Festival Montréal Baroque 2014 : Jour 1

Publié le 20 juin 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

Ce soir, c’est le début du Festival de musique Montréal Baroque 2014.

Cette année, deux changements majeurs. D’abord la direction artistique est assumée conjointement par Suzie Napper (la fondatrice du festival) et le compositeur Matthias Maute. Puis le site déménage du Vieux-Montréal au campus universitaire de McGill.

Davide Monti et l’ensemble L’Harmonie des Saisons

Le thème de cette année : la nature. À 19h, la programmation commence donc avec les Quatre saisons de Vivaldi.

L’œuvre est jouée par l’ensemble L’Harmonie des Saisons dans l’ancienne salle de lecture de la bibliothèque Redpath, transformée en salle de concert depuis 1952. Le plafond cathédrale de cette salle est entièrement en bois, ce qui lui confère une excellente acoustique.

Plafond cathédrale de la salle Redpath

Le premier violon est l’italien Davide Monti (brillant dans l’Hiver). À deux occasions, le concerto sera interrompu par une prestation très « napolitaine » du ténor Nils Brown, qui s’accompagnera à la guitare.

Pallade Musica

À 21h, le quatuor Pallade Musica offre un concert de musique instrumentale du XVIIe siècle, mettant en vedette des œuvres de compositeurs vénitiens. Au cours de ce concert, j’ai été fasciné par l’intensité et l’expressivité de la violoniste Tanya LaPerrière (à gauche sur la photo).

Concert au Java U

La soirée de terminait au café Java U (situé au 626 ouest, rue Sherbrooke), où de jeunes musiciens offraient aux clients un concert gratuit de musique baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 12 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu des FrancoFolies du 18 juin 2014, entre boulot et dodo

Publié le 19 juin 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
Pierre Lapointe
Antoine Corriveau
Lost Bayou Ramblers

Ce soir je travaille jusqu’à 21h : cela me laisse une heure pour visiter les FrancoFolies.

À mon arrivée, le spectacle ludique de Pierre Lapointe entame sa deuxième moitié. Je tourne autour de la foule immense dans le but de trouver un endroit pas trop éloigné pour prendre l’auteur-compositeur en photo.

À 22h, je me rends à la scène SiriusXM pour entendre Antoine Corriveau présenter son nouvel album Les Ombres longues alors qu’un peu plus loin, sur la scène Loto-Québec, le groupe Lost Bayou Ramblers s’avère être un excellent ensemble cajun.

À 22h30, je rentre à la maison.

En dépit du fait que les FrancoFolies nous réservent encore d’excellents spectacles d’ici samedi prochain, c’est aujourd’hui ma dernière visite puisque dès demain soir je serai au Festival de musique Montréal Baroque (dont la programmation chevauche celle de la fin des FrancoFolies).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 640 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal : le 17 juin 2014

Publié le 18 juin 2014 | Temps de lecture : 3 minutes
Gazoline, en 2013
Yasmine Hamdan
Hugo Lapointe
Buridane
Serge Fortin et Diane Tell
Barcella
Jérôme Couture
Cargo Culte
Éric Lapointe
Les Hôtesses d’Hilaire
Les Tireux d’roches

Je suis arrivé sur le site du festival en retard en raison principalement d’une petite sieste (qui a grandi dans mon sommeil) et accessoirement, d’une panne dans le métro de Montréal (il y en plus de mille par année).

Le résultat est que j’ai manqué le spectacle de Gazoline et de Mordicus au Pub Richard’s. Je le regrette puisque j’avais apprécié l’aplomb de Gazoline et l’excellent spectacle que ce très jeune trio avait donné l’an dernier aux FrancoFolies. La première photo ci-dessus est donc reprise de mon compte-rendu de 2013.

Aujourd’hui, à 18h, la scène Hydro-Québec présente le répertoire langoureux (et en langue arable) de la Libanaise Yasmine Hamdan. Au cours de sa prestation, celle-ci utilise successivement deux micros, dont l’un plus préverbé afin de donner du volume aux refrains de certaines de ses chansons.

