La réglementation canadienne contre le pourriel

Publié le 16 décembre 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
© — Bandeau du site du Centre de notification des pourriels, au 2013/12/16

Jusqu’à tout récemment, le Canada ne possédait pas de politique relativement au courrier électronique non sollicité. À travers le monde, celui-ci représente entre 75 et 90% de tout le courrier électronique.

Les États-Unis permettent l’expédition de n’importe quel message tant que le destinataire n’a pas encore indiqué son refus. Paradis du télémarketing sauvage, le Canada vient de changer les règles du jeu.

Après l’adoption d’une loi à ce sujet en 2010, c’est aujourd’hui que le gouvernement canadien a précisé la réglementation qui découle de cette loi. Celle-ci entrera en vigueur le 1er juillet 2014.

Après cette date, aucun particulier et aucune entreprise ne pourra vous écrire à moins qu’avoir ou une relation d’affaires avec vous ou à moins qu’elle ne nous expédie déjà du pourriel.

Ceux qui vous expédient déjà du pourriel conservent leur « droit acquis » pendant trois ans. D’ici là, ils devront obtenir votre consentement explicite à défaut de quoi ils devront cesser les envois qui vous sont destinés, au plus tard le 1er juillet 2017.

En tout temps, la loi considère qu’effectuer un achat auprès d’un commerçant constitue un consentement implicite et légal de recevoir du pourriel de sa part pendant deux ans. Il est donc important de le pas préciser votre adresse de courrier électronique à un marchand simplement parce qu’il vous le demande. S’il insiste, menacez d’annuler votre achat.

Sont également exclus de la loi, les campagnes de financement des organismes de charité et des organisations politiques.

Les contrevenants s’exposent à une pénalité d’un million$ dans le cas d’un particulier, et de dix millions$ dans le cas d’une entreprise.

Pour se plaindre, il suffit de cliquer sur ceci.

Références :
La guerre aux pourriels enfin déclarée
Loi anti-pourriel: plus de vigilance pour les agences et annonceurs
Votre boîte de messagerie sous protection

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quatre suggestions à Microsoft

Publié le 25 août 2013 | Temps de lecture : 7 minutes


 
Le départ de Ballmer

Vendredi le 23 août 2013, on apprenait l’intention de Steve Ballmer de quitter la direction de Microsoft d’ici un an, plus précisément dès qu’on lui aura trouvé un successeur.

Entré chez Microsoft à la demande de Bill Gates en 1980, il est devint le patron vingt ans plus tard. Directeur financier, chargé des ressources humaines, patron des ventes, puis chef de direction, Ballmer aura été un leader brillant, dominateur et sans jugement.

À son arrivée à la tête de l’entreprise, Microsoft comptait le plus grand nombre de génies informatiques au monde. Mais le tempérament colérique et l’égo démesuré de Ballmer ont fait fuir les employés les plus créatifs. Si bien que peu à peu, Ballmer s’est retrouvé entouré de béni-oui-oui.

Pendant la décennie où il a dirigé l’entreprise, rien de réellement innovateur n’a été créé par Microsoft. Même l’interface nouvelle de Windows 8, n’est qu’un paravent qui masque un vieux système d’application mal conçu et sujet aux attaques des virus informatiques.

Profitons du renouvellement à la tête de l’entreprise pour exprimer ci-après quelques souhaits destinées à dépoussiérer Windows.

Le Plug and Play intégral

Le Plug and Play permet aux périphériques d’être reconnus automatiquement par le système d’exploitation dès le branchement du matériel, sans avoir à redémarrer l’ordinateur. Cela a considérablement simplifié l’utilisation de périphériques comme les clés USB.

Mais si vous achetez un nouveau portable fonctionnant sous Windows, vous ne pouvez pas y insérer le disque rigide de votre ordinateur précédent et espérer que tout fonctionnera comme avant.

Pourquoi ? Parce que les pilotes nécessaires au bon fonctionnement de votre machine sont enregistrés sur son disque rigide. Donc votre ancien disque rigide contient les pilotes de votre ancien ordinateur, pas ceux nécessaires à votre nouvelle machine. En démarrant celui-ci, vous aurez toute une série de messages d’erreur et finalement, Windows sera incapable de fonctionner.

La solution est pourtant simple. Tous les périphériques devraient posséder une mémoire flash — c’est-à-dire une mémoire dont les données sont conservées même lorsque l’alimentation électrique est coupée — suffisamment grande pour conserver en mémoire le pilote qui est nécessaire à son bon fonctionnement.

Lorsque le fabricant crée une version améliorée de ce pilote, la mise à niveau se ferait en copiant la nouvelle version dans cette mémoire (tout en conservant l’ancienne version au cas où à l’essai, l’utilisateur préférerait retourner à l’ancienne version).

Le Plug and Play intégral faciliterait donc la mise à niveau de n’importe quel ordinateur : tout fonctionnerait avec tout.

En finir avec la base de registre de Windows

La base de registre est un fichier central dans lequel toutes les applications enregistrent leurs paramètres : code d’activation, date limite d’utilisation, derniers fichiers utilisés, préférences de l’utilisateur, etc.

À chaque fois que vous amorcez Windows, même si vous n’utiliserez que quelques logiciels au cours de cette séance de travail, le système d’exploitation prend connaissance de cet immense fourre-tout. Tout cela ralentit inutilement votre ordinateur.

À mon avis, la base de registre devrait être scindée de manière à ce que les paramètres de chaque application soient inscrits dans un petit fichier situé dans le même répertoire que l’exécutable qui en a besoin.

Lorsque cet exécutable veut lire ou écrire dans l’immense base de données de Windows, cette tentative serait bloquée par le système d’exploitation et détournée vers le fichier spécifique de l’exécutable. Si ce fichier n’existe pas, Windows devrait lire l’information que l’application désirait obtenir de la base de registre, la lui fournir, tout en copiant ces données dans le fichier local de l’exécutable afin que le tout se fasse localement la prochaine fois.

Et à moins que l’éditeur d’un logiciel n’ait prévu un mode de protection qui vise à empêcher la copie, pour utiliser une application sur un nouvel ordinateur, il suffira de copier son répertoire et ses sous-répertoires sur un autre ordinateur pour qu’il y fonctionne parfaitement. Fini la corvée d’installer un logiciel. Vous pourriez même trimbaler une application sur une clé USB, du bureau à la maison, et l’utiliser où vous voulez.

Des alias partout, pour tout

À mon avis, tous les fichiers et répertoires devraient porter un nom secret, complètement indépendant de celui choisi par l’utilisateur. Donc, lorsque Word veut charger le dernier texte sur lequel vous avez travaillé, il devrait toujours le trouver même si entretemps, vous l’avez renommé à l’aide de l’explorateur de Windows ou si vous l’avez déplacé ailleurs. C’est déjà le cas sur les ordinateurs d’Apple.

De la même manière, si vous modifiez le nom d’un répertoire, tous les raccourcis qui pointent vers ce répertoire devraient fonctionner quand même parce qu’à l’interne, ils pointeraient vers le nom secret de ce répertoire et non le nom que vous utilisez (et qui aura été mis à jour partout).

Cliquer pour tout et pour rien : une plaie

Critiquée de toutes parts pour la vulnérabilité de son système d’exploitation, Microsoft s’est contenté d’apposer des cataplasmes boiteux sur un système d’exploitation fondamentalement déficient.

Le cataplasme le plus stupide est sans aucun doute cette pseudo « boite de dialogue » — il s’agit plutôt d’un avertissement — demandant une confirmation à chaque fois que l’utilisateur démarre un logiciel qui n’est pas fait par Microsoft.

Personne chez Microsoft n’a eu l’idée d’ajouter une case à cocher disant : « Ne me posez plus cette question ». Non, non. De la première à la millième fois, Windows va vous écœurer avec la même question.

Entre nous, qui double-clique un raccourci si ce n’est pas dans le but de charger cette application ? Alors pourquoi demander une confirmation ?

La raison officielle, c’est que seul l’utilisateur peut cliquer un bouton, à la différence d’un virus. Donc toutes ces boites de dialogue visent à protéger l’ordinateur de l’utilisateur contre l’exécution automatique de virus. Cette explication ne tient pas debout.

Lorsque l’utilisateur double-clique un raccourci ou son exécutable, cela génère des événements spécifiques; en d’autres mots, Windows peut faire la distinction entre la requête d’exécution d’un logiciel déclenchée par la souris de l’utilisateur et une requête indépendante de toute gestuelle de ce dernier et qui, possiblement, serait demandée par l’exécution du code informatique d’un virus.

Mais les programmeurs de Microsoft ont choisi de ne pas faire cette distinction et nous harceler avec des demandes de confirmation redondantes.

Si bien que l’utilisation d’un ordinateur sous Windows devient, à la longue, une tâche de plus en plus fastidieuse au fur et à mesure que le plaisir original fait place à la frustration d’avoir à se battre constamment avec son ordinateur afin qu’il exécute les tâches qu’on attend de lui.

Références :
Cinq raisons qui expliquent l’échec de Windows 8
Le patron de Microsoft annonce son départ
Steve Ballmer, l’anti-Bill Gates

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une nouvelle mission : tout archiver

Publié le 5 avril 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Prunksaal de Vienne ou Salle d’apparat de la Bibliothèque nationale

Depuis l’Antiquité, les bibliothèques sont des lieux où on entrepose et classifie le savoir à des fins de consultation.

Deux siècles avant notre ère, alors que tous les livres étaient manuscrits, le roi d’Égypte Ptolémée exigeait que tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie remettent les livres contenus à bord pour être copiés et traduits; la copie était remise au navire, et l’original conservé à la bibliothèque.

De nos jours, pour comprendre le passé, les historiens comptent autant sur les bibliothécaires que sur les archéologues.

Mais comment les historiens de demain pourront-ils bien comprendre notre époque quand une bonne partie des écrits et opinions exprimées l’auront été sur des supports qui auront disparus ?

