FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 5

Publié le 12 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Jérôme Minière
Music is Not Fun
Jam & P-Dox
Zekhul
Collectif Métisse

Catherine Durand
Papillon

À mon arrivée sur le site des FrancoFolies, vers 20h10, Jérôme Minière — récipiendaire du Félix de l’auteur-compositeur-interprète en 2003 — terminait son concert sous la tente du Pub urbain Molson M.

À deux pas de là, sur la scène SiriusXM, le groupe pop français Music is Not Fun (originaire de Lyon) débutait le sien. Les rappeurs québécois du groupe Jam & P-Dox faisaient de même sur la scène Ford alors qu’un peu plus loin, le guitariste et percussionniste québéco-camerounais Zekuhl se produisait sur la scène Hydro-Québec.

Le clou de la soirée était le spectacle du Collectif Métisse à la Place des Festivals à 21h. En deux mots, Collectif Métisse, c’est une « Compagnie Créole » d’origine bordelaise. Dès la première chanson, leur spectacle de 90 minutes a conquis la foule immense massée sur la Place des Festivals.

Juste au moment où se terminait ce spectacle, des manifestants ont emprunté vers le nord la rue Jeanne-Mance (qui borde la Place des Festival). Je me suis faufilé entre eux afin d’atteindre l’esplanade de la Place des Arts, où Catherine Durand donnait la deuxième moitié de son récital.

À 23 heures, Stéphane Papillon (un rockeur qu’on n’entend pas assez souvent) partageait la scène Ford avec le poète et rockeur Lucien Francoeur.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12 mm F/2,0 (cinquième photo et vidéo) et M.Zuiko 40-150 mm R (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/4,4 — ISO 1600 — 58 mm
2e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 40 mm
3e photo  : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
4e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 5000 — 102 mm
5e photo  : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 800 — 62 mm
7e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 4

Publié le 11 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
David Jalbert
Patrick Groulx et ses invités
Propofol
Alaclair Ensemble
Just Wôan
Kaïn
Marc Déry (en tant qu’invité de Kaïn)
Sagot

Après le travail, je suis passé chez moi pour me changer et je suis arrivé sur le site des FrancoFolies vers 19h30.

David Jalbert donnait alors un récital de ses compositions attachantes au Pub urbain Molson M devant une assistance presque aussi nombreuse que Kevin Parent, la veille, au même endroit.

Durant ce temps, sur la Place des festivals, Patrick Groulx présentait des artistes de la relève. Même si je n’aime pas — mais vraiment pas du tout — l’humour de M. Groulx, je dois avouer qu’il chante bien. L’idée d’offrir une occasion à de jeunes artistes de se faire connaitre et prendre de l’expérience est excellente. Le résultat était évidemment inégal comme on peut s’y attendre avec ce genre d’initiative.

À 20h, les festivaliers avaient le choix entre trois spectacles simultanés : celui du trio électro-rock Propofol (sur la scène SiriusXM), le show hip-hop du collectif Alaclair Ensemble (sur la grande scène Ford), et enfin le camerounais Just Wôan (sur la scène Hydro-Québec).

Des trois, ma préférence allait à ce dernier, en raison de l’éventail plus large des styles musicaux utilisés (du jazz à la musique du monde) et des présentations intéressantes de ses chansons. J’ai donc combiné l’utile à l’agréable en prenant le repas du soir à la cafeteria Commensal, de laquelle on pouvait entendre le spectacle du chanteur africain.

À 21h, les FrancoFolies donnaient l’occasion au groupe Kaïn de célébrer leur dixième anniversaire devant une foule immense de festivaliers conquis d’avance. Quelle merveilleuse occasion de se rappeler la veine mélodique apparemment inépuisable de ce groupe sympathique. Parmi les invités à ce spectacle de deux heures, Bourbon Gautier, Marc Déry (photo ci-dessus) et Sébastien Plante (du groupe Les Respectables).

Au cours de la deuxième heure du spectacle de Kaïn, Julien Sagot (le percussionniste de Karkwa) se produisait sur l’esplanade de la Place des Arts. J’y suis allé quelques minutes, pour ensuite retourner à Kaïn et finalement décider, sans attendre la fin du spectacle, d’aller me coucher.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 150 mm
2e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 250 — 58 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 40 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 62 mm
5e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 150 mm
6e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 150 mm
7e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
8e photo  : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 3200 — 49 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 3

Publié le 10 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Grenadine
Kevin Parent
Amylie
Groovy Aardvark
Bodh’Aktan
Galaxie

Pour cette troisième journée des FrancoFolies, je suis coincé : je travaille jusqu’à 18h. Puis dès 19h30, j’assite au premier volet d’une intégrale des symphonies de Brahms jouées par l’Orchestre métropolitain. D’ici là, je papillonne d’une scène à l’autre pour y prendre quelques photos tout en mangeant un Hot-Dog acheté sur la rue.

À mon arrivée à proximité de la scène SiriusXM, la chanteuse Amylie y chante un morceau entrainant, frais et pétillant comme une flûte de champagne. Le répertoire de cette chanteuse est composé de chansons pop avec un accent rétro et une touche électro.

Sans attendre le reste, je me dirige vers le Pub urbain Molson M pour y apercevoir Kevin Parent. Malgré une popularité qui lui aurait permis de jouer sur une des grandes scènes du festival, ce chanteur a préféré s’offrir un spectacle intime devant les dizaines de privilégiés qui ont réussi à prendre place sous cette tente, tandis qu’au moins un millier de personnes supplémentaires s’entassent à l’extérieur pour l’entendre et l’entrevoir.

Pendant ce temps, Amylie et ses musiciens se produisent sur la Place des festivals. Le temps de quelques photos et je dois me rendre prestement à la Maison symphonique de Montréal

Après deux symphonies de Brahms, je retourne aux FrancoFolies. Un seul adjectif pour qualifier le reste de la soirée : énergique.

D’abord l’énergie brute de Groovy Aardvark, un groupe punk/rock alternatif francophone, originaire de Longueil. La Place des festival est pleine de monde. Devant la scène, au moins trois personnes font du « body surfing » sur une foule enthousiaste.

À 22h, Bodh’aktan, un groupe de la Côte-Nord du Québec, se produit sur l’esplanade de la Place des Arts. Ce groupe joue de la musique inspirée des reels écossais et irlandais. Leur spectacle endiablé est une suite de danses et de musique à boire. Pas de longues présentations. Pas de ballade pour reprendre son souffle. Une heure d’énergie brute, sans répit.

Dans ce que j’ai entendu jusqu’ici cette année aux FrancoFolies, Bodh’aktan est mon coup de cœur. Si vous aimez la musique trad, courez entendre ce groupe remarquable, de préférence dans un lieu où l’on peut danser.

De 23h à minuit, le groupe Galaxie se produit sur la scène Ford enfumée. Puisque je dois rentrer me coucher, je prends quelques photos et je m’engouffre dans le métro.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,3 — ISO 4000 — 120 mm
3e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 320 — 100 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/4,7 — ISO 3200 — 74 mm
5e photo  : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
6e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 125 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 2

Publié le 9 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Diane Tell et ses invités
Patrice Michaud
Hôtel Morphée

Travail oblige, je suis arrivé aux FrancoFolies vers 21h30. Sur la Place des festivals, Diane Tell entammait la deuxième moitié de son spectacle. Au bénéfice des plus jeunes, Mme Tell est connue, entre autres, pour son succès « Si j’étais un homme ». Son répertoire étant plutôt limité, elle s’était entourée de quelques invités.

De 22h à 23h, l’auteur-compositeur Patrice Michaud, entouré de quatre musiciens, donnait son spectacle sur l’esplanade de la Place des Arts. Cet artiste est également un fin raconteur qui s’inspire de son enfance ou de la vie de son coin de pays (la Gaspésie) pour livrer à son auditoire une série d’anecdotes amusantes entre ses chansons. Bref, j’ai beaucoup aimé sa prestation, mi-récital, mi-spectacle d’humour.

À 23h, le groupe Hôtel Morphée se produisait à la scène Ford. Pressé par la nécessité de rentrer chez moi, je n’ai pu assister que quelques instants à ce concert, le temps de prendre une photo (celle ci-dessus).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 2500 — 40 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 1

Publié le 8 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Vue générale de la Scène Ford
Daran
Manifestants
Pierre Lapointe

Hier soir avait lieu le spectacle d’ouverture des FrancoFolies de Montréal. À l’affiche, successivement Dionysos et les Revenants, puis Daran, et enfin Pierre Lapointe.

Je suis arrivé vers 20h30. Le spectacle de Daran était déjà commencé. Vers la fin, de jeunes manifestants ont traversé la foule. Les dix dernières minutes de la représentation se sont donc perdues dans une cacophonie de slogans et de bruits de casseroles qui n’ont pas altéré la bonne humeur de la foule, plutôt sympathique à leur cause.

Puis ce fut le tour de Pierre Lapointe. Celui-ci a interprété quelques uns de ses succès bien connus. Vers 22h la pluie a commencé et je suis rentré chez moi.

Bref, voici quelques photos que j’ai rapportées de cette soirée agréable.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20 mm F/1,7 (première photo) et M.Zuiko 40-150 mm R (les autres)
1re photo : 1/160 sec. — F/2,5 — ISO 200 — 20 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/3,2 — ISO 2500 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 40 mm
4e photo  : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les chaises suspendues

Publié le 29 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute


 
Dans le cadre du Festival TransAmérique, une dizaine de personnes âgées participent à l’installation X-fois gens chaises d’Angie Hiesl.

En voici trois à l’œuvre, samedi dernier, dans le Quartier Latin…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm
1re photo : 1/320 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
2e photo  : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
3e photo  : 1/640 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Armide : amour et passion chevaleresques

Publié le 19 avril 2012 | Temps de lecture : 4 minutes
Affiches à l’entrée du Théâtre Elgin

Jusqu’au 21 avril, l’Opera Atelier de Toronto présente Armide (1686), le dernier opéra terminé par Jean-Baptiste Lully. L’opéra raconte l’amour malheureux de la magicienne Armide pour le chevalier Renaud.

Après la Ville-reine, cette production sera présentée trois fois à l’Opéra royal de Versailles (du 11 au 13 mai prochains) et huit fois à New York, entre le 21 juillet et le 23 août 2012.

Dans tous les cas, l’accompagnement musical sera assuré par les membres du Tafelmusik Orchestra, soit un des meilleurs orchestres baroques au monde.

Plafond du Théâtre Elgin

Dès le départ, ce qui frappe dans cette production, c’est le jeu maniéré des chanteurs. Il s’agit ici d’un choix délibéré du metteur en scène, un choix qui se justifie dans la mesure où il ne s’agit pas de personnages de téléromans mais d’êtres plus grands que nature tirés d’un poème épique de la Renaissance. Or qui connait le langage corporel et la manière de s’exprimer des chevaliers médiévaux imaginés par un auteur italien ?

Plus précisément, il s’agit d’une dramatisation excessive de l’émotion ressentie par les personnages, dans un opéra qui repose entièrement sur la description des sentiments. À titre d’exemple, au 2e des cinq actes, quand Armide — incarnée Peggy-Kriha Dye, par une tragédienne exceptionnelle — lève son glaive pour poignarder Renaud endormi, on la voit hésiter à plusieurs reprises entre la haine éprouvée contre lui et l’éveil de la pulsion sexuelle qu’il suscite en elle, et qui lui fera finalement renoncer à ses sombres projets (ce qui, heureusement, permet à l’opéra de se poursuivre encore une heure). Cette dramatisation possède l’avantage de rendre évidente la compréhension du livret.


 
Les décors sont biens. Le véritable point faible de cette production, ce sont les costumes qui, quoique chatoyants, manquent de magnificence pour un opéra qui a contribué à la splendeur royale sous Louis XIV. Il faut préciser que si les danseuses sont vêtues de robes, leur collègues masculins dansent généralement en collants. C’est aussi la tenue vestimentaire du baryton qui incarne le personnage de la Haine et qui, heureusement, possède le gabarit ostentatoire d’un culturiste.

À Toronto, la danse baroque ne semble pas avoir atteint la maturité qu’elle a ici, à Montréal ni, à plus forte raison, celle qu’on peut constater sur les scènes baroques parisiennes. Mais on a compensé cette lacune par une créativité qui a valu aux spectateurs de très agréables numéros de danse dont un, accompagné de castagnettes, qui fut un moment de pure magie.

Les chanteurs et les danseurs semblent tous avoir moins de 35 ans. Si vous êtes habitués aux sopranos obèses, cette jeune distribution ne comporte que de jeunes adultes au physique avantageux.

Oui mais le chant dans tout cela ? Absolument impeccable. Si la diction française laisse parfois à désirer, le chant lui-même est parfait.

Et puisque l’Air du sommeil est celui qui a fait la renommée de cette œuvre, les spectateurs présents au Théâtre Elgin mardi soir eurent droit à une pièce d’anthologie de la part du ténor canadien Colin Ainsworth (pour lequel on a transposé le rôle de Renaud, originellement conçu pour un haute-contre). À Versailles, une exécution de cette qualité (précisons que dans ce cas-ci la diction était parfaite) aurait provoqué un tonnerre de bravos et d’applaudissements. À Toronto, personne n’a applaudi : je n’en suis pas revenu.

Bref, si vous passez par Toronto ces jours-ci ou si vous pouvez assister à une des représentations versaillaises, je vous invite à assister à cet opéra baroque très bien défendu par cette jeune troupe torontoise enthousiaste.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/60 sec. — F/4,4 — ISO 800 — 20 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 18 mm
3e photo  : 1/4 sec. — F/4,5 — ISO 400 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Stéphane Tétreault, l’Orchestre métropolitain et Dvořák

Publié le 13 avril 2012 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Sous la direction du chef Julian Kuerti (fils du pianiste torontois), l’Orchestre métropolitain présentait hier soir de la musique de quatre compositeurs d’Europe centrale : Smetana, Dvořák, Kodály et Bartók.

L’œuvre principale à l’affiche était le Concerto pour violoncelle op. 104 de Dvořák dont le soliste était Stéphane Tétreault, un violoncelliste qui célébrait son 19e anniversaire le mois dernier.

On jouait à guichet fermé en raison d’une importante campagne médiatique qui avait porté autant sur l’âge du soliste que sur son instrument, un Stradivarius de 1707 prêté par une mécène anonyme.

Ce matin, les critiques musicaux de La Presse et du Devoir font l’éloge des artisans de ce concert. Qui serais-je pour les contrarier; en simple mélomane, j’ai également beaucoup apprécié cette soirée quoique j’ai peu d’affinité pour la musique tapageuse de Bartók.

Pour terminer, puisque les photos ci-dessus présentent aussi la salle de la nouvelle Maison symphonique de Montréal, précisons que la construction de cet édifice, au coût de 260 millions$, a débuté en 2009 et qu’il a été inauguré en septembre dernier. 70% de la surface de la salle est recouverte de bois de hêtre provenant de la région de Gatineau.

Il s’agit d’une salle de 1 900 places, sans compter les 200 places supplémentaires derrière l’orchestre pour les choristes ou les spectateurs. Près de 200 musiciens peuvent prendre place sur scène. L’ajout de cette salle porte à 8 000 sièges la capacité totale des différentes salles de la Place des Arts, en faisant un des plus importants complexes culturels en Occident.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/25 sec. — F/3,7 — ISO 400 — 16 mm
2e photo  : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 45 mm
3e photo  : 1/20 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 45 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 320 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pavillon Claire et Marc Bourgie du MBAM

Publié le 7 avril 2012 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Le Pavillon Claire et Marc Bourgie a été aménagé dans l’ancienne église néo-romane Eskine and American, construite en 1894 et fermée au culte depuis 2004. Ce pavillon est entièrement consacré à l’art québécois et canadien.

La nef de l’église a été convertie en salle de concert. L’arrière de l’édifice a été agrandi et, sur six étages, présente 600 œuvres regroupés principalement de manière chronologique.

Le coût de cette transformation a été de 42,4 millions$. Ceci comprend l’achat de l’église, la restauration des vitraux exceptionnels de Tiffany, l’aménagement de la salle de concert, la restauration des œuvres présentés (12 610 heures de travail), et le chantier de l’aménagement arrière du pavillon.

Je ne voulais pas photographier des œuvres en particulier, quoique je n’ai pas pu y résister. Mon intention était surtout de présenter l’aménagement des lieux. Montrer ses murs aux couleurs chaudes, ses éclairages expressifs et, de manière générale, cette « mise en scène » des œuvres présentées.

Détail des œuvres :

De 0:13 à 0:23. il s’agit d’une vidéo créée par l’artiste algonquine Nadia Myre, de Montréal.

À 0:58, c’est Composition 44 (1959) de Paul-Émile Borduas.

De 1:00 à 1:08, on voit deux toiles de Jean-Paul Riopelle : Autriche (1954) et Vent traversier (1952).

À 1:19, voici Mirabia (2001), une installation de la montréalaise Dominique Blain.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le concert privé de Gustav Leonhardt

Publié le 20 janvier 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Le claveciniste, chef d’orchestre et musicologue Gustav Leonhardt s’est éteint lundi dernier à l’âge de 83 ans.

Il y a bien des années, à la sortie de l’église St-Jean-Baptiste de Montréal, on distribuait un dépliant qui incitait le public à s’abonner à une série de concerts appelés « Concerts au salon » parce qu’ils étaient donnés dans le salon de la résidence de la gambiste Susie Napper (membre du duo Les Voix humaines et qui organise depuis le Festival de musique baroque de Montréal).

Le programme de cette année-là débutait par un récital de Gustav Leonhardt. L’idée que ce dernier, un des deux plus grands clavecinistes du XXe siècle puisse se produire devant une assistance de seulement cinquante mélomanes, au coût d’environ 20$ par personne, m’apparaissait tout à fait ridicule. Dans mon esprit, il n’y avait pas une chance sur un million qu’un tel concert ait lieu.

Mais l’ensemble du programme était intéressant; conséquemment, je m’y étais abonné, en dépit de l’improbabilité de ce concert inaugural.

Le soir fatidique, je m’attendais à une annonce du genre : « Nous sommes désolés. Monsieur Leonhardt a été retenu en Europe et ne peut donc pas être parmi nous ce soir. Toutefois… »

Au cas où M. Leonhardt serait présent — sait-on jamais — j’avais acheté une enregistreuse spécialement pour l’occasion (et qui n’a jamais servi depuis). J’avais mis l’appareil dans la poche intérieure de mon complet : le micro était épinglé à ma cravate. L’enregistrement traine encore quelque par chez moi. Je ne l’ai jamais écouté.

Non seulement nous pouvions entendre le claveciniste dans les conditions acoustiques exactes des salons pour lesquels les œuvres au programme avaient été conçues et étaient jouées à l’époque, mais ce concert inouï nous réservait bien d’autres surprises.

D’abord M. Leonhardt parlait français. La présentation des œuvres qu’il s’apprêtait à nous jouer était empreinte d’humour alors que la pochette de tous ses disques le présente comme un personnage sérieux, voire taciturne. Au contraire, il était charmant.

Évidemment l’interprétation était impeccable. Je ne me rappelle plus de la liste des œuvres au programme. Je sais qu’il n’avait rien d’Haendel.

Donc si un jour, vous entendez parler de la parution d’un enregistrement inédit intitulé « Gustav Leonhardt live in Montréal », pensez à moi…

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Écrit par Jean-Pierre Martel