Jardins de lumière 2022 – un aperçu de jour

29 septembre 2022
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D’ici peu, j’aurai l’occasion de publier un reportage photographique de l’édition 2022 de ‘Jardins de lumière’, qui se tient actuellement au Jardin botanique de Montréal.

Conçues pour être admirées de nuit, ces installations ont quand même un certain charme de jour.

Compléments de lecture :
Jardins de lumière 2022 : au Jardin des Premières-Nations
Jardins de lumière 2022 : au Jardin japonais
Jardins de lumière 2022 : au Jardin de Chine

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu FS KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya — 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Réduire les débris de construction

28 septembre 2022
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On estime que 40 % des matières résiduelles au Québec proviennent de l’industrie de la construction.

Ces débris sont générés non seulement lorsqu’on détruit un bâtiment pour faire place à un nouveau, mais également à l’occasion de travaux de restauration.

C’est ainsi qu’en raison des gels et dégels saisonniers, il n’est pas rare qu’on doive refaire des murs de briques fragilisées au fil des années.

Refaire un mur de briques de cent mètres carrés représente 825 heures de travail si on demande aux ouvriers de réutiliser des briques après les avoir nettoyées du mortier résiduel.

Mais si on se contente de jeter les anciennes briques et d’en utiliser de nouvelles, cela représente seulement 650 heures de travail.

En raison du cout très élevé de la main-d’œuvre, il est plus économique de jeter les briques et d’en importer de nouvelles (puisqu’il n’existe pas de fabriquant de briques au Québec).

La conséquence de cela, c’est que le secteur du bâtiment, à lui seul, génère deux-millions de tonnes de débris par année.

La bonne nouvelle est qu’un des plus importants entrepreneurs en maçonnerie du Québec (Maçonnerie Gratton) a créé une machine qui permet la réutilisation des anciennes briques en enlevant automatiquement le mortier à leur surface.

Portative, Brique Recyc s’utilise sur le chantier et réduit à 475 heures le temps nécessaire pour remplacer un mur de briques de cent mètres carrés. Ce qui rend rentable la récupération des briques.

De plus, on évite la consommation du combustible fossile qui aurait été nécessaire pour créer de nouvelles briques à partir de l’argile, et leur transport de ces briques des États-Unis au Québec.

Par cent mètres carrés, la récupération épargne 6,35 tonnes de gaz à effet de serre, dont 3,75 millions au niveau de la fabrication des briques et un million au niveau de leur transport.

Référence : Une brique recyclée en 10 secondes grâce à un appareil de conception québécoise

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un commerce macabre

27 septembre 2022

Établie dans la ville de Montrose, la Sunset Mesa Funeral Foundation était la maison funéraire la moins chère du Colorado.

Le mystère entourant ses prix imbattables a été révélé en juillet dernier alors la propriétaire a plaidé coupable à l’accusation d’avoir — à l’insu des familles — vendu de 2010 à 2018 des centaines de morceaux de cadavre à des entreprises ou à des maisons d’enseignement.

Par exemple, des os étaient vendus à un fabricant de poudre d’os cadavérique (utilisée en dentisterie), tout en certifiant le consentement de la famille alors que cela n’était pas le cas.

D’anciens employés ont confié à l’agence Reuters qu’on y prélevait les dents en or avant de coudre les lèvres du défunt.

De plus, la propriétaire du salon mortuaire opérait un service de don d’organes.

En bonne partie enveloppée dans la bière soyeuse de son cercueil, qui sait qu’il manque une jambe ou un rein à la personne auprès de laquelle la famille se recueille ?

D’autres fois, une incinération facturée au prix minimal de mille dollars n’avait pas lieu et la famille concernée recevait une urne funéraire remplie de cendres recueillies ici et là.

Référence : Colorado funeral home owner accused of stealing body parts pleads guilty

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Astilbes

25 septembre 2022
Astilbe chinensis
Astilbe ‘Partiezz Surprise Party’

Originaires pour la plupart d’Extrême-Orient, les astilbes sont des vivaces qui fleurissent d’année en année et dont la durée de floraison augmente avec l’âge de la plante.

Elles peuvent pousser au soleil à la condition que le sol humide ne s’assèche jamais.

Leur minuscules fleurs se disposent en grappes de forme conique ou en forme de doigt qui se dressent comme des plumeaux bien au-dessus du feuillage.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 90 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Étangs mystérieux

24 septembre 2022
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre B+W KB20 + filtre 80C d’Hoya + lentille prismatique B+W 630
1re photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 42 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/5,5 — ISO 200 — 36 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/5,5 — ISO 200 — 36 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une aubaine pour les photographes

23 septembre 2022


 
La compagnie britannique Lee fabrique des pellicules de polymère coloré destinées à l’éclairage de scène. Règle générale, ces filtres laissent passer plus de 80 % de l’infrarouge afin de ne pas être endommagés par la chaleur.

Pour aider les éclairagistes à choisir parmi sa gamme de pellicules, Lee fabrique également un nuancier. Offert à un cout minime — 5$ chez Photo Service, à Montréal — le nuancier présente des échantillons mesurant 90mm x 38mm.

Or les appareils compacts à objectif interchangeable acceptent souvent des filtres dont le diamètre est de cet ordre de grandeur. Lorsque cela est le cas, chacun des échantillons couvre donc la totalité ou la presque totalité du champ de vision de l’appareil photo.

Le nuancier de Lee correspond alors à plus de deux-cents filtres vendus pour presque rien.

Chaque filtre est accompagné d’un graphique illustrant sa courbe d’absorption des couleurs. Une courbe beaucoup plus complexe que celle d’un filtre appliqué numériquement.

Il permet de prendre des photos qui peuvent servir de point de départ d’un post-traitement susceptible de vous mener vers des rivages inconnus…

Détails techniques :
1re photo : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya + filtre ambre B+W 81A — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 23 mm
2e  photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 3200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Brumes alpestres

22 septembre 2022


 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre B+W KB20 + filtre 80C d’Hoya + lentille prismatique B+W 630 — 1/60 sec. — F/5,4 — ISO 200 — 29 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La politique linguistique du Parti Conservateur du Québec est dans le Cracker Jack

21 septembre 2022

Introduction

Le Cracker Jack est une friandise américaine composée de maïs soufflé enrobé de mélasse. Auprès des enfants, il doit sa popularité au cadeau-surprise de peccadille que chaque boite contenait de 1896 à 2016.

Vingt ans de laisser-faire

Au cours des vingt dernières années, le gouvernement québécois n’a rien fait pour contrer l’anglicisation du Québec.

L’inaction des gouvernements libéraux de Jean Charest et de Philippe Couillard a été suivie par celle du gouvernement de François Legault. Sauf quant à la présentation de la loi 96, très insuffisante, en fin de mandat.

Selon un sondage publié hier par le Journal de Québec, trois partis politiques se disputent à égalité (16 %) la seconde place dans les intentions de vote, dont le Parti Conservateur du Québec (PCQ).

De toutes les formations politiques, le PCQ est le plus flou quant à ses intentions relatives à la défense du français.

D’esprit libertarien, le PCQ s’oppose à la loi 96 qu’il juge contraignante. Tout comme le Parti Libéral, le Parti Conservateur s’oppose aux mesures qui suscitent l’opposition des angloQuébécois. Ceci est l’équivalent de leur donner un droit de véto sur la défense du français au Québec.

Ceci étant dit, que propose-t-il en retour ?

Le son des criquets

Dans le communiqué intitulé ‘Tous unis pour protéger le français de manière positive’, daté du 6 septembre dernier, on peut lire :

Le PCQ va s’inspirer du rapport intitulé « Une langue commune à tous et pour tous » déposé en novembre 2016 par madame Claire Samson pour élaborer des solutions constructives et non coercitives.

En d’autres mots, depuis 2016, nous avons eu six ans pour accoucher d’un programme concret, mais nous n’avons pas eu le temps. Toutefois, élisez-nous et on verra.

C’est ainsi que son programme électoral affirme son intention de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires à la restauration ou à l’établissement de programmes scolaires aptes à corriger les lacunes du système public d’éducation en matière d’apprentissage, de maitrise et de transmission de la langue française.

Tout cela est très joli. Mais concrètement, quelles sont les mesures que le PCQ compte mettre en œuvre à ce sujet ? Euh… on verra.

Idéalement, une politique linguistique comporte quatre volets : un sur la langue d’enseignement, un autre sur la langue du travail, une politique migratoire et le moins important, au sujet de la langue d’affichage.

Même si le PCQ n’a pas de programme formel pour pallier l’anglicisation du Québec, on trouve dans ses promesses plusieurs mesures qui ont une incidence à ce sujet.

La revanche des berceaux

Sous la rubrique intitulée ‘Assurer la croissance de la culture québécoise dans un contexte de faible natalité et de vieillissement de la population’, le PCQ déclare qu’il favorisera l’augmentation de la natalité en tenant compte des besoins et des réalités des familles québécoises afin d’assurer le renouvèlement démographique de la nation québécoise.

On ignore comment une politique nataliste pourrait assurer la croissance de la culture française au Québec à moins de cette ‘revanche des berceaux’ soit limitée aux couples francophones ? Sinon, qu’est-ce que ça donne ?

D’autant plus que, selon ses propres mots, le PCQ favorisera une politique volontariste pour faire croitre la langue et la culture française. Voilà qui n’est pas forçant.

La langue d’enseignement

À l’école primaire ou secondaire, le PCQ ne remet pas en question l’enseignement du français. Mais il donnera 200$ par semaine (soit 10 400$ par année) pour chaque enfant à qui les parents feront l’enseignement à domicile.


 
Depuis quinze ans, le pourcentage des parents qui élèvent leurs enfants à la fois en français et en anglais est passé de 1,6 % à 16,6 % sur l’ile de Montréal, et de 1,3 % à 13,5 % dans l’ensemble de l’agglomération métropolitaine.

En subventionnant l’enseignement parental à domicile, un nombre inconnu d’élèves passeront de l’école publique française à une microécole privée bilingue.

Une autre mesure que le PCQ compte adopter concerne le mode de financement public des lycées (appelés cégeps au Québec). Le PCQ entend les financer selon leur fréquentation.

Le plus gros cégep anglophone du Québec est le collège Dawson. C’est aussi le plus fréquenté, toutes langues confondues. C’est donc lui qui recevrait la plus grosse part du financement public des cégeps québécois sous un gouvernement du PCQ.

Normalement, les maisons d’enseignement anglophones devraient recevoir leur juste part des sommes que l’État québécois consacre à sa mission éducative.

Cette juste part est liée à l’importance démographique du peuple angloQuébécois au Québec. Au-delà, les contribuables francophones financent l’anglicisation du Québec.

La politique migratoire

Rapatrier tous les pouvoirs

Le PCQ veut rapatrier tous les pouvoirs d’Ottawa en matière d’immigration.

Cela n’arrivera pas. Il y a un demi-siècle, le fédéral et Québec ont conclu une entente qui représente le maximum qu’Ottawa est prêt à concéder. Si le Québec en veut plus, il devra devenir un pays indépendant.

Comme dans la fable ‘La Laitière et le pot de lait’, le PCQ caresse de grandes ambitions; après avoir rapatrié d’Ottawa le programme de regroupement familial, le PCQ en limitera l’accès aux personnes qui parrainent leurs propres enfants d’âge mineur.

Pour des raisons humanitaires, la Cour Suprême du Canada a déjà statué qu’on ne peut pas limiter le regroupement familial. Donc tout Canadien peut cautionner l’immigration de ses propres parents à condition de subvenir à leurs besoins pendant un certain nombre d’années.

Le choix judicieux des immigrants

Le PCQ s’oppose au recours à la clause dérogatoire de la Canadian Constitution. Mais du même souffle, il annonce sa volonté de choisir les immigrants permanents en fonction de leur ‘compatibilité civilisationnelle’.

On cherchera en vain sur le site du PCQ quels sont les critères objectifs qui permettraient de mesurer précisément la ‘compatibilité civilisationnelle’ d’un requérant au statut d’immigrant au Québec.

Si ces critères sont appliqués au cas par cas, il faut se rappeler que lorsqu’une personne demande à immigrer au Québec, elle doit signer une Déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise.

Le requérant y déclare vouloir respecter nos valeurs et apprendre le français. Tant que ce document n’est pas signé, le dossier du requérant est incomplet et ce dernier ne peut recevoir le certificat de sélection émis par Québec.

Si ces critères du PCQ bannissent tous les requérants en provenance d’un pays ou tous ceux qui pratiquent une religion jugée ‘civilisationnellement incompatible’, cela est contraire à la Déclaration universelle des droits de la Personne en plus d’être contraire aux chartes canadienne et québécoise des droits et libertés.

Bref, le PCQ ne trouvera pas un seul magistrat au Québec qui acceptera de valider une discrimination systématique basée sur les préjugés ‘civilisationnels’ du PCQ.

La francisation des immigrants

Le financement généreux des cégeps anglophones par le PCQ — dont nous avons parlé plus tôt — est au cœur des mesures destinées à la francisation des immigrants.

Au premier coup d’œil, cela semble contradictoire. Mais pas aux yeux du PCQ. Selon son programme électoral, un gouvernement conservateur…

…rehaussera l’enseignement du français dans les cégeps et les universités anglophones afin de permettre à tous les étudiants issus de l’immigration temporaire d’être en contact avec la culture québécoise d’expression française.

Opposé à interdire aux néoQuébécois l’accès aux cégeps anglophones, le PCQ compte sur des cours de français langue seconde dispensés dans ces maisons d’enseignement pour franciser les immigrants.

Conclusion

En matière de francisation, le programme politique du Parti Conservateur du Québec est le plus insuffisant que j’ai lu de toute ma vie, digne des colifichets de Cracker Jack.

Références :
Anglicisation de Montréal depuis quinze ans
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
Cracker Jack
Duhaime d’abord contre l’agrandissement de Dawson… mais maintenant?
Langue, culture et immigration
Le Collège Dawson réclame le maintien du financement pour son agrandissement
Le serment d’allégeance aux valeurs du pays
Tous unis pour protéger le français de manière positive : Le Parti conservateur du Québec abrogera la Loi 96

Complément de lecture :
Quand défendre le français consiste à enfoncer des portes ouvertes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Doit-on fermer la fonderie Horne ?

21 septembre 2022

Le cas similaire d’Asbestos

En 2012, le gouvernement péquiste de Pauline Marois décidait d’interdire l’exploitation de l’amiante au Québec.

Puisque la