Défilé de la Saint-Jean : on n’en sort pas

5 juillet 2017

Un clip vidéo au sujet du plus récent défilé de la Saint-Jean-Baptiste a fait scandale sur l’Internet. On y voit une chanteuse blanche (Annie Villeneuve) sur un char allégorique poussé par quatre jeunes Noirs.

On a reproché aux organisateurs d’avoir ainsi rappelé le douloureux souvenir de l’esclavagisme et d’avoir refusé d’admettre leur erreur.

Cela ne fut pas la seule.

Faire appel, comme force motrice, qu’à des Québécois de race noire, c’était porter flanc à la critique. Il fallait y placer des Blancs.

Mais cela n’aurait pas été suffisant. Il est très sexiste de suggérer que seuls les hommes sont forts. Or les jeunes pousseurs de ce char (et de tous les autres) étaient de sexe masculin. Il fallait des femmes.

Et pourquoi tous des jeunes ? Pourquoi cacher nos valeureux centenaires dans des hospices ? Il est insultant de suggérer que tous les vieux sont des impotents.

Ah ! Les mots me manquent pour condamner la discrimination honteuse à l’égard des handicapés. On a des jeux sportifs pour les infir… oups ! je veux dire les personnes en perte de mobilité. Une béquille ou même la cécité n’ont jamais empêché quelqu’un de pousser.

Et la cerise sur le sundae; personne en complet-veston. C’est quoi ce défilé en l’honneur de l’exploitation de la classe ouvrière (comme diraient nos amis de Québec Solidaire). Il fallait que des PDG suent, comme tout le monde.

Par-dessus tout, qui a décidé de faire un défilé en hommage à un saint chrétien ? Ce christiano-centrisme est tellement révolu. Il est temps d’honorer les saints chiites et sunnites (pas dans le même char allégorique, évidemment), les nombreux personnages du nirvana hindou, etc.

Bref, il faut être plus inclusif et mieux refléter le Québec moderne. Ceci implique de s’intéresser à ce que font les autres peuples, notamment aux excellents moteurs de Fiat ou de Volvo, qu’on aurait dû utiliser finalement.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rater la perfection

1 mai 2017
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Au secondaire, dès qu’on m’enseigna la chimie, ce fut le coup de foudre.

Dans les vitrines de Noël de Beaudry Sports, parmi les lumières scintillantes et les couleurs criardes des objets en vitrine, rien n’avait autant attiré mon attention que ce nécessaire de chimie Kay, importé d’Angleterre.

Le manuel d’instruction donnait la recette de 162 expériences permettant de découvrir quelques-uns des plus extraordinaires secrets de la composition de l’univers.

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Pouvais-je imaginer qu’un an ou deux plus tard, mes parents m’offriraient le triptyque métallique Chemistry Lab No. 510. Avec un nom pareil, il ne pouvait s’agir que d’un produit américain. Plus moderne et plus complet, cet outil fit reculer davantage les frontières de l’inconnu.

Adolescent, j’adorais la chimie. C’était simple, logique et parfaitement prévisible. Bref, le contraire des filles. Au cours d’une démonstration, combien de fois ai-je vu des professeurs de physique perdre la face ? Jamais ceux de chimie.

Dans la cuisine abandonnée du premier étage de la maison familiale, le comptoir émaillé faisait office de table de laboratoire. Son lavabo servait à faire disparaitre discrètement les traces des innombrables échecs de mes premières expériences.

Que de liquides nauséabonds, que d’écumes dangereusement envahissantes ont disparu dans les profondeurs des égouts de la ville…

En pré-universitaire, j’étudiais au collège Roussin. À l’époque, le ministère de l’Éducation n’attachait aucune importance aux notes attribuées par cette institution privée en cours d’année; seul son examen à lui, en fin d’année, comptait.

Nous étions tous réunis dans l’aréna du collège, transformé pour l’occasion en grande salle d’examen.

Chacun d’entre nous était attablé derrière son pupitre. Celui-ci était parfaitement aligné au sein d’une des six rangées qui s’étendaient jusqu’au fond de l’ancienne patinoire.

Dans les estrades, des surveillants marchaient de long en large, prêts à débusquer les tricheurs.

Au départ de l’examen, un messager apportait au surveillant principal une mystérieuse enveloppe scellée renfermant les questionnaires ministériels. Ceux-ci étaient immédiatement distribués.

Il s’agissait de cinquante questions à deux points.

Les deux heures de ce sprint se déroulèrent au son feutré du papier labouré par des crayons à mine ou frotté nerveusement par des effaces. Parfois, un crayon échappé sur le ciment faisait résonner au loin la voute métallique de l’aréna.

Après les quelques semaines nécessaires à la compilation des résultats, je pris connaissance de ma note; 99,8%.

99,8% ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Comment peut-on avoir un tel score à l’issue d’un examen de cinquante questions à deux points ? Ce peut être 98% ou 100% mais rien entre les deux.

Ma première hypothèse fut que la moyenne québécoise avait été trop basse et qu’on aurait majoré tous les résultats par un certain pourcentage. Une chose impensable de nos jours…

Ou – seconde hypothèse – que les fonctionnaires du ministère ont réalisé que certaines questions avaient été mal rédigées et conséquemment mal comprises : on aurait donc compilé les notes en ne tenant compte que des ‘bonnes’ questions et reporté le tout en pourcentage.

Cela donnerait 99,8%. Bon.

Si cela peut être frustrant d’ignorer la note qu’on méritait vraiment, on se console très vite avec 99,8%.

Mais imaginons une troisième hypothèse.

Supposons que le ministère de l’Éducation n’ait pas prévu que quelqu’un puisse obtenir une note parfaite. Incapable d’accorder 100%, on aurait mis le maximum prévu soit 99,8%.

Alors là, ce n’est plus pareil.

Imaginez. Obtenir 60%, cela n’est pas trop forçant.

En étudiant quelques heures de plus, on peut atteindre 70%.

Pour avoir 80%, c’est déjà plus difficile.

Mais passer à 90% et même à chaque pourcentage supplémentaire, la somme de travail devient exponentielle.

Voilà pourquoi, par exemple, passer de 98% à 100%, cela exige un travail colossal.

Évidemment, je n’ai pas passé mes nuits à préparer cet examen. Mais si le hasard a fait que j’ai bien répondu à toutes les questions, cette chance inouïe ne s’était jamais produite avant et ne s’est jamais reproduite depuis.

C’est comme la différence entre avoir tous les chiffres à la loterie ou en manquer un. Qu’est-ce qui est préférable ? Gagner cinquante-millions$ ou une belle participation gratuite ?

Le plus triste dans cette histoire, c’est que même sur mon lit de mort, il y aura toujours un doute dans mon esprit; ai-je bénéficié de la majoration d’une note insignifiante ou avais-je, pour une fois dans ma vie, touché à la perfection…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 17 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 17 mm

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Le Rêve de Bill Gates

10 novembre 2015
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mon vol à l’étalage (1re partie)

31 août 2015

Alors que j’étais étudiant universitaire en première ou en deuxième année, je m’étais rendu au magasin Import Bazaar de la rue Sainte-Catherine afin de me procurer un cadeau d’anniversaire pour ma sœur Paule.

Ce magasin vendait à prix modique des pièces d’artisanat d’un peu partout à travers le monde.

J’avais donc trouvé une espèce de lanterne en terre cuite, assez jolie, en forme de cruche.

Peinte en noir, cette lanterne était dotée d’une poignée à l’arrière et d’une grande ouverture à l’avant qui permettait d’y placer une chandelle. Aux épaules, deux oiseaux, également peints en noir, ajoutaient un peu de fantaisie à ce sombre objet utilitaire.

Mais j’avais vu autre chose. Il s’agissait d’une tige carrée, haute de cinq centimètres, dont la forme rappelait, en plus petite, celle des bornes qui indiquent le kilométrage des routes de certains pays européens. Taillé en marbre fauve, cet objet poli était décoré de minuscules caractères chinois gravés verticalement.

Ce bibelot n’était d’aucune utilité. Mais il était vraiment mignon.

Malheureusement, une fois la lanterne payée, cet objet — même au coût de 50 cents — était au-delà de mes moyens.

Après une longue hésitation, j’avais résolu de le placer dans le socle à bougie à l’intérieur de la lanterne. Et je m’étais dit que si la caissière ne le voyait pas, c’était son problème à elle. Je l’obtiendrais ainsi gratuitement sans l’avoir vraiment volé. Hé hé.

Effectivement, le tout se passa exactement comme je l’avais souhaité.

J’étais plutôt content de mon coup… jusqu’au moment d’aller au lit.

Dès que les lumières de ma chambre furent éteintes, je me mis à repenser à cette histoire.

« Si elle ne s’en rend pas compte, ce n’est pas de ma faute : mais qu’est-ce c’est que ce raisonnement ? Dans le fond, tu voulais le voler, cet objet. Et c’est exactement ce que tu as fait. Et pourquoi donc ? Parce que tu n’en a pas les moyens. »

« Mais il y a des milliers d’objets que tu n’a pas les moyens d’avoir. Aujourd’hui, c’est ce bibelot. La prochaine fois ce sera autre chose. La fois d’après un objet plus dispendieux. Et ainsi de suite jusqu’au jour où tu te feras prendre. »

« Parce qu’un jour, mon petit garçon, tu finiras bien par te faire prendre. Veux-tu vraiment briser ta vie ? Veux-tu finir en prison, sur la paille avec les rats ? » Et ainsi de suite jusqu’à épuisement. Ah, mon Dieu, quel calvaire.

Le lendemain, je me suis réveillé plus fatigué qu’en allant me coucher. Très vite, je décidai que je ne passerais certainement pas une autre nuit comme celle-ci.

Je retournai donc au magasin en disant : « En arrivant chez moi, j’ai réalisé qu’on n’avait oublié de me calculer cet objet. Puis-je vous le payer ? »

« Évidemment, monsieur » me répondit la caissière en souriant, ne soupçonnant pas les ignominieuses tendances criminelles que je venais de découvrir en moi.

Je suis sorti du magasin soulagé. La nuit suivante (et celles qui suivirent), je dormis comme un bébé.

En vous décrivant ce fait divers, ce qui me frappe, c’est que mon honnêteté — qui finit par triompher comme dans les films de ma jeunesse — ait été exclusivement dictée par mon égoïsme.

Ma seule motivation a été la recherche de mon propre confort. Juste pour dormir la conscience tranquille…

(à suivre)

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Le coq de La Havane

19 décembre 2013
Jeunes Grecs faisant battre des coqs (modifié, d’après Jean-Léon Gérôme)

L’histoire se déroule au cours de mon premier voyage dans la capitale cubaine.

J’avais réservé une chambre dans la demeure d’un particulier qui habitait la Vieille ville. Cette chambre s’ouvrait sur la rue par une petite porte à deux volets.

Un climatiseur avait pour fonction de non seulement rafraîchir la pièce, mais également d’atténuer les bruits extérieurs.

Mais puisque je déteste l’air climatisé, coucher dans cette chambre, c’était comme coucher sur le trottoir. Les voitures klaxonnaient à côté de mon lit, ou presque. Le matin, s’entendais les écoliers se chamailler, la criée des vendeurs ambulants de pain, de fruits et d’autres aliments frais, quand ce n’était pas la clochette des aiguiseurs de couteaux.

Et puis, dans la Vieille ville, les sonnettes aux portes ont cessé de fonctionner depuis longtemps. Alors on crie. « Maria… Mariaaaaa… MARIA! » jusqu’à ce que cette maudite Maria finisse par répondre ou jusqu’à ce que celle qui l’appelle finisse par comprendre que Maria est absente, peut-être parce que justement, deux coins de rue plus loin, elle est en train de crier « Dolorès » alors que celle-ci l’appelle chez elle.

Donc dès le premier matin, j’avais demandé à mes hôtes : « Vous avez aussi une deuxième chambre qui donne à l’arrière. Est-ce qu’elle sera libre bientôt ? » « Oui, cet après-midi… » m’avait-on répondu « …mais il y a un coq. »

Effectivement, cette chambre donnait sur une cour extérieure assez sombre, qu’on entrevoyait en ouvrant une porte encore plus petite à deux volets. Or un voisin, apparemment, y élevait un coq. Ce coq ne devait pas chanter très fort parce que je ne l’entendais pas du tout de la chambre qui donnait sur la rue.

Entre une chambre dans laquelle on est réveillé par le crissement des pneus de chaque voiture qui passe, et une autre où on entend le coq chanter une fois, au lever du jour, la deuxième option me semblait préférable. Afin de ne pas rater l’occasion, le jour même, je déménageais dans l’autre chambre.

Entretemps, j’avais découvert qu’un festival de ballet se tenait dans la ville. Je ne suis pas très friand du ballet mais comme La Havane est le deuxième meilleur endroit au monde — après le Bolshoï — j’avais décidé d’acheter des billets pour cinq galas.

Ces spectacles débutaient à 20h et se terminaient vers 23h30. Je rentrais donc à minuit et je m’endormais un peu plus tard.

Dès le premier matin, vers 5h30, je découvris qu’un coq, ça ne chante pas qu’une seule fois; ça entonne son cocorico aux vingt secondes pendant des heures. Donc impossible de se rendormir.

Après quelques nuits de cinq ou six heures de sommeil, j’avais les yeux cernés.

Au petit déjeuner j’ai donc demandé à mes hôtes : « Écoutez, j’aurais un service à vous demander. Pour marcher toute la journée dans votre ville, j’ai besoin d’être en forme. Or le coq du voisin m’embête au plus haut point. Au Québec, un gros poulet coûte 12$. J’aimerais que vous alliez rencontrer ce voisin pour lui offrir 15$ pour son coq. Pas un sou de plus. Et s’il est d’accord, j’aimerais que vous m’en fassiez une soupe, et que vous la fassiez cuire trrrrrrès len-te-ment. »

Et puis je suis parti explorer la ville. À mon retour, vers 16h30, j’ai demandé : « Eh puis ? »

« Oh, la la. Cela a très mal tourné. Le voisin a été insulté par votre offre. Il vous a traité de sale capitaliste. Il a dit : ‘Ce n’est pas un étranger qui va commencer à me mener dans mon propre pays’. Bref, un véritable scandale. Tous les gens autour en ont été témoins. »

Aussitôt j’ai pensé : « En d’autres mots, ce qu’il dit c’est ‘Je suis pauvre mais on ne m’achète pas’. Parfait, je respecte ça. »

«Mais, » ajoutèrent mes hôtes, « on l’a vu sortir en fin d’après-midi avec une grosse boite sous le bras. Donc il est possible que demain matin, vous n’entendiez plus ce coq. »

Effectivement, la nuit suivante — et toutes les autres — je dormis comme un bébé.

Je croyais toute cette histoire terminée lorsque, quelques jours plus tard, j’appris un nouveau développement.

Dans cette partie du quartier, il n’y avait pas un coq, mais deux. L’autre — audible au loin lorsque j’occupais la chambre qui donnait sur la rue — ne m’avait jamais empêché de dormir; je l’entendais faiblement une fois réveillé.

Lorsque les gens qui demeuraient à proximité de l’autre coq eurent vent du scandale provoqué par mon intervention réussie, ils se dirent : « Nous aussi, nous aimerions dormir le matin. Nous aussi, nous aimerions arriver au travail en pleine forme plutôt que de chercher toute la journée une petite occasion de faire la sieste en cachette. Nous ne sommes pas à la campagne. Etc, etc. »

Forts de l’exemple de ce Canadien — qu’ils ne connaissaient que de réputation — ils réussirent à se débarrasser de cet autre coq et enfin dormir en paix.

On imagine bien que l’élimination de l’élevage urbain de coqs complique l’organisation de combats. Mais le développement de gites touristiques chez des particuliers provoque la reconsidération d’habitudes anciennes, au déplaisir des uns et au plus grand bonheur des autres.

À lire également :
Pot-pourri frivole pour le temps des fêtes (2011-12-25)
Le bal masqué (2011-12-16)
Du Nutella pour demain s’il te plaît… (2011-02-26)
Les grandes ambitions (2010-11-24)

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Tirer aveuglément

19 septembre 2013
Révolver français de Carlos-Manuel de Céspedes (2e moitié du XIXe siècle)

Pour beaucoup d’Américains, posséder une arme à feu est un droit fondamental.

Le quotidien The Des Moines Register nous apprenait récemment que les citoyens de l’État de l’Iowa atteints de cécité partielle ou totale peuvent, depuis 2011, obtenir un permis de port d’arme à feu.

Pour Mme Jane Hudson, directrice générale de l’Association pour la défense des droits des personnes handicapées, cela découle de la loi fédérale américaine qui interdit la discrimination basée sur un handicap physique.

À ce jour, au moins trois personnes se sont prévalues de ce droit : il a fallu d’ailleurs les aider à compléter les formulaires à cet effet puisqu’elles n’arrivaient pas à lire.

En dépit du fait que cette mesure suscite la controverse, tout le monde s’entend pour dire qu’il est beaucoup plus facile pour un aveugle de traverser une foule à l’aide d’un révolver qu’avec une canne blanche.

Références :
Iowa grants permits for blind residents to carry guns in public
Permis de port d’armes pour les aveugles

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 21 mm

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La laïcité québécoise expliquée simplement

13 septembre 2013

La neutralité vestimentaire
 

L’enseignement laïc
 

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La raison du plus fort est toujours la meilleure

6 février 2012

La vidéo ci-dessous se veut la transmission exacte d’un incident naval qui se serait produit à proximité des côtes espagnoles. En réalité, il s’agit d’un faux. Mais l’histoire est amusante.

À l’origine, cette plaisanterie est apparue sur l’Internet il y a plus d’une décennie sous la forme d’un incident naval — tout aussi faux — entre le Canada et les États-Unis. Ce sont des correspondants américains qui me l’avaient racontée en avril 2000.

J’ai choisi la version espagnole parce qu’elle est un peu plus détaillée et mieux écrite.

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Pot-pourri frivole pour le temps des fêtes

25 décembre 2011


 
• Les optimistes croient que les choses ne peuvent pas aller mieux : les pessimistes craignent que cela ne soit vrai.

• On ignore généralement que sur un avion, les turbines servent aussi à rafraichir les pilotes : la preuve, c’est que lorsqu’elles s’arrêtent en vol, les pilotes ont chaud.

• Noé était un amateur quand il construisit son arche. Mais ce sont des professionnels qui ont construit le Titanic.

• Tous les économistes sont d’accord : la parole est gratuite parce que l’offre excède de beaucoup la demande.

• La sagesse vient toujours avec l’âge. Mais à l’inverse, l’âge vient parfois seul.

• Aux États-Unis, on ne sait pas pourquoi il faut utiliser des aiguilles stériles pour injecter des doses mortelles aux condamnés.

• En prévision d’une catastrophe aérienne, au lieu d’enseigner à leurs passagers comment gonfler des vestes gonflables, les transporteurs seraient mieux avisées de leur remettre des parachutes.

• Les armées les mieux équipées, celles qui disposent des budgets les plus importants, sont impuissantes face à une rumeur.

• Tout comme les couches de bébé, les politiciens doivent être changés régulièrement, pour les mêmes raisons.

• Comme il est frustrant pour celui qui croit connaître toutes les réponses de constater que personne ne leur pose de question.

• Je ne suis absolument pas superstitieux parce je sais qu’être superstitieux, ça porte malheur.

Détails techniques de la photo : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/40 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bal masqué

16 décembre 2011

Luc et sa compagne avaient réservé leurs costumes des mois à l’avance. Or à deux jours de l’événement tant attendu, Annie avait attrapé une vilaine grippe qui la clouait au lit. Jusqu’au dernier moment, ils avaient espéré un rétablissement miraculeux qui ne s’est jamais produit.

Vas-y donc sans moi.
Que veux-tu que je fasse tout seul dans un bal masqué ?
On a déjà payé pour la location des costumes. Vas faire un tour et tu me raconteras comment ça s’est passé.

Dès le départ de son mari, Annie s’était mise au lit et s’était aussitôt endormie.

Mais vers deux heures du matin, s’étant réveillée, elle réalisa que son état s’était grandement amélioré. Puisque son époux n’était toujours pas de retour, elle décida de se déguiser elle aussi et de lui faire une surprise en le rejoignant.

En entrant dans la maison cossue de l’avocat Jodoin où se tenait l’événement, on était assailli par les rires et les éclats de voix des invités. En s’avançant vers la grande pièce — qui faisait office de salle de bal — elle aperçoit son mari tout souriant (lui d’habitude si réservé) entouré d’une meute de jolies femmes masquées.

Sa première réaction fut d’aller le rejoindre mais elle se ravisa aussitôt. Elle se dirigea plutôt vers la toilette des femmes.

Carole, tu me sauves la vie. Je viens de voir mon mari qui fait son petit coq devant les plus belles femmes de la maison. J’aimerais lui donner une leçon mais je ne veux pas qu’il me reconnaisse : est-ce que je peux échanger mon costume pour le tien ?

C’est ainsi que de duchesse, elle se métamorphosa en bohémienne. Cela tombait bien puisque ses appâts, originellement gainés et bordés d’une fine dentelle Louis-XV, se présentaient maintenant dans le profond décolleté d’une gitane depuis longtemps familière avec les jeux de l’amour.

La main sur la taille, en ondulant les hanches, elle s’approcha lentement vers son bel époux dont elle remarqua le haut du front lustré et les oreilles rouges qui dépassaient de son masque.

Elle prit sa place devant lui dans le cercle des femmes qui l’entouraient. À chaque nouveau morceau de musique, elle adoptait une nouvelle danse encore plus suggestive que la précédente. Peu à peu, ses collègues féminines quittaient le cercle pour différentes raisons : la fatigue, la soif, la faim, des besoins physiologiques pressants, etc.

Si bien qu’ils se retrouvèrent seuls au moment où un slow, un bon vieux slow, se fit entendre.

Sous le froissement du satin de son costume à lui, et sous les lambeaux de sa robe de clocharde, leur corps se moulèrent. À chaque pas lent dicté par le rythme, cette intimité devenait plus familière.

Leur long baiser s’achevait lorsque pris fin A Whither Shade of Pale de Procol Harum. Il tenta de lui dire quelque chose. Mais craignant que ce qu’il allait lui dire l’obligerait à une réponse qui révélerait le timbre de sa voix et conséquemment son identité, elle le réduisit au silence en mettant l’index sur sa bouche.

Il lui prit délicatement le poignet et l’entraina silencieusement dans l’escalier d’apparat qui menait aux chambres à l’étage.

Dès que la porte se referma derrière eux, ils glissèrent le long du mur et, sans retirer leurs costumes, firent l’amour sur le tapis. Puis, toujours dans la pénombre, sur le lit. Puis sur le revêtement froid du plancher de la salle de bain. Puis de nouveau sur le lit.

Profitant du sommeil de son conjoint, l’épouse s’esquive et rentre se coucher à la maison, attendant avec impatience le retour de son mari et les explications qu’il lui fournirait.

Moins de trente minutes plus tard, le voici justement.

Ça s’est bien passé ?
Mmmm, plus ou moins. Quand je suis arrivé, tout le monde s’amusait déjà. Je suis resté quelques instants. Mais comme la vue de tous ces couples me rappelaient ma propre solitude, j’ai décidé de rentrer à la maison…
…oui mais il est quatre heures du matin. T’as fait quoi entretemps ?
Ah, c’est qu’au moment de quitter, trois amis sont arrivés. Mais tout ce beau monde avait oublié que c’était un bal costumé. Puisque l’un d’eux voulait absolument rester — et comme il a le même gabarit que moi — je lui ai prêté mon costume et mon masque. Puis je l’ai laissé s’amuser pour aller prendre un verre dans un pub avec les deux autres. Voilà. Et toi, ta grippe, comment ça va ? dit-il avec son plus charmant sourire…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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