Un patron de masque artisanal contre le Covid-19

13 mai 2020
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Présentation générale

Les masques artisanaux possèdent généralement deux lacunes.

La première est que l’élastique ou les bandes qui servent à attacher le masque au visage créent une tension qui s’exerce tout le long du bord supérieur à partir de l’arête du nez.

Cela crée une ouverture de chaque côté du nez par laquelle de l’air peut pénétrer au moment de l’inspiration, court-circuitant ainsi le masque.

La deuxième lacune est que les côtés du masque n’adhèrent pas parfaitement aux joues.

Afin de corriger ces deux lacunes, j’ai créé différents modèles. Je vous présente ici le meilleur de ceux que j’ai conçus.

Le patron ci-dessus montre la forme du masque une fois les ourlets créés. C’est donc à dire qu’on prendra plus de tissus que ce qu’on voit.

La partie supérieure du masque

Avant d’assembler les deux faces du masque, on devra coudre séparément la partie destinée à suivre l’arête du nez (en bleu).

Une fois cela fait, on devra coudre toute la partie supérieure du masque et de la longue bande destinée à être attachée derrière la tête. Cette bande doit être de longueur suffisante.

On remarquera qu’à sa partie supérieure, le masque adopte une forme concave de chaque côté. C’est afin de dégager les paupières.

De plus, la bande qui tient le masque en place (en pâle) est décalée vers le bas du masque, laissant sa partie supérieure libre de suivre le contour du visage.

La pression exercée par cette bande oblige l’inspiration par la bouche à se faire au travers du masque. En contrepartie, cela rend pénible le port de ce masque par les personnes qui effectuent un effort physique intense.

La partie inférieure du masque

Le bord inférieur chaque face du masque devrait avoir un ourlet. Mais on évitera de coudre ensemble les deux faces du masque afin de permettre l’insertion, entre elles, d’un filtre poreux (un filtre à café, par exemple).

Je passe habituellement mon filtre à l’eau du robinet avant de l’insérer et j’apporte un petit vaporisateur d’eau pour l’humecter périodiquement lorsqu’il commence à manquer de souplesse.

Le filtre sera jeté après chaque usage.

Au bas, le ‘V’ inversé est pour le menton. Cette forme particulière n’est pas essentielle; on pourrait donner une forme différente à sa guise.

Le bas de la photo montre la taille du masque, en centimètres. En cliquant sur la photo ci-dessus, on a accès à la version à haute résolution qui, une fois imprimée, devrait être approximativement de taille réelle.

Aux intéressés : bonne chance !

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Recycler des ceintures

18 septembre 2015

Le 14 juin 2015, j’ai visité la Foire de l’environnement et de l’écohabitation qui se tenait ce jour-là pour la deuxième journée de suite sur le terrain de la Tohu, à Montréal.

Parmi les nombreux exposants se trouvait l’artiste récupérateur Stéphane Leblanc.

J’ai été tout simplement ébloui devant la beauté des objets que celui-ci crée à l’aide de ceintures invendues qu’il obtient de différentes boutiques.

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On peut contacter l’artiste par courriel, par téléphone à Victoriaville (au 819-604-1177), ou en visitant son site Web.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif PanLeica 25mm F/1,4
1re photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 250 — 25 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
4e photo  : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 320 — 25 mm
5e photo  : 1/80 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La broderie au point de croix

23 mai 2015
Exemple de diagramme

Le point de croix est un mode de broderie réalisé d’après un modèle appelé diagramme.

De l’arrière de la toile, l’artisan — appelé crucifiliste — fait surgir son aiguille du coin inférieur gauche d’un carré : puis il la fait disparaitre au coin supérieur droit, laissant un trait oblique incliné vers la droite de fil à broder.

Il recommence l’opération pour tous les autres carrés successifs d’une même rangée qui, de gauche à droite, possèdent la même couleur.

Arrivé au bout de son segment de carrés de couleur identique, il revient en arrière, du coin inférieur droit au coin supérieur gauche, traçant un trait incliné vers la gauche qui complète le ‘x’ qui décore chaque carré.

Lorsque les segments de couleur identique sont rapprochés et lorsque le fil est d’une couleur claire, on peut passer d’un segment à l’autre avec le même fil.

Dans le cas contraire, on arrête le fil en le coupant après l’avoir passé à plusieurs reprises à l’arrière de la toile, sous les derniers carrés brodés.

Pour terminer, on remarquera que ce diagramme ci-dessus est en réalité une modification de la sixième photo publiée sur ce blogue il y a deux jours.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1,2 — 1/4000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm. Photo modifiée à l’aide du filtre ‘Patchwork’ de Photoshop.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les créations de Miraky Design

20 mars 2014
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Sous la raison sociale Miraky Design, l’artiste québécoise Marie-Josée Francoeur réalise des pièces uniques — sous forme de stylo, plume fontaine et coupe-papier — qui sont parmi les plus beaux objets au monde.

À cette fin, celle-ci utilise le bois, la résine, l’or, le titane et le rhodium. Le résultat est stupéfiant.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm — F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 22 mm

Note : La photo ci-dessus s’est méritée une 7e place au concours intitulé « Designer Pens », organisé par la revue électronique DPReview.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mains ouvertes

5 février 2013
« Hands » de Kent Forrest Ipsen (1933-2012)

À l’occasion d’une visite récente au musée des Beaux-Arts de Montréal, j’ai été surpris d’y voir une sculpture en verre moulé intitulée « Hands », datée de 1992.

Pourquoi cette surprise ? C’est qu’en la voyant, je me suis souvenu d’une sculpture semblable que j’avais achetée au Salon des métiers d’Art. C’était il y a longtemps : mais était-ce avant 1992 ou après ?

c2040732Arrivé à la maison, je me suis empressé d’aller voir la date de l’œuvre que je possédais : elle avait été réalisée en 1978, l’année de mon achat. J’avais donc chez moi une sculpture analogue, créée par un autre artiste, mais réalisée quatorze ans plus tôt.

Évidemment, cela ne signifie pas que l’artiste américain ait copié l’artiste québécois. Cela veut simplement dire que ces deux artistes ont eu la même idée à plus d’une décennie d’intervalle.

c2040738
 
Dans le cas de l’œuvre que je possède, il s’agit du moulage, grandeur nature, de la main d’un artisan québécois du nom de Duquet. Sur l’internet, je n’ai rien trouvé à son sujet.

En 1978, je me souviens avoir demandé au créateur pourquoi il avait pris la peine de briser l’acrylique moulé pour y insérer une lisière de contreplaqué.

Il m’avait répondu que simplement réaliser le moulage de sa main, cela manquait d’originalité puisque n’importe qui pouvait faire pareil. Il avait donc scié ce moulage et avait travaillé le contreplaqué jusqu’à ce que les deux matériaux se complètent parfaitement.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 26 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 16 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le popotillo ou la mosaïque de paille

21 février 2012
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D’origine précolombienne, le popotillo est une technique pratiquée au Mexique. Elle consiste à utiliser des segments de tiges de graminées (principalement du millet) pour créer des œuvres d’Art.

Les tiges sont d’abord teintes. De nos jours, les artisans disposent d’un grand nombre de colorants synthétiques. Mais ceux qui perpétuent les techniques traditionnelles n’utilisent que des colorants naturels (extraits de plantes ou d’insectes) : parce que biologiques, ceux-ci sont sujets à la décoloration avec le temps.

Puis le support de l’œuvre est enduit de cire d’abeille. Les tiges sont taillées selon le besoin à l’aide d’une lame pointue (au bistouri ou à l’Exacto), puis appliquées sur ce support. Le tout est recouvert d’une laque qui sert de fixatif.

Un âge d’or du popotillo se situe dans la première moitié du XXe siècle. C’est à cette époque que la famille Olay a tenu boutique dans la capitale mexicaine, proposant des œuvres figuratives remarquables tant par la composition de l’image et l’originalité des sujets, que par leur perfection technique.

On peut voir ci-dessus une œuvre de Feo Ariza (dont un détail ci-dessous). Cet artisan s’est illustré à l’époque où il a travaillé pour la famille Olay, entre 1946 et 1950.

Détail de l’œuvre

Référence :
Straw painting

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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