Un commerce macabre

27 septembre 2022

Établie dans la ville de Montrose, la Sunset Mesa Funeral Foundation était la maison funéraire la moins chère du Colorado.

Le mystère entourant ses prix imbattables a été révélé en juillet dernier alors la propriétaire a plaidé coupable à l’accusation d’avoir — à l’insu des familles — vendu de 2010 à 2018 des centaines de morceaux de cadavre à des entreprises ou à des maisons d’enseignement.

Par exemple, des os étaient vendus à un fabricant de poudre d’os cadavérique (utilisée en dentisterie), tout en certifiant le consentement de la famille alors que cela n’était pas le cas.

D’anciens employés ont confié à l’agence Reuters qu’on y prélevait les dents en or avant de coudre les lèvres du défunt.

De plus, la propriétaire du salon mortuaire opérait un service de don d’organes.

En bonne partie enveloppée dans la bière soyeuse de son cercueil, qui sait qu’il manque une jambe ou un rein à la personne auprès de laquelle la famille se recueille ?

D’autres fois, une incinération facturée au prix minimal de mille dollars n’avait pas lieu et la famille concernée recevait une urne funéraire remplie de cendres recueillies ici et là.

Référence : Colorado funeral home owner accused of stealing body parts pleads guilty

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand l’État analyse la pureté de votre drogue

28 août 2022
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Plus tôt ce mois-ci au festival Osheaga (qui se tient au parc Jean-Drapeau), une nouvelle a fait beaucoup de bruit; un laboratoire mobile y a testé gratuitement la drogue apportée par les festivaliers ou achetée clandestinement sur place.

L’idée est inspirée de ce qu’on a fait dans la capitale australienne en 2018 et 2019, lors du festival Canberra Groovin the Moo.

Le succès de ces deux initiatives a convaincu le gouvernement australien de créer un projet-pilote de six mois au cours duquel les utilisateurs de drogue peuvent actuellement venir faire analyser gratuitement un échantillon de ce qu’ils consomment.

Dès le premier mois d’opération, on a trouvé que la majorité des échantillons soumis étaient frelatés. La plupart les personnes concernées ont décidé de la jeter.

Dans le cas de la cocaïne, 40 % des échantillons n’en contenaient pas du tout.

Dans l’ensemble des échantillons de cette drogue, le taux de pureté avoisinait 27 %. Le reste était constitué de talc, de lactose, de diméthylsulfone (une substance inerte), etc.

Quant à elle, la pureté de l’héroïne variait de 31 % à 63 %.

Par contre, on avait plus de chance avec l’Ecstasy, dont 65 % des comprimés contenaient effectivement cette drogue.

Les critiques d’une telle initiative font valoir que ce n’est pas le rôle de l’État d’aider les drogués à trouver les meilleurs revendeurs.

Cela n’est pas le but.

Dans une perspective de réduction des méfaits, le gouvernement australien estime qu’utiliser des drogues frelatées est plus néfaste pour la santé que d’utiliser une drogue de qualité pharmaceutique.

Voilà pourquoi on estime qu’une telle clinique est de nature à prévenir des frais beaucoup plus importants au système de Santé.

Références :
Analyse des substances des festivaliers: une drogue sur dix à risque à Osheaga
Australia’s first government-backed pill testing clinic finds 40% of ‘cocaine’ contained no coke
CanTEST Health & Drug Checking

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bannissement de la salade russe

30 juin 2022
Salade russe (accompagnée de saumon)

En marge du sommet de l’Otan qui se termine aujourd’hui à Madrid, certains diplomates ont remarqué que plusieurs restaurants madrilènes offrent au menu de la ‘salade russe’ (ensaladilla Rusa en espagnol).

Ce mets porte différents noms selon les pays. On l’appelle ‘salade Olivier’ en Russie, en Asie Centrale, en Iran et aux États-Unis.

En gros, c’est une macédoine de légumes et de morceaux de viande coupés en dés, accompagnée d’œufs cuits durs, le tout lié par de la mayonnaise. Mais sa composition exacte varie considérablement.

Cette salade a été créée dans les années 1860 par le chef belge Lucien Olivier qui, à l’époque, œuvrait pour le restaurant moscovite L’Ermitage. Cet établissement devait fermer ses portes en 1905.

Sa composition exacte était conservée jalousement; c’est le chef Olivier lui-même qui, seul dans une pièce adjacente à la cuisine, préparait secrètement la mayonnaise. Jamais son secret n’a été éventé.

Toutes les recettes existantes sont donc des reconstitutions plus ou moins fidèles de l’original.

Salade Olivier au poulet et aux écrevisses

De nos jours, en Russie même, les grands restaurants n’ont pas hésité à moderniser ce mets de l’époque tsariste. Comme l’a fait le café Pouchkine de Moscou (photo ci-dessus).

Mais revenons à Madrid.

À l’époque de la guerre civile espagnole (1936-9) — qui opposait les troupes de Franco soutenus par l’Allemagne nazie aux forces républicaines soutenues notamment par la Russie — on l’avait renommée ‘salade nationale’ afin d’éviter de faire référence à ce pays.

Depuis, peu à peu, ce mets avait retrouvé le nom qu’il portait autrefois en Espagne, soit ‘salade russe’.

Toutefois, dès la fin du mois de février dernier — donc bien avant le sommet de l’Otan — certains restaurants avaient commencé à modifier leur menu de manière à l’offrir sous le nom de ‘salade Kiev’ ou de ‘salade ukrainienne’.

Références :
‘I’m a little surprised’: Nato summit venue in Madrid serves ‘Russian salad’
Salade russe

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le fruit défendu

21 juin 2022


 
En janvier 2028, neuf mois avant la légalisation du cannabis au Canada, deux policiers torontois ont effectué une descente dans une boutique qui vendait illégalement du cannabis et des produits dérivés.

Puisque l’inventaire de la marchandise saisie se fait devant témoins à l’arrivée au poste de police, le policer Vittorio Dominelli en a profité pour subtiliser trois tablettes de chocolat au THC en cours de route et ce, avec la complicité de sa partenaire, la policière Jamie Young.

Mais vers 23h ce soir-là, les deux patrouilleurs étaient assignés à la surveillance d’un bar. Or quoi de plus ennuyant que de rester là, assis dans une autopatrouille, à faire de la surveillance à distance alors qu’il ne se passe rien.

C’est alors qu’ils ont eu l’idée de gouter — de gouter juste un peu — à une des tablettes de chocolat subtilisées.

Mais cinq minutes plus tard, on ne percevait strictement aucun effet. Même près dix minutes, c’était pareil. Or l’odeur du chocolat déballé répandait ses effluves dans la voiture dont les fenêtres étaient fermées en raison de la saison froide.

Puisque ce chocolat ne donnait pas grand-chose, on pouvait donc se permettre d’en prendre un peu plus.

De fil en aiguille, toujours sans avoir ressenti le moindre effet, on finit par manger toute la tablette.

C’est seulement rendu à la fin qu’on perçut un tout petit étourdissement et un engourdissement général très plaisant. Jusque là, le seul regret, c’était de ne pas avoir eu à leur disposition un verre de lait.

Contrairement au cannabis fumé, le début d’action du cannabis administré par voie orale est d’une à deux heures. En fait, on peut noter un début d’effet dès 45 minutes, mais cela est improbable avec une tablette de chocolat au THC puisque le gras du chocolat retarde la vidange gastrique, donc le début de l’effet.

Les policiers s’amusèrent de la monotonie des messages qu’ils entendaient sur les ondes de la radio policière. L’imitation du policier Dominelli fit rire aux larmes sa collègue Young.

Mais bientôt on jugea la radio agressante et on décida de la fermer.

Peu à peu, dans le silence de leur voiture, l’effet paranoïaque du THC grandissait.

Vers 1h du matin, lorsqu’ils furent pris d’hallucinations, ce fut le signal qu’ils avaient besoin d’aide.

Après avoir essayé de faire du jogging afin de faire passer l’effet, le patrouilleur Dominelli revint aussitôt à l’autopatrouille lancer un appel de détresse, croyant mourir, effrayé par la tachycardie (rythme cardiaque très rapide) et la bouche sèche qu’il ressentait. Ce qui est normal lorsqu’on accomplit un exercice violent alors qu’on est intoxiqué par le cannabis.

Les deux patrouilleurs furent transportés à l’hôpital.

Mais comble de malheur, une des agents venus les aider glisse, tombe sur la glace et subit une commotion cérébrale. Elle devient le troisième agent à être admis à l’urgence.

La version du malaise-on-sait-pas-pourquoi ayant été démenti par le rapport médical, la policière Jamie Young a plaidé coupable à l’accusation criminelle de tentative d’entrave à la justice et a démissionné en 2018 du service de Police de Toronto.

Toutefois, à la suite du témoignage de Mme Young, la poursuite a retiré les accusations criminelles portées contre elle, estimant que le véritable coupable dans cette affaire, c’est le policier Dominelli, seul responsable du vol des barres de chocolat au THC et de la destruction partielle de la preuve en la dévorant.

Qualifié d’imbécile complet par la juge Mary Misener, l’accusé — qui a également démissionné du service de Police — a été condamné en novembre 2018 à une peine de prison avec sursis de neuf mois à purger dans la communauté.

Références :
Judge calls Toronto cop who ate cannabis chocolate on duty a ‘complete idiot’
Une policière de Toronto plaide coupable d’une accusation de conduite déshonorante
Un policier qui a mangé des barres de chocolat au pot condamné à une peine de 9 mois avec sursis

Complément de lecture : Le cannabis récréatif

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La contrebande de mon père

21 avril 2022

Les quotas

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le sucre — comme beaucoup de denrées importées — était l’objet de quotas.

À l’époque, le sucre était produit dans les Caraïbes, plus précisément à Cuba, à Haïti et en République dominicaine. Les bateaux en provenance de ces pays déchargeaient leur cargaison dans les ports des provinces maritimes et du Québec.

Puisque la Voie maritime du Saint-Laurent n’avait pas été construite, aucun navire ne pouvait aller plus loin que Montréal.

Dès le déchargement, les douaniers canadiens répartissaient les arrivages en fonction des quotas provinciaux établis par Ottawa.

Dans le but de favoriser les confiseries et les chocolateries ontariennes, Ottawa avait fixé des quotas généreux pour l’Ontario et des quotas très stricts pour le Québec.

Si bien que les entreprises qui fabriquaient des friandises et des desserts au Québec étaient incapables de répondre à la demande et perdaient leur clientèle au profit des entreprises ontariennes.

Par contre, certaines petites confiseries ontariennes avaient tellement de sucre qu’elles n’arrivaient pas à l’utiliser complètement.

Elzéar Martel & Cie

Au début du XXe siècle, mon grand-père avait fondé à Joliette une confiserie sous son nom.

À l’époque, les grandes banques à charte fédérale faisaient du prêt hypothécaire mais n’accordaient presque jamais de prêts à des entreprises appartenant à des Québécois francophones, présumés mauvais en affaires.

La carrière d’entrepreneur de mon grand-père avait été rendue possible grâce à un prêt des Caisses populaires Desjardins, les seules à financer les petits commerces québécois.

Moule en caoutchouc pour les chocolats d’Elzéar Martel

Au fil des années, la confiserie familiale en était venue à approvisionner en sucreries toutes les épiceries de la région.

Toutefois, à l’arrivée de la guerre, elle fut frappée durement par les restrictions liées à l’approvisionnement en sucre.

La solidarité des Canayens

Mon père était le gérant de la confiserie de son père à lui (donc de mon grand-père paternel). Or papa s’était lié d’amitié avec un confiseur francoOntarien qui était incapable d’écouler tout le sucre auquel il avait droit.

Périodiquement, mon père se rendait donc dans le Nord-est ontarien — où était situé son ami — afin d’y faire ses provisions de sucre.

Le plus court chemin était de longer la rivière des Outaouais du côté québécois et de traverser en Ontario en franchissant le pont qui relie Hull à Ottawa.

Mais ce pont était sous surveillance militaire.

Cette surveillance servait non seulement à protéger le parlement canadien de commandos ennemis, mais surtout à empêcher des malfaiteurs pires qu’eux; ces contrebandiers sans scrupule qui contournaient les quotas établis par le fédéral pour le bien du pays…

Mon père partait donc au volant d’un camion non identifié et traversait le pont de nuit, de préférence lors d’une nouvelle lune.

