Le chômage au Canada

Publié le 9 janvier 2011 | Temps de lecture : 1 minute

Taux désaisonnalisé de chômage par province :

Provinces Déc. 2009 Déc. 2010
Terre-Neuve et Labrador 15,7 % 13,7 %
Île-du-Prince-Edouard 10,7 % 11,9 %
Nouvelle-Écosse 9,6 % 10,4 %
Nouveau-Brunswick 8,9 % 9,4 %
Québec 8,4 % 7,6 %
Ontario 9,3 % 8,1 %
Manitoba 5,7 % 5,2 %
Saskatchewan 4,8 % 5,5 %
Alberta 6,7 % 5,6 %
Colombie-Britannique 8,4 % 7,6 %
Canada 8,5 % 7,6 %


Lors de la récente récession économique, la diminution de l’emploi aux États-Unis a été deux fois plus importante qu’au Canada. Actuellement, le Canada est revenu presque à son niveau d’avant-récession alors que chez nos voisins du Sud, seuls 15 % des emplois perdus ont été récupérés.

Depuis deux décennies, le taux de chômage régresse dans toutes les provinces canadiennes. Note : Les provinces situées à l’ouest de la Saskatchewan n’apparaissent pas dans le graphique ci-dessous.

Taux de chômage au Canada, de 1988 à 2008

Références :
Caractéristiques de la population active, selon la province (1re partie)
Caractéristiques de la population active, selon la province (2e partie)
Le Canada n’a pas récupéré tous les emplois perdus

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Évolution de l’espérance de vie depuis 1810

Publié le 1 janvier 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

 

 
Hier soir, un de mes amis m’a fait parvenir l’hyperlien de cette vidéo de la BBC. Ce qui m’a frappé, c’est le gouffre entre l’excellence du graphisme et la superficialité du commentaire. Habituellement, Hans Rosling est un très bon conférencier : dans ce cas-ci, son propos ne rend pas justice à la qualité habituelle de ce qu’il fait.

Il s’agit ici d’une perspective purement économique ; en effet, on suggère une relation directe entre la richesse des peuples et leur espérance de vie. Le graphique est conçu de manière à mettre en valeur une telle relation, avec le revenu en abscisse et l’espérance de vie en ordonnée. L’animation montre l’évolution à ce sujet depuis deux siècles.

On pourrait conclure que les gouvernements, au lieu de mettre sur pied de coûteux régimes d’assurance-maladie, devraient se limiter à l’amélioration de la croissance économique et à la redistribution de la richesse puisque leurs citoyens se porteront mieux du simple fait de l’amélioration de leur niveau de vie.

Il n’y a pas de doute que la richesse permet de lever les barrières économique à l’accessibilité aux soins de santé. Mais l’espérance de vie de l’Humanité est demeurée stable, autour de 35 ans, pendant des siècles et s’est accrue de manière spectaculaire depuis 150 ans principalement grâce à trois facteurs successifs : l’hygiène publique, la vaccination et enfin la découverte des antibiotiques et accessoirement des médicaments modernes.

En somme, contrairement à ce que suggère Hans Rosling, l’amélioration de l’espérance de vie s’est produite en dépit de l’industrialisation et non à cause d’elle. On aurait bien tort de croire que la suie qui a noirci les maisons et les poumons de Londres ou de Glasgow leur a été bénéfique. On vit donc plus longtemps grâce à la révolution scientifique des XIXe et XXe siècles plutôt que la révolution industrielle des XVIIIe et XIXe.

Voyez comment on insiste sur les « poor and sick » de 1948 comme la Chine, l’Inde, et le Pakistan alors qu’ils ont à peu près la même espérance de vie que l’Iran, dix fois plus riche qu’eux. Peut-on supposer que la redistribution de la richesse (probablement déficiente à l’époque en Iran) constitue un facteur important dans l’analyse de ces résultats ? Pourtant il n’en sera jamais question dans cette vidéo.

Entre 1948 et maintenant, on peut voir que des pays en voie de développement rattrapent les pays occidentaux quant à l’espérance de vie alors que leur prospérité est encore bien inférieure à la nôtre. Note : Rappelons que l’abscisse est en échelle logarithmique, ce qui atténue les différences économiques.

À l’aide de l’outil GapMinder, on peut voir que la richesse ne procure pas d’avantage au peuple américain en matière d’espérance de vie lorsqu’on compare leur pays à Cuba. De plus, l’amélioration notable de l’espérance de vie en Chine sous Mao Zedong s’est effectuée malgré une croissance économique médiocre, alors que depuis son décès, c’est le contraire; les progrès économiques remarquables de la Chine s’accompagnent d’une amélioration légère de l’espérance de vie.

En somme, on a affaire à un excellent travail de visualisation, accompagné d’un propos simpliste et trompeur.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gaz de schiste : des redevances « élevées » ou « justes » ?

Publié le 7 décembre 2010 | Temps de lecture : 3 minutes

À l’émission « Tout le monde en parle » de dimanche dernier, le Premier ministre du Québec abordait la question des redevances imposées à l’industrie des gaz de schiste. En comparaison avec la nationalisation, M. Charest disait : « On va retirer les mêmes redevances. Puis des redevances élevées sur l’exploitation. Des redevances qui vont être justes.»

Si on avait pu voir ma courbe d’approbation, on aurait vu une montée qui culmine à élevées suivie d’un plateau et enfin d’un crash à justes. En quoi ces deux qualificatifs sont-ils si différents ?

Présentement, le Québec compte vingt-deux mines actives dans lesquelles on exploite surtout du fer, du zinc, du nickel, du cuivre et de l’or. Entre 2002 et 2008, l’industrie minière a versé 259 millions$ au fisc québécois en droits miniers, soit 1,5 pour cent des profits. En effet, les redevances versées à l’État sont calculées sur les profits et non sur la valeur brute de la production.

En contrepartie de cette contribution, lorsqu’une compagnie cesse ses opérations, le gouvernement du Québec défraye la moitié des coûts des travaux de restauration des sites contaminés. Le ministre délégué aux Ressources naturelles a indiqué récemment qu’une enveloppe de 300 millions$ est prévue pour les sites orphelins. De cette somme, 164 millions$ ont déjà été engagés dans des projets de restauration.

On remarquera donc que les redevances de l’industrie minière ne couvrent même pas les coûts de restauration des sites abandonnés. Si bien que le Québec est le troisième endroit le moins cher au monde pour l’exploitation minière.

En somme, le seul avantage que nous en retirons, c’est le salaire versé aux mineurs, les retombées économiques, de même que le mécénat non-négligeable de l’industrie pour les arts et la culture. Même s’il s’agit de sommes importantes, cela est peu de chose en comparaison avec les milliards$ de profit distribués à leurs actionnaires étrangers.

Dans un tel contexte, que signifie le qualificatif « justes » utilisé par monsieur Charest ? Les redevances payées par l’industrie des gaz de schiste seront-elles justes par rapport à celles — ridicules — versées par le reste de l’industrie minière ? Si oui, comment monsieur Charest peut-il prétendre qu’il s’agit de redevances « élevées » ?

Références :
Industrie minière – Des privilèges inaliénables
Le PQ maintient son opposition au projet de loi 79 sur les mines
Québec veut des mesures plus sévères

Paru depuis : Un siècle pour restaurer 700 sites miniers (2015-01-26)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les millionnaires chinois

Publié le 1 octobre 2010 | Temps de lecture : 2 minutes
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Publié en avril 2010, le Rapport Hurun analyse la distribution de la richesse en Chine.

Il y a 875,000 millionnaires dans ce pays, une augmentation de 6,1% par comparaison avec l’an dernier. Pour se qualifier à titre de millionnaire dans ce rapport, une personne doit posséder une richesse évaluée à au moins dix millions de yuans, soit 1,5 million de dollars canadiens ou 1,08 millions d’euros. Dans l’évaluation de leur fortune, on tient compte des investissements, des entreprises, des valeurs mobilières, des oeuvres d’art, etc.

Près de la moitié d’entre eux (48%) vivent dans l’une des trois villes suivantes : Beijing (151,000), Guangdong (145,000) et Shanghai (122,000).

Les millionnaires chinois ont une moyenne d’âge de 39 ans (15 ans de moins que les millionnaires étrangers) et 30% sont des femmes. Ils collectionnent les montres de collection (de marque Cartier, Bvlgari et Montblanc particulièrement) et les œuvres d’art traditionnel de Chine. Ils possèdent en moyenne trois voitures et 4,4 montres de luxe. Leurs loisirs sont principalement les voyages, le golf et la natation. Ils prennent 16 jours de vacances par année. Le tiers ne boit pas d’alcool et près de la moitié sont non-fumeurs.

Pour l’éducation de leurs enfants, ils préfèrent les lycées anglais et les universités américaines.

55,000 d’entre eux valent dix fois plus (soit au moins cent millions de yuans ou 15 millions de dollars canadiens ou 10,8 millions d’euros). Quant à ceux qui possèdent au moins un milliard de yuans (soit 150 millions de dollars canadiens ou 108 millions d’euros), ils sont au nombre de 1,900. Finalement, 130 Chinois possèdent une fortune évaluée à plus de dix milliards de yuans (soit 1,5 milliard de dollars canadiens ou 1,08 milliard d’euros)

Seuls les États-Unis comptent plus de millionnaires que la Chine.

Détails techniques : 
Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/80 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’inter-Caisses Desjardins : un logiciel bâclé

Publié le 11 août 2010 | Temps de lecture : 2 minutes

Carole Lacroix, Conseillère – Service aux membres
Direction Gestion de la qualité
Soutien au développement coopératif et aux instances démocratiques, Mouvement Desjardins

Madame Lacroix,

Ce qui est facile pour l’usager à un guichet automatique devrait être aussi facile au comptoir d’une caisse.

Dès que le caissier est certain de l’identité de la personne devant lui, ce caissier devrait avoir accès au dossier de cette personne, peu importe la caisse où on se trouve. Il devrait donc avoir sous les yeux toutes les transactions reliées au compte, pouvoir appuyer sur un bouton afin d’accéder instantanément à la dernière transaction imprimée au livret, et appuyer sur un autre bouton afin d’imprimer toutes les transactions ultérieures. En cas de problème, il devrait pouvoir naviguer facilement dans le compte afin d’y trouver l’information désirée.

De toute évidence, pour votre personnel, ce n’est pas aussi simple que cela puisque dans notre cas, trois employées ont été impuissantes à mettre-à-jour ce livret. Donc la faute n’incombe pas à vos employés; ceux-ci ont de la difficulté à rendre le service auquel vos clients ont droit. Le coupable, c’est l’outil informatique que Desjardins met à leur disposition.

L’indépendance de chaque caisse ne peut être invoquée pour justifier les ratés de votre logiciel puisque l’inter-Caisses a précisément pour but de faire oublier ce cloisonnement.

Par conséquent, un logiciel comme l’inter-Caisses, qui nécessite de savoir le solde actuel, le numéro de ligne ou toute autre complication inutile, afin d’effectuer une tâche aussi simple que la mise-à-jour d’un livret de banque, est un logiciel qui a sérieusement besoin d’être amélioré, du moins dans la version à la portée de vos caissiers.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’inter-Caisses Desjardins ou quand un réseau informatique bancaire fait pitié

Publié le 4 août 2010 | Temps de lecture : 4 minutes
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Toute sa vie, ma mère a fait affaire avec les Caisses populaires Desjardins. De son vivant, mon père était président du Comité de crédit d’une Caisse populaire de Joliette. Enfants, chacun d’entre nous déposions nos épargnes dans un compte Desjardins. Bref, toute la famille avait Desjardins tatoué sur le portefeuille.

Conséquemment, lorsque ma mère a déménagé dans mon quartier, elle s’est empressée d’aller ouvrir un compte à la Caisse pop à vingt minutes de marche de son nouvel appartement (photo ci-dessus).

Mais la caissière avait une meilleure idée.

Nous, on ne recommande pas d’ouvrir un autre compte; il est préférable de procéder par inter-Caisses. Ce système vous permet de venir ici effectuer toutes vos transactions comme si vous alliez à votre ancienne succursale : dépôts, retraits, mise-à-jour de vos livrets bancaires, etc. Cela évite la multiplication des comptes et cela simplifie votre comptabilité.

Effectivement, cela était une excellente idée. Des centaines de milliers de personnes font leurs transactions aux guichets Desjardins, certaines d’entre elles utilisant le système inter-Caisses. Il s’agit donc d’un système éprouvé: nous avons donc présumé qu’aux comptoirs, les caissières pouvaient utiliser ce système aussi facilement, ou même mieux, que l’épargnant aux guichets automatiques.

Moins d’une semaine plus tard, plus précisément hier, nous étions de retour à cette caisse, heureux de profiter pour la première fois du système inter-Caisses et ce, dans le but de mettre à jour un livret de banque de la succursale St-Pierre de Joliette.

Je suis désolée; ce compte-là fonctionne par relevés sur feuilles mobiles et non par livret.
— Bien voyons donc, ça toujours été par livret; voyez la date dans le livret…
— Je suis désolée. Je ne peux rien faire. Il faut vous adresser à votre ancienne caisse. Voici leur numéro de téléphone.

De retour à la maison, nous effectuons un interurbain à Joliette pour nous faire dire que le compte n’a jamais cessé d’être par livret et que l’imbroglio vient du fait que la caissière n’a tout simplement pas trouvé le numéro de ligne.

Sans bien savoir ce que le numéro de ligne signifie, nous retournons à la Caisse répéter comme des perroquets ce qu’on vient de nous dire.

C’est quoi le solde ?
— Vous voulez de dire le solde de la dernière fois, celui imprimé au livret ?
— Non, non, le solde actuel.
— Bien, on ne le sait pas : c’est pour le savoir qu’on vient ici mettre le livret à jour.
— Sans le solde actuel, je ne peux pas trouver le numéro de ligne. Je suis désolée. Je ne peux rien faire.

Alors je hausse le ton.
Cela fait trois fois qu’on marche vingt minutes de la maison à ici pour mettre un livret à jour. C’est beaucoup plus simple pour nous de changer de banque (pour la Banque Nationale située à proximité) que d’aller à la maison et de revenir ici avec le solde actuel sans même savoir si finalement on pourra mettre à jour le livret.

Devant cette menace, on nous permet d’appeler sur les lieux à Joliette et d’obtenir finalement le solde actuel.

C’est beau, je vois votre compte. Malheureusement avec le numéro de ligne, j’obtiens pour la date de la dernière transaction imprimée dans le livret, un solde différent que celui qui apparait au livret. Donc je ne peux pas le mettre à jour. Il va falloir aller dans cette succursale-là. Je suis désolée. Je ne peux rien faire.
— Mademoiselle, on ne fera pas un voyage de 50 km pour aller à Joliette afin de mettre à jour un livret de banque.
— Dans ce cas, appelez-les pour leur demander de vous poster un imprimé sur feuilles mobiles des transactions effectuées depuis la dernière fois. Je suis désolée. Je ne peux rien faire.

Nous avons donc quitté bredouilles la Caisse pop pour aller ouvrir un compte à la Banque Nationale dans l’espoir d’y obtenir un meilleur service.

Arrivés à la maison, ma mère, songeuse, a eu cette remarque :
Ton père doit se retourner dans sa tombe.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel