Festival Montréal Baroque – le 23 juin 2019

24 juin 2019

Certains festivaliers estiment qu’un festival de musique baroque serait incomplet sans chant. D’autres pensent que sans ballet, il serait moins vivant.

En cette dernière journée du Festival Montréal Baroque, il y en avait pour tous les gouts.

L’art de laisser faire

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Madeleine Owen (téorbe)
Sara Lackie (harpe)

À 9h, à la Maisonnette des parents, deux membres du quintette La Cigale (Sara Lackie et Madeleine Owen) interprétaient des œuvres de compositeurs italiens et espagnols de la Renaissance et du début du baroque.

Certaines de ces pièces étaient accompagnées de danses effectuées avec grâce par Anne-Marie Gardette.

Dans les œuvres instrumentales pour solistes, la harpiste fut remarquable. Ce fut également le cas de la luthiste dans la deuxième partie du concert, après que son instrument fut accordé.

Guitares 666

David Jacques ajustant sa guitare battente

Un des charmes du festival est la proximité entre les mélomanes et les artistes. Mais il arrive que cette promiscuité prive ces derniers de l’intimité qu’ils aimeraient parfois maintenir.

À l’aide d’une application sur son téléphone multifonctionnel, c’est dans un passage très fréquenté que David Jacques ajusta une des guitares dont il se servira quelques instants plus tard.

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David Jacques possède la plus importante collection de guitares anciennes en Amérique du Nord.

Les violons ont leurs facteurs célèbres (exemple : Stradivarius). Les guitares ont les leurs. Les instruments utilisés par David Jacques dans son concert de 10h15 sont dus aux plus grands facteurs de guitares.

Ce qui fut une occasion de comparer leurs sonorités.

Dans le clip vidéo ci-dessus, le guitariste beauceron utilise une guitare battente (à cordes métalliques) créée en 1806 par Marcus Obbo. Il y joue une pièce de Santiago de Murcia (1673-1739).

A Mio Modo

Esteban La Rotta, Elionor Frey, Anthony Harvey et Stéphanie Brochard

De nouveau la musique se maria à la danse dans le spectacle qui débuta à 11h30 et qui mit en vedette Esteban La Rotta (luth), Elionor Frey (viola d’arco), Anthony Harvey (luth) et Stéphanie Brochard (metteuse en scène et danseuse).

La chorégraphe créa une série de tableaux afin de caractériser chaque pièce musicale. Des tableaux auxquels les musiciens participèrent. Ce qui en fit un spectacle original et intéressant.

Persona

Les Méandres

Vers 15h, à l’église Notre-Dame-de-la-Défense, l’ensemble Les Méandres interprétèrent des œuvres instrumentales et vocales des XVIe et XVIIe siècles.

Dans l’ordre habituel, la photo présente Jonathan Stuchbery (luth, debout), Tristan Best (viole de gambe), Justin Luchinski (clavecin), Élodie Bouchard (soprano), Élyse Lamanque-Girard et Jérémie de Pierre (flutes à bec).

Il Cortegiano

Les chanteurs

Le grand spectacle qui cloturait le festival à 17h s’appelait Il Cortegiano (ou Le courtisan).

Sur un texte de Jean-François Daigneault, on y voit un jeune comédien — interprété par Renaud Paradis, le 4e à partir de la gauche sur la photo ci-dessus — qui doit passer une entrevue devant un grand réalisateur français.

Puisqu’il s’agit d’un film d’époque, le comédien croit qu’il augmenterait ses chances de décrocher le rôle s’il maitrisait le chant, la danse et le maniement des armes.

Évidemment, on songe au Bourgeois gentilhomme de Molière, transposé à notre époque.

Et pour respecter le thème du festival, le comédien était préoccupé par souci de maitriser ces arts de manière à pouvoir les interpréter avec sprezzatura.

L’acoustique mate de la salle de cinéma où avait lieu le spectacle permettait d’entendre parfaitement le texte des comédiens-chanteurs.

Sur la photo ci-dessus, on voit Pierre Rancourt, Dorothéa Ventura, Ghislaine Deschambault, Renaud Paradis, Jean-François Daigneault et Philippe Gagné.

Si on exclut Renaud Paradis, les comédiens-chanteurs sont membres de l’Ensemble Alkemia.

Vue d’ensemble

Le lien entre les parties dites et chantées d’une part, et d’autre part les parties dansées était un peu mince, à mon avis. Mais personne ne s’en plaindra tellement les festivaliers ont été séduits par les chorégraphies et la splendeur des costumes.

L’orchestre

La partie orchestrale était assumée par la réunion du quatuor Flûte alors! et de la Bande Montréal Baroque. Impeccables, comme toujours, puisqu’il s’agit de plusieurs parmi les meilleurs musiciens baroques du Québec.

Les Jardins chrorégraphiques

Exécutant une chorégraphie de Marie-Nathalie Lacoursière, les autres membres de l’ensemble Les Jardins chorégraphiques voleront évidemment la vedette.

Sur la photo, on voit Stéphanie Brochard, Jean-François Dollé, Marie-Nathalie Lacoursière et Tom Robin.

Cela termine de manière fastueuse cette 17e édition du Festival Montréal Baroque.

Merci donc aux organisateurs de nous présenter quelques-uns des meilleurs musiciens baroques d’ici et d’ailleurs et de nous faire découvrir les œuvres séduisantes de compositeurs moins connus.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8, objectifs PanLeica 8-18 mm (3e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (4e, 5e et 7e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
3e  photo : 1/20 sec. — F/3,7 — ISO 6400 — 15 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 25 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
9e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 22 juin 2019

23 juin 2019
Fiat 500

C’est de nouveau dans le quartier montréalais de la Petite Italie que se déroulait principalement cette 3e journée du Festival Montréal Baroque 2019.

Parmi les activités gratuites offertes en marge du festival, le marché Jean-Talon accueillait à 11h une improvisation sur Les Quatres saisons de Vivaldi transposées pour deux violons et une harpe (Davide Monti, David Greenberg et Maria-Christina Cleary).

Je n’ai pas assisté à ce concert, mais ceux qui y étaient en sont revenus enthousiastes.

Amore e Guerra I

Davide Monti, David Greenberg, Molly Quinn, Jolle Greenleaf, Maria-Christina Cleary et Michel Anger

À 14h, le premier concert payant fut le premier volet d’Amore e Guerra.

Dans une bâtisse industrielle du quartier de Mile-End, les six concertistes exécutèrent avec brio des madrigaux et des œuvres vocales italiennes de Dario Castello, d’Hieronymus Kapsberger, de Claudio Monteverdi, de Martino Pesenti et de Salomone Rossi.

Molly Quinn
Davide Monti et David Greenberg
Davide Monti
Jolle Greenleaf

Amore e Guerra II

Les concertistes

Sous la direction d’Andrew McAnerney, à 17h les Tenet Vocal Artists, le Studio de musique ancienne de Montréal, le duo italien ArParla, le Consort des Voix humaines, David Greenberg et Antoine Mallette-Chenier unissaient leurs forces pour exécuter des madrigaux de Monteverdi à l’église Notre-Dame-de-la-Défense.

Gene Stenger, Nils Brown et Anicet Castel
Jolle Greenleaf
Famille mélomane

Au cours du concert, ces quelques taches de lumière qui illuminaient cette famille de mélomanes ont attiré mon attention.

Banchetto Musicale

Au parc Dante
Au menu du Banquet musical

Immédiatement à l’ouest de l’église se trouve le parc Dante. C’est là quel les festivaliers eurent l’occasion (pour un léger supplément) de gouter les pâtes de la cheffe Elena Faita.

Signe des temps, les bols étaient en matière recyclable.

Nils Brown

Au cours du repas, Nils Brown (du Tenet Vocal Artists) charmait l’assistance de sa splendide voix de ténor.

Rien du tout

Catherine St-Arnaud et Josquin Beauchemin

À 20h, retour au quartier de Mile-End pour une fantaisie de Marie-Nathalie Lacoursière basée sur des airs français d’André Campra, de Nicolas Racot de Grandval, de Jean-Baptiste Lully, de Jean-Philippe Rameau et… de Luc Plamondon.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (2e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re, 4e, 7e, 12e et 13e photos) et M.Zuiko mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/400 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 25 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 17 mm
  3e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 5000 — 75 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
  9e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
11e  photo : 1/5000 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
12e  photo : 1/6400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
13e  photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 160 — 25 mm
14e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 21 juin 2019

22 juin 2019
Nef de l’église Madonna della Difesa

C’est de nouveau dans l’église Notre-Dama-de-la-Défense que s’est tenue la deuxième journée du Festival Montréal Baroque 2019.

Le concert Ercole, Cupido, Furiæ e Apollo

Les musiciens

À 19, le concert Ercole, Cupido, Furiæ e Apollo présentait de la musique de chambre italienne du XVIIe siècle.

Chaque morceau faisait appel à un ou plusieurs instrumentistes parmi les artisans de ce concert : le duo Arparia (Davide Monti et Maria-Christiana Cleary), David Greenberg, Antoine Malette-Chénier et le consort des Voix humaines.

Il s’agissait d’un large panorama d’œuvres plutôt séduisantes de huit compositeurs dont certains peu connus des mélomanes : Dario Castello, Giovanni-Paulo Cima, Giovanni Gabrieli, Biagio Marini, Michelangelo Rossi, Gregorio Strozzi, Giovanni-Maria Trabaci et Marco Uccellini.

David Greenberg (violon)
Maria-Christina Cleary (triple harpe)
Des musiciens très concentrés
Davide Monti

Davide Monti possède l’art consommé de vaincre toutes les difficultés de la partition et le faire avec la plus totale aisance apparente. Dans ce sens, c’est l’incarnation même du sprezzatura (le thème du festival).

Le concert Le Tri grazie

Ensemble Meslanges

À 21h, le festival présentait l’ensemble Meslanges dans un programme dédié à la musique vocale italienne baroque.

Dans l’ordre habituel sur la photo, il s’agit de Dorothéa Ventura (soprano et claveciniste), Marie Magistry (soprano), Ghislaine Deschambault (mezzosoprano) et Sara Lackie (harpiste).

Même si toutes ont été impeccables, j’avoue avoir apprécié le raffinement exquis de Mme Deschambault.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
7e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 20 juin 2019

21 juin 2019
Nef de l’église Madonna della Difesa

C’est dans l’église Notre-Dame-de-la-Défense — joyau architectural du quartier montréalais de la Petite Italie — que débutait officiellement la 17e édition du Festival Montréal Baroque.

Le thème de cette année est la sprezzatura, cette nonchalance feinte qui est une manière tout italienne de donner l’impression de facilité dans l’exécution d’œuvres musicales.

Ensemble Caprice

À 19h, le grand concert de la soirée était consacré à des compositeurs baroques principalement italiens; Girolamo Fantini, Antonio Vivaldi, Giovanni-Alberto Ristori et l’Allemand Johann-David Heinichen.

Les musiciens de l’Ensemble Caprice étaient sous la direction du chef Matthias Maute.


 
Les parties chorales étaient sous la responsabilité du Grand chœur du Festival Montréal Baroque, disposé au fond des bras du transept.

Molly Quinn, Tim Keeler et Gene Stenger

Les parties solistes incombaient aux sopranos Jolle Greenleaf et Molly Quinn, de même qu’au contreténor Timothy Keeler et au ténor Gene Stenger.

Yumiko Kanao
Koto (cithare japonaise)

À 21h, le festival présentait un concert de musique de chambre intitulé ‘Sprezzatura et Shibui’.

Le shibui qualifie la sensation agréable produite par la beauté simple, subtile et discrète.

Était en vedette l’Ensemble Matsu Take, le seul orchestre montréalais dédié à la musique de chambre japonaise. Cet orchestre était complété de quelques autres musiciens québécois.

Yumiko Kanao (koto) et Michel ‘Zenchiku’ Dubeau (flute)
Mika Putterman (flute) et Madeleine Owen (guitare)
Boaz Berney (flute) et Esteban La Rotta (luth)
Tous les musiciens réunis

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e et 9e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 4000 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2018 : Jour 4

25 juin 2018
Leandro Marziotte et Ariadne Lih

Au musée McCord, le festival présentait à 11h le concert Alla Guerra d’Amore, composé d’airs et de duos amoureux italiens du XVIIe siècle.

Leandro Marziotte (contreténor) et Ariadne Lih (soprano) étaient accompagnés d’Alexis Risler au téorbe et de Caroline Ritchie à la viole de gambe.

Nicolas Géradin et Élise Guay

Depuis le début, la programmation du festival prévoit des concerts gratuits. Comme ce fut le cas les années précédentes, ceux d’aujourd’hui avaient lieu à la Place Phillips.

Le premier des quatre mettait en vedette Nicolas Géradin et Élise Guay à la cornemuse, au grand plaisir de nombreux enfants et de leurs parents.

Dina König

À 14h, toujours au musée McCord, on pouvait entendre l’alto Dina König, accompagnée de Karim Nasr (hautbois et basson baroques), Esteban La Rota (téorbe et guitare baroque) et Caroline Ritchie (viole de gambe), interpréter des airs du jeune Haendel, à l’époque où il travaillait en Italie.

Je ne sais pas très bien ce qui se passe ces jours-ci au Kazakhstan mais cette ancienne république soviétique semble être devenue une pépinière de talents.

Après le ténor Dimash Kudaibergenov, révélé par son interprétation ahurissante de l’air SOS d’un terrien en détresse tiré de Starmania (en dépit d’un français approximatif), voici Dina König.

Celle-ci possède une voix blanche (sans vibrato), parfaitement juste, qui se distingue par un léger frémissement — ce que j’appellerais un grain de la voix — qui en font une interprète exceptionnelle. Sa venue à Montréal est une autre grande découverte du festival.

Karim Nasr

Ce concert comportait également de la musique instrumentale composée par Haendel à la même époque. L’aria Lascia la spina fut interprété au hautbois par Karim Nasr de manière à en faire pleurer les roches.

Le grand spectacle qui termine le Festival Montréal baroque se veut un paroxysme qui donne le gout aux festivaliers de revenir l’année suivante.

À 19h, à l’agora Hydro-Québec de l’UQUÀM, on présentait la cantate Apollo e Dafne composée à Venise par Haendel en 1709-1710. Celle-ci s’est transmise jusqu’à nous de manière incomplète puisqu’il manque l’ouverture, remplacée ici par celui de l’opéra Serse.

L’œuvre ne requiert qu’un baryton et une soprano.

C’est avec beaucoup de brio que la chorégraphe Marie-Nathalie Lacoursière a transformé cette cantate en miniopéra en dépit des moyens financiers limités du festival, grâce notamment aux talents des éclairagistes qui ont su créer le merveilleux à partir de presque rien.

À la manière d’un roman-photo, permettez-moi de vous présenter l’œuvre telle que résumée par le synopsis anonyme du programme de la soirée.

Daphné, fille du fleuve Pénée, est passionnée de chasse. Elle fuit les prétendants, au grand désespoir de son père qui la voudrait mariée.

Indépendante, elle doit faire face à l’obsession qu’Apollon nourrit pour elle (un comportement qu’on ne tolère plus, de nos jours, que dans l’Olympe).

Apollon (Dion Mazerolle) ridiculisant Cupidon (Stéphanie Brochard)

Fier de sa victoire sur le serpent Python envoyé par Héra pour tuer la mère d’Apollon, ce dernier se moque de Cupidon et de son arc.

Vexé, celui-ci se venge en tirant deux flèches; l’une en or décrochée contre Apollon (qui tombera amoureux en voyant Daphné) et l’autre, en plomb, décrochée contre Daphné, ce qui empêchera la réciproque.

Daphné épiée par Apollon

Éperdument amoureux de Daphné, Apollon la contemple, l’épie et la pourchasse. Guerrier, il veut s’unir à elle et ne comprend pas qu’elle s’éloigne et le repousse.

Daphné (Jacqueline Woodley) se confie aux dieux
L’indifférence de Daphné

Apollon lui déclare son amour, mais Daphné n’entend pas ses discours et fuit toujours plus loin.

La fuite de Daphné (Pierre Chartrand et Alexis Chartrand)

Ici, la fuite de Daphné est symbolisée par une course dont le bruit est obtenu par de la danse à claquettes.

Daphné voit les arbres s’écarter devant elle. Alors qu’Apollon est sur le point de la rattraper, elle atteint in extrémis le fleuve de son père. Penchée sur lui, elle le supplie de lui ôter la beauté qui lui porte malheur.

La métamorphose de Daphné

À peine a-t-elle achevé ce vœu que ses membres s’engourdissent, ses cheveux verdissent, ses bras s’étendent en rameaux et ses pieds s’enracinent. Elle s’est transformée en laurier afin d’échapper à la passion d’Apollon.

Stupéfait, Apollon découvre Daphné métamorphosée
Le désespoir d’Apollon

Le laurier devient ainsi l’arbre sacré d’Apollon et ses feuilles couronnent depuis le front des guerriers victorieux en mémoire du grand amour du dieu.

Les Jardins chorégraphiques

La cantate était suivie d’une chorégraphie savante de Marie-Nathalie Lacoursière.

Ronde des festivaliers

À l’issue de cela, le public était invité à exécuter une ronde sur la musique de danse de l’époque d’Haendel.

Danse en ligne
Danseurs de différentes générations

Finalement, les plus doués d’entre eux s’adonnèrent aux danses sociales de l’époque.

Mes concerts préférés cette année furent la cantate Apollo e Dafne (dont on vient de parler), l’orchestre L’Arte del mondo (en vedette les jours 2 et 3), Acis and Galatea (jour 3), le quatuor Flûte alors (jour 1), le harpiste Antoine Mallette-Chénier (jours 2 et 3), et l’alto Dina König (jour 4).

Et puisque vous, amis lecteurs, avez eu la patience de me lire jusqu’ici, je vais vous faire une confidence : les ballets de Mme Lacoursière sont pour moi, une perpétuelle source d’émerveillement.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e, 5e, 7e et 13e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
  2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm
  8e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
  9e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
11e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 75 mm
12e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 800 — 25 mm

Paru depuis : Händel à l’heure de #MeToo: fort et pertinent (2018-06-26)


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2018 : Jour 3

24 juin 2018
Catherine St-Arnaud

Le programme de cette troisième journée du festival comprenait trois concerts intimes dont je n’ai vu que le troisième intitulé ‘Sorcière au bucher’, interprété par Catherine & Complices (ci-dessus).

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

À 19h, sous la direction du chef Eric Milnes, l’orchestre L’Harmonie des saisons jouait l’opéra Acis and Galatea (1718) en version concert. Il s’agit d’une des œuvres les plus charmantes d’Haendel.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Le clip vidéo ci-dessus est un extrait de l’air Love in her eyes sits playing, interprété par le ténor québécois Philippe Gagné.

Antoine Mallette-Chénier

Entre les deux actes de l’opéra, on joua le Concerto pour harpe, cordes et basse continue en si bémol majeur op. 4 no 6 d’Haendel.

À 21h, on quittait l’agora Hydro-Québec de l’UQÀM pour l’église Saint-Jean-Baptise (celle au toit rouge) située à deux pas.

Des membres de l’orchestre allemand L’Arte del mondo interprétèrent…

Susanne Regel, Massimiliano Toni et Linda Mantcheva

…la Sonate pour hautbois et basse continue en do mineur op. 1 no 8 d’Haendel…

Andrea Keller, Massimiliano Toni et Linda Mantcheva

…le Sonate pour violon et basse continue en fa majeur op. 1 no 12 du même compositeur…

Massimiliano Toni

…la Suite pour clavecin No 2 en fa majeur, également d’Haendel…

Massimiliano Toni et Linda Mantcheva

…la Sonate pour violoncelle et basse continue en la mineur op. 2 no 5 de Giacobbe Basevi (dit Il Cervetto)…

Andrea Keller, Massimiliano Toni, Linda Mantcheva et Susanne Regel

…et finalement la Sonate en trio pour violon, hautbois et basse continue en si mineur op. 2 no 1b d’Haendel.

Bref, une journée plaisante et très intéressante.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re, 2e, 4e, 5e, 8e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3e, 6e et 7e photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 5000 — 75 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 320 — 25 mm
6e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
8e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2018 : Jour 2

23 juin 2018

À 17h, cette deuxième journée comprenait une conférence gratuite donnée en anglais sur le thème Les iles de l’enchantement : plaisir, domination et transformation.

Donnée par le professeur Paul Yachnin (spécialiste de Shakespeare) et le metteur en scène Patrick Hansen, cette conférence — une des plus intéressantes données à ce jour par le festival baroque depuis sa fondation — portait sur la symbolique de l’ile enchantée dans la littérature occidentale, à partir de la mythologie grecque jusqu’à aujourd’hui, en passant par les opéras d’Haendel.

Gilles Cantagrel

Présenté par le musicologue Gilles Cantagrel…

Suzanne Regel (haubois) et l’orchestre L’Arte del mondo

…le concert débutant à 19h portait sur cinq concertos de trois compositeurs contemporains, Haendel (1685-1759), Alessandro Marcello (1684-1747) et Evaristo-Felice Dall’abaco (1675-1742).

Virtuose, l’orchestre allemand mettait en vedette (selon l’œuvre) le claveciniste Massimiliano Tomi et la flutiste Suzanne Regel.

Orchestre et solistes ont brillé dans des œuvres séduisantes, aidés par l’acoustique de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste dont le plancher et le plafond sont entièrement de bois.

Antoine Malette-Chénier, le duo Les Voix Humaines et Charles Daniels

À 21, à l’agora du musée d’Art contemporain, le festival présentait un récital d’œuvres des meilleurs compositeurs anglais du XVIIe siècle, interprétées par le ténor Charles Daniels.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e et 3e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (1re photo)
1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1250 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2018 : Jour 1

22 juin 2018

Cette année, la seizième édition du Festival Montréal baroque met en vedette le compositeur anglais d’origine saxonne Georg-Friedrich Haendel.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

À la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, on présentait à 19h la moitié des pièces musicales qui composent son dernier grand oratorio, The Triumph of Time and Truth, composé deux ans avant sa mort.

La partie instrumentale a été confiée à l’orchestre allemand L’Arte del Mondo, complété de L’Ensemble Caprice de Montréal. Les parties chorales relevaient de l’Ensemble vocal Arts-Québec, tandis que quatre solistes complétaient le tout sous la direction de Matthias Maute.

Selon la mode anglaise (à l’époque comme de nos jours), le livret est très moralisateur, mais admirablement bien écrit.

Musicalement, ce n’est pas l’œuvre la plus mélodieuse du compositeur. Toutefois, j’ai bien apprécié l’air pastoral Dryads, Sylvans with fair Flora, abrégé hier soir.

Peut-être parce que j’étais assis dans les toutes premières rangées, j’avoue avoir trouvé excessive la puissance vocale des solistes et eu l’impression qu’on me criait après.

D’autant plus qu’une des deux sopranos (dont je tairai le nom) avait tendance à chanter systématiquement les aigus à gorge déployée.

Ceci étant dit, j’ai été heureux de faire connaissance avec cette œuvre que je ne connaissais pas.

Vincent Laurier, Dorothea Ventura, Marie-Laurence Primeau, Caroline Tremblay et Alexa Raine-Wright

À 21h, le quatuor Flûte alors (complété de la claveciniste Dorothea Ventura) présentait des transcriptions de la musique de Haendel.

La partie médiane du concert était consacrée à des transcriptions de sa Water Music qui n’avaient pas l’éclat de l’original orchestral.

Toutefois, la première et la troisième partie du concert étaient séduisantes, notamment les nombreuses pièces virtuoses qui m’ont littéralement enchanté.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2017 : Jour 4 (fin)

26 juin 2017

Pour cette dernière journée du festival, on nous conviait dès 9h30 à trois récitals de clavecin.

Aina Kalnciema

C’est la claveciniste lettone Aina Kalnciema qui brisait la glace avec un programme très séduisant de sonates de Domenico Scarlatti. C’est dans les plus difficiles d’entre elles que la claveciniste a brillé.

Suivaient la mélodieuse sonate no 2 pour clavecin de Dimitri Bortnianski (1751-1825) et deux œuvres contemporaines dont elle est la dédicataire, notamment Nocturnes de Julius Karlsons (plutôt intéressante).

Artem Belogurov

Une heure plus tard, son compatriote Artem Belogurov lui succédait au clavicorde et au pianoforte.

Les œuvres au programme étaient essentiellement des pièces néoclassiques de compositeurs germaniques. Certaines d’entre elles fournissaient aux festivaliers une rare occasion d’entendre la sonorité particulière du clavicorde (ci-dessus, alors que son épouse, Octavie Dostaler-Lalonde, lui tourne les pages).

Skip Sempé

Le volet du festival consacré au clavecin se terminait par le Français Skip Sempé dont le programme était composé presque exclusivement d’œuvres de compositeurs baroques français dans lesquelles le claveciniste a démontré sa maitrise magistrale de l’ornementation.

Jacinthe Thibault et l’ensemble Sonate 1704
Jacinthe Thibault

De 14h à 15h30, l’ensemble Sonate 1704 présentait des sonates pour violon publiées en France par deux compositeurs protestants : Jean-Baptiste Lœillet (dit de Londres) et John Eccles.

À cela, le trio ajoutait quelques œuvres de compositeurs catholiques : un motet de Nicolas Bernier et des extraits de la cantate ‘Judith’ d’Élisabeth Jacquet de la Guerre, interprétée par Jacinthe Thibault, dont la présence forte et la diction impeccable en faisaient l’interprète idéale du rôle-titre.

Interprètes d’Althea of Tarzia

Le festival se terminait en beauté par la présentation de la cantate profane ‘Althea of Tarzia’ sur de la musique de Bach.

On doit au musicologue Bruce Haynes d’avoir imaginé que si Johann Sebastian Bach, en son temps, avait été estimé à sa juste valeur, il se serait retrouvé compositeur à la cour d’un prince allemand et à ce titre, aurait eu la tâche de composer des opéras.

Et comme Bach, débordé par ses nombreuses responsabilités, a eu l’habitude de réutiliser ses compositions à d’autres fins, il aurait fait de même pour ses opéras.

Parmi les tonnes de projets laissés en plan par le musicologue à son décès, il y avait les esquisses d’un opéra ‘de Bach’ (sic).

C’est sa compagne, l’infatigable Susie Napper, qui s’est engagée à terminer cet opéra pour le festival de cette année.

Mais voilà, le travail était moins avancé que prévu. Si bien que Mme Napper a fait l’essentiel du travail (même si elle s’en défend bien, par respect pour son époux).

L’opéra bilingue (anglais-français) était présenté en version concert, c’est-à-dire sans décor et avec quelques accessoires à la place de costumes.

Le résultat est convaincant. Et le travail enthousiaste des chanteurs et des musiciens de La Bande Montréal Baroque (sous la direction d’Éric Milnes) est admirable.

Fanfare Carmagnole

Au sortir de la salle, la Fanfare Carmagnole prolongeait cette atmosphère festive en interprétant de la musique enjouée inspirée du folklore juif.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e, 6e et 7e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 30 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 22 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2017 : Jour 3

25 juin 2017
Red Owl (Jonathan Addleman et Sari Tsuju)

Cette troisième journée du festival débutait par des œuvres de compositeurs germaniques — Biber, Froberger, Johann Sebastian Bach et Matthias Weckmann — interprétées par le duo Red Owl.

Artem Belogurov et Octavie Dostaler-Lalonde

Après une conférence académique sur l’effet de la conversion religieuse sur les arts de la Renaissance, le programme du festival reprenait de 14h à 15h avec le duo formé par Artem Belogurov et Octavie Dostaler-Lalonde.

Le couple nous présentait des œuvres pour clavier et violoncelle composées principalement entre 1796 et 1805 par Beethoven, Joseph Wölfl et Bernhard Romberg.

Andréanne Brisson-Paquin et Pallade Musica

À partir de 16h30, l’ensemble Pallade Musica, accompagné de la soprano Andréanne Brisson-Paquin, interprétait de la musique d’Alessandro Stradella et des œuvres vocales de deux compositeurs baroques (Purcell et Angelo Berardi), de même que de deux compositeurs contemporains, incluant une création (In the Stillness of Trees), assez intéressante, de Jonathan Goulet.

Suzie LeBlanc et Constantinople
Suzie LeBlanc

Tous les concerts de l’ensemble Constantinople sont des enchantements non seulement en raison de leur répertoire raffiné que du chatoiement de la sonorité de leurs instruments.

Ils étaient ce soir accompagnés de la soprano acadienne Suzie LeBlanc, parfaite, comme d’habitude.

Mika Putterman (flûtiste) et les danseuses Kimberly De Jong et Susan Paulson

À 21h, dans une salle minimalement éclairée, Mika Putterman (à la flute) interprétait divers compositeurs européens du XVIIIe siècle.

Son alliage de musique baroque et de danse contemporaine fut plutôt réussi, la danse allégeant la sévérité d’un concert pour flute seule.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/,8 (2e et 5e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 40 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 75 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 29 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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