Il arrivait chez son ami au milieu de la nuit, s’empressait de transborder la marchandise et revenait aussitôt au Québec puisque les militaires devenaient plus nombreux le jour, quand le pont était achalandé.

S’il s’était fait prendre, mon père et son complice auraient été passibles d’une peine d’emprisonnement pour s’être livrés à la contrebande.

Conclusion

Cette anecdote, vous ne la lirez pas dans les grands livres d’histoire.

Elle est typique de ces innombrables mesures discriminatoires dont le Québec est victime depuis plus de 150 ans et qui ne cesseront que le jour où nous assumerons notre propre destin.

Complément de lecture : Le colonialisme économique ‘canadian’

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Écrit par Jean-Pierre Martel


« L’Auto-collants »

16 avril 2022




 
Quand je l’ai aperçue de ma fenêtre, c’était clair; je devais absolument photographier cette Dodge exceptionnelle, patiemment décorée de milliers d’autocollants.

Comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La gifle de Will Smith à Chris Rock

28 mars 2022

Hier à la cérémonie de remise des Oscars, en réaction à une ‘plaisanterie’ de l’humoriste Chris Rock, l’acteur Will Smith est monté sur scène pour gifler violemment l’humoriste.

Ce dernier venait de faire une allusion déplacée au sujet de l’alopécie de la conjointe de l’acteur.

Puisqu’on ne choisit pas d’avoir des défauts anatomiques, ce n’est jamais une bonne idée de rire des défauts physiques des autres. Qu’on s’appelle Mike Ward ou Chris Rock, c’est pareil.

Quelques instants plus tard, en recevant l’Oscar du meilleur acteur masculin, Will Smith en profitait pour se justifier et expliquer, en larmes, que sa réaction a été dictée par l’amour et son désir de défendre sa conjointe.

De leur côté, les relationnistes de l’Académie des Oscars se sont empressés de publier un communiqué déclarant que l’institution ne tolère aucune forme de violence puisque cela est contraire à ses valeurs.

Ce qui est excellent. On présume donc que l’Académie se propose d’exclure de ses différentes catégories, tous les films de guerre, les westerns et les films de superhéros, pour se concentrer sur le 2 % de films américains qui restent…

En cherchant à comprendre l’accès de colère de Will Smith, je lis ce matin que l’acteur a grandi dans un milieu familial où régnait la violence.

J’en étais presque rendu à l’excuser quand je me suis posé la question : si Will Smith était ‘Blanc’, comment aurait réagi l’Amérique de le voir punir violemment un ‘Noir’ devant des millions de spectateurs à travers le monde ?

Devant le tribunal de l’opinion publique, jugerait-on recevable une défense basée sur une enfance marquée par la violence conjugale ou le trait de caractère hérité d’un ancêtre ‘Blanc’ qui avait l’habitude de battre ses esclaves ?

Sur les médias sociaux, certains saluent le courage du mâle alpha qui protège sa conjointe d’un autre mâle.

Personnellement, je trouve qu’un acteur oscarisé doit donner l’exemple et éviter de régler ses comptes publiquement comme le ferait un voyou de ruelle.

Complément de lecture : La gifle de Will Smith, entre masculinité toxique et impunité du vedettariat

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Peut-on parler d’un rapprochement entre la France et la Russie ?

8 février 2022


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Attraper volontairement le Covid-19 afin d’échapper aux mesures sanitaires

20 janvier 2022

La Santé publique du Québec considère qu’attraper le Covid-19 dispense de recevoir une dose de vaccin. Et si la contagion est récente, on juge prématuré de recevoir la dose No 2 de ce vaccin.

Il ne fait aucun doute que l’immunité ‘naturelle’ protège contre une infection subséquente du même variant. Mais on ignore tout de la durée de cette protection. De plus, on ignore dans quelle mesure l’immunité acquise spécifiquement contre un variant protège contre les autres membres de la famille covidienne.

Pour ces raisons, les autorités américaines diffèrent d’opinion avec les nôtres à ce sujet.

