Festival Montréal baroque 2017 : Jour 1

Publié le 23 juin 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
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Un des festivals les plus créatifs de la métropole canadienne est certainement le festival de musique Montréal baroque.

La ville compte de très nombreux ensembles baroques de haut niveau. Le festival ajoute une difficulté supplémentaire en établissant un thème, différent à chaque année, auquel les interprètes doivent contribuer.

Cette année, son thème est ‘Cirque musical’. Il s’agit d’associer — et parfois de combiner — la musique aux arts circassiens.

La première soirée a donc débuté par une procession de la fanfare Carmagnole, composée d’une dizaine de musiciens, de la Place Jacques-Cartier jusqu’au lieu du premier concert de la soirée.

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À la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, l’Ensemble Caprice célébrait le 450e anniversaire de la naissance du compositeur Claudio Monteverdi en présentant à 19h ses Vêpres de la Vierge, exécutées la première fois à l’occasion de la fête de l’Annonciation, le 25 mars 1610.

Pour l’interprétation montréalaise, le chef Matthias Maute avait mis à contribution une bonne partie de tous les chœurs professionnels et amateurs que compte la région métropolitaine. Ceux-ci occupaient le jubé et tous les sièges situés de chaque côté de la nef. L’effet des masses chorales était saisissant.

Les Voix Humaines

À 21h, quelques dizaines de festivaliers seulement prenaient place dans la petite crypte de cette chapelle pour y entendre le duo Les Voix humaines.

Au programme, des Concerts à deux violes égales de Sainte-Colombe.

Puisque Margaret Little et Suzie Napper sont parmi les meilleurs violistes au monde, je me suis donc attardé au début du concert à l’acoustique purement minérale du lieu, qui semblait varier selon la musique jouée.

Cette distraction passée, j’ai pu apprécier correctement les pièces qui nous étaient offertes.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 4 (la fin)

Publié le 27 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

En plus des concerts gratuits offerts de 12h à 17h au centre-ville — plus précisément au square Phillips — le programme du festival comprenait aujourd’hui quatre concerts payants.

Les deux premiers étant à guichets fermés, je n’ai assisté qu’aux deux derniers.

Lina Tur-Bonet

À 16h, la violoniste Lina Tur-Bonet complétait la présentation de son intégrale des Sonates et partitas pour violon seul de Bach.

Ce troisième volet avait lieu dans le hall d’entrée du pavillon des Arts de l’université McGill.

Tout en marbre, cet endroit n’est pas suffisamment vaste pour produite de l’écho. Toutefois, ses dimensions amplifient considérablement la puissance du violon et sa réverbération se manifeste par l’augmentation de l’épaisseur du son.

Des trois volets présentés par Mme Tur-Bonet, celui-ci fut mon préféré. Au-delà d’une exécution entachée de quelques fausses notes, la petitesse des lieux et son acoustique particulière contribuaient à la vive impression que la violoniste jouait pour chacun d’entre nous.

C’est également dans les œuvres présentés aujourd’hui que Mme Tur-Bonnet a le mieux réussi à isoler les différentes voix de la partition et à les présenter comme probablement Bach les imaginait.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Entre la Sonate pour violon seul No 3 et la Partita pour violon seul No 3, le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes, interprétait l’air BWV 515a, tiré d’un petit livre de notes d’Anna-Magdalena Bach (l’épouse du compositeur).

Orchestre Montréal baroque

Le festival se terminait par la présentation de trois cantates de Bach.

Tous ceux qui se sont attelés à la tâche colossale d’en présenter l’intégrale — qui peut facilement occuper plus d’une cinquantaine de disques compacts — l’ont fait sur plusieurs années.

Montréal est une des trois seules villes au monde où une telle intégrale est en cours de présentation et d’enregistrement.

Si le chœur d’introduction de la cantate BWV 76, pris d’un pas alerte, manquait de cohésion, le reste de l’exécution fut impeccable.

À juste titre, on avait réservé l’éclatante cantate BWV 79 à la fin du concert.

Avec ses trompettes et sa percussion retentissante, et surtout grâce à l’enthousiasme de ses artisans, cette exécution a fait paraitre bien sages les forces réunies au disque par Gustav Leonhardt.

C’est donc sur une apothéose qui s’est conclue cette 14e édition du Festival Montréal Baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 52 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 3

Publié le 26 juin 2016 | Temps de lecture : 2 minutes

La troisième journée du Festival de musique Montréal Baroque débutait par deux concerts (à 11h et à 14h) auxquels je n’ai pas assisté.

David Jacques et Ziya Tabassian

C’est à l’étage du Musée Redpath (le musée privé d’histoire naturelle de Montréal) que deux membres de l’Ensemble Caprice, le guitariste David Jacques et percussionniste Ziya Tabassian, faisaient équipe afin de présenter à 16h des œuvres baroques espagnoles leur permettant d’exprimer leurs talents respectifs.

La Veuve Rebel
La Veuve Rebel

À 19h, dans la salle Redpath (à distinguer du musée homonyme), le festival présentait un spectacle basé sur des extraits du répertoire comique du XVIIIe siècle.

Mariant la comédie, la danse baroque et accessoirement le chant, cette production franco-québécoise raconte les difficultés rencontrées par les théâtres alternatifs à obtenir des dérogations aux privilèges royaux accordés aux institutions officielles parisiennes.

Lina Tur-Bonet

À 21h, la violoniste espagnole Lina Tur-Bonet exécutait le deuxième volet de son intégrale des Sonates et partitas pour violons seul de Johann-Sebastian Bach.

Durant la pause entre la sonate et la partita, le musicologue Gilles Cantagrel, toujours aussi brillant, est venu parler de l’architecture musicale qui confère aux constituants de cette somme son unité et sa logique, et qui fournit également les indices qui permettent d’en comprendre le sens.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Également au cours de cette pause, le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes, a interprété l’air BWV 514, tiré d’un petit livre de notes d’Anna-Magdalena Bach (l’épouse du compositeur).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 75 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 82 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 64 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 2

Publié le 25 juin 2016 | Temps de lecture : 4 minutes
Martin Robidoux et Odéi Bilodeau-Bergeron

À 11h, le programme du 24 juin débutait par un récital d’airs baroques français exécutés par la soprano Odéi Bilodeau-Bergeron, accompagnée du claveciniste Martin Robidoux.

Odéi Bilodeau-Bergeron

Originaire de Sainte-Louise-des-Aulnaies (entre Saint-Jean-Port-Joli et La Pocatière), la chanteuse montréalaise est lauréate du Concours Mathieu-Duguay du Festival international de musique baroque de Lamèque (une ville du nord-est du Nouveau-Brunswick).

Le texte des airs est prononcé en français moderne. La diction de Mme Bilodeau-Bergeron est exemplaire et m’a rappelé l’âge d’or de la troupe française Les Arts florissants, c’est-à-dire à l’époque où on n’avait pas besoin de suivre le livret pour savoir ce qui se chante.

En deux mots, Mme Bilodeau-Bergeron est une artiste plutôt sensationnelle en raison de cette diction et de la justesse de sa voix.

Une pause non prévue au programme — lorsqu’un téléphone portable s’est mis à sonner — fut la seule distraction d’une assistance parfaitement silencieuse, demeurée jusque là suspendue aux lèvres de la soprano.

Lina Tur-Bonet

Dans le cadre du festival, la violoniste espagnole Lina Tur-Bonet interprètera l’intégrale des sonates pour violon de Bach.

C’est à la mezzanine de la salle où Mme Bilodeau-Bergeron s’était produite trois heures plus tôt que Mme Lina Tur-Bonet exécuta le premier des trois volets de cette intégrale.

Cet endroit mal éclairé n’étant pas propice à la photographie, la photo ci-dessus a été prise sur la rue, après ce concert, alors que l’artiste était entourée d’admirateurs.

Gilles Cantagrel

Après la Sonate pour violon seul No 1 — pendant que Mme Tur-Bonet reprenait des forces en vue de l’exécution de la redoutable Partita pour violon seul No 1 — le musicologue Gilles Cantagrel est venu nous entretenir de la place des œuvres pour violon seul chez Bach.

M. Cantagrel est un érudit qui nous parle de Bach comme le ferait un ami qui aurait partagé l’intimité de la famille du compositeur.

Sa connaissance de la mentalité de l’époque, et notamment de la conception religieuse de la mort chez les Luthériens du XVIIIe siècle, nous permet de comprendre la portée et la profondeur de ces compositions de Jean-Sébastien Bach.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Cette pause était également meublée d’un air tiré d’un recueil d’œuvres que l’épouse de Bach, Anna Magdalena Bach, colligeait en vue des soirées musicales privées de la famille.

Cet air (le BWV 509) fut chanté par le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes.

Pierre-Yves Martel, Dorothéa Ventura, Jacinthe Thibault, et Olivier Brault

À 17h, la soprano Jacinthe Thibault, entourée du trio Sonate 1704, chantait des airs de compositeurs baroques français (Rebel, de Montéclair, et Clérambault).

Le concert se divisait en deux parties, ce qui permettait d’accorder les instruments différemment. Cette pause permit également à la cantatrice d’apparaitre en seconde partie revêtue d’une robe noire constellée de diamants.

Mme Thibault est une tragédienne qui possède une voix juste et forte, de même qu’une bonne diction un peu desservie par l’acoustique réverbérée des lieux.

Le Métis Fiddler Quartet et l’Ensemble Caprice

À 19h, le Métis Fiddler Quartet et l’Ensemble Caprice unissaient leurs forces pour présenter un mélange de musique baroque, de chants folkloriques et de musique contemporaine.

Ce concert séduisant fut celui que j’ai le plus apprécié. Il était composé majoritairement d’airs très mélodieux totalement méconnus, dont un air dramatique qui fournit au puissant baryton Conlin Delbaere-Sawchuk (du Métis Fiddler Quartet) une occasion de démontrer son remarquable talent d’interprète.

La journée se terminait par des concertos pour cinq flutes composés par Joseph Bodin de Boismortier. Il s’agit d’un concert dont malheureusement j’avais oublié de me procurer un billet.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 115 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 82 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 50 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 1

Publié le 24 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est aujourd’hui que débutait l’édition 2016 du Festival Montréal Baroque, dont le thème est Tempête dans un verre d’eau.

Métis Fiddler Quartet

La journée a commencé par un concert gratuit du Métis Fiddler Quartet au centre-ville de Montréal.

Les membres de ce quatuor basé à Toronto sont des Métis nés à Winnipeg. Son soliste est un baryton (à droite sur la photo) dont la voix juste et puissante se caractérise par un vibrato serré et un timbre agréable.

Le répertoire présenté par le quatuor s’inspire du folklore de l’Ouest canadien et québécois.

Artisans de la Tempête de Prospero

Le premier grand concert de la journée m’a laissé sur ma faim. Il s’agissait principalement d’extraits de The Tempest de Shakespeare qui alternaient avec des pièces vocales ou instrumentales de compositeurs baroques (Purcell, Lully, Locke et Humphrey).

Si je suis à l’aise avec le français tel qu’il se parlait sous Louis XIV, j’avoue que l’anglais parlé à l’époque élisabéthaine est du chinois pour moi.

Membres d’Instruments of Happiness

Conformément au thème du festival, le concert intitulé Tornades Fuguées présentait à 21h de larges extraits de l’Art de la fugue de Bach.

On ignore pour quel(s) instrument(s) cette œuvre inachevée était destinée : celle-ci a déjà été enregistrée à l’orgue, au piano, au clavecin et en version orchestrale.

Au festival, elle était interprétée par un groupe de quatre guitares électriques, en alternance avec deux violes de gambe. Pourquoi pas.

Ce choix artistique permettait de caractériser chacune des voix de la partition. L’intérêt de cette expérience peu orthodoxe mais intéressante venait en partie des timbres séduisants et très différents des guitares.

Le tout m’a fait penser à un treillis métallique dont les fils espacés sont recouverts d’une épaisse couche de givre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 48 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/3,2 — ISO 3200 — 70 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 4 (fin)

Publié le 28 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Le temps d’écrire en bonne partie mon compte rendu de la veille et je me retrouve sur le site du festival à 11h. Ce qui signifie que j’ai raté à 9h le concert d’oeuvres pour nikelharpa écrites par Jean-François Bélanger.

L’Ensemble Per Sonare

À 11h, l’Ensemble Per Sonare présentait deux quintettes, le premier composé par Luigi Boccherini, l’autre de Beethoven.

Je ne me lasse jamais d’entendre Boccherini dont j’estime la veine mélodique et sa manière magistrale de donner la vedette successivement à chaque instrument de l’orchestre.

J’aurais davantage apprécié le quintette de Beethoven — donné par une formation légèrement différente — si deux des cinq musiciens s’étaient donné la peine d’accorder leurs instruments.

Sylvia Chan et Infusion Baroque

Au XVIIIe siècle, Isaac Newton avait cherché à établir une relation entre les sept couleurs primaires du spectre solaire et les notes de la gamme diatonique (do, ré, mi, etc.).

En visite à Paris en 1738, Telemann rencontre le mathématicien Louis-Bertrand Castel qui avait repris l’idée de Newton en l’étendant aux 12 tons de la gamme chromatique (en incluant des dièses et les bémols).

Infusion Baroque a décidé d’offrir un concert de musique de Telemann pendant qu’une artiste — Sylvia Chan — crée une toile dont les couleurs dominantes correspondent aux tons de la musique inscrite au programme.

Esteban La Rotta (théorbe), Suzie LeBlanc, Elinor Frey (violoncelle) et Michel Angers (guitare baroque)

Lors d’un séjour dans la ville italienne de Côme, on informe la violoncelliste Elinor Frey de l’existence d’un fonds de partitions inédites destinées à son instrument.

Il s’agit d’oeuvres remarquables, particulièrement difficiles à exécuter, écrites par un compositeur aujourd’hui oublié, Angelo-Maria Florè (1660-1723).

De ce trésor, Mme Frey nous présente en première mondiale des sonates pour violoncelle seul et des œuvres pour violoncelle et basse continue.

Mme Frey est une virtuose qui se rit des difficultés de ces partitions, dont la date exacte de composition est inconnue.

Ont elles été écrites alors que le violoncelle moderne avait conquis l’Italie, où à l’époque où violoncelle voulait dire violoncelle d’épaule ?

La question ne se pose pas pour Mme Frey. Celle-ci a créé le scandale hier en s’opposant publiquement à la thèse de Sigiswald Kuijken lors d’une conférence que ce dernier prononçait dans le cadre du festival.

Involontairement, Mme Frey a peut-être fait la démonstration que M. Kuijken a raison dans la mesure où la majorité des oeuvres instrumentales présentées mettaient en vedette le violoncelle, accompagné d’un théorbe et d’une guitare baroque, soit deux instruments dont le son délicat ne faisait pas le poids face à celui du violoncelle vrombissant de Mme Frey.

Évidemment, il s’agissait d’oeuvres où le violoncelle devait primer. Mais le déséquilibre était tel qu’on peut penser qu’un instrument moins puissant eut été plus approprié.

Ceci étant dit, le concert fit sensation. Il fut également l’occasion pour Mme Frey de démontrer son immense talent.

Bande Montréal Baroque

Le dernier concert du festival de cette année fut donné par la Bande Montréal Baroque, sous le direction de Sigiswald Kuijken.

À l’affiche, deux concertos grosso de Corelli, un de Georg Muffat, une sonate de Corelli, et une suite en trio de Couperin.

Bref, un programme ambitieux et agréable qui donna l’occasion à l’orchestre montréalais démontrer sa virtuosité et son professionnalisme.

Une fois de plus le Festival Montréal baroque fait la preuve du nombre étonnant de talents que compte la métropole dans le répertoire baroque. L’édition de cette année, dominée par le répertoire pour violoncelle, a certainement comblé les attentes des festivaliers.

Merci donc aux artisans de ce succès.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (la 3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 35 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 3

Publié le 28 juin 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Au profit des festivaliers matinaux, à 9h, Discantus présentait au Pavillon des Arts un concert de chants médiévaux et de la Renaissance.

À 11h, à la salle Tanna Sculich de l’université McGill, un trio formé de la soprano Andréanne Brisson-Paquin, du flutiste Francis Colpron et de Marie-Laurence Primeau (à la basse de viole), interprétaient des oeuvres contemporaines, de même que quatre oeuvres de Haendel.

La Foire baroque

Pendant ce temps, depuis 10h jusqu’à 16h, le festival offrait gratuitement une série de quatre concerts de musique de chambre gratuit de 90 minutes au centre-ville. Se sont succédé à la Place Phillips :
• Die Hauboisten (présentant des trios pour deux hautbois et un basson)
• Chantal Rémillard, Amanda Keesmaat et Tanya Laperrierière (ci-dessus, exécutant des sonates de Vivaldi)
• Saltarello (mettant en valeur un hautbois accompagné de saqueboutes) et
• Infusion baroque (présentant des duos violon et flûte).

L’Ensemble Alkemia et La Nef

À la salle Redpath, à 14h, l’ensemble Alkemia (en collaboration avec La Nef) présentait un concert mémorable de chant à capella (c’est-à-dire sans accompagnement instrumental).

Dans ce cas-ci, plutôt que d’un choeur immobile chantant un répertoire parfois exigeant pour l’auditeur moyen, on a fait appel à une metteur en scène et des chanteurs comprenant également quelques danseurs afin de présenter un spectacle de musique chorale; on a chorégraphié et mis en scène chaque oeuvre présenté.

Le concert fut donc une succession de tableaux dont l’un des plus réussis fut certainement le madrigal Lamento della Ninfa de Monteverdio où la soprano accablée avance péniblement alors que quelques collègues plus bas qu’elle essaient de la retenir par-derrière afin de l’empêcher d’avancer.

Dans une entrevue accordée exclusivement à ce blogue, la metteur en scène Claire Gignac a expliqué que ce spectacle fut essentiellement un travail collectif. En effet, parmi les participants, on compte trois personnes qui possèdent une expérience de mise en scène. Son rôle fut donc de coordonner le foisonnement d’idées jaillit de sa troupe, en plus d’amener sa propre conception du spectacle.

Gilles Cantagrel

À 16h, le festival poursuivait la présentation de son intégrale des suites de Bach pour violoncelle. Après une mise en contexte du musicologue Gilles Cantagrel…

Sigiswald Kuijken

…Sigiswald Kuijken exécutait les suites no 5 et 6…

Sigiswald Kuijken, Michel Angers (au théorbe) et Suzie LeBlanc

…le tout séparé par deux airs chantés par Suzie LeBlanc (dont l’un écrit par Bach) extraits du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach.

Studio de Musique ancienne de Montréal

À 19, le Studio de Musique ancienne de Montréal exécutait une messe de Palestrina et une autre — celle-ci avec accompagnement orchestral — d’Orazio Benevoli.

Nigel North au luth, Gregoire Jeay à la flute et le trio de violes de gambe Les Voix humaines
Michael Taylor

À 21, dans une salle Pollack hyperclimatisée, le trio de violistes des Voix humaines, accompagné de deux autres musiciens et du contreténor Michael Taylor, présentait de la musique anglaise des époques élisabéthaine et baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les 1re, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/2,0 — ISO 640 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
8e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 2

Publié le 27 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
La Foire baroque

À 12h30, le programme de la journée débutait par un concert gratuit en plein centre-ville de Montréal, plus précisément à la Place Phillips.

Grégoire Jeay à la flûte, Amanda Keesmaat au violoncelle et Chantal Rémillard au violon ont interprété des oeuvres baroques de divers compositeurs allemands, dont Georg-Philipp Telemann et Johann-Joachim Quantz.

Cantine mobile Ô soeurs volantes

Puisque le concert se terminait vers 14h, je décidai de goûter à de la cuisine de rue.

Depuis longtemps permise à New York, celle-ci n’est autorisée à Montréal que depuis 2013. 35 permis ont été délivrés cette année, dont un à Ô soeurs volantes, dont la cantine mobile était justement à la Place Phillips, de 11h à 15h, ce jour-là.

Autour de leur cantine se pressaient ouvriers, secrétaires et hommes d’affaires.

Boulettes de porc et salade

J’ai donc écouté le trio de musiciens tout en mangeant ces boulettes de porc (12$, soit environ 8,75 euros).

Sigiswald Kuijken

À 17h, à la salle Tanna Schulich de l’université McGill, Sigiswald Kuijken interprétait deux autres suites pour violoncelle de Bach.

Suzie LeBlanc

Entre les deux oeuvres, la soprano Suzie LeBlanc a interprété deux airs tirés du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach, l’un attribué à Giovannini, l’autre tiré d’un opéra de Gottfried-Henrich Stölzel.

En français, mon amour peut être dit autant à une femme qu’à un homme. Dans le cas de cet air de Stölzel, il est écrit de manière ambigüe, pouvant servir à un interprète de n’importe quel sexe.

Le musicologue Gilles Cantagrel est venu expliquer qu’il est possible que les parents Bach aient apprécié ce chant d’amour — superbement chanté par Suzie LeBlanc — pour se témoigner mutuellement leur affection.

Complètement Toqué !

À 17h, l’ensemble français Fuoco E Cenere interprétait son spectacle musical Complètement Toqué !.

Présenté dans différents festivals depuis quinze ans, ce spectacle se veut un hommage aux arts de la bouche sous Louis XIV, le tout sur des airs de compositeurs baroques français.

Les Boréades

À 21h, le musicologue François Filiatrault est venu présenter des extraits du roman Histoire comique des États et empires de la lune de Cyrano de Bergerac.

Ce nom évoque aujourd’hui le personnage éponyme de la pièce d’Edmond Rostand. Mais il y eut un poète et libre penseur au XVIIe siècle appelé Savinien de Cyrano, dit de Bergerac qui, anticipant Jules Vernes, écrivit ce roman fantastique.

On connaissait M. Filiatrault comme un érudit aussi intarissable que fascinant. Il s’est avéré être également un excellent raconteur.

Les extraits du roman de Cyrano de Bergerac étaient récités en alternance avec des intermèdes instrumentaux de différents compositeurs baroques : Pierre Boutellier, Biber, Buxtehude, Étienne Mouliné, François Roberday, Heinrich Scheidemann et Johann-Heinrich Schmelzer.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 30 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 25 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 29 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2015 : Jour 1

Publié le 26 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Tour de l’ancienne bibliothèque Redpath

De nouveau cette année, le Festival Montréal Baroque se tiend principalement sur le campus McGill, dans des salles appartenant à la faculté de musique.

Le festival débutait hier à 12h30 par un concert gratuit à la place Philips auquel je n’ai pas assisté.

Ensemble Caprice

À 19h, sous le thème « Vivaldi et les gitans », le premier concert payant avait lieu à l’ancienne bibliothèque Redpath, construite en 1893 et convertie en salle de concert et de réception en 1952.

Les oeuvres au programme comprenaient deux concertos et une sonate de Vivaldi, de même que diverses pièces instrumentales tirées de la collection Uhrovska (un recueil daté de 1730 contenant près de 350 mélodies gitanes).

Essentiellement, il s’agissait d’oeuvres qui mettaient en valeur la virtuosité irréprochable de l’Ensemble Caprice (qui compte plusieurs des meilleurs musiciens baroques de Montréal).

Sigiswald Kuijken

À 21h, un des grands pionniers du renouveau de la musique baroque, le violoniste et chef d’orchestre Sigiswald Kuijken, interprétait les suites pour violoncelle No 1 et No 2 de Bach.

Le violoncelle tel que nous le connaissons aujourd’hui — joué entre les jambes — est né en Italie à la fin du XVIIe siècle, s’était répandu en France vers 1715-1720 mais n’avait pas encore atteint l’Europe centrale à l’époque où Bach y exerçait son métier de compositeur.

Lorsque ce dernier composait pour le violoncelle, c’était pour le violoncelle d’épaule.

Il s’agissait d’un instrument à quatre ou cinq cordes, plus petit que le violoncelle symphonique, et porté en bandoulière (mais avec une bretelle plus courte que celle de la guitare).

Le violoncelle était déposé sur la poitrine droite et s’appuyait sur le muscle deltoïde de l’épaule (d’où son nom). La main gauche tenait le manche de manière à l’éloigner du corps du musicien et éviter que les sons générés par la table d’harmonie ne soient partiellement étouffés comme ils le seraient si l’instrument était joué collé à la poitrine.

De plus, l’instrument pointe vers le bas. Conséquemment la main gauche est sous le niveau du coeur, ce qui occasionne moins de fatigue et favorise un jeu plus naturel.

Michel Angers (théorbe) et Suzie LeBlanc

Entre les deux suites, le programme comprenait deux airs tirés du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach et interprétés par la soprano acadienne Suzie LeBlanc, accompagnée du violoncelliste belge et par Michel Angers au théorbe.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos) et M.Zuiko 75 mm F1,8 (3e et 4e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 32 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2014 : Jour 4 (fin)

Publié le 23 juin 2014 | Temps de lecture : 5 minutes

Je suis arrivé sur le site du festival alors que la soliste Ruxandra Oancea terminait la Sonate No 1 de Beethoven. Cela faisait partie d’un pianothon consacré à ce compositeur et qui avait débuté à 8h (un peu trop tôt à mon goût).

Quatuor Franz Joseph

Quelques instants plus tard, les festivaliers allaient entendre le Quatuor Franz Joseph interpréter le Septuor opus 20 du même compositeur. Ce concert prenait place dans la salle Tanna Schulich, dont tout l’intérieur est en bois. Conséquemment, son acoustique est exceptionnelle. L’interprétation fut entachée par le fait que trois des instruments à cordes étaient désaccordés et le demeurèrent un bonne partie du concert.

Puis j’ai été réentendre le pianofortiste Tom Beghin interpréter deux sonates de Beethoven dans trois acoustiques créées artificiellement; celle d’un parc de San Francisco, celle d’une forêt en Pologne et celle de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, en Belgique.

Je vous avoue ne pas avoir été convaincu par l’expérience. On peut ajouter de la réverbération à un lieu. Mais il est impossible de la retrancher artificiellement. Je n’ai donc pas eu l’impression d’entendre la première moitié de ce concert comme s’il se déroulait en plein air.

Quant à l’ajout de la réverbération présumée de la cathédrale, cela est plus convaincant dans les mouvements lents puisque les mouvements rapides, eux, seraient alors transformés en magma sonore dans un lieu pareil, ce qui heureusement ne fut pas le cas.

La Petite Harmonie

Après une pause de vingt minutes destinée à permettre aux festivaliers de prendre une bouchée quelque part, ceux-ci étaient invités à 12h30 dans la salle Tanna Schulich à entendre un nouveau quatuor montréalais appelé La Petite Harmonie.

Leur programme était composé d’œuvres virtuoses et charmantes de Beethoven, de Jacques-François Gallay (1795-1864), d’Eugène Walckiers (1793-1866), et de Rossini. Ces œuvres furent exécutées parfaitement.

Davide Monti et Gili Loftus

Le concert suivant fut un des moments magiques du festival. À 14h, dans la salle Pollack, le duo formé de la pianofortiste Gili Loftus et du violoniste italien Davide Monti interprétait deux sonates de Beethoven, dont la sonate à Kreutzer.

Ces deux interprètes ont une manière toute féline de jouer de leur instrument respectif.

Tantôt le dos arqué, assise sur une fesse, tantôt bondissante, bien droite devant son instrument, Mme Loftus joue les mains bien au-desus du clavier, le touchant aristocratiquement du bout des doigts.

Fait à signaler, sur ce pianoforte, la pédale (qui sert à prolonger le son) n’est pas au sol — comme c’est le cas avec les pianos modernes — mais est constituée d’une barre horizontale située sous le caisson de l’instrument, plus précisément sous le clavier. On doit donc actionner cette barre en la soulevant des cuisses.

Mais Mme Loftus ayant les jambes trop courtes, elle doit déposer les pieds sur un gros livre pour y parvenir. Pour les amateurs d’anecdotes, précisons que ce bouquin est le roman d’épouvante Black House de Stephen King. Comme quoi même l’horreur peut mener au sublime.

Son partenaire italien marche ça et là en ondulant du corps, se raidissant et se soulevant au bout des orteils au moment de donner un coup d’archet, ou se penchant affectueusement vers sa partenaire. Ce que j’apprécie, c’est que son langage corporel expressif contribue à la compréhension de l’œuvre.

Ruxandra Oancea
Michael Pecak
Meagan Milatz
Gili Loftus

À 17h, on offrait quatre autres sonates pour piano (différentes de celles offertes en début de journée). Les solistes : Ruxandra Oancea, Michael Pecak, Meagan Milatz, et Gili Loftus (qui connaissait sa partition par cœur).

Ensemble Caprice

À 19h, le festival se terminait par la première montréalaise du Concerto pour piano opus 58 de Beethoven joué sur instruments d’époque : le pianofortiste Tom Beghin en fut le soliste. La deuxième partie du programme était la « Pastorale » de Beethoven, c’est-à-dire sa Symphonie No 6.

Évidemment, avec des œuvres aussi séduisantes, la salle Pollack — dont l’acoustique est phénoménale — était pleine.

L’Ensemble Caprice fit preuve de l’engagement total de ses musiciens. Ceux-ci firent mentir ceux qui croient que les instruments anciens sont incapables de jouer puissamment.

La disposition des instruments différait de celle des orchestres modernes. Les bois étaient placés à gauche. Puis les violons faisaient face aux altos. Au fond, les violoncelles et à droite les cuivres et la percussion.

En dépit d’un bon nombre de fausses notes, il s’agissait là de l’interprétation la plus saisissante et la plus mémorable de la Pastorale qu’il m’ait été permis d’entendre depuis des années.

Bref, ce festival se terminait sur une apothéose destinée à inciter ceux qui ont participé à cette aventure baroque, de bruler d’envie de vouloir répéter l’expérience l’année suivante.

Deux jeunes festivalières, le programme à la main

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les trois premières photos et la 8e photo) et M.Zuiko 40-150 mm R (les 4e, 5e, 6e, 7e et 9e photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 36 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 40 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 150 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
7e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 145 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 21 mm
9e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 40 mm

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