C’est à ce problème auquel s’est attaqué la Bibliothèque nationale anglaise. À partir de demain, la British Library entreprendra la tâche colossale de conserver le milliard de pages électroniques disponibles sur les cinq millions de sites Web ayant des noms de domaine se terminant par « .uk ».

Dans un deuxième temps, on déterminera, parmi les sites qui ont des noms de domaine moins distinctifs, ceux qui sont britanniques. Ces derniers seront ajoutés à cette banque d’information.

Ultimement, on compte conserver également les gazouillis et messages publics de tous les citoyens du pays.

Jusqu’à maintenant, les lois destinées à protéger les droits d’auteurs obligeaient la British Library à demander l’autorisation explicite de l’auteur à chaque fois qu’elle désirait archiver un document disponible sur l’internet. En effet, sa loi de 1911 obligeant le dépôt légal n’était valable que pour les imprimés. Une nouvelle législation, qui entrera en vigueur demain, corrige cette lacune.

Référence : British Library adds billions of webpages and tweets to archive

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 7-14mm F/4,0 — 1/15 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 10 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Maven Web Browser Plus : LE navigateur internet pour iPad

Publié le 1 mars 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Maven_iconePour 1,99$, on peut acheter à la boutique en ligne d’Apple, le navigateur internet Maven Browser, un petit logiciel extraordinaire dont j’aimerais vous parler.

Ce fureteur est doté d’une manette qui simplifie considérablement la consultation des pages Web. Ce qui semble être un détail s’avère en pratique être un avantage énorme pour quiconque passe beaucoup de temps à glaner des informations sur l’internet.

La manette, c’est un bouton rouge au milieu d’un cercle gris semi-transparent. Il suffit de pousser ce bouton rouge vers le haut ou le bas, pour faire défiler le texte dans le même sens.

Il est possible de modifier la position de cette manette. Il suffit de lui taper dessus deux fois rapidement en laissant le doigt appuyé sur la manette la deuxième fois : celle-ci peut alors être glissée et déposée là où on le désire.

Voyons les principaux éléments de son interface.

Maven
 
1 – La silhouette dans le coin supérieur droit est un bouton à bascule qui permet de passer à la navigation privée (ou anonyme), puis d’en revenir.

2 – La flèche en diagonale dans un petit rectangle, dans le coin supérieur droit, est un bouton qui bascule du mode normal au mode plein écran, et vice-versa. En mode plein écran, la barre de navigation au haut de l’interface disparait, de même que la barre d’outils, située vers le bas de l’interface (No 4). Dans ce mode, les seuls outils de cette barre qui demeurent disponibles sont les flèches vers la gauche et vers la droite, nécessaires pour revenir à la page précédente ou aller à la suivante.

Maven23 – Le long du côté droit de l’interface, il y a deux petites étoiles. La première fait apparaitre une molette qui permet d’ajuster la luminosité de l’écran. La deuxième actionne la molette des signets. En laissant le doigt appuyé sur l’étoile, sa molette apparait : on la fait tourner pour ouvrir Google, Gmail, Facebook, Twitter, etc. Les différents choix offerts par cette molette sont déterminés par l’éditeur de signets, qui nous allons voir ci-après.

4 – La barre d’outils, disponible pour chaque page, comporte deux séries de quatre outils :
 • à gauche, l’étoile donne accès à l’éditeur de signets. Il suffit d’appuyer sur cette étoile pour avoir la possibilité d’ajouter la page affichée aux signets. Par la suite, la molette des signets (voir No 3) comportera cette page parmi ses choix.
 • l’outil suivant offre six possibilités : l’ajout aux signets (comme l’outil précédent), l’ouverture de la page à l’aide du navigateur Safari d’Apple (en cas où Maven Browser connaîtrait des difficultés), le partage (avec Twitter, Facebook, etc.), la possibilité de définir cette page comme page d’accueil, la traduction française à la volée de la page affichée à l’aide de Google Translation, ou l’impression de cette page.
 • l’outil des commandes usuelles (le verrouillage de la rotation, l’ajustement de la taille des caractères, et la configuration de Maven Browser).
 • le boution « Reader » débarrasse la page de toutes les images, réclames, vidéos, bannières pour ne conserver que le texte.
 • à droite, le cinquième outil permet de réafficher la page.
 • les deux outils suivants servent au retour à la page vue précédemment ou celle consultée ensuite.
 • la loupe sert à afficher l’historique : celui-ci est différent pour chaque onglet.

5 – Sous la barre d’outils, à gauche, ce sont les différents onglets. Chaque onglet donne un aperçu de la page. Le dernier outil que nous verrons permet de cacher ces aperçus.

6 – Sous la barre d’outils, à droite, il y a également une boite supplémentaire de cinq outils.
 • le premier est une bascule qui permet l’affichage de deux pages côte-à-côte ou l’affichage d’une seule page.
 • le deuxième est une bascule qui fait disparaitre ou réapparaitre la manette (le fameux point rouge).
 • celui du milieu est l’outil direct de configuration de l’application.
 • le « + » permet d’ajouter un nouvel onglet et y afficher la page d’accueil (à partir de laquelle on peut évidemment naviguer ailleurs).
 • l’éjecteur d’aperçu est celui qui permet de cacher l’aperçu des signets.

Marven Browser est également disponible dans une version allégée pour iPhone. C’est elle qui illustre l’item 3 du présent texte. Toutefois ses avantages y sont moins évidents.

Pour 1,99$, je recommande ce logiciel, admirablement bien fait pour consulter des page Web sur iPad.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le nouvel iPad

Publié le 20 mars 2012 | Temps de lecture : 8 minutes


 
Le nouvel iPad n’a pas de nom. Si la plupart des journalistes l’ont appelé « iPad3 », son fabricant se refuse à l’appeler ainsi; officiellement, c’est le « nouvel iPad ».

Puisque le présent texte pourrait être lu dans quelques années, alors que des versions plus récentes de l’ardoise d’Apple auront été commercialisées, pour éviter toute confusion, je l’appellerai ici « iPad2B », soit l’ardoise qui suit l’iPad2.

Alors qu’il a fallu trois mois pour que les ventes de l’iPad1 atteignent trois millions d’exemplaires, il n’a fallu à l’iPad2B que trois jours pour atteindre cet objectif. C’est un million de plus que l’iPad2 lors des trois premiers jours de sa mise en marché.

La consultation du texte

L’iPad2B possède une résolution quatre fois plus importante que les versions précédentes (2048 x 1536 pixels vs 1024 x 768 pixels). Conséquemment, la lisibilité des petits caractères de texte est visiblement améliorée. De plus, l’amélioration du contraste contribue également à la netteté de l’affichage.

Sur un iPad2, le blanc est gris très pâle : en comparaison, le blanc est plus lumineux sur un iPad2B. Les lettres noires le sont véritablement sur un iPad2B alors que le lissage des caractères sur les anciennes ardoises y fait apparaitre les petits caractères gris foncé.

Objectivement, le contraste est plus net, comme il l’est sur les écrans de télévision les plus récents, en comparaison avec les premières télévisions au plasma.

Les ardoises (et les ordinateurs à écran tactiles) sont les outils parfaits pour naviguer sur l’internet. En effet, on passe à la page suivante ou on fait défiler le texte d’un geste de la main, alors qu’avec un ordinateur, il faut cliquer et surtout enfoncer fréquemment la souris pendant plusieurs secondes (afin de faire défiler du texte, par exemple), ce qui contribue à l’apparition du syndrome du tunnel carpien.

L’iPad2B est doté d’un microprocesseur beaucoup plus rapide que celui de l’iPad1. Si l’accès à une page Web dépend de la vitesse du réseau, son affichage dépend de la puissance du micro-processeur, ici plus rapide.

Lorsqu’on fait défiler verticalement une longue page de texte sur l’iPad1, il faut attendre plusieurs secondes pour qu’un damier de petits carrés blancs et gris soit finalement remplacé par le texte à afficher. Ce n’est pas le cas sur l’iPad2B : le texte s’y affiche habituellement de manière continue.

Pour ceux qui s’en inquiéteraient (c’était mon cas), signalons que malgré la résolution plus élevée des iPad2B, les pages Web sont redimensionnées pour occuper la totalité de l’écran, comme c’est le cas avec des écrans d’un ordinateur (quelle que soit leur résolution).

L’affichage des vidéos

L’iPad2 est incompatible avec les vidéos 1080p. Lors de la consultation sur YouTube, la version 720p d’une vidéo est téléchargée sur les anciens iPads : sur un iPad2B, c’est la version en haute définition véritable qui s’affiche. Cela contribue à faire en sorte que les vidéos sont plus nettes sur un iPad2B. Toutefois, si la vidéo a été filmée à basse résolution, la différence est beaucoup moins évidente et se limite alors au meilleur contraste et la plus grande saturation des couleurs de l’écran de l’iPad2B.

De plus, la mémoire vive de l’iPad2B est d’un giga-octet, soit le double de l’iPad2 et le quadruple de l’iPad1. Conséquemment, l’iPad2B retient davantage de texte déjà lu en mémoire et fait moins d’efforts pour réafficher ce qu’il a déjà consulté.

L’appareil-photo et caméra

On n’achète pas un iPad dans le but de photographier ni de filmer. Mais puisque l’appareil-photo vient avec l’ardoise (ce qui n’est pas le cas de l’iPad1), voyons les améliorations apportées par Apple.

L’iPad2 filmait en 720p (1280 x 720 pixels) : l’iPad2B filme en 1080p (1920 x 1080 pixels). La vidéo (tout comme la photo) bénéficie maintenant d’un stabilisateur d’image et de l’auto-exposition au cours de la prise de vue. De plus, la restitution des couleurs est nettement améliorée grâce à un filtre infrarouge plus efficace. La mise au point automatique demeure lente.

Les photos et vidéos prises par l’objectif situé du même côté que l’écran ont une résolution de 800 x 600 pixels.

L’objectif de l’Pad2B situé du côté opposé est de bien meilleure qualité que sur l’iPad2. Il s’agit d’un grand angulaire dont l’ouverture maximale est de F/2,4 (au lieu de F/2,8), ce qui permet de prendre de meilleures photos en faible luminosité. La résolution grimpe à 5 méga-pixels (2592 x 1936 pixels), soit sept fois celle de l’iPad2 (960 x 720 pixels). Puisque le capteur est aussi petit, les images ont beaucoup de grain : toutefois, cela se remarque peu lorsque le sujet est bien éclairé.

Exemple de photo non-retouchée prise avec l’iPad2B

Pour faire la mise au point sur un sujet qui n’est pas au centre de l’image, il suffit de tapper du doigt sur son image affichée à l’écran. Il est à noter que la distance minimale pour la mise au point est relativement courte (aussi peu que 10 cm), ce qui permet des photos rapprochées. La pièce d’un sou canadien dans la photo ci-dessus permet de juger de la taille des autres objets dans cette photo (qu’on peut cliquer pour agrandir).

La téléphonie

L’iPad2B accepte les carte micro-SIM pour la téléphonie 4G au lieu du standard 3G reconnu par ses prédécesseurs, l’iPad1 et l’iPad2.

Rappelons que tout comme l’iPad2 (mais pas l’iPad1), l’iPad2B possède du même côté que l’écran, une caméra à basse résolution pour ces fins d’appels sur l’internet (par Skype ou FaceTime) ou de vidéo-conférence.

La projection sur écran de télévision

Pour afficher sur un téléviseur ce qui apparait sur un iPad1, il fallait un câble spécial qui possédait à une extrémité, une prise destinée à être connectée à l’iPad1 et à l’autre extrémité, cinq prises (trois pour l’image et deux pour le son) destinées à être connectées au téléviseur. L’image de iPad1 n’occupait alors qu’une partie de l’écran du téléviseur HD véritable.

Avec l’iPad2, il fallait plutôt l’adaptateur MC953ZM/A et un câble HDMI à HDMI portant le numéro MC838ZM/A.

Si on connecte cet adaptateur sur un iPad2B, on obtient un message d’erreur. Il faut plutôt un nouvel adaptateur qui semble identique mais qui porte le numéro MD098ZM/A. Toutefois, le câble dont je viens de parler n’a pas la bande passante suffisante pour supporter la transmission d’une vidéo 1080p. On doit le replacer pas n’importe quel câble HDMI à HDMI vendu par les marchands de télévision en haute-définition. L’image d’un vidéo HD sur l’iPad2B occupe alors le plein écran d’un téléviseur 1080i.

Conclusion

L’iPad2B est une ardoise iPad2 améliorée. Tout comme on ne change pas de téléviseur simplement parce que de nouveaux modèles viennent d’apparaitre, les nombreuses améliorations apportées à l’iPad2B ne justifient pas qu’on passe au 2B.

Même pour les propriétaires d’un iPad1, cela ne justifie pas le coût.

Mais si vous n’avez pas encore succombé au charme d’une ardoise électronique, l’iPad2B est un merveilleux outil de navigation sur l’internet. De plus, ses millions de mini-applications à coût modeste agrémenteront vos loisirs.

Références :
Apple’s new iPad 3 – review
Just How Bad Is the iPad 2 Camera?
New iPad Photo Samples via iSight Dwarfs iPad 2 Camera (PHOTOS)
Nouvel iPad : 3 millions d’unités vendues

À lire également : iPad vs netbook

Photo du vase à l’hibiscus : iPad2B — 1/15 sec. — F/2,5 — ISO 125 — 4,3 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le môme à l’iPad

Publié le 18 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Lorsque la mère a pénétré dans le wagon du métro, j’étais assis à gauche de l’entrée.

Ce qui avait attiré mon attention, c’est cet iPad, tenu par deux mains de bébé, qui sortait de ce carrosse que je voyais par derrière, de biais.

L’enfant — que je ne pouvais pas voir — regardait une courte vidéo familiale (son père, je présume, en gros plan).

À la fin du visionnement, son index surgissait du carrosse pour pointer sur l’icône qui donnait accès aux imagettes de toutes les vidéos disponibles. Il en choisissait une autre et appuyait sur le bouton de mise en marche. J’étais sidéré.

J’allais sortir à la station suivante quand je me suis dit que je ne pouvais pas quitter les lieux sans savoir l’âge de l’enfant.

Je me suis retourné vers la mère au moment où les portes du wagon se refermaient.

Me rapprochant lentement d’elle, je lui ai demandé dans sa langue (après avoir réalisé qu’elle était anglophone) :
— Je suis impressionné. Quel âge a votre enfant ?
— Deux ans.
— Il aura deux ans bientôt ou…
— Non, il vient d’avoir deux ans ce mois-ci.

Après les remerciements, nous étions déjà à la station d’après.

Sur le quai, je regardais le train s’éloigner en prenant la résolution de vous en parler.

C’est fait.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


iPad vs netbook

Publié le 23 juillet 2011 | Temps de lecture : 9 minutes

Les ardoises existent depuis plusieurs années mais c’est le succès de l’iPad qui a offert une alternative sérieuse aux plus petits ordinateurs conventionnels, les netbooks.

