Foresterie : bruler pour biodiversifier

12 octobre 2018

C’est en 1995 que des chercheurs de Parcs Canada ont eu l’idée d’étudier l’effet du brulage sur la régénération de la forêt.

Or non seulement la forêt finit par reprendre ses droits, mais le brulage entraine une diversification des essences forestières.

Il faut savoir que le pin gris est pyrophile; le feu fait fondre la résine qui emprisonne les graines de ses cônes.

Les pins rouges repoussent bien après un incendie car leurs cônes robustes et leurs épaisses bractées (les ‘pétales’ des cônes) protègent bien leurs graines du feu.

Chez le pin blanc, le feu élimine la compétition qui nuit à ses jeunes pousses.

Très tôt dans l’histoire du Canada, la foresterie s’est intéressée au pin blanc, ce géant de nos forêts.

C’est en effet le plus grand arbre des forêts de l’Est de l’Amérique du Nord. Il peut atteindre 40 mètres de hauteur et un mètre de diamètre à l’issue d’une croissance qui peut s’étendre sur cinq siècles.

Plus de trois-milliards de mètres cubes de bois de pin blanc ont été prélevés des forêts de l’Amérique du Nord depuis l’arrivée des colons européens.

Avant leur arrivée, le pin blanc représentait 12 à 15% des arbres dans la vallée du Saint-Laurent. On n’en compte plus, par exemple, qu’un pour cent de nos jours dans le parc de la Mauricie.

Ceux qui y sont encore présents peinent à se régénérer. D’où l’idée de les aider par le feu en dégageant le couvert forestier qui maintient dans l’ombre leurs jeunes pousses.

Sans incendie, ce sont les pousses de sapin baumier qui prennent le dessus.

Mais les avantages du feu se manifestent lentement. Sans plantation d’arbres, on estime qu’il faudra 50 à 100 ans pour faire passer naturellement le pourcentage de pin blanc en Maurice de 1 à 4%.

Après un incendie, on voit se multiplier des insectes qu’on ne voit en forêt qu’à la suite d’un feu, d’autres attirés par l’abondance de la matière végétale en décomposition.

Ce qui attire les oiseaux insectivores, dont le pic à dos noir, les sittelles, les mésanges, et l’engoulevent bois-pourri.

Les ours sont attirés par les baies sauvages, abondantes après un feu, alors que les cervidés viennent y brouter les délicates pousses de feuillus.

Référence :
Roy G. Brasier de biodiversité. Quatre-Temps 2018; vol 42 no 1: 13-7.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’érable de Norvège

9 octobre 2018
Feuilles d’érable de Norvège
Feuilles de platane

L’érable de Norvège doit son nom latin (Acer platanoides) à la ressemblance de ses feuilles avec celles du platane (avec lequel il est lointainement apparenté).

Pouvant vivre deux siècles et atteindre une hauteur de trente mètres, l’érable de Norvège se retrouve en Europe des plaines de Scandinavie aux montagnes du nord de l’Espagne, et de la Belgique à la moitié occidentale de la Sibérie.

Il se décline en plusieurs variétés dont certaines ont les feuilles panachées, d’autres pourpre foncé.

En Amérique du Nord, on l’a utilisé comme arbre de rue à partir des années 1950 en remplacement de l’orme d’Amérique, décimé par la maladie hollandaise de l’orme.

Sa résistance à la pollution et au réchauffement climatique est avantageuse pour un arbre ornemental. Par contre, ses feuilles sont sujettes à la tache goudronneuse, une infection fongique qui lui est exclusive.

Dès qu’il se met à pousser en forêt, son feuillage dense crée une ombre qui prive de lumière les pousses des autres arbres alors que les siennes parviennent à grandir.

De plus, il assèche davantage le sol, ce qui nuit à la flore des sous-bois.

Si bien qu’on le considère en Amérique du Nord comme une espèce envahissante.

Lors d’un décompte effectué en 2013 sur le Parc du mont Royal, on trouvait trois fois plus de jeunes érables de Norvège que d’érable à sucre, alors que ce dernier est le feuillu dominant des forêts du sud-est du Canada.

Puisque les deux se ressemblent, pourquoi faut-il se préoccuper de cet envahissement ?

