
L’élection québécoise actuelle n’est pas un référendum sur le référendum. La véritable question à se poser est la suivante : « Quel parti politique est le plus compétent pour diriger le Québec ?».
À cette élection-ci comme à toutes les précédentes, la réponse est le Parti québécois.
L’équipe économique du PQ est composée d’économistes alors que celle du Parti libéral du Québec est composée de gens d’affaires. Ce qui n’est pas la même chose.
Les premiers sont des experts en macroéconomie alors que l’expertise des seconds est limitée à l’entreprise qu’ils dirigent et, par ricochet, au secteur économique dans lequel ils opèrent.
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Déficit commercial du Québec, de 1981 à 2012, en milliards de dollars

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Lorsque le PQ est au pouvoir, le Québec s’enrichit en exportant plus qu’il importe. Et chaque fois que le PLQ est au pouvoir, c’est le contraire.
Ce qui permet aux premiers ministres libéraux de se vanter d’obtenir plus de péréquation du gouvernement fédéral. Preuve de notre appauvrissement.
J’aime bien François Legault. Mais je lui reproche de s’être entouré d’incompétents. De très habiles communicateurs, mais dépourvus de substance.
À preuve; l’état désastreux des finances publiques que son gouvernement nous laisse après huit ans de gaspillage et d’investissements publics désastreux.
Dans un autre ordre d’idée, lorsqu’on va au cinéma, il faut payer le prix d’entrée. On aimerait que ce soit gratuit comme c’est le cas des films qu’on voit à la télé. Mais on n’a pas le choix.
Avec l’élection du PQ, c’est pareil; le ‘billet’ à payer, c’est 130 millions pour le troisième référendum sur l’indépendance nationale.
La majorité des Québécois n’en veulent pas parce qu’actuellement ils sont contre l’indépendance. Or être pour le statuquo ou être contre le référendum, c’est pareil.
Si on juge que la CAQ devrait être reportée au pouvoir, il y a aussi un ‘ticket’ à payer; c’est le cout du Troisième lien (auquel est opposée également la majorité de la population du Québec).
Au minimum, le prix du Troisième lien, c’est dix-milliards de dollars. Peut-être vingt-milliards. Peut-être trente. Qui sait, avec la CAQ ?
Bref, le PQ ne promet pas de remettre des milliards de dollars dans les poches des contribuables : il promet de les laisser là où ils sont puisque ses promesses électorales sont, de loin, les moins couteuses de tous les partis politiques.
Cela s’appelle ‘être responsable fiscalement’.
Écrit par Jean-Pierre Martel