L’Étoile de Chabrier à l’université de Montréal

Publié le 28 février 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

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L’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal et l’Orchestre de l’Université de Montréal présenteront ce soir, le 28 février 2015, pour la troisième et dernière soirée d’affilée, L’Étoile d’Emmanuel Chabrier à la salle Claude-Champagne (métro Édouard-Montpetit).

Cette opérette est jouée par les étudiants de la faculté de musique de l’U de M.

Franchement, c’est un spectacle charmant. Si les musiciens ont été très bons —  avec une petite tendance parfois à couvrir les voix — les comédiens-chanteurs ont été excellents.

Le principal artisan de ce succès est le metteur en scène François Racine qui a fait preuve de créativité et de bon goût, dans un répertoire où il est facile d’être vulgaire en voulant faire rire à tout prix.

J’ai passé la soirée le sourire aux lèvres. À la fin du spectacle, la clameur qui émanait de la foule était une marée de rires, principalement féminins, ce qui suggère que je n’étais pas le seul à avoir apprécié cette soirée.

Bref, si vous aimez l’opérette, ce spectacle est à ne pas manquer.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


CompůtAřt No 2

Publié le 4 janvier 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Rose & Noir
Abstraction No 2
Abstraction No 4

Ce qui s’apparente ici à des peintures abstraites, est en réalité le résultat de la lecture — par le logiciel Corel AfterShot Pro — de trois photos victimes d’une importante corruption informatique.

Détails techniques : Canon Powershot G6
1re photo : 1/8 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


CompůtAřt No 1

Publié le 3 janvier 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Concorde
Fenêtres
Bandes No 5

Cette semaine, j’ai classé les photos que j’ai prises à Paris l’automne dernier. Cette tâche terminée, j’ai eu l’idée d’aller voir les photos que j’ai prises dans cette ville en 2003 et 2004, afin compléter les diaporamas que je compte réaliser au cours des mois qui viennent.

Il faut savoir qu’il me reste peu de mes originaux de l’époque; la partition du disque dur où mes photos étaient entreposées a été corrompue. J’avais conservé de rares photos partiellement endommagées dans l’espoir qu’un jour je découvre un logiciel capable de les restaurer (ce qui n’est jamais arrivé).

En passant en revue les quelques photos qui me restent (dont celles corrompues), j’ai donc définitivement détruit une bonne partie des photos devenues inutiles jusqu’au moment où j’ai réalisé qu’elles avaient leur propre esthétique.

Ces fichiers corrompus ne peuvent plus être lus par Photoshop, Lightroom, Adobe Bridge, ni DxO Optics Pro. Mais ils sont encore lus par Corel AfterShot Pro.

Avant qu’il ne soit trop tard, j’ai donc décidé de montrer quelques « réalisations accidentelles » de mon ancien PC sous Windows. Comme quoi ces machines ne sont peut-être pas aussi stupides qu’on pense…

Détails techniques : Canon Powershot G6
1re photo : 1/160 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 10,3 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/2,8 — ISO 100 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La murale Les Arts Lyriques

Publié le 19 décembre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
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La murale intitulée Les Arts Lyriques fut la première oeuvre d’Art ajouté au métro de Montréal après sa construction. Inaugurée le 20 décembre 1967, elle fut créée par Frédéric Back, un artiste polyvalent — mieux connu aujourd’hui comme cinéaste — qui exerçait alors le métier de verrier.

Longue de 13,7 mètres, l’oeuvre retrace l’histoire de l’art musical de Montréal, du premier concert donné en 1535, jusqu’à l’époque contemporaine.

Soutenue par une tonne d’acier, la murale se compose de milliers de pièces de verre, réparties sur quatre couches superposées, rétroéclairées par 105 tubes fluorescents.

Lorsqu’on s’approche suffisamment près, on découvre cette oeuvre figurative sous un aspect différent, totalement abstrait, qui magnifie le brillant des couleurs choisies par son créateur.

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Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectif Voigtländer 25mm F/0,95
1re photo : 1/320 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ombres & Lumières

Publié le 17 décembre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
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Depuis le 10 décembre jusqu’au 1er février 2015, la Place des Festivals s’est transformée en musée d’Art contemporain à ciel ouvert.

Dans le cadre de la cinquième édition de l’événement Luminothérapie, la firme torontoise Raw Design — en collaboration avec Atomic3 et Dix au carré de Montréal — a réalisé l’oeuvre interactive Prismatica.

Cette installation est composée de cinquante prismes colorés pivotants, d’une hauteur de plus de deux mètres, recouverts d’un filtre qui reflète les couleurs de l’arc-en-ciel en fonction de la lumière et de l’angle d’observation.

Provoquée par le vent ou la main des passants, la rotation de ces prismes iridescents s’accompagne d’un son de clochettes.

Le tout transforme la Place des Festivals en un kaléidoscope hivernal féérique.
 

Cliquez pour démarrer

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5, objectif Voigtländer 25mm F/0,95
1re photo : 1/125 sec. — F/2,0 — ISO 320 — 25 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,0 — ISO 640 — 25 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/2,0 — ISO 500 — 25 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,0 — ISO 1000 — 25 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/2,0 — ISO 400 — 25 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/2,0 — ISO 500 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


D’Artagnan et les trois mousquetaires

Publié le 27 novembre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
Distribution de la pièce

Depuis le 12 novembre et ce, jusqu’au 19 décembre 2014, le Théâtre Denise-Pelletier présente la pièce D’Artagnan et les trois mousquetaires, une adaptation théâtrale et une mise en scène de Frédéric Bélanger réalisée à partir du célèbre roman d’Alexandre Dumas.

J’ai vu ce spectacle avant-hier soir, au milieu d’une salle pleine composée principalement de jeunes.

En 2001, ce même théâtre avait présenté une autre adaptation toute aussi réussie des Trois mousquetaires.

À l’image d’Alexandre Dumas — qui n’a jamais hésité à prendre des libertés avec l’histoire afin de rendre ses romans plus intéressants — le metteur en scène a resserré le récit et supprimé des scènes afin de présenter un spectacle alerte, sans temps mort, où l’ennuie est banni.

Ceux qui jugent important le réalisme psychologique des personnages risquent d’être déçus; il y a les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Mais pour le jeune qui veut simplement assister à un excellent spectacle, celui-ci tient promesse.

Drôle et enlevée, cette pièce célèbre la bravoure de D’Artagnan, l’amitié qui lie les mousquetaires, et la loyauté qui triomphe de la traitrise. Bref, toutes les qualités d’un bon spectacle pour un jeune d’âge scolaire y sont réunies.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 19 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’importance d’être Constant, d’Oscar Wilde, au TNM

Publié le 16 novembre 2014 | Temps de lecture : 1 minute
Distribution de la pièce

Depuis le 11 novembre et jusqu’au 6 décembre 2014, le Théâtre du Nouveau Monde présente la pièce L’importance d’être Constant de l’auteur britannique Oscar Wilde.

Il s’agit d’une intelligente comédie où Wilde se moque affectueusement de ses contemporains. C’est sans doute pourquoi les Britanniques eux-mêmes ont adoré cette pièce qui fut le plus grand succès de son auteur.

Sans entracte et sans temps mort, cette production s’articule autour d’une immense tasse de thé et de divers accessoires surdimensionnés (cuillère, poche de thé, carrés de sucre, et biscuit sec).

Le metteur en scène Yves Desgagnés a accentué l’humour absurde de Wilde par une série de running gags qui font mouche à chaque fois.

Bref, si vous voulez oublier les tracas de la vie quotidienne et passer 90 minutes le sourire aux lèvres, je vous invite à voir cette excellente production.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Venus & Adonis / Pigmalion

Publié le 14 novembre 2014 | Temps de lecture : 4 minutes

C’est hier soir qu’avait lieu la première de quatre représentations d’un spectacle donné par les étudiants en musique de l’université McGill.

À l’affiche, deux oeuvres lyriques : Venus & Adonis de John Blow (1649-1708) et Pigmalion de Jean-Philippe Rameau (1683–1764).

Cette année, le directeur des études d’opéra à McGill, M. Patrick Hansen, a exigé que tous les opéras soient placés sous le thème de la Première Guerre mondiale.

Conséquemment, les deux oeuvres ont été transposées dans un hôpital militaire anglais à l’époque de ce conflit.

Venus & Adonis

Au premier plan : Kimberly Lynch (Cupid), Sara Casey (Venus), Hank Knox (chef d’orchestre) et Jared Levin (Adonis)

Si la substitution de bergères par des infirmières n’a rien de répréhensible, je ne comprends pas comment on a pu imaginer que Venus & Adonis — le plus ancien opéra anglais qui nous soit parvenu — pouvait être chantée au son des bombes et des gémissements des blessés, sans en trahir l’esprit de cette pastorale.

L’oeuvre de John Blow — minée par des prémices aussi grossières que stupides — est donc devenue un prétexte à M. Hansen pour exposer narcissiquement son talent de metteur en scène.

De plus, probablement en raison de la nervosité, à peu près tout le monde chantait faux à cette première, sauf Kimberly Lynch (Cupid) et Sara Casey (Venus) qui ont brillé tout au long de la représentation.

Pigmalion

Au premier plan : Angela Musliner (la Statue) et Jan van der Hooft (Pigmalion)

Pour Pigmalion, je ne vous cacherai pas que je m’attendais au pire puisque cet opéra contient deux airs d’une extrême difficulté, redoutables même pour des chanteurs professionnels. Eh bien, j’avais tort.

Le court opéra-ballet de Rameau repose essentiellement sur trois piliers; le ténor, l’orchestre et la chorégraphie des ballets. C’est au premier que sont confiés les airs de bravoure dont j’ai parlé. Or la diction de John van der Hooft (un jeune chanteur de Winnipeg) est excellente. De plus, celui-ci s’est tiré d’affaire avec un brio qui nous laisse entrevoir pour lui un brillant avenir.

Ses trois consoeurs ont également été à la hauteur de ce qui les attendait, tant par leur diction française relativement bonne que la qualité de leur champ.

L’opéra-ballet était donné sans ballet puisque cette discipline ne semble pas être enseignée à McGill. L’orchestre — plutôt bien — a donc joué ces parties comme des intermèdes instrumentaux, ce qui a affaibli davantage la mise en scène déjà rudimentaire d’Aria Umezawa.

À la place, les blessés et le personnel de l’hôpital font irruption dans l’atelier du ténor-sculpteur sans autre justification que de pouvoir être sur scène pour chanter l’air final L’Amour triomphe après avoir entendu l’annonce de l’armistice à la radio.

Malheureusement, à l’époque, la radio était au stade expérimental; les stations radiophoniques diffusant des émissions et des nouvelles ne sont apparues que bien après la fin de la Première Guerre mondiale.

Cet anachronisme est évidemment un détail dans le grand projet des autorités de célébrer le centième anniversaire du déclenchement (et non la fin) de ce conflit qui fut — apprend-on ici — une merveilleuse occasion de faire triompher l’amour…

Grâce à l’université McGill, on sort de cette production presque heureux du déclenchement de cette guerre qui a fait neuf millions de morts et environ huit millions d’invalides.

Conclusion

À Montréal, la représentation d’opéras baroques est une entreprise inhabituelle qui mérite d’être encouragée. En dépit d’une première désastreuse pour l’opéra de John Blow (qui, espérons-le, s’améliorera dans les représentations subséquentes), la performance des quatre solistes et des autres jeunes chanteurs dans l’opéra de Rameau vaut à elle seule le prix des billets (25$ seulement).

Si un jour, un de ces chanteurs devait accéder à la célébrité (ce qui est bien possible), vous pourrez vous vanter d’avoir assisté à leurs premiers pas sur la scène montréalaise.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le DVD de Persée, de Lully, par l’Opera Atelier de Toronto

Publié le 4 novembre 2014 | Temps de lecture : 4 minutes
Cyril Auvity (Persée) et Marie Lenormand (Andromède)

Il est toujours hasardeux pour un mélomane de jouer au critique musical puisque ce métier exige une compétence que je n’ai pas.

Il y a deux ans, j’ai eu le plaisir d’assister à Toronto, à une production d’Armide de Lully mise sur pied par l’Opera Atelier dont j’avais dit le plus grand bien sur ce blogue et qui devait triompher à Versailles quelques mois plus tard.

En fin de semaine dernière, j’ai écouté un des enregistrements que j’ai rapportés de Paris et qu’on peut obtenir facilement en Amérique du Nord : Persée de Lully, dirigé par Hervé Niquet, et présenté par l’Opera Atelier de Toronto en 2004.

Avant d’écrire le texte que vous lisez, j’ai consulté les critiques de l’époque. Celles-ci sont plutôt sévères. Sans être dénudées de fondement, elles passent à mon avis à côté de l’essentiel.

Le triomphe non seulement d’Armide à Versailles, mais également de Lucio Silla de Mozart à Salzburg — et l’invitation de présenter cette dernière production à la Scala de Milan — nous obligent à repenser le travail des codirecteurs artistiques de l’Opera Atelier, Marshall Pynkoski et Jeannette Lajeunesse-Zingg.

Se peut-il que ces artistes aient dérouté la critique de l’époque tout simplement parce que leur approche novatrice était en avance sur leur temps ?

De nos jours, on sait précisément comment la musique baroque était jouée et chantée à l’époque de Louis XIV. On sait relativement bien comment on dansait sur scène. Mais on sait peu de choses du jeu des comédiens-chanteurs.

Puisque les chanteurs étaient éclairés essentiellement par des chandelles placées à l’avant-scène, on chantait principalement tourné vers l’assistance et non vers le personnage auquel on s’adressait. Le reste, c’est le grand vide.

Et ce grand vide, c’est ce qu’essaient de combler un certain nombre de metteurs en scène. Guidés par leur intuition, ceux-ci proposent des solutions fort différentes dont personne ne peut juger avec certitude de la validité.

L’approche de l’École de Toronto (si on peut l’appeler ainsi) est d’unifier la gestuelle — et plus précisément le jeu de mains typique de la danse baroque — à tous les personnages sur scène, qu’ils soient danseurs ou chanteurs. De plus, lorsqu’ils sont immobiles, les chanteurs adopteraient les poses typiques des gravures de l’époque. En d’autres mots, ces poses ne seraient pas un lieu commun des graveurs, mais leur témoignage du jeu scénique auquel ils assistaient.

L’École de Toronto proposait au départ un langage corporel maniéré presque à outrance. D’Armide à Persée, ce langage s’est épuré et est devenu plus expressif. Si bien que le maniérisme originel s’est transformé en un langage corporel presque aussi codifié que l’était la musique baroque elle-même.

De plus, le montage « cinématographique » d’un opéra filmé, avec sa succession de plans rapprochés et éloignés, ne peut être qualifié d’authentique. En effet, un opéra était destiné à être vu que d’un seul point de vue; celui d’un spectateur immobile (aussi ennuyeux que ce point de vue puisse paraitre au téléspectateur d’aujourd’hui).

La mise en scène de Persée est composée d’une succession de tableaux; quand le DVD montre (trop brièvement) l’ensemble de la scène au théâtre Elgin de Toronto, cela est presque toujours meilleur que tous les gros plans qui l’ont précédé.

Les costumes, séduisants, ne pêchent pas ici par excès d’authenticité. Les décors sont simples (comme ils l’étaient généralement à l’époque). Toutefois, les chorégraphies sont assez réussies.

Je tiens à souligner que la production torontoise bénéficie de jeunes chanteurs dont la diction est généralement impeccable. Ce qui fait qu’on peut se passer de sous-titres.

Bref, si vous aimez l’opéra baroque, cette production de Persée devrait vous fasciner. J’ai beaucoup aimé.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un spectacle de l’École nationale de ballet

Publié le 2 octobre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Au cours des soirées du début novembre 2013, les clients de l’hôtel Sevilla de La Havane pouvaient entendre une mélodie qui s’échappait des fenêtres ouvertes de l’édifice situé en face.

À partir des salles de répétition de l’École nationale de ballet, une lumière irradiait dans la nuit alors qu’aucun bruit — autre que cette havanaise — ne jaillissait de l’édifice anonyme et mystérieux.

C’est le 15 novembre suivant que ces répétitions trouvaient leur aboutissement, sous la forme d’un gala mettant en vedette les jeunes élèves de l’École nationale de ballet. Commencé à 19h, ce gala — donné au Théâtre national de Cuba — se terminait à 20h45.

Dans la vidéo ci-dessus, la mélodie en question joue de 0:29 à 1:21.

Les clips présentés ici sont quelques-uns des meilleurs moments de ce spectacle. On y voit à quel point, une fois devenus de jeunes adultes, les élèves de l’école sont des artistes et des athlètes remarquables.

Pour terminer, précisons que la capitale cubaine est une des deux ou trois meilleures villes au monde pour assister à des spectacles de ballet.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane


Postscriptum du 6 mai 2016 : Dans cette vidéo, le seul étudiant dont je sais maintenant le nom est Raúl Abreu, en vedette notamment de 2:44 à 3:11.


Devenu professionnel, ce danseur personnifiait Basilio dans le ballet Don Quixote présenté hier soir à Montréal par le Ballet Nacional de Cuba.

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Écrit par Jean-Pierre Martel