Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés (1re partie)

1 février 2020

Introduction

Jusqu’au 29 mars 2020, Montréal accueille en première nord-américaine une exposition du British Museum intitulée ‘Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés’.

Sur les quatre-vingts momies égyptiennes que possède ce musée, six sont présentées ici.

En appliquant à l’archéologie un procédé radiologique largement utilisé en médecine (la tomodensitométrie), le musée a pu dresser le portait de six Égyptiens décédés entre l’an 900 avant notre ère et l’an 180 sans avoir à débandeletter leurs momies.

Au-delà de leur histoire, l’exposition est un aperçu d’une civilisation qui a duré trois-mille ans puisque la très grande majorité des connaissances que nous possédons à son sujet provient de la fouille archéologique de ses sites funéraires.

La première salle

Aperçu de la première salle

Cette salle dépouillée donne le ton; nous voilà dans un autre monde, celui des pharaons, du soleil, du sable chaud traversé par un fleuve nourricier.

Le portail ici représenté est inspiré de celui du temple d’Isis sur l’ile de Philæ.

Modèle de barque funéraire

Tout comme aujourd’hui, la navigation fluviale était un mode de transport essentiel dans l’Égypte ancienne.

La première salle met en vedette ce modèle de barque funéraire en bois peint, créé entre 1985 et 1795 avant notre ère.

Il symbolise le transport du défunt vers sa tombe, première étape d’un voyage qui le mènera vers l’au-delà.

On y voit le corps du défunt reposant sur un lit funéraire à baldaquin, entre deux femmes représentant Isis et Nephthys, les déesses protectrices des morts.

La deuxième salle

Aperçu de la deuxième salle

En entrant dans la deuxième salle, le visiteur croit voir quatre des six momies de l’exposition.

En réalité, il s’agit d’une première momie et de ses trois cercueils (normalement emboités comme des poupées russes).

C’est à partir de la fin du Moyen Empire (en 1785 avant notre ère) que les cercueils égyptiens prennent la forme humaine.

Cette première momie est celle de Nestaoudjat.

Celle-ci était une femme mariée mesurant environ 153 cm. Décédée d’une maladie ou d’une infection entre 35 et 49 ans, Nestaoudjat était issue d’une riche famille de Thèbes (appelée aujourd’hui Louxor), capitale égyptienne à l’époque. Son décès serait survenu entre 700 et 680 avant notre ère.

Cercueil interne

Des trois cercueils de Nestaoudjat, le plus décoratif est le cercueil interne.

À l’arrière, sur la photo ci-dessus, on peut voir la momie dont les bandelettes étaient originellement teintées en rouge (ou en rose) par du carthame (un pigment végétal).

Vases canopes (entre 380 et 343 avant notre ère)

À l’aide d’un crochet de fer, les embaumeurs égyptiens retiraient le cerveau par les narines. Puis, avec un couteau de silex, ils ouvraient le flanc afin de retirer tous les viscères de l’abdomen à l’exception du cœur.

La cavité abdominale était nettoyée et remplie de myrrhe broyée, de cannelle et d’autres aromates, de même que de sachets de natron (un composé salin recueilli du lit de lacs desséchés).

Quant aux viscères, ils étaient embaumés séparément et déposés en quatre paquets sur le corps du défunt ou placés dans la salle mortuaire à l’intérieur de récipients appelés ‘vases canopes’.

Ceux-ci étaient surmontés de la tête de chacun des quatre fils d’Horus : Hâpy (à tête de babouin), Qébehsenouf (à tête de faucon), Amset (à tête humaine) et Douamoutef (à tête de chacal).

Statuette d’Anubis (entre 664 et 332 avant notre ère)

Habituellement représenté sous forme d’un homme à tête de chacal, Anubis est un dieu funéraire, protecteur de la nécropole.

Selon la mythologie égyptienne, c’est lui qui a effectué la première momification (sur le corps d’Osiris).