À 19h, la grande scène Bell accueillait Hugo Lapointe (qu’il ne faut pas confondre avec Éric Lapointe). Hugo est un chanteur de charme que j’ai déjà entendu à de nombreuses reprises sans l’avoir jamais rencontré. L’assistance était principalement composé de nombreux couples, inspirés par ses chansons d’amour. Portant un jean et une chemise noire rayée ton sur ton, Hugo Lapointe fut, de loin, le mieux habillé de la soirée.

Au même moment, au Pub Richard’s, la musicienne française Buridane chantait les aléas de la vie de couple pendant que sur la scène SiriusXM, Serge Fortin faisait équipe avec Diane Tell — tous deux originaires de l’Abitibi-Témiscamingue — pour présenter ses compositions folk-rock et pop.

À 20h, sur la scène Loto-Québec, Barcella — récipiendaire du Grand prix Révélation scène de l’Académie Charles-Cros — offrait un spectacle ludique et original, alors qu’au même moment, le ténor Jérôme Couture présentait son pop-rock accrocheur.

À 21h, encore une offre double : le groupe hip-hop Cargo Culte se présentait sur la scène La Presse+ tandis que le rocker Éric Lapointe réunissait devant la scène Bell, la foule la plus importante et la plus compacte que j’ai vue cette année.

Et à 22h, sur la scène SiriusXM, le groupe Les Hôtesses d’Hilaire — originaire du Nouveau-Brunswick — jouait un rock et un blues percutants, alors que les festivaliers réunis devant la scène Loto-Québec étaient gratifiés de la musique néo-trad méliodieuse et entrainante du groupe Les Tireux d’roches.

J’ai quitté les lieux sous la pluie battante à 22h30.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/125 sec. — F/4,6 — ISO 2500 — 70 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/4,6 — ISO 400 — 70 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 150 mm
  4e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 2000 — 40 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/4,6 — ISO 640 — 66 mm
  6e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 500 — 45 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 1250 — 49 mm
  9e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
10e  photo : 1/200 sec. — F/5,1 — ISO 4000 — 108 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 320 — 45 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal : le 16 juin 2014

Publié le 17 juin 2014 | Temps de lecture : 3 minutes
Barcella & Buridane
Doody & Kami
Gaël Faure
Marième
Benjamin Schoos
King Melrose
Éléphant
Karim Ouellet
Boby One & F.A.R.F.
On a créé un monstre
La Maison Tellier

Je devais travailler de 17 à 21h. Mais un imbroglio a fait en sorte qu’on s’est retrouvé un employé en trop : j’ai offert de prendre congé, tout heureux de me précipiter aux FrancoFolies pour une deuxième journée de suite.

À mon arrivée, le quatuor français Barcella & Buridane terminait son spectacle de trente minutes par une prestation aussi extravagante que virtuose.

À 18h, les Montréalais d’origine haïtienne Doody & Kami présentait un répertoire de chansons mélodieuses et dansantes, similaire à celles de la Compagnie Créole. Ici le duo était supporté par sept musiciens et de nombreux danseurs.

Trois spectacles attendaient les festivaliers à 19h. Sur la scène SiriusXM, le Français Gaël Faure présentait des ballades. Marième chantait l’amour sur la scène de la Scène Bell. Finalement, au Pub Richard’s, le belge Benjamin Schoos animait les lieux avec une musique pop très New Wave.

À 20h, un public varié (mais surtout composé de jeunes adolescentes aux premières loges) se pressait pour entendre la pop jazzée et funky du Joliettain King Melrose sur la scène Ford, alors que le duo français Éléphant (assisté de deux musiciens) présentait une pop légère et estivale sur la scène Loto-Québec.

La vedette de la soirée était le Québécois Karim Ouellet. Je suis toujours épaté par l’assurance tranquille de ce jeune auteur-compositeur hyper talentueux (qui fête ses trente ans cette année mais qui en paraît vingt).

Pendant qu’il se produisait devant des dizaines de milliers de festivaliers sur la scène Bell, Boby One & F.A.R.F. présentaient un spectacle hip-hop sur la scène La Presse+.

À 22h, le groupe sorelois On a créé un monstre (quel nom !) présentait son répertoire de pop-rock indie sur la scène SiriusXM tandis que les excellents musiciens français de La Maison Tellier se produisait sur la scène Loto-Québec.

