Devinette : pommettes ou cerises ?

25 octobre 2020
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En 2015, j’ai publié cette photo, prise au marché Maisonneuve, convaincu qu’il s’agissait de fleurs de pommetiers.

Effectivement, ces fleurs sont typiques de ces arbres fruitiers.

Petits fruits jaunes

Mais en passant au même endroit il y a dix jours, j’ai remarqué que leurs fruits avaient plutôt la taille d’une cerise. Or toutes les pommettes que j’ai vues à ce jour sont sensiblement plus grosses que cela.

En cherchant des photos de cerises sur l’internet, j’ai appris qu’effectivement, certains cerisiers produisaient des fruits jaunes.

Alors, était-ce plutôt des cerises jaunes ?

Et puis un détail a attiré mon attention; sur toutes ces photos de cerises, celles-ci ont des pédoncules verts. Or les fruits ci-dessus ont des pédoncules rouges.

Dans le cas particulier des cerises de France (ou cerises douces), il me semble bien que ces fruits ont des pédoncules rouges. J’en ai souvent mangé et le souvenir que j’en ai conservé, c’est qu’elles ont toujours des pédoncules rouges.

En vérifiant de nouveau sur l’internet, je réalise que même les cerises de France ont des pédoncules verts. (C’est bizarre, j’aurais pourtant juré…).

À moins que les cerises de France aient des pédoncules verts en France, mais qu’en traversant l’Atlantique… Non, cette idée est ridicule.

Dois-je me résoudre à croire que ce sont de minuscules pommettes jaunes ?

Pour en avoir le cœur net, il suffit de couper un de ces fruits en deux; s’il contient un gros noyau central, il s’agit d’une cerise. Mais s’il renferme des pépins…

Pour obtenir la réponse à cette question, veuillez cliquer sur ceci.

Surprise !

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 (1re photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (photo cachée)
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 100 — 42,5 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
photo cachée : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Anatomie d’une fleur de tomate

18 octobre 2020

Le terme ‘tomate’ — qui désigne autant la plante que son fruit — est apparu en français en 1598 dans la traduction d’un livre écrit par un missionnaire espagnol.

Effectivement, avant la conquête du continent américain, ce fruit, né en Amérique du Sud, était inconnu en Europe. La cuisine italienne était donc très différente de ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

Comme beaucoup d’autres plantes, les plants de tomate produisent des fleurs hermaphrodites, c’est-à-dire qu’elles contiennent des organes mâles (appelés étamines) et un organe femelle (appelé pistil).
 

 
De l’extérieur vers l’intérieur, la fleur se compose de cinq ou six sépales verts (parfois jusqu’à dix), du même nombre de pétales jaunes (que la fleur recourbe vers l’arrière en s’ouvrant), et d’une gaine renflée et striée formée d’étamines soudées. Au centre, le pistil.

Puisque la fleur de tomate ne produit pas de nectar, elle laisse indifférents un bon nombre de pollinisateurs (dont les abeilles).
 

 
Lorsqu’une variété de tomate possède des fleurs dont le pistil est plus long que sa gaine d’étamines (comme ci-dessus), ces fleurs peuvent être fécondées par du pollen provenant d’autres variétés. Le fruit obtenu sera alors un croisement entre les deux plantes.

Au contraire, lorsque le pistil est plus court que sa gaine d’étamines, la fleur ne peut être fécondée que par autopollinisation (grâce à l’intervention d’un agent extérieur).

En serre, certains producteurs utilisent des vibreurs afin de libérer le pollen des étamines et de féconder le pistil des fleurs d’un plant de tomate.

Mais le moyen le plus fiable est le bourdon. Ce gros insecte est amateur de pollen. Lorsqu’il se fixe à l’ouverture d’une fleur, le battement de ses ailes la secoue et fait tomber du pollen. Une partie de ce pollen se colle au bout du pistil et féconde la fleur.
 

 
À leur base, les étamines ne sont pas soudées. En les coupant à cet endroit, on peut facilement disséquer la fleur et révéler son pistil.
 


 
La fleur ci-dessus est un exemple où le pistil est plus court que sa gaine d’étamines.

Dans tous les cas, le pistil se compose de trois parties.

À sa base, on trouve une partie charnue qui ressemble, en miniature, à une tomate. Effectivement, il s’agit de l’ovaire qui, fécondé, grossira et deviendra un fruit.

De l’ovaire se dresse une longue tige (appelée ’style’) dont l’extrémité (appelée ‘stigmate’) sert à recevoir le pollen.
 

 
Une fois la fleur fécondée, ses sépales allongent, tandis que ses pétales sèchent et tombent.

Au début, le fruit est poilu.
 

 
Il arrive parfois que le jeune fruit tarde à se départir de ses étamines et de son pistil desséchés.
 

 
Le fruit grossira jusqu’à sa taille maximale…
 

 
…puis adoptera les couleurs qui sont typiques de sa variété.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (9e photo) et M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/11,0 — ISO 500 — 60 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 60 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/9,0 — ISO 320 — 60 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
7e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 60 mm
8e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 60 mm
9e  photo : 1/160 sec. — F/11,0 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Palmarès des résidus alimentaires de pesticides

14 octobre 2020

Chaque printemps, The Environmental Working Group publie sa liste des fruits et légumes les plus contaminés par des pesticides.

Des plus contaminés à ceux qui le sont le moins :
• les fraises
• les épinards
• le kale
• les nectarines
• les pommes
• les raisins
• les pêches
• les cerises
• les poires
• les tomates
• le cèleri
• les patates
• les poivrons
• les tomates cerises
• la laitue
• les concombres
• les bleuets cultivés (et non sauvages)
• les piments forts
• les prunes
• les fèves vertes
• les tangerines
• les framboises
• les pamplemousses
• les pois cassés
• les courges d’hiver
• les carottes
• les oranges
• les zucchinis (ou courgettes)
• les bananes
• les patates douces
• le melon d’eau (ou pastèque)
• la mangue
• les kiwis
• le melon miel
• le chou
• les champignons
• les brocolis
• les cantaloups
• les choux-fleurs
• les asperges
• les aubergines
• les petits pois congelés
• la papaye
• les ognons
• les ananas
• le maïs sucré (non-OGM)
• les avocats

Référence :
EWG’s 2020 Shopper’s Guide to Pesticides in Produce™

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Prunes, pruneaux et colonisation

11 octobre 2020

La prune

Probablement d’origine syrienne, le prunier s’est répandu à l’Europe à l’occasion de la conquête romaine, puis au reste du monde par la suite.

Fleurs d’un prunier ‘Mount Royal’

Les pruniers ont des fleurs blanches bien ouvertes qui se caractérisent par leurs très longues étamines aux anthères jaunes.

Prunes du 2529 rue Hogan

Recouverts d’une pellicule cireuse, leurs fruits contiennent une amande généralement amère.

Leur pulpe sucrée peut être consommée nature, transformée en confiture, ou incorporée dans des pâtisseries.

Le pruneau

Le pruneau est le fruit séché d’une variété de pruniers cultivés, le prunier d’Ente.

Sous l’action de ses enzymes (des polyphénols oxydases), le pruneau adopte une couleur noire qui le distingue de la prune d’origine.

Le sorbitol est un préservateur naturel. La chair du pruneau en contient environ 30 %. Ce qui explique sa longue conservation à la température ambiante.

De plus, les pruneaux crus et séchés contiennent environ 3 mg de vitamine C par 100 g.

C’était le fruit préféré des marins européens qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, se sont lancés à la conquête du monde.

Au cours de leur traversée des mers, le pruneau leur apportait une dose minime de vitamine C (une vitamine dont ils ignoraient l’existence).

C’est seulement lorsque le bateau de Jacques Cartier a été immobilisé pendant de longs mois de l’hiver de 1536, épuisant ainsi ses réserves de nourriture, que ses marins ont développé le scorbut.

Un scorbut dont une partie d’entre eux furent guéris grâce à une décoction autochtone d’aiguilles et d’écorce de Thuya occidental (appelé cèdre au Québec).

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Premiers pas en jardinage urbain

30 septembre 2020

À la fin de chaque été, le Jardin botanique de Montréal organise une foire horticole au cours de laquelle sont offerts des fleurs en pot, des tisanes, des outils de jardinage, etc.

L’été dernier, en passant devant un des kiosques de cette foire, l’idée m’est vue de faire un peu d’agriculture urbaine sur mon balcon.

Auprès de la semencière artisanale Terre Promise, je me suis donc procuré des graines de deux variétés de tomates plutôt rares (Minuit à Montréal et Noire de Crimée).

Et pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai acheté la bible du cultivateur-amateur de tomate : La Tomate – De la terre à la table de Lili Michaud.

Le 8 mars de cette année, je semais cinq de mes précieuses graines. Celles-ci sortirent de terre moins de deux semaines plus tard.

Entretemps, le Québec se confinait.

Regarder la nature s’épanouir lentement sous nos yeux est une merveilleuse manière de conserver l’espoir en pleine pandémie.

Dès que mes plants furent suffisamment grands, ce fut le temps de les transplanter dans de gros pots sur mon balcon.

Fleur de tomate

Semaine après semaine, mes cinq plants donnèrent un grand nombre de petites fleurs jaunes.

Je ne sais pas si c’est à cause du confinement, mais il semble que les insectes pollinisateurs ne sont pas sortis de leur ruche cette année…

Tomate ‘Minuit à Montréal’

Si bien que je n’ai récolté qu’une quatorzaine de tomates; gouteuses, légèrement sucrées et presque dépourvues d’acidité.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 5000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Clématite

10 septembre 2020
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 — 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Anémone du 2632 av. Jeanne-d’Arc

9 septembre 2020
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L’anémone est surnommée la ‘fleur du vent’.

Selon la mythologie grecque, Zéphyr, le dieu du vent, tomba amoureux de la nymphe Anémone.

Chloris, l’épouse jalouse du dieu et elle-même déesse des fleurs, transforma sa rivale en fleur, l’assujettissant ainsi à son autorité.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 150 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 5e partie

13 août 2020
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Iris de Sibérie (??) ‘Heavenly Blue’
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Iris japonais ‘Prairie Mantle’
Iris japonais ‘Rose Queen’
Iris japonais ‘Oriental Eyes’

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (4e, 5e et 6e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 120 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 57 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 4e partie

11 août 2020
Iris japonais ‘Oriental Eyes’
Iris barbu ‘Sonjah’s Selah’
Iris japonais ‘Favour’
Iris japonais ‘Snook’
Iris ‘Cinnamon Sugar’
Iris japonais ‘Rose Queen’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (1re, 3e et 4e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 140 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 62 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 120 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 180 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La saison des iris — 3e partie

9 août 2020
Iris ‘Veined Banner’
Iris japonais ‘Lion King’
Iris ‘Henry Teuscher’
Iris japonais ‘Sing the Blues’
Grand iris barbu ‘Joseph’s Coat’
Iris japonais ‘Chigomai’

Comme d’habitude, cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (1re et 4e photos) + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 (les autres photos)
1re photo : 1/320 sec. — F/7,1 — ISO 640 — 150 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 105 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 160 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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