Pyramidion d’Oudjahor (entre 664 et 525 avant notre ère)

Dans la partie inférieure de cette sculpture pyramidale, le corps du défunt repose sur un lit funéraire alors qu’Anubis s’apprête à l’embaumer.

Stèle de Néferabou (entre 1279 et 1213 avant notre ère)

À gauche, dans la partie supérieure de cette stèle, quatre momies superposées sont celles de Néferabou et de trois proches.

Devant eux, au centre, le petit-fils de Néferabou utilise une longue tige sacrée qui sert à ouvrir la bouche de la momie, permettant à celle-ci de respirer, de manger et de boire dans l’au-delà.

Derrière lui, un scribe lit des incantations.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 6e et 8e photos), PanLeica 8-18 mm (2e, 4e, 5e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/50 sec. — F/3,0 — ISO 6400 — 9 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 6400 — 11 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 8 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 32 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 12 mm
9e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


25 ans de téléréalité au Québec

17 décembre 2019


 
L’émission Pignon sur rue, présentée hebdomadairement sur les ondes de Télé-Québec, fut la première série de téléréalité au Québec.

Selon certaines sources, son premier épisode fut diffusé en 1994. On célèbrerait donc cette année son vingt-cinquième anniversaire.

L’idée était simple; on présentait le quotidien de sept jeunes partis des régions du Québec pour étudier à Montréal et qui avaient accepté d’être colocataires d’un même grand appartement sous l’œil de la caméra.

Chaque épisode présentait les faits saillants vécus par cette communauté virtuelle durant les sept derniers jours.

Les spectateurs assistaient au rituel de leur quotidien, les repas pris en commun, les conflits quant au partage des tâches domestiques, les sorties dans les bars ou les discothèques, les déceptions amoureuses, la recherche d’un emploi à temps partiel, le retour après les classes, etc.

J’ai conservé longtemps à l’esprit cette scène (de la quatorzième émission) où, à l’écart, Chrystian raconte comment son père a toujours été derrière lui à l’encourager. S’arrêtant pour y penser, il réalise l’amour inconditionnel de son père pour lui, un amour dont il prend soudainement conscience au moment même où les mots lui sortent de la bouche… et se met à pleurer.

On accèdera aux émissions de la première année en cliquant sur ceci. Elles sont disponibles sur YouTube en résolution maximale de 640 x 480 pixels.

Pour célébrer ce 25e anniversaire, il serait intéressant de réaliser une émission spéciale qui nous présenterait ce qu’ils sont devenus.

Tel quel, Pignon sur rue demeure un document sociologique exceptionnel au sujet de la génération X québécoise.

Références :
Pignon sur rue
Vingt-cinq ans de téléréalité

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Indes galantes de Rameau à l’UdeM

18 novembre 2019

Vendredi et samedi dernier, l’Atelier d’opéra et l’Atelier de musique baroque de l’Université de Montréal présentaient des extraits de l’opéra-ballet Les Indes galantes de Rameau.

Les musiciens et les chanteurs étaient principalement des étudiants de la faculté de musique, mais aussi quelques vétérans de la scène musicale baroque de Montréal.

La mise en scène et la chorégraphie étaient assurées par Marie-Nathalie Lacoursière.

Après un prologue, les deux actes (ou ‘entrées’) extraits de cet opéra-ballet furent Les Incas du Pérou et Les Sauvages.

N’étant pas critique musical, on me permettra d’éviter de juger ici la performance des interprètes. Si ce n’est pour dire que l’orchestre m’est apparu impeccable et les chœurs, puissants et justes.

Le présent texte est donc un simple photoreportage de la représentation de samedi, destiné à permettre à ces jeunes interprètes de conserver un souvenir de leurs premiers pas dans leur vie professionnelle.

Pour zoomer, il suffit de cliquer sur l’image.

Les Incas du Pérou

L’orchestre, sous la direction de Luc Beauséjour
Clémence Danvy et Martin Davout
Dominic Veilleux
Dominic Veilleux et les chœurs de l’opéra

Les Sauvages

Aurore Le Hannier et Emmanuel Hasler
Ricardo Galindo, Aurore Le Hannier et Philippe Gagné
Marie-Nathalie Lacoursière et les interprètes de l’opéra

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/50 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 43 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 106 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 106 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 125 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 115 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Alicia Alonso, chorégraphe et ballerine (1920-2019)

20 octobre 2019

C’est le 17 octobre dernier qu’est décédée une des plus talentueuses ballerines et chorégraphes du XXe siècle.



 
Je n’ai jamais rencontré Mme Alonso, mais je l’ai croisée à deux reprises.

La première fois, le 2 novembre 2012, c’était à l’occasion d’une représentation du ballet Gisèle à laquelle elle avait tenu à assister (en dépit de sa cécité).

Le 18 novembre de la même année, elle était venue entendre un récital de la soprano Johana Simón au Palacio de los Matrimonios.



 
Cette cécité complète, survenue à la fin du XXe siècle, a convaincu Mme Alonso de se départir de ses riches souvenirs, provoquant ainsi la création du Museo de la Danza de La Havane.

On y trouve des chorégraphies notées — puisque le ballet possède son propre système de notation — des programmes originaux qui ont marqué l’histoire de cette discipline, des costumes, des photos dédicacées des plus grands danseurs du XXe siècle, des affiches, des croquis de décors et de costumes, des coiffes de Mme Alonso, de même que les décorations et honneurs que celle-ci a reçus (dont le titre d’officier de la Légion d’honneur, en 2003).

Ce qu’il y a de remarquable dans la carrière de Mme Alonzo, c’est que celle-ci exercé toute sa carrière internationale — qui s’est étendu sur près d’un demi-siècle — en étant semi-voyante.

Maintenu relativement secret, ce handicap était compensé par des lumières de scène disposées de manière à la guider alors que ses partenaires masculins devaient se trouver exactement là où ils étaient censés être.

Seuls de minces câbles, tendus par précaution au-devant de la scène, pouvaient laisser deviner quelque chose d’anormal au spectateur perspicace occupant les premiers rangs.

À la Révolution cubaine, Mme Alonso est invitée par Fidel Castro à créer le Ballet national de Cuba.

Grâce aux tournées dans les villes et les villages les plus pauvres de l’ile, et aux représentations dans les usines et dans les écoles, la troupe parvient à susciter les vocations et à anoblir cette discipline aux yeux du peuple cubain.

Au point que le métier de danseur est, de nos jours, autant estimé dans l’ile que l’exercice de la médecine ou du droit.

La discipline rigoureuse instaurée par Mme Alonso fera de La Havane le deuxième centre mondial d’excellence pour le ballet, après celui du Bolshoï.

Tous les deux ans, la troupe organise le Festival international de ballet de La Havane. Peu connu du grand public hors de l’ile, ce festival est pourtant à ne pas manquer pour tout amateur de ballet.

Cliquez sur l’image pour démarrer

L’excellence de Cuba à ce sujet se voit même dans les spectacles de fin d’année donnée par les jeunes diplômés et les étudiants de l’École nationale de ballet.

Référence : Alicia Alonso obituary

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (1re photo) et Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/40 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 35 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte VII

28 août 2019
Aperçu de l’Acte VII

Intitulée ‘Couture d’Androïdes’, la dernière salle de l’exposition consacrée à Mugler présente ses créations inspirées de la bande dessinée futuriste ou du cinéma d’anticipation.

Les murs en tôle ondulée percée de lumières font référence à un ciel étoilé, ce qui contribue à associer ces androïdes à des extraterrestres.

À mon avis, il aurait été plus audacieux de considérer ces humanoïdes comme des créations humaines tellement évoluées qu’elles ont pris le contrôle de notre planète.

Ce qui aurait été une occasion de présenter, sur les murs de cette salle, le travail des meilleurs graffiteurs de la ville alors que le musée de la ville d’Helsinki réservait tout un étage aux siens à l’occasion d’une exposition temporaire récente.

Pout termineŕ, rappelons que cette exposition prendra fin le 8 septembre 2019.

De la collection ‘Hiver Buick’
De la collection ‘Les Insectes’ (sic)
Costume du spectacle ‘The Wyld’
De la collection ‘Music-hall’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 2500 — 11 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm


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Thierry Mugler : couturissime – Acte VI

27 août 2019
Aperçu de l’Acte VI
Aperçu de l’Acte VI

Métamorphoses : le bestiaire fantastique’ est le titre que porte l’Acte VI (ou sixième salle) de l’exposition montréalaise consacrée au couturier Thierry Mugler.

À elle seule, cette partie de l’exposition vaut le déplacement.

Il faut dire que le Musée des Beaux-Arts y a mis le paquet. Cette salle a été habillée d’un décor féérique créé par la firme montréalaise Rodeo FX, coqueluche des studios hollywoodiens.

Autour des visiteurs, les oiseaux volent, le feuillage frémit au vent et, à l’occasion, une lune immense apparait entre les arbres.

De la collection ‘Les Insectes’
De la collection ‘La Chimère’
Détail de la robe
De la collection ‘Les Insectes’
‘La Tonkinoise’ (de la collection ‘La Chimère’)
De la collection ‘Les Insectes’)
De la collection ‘Spirale futuriste’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (2e photo), objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e et 5e photos), PanLeica 8-18 mm (1re et 9e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/13 sec. — F/3,8 — ISO 6400 — 16 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1000 — 25 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 145 mm
5e  photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
9e  photo : 1/13 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte V

26 août 2019
Aperçu de l’Acte V
Aperçu des créations en vedette
Aperçu des créations en vedette

Dans le dernier quart du XXe siècle, Mugler propose l’allure ‘amazone glamour’ où la femme n’est pas un objet sexuel, mais un sujet sexuel, conquérante et non victime.

Ses robes moulées, à la taille fine (corsetée si besoin), au décolleté plongeant, font appel à des matériaux innovants comme le nylon et des fibres synthétiques très élastiques dont l’élasthanne (Lycra™) et le latex.

Comme toujours, la confection est irréprochable.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectif PanLeica 8-18 mm (2e et 3e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/3,7 — ISO 1600 — 15 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Actes III & IV

26 août 2019

L’Acte III

Aperçu de l’Acte III
De la collection ‘Superstar Diana Ross’

La troisième salle de l’exposition montréalaise (appelée ‘Acte III’) présente essentiellement des tailleurs, des blousons et des bustiers, de même que des accessoires.

Son caractère hétéroclite fait en sorte que l’Acte III est la seule de l’exposition qui est sans titre.

L’Acte IV

Aperçu de l’Acte IV

Intitulé ‘Dans l’œil du photographe’, l’Acte IV est une pièce à moitié peinte en noir et l’autre moitié, en blanc.

À son centre, quatre sobres tenues vestimentaires de Mugler se dressent sur une plateforme circulaire.

Montage photographique

Les murs de la salle sont décorés de photos de mode mettant en vedette des créations du styliste.

Puisque je n’aime pas photographier des photographies — ce qui dégrade la qualité des photos et ne leur rend pas parfaitement justice — j’ai préféré réaliser un petit montage qui en donne un aperçu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko8 mm F/1,8 (1re photo), objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo) et PanLeica 8-18 mm (3e et 4e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 1250 — 25 mm
3e  photo : 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm
4e  photo : 1/25 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 18 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte II

26 août 2019
Aperçu de l’Acte II
De la collection ‘Les Cow-Boys’
De la collection ‘Les Infernales’
De la collection ‘Hiver des anges – 10 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’
De la collection ‘Anniversaire des 20 ans’

Chacune des salles de l’exposition consacrée à Mugler est un ‘acte’.

L’Acte II porte le titre de ‘Stars & strass : la mode mise en scène’.

Pourquoi ce titre ?

C’est en 1984 que Mugler importe en Occident le concept de défilé-spectacle ouvert au public, créé au Japon en 1973 par le couturier Issey Miyake.

Dans la salle du Zénith, à Paris, six-mille spectateurs paient alors 175 francs (45,5 euros) pour assister au défilé de soixante mannequins portant 350 créations de Mugler.

Ses mannequins prennent alors l’aspect de personnages de fiction et de superhéroïnes.

Dans ses défilés, Mugler met lui-même en scène ses créations sur une trame musicale formée de mélopées africaines, de chansons égyptiennes, de partitions minimalistes ou de musique électronique, le tout métissé de bruits naturels ou d’œuvres de compositeurs classiques.

Mugler a compris qu’en créant pour des célébrités, on devient célèbre.

Ses vêtements extravagants sont portés par des vedettes de la musique populaire parmi lesquels Beyoncé, David Bowie, James Brown, Céline Dion, Diane Dufresne, Lady Gaga, et Madonna.

Des vedettes qui, en retour, apparaissent dans ses propres défilés à titre d’invités-surprises.

Il est également prisé par les actrices hollywoodiennes lors de galas et de remises de prix.

À l’exposition montréalaise, un écran placé au fond de la salle présente le message de Céline Dion au Gala de l’ADISQ de 1990.

À cette occasion, la chanteuse — revêtue d’une robe de Mugler — refusait le prix qu’on lui offrait à titre d’Artiste anglophone de l’année (en raison du succès de son album anglophone à l’international).

Mme Dion suggérait alors la création d’un prix récompensant l’artiste québécois s’étant le plus illustré sur le plan international, une suggestion qui sera retenue par l’ADISQ dès l’année suivante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 8-18 mm (3e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 18 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Thierry Mugler : couturissime – Acte I

25 août 2019
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Introduction

Au Musée des Beaux-Arts de Montréal, c’est le 8 septembre 2019 que prendra fin l’exposition ‘Thierry Mugler : couturissime’.

Présentée à Montréal en première mondiale, cette rétrospective présente plus de 150 tenues réalisées entre 1977 et 2014.

Dans le passé, le couturier avait refusé les offres semblables du Musée des arts décoratifs de Paris, du Victoria and Albert Museum de Londres et du Metropolitan Museum of Art de New York.

Mais le retentissement mondial de l’exposition que le Musée des Beaux-Arts de Montréal a consacrée à Jean-Paul Gaultier a vaincu les réticences de Mugler.

Après Montréal, l’exposition sera présentée à Rotterdam (du 12 octobre 2019 au 8 mars 2020) et à Munich (du 3 avril au 30 aout 2020).

Puisque mes compétences en matière de haute-couture sont plutôt rudimentaires, les articles qui seront publiés à ce sujet seront essentiellement des reportages photographiques.

Les costumes de La Tragédie de Macbeth

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

C’est lors de la présentation de cette pièce de Shakespeare dans la cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon que la Comédie française dévoilait en 1985 les 70 costumes et accessoires que Thierry Mugler ait créés pour elle.

Le couturier avait alors disposé du plus gros budget consacré aux costumes de l’histoire de l’institution théâtrale.

Pour l’exposition montréalaise, la Comédie française a prêté six de ces costumes.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Au fond de la salle, on projette un clip vidéo inspiré de la pièce, réalisé par le vidéaste montréalais Michel Lemieux.

Mettant en vedette la danseuse Alexia Martel dans une chorégraphie de Julie Perron, on y voit l’épouse de Macbeth, peu à peu envahie de remords, qui est obsédée par le sang imaginaire sur ses mains; elle finira par se dissoudre dans la folie.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (2e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re et 3e photos)
1re photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 125 — 25 mm
2e  photo : 1/5 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 8 mm
3e  photo : 1/30 sec. — F/1,2 — ISO 6400 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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