J’ai quitté les lieux vers 22h30.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 1250 — 40 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 150 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 1600 — 53 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 500 — 102 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 640 — 40 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/5,5 — ISO 1250 — 138 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 2000 — 45 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 2000 — 40 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 500 — 45 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal : le 15 juin 2014

Publié le 16 juin 2014 | Temps de lecture : 4 minutes
Joseph Edgar
Maya Kamaty
Valérie Dumas (ma Première Place des Arts)
Julien Gagné (ma Première Place des Arts)
Antoine Ménard (ma Première Place des Arts)
Les Innocents
Maison Brume
Hôtel Morphée
Shawn Jobin
Marco Calliari
Les Marinellis
Ludovic Alarie

Pour la première fois cette année, je me suis rendu hier soir aux FrancoFolies.

Les spectacles gratuits sont présentés alternativement sur six scènes plutôt que les huit habituelles. En éliminant notamment celle sur l’Estrade de la Place des Arts, on passe maintenant d’une scène à l’autre sans avoir à monter ou descendre d’escaliers, ce qui favorise la circulation pour les jeunes mamans qui, nombreuses en cette fin d’après-midi, amenaient leurs enfants en poussette sur le site du festival.

En plus du dépliant qui résume la programmation, les festivaliers ont à leur disposition un guide gratuit de 120 pages — un modèle du genre — où est présenté de manière claire et concise tout ce qu’on doit savoir au sujet de ce festival, le plus important au monde consacré à la musique francophone.

La journée débutait à 17h au Pub Richard’s avec Joseph Edgar. Cet acadien d’origine et montréalais d’adoption y présentait son répertoire folk-rock. Le batteur qui l’accompagnait est le premier que je vois, capable de jouer de la basse électrique d’une main et de la batterie de l’autre.

À 18h, on présentait la chanteuse Maya Kamaty (de l’Île de la Réunion) sur la scène Hydro-Québec. Celle-ci présentait des chansons de style éclectique, inspirées de la musique du monde.

À 19h, les festivaliers avaient le choix entre le Spectacle de la relève Franco-ontarienne (animé par Patrick Groulx), celui des trois gagnants du concours Ma première Place des Arts sur la scène SiriusXM et celui du duo français Les Innocents au Pub Richard’s.

À 20h, le groupe français Maison Brume présentait un répertoire délicat composé de folk-indie. Pendant ce temps, Hôtel Morphée occupait la scène Ford avec un spectacle pop agréable.

Accompagné du guitariste et claviériste Mario Lepage, le rappeur Shawn Jobin est une véritable bête de scène. Né au Québec mais expatrié au Saskatchewan, ce dernier m’a réconcilié avec le rap à 21h, sur la scène La Presse+.

Pendant ce temps, devant des dizaines de milliers de festivaliers enthousiastes, Marco Calliari présentait un extrait de son répertoire italiano-québécois avec toute la fougue qu’on lui connaît.

Tout aussi énergique, mais un peu trop dissipé à mon goût, le groupe punk Les Marinellis a plu à un jeune public sur la scène Loto-Québec (à 22h), pendant que la scène SiriusXM présentait les ballades de Ludovic Alarie.

J’ai quitté le site à 22h30. Bref, journée variée et très plaisante.

Mes préférences : Shawn Jobin (or), Hôtel Morphée et Marco Calliari (ex æquo en deuxième place) et Antoine Ménard (bronze).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
  1re photo : 1/250 sec. — F/5,5 — ISO 2500 — 138 mm
  2e  photo : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 200 — 49 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/5,3 — ISO 320 — 116 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 150 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/4,6 — ISO 2500 — 70 mm
  7e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/320 sec. — F/5,5 — ISO 1250 — 135 mm
  9e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 1250 — 62 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 40 mm
12e  photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 1000 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le « Vaisseau fantôme » à l’Opéra de Lyon

Publié le 13 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute

Vaisseau fantôme
 
Du 11 au 26 octobre 2014, l’Opéra de Lyon présente « Le Vaisseau fantôme » de Wagner. Si vous avez la possibilité d’assister à ce spectacle, je vous invite ardemment à y allez. Même si vous détestez Wagner.

La mise en scène de ce spectacle sera assurée par Àlex Ollé, un des six directeurs artistiques de la La Furia dels Baus.

Pour vous donner une idée, le collectif catalan La Furia dels Baus est à la mise en scène d’opéra, ce que Le Cirque du Soleil est à l’acrobatie.

Leurs excès émerveillent et font pardonner leur point faible; les voix des chanteurs qui participent à leurs productions.

En sortant de l’Opéra de Lyon, si vous flottez dans vos souvenirs de ce spectacle, c’est que La Furia dels Baus aura réussi son pari.

Pour savoir ce que « Le Vaisseau fantôme » sonne quand il est bien chanté, cliquez sur ceci et écoutez-ça fort…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’opéra « La tragédie du Prince Zidan »

Publié le 2 mars 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
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Du 15 février au 1er mars 2014, la Place des Arts de Montréal présentait le festival « Spectaculairement Chine ». Son point culminant était la présentation de l’opéra La tragédie du Prince Zidan, inspiré du Hamlet de Shakespeare.

Cet opéra est une composition récente de la Compagnie de Jingju de Shanghai, basée au Théâtre Yifu de cette ville. L’œuvre est écrite à la manière d’un opéra de Pékin. Sans vraiment renouveler le genre, ce spectacle est fidèle à la tradition.

On y trouve donc ce mélange caractéristique de théâtre, de chant, de danse et d’arts martiaux. Comme toujours pour un opéra de Pékin, la musique n’est pas mélodieuse et fait une large place à la percussion. Les décors se limitent à quelques chaises et à des paravents. En contrepartie, les costumes sont magnifiques.

Hors de Chine, la présentation d’un opéra de Pékin est toujours un événement. Après Édimbourg, Montréal est devenue la deuxième ville occidentale à accueillir cette production, dont les photos ci-dessus donnent un aperçu de la splendeur.

Compléments de lecture :
Un opéra mélodramatique chinois : « Décapiter mon père »
Révolution de l’Opéra de Pékin

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Vaisseau fantôme (La Havane 2003-11-16)

Publié le 24 novembre 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Chef d’orchestre : Eduardo Díaz
Metteur en scène : Andreas Baesler
Orchestre symphonique du Gran Teatro de La Havane
Chœur du Teatro Lirico Nacional de Cuba et Chœur de l’ICRT

Distribution :
Le Hollandais : Andrey Maslakov
Senta (la fille de Daland) : Johana Simón

Daland (un capitaine norvégien) : Marcos Lima
Le timonier de Daland : Bryan López
Erik (un chasseur) : Yuri Hernández
Mary (la gouvernante de Daland) : Lily Hernández ou Dayami Pérez


L’an dernier, au cours de mon premier voyage à La Havane, j’avais assisté à plusieurs galas dans le cadre du festival de ballet. Ce festival se tient aux deux ans dans la capitale cubaine.

Lorsqu’un orchestre était présent, il jouait habituellement faux. Si bien que j’en avais conclu que les musiciens cubains sont très bons pour jouer de la musique latino-américaine, mais que la musique classique ne faisait pas partie des domaines où ils excellaient.

Au milieu de mon deuxième séjour à La Havane, j’apprends qu’on y présente (pour la première fois dans cette ville) Le Vaisseau fantôme de Wagner (dont le titre, en espagnol, signifie L’Hollandais errant).

Évidemment, je m’attends au pire. « Ils ont de la difficulté à jouer Mozart : imagine Wagner » pensais-je. Mais je décide d’y aller quand même, par curiosité.

J’avais apporté un appareil afin de photographier les interprètes sous les applaudissements, à la fin de la représentation. Mais dès le premier acte, j’entends plusieurs airs particulièrement agréables. Si bien que je ne peux résister à la tentation d’enregistrer deux airs, clandestinement.

En fait, le premier acte est tellement mélodieux que j’en viens à soupçonner que le livret est bien de Wagner, mais qu’on y a ajouté des airs d’opéras italiens, probablement de Verdi, pour faire plus joli (en d’autres mots, pour faire « avaler » Wagner au public cubain).

cb140083
 
Effectivement, je me rappelle qu’à la billetterie, une affiche calligraphiée présentait Le Vaisseau fantôme de Richard… Basler (c’est le nom de famille du metteur en scène). Donc j’en viens à croire qu’il s’agit tout simplement d’une fantaisie basée sur l’opéra de Wagner.

Malgré mes doutes quant à l’authenticité de ce spectacle, je réalise qu’au stricte point de vue documentaire, c’est une occasion exceptionnelle : celle de créer une vidéo qui témoignerait d’un aspect de la vie culturelle havanaise — la pratique de l’opéra, avec le décor unique, le tabagisme sur scène, la banderole patriotique, etc. — au crépuscule d’une époque, c’est-à-dire quelque temps avant la levée de l’embargo américain. N’importe quel documentariste rêve du jour où il serait en mesure d’immortaliser un monde qui tire à sa fin.

À l’entracte, je me suis donc dirigé dans la cinquième rangée du fond de la mezzanine, pour filmer cette série de clips. Et c’est en captant ce spectacle que j’ai été renversé par la performance ahurissante de la soprano cubaine Johana Simón, d’où l’attention que je lui ai portée.

De retour de mes vacances, je me suis empressé d’écouter le DVD de cet opéra, tel que capté à Bayreuth : c’était bien la musique de Wagner, mais jouée et chantée comme jamais je ne l’avais entendue auparavant.

Pour terminer, l’Opéra de Montréal, l’Orchestre symphonique de Montréal et Franz Muzzano (auteur d’un blogue où l’opéra tient une place importante) ont été invités à prendre connaissance de cette vidéo.

Ce dernier a répondu :

« Merci infiniment pour cette petite perle !

Bien-sûr, il y a des maladresses, mais aussi beaucoup de fraîcheur dans cette production, visiblement donnée avec les moyens du bord.

Johanna Simón mérite d’être entendue dans d’autres conditions. Des hommes un peu légers peut-être, mais la prise de son est telle…

Et le choeur du III, qui serait ridicule partout ailleurs, ici apparaît plein d’enthousiasme.

Pour une fois qu’on ne m’insulte pas, mais qu’on contribue à enrichir ce blog, c’est inestimable !

Merci encore, cher Jean-Pierre 🙂 »


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Eiffel aux FrancoFolies de Montréal 2013

Publié le 21 juillet 2013 | Temps de lecture : 1 minute


 
Le mercredi 19 juin 2013, le groupe français Eiffel se donnait en spectacle à l’Astral, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.

Voici un diaporama créé à partir des photos que j’ai prises à cette occasion.

Complément de lecture : Compte-rendu de la soirée


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 4

Publié le 25 juin 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

En ce lundi de la Fête nationale des Québécois, le festival tirait à sa fin.

Palais d’été de Frédéric le Grand, à Potsdam, réalisé d’après ses croquis

À 14h, la jeune Compagnie baroque Mont-Royal — violoniste, violoncelliste, flûte traversière, clavecin et soprano — suggérait un voyage à la cour du roi de Prusse Frédérique le Grand en nous jouant des œuvres de compositeurs qu’il affectionnait.

Ellen Wieser de la Compagnie baroque Mont-Royal

Sur la photo ci-dessus, on voit l’excellente soprano Ellen Weiser et, derrière elle, la violoniste Sallynee Amawat qui cherche, en vain, à accorder son instrument.

Ensemble Scholastica

À 16h, l’Ensemble Scholastica — un chœur de huit femmes — chante à capella de la musique polyphonique, du IXe au XIIIe siècle.

De tous les concerts présentés dans la grande salle du Théâtre St-James, celui-ci a le mieux tiré profit de l’acoustique réverbérée des lieux. On se serait cru dans une cathédrale gothique, dressée comme un élan vers le Ciel. Mémorable.

Les Boréades

Le festival se terminait à 19h par un concert de musique baroque française, illustrée en deuxième moitié par un spectacle étonnant mariant avantageusement la danse et le cirque.

Bref, pour cette 11e édition et dernière année à la direction de ce festival, Susie Napper ne s’est pas surpassée : elle a été égale à elle-même, soit une extraordinaire créatrice et un trésor national. Une fois de plus, les festivaliers ont été conviés à un festin musical et sont repartis émerveillés.

Merci donc aux artisans (musiciens, chanteurs, danseurs et bénévoles) et longue vie au Festival de musique Montréal baroque !

Détails techniques : Canon Powershot G6 (première photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
2e  photo : objectif M.Zuiko 40-150 mm R, 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
3e  photo : objectif M.Zuiko 40-150 mm R, 1/100 sec. — F/4,3 — ISO 4000 — 53 mm
4e  photo : objectif Lumix 12-35 mm F/2,8, 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 26 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel