La naissance d’un flocon de neige

16 janvier 2020


 
Au Québec, le mois de février est à la fois le plus froid et le plus ensoleillé.

De manière générale, les jours d’hiver où il neige sont plus doux que les jours ensoleillés.

Pourquoi en est-il ainsi ?

C’est que la cristallisation de la vapeur d’eau en glace est une réaction exothermique, c’est-à-dire qu’elle produit de la chaleur.

Tout comme nos congélateurs dégagent de la chaleur.

Pourquoi les flocons de neige ne fondent-ils pas aussitôt en gouttelettes d’eau sous l’effet de la chaleur qu’ils dégagent au moment de leur formation ?

Pour deux raisons.

Premièrement, c’est que leur température demeure sous le point de congélation même s’ils sont plus chauds (c’est-à-dire moins froids) que l’air ambiant.

Deuxièmement, c’est qu’ils dissipent aussitôt cette chaleur le long des bras qu’ils étirent au cours de leur cristallisation. En d’autres mots, leurs bras sont des antennes de dissipation de la chaleur.

La formation des centaines de milliards de flocons au cours d’une tempête de neige est responsable de l’adoucissement de la température à ce moment-là.

Tout comme le miroir et les murs d’une salle de bain se couvrent de buée lors d’une douche, la vapeur d’eau des nuages se dépose à la surface des grains de poussière froids en suspension dans l’air. C’est alors que s’amorce la formation d’un flocon de neige.

Au départ, l’embryon du flocon (appelé germe) est une minuscule bille de glace autour du grain de poussière.

Par adsorption d’eau — qui passe directement de la phase gazeuse à la phase solide — la taille de cet embryon grossit jusqu’au moment où sa morphologie n’est plus la forme la plus efficace pour dissiper la chaleur. C’est alors que six bras surgissent dans six directions différentes, toutes dans un même plan.

Pourquoi six bras ?

C’est qu’en se solidifiant sous forme d’un bloc de glace, les molécules d’eau adoptent une disposition hexagonale. La symétrie des flocons est le reflet de la structure de la matière qui les compose.

Mais pourquoi le flocon est-il plat ?

C’est qu’à plat, les aiguilles ont un meilleur accès à l’air froid. Si les bras poussaient dans toutes les directions, elles se nuiraient mutuellement.

Au-delà d’une certaine taille, les bras du flocon donnent naissance à une nouvelle étoile dont seulement trois des six embranchements auront la possibilité de croitre.

Le bras au bout duquel pousse cette étoile est implicitement son quatrième embranchement. Quant aux deux embranchements qui manquent, leur atrophie vient du fait qu’en pointant vers l’intérieur du flocon, ils n’ont pas accès à de l’air qui est suffisamment froid (en raison de la chaleur dégagée).

À leur tour, les embranchements donneront naissance à d’autres étoiles à trois embranchements jusqu’à épuisement de l’air froid qui est nécessaire à leur refroidissement.

En somme, quand l’air ambiant s’est suffisamment adouci, les flocons cessent de croitre.

Lorsque les flocons naissent à des températures très froides, ils poussent très rapidement et se caractérisent par les fines aiguilles richement ramifiées.

À l’opposé, par temps moins froid, les flocons croissent plus lentement et adoptent une morphologie plus grasse.

Référence : L’architecture des flocons de neige

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chiens montréalais : puces obligatoires

30 décembre 2019
Une Yorkshire-terrier

Ce sera obligatoire à partir du 1er janvier 2020.

Qu’il soit puceau ou géniteur confirmé, qu’il soit infesté de puces ou libre de ces bestioles, chaque chien (ou chat) de Montréal (ou de Laval) devra porter une puce électronique sous-cutanée de la taille d’un grain de riz.

Sur celle-ci est enregistré un numéro de dossier. Ce dernier est nécessaire pour accéder électroniquement aux coordonnées du propriétaire de l’animal.

De plus, l’animal devra être stérilisé s’il est âgé de plus de six mois.

Référence :
Le micropuçage obligatoire dès le 1er janvier à Montréal et à Laval

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand la gourmandise favorise l’évolution

27 décembre 2019
Pommier ‘Richelieu’ au printemps
Un pommier à l’automne

En sélectionnant à chaque génération les spécimens aux caractéristiques supérieures et en les faisant se reproduire, les Humains ont permis le développement de plantes plus nutritives, ou plus résistantes à la maladie ou à la sècheresse.

À l’exclusion d’un petit nombre de cultivars plus modernes, les 20 000 variétés de pommiers domestiques descendent de la première variété sucrée — la Malus sieversii — originaire du Kazakhstan.

À l’origine, cet arbre sauvage produisait des fruits amers.

Ce ne sont pas les Humains, mais plutôt les ours qui ont fait évoluer l’espèce.

Ceux-ci mastiquaient les pommes plus grosses, plus sucrées et plus juteuses et avalaient tout rond celles amères.

Or les pépins de cette variété ne germent pas lorsqu’ils demeurent prisonniers de l’enveloppe du fruit.

Pendant des millénaires, ce sont donc les arbres aux fruits de plus en plus sucrés qui se sont reproduits, grâce à la gourmandise des ours qui ont dispersé leurs graines dans leurs matières fécales.

Les Humains ont ensuite propagé le résultat du travail des ours aux quatre coins du globe, faisant de ce fruit le troisième consommé dans le monde (après les agrumes et la banane).

Ce sont d’abord les Chinois qui l’ont adopté il y a trois-mille ans. Grâce à la route de la soie, le fruit a séduit les Arabes, puis les Grecs et les Romains… comme Adam, dit-on, bien avant eux.

Références :
Malus sieversii
Pomme
Si vous aimez les pommes, remerciez les ours

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix Leica 42,5 mm F/1,2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et Lumix 12-35 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Tamanoir

1 décembre 2019
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Surnommé Fourmilier géant, le Tamanoir porte le nom scientifique de Myrmecophaga tridactica, ce qui signifie ‘Mangeur de fourmis à trois doigts’.

S’il est géant en comparaison avec ses proies — les termites, les fourmis et les invertébrés mous — il n’a que la taille d’un gros chien ou d’un ourson; sans la queue (qui double sa longueur), son corps ne mesure que de 80 à 120 cm (comprenant un long museau).

Dépourvue de dents, sa bouche abrite une langue fine qui, hors de la bouche, peut atteindre 45 cm. Il s’en sert pour envahir les galeries des fourmilières et y capturer ses proies. Il les trouve grâce à son odorat très développé puisque sa vue et son ouïe sont médiocres.

Grâce à sa salive gluante, il peut capturer des milliers d’insectes en quelques minutes. Par jour, un Tamanoir mange presque trente-mille insectes.

Avant d’être avalés, les insectes sont écrasés contre le palais. Ne sécrétant pas d’acide chlorhydrique (contrairement à l’estomac humain), le Tamanoir digère ses aliments à l’aide de l’acide formique contenu dans les glandes internes des insectes broyés.

Son pelage rude, particulièrement long au niveau de la queue, est gris et noir.

Généralement diurne — sauf là où les jours sont trop chauds — cet animal terrestre se sert de sa queue comme couverture la nuit, dans les terriers abandonnés ou les bosquets denses qui lui servent alors d’abris.

Chaque patte compte cinq doigts dont les deux centrales des pattes antérieures sont garnies de griffes longues et incurvées dont il se sert pour se défendre contre ses prédateurs, le jaguar et le puma.

Et pour ne pas user ces griffes défensives, le Tamanoir marche sur le dos des doigts des pattes antérieures, alors qu’il marche sur la plante des pattes postérieures.

Adulte, son poids varie de 33 à 41 kg.

En captivité, il peut vivre seize ans.

Son habitat naturel couvre toute l’Amérique latine, du Honduras au nord de l’Argentine. On le trouve autant dans les marais, les forêts tropicales que dans les savanes.

Animal à sang chaud, comme tous les mammifères, il est le seul d’entre eux dont la température corporelle avoisine 32°C.

Les adultes peuvent s’accoupler tout au long de l’année.

Espacées de 9 à 24 mois, les portées ne donnent naissance qu’à un petit à l’issue d’une gestion de 190 jours. Extrêmement vulnérable, celui-ci grimpe sur le dos de sa mère dès la naissance et n’en descend que pour téter.

Le sevrage se produit entre le 6e et le 9e mois.

Les jeunes deviennent sexuellement matures vers trois ou quatre ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm R — 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm

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Le Bruant familier

27 novembre 2019
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Adulte, le Bruant familier (nom latin : Spizella passerina) mesure de 13 à 15 cm.

C’est un oiseau à calotte rousse, à sourcil blanc, dont l’oeil est traversé de noir, et dont la gorge, la nuque, la poitrine et le ventre sont gris pâle. Le dos brun est rayé.

L’été, les joues sont plus pâles que sur la photo.

Il habite les boisés de feuillus ou de conifères, de même que les champs, les vergers, les jardins et les parcs d’une bonne partie de l’Amérique du Nord.

Après la ponte, généralement de quatre œufs, la femelle les couve pendant 11 à 14 jours. Les oisillons prennent leur premier envol deux semaines seulement après leur éclosion.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Fantaisie d’automne

25 septembre 2019
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/320 sec. — F/1,6 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de juillet 2019

28 juillet 2019
Scabieuse du Caucase ‘Fama Deep Blue’
Pivoine herbacée hybride ‘Salmon Dream’
Lys asiatique ‘Scarlett’
Héliopsis faux-hélianthe
Plante non identifiée

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 80 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 100 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Fleurs de pavot No 5

15 juillet 2019
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 102 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 190 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 4

14 juillet 2019
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Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 77 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/5000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 102 mm
6e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs de pavot No 3

13 juillet 2019
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Dans le Potager ornemental du Jardin botanique de Montréal, on trouve des arbres dont les fruits sont comestibles (pommiers, pruniers, cerisiers, poiriers, etc.) et aux pieds desquels poussent ces jours-ci une grande variété de fleurs de pavot non identifiées.

En voici cinq qui ont comme caractéristique commune le fait d’avoir une bordure de couleur contrastante.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 90 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 175 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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