C’est qu’à l’automne, les feuilles de l’érable de Norvège demeurent vertes plus longtemps, puis jaunissent ou deviennent jaune orangé, puis brunissent. Par contre, les feuilles de l’érable à sucre adoptent toutes les couleurs typiques de nos forêts durant cette saison et offrent un des plus extraordinaires spectacles naturels au monde.

Sève de l’érable de Norvège

Dans nos érablières, l’érable de Norvège ne peut pas être entaillé pour faire du sirop d’érable.

Au lieu d’être transparente, sa sève est laiteuse. En séchant, elle devient collante.

Samare de l’érable de Norvège

Autre distinction : les samares (graines ailées) de l’érable de Norvège sont très écartées alors que celles de l’érable à sucre sont en ‘U’.

Références :
Érable plane
L’érable de Norvège: un envahisseur à bannir
Brisson J. L’érable de Norvège – un envahisseur sournois du mont Royal. Quatre-Temps 2018; vol 42 no 1: 20-3.

Détails techniques : Panasonic GH1 (2e photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos), objectif Lumix 20 mm F/1,7 (1re photo), Lumix 14-45 mm (2e photo) et Lumix 30 mm F/2,8 Macro (les autres photos)
1re photo :1/60 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 20 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un oiseau et des pivoines

6 juin 2018
Pivoine herbacée hybride ‘Avant Garde’
Pivoine à feuilles fines ‘Plena’
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Abeille butinant une pivoine herbacée hybride ‘Sanctus x Silver Dawn’
Pivoine arbustive de nom inconnu

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 102 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois petites fleurs

4 juin 2018
Doronic du Caucase ‘Magnificum’
Géranium sanguin ‘Max Frei’
Trolle d’Europe

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 210 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois rhododendrons

1 juin 2018
Variété inconnue
Azalée ‘Spicy Lights’
Rhododendron ‘Weston’s Pink Diamond’

Au cours du mois de mai (qui s’achevait hier), on célèbre bien des choses, dont ces rhododendrons, en vedette au Jardin Leslie-Hancock du Jardin botanique de Montréal.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,5 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois arbres fruitiers

30 mai 2018
Nashi (Poirier asiatique) ‘Ming’
Pommetier ‘Brandywine’
Pommier ‘Richelieu’

Le temps passe vite; déjà la floraison des arbres fruitiers tire à sa fin.

Au Jardin botanique, les branches d’un poirier précoce sont déjà garnies de fruits de la taille de gros œufs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re et 3e photos) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (2e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 210 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une Primevère

25 mai 2018
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Du latin prima vera (qui signifie ‘printemps’), le nom primevère désigne 430 espèces de plantes à floraison précoce qui vivent dans les zones tempérées de l’hémisphère nord.

Contrairement au grand nombre de primevères qui fleurissent en bouquet, celle-ci — rencontrée au Jardin Leslie-Hancock du Jardin botanique de Montréal — présente ses fleurs solitaires au bout d’une courte tige, et plus précisément au bout d’un long calice étroit.

En s’ouvrant, chaque fleur révèle un œil jaune en forme d’étoile de David.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 — 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Magnolias blancs

22 mai 2018
Magnolia de Loebner ‘Spring Snow’
Magnolia de Loebner ‘Spring Snow’
Magnolia de Loebner ‘Merrill’
Magnolia étoilé ‘Kikuzaki’

Voici trois magnolias à fleurs blanches en vedette au Jardin botanique de Montréal, il y a deux semaines.

Dans le premier cas, l’espèce est montrée à deux moments de sa floraison.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Jonquille

19 mai 2018
Jonquille ‘Jetfire’

Apparu en français au XVIe siècle, le nom jonquille vient de l’espagnol junquillo qui désigne une espèce de narcisse à fleurs jaunes odorantes.

La couleur secondaire appelée ‘jonquille’ est un mélange de jaune et de blanc. Comme presque toutes les couleurs dérivées d’un nom, l’adjectif jonquille est invariable au pluriel. On dira donc ‘Des pailles jonquille’.

Référence :
Le pluriel des couleurs

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 — 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quelques fleurs au Jardin alpin

6 mai 2018
Jacinthe d’Orient ‘Miss Saigon’
Anémone hépatique
Une pulsatille
Gesse de printemps
Anémone de Grèce ‘White Splendor’
Primevère de Siebold

Voici quelques photos prises hier et ce matin au Jardin alpin, le plus précoce des parties du Jardin botanique de Montréal.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 85 mm
5e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 95 mm
6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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