Voyage à Helsinki : jour 7

7 août 2018

Introduction

Puisque la majorité des musées de la ville sont fermés le lundi, je décide d’aller au zoo. Celui-ci est ouvert tous les jours.

Pour y aller, on doit emprunter le bus 16 à partir du quai 17, le premier quai à droite de la façade principale de la gare Centrale (sur la rue Kavokatu).

Plan du zoo

Ce zoo occupe la totalité de l’ile de Korkeasaari. Celle-ci est située dans la partie orientale de la capitale.

Pour l’atteindre, le bus 16 traversera deux autres iles situées plus au nord.

La première d’entre elles est l’ile de Kulosaari. On y trouve des maisons cossues, quelques ambassades et près d’une vingtaine d’espaces verts.

L’ile de Mustikkamaa

Puis il faut traverser l’ile de Mustikkamaa. Celle-ci n’a pas été ouverte au développement domiciliaire.

L’avant-dernier arrêt du circuit effectué par le bus 16 est au centre de cette ile.

Aperçu de la plage de Mustikkamaa

Les passagers qui y descendent trouveront à 50m au sud une plage en sable fin où sont disponibles quatre cabines pour se changer, deux douches, des toilettes, et de l’équipement pour le conditionnement physique.

Korkee Mustikkamaa

Par contre, au nord de la route, on trouve depuis 2014 un grand parc d’escalade.

Puisque ce parc est en pleine forêt et que l’ile est peu accidentée, l’escalade dont il est question se fait en grimpant aux arbres.

Le but du parc est de donner confiance à l’enfant et de développer ses habiletés physiques.

Le niveau de difficulté varie donc du débutant (comme ci-dessus) à l’expert (ci-dessous).

Korkee Mustikkamaa

Un grand nombre de tyroliennes permettent de passer d’un arbre à l’autre. D’autres fois, il faut emprunter des passerelles d’aspect périlleux (comme ci-dessus, à droite).

Korkee Mustikkamaa

Dans tous les cas, les enfants sont protégés par des harnais. De plus, les familles sont entre les mains d’animateurs qui voient à l’application stricte des règles de sécurité. Si bien qu’au-delà des apparences, la dangerosité pour l’enfant est nulle.

L’ile de Korkeasaari

Les passagers qui resteront dans le bus 16 jusqu’à sa destination finale débarqueront à l’extrémité sud-ouest de l’ile de Mustikkamaa. Un pont leur permettra de traverser sur l’ile de Korkeasaari où se trouve le zoo.

Son cout d’entrée est de 16€ pour un adulte et de 8€ pour chaque enfant de 4 à 17 ans.

Créé en 1889, le zoo occupe une surface de 0,25 km². Il abrite 150 espèces d’animaux et un millier de plantes provenant de diverses parties du monde.

Aperçu du zoo
Aperçu du zoo

Afin de permettre aux visiteurs d’observer de près les bestioles, ceux-ci sont montrés en vitrine.

Aperçu du zoo
Aperçu du zoo
Aperçu du zoo

Les petits oiseaux et les petits mammifères disposent de plus d’espace. Ils vivent dans des serres ou des bâtiments à l’intérieur desquels les premiers peuvent voler, tandis que les autres sont dans des enclos limités par des cloisons de verre au-dessus desquels l’adulte peut observer l’animal directement.

Aperçu du zoo

Les plus gros oiseaux sont en volière. Certains sont en liberté.

Enclos des ours

Les gros mammifères vivent dans de grands enclos. Les plus dangereux d’entre eux (les lions et les tigres) sont dans de grandes cages.

À l’épicerie

En revenant vers l’appartement, je passe à l’épicerie. Au lieu d’une portion individuelle de soupe au saumon et à la pomme de terre, parfumée à l’aneth (à 2,15€, typique de Finlande me dit-on), je m’achète une soupe au fromage et au bacon (à 2€).

Jusqu’ici, les seuls poissons entiers que j’ai vus à l’épicerie sont des saumons. On n’en trouve pas partout. Au K-Supermarket près de mon appartement, j’en achète un que je fais débiter en cinq tranches.

Il me coutera 9,9€ pour un saumon de 1,24kg, soit 8€ du kilo. Cela est plus économique que les filets vendus partout à 19,9€ du kilo.

Pour dessert, j’achète un kilo de fraises. Celles-ci goutent comme celles du Québec, contrairement à celles que j’ai gouté à mon arrivée.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (8e, 9e, 10e et 11e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
 1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
 2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
 3e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
 4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
 5e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
 6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
 7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 17 mm
 8e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 75 mm
 9e  photo : 1/640 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
10e  photo : 1/400 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
11e  photo : 1/800 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
12e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Grue royale

4 septembre 2017
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Appelé également Grue couronnée grise (ou Balearica regulorum), cet échassier vit dans les prairies inondées temporairement à proximité des lacs et des rivières du Centre-Est et dans une moindre mesure, du Sud-Est de l’Afrique.

D’une envergure de deux mètres, l’adulte mesure environ un mètre (sans les pattes) et pèse aux alentours de 3,5kg.

Il se distingue par ses joues blanches et sa tête noire couronnée d’un panache de fines plumes dorées. Les tempes sont rouges, de même que le sac qui lui pend sous la bouche.

On qualifie ce sac de gulaire puisqu’il est situé près de la gueule.

Les yeux sont bleu-gris.

Il a le corps couvert d’une magnifique succession de longues plumes qui se chevauchent du cou gris pâle au dos gris foncé.

Déployées en croissant, les ailes sont bicolores. Le haut de l’aile est blanc. Il est entouré, au bas de l’aile, par une rangée de longues plumes brunes qui deviennent noires à l’apex. La queue, plutôt courte, est noire.

L’oiseau est perché sur de longues pattes grises qui se terminent par de longs doigts qui assurent son équilibre.

Omnivore, l’oiseau se nourrit de plantes, de graines, d’insectes et de grenouilles, de vers, de petits reptiles, et de petits poissons.

Mâle et femelle construisent conjointement le nid dans les hautes herbes des zones humides, à au moins un mètre au-dessus de l’eau. Ce nid est formé d’herbes et de plantes.

La femelle y pond un à quatre œufs qu’elle couve, elle et son conjoint, pendant environ un mois. Les oisillons quittent le nid entre la 56e et la centième journée.

Son habitat naturel est menacé par le drainage, le surpâturage, la mise en culture des terres arabes, la construction des barrages et l’usage des pesticides. Voilà pourquoi, depuis 2012, on considère cet oiseau comme une espèce en danger.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Ara hyacinthe

25 août 2017
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L’Ara hyacinthe est le plus gros perroquet du monde. Adulte, il peut atteindre 1 mètre (sans la queue), avec un poids variant entre 1,4 et 1,7kg. Son cri est particulièrement puissant.

C’est un oiseau au plumage bleu cobalt. Ce qui contraste avec le jaune vif du tour des yeux et de la partie nue des joues. Son bec, sa langue et ses pattes sont anthracite, tout comme l’arrière de sa longue queue.

On le rencontre en Amérique du Sud où il vit dans la forêt tropicale. Il se nourrit de noix, de cacahouètes, de fruits et de verdure.

Son bec extrêmement puissant lui permet d’ouvrir des noix trop dures pour d’autres oiseaux, notamment les noix des palmiers.

La reproduction s’étend d’octobre en février. Bisannuelle, la ponte est généralement de deux œufs, mais peut varier d’un à trois. L’incubation dure près d’un mois.

Capable de voler dès sa quatorzième semaine, l’oisillon ne devient autonome que vers l’âge de huit à dix mois. En dépit de cela, il passera près de deux ans en compagnie de ses parents avant de les quitter définitivement.

Il prend quatre à six ans pour atteindre l’âge adulte. Sa durée de vie est de cinquante ans.

À l’état sauvage, il ne reste plus que quelques milliers de spécimens, l’espèce étant victime du braconnage (pour son plumage) et la destruction des emplacements de nidification.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 75mm F/1,8
1re photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 75 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm


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La Spatule rosée

6 juin 2017
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Haute de 80 cm et d’une envergure de 1,2 mètre, la Spatule rosée (ou Platalea ajaja) est un oiseau aquatique qui se caractérise par son abdomen et ses ailes roses, ses épaulettes et son poitrail rouges, son cou dégradé du rose au blanc, ses longues pattes rouges, et son long bec gris en spatule.

On le trouve dans les marais, les champs de riz et le long des côtes maritimes d’Amérique, du sud des États-Unis au milieu de la côte argentine.

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En fouillant la vase par un va-et-vient latéral du bec, cet oiseau se nourrit de petits poissons, de batraciens, d’insectes, de mollusques et de limaces. Sa couleur rose lui vient des crustacés qu’il consomme.

Afin d’éviter leur reproduction illimitée à l’abri de tout prédateur (crocodiles, félins, gros rapaces), le Biodôme n’abrite que des Spatules rosées mâles. On les nourrit de moulée à chien, de moulée à flamant rose, de viande chevaline, de poissons, de crevettes hachées et de krill, le tout additionné de colorant rouge.

Normalement, la Spatule rosée niche de préférence dans une forêt de mangrove, entre 1,2 et 5 mètres au-dessus de l’eau. La femelle pond entre un et cinq œufs blancs tachetés qui mettront 22 jours, couvés alternativement par les deux parents.

En captivité, il peut vivre jusqu’à seize ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 75mm F/1,8
1re photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm


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Revoir ses amis au Biodôme

13 mai 2017

Chaque année, le Jardin botanique de Montréal offre à ses abonnés la possibilité de visiter gratuitement le Biodôme et le Planétarium pendant un mois.

Cette année, ce mois tombe en mai.

J’ai donc profité de l’occasion pour revoir de vieux amis et de faire connaissance avec de nouveaux pensionnaires.

Boa émeraude
Callimico
Harle couronné femelle
Macareux moine

L’an dernier, les deux lynx se tenaient loin des visiteurs. Cette année l’un d’entre eux — à moins que ce soi un nouvel animal — semblait fasciné par les enfants. D’où une belle occasion de le photographier de près.

Lynx du Canada
Lynx de près

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (6e photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm


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Le Tamarin-lion doré

30 mai 2016
De près
Mâle observant
Pied et main
Accroché à un tronc
Mâle explorant
Femelle à l’affut

Ce petit primate se caractérise par son pelage doré, orangé, rougeâtre ou chamois.

Son visage sombre est garni de poils relativement courts. Ceux du reste du corps sont longs, particulièrement au niveau de la tête et du cou, formant ainsi une crinière qui lui donne son nom.

Le corps mesure de 20 à 34 cm et sa queue, de 31 à 40 cm. Ses doigts, fins et longs, sont dotés d’ongles crochus et très pointus qui lui permettent de capturer des insectes dans le creux d’écorces.

Il s’agit d’une espèce menacée, non pas en raison de prédateurs, mais à cause de la disparition de son habitat, réduit de nos jours à 104 km2 sur les 43 900 km2 de l’État de Rio de Janeiro, au Brésil.

On estime sa population à environ 1 500 spécimens, dont 650 en liberté.

Le Biodôme de Montréal en possède un couple, de couleur dorée. La femelle est très timide et vit habituellement cachée. Le mâle est plus aventurier mais il est indifférent aux bruits que font les visiteurs pour attirer son attention. Il est fréquent qu’il leur tourne le dos, au grand déplaisir des photographes.

Le mâle du Biodôme de Montréal se distingue par l’extrémité crochue et dégarnie de sa queue.

Dans la nature, on rencontre le Tamarin-lion doré (Leontopithecus rosalia) dans la forêt tropicale côtière d’une toute petite partie du Brésil, et ce du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 300 mètres.

Surtout végétarien, il se nourrit de fruits murs, mais aussi d’insectes, d’araignées, de vers de terre, d’œufs, d’escargots, de grenouilles arboricoles et de petits reptiles.

Il aime les habitats riches en broméliacées car ceux-ci servent d’abreuvoirs et de réserves d’insectes.

Même si le tamarin ne met que quinze à vingt mois pour atteindre sa maturité sexuelle, il ne se reproduit pas avant l’âge de deux ans et demi. Mâles et femelles sont rarement monogames. La gestation dure quatre mois et donne naissance à un ou deux petits.

Celui-ci est totalement dépendant de sa mère durant le premier mois de son existence, à la fois pour sa nourriture et ses déplacements (agrippé à celle-ci).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (2e photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm


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Le Garrot d’Islande

28 novembre 2015
Garrot d’Islande mâle
Garrot d’Islande femelle

Le Garrot d’Islande (Bucephala islandica) est un canard plongeur au bec court qu’on trouve en Islande et en Amérique du Nord, principalement à l’ouest des Rocheuses. Il semble avoir disparu récemment du Groenland.

En Islande, la population ne compte que 2 000 individus, soit deux fois moins qu’au Québec. Sur la côte ouest du Canada et en Alaska, on compte 200 000 individus.

La tête du mâle est noire avec un croissant blanc sur la joue. Son dos est noir alors que le ventre, la poitrine et les flancs sont blancs. Noire, la face dorsale des ailes est décorée de quelques plumes blanches. Il a les yeux, les pattes et les doigts palmés jaunâtres.

La tête de la femelle est brun foncé. Le reste du plumage est grosso modo un dégradé de blanc au gris brunâtre qui part de la poitrine vers la queue. De novembre à mai, son bec est en partie orangé.

En raison du thermalisme islandais, les colonies de ce pays ne migrent pas vers l’Étranger durant la saison froide. Toutefois, au Canada et en Alaska, là où les lacs gèlent en hiver, il migre un peu plus au sud.

C’est ainsi qu’au Québec, il passe l’été sur les lacs et rivières récemment dégelés du Grand Nord québécois mais migre vers l’estuaire du Saint-Laurent durant la saison froide.

Dès la mi-mai, il se reproduit sur les hauts plateaux du Saguenay, de la Côte-Nord et de Charlevoix. Il fait son nid dans cavités naturelles (crevasses de falaise, champ de lave, trou d’arbre) qu’il tapisse de duvet.

Il fréquente alors les étangs et les petits lacs de tête où l’absence de poissons favorise le foisonnement des invertébrés.

La femelle pond de 4 à 12 œufs (en moyenne, 6) qu’elle couve seule durant un mois. Avant même que les œufs n’éclosent, le mâle la quittera pour aller muer plus au nord.

Les oisillons sont autonomes deux mois plus tard.

Ce canard se nourrit principalement d’insectes aquatiques, de mollusques, de crustacés, et accessoirement de la végétation des étangs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm


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Le Harle couronné

9 novembre 2015

Préambule : Tout comme le chiffre 8, le ‘H’ du Harle couronné est un ‘H’ qui est qualifié d’aspiré.

Devant un H aspiré, on ne supprime jamais la voyelle finale du mot qui le précède pour la remplacer par une apostrophe.

De la même manière qu’on dit « le huit novembre » (et non « l’huit novembre »), on dira « le Harle couronné » (et non « l’Harle couronné »).

Harle couronné mâle, la crête dressée

Le Harle couronné (Lophodytes cucullatus) est une espèce de canard d’Amérique du Nord qui habite les plans peu profonds d’eau claire et calme situés à proximité des forêts de feuillus des Grands Lacs, de l’est du Canada, et de la bordure du Pacifique.

Ses ailes ont une envergure de 56 à 70 cm et son poids varie de 540 à 950 grammes.

Chez le mâle, la tête, le cou et le dos sont noirs. La gorge, la poitrine et le ventre sont blancs. Les côtés de l’abdomen sont recouverts de plumes fauves délicatement décorées d’un motif ondulé noir. Deux barres irrégulières noires en arc de cercle marquent les côtés de la poitrine.

Harle couronné mâle, la crête rétractée

Ce qui donne son nom à ce harle, c’est cette crête blanche bordée de noir, en forme d’éventail, qu’il déploie la plupart du temps. Rétractée, ce n’est qu’une large rayure blanche derrière ses yeux jaunes.

Harle couronné femelle, la crête dressée

Chez la femelle, le ventre est blanc et le reste du plumage est gris et brun.

Leurs pattes palmées sont situées plus en arrière du corps que chez la plupart des canards plongeurs. Cela rend leur démarche sur terre maladroite, mais favorise leurs performances nautiques puisqu’elles deviennent comme les turbines d’un navire.

Grâce à son bec crochu muni de dents, il se nourrit de petits poissons, de grenouilles, d’insectes aquatiques, d’escargots, d’autres mollusques, de petits crustacés, de graines et de plantes aquatiques.

Cet oiseau migre vers le sud de l’Amérique du Nord à l’automne et revient dans son aire de modification dès la fonte des glaces.

Le Harle couronné est monogame. Il fait son nid dans des trous d’arbres situés entre trois et six mètres du sol, dans des souches creuses, ou des cavités naturelles.

La femelle y pond en moyenne dix œufs (entre 5 et 13). Abandonnée par le mâle peu de temps après la ponte, la femelle s’occupe seule de la couvaison. L’incubation dure un mois.

Dès leur naissance, les oisillons sont couverts de duvet. Capables de se mouvoir et de se nourrir seuls dès le lendemain de leur naissance, ils sont éduqués par leur mère pendant 35 à 70 jours, après quoi celle-ci les quitte pour migrer vers le Sud.

Protégé de ses prédateurs (écureuils, ratons laveurs, et loutres), le Harle couronné peut vivre seize ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (1re photo). M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2e photo) et et M.Zuiko 40-150 mm R (la dernière photo)
1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 90 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm


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Le Bécassin roux

8 novembre 2015
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Le Bécassin roux (Limnodromus griseus) est un oiseau de rivage. Il est roux vif en été (d’où son nom français) et gris en automne (d’où son nom latin).

Dodu, il se caractérise par ses plumes finement bordées de blanc et son long bec droit et brun. Mâle et femelle sont d’aspects identiques.

L’envergure de ses ailes est de 26 à 30,5 cm. Son poids est en moyenne de 111g pour le mâle et de 116g pour la femelle.

On le trouve dans les champs humides et les tourbières de la forêt boréale. L’hiver, il migre vers le sud, jusqu’au Brésil.

Omnivore, il se nourrit d’insectes aquatiques, de crustacés, de petits mollusques, de vers marins, de graines et de plantes aquatiques. À cette fin, il plante son bec dans l’eau peu profonde et la boue comme le ferait une machine à coudre.

Au cours d’une année de reproduction, cet oiseau est monogame. Son nid est aménagé sur le sol. La ponte compte généralement quatre œufs qui sont couvés pendant 21 jours par les deux parents.

L’oisillon commence à chercher sa nourriture peu de temps après l’éclosion pour revenir se réchauffer au nid peu de temps après.

Le jeune ne quitte jamais ses parents; ce sont eux qui le quittent. La femelle abandonne le nid peu après l’éclosion pour migrer vers le sud. Le mâle s’occupe seul des petits mais les quitte après trois semaines de soins, afin de migrer à son tour.

En captivité, Bécassin roux peut vivre treize ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm


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Le Courlis corlieu

6 novembre 2015
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Le Courlis corlieu (Numenius phaeopus) fait partie de ces oiseaux dont le long bec arqué sert à fouiller les milieux humides et vaseux à la recherche de nourriture.

À partir de sa base, ce bec est presque rectiligne sur les deux tiers de sa longueur et ne se courbe véritablement vers le bas que dans le dernier tiers.

Son plumage est beigne et brun, dans une succession de motifs indistincts qui, par moments, ressemblent à des chevrons.

Le plumage de la tête est essentiellement une succession de bandes qui vont de l’avant vers l’arrière. D’abord, une fine raie pâle au somment, bordée de part et d’autre par une large bande brune qui s’amincit aux extrémités, une bande pâle juste au-dessus de l’œil et finalement, une ligne brisée de chaque côté de l’œil.

Il a les yeux brun foncé et les pattes grises.

On trouve cet oiseau terrestre dans le nord de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique. Sa population approximative est d’un à 2,3 millions d’individus.

Même si la sous-espèce canadienne a diminué de plus de 80% au cours des quarante dernières années, elle n’est pas encore considérée comme menacée.

L’hiver, cet oiseau migre vers le sud en volant à des altitudes telles qu’il n’est visible sur son parcourt qu’au moment des haltes.

Il se nourrit d’invertébrés marins, de crustacés, et des petits poissons. Durant la période de nidification, il ajoute à sa diète de gros insectes et parfois des fleurs. Il aime aussi les baies lorsqu’elles apparaissent à la fin de l’été.

Le retour de la migration se fait en avril ou mai, alors que la température commence à peine à être plus clémente. La formation des couples et la nidation suivent dès que la fonte des neiges commence à révéler le sol.

Placé à même le sol de la toundra ou au pied d’un arbuste, le nid mesure environ 14cm de diamètre et 4cm de profondeur. La ponte est habituellement de quatre œufs vert clair ou olive tachetés de brun.

La couvée dure 24 à 28 jours et est assurée en alternance par la femelle (les deux tiers du temps, surtout au début) et le mâle (dans le tiers restant).

À peine quelques heures après l’éclosion, l’oisillon commence à chercher sa nourriture pour revenir se réchauffer au nid peu de temps après. Il quitte définitivement ses parents après un mois.

À la troisième semaine de couvée, la femelle laisse au mâle seul le soin de continuer la garde des petits.

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Le Rêve du Courlis

Pour terminer, précisons que les photos qui illustrent ce texte ont été prises au Biodôme de Montréal. Son seul Courlis corlieu a été obtenu à la suite d’une blessure dont il ne s’est jamais complètement remis, d’où son aile droite pendante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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