Puisque les États-Unis refusent à leurs frontières les Québécois qui sont insuffisamment vaccinés (du point de vue de Washington), Québec fait exception pour ceux qui veulent voyager à l’Étranger et accepte de les vacciner selon les standards nord-américains.

Dans plusieurs pays d’Europe centrale, on partage l’opinion des autorités sanitaires du Québec.

Âgée de 57 ans, Hana Horka était une chanteuse tchèque hostile à la vaccination. Quand son mari et son fils ont attrapé le Covid-19 en dépit de leur vaccination, cela prouvait, selon elle, l’inutilité des vaccins.

Convaincue également qu’on exagère grandement la dangerosité de la pandémie, Mme Horka a profité de l’infection des autres membres de sa famille, un peu avant Noël, pour s’immuniser ‘naturellement’ en attrapant le virus et obtenir ainsi le passeport sanitaire tchèque.

Ceci dans le but d’échapper aux mesures sanitaires et vivre normalement.

Mais contrairement à son mari et son fils qui ont éprouvé des symptômes légers grâce à leur vaccination, Mme Horka est morte du Covid-19 dimanche dernier.

Deux jours avant son décès, elle postait le message suivant sur les médias sociaux : “J’ai survécu… ce fut intense. À moi maintenant le théâtre, le sauna, les concerts… et un voyage urgent à la mer.

Référence : Czech folk singer dies after deliberately contracting Covid

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une menace intolérable à la virilité des policiers italiens

14 janvier 2022

La norme européenne FFP2 n’a pas d’équivalent en Amérique du Nord.

Les masques FFP2 bloquent 98 % des gouttelettes respiratoires dont le diamètre est d’au moins 3 µm (trois-millionièmes de mètre).

La protection qu’ils offrent est intermédiaire entre celles offertes par les masques N95 et N99.

Autant en France qu’en Italie, les forces policières ont été durement frappées par la pandémie.

La nature même du métier — qui, parfois, nécessite le combat au corps-à-corps avec celui qui résiste à son arrestation — a entrainé une contamination plus importante des forces policières que dans le reste de la population.

Et les postes vacants en raison de la quarantaine des policiers atteints par la pandémie ou en contact avec des personnes contagieuses représentent un risque pour le maintien de l’ordre public.

Voilà pourquoi l’Italie a décidé d’offrir à ses policiers des masques de qualité supérieure, soit les masques FFP2.

Malheureusement, les masques FFP2 sont très recherchés. Et il arrive qu’ils soient en rupture de stock. En pareil cas, on prend ce qu’on peut.

C’est ainsi que le général Francesco-Paolo Figliuolo — commissaire extraordinaire pour la mise en œuvre des mesures sanitaires pour contenir la pandémie et responsable de la campagne de vaccination — s’est résolu à acheter des masques FFP2 roses pour ses policiers.

Mais l’Italie n’est pas un pays comme les autres. Depuis des siècles, ce pays façonne le gout occidental du beau et de l’harmonieux dans toutes les disciplines artistiques.

Certains des plus grands couturiers, autant en mode féminine que masculine, sont des Italiens.

C’est ainsi qu’on ne peut pas aller en Italie sans être frappé par l’élégance des uniformes portés par les forces de l’ordre.

Hier, à l’ouverture des boites de masques expédiés à Bologne, Ferrare, Pavie, Syracuse, Varèse et Venise — bref, dans toutes les régions du pays — la répulsion des policiers a été immédiate; leur couleur rose jure avec la couleur de l’uniforme qu’ils portent.

Ceux-ci refusent donc de les porter, n’hésitant pas risquer leur vie en s’exposant à la pandémie plutôt que de déshonorer la virilité de leur profession.

Dans ce psychodrame dont seule l’Italie a le secret, Stefano Paolini, secrétaire général du Syndicat autonome de police (SAP) s’est empressé d’écrire à Lamberto Giannini, directeur général de la Police nationale, afin d’exprimer ses plus vives protestations.

Ce ’scandale’ s’est donc retrouvé aujourd’hui dans tous les quotidiens du pays.

Références :
Covid-19 : des policiers italiens s’insurgent contre leurs masques FFP2 de couleur rose
Italian police object to being sent pink face masks to wear on duty

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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