Différences matérielles

Les netbooks n’ont pas de lecteurs de CD, DVD ni Blu-ray, ont des écrans d’une diagonale de 5 à 12 pouces, pèsent entre 1 et 1,5 kg, sont dotés habituellement d’un disque dur de 160 à 250 Go, d’un ou de deux Go de mémoire vive, de ports USB, de connections Bluetooth et d’Internet sans fil, d’une mini-camera et se vendent entre 150$ et 350$. La pile standard permet une autonomie d’environ trois heures.

Les iPads sont des ardoises électroniques. Ils n’ont pas de clavier matériel, pas de lecteur CD, DVD et Blu-ray, ni de port USB, ont des écrans tactiles d’une diagonale de 9,7 pouces, pèsent environ 600g, sont dotés d’une capacité de stockage de 16 à 64 Go, de 256 ou de 512 Mo de mémoire vive, de connections Bluetooth et d’Internet sans fil, de deux mini-cameras (sur l’iPad2) et se vendent entre 500$ et 850$ selon le modèle. Leur autonomie est de huit à dix heures.

En somme, la distinction fondamentale entre les caractéristiques matérielles des netbooks et les iPads, c’est que les netbooks ont une plus grande capacité de stockage, ont des ports USB, plus de mémoire vive, ont un clavier, et sont moins chers. Les iPads sont deux fois plus légers et ont un écran tactile.

À comparer leurs différences matérielles, on se demande ce qui explique la popularité des iPads.

La saisie des donnés sur un iPad

Si les iPads n’ont pas de clavier matériel, ils ont néanmoins un clavier virtuel qui apparait automatiquement à l’écran que dès qu’on accède à une boite de saisie. Ce clavier ne possède pas de caractères accentués. Toutefois, il suffit de laisser le doigt appuyé sur une voyelle du clavier virtuel pour que ce dernier vous offre toutes ses alternatives accentuées : on déplace le doigt vers l’alternative voulue et celle-ci est alors choisie.

Ceci est évidemment plus long que de saisir du texte à l’aide d’un clavier ordinaire. Toutefois, j’aurais aimé disposer d’un tel clavier pour accéder aux caractères tchèques accentuées comme « Š » ou « ý » en faisant mes diaporamas sur Prague : dans ce cas précis, cela aurait été beaucoup plus facile sur un iPad.

En cas d’erreur, le clavier d’un netbook possède une touche Annuler. Sur l’iPad, une telle touche n’existe pas sur le clavier alphabétique visible par défaut. Toutefois, il suffit d’appuyer sur une touche spéciale de ce clavier pour accéder à un clavier de touches supplémentaires où se trouve justement l’Annuler de l’iPad.

L’utilisateur d’un iPad peut remplacer son clavier virtuel par n’importe quel clavier de son choix (français, anglais ou autre); il peut même en installer plusieurs et changer de l’un à l’autre à la volée.

Sur un iPad, déplacer le curseur à un endroit précis d’un texte est plutôt laborieux. La solution à ce problème aurait pu être d’installer une souris USB : malheureusement, si vous connectez une souris USB à l’aide d’un adaptateur, vous obtiendrez un message d’erreur. Or lorsqu’on tape du doigt sur une lettre, le mieux qui peut arriver, c’est que le curseur se déplace à la fin du mot. Souvent, il se déplacera pas loin, au début ou à la fin d’un autre mot situé aux alentours.

Pour effectuer du couper-coller sur un iPad, le moyen le plus facile est plutôt toucher un mot pendant une ou deux secondes. Ce mot sera alors sélectionné, accompagné de deux boules bleues : l’une apparaissant au début et l’autre à la fin de la zone de sélection. En déplaçant l’une d’elles, on peut agrandir la zone de sélection : dès qu’on arrête, l’iPad vous offrira la possibilité de copier le texte destiné à être collé ailleurs.

Le plus simple est de se procurer un clavier Bluetooth. Malgré son prix (69$) celui-ci est beaucoup moins dispendieux que les comprimés contre les ulcères d’estomac…

Si vous avez écrit un texte dans le métro à l’aide d’un éditeur disponible pour iPad, pouvez-vous le copier sur une clé USB ? Non. Alors on fait quoi ? Eh bien, on peut faire du couper-coller vers un site Web, un blogue, ou sur Facebook, ou s’envoyer le texte par couriel. Passer par l’internet est la seule manière de transférer un texte disponible sur un iPad.

Logiciels et incompatibilités

Sur un netbook, vous pouvez installer n’importe quel logiciel compatible avec votre système d’exploitation. De manière analogue, sur un iPad, on ne peut installer que les mini-applications expressément conçues pour l’iPad.

Il y en a des dizaines de milliers : elles sont gratuites ou ne coûtent presque rien. Il s’agit d’applications bien faites mais plutôt rudimentaires. J’en ai installé 37 et elles m’ont couté au total moins de vingt dollars. Toutefois, les mini-applications n’ont jamais d’infobulle, ni de menu déroulant. Donc, à moins d’offrir de l’aide en ligne, ces applications peuvent facilement être sous-estimées si l’utilisateur ignore ce dont elles sont capables.

De plus, l’utilisateur d’iPad ne dispose pas d’un gestionnaire de fichiers : on ne peut donc pas disposer ses répertoires et ses fichiers à sa guise. Si par exemple, vous visitez Paris et vous voulez transférer vos photos sur votre iPad, pas de problème. Mais si vous voulez les classer dans différents répertoires selon les quartiers ou les arrondissements et ainsi éviter d’avoir à le faire à votre retour de voyage sur votre ordinateur, oubliez-ça.

Sur un netbook, on peut regarder n’importe quel fichier QuickTime. Si la résolution d’une vidéo est nettement plus élevée que la résolution de l’écran, QuickTime abaissera cette résolution à la volée. Pas sur un iPad.

Pour lire une vidéo QuickTime que vous avez vous-même créée, on doit l’installer d’abord sous l’iTunes d’un ordinateur, de connecter l’iPad à cet ordinateur, puis de synchroniser les deux.

Les iPads sont également incompatibles avec les technologies Flash d’Adobe. Cela signifie que vous ne pouvez pas utiliser un iPad pour voir des vidéos du site de Radio-Canada, par exemple. Quant à « Tou.tv », ses émissions ne peuvent pas être regardées sous un fureteur mais sont visibles à l’aide de la mini-application gratuite disponible à l’App Store.

Qu’ils fonctionnent sous Windows ou Linux, les netbooks sont toujours multi-tâches alors que les iPads ne le sont jamais.

La navigation gestuelle

Les premières ardoises électroniques à connaître le succès furent les iPads. Ces derniers doivent leur popularité à leur système d’exploitation conçu pour une utilisation du bout des doigts. Il suffit de glisser un doigt, d’en écarter deux ou de les rapprocher, etc.

L’iPad est utile au représentant désireux de démontrer les avantages d’un produit à un client potentiel, au professeur voulant afficher les diapositives d’une conférence sur un grand écran connecté à son iPad, etc.

C’est ainsi que pour le représentant habitué à faire des présentations PowerPoint sur un ordinateur portable, l’iPad est une merveilleuse invention ; transporter toute la journée un appareil aussi léger que l’iPad fait toute la différence.

Depuis que j’ai un blogue, je fais presque quotidiennement une revue de presse sur mon ordinateur portable, à la recherche de sujets à traiter. À force de cliquer et surtout à d’enfoncer fréquemment la souris pendant plusieurs secondes (afin de faire défiler du texte, par exemple), je commençais à développer une fatigue du poignet — ce que je n’ai pourtant jamais éprouvé à l’adolescence — et qui me semblait être un signe annonciateur du syndrome du tunnel carpien.

Avec l’iPad, cette revue de presse est extraordinairement agréable. C’est ainsi qu’on passe à la page suivante d’un geste de la main, presque comme on tournerait les pages d’une revue.

Conclusion

Je me suis procuré un iPad peu de temps après avoir réalisé que les vidéos sur mon blogue ne pouvaient pas être vues sur ces appareils. Depuis, elles sont toutes sous YouTube (et non plus sous VideoPress), ce qui les rend disponibles à ceux qui parcourent l’internet sur leur iPad.

Avant cet achat, les iPads me semblaient être des netbooks tarés ou des appareils pour internautes passifs ; on pouvait regarder des vidéos ou des photos, écouter de la musique, naviguer sur l’internet, etc. mais on ne pouvait installer aucune application professionnelle, ni gérer ses fichiers à sa manière. Bref, on ne pouvait rien créer de sérieux.

Depuis je me rends compte que les ardoises électroniques sont idéales pour la consultation de textes disponibles sur l’internet ou afin de lire des livres électroniques. Pour le chercheur ou l’élève qui doit préparer un devoir, la navigation gestuelle est le meilleur préventif contre le syndrome du tunnel carpien.

Les ordinateurs conventionnels (dont les netbooks) sont supérieurs pour la création de textes, la retouche photographique, la comptabilité, etc. parce qu’ils permettent le recours à des applications professionnelles.

Bref, l’un et l’autre ont leurs propres forces et faiblesses. On peut donc s’attendre à voir apparaitre un jour des appareils combinant les avantages des deux. Les indiscrétions relatives à la prochaine version de Windows nous permettent d’anticiper cela pour bientôt.

Note : Pour voir la photo du fond d’écran de l’iPad, cliquez sur ceci. Toutefois, pour la photo du fond d’écran du netbook, cliquez plutôt sur cela.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 47 pages du contrat d’Apple

Publié le 9 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Se procurer des applications pour son iPad est une activité d’autant plus plaisante qu’une bonne partie d’entre elles sont gratuites et que les autres ne coûtent presque rien.

Depuis une semaine, je me suis procuré 19 de ces applications. Je me proposais de m’en procurer une vingtième quand mon iPad m’a informé que pour ce faire, je devais lire et accepter les nouvelles « Conditions générales et engagement de confidentialité d’Apple », un document de 47 pages dont chacune s’étend vers le bas, bien au-delà de ce que l’écran peut afficher.

Croit-on sérieusement que des centaines de millions de personnes se donneront la peine de lire et comprendre un tel document ?

