La bière à saveur enfantine

Publié le 12 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Je lis quotidiennement l’exemplaire du Journal de Montréal qu’une voisine laisse sur mon paillasson après l’avoir lue.

Parmi ses chroniqueurs, j’aime bien Richard Martineau. Sa spécialité est l’indignation outrée. Pour lui, tout est scandaleux. Généralement, ses excès me font sourire. Sauf hier.

M. Martineau s’en prenait à une décision récente de la Société des alcools du Québec (SAQ) d’interdire au propriétaire de la brasserie montréalaise St-Rock de vendre de la bière à saveur de sloche, de bonbon, ou de barbe à papa. Aux yeux de la SAQ, ces produits ciblent des mineurs.

L’argument central du chroniqueur est que les mineures ne peuvent pas acheter des boissons alcoolisées. Donc, que les mineurs ne peuvent pas en boire.

Comme argument, c’est mince; parmi les millions de parents québécois, il y en a qui manquent de jugement et qui ne verront aucune objection à laisser leur enfant en boire.

En raison de leur aversion pour l’amertume, les enfants n’aiment pas la bière. Normalement.

Mais une fois sucrée et aromatisée, il en va autrement.

Se basant sur des études sociologiques, la Santé publique du Québec s’oppose à la vente de cigarettes aromatisées, de même que des boissons alcoolisées à saveur enfantine.

Bref, il nous arrive tous de nous lever en mauvaise forme. Je présume que c’était le cas de M. Martineau lorsqu’il a entrepris d’écrire sa dernière chronique.

Référence : Le combat débile de la Régie des alcools

Laissez un commentaire »

| Santé | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Promutuel et le grand manège du Canada

Publié le 12 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Ces jours-ci, l’assureur Promutuel fait diffuser une réclame que probablement tout le monde a vue au Québec. Nous la publions sur ce blogue au bénéfice de nos lecteurs qui demeurent à l’Étranger.

Pendant que nous y sommes, voici quelques mots au sujet de cette compagnie.

À Huntington, en Montérégie, un groupe d’agriculteurs et de notables fondèrent en 1852 une mutuelle d’assurance contre le feu. Parmi ses fondateurs, on comptait le notaire Louis Hainault et le docteur Luc-Hyacinthe Masson qui, tous deux, avaient été impliqués quinze ans plus tôt dans la rébellion des Patriotes de 1837-1838.

Le premier avait été relâché après son arrestation en raison du rôle mineur qu’il avait joué dans les évènements. Alors que le second avait d’abord été exilé aux Bermudes (par ordre de lord Durham) pour finalement revenir au Québec en 1842 et ouvrir un magasin général à Saint-Anicet.

La rubrique de Wikipédia consacrée à Promutuel Assurances précise le rôle majeur du Dr Masson dans la mise sur pied de cet assureur.

Tout comme le mouvement des Patriotes, le Conseil d’administration de l’entreprise réunissait à l’origine des Francophones et des Anglophones dans le but, sans doute, de combattre le monopole des compagnies d’assurances britanniques au Bas-Canada (c’est-à-dire au Québec).

Au cours de ses 174 ans d’activités, l’entreprise a étendu sa protection contre l’ensemble des dommages matériels. Si bien que Promutuel emploie aujourd’hui 2 200 personnes et possède un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dollars.

La publicité de Promutuel montre des personnes entrainées contre leur gré dans un manège, comme l’étaient sans doute les Patriotes dans le grand tourbillon de l’Histoire.

Références :
Le Dr Luc-Hyacinthe Masson (1811-1880)
Promutuel Assurance

Un commentaire

| Histoire, Vidéos | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel