L’empreinte environnementale des centres de données est un secret protégé par le droit européen

Publié le 20 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Le fonctionnement de l’intelligence artificielle repose sur des centres de données qui sont de colossaux consommateurs d’énergie et d’eau.

Avant d’autoriser l’implantation d’un tel centre sur son territoire, une municipalité doit connaitre son empreinte environnementale, notamment ses besoins en ressources aquifères.

Depuis 2023, l’Union européenne obligeait ces centres à divulguer un certain nombre d’indicateurs : consommation d’énergie, usage de l’eau, efficacité énergétique ou encore performances techniques.

À la suite des pressions de Microsoft et de Digital Europe (qui défend à Bruxelles les intérêts des géants de l’informatique), la Commission européenne a décidé que cette empreinte environnementale relevait du secret industriel.

Le mois dernier, le quotidien Le Monde révélait que la Commission a ajouté une clause de confidentialité dans la règlementation européenne sur les centres de données.

Avant d’autoriser la construction d’un centre de données, il sera dorénavant illégal pour une municipalité d’exiger connaitre combien d’eau sera nécessaire à son fonctionnement.

On ignore les raisons qui justifient cette décision. C’est donc dans le secret le plus total que la Commission a accordé cette faveur aux géants américains de la tech.

Ce qui contribue aux soupçons de corruption qui planent déjà sur les diverses instances de l’Union européenne.

Références :
Comment Microsoft et le lobby de la tech ont fait entrer le secret dans le droit de l’UE sur les centres de données
La corruption au parlement européen
Stratégie industrielle du Québec : la panne d’idée de François Legault

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Écrit par Jean-Pierre Martel