère, ils lui avaient laissé la vie sauve, mais avaient dévoré son nouveau-né au fur et à mesure de son expulsion.

Ce sont ces images cruelles que les télédiffuseurs hésitent à montrer aux heures de grande écoute de peur de heurter la sensibilité des enfants et des défenseurs des droits des animaux.

Si bien qu’un grand nombre d’habitants des villes perçoivent la Nature comme une déesse païenne bienveillante.

Même si les conditions d’élevage et d’abattage des animaux de boucherie ont accompli d’immenses progrès depuis quelques années, des lacunes sont souvent observées et constituent un rappel que la quête du confort des animaux doit être constante.

Ceci étant dit, même dans un mode idéal, la mise à mort d’un animal de boucherie sera toujours un spectacle cruel. Dans le pire des cas, cela l’est moins que le sort que cet animal aurait subi s’il avait été déchiqueté par les crocs de ses prédateurs.

Références :
French butchers ask for police protection from vegan activists
“Lait = viol”: le patron de la fromagerie dégradée par des vegans radicaux s’est senti “agressé”

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Côtelettes de porc sur riz

20 juin 2018

par Barbara LLoyd

Ingrédients :

• quatre côtelettes de porc
• six cuillerées à soupe de riz
• un ognon
• un poivron vert
• une tomate
• une boite de consommé de bœuf

Préparation :

Dorer la surface des côtelettes à feu vif (sans les cuire véritablement).

Placer le riz au fond d’une casserole. Y déposer les côtelettes. Recouvrir de rondelles d’ognon et de tranches du poivron et de la tomate.

Ajouter le contenu de la boite de consommé.

Couvrir et faire cuire à 350°F ou 175°C pendant une heure.

Servir immédiatement.

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Macaroni italien

27 mai 2018

par Margaret Belanger

Ingrédients (pour quatre personnes) :

• 500g de bœuf haché
• deux tasses de macaronis
• une boite de soupe aux tomates
• un tiers de tasse d’eau
• une demi-tasse de fromage râpé
• une gousse d’ail
• une demi-cuillerée à thé d’origan

Préparation :

Porter à l’ébullition un grand chaudron d’eau légèrement additionné de sel. Ajouter les macaronis. Faire bouillir pendant 15 à 18 minutes. Égoutter.

Pendant ce temps, dans une poêle, faire brunir le bœuf mélangé à l’ail passé au pressoir, et l’origan. Égoutter le gras.

Placer la viande cuite dans une casserole allant au four. Ajouter la soupe aux tomates, l’eau et les macaronis cuits. Mélanger le tout. Recouvrir de fromage râpé.

Cuire à 350°F ou 175°C pendant trente minutes. Servez.

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Pâté chinois ‘à la Mitaine’

26 mai 2018

par Janice Hollopeter

Ingrédients :

• 500g de bœuf haché
• 500g de haricots verts en conserve, égouttés
• 500g de pommes de terre
• 250ml de soupe aux tomates
• un ognon moyen haché
• deux cuillerées à thé de beurre
• 50ml de lait
• un œuf

Préparation :

Brunir la viande et les ognons. Égoutter le gras.

Faire bouillir les pommes de terre pendant vingt minutes. Égoutter et piler. Ajouter le beurre, le lait et l’œuf. Battre le tout.

Placer la viande au fond d’un plat à cuisson. Sans mélanger, recouvrir avec les haricots verts. Verser la soupe aux tomates. Couronner le tout avec la purée de pommes de terre.

Placer au four à 350°F ou 175°C pendant trente minutes. Servez.

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Potage à la grecque

25 mai 2018

par Grace Battah

Ingrédients :

• trois boites de consommé de bœuf
• trois boites d’eau
• une demi-tasse de riz
• deux œufs
• le jus d’un citron

Préparation :

Porter à l’ébullition le consommé et l’eau. Ajouter le riz et faire cuire vingt minutes.

Extraire le jus d’un citron. Dans un bol, l’ajouter aux œufs et battre le mélange. Ajouter celui-ci peu à peu au consommé dilué en mélangeant rapidement.

Servir immédiatement.

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Gaspacho

24 mai 2018

par Grace Battah

Ingrédients (pour six personnes) :

• deux tasses de jus de tomate
• une tasse de tomates fraiches, hachées finement
• une demi-tasse de poivron vert, haché finement
• une demi-tasse de cèleri, haché finement
• une demi-tasse de concombre, haché finement
• une demi-tasse d’ognon, haché finement
• trois cuillerées à thé de persil, haché finement
• une cuillerée à thé de ciboulette, hachée finement
• une gousse d’ail, hachée finement
• deux ou trois cuillerées à soupe de vinaigre blanc
• deux cuillerées à soupe d’huile
• une cuillerée à thé rase de sel
• une demi-cuillerée à thé de sauce Worcestershire
• un quart de cuillerée à thé de poivre noir (facultatif)

Préparation :

Mélanger le tout dans un bol.

Couvrir et placer au réfrigérateur pendant quatre heures (ou plus).

Servir froid dans des bols froids.

Décorer d’un filet d’huile d’olive et d’un peu de persil haché.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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