J’aimerais bien que les pouvoirs publics votent une loi selon laquelle seuls les premiers 200 mots d’un contrat relatif aux droits d’utilisation d’un logiciel grand public sont valables et que tout ce qui suit n’a aucune importance.

Si tel était le cas, je suis certain que des compagnies comme Apple feraient ce petit effort de concision qui semble leur faire défaut actuellement…

On comprend pourquoi ces documents sont longs. À qui les compagnies s’adressent-elles pour faire rédiger de tels contrats ? À des avocats payés à l’heure. Pourquoi feraient-ils ça court ?

Pour terminer, quand j’entends tous ces dirigeants d’entreprises se plaindre de la paperasserie gouvernementale, j’ai l’impression que si les compagnies prospères comme Apple pouvaient acheter des gouvernements, ce serait pire si j’en juge à leur propension à nous écraser avec leurs contrats bavards et interminables destinés à les protéger de tout.

Parus depuis :
« L’absurdité » des conditions d’utilisation des applis démontrée en vidéo (2016-05-25)
Thousands sign up to clean sewage because they didn’t read the small print (2017-07-14)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’interface tactile de Windows 8

Publié le 2 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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À l’occasion du symposium « AllThingsD » qui se tient cette semaine en Californie, Microsoft a donné un aperçu de la prochaine version de son système d’exploitation.

Avec la popularité actuelle des ardoises électroniques — dont l’iPad est la plus connue — la prochaine version de Windows comportera deux interfaces.

L’une traditionnelle — c’est-à-dire analogue à la version actuelle de Windows — pour les ordinateurs sans écran tactile, et l’autre pour les ordinateurs qui en sont équipés.

Depuis ce matin, j’utilise un iPad pour ma revue de presse matinale et je réalise à quel point la navigation gestuelle est beaucoup plus conviviale que d’avoir à cliquer constamment pour tout et pour rien.

Windows 8 comportera donc une interface spécifiquement conçue pour les utilisateurs d’écran tactiles et qui comportera plusieurs idées intéressantes, comme le démontre la vidéo ci-dessus.

De plus, Windows 8 supportera deux types d’applications : celles conçues spécifiquement pour fonctionner sous Windows et celles écrites en HTML5 ou en Javascript, faites pour fonctionner exclusivement sous un fureteur comme Firefox et Google Chrome.

Windows 8 pourra également être installé sur les ordinateurs équipés d’un microprocesseur d’Intel (comme le sont tous les PC actuels) mais aussi sur ceux fonctionnant grâces à des puces d’ARM (comme c’est le cas des iPads et des ardoises utilisant le système d’exploitation Android de Google).

Bref, Microsoft a pris note des tendances actuelles du marché de l’informatique et s’apprête donc à apporter sa propre contribution à son évolution.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand on a de l’argent de trop : l’achat de Skype par Microsoft

Publié le 11 mai 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Depuis le départ de Bill Gates le 14 janvier 2000, Microsoft est dirigé par Steve Balmer. Ce dernier est un homme très intelligent, colérique, et totalement dépourvu de jugement.

Sa gestion lamentable du conflit avec les responsables européens de la lutte contre les abus de position dominante a déjà coûté plus de deux milliards$ à Microsoft en pénalités.

Voilà aujourd’hui qu’il offre de payer 8,5 milliards$ pour Skype, une compagnie offrant aux 660 millions de personnes inscrites à ses services, la possibilité d’effectuer des appels-vidéos par Internet.

Depuis un quart de siècle, Microsoft a accumulé 43 milliards$ de liquidités. Le sixième de cette somme sera donc utilisé pour acheter Skype, une compagnie non rentable. Jamais Microsoft n’aura dépensé autant pour acquérir un logiciel ou une compagnie.

Autrefois, il aurait suffi à Microsoft de créer un logiciel rival pour qu’il soit adopté instantanément, privant Skype de sa clientèle du jour au lendemain. Mais les temps ont changé.

Les Macintosh ont presque doublé leur part du marché depuis 2006. Windows Vista fut un désastre. Wikipédia est venu à bout de l’encyclopédie Encarta (discontinuée en 2009). La part du marché occupée par les lecteurs multimédia Zune — la version microsoftienne des iPods d’Apple — est insignifiante. Les téléphones basés une version miniature de Windows perdent du terrain. De nos jours, Internet Explorer n’est plus utilisé que par 55,9% des internautes.

Bref, Microsoft est devenue une compagnie de perdants, essuyant des échecs ou les demi-succès sur tous les fronts sauf celui des consoles vidéo.

Alors qu’Apple a créé FaceTime, une version améliorée de Skype, Microsoft sait que s’il tentait de faire pareil, les internautes bouderaient sa copie. Microsoft a donc décidé d’acheter la position dominante de Skype pour une somme faramineuse.

Ce faisant elle se prive de milliards de dollars qu’elle aurait pu utiliser de manière plus judicieuse en créant des produits novateurs et en corrigeant les bogues incalculables qui minent sa crédibilité.

Références :
FaceTime
Le déclin de Windows
Microsoft
Skype
Skype vaut-il 8,5 milliards?
Steve Ballmer

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Écrit par Jean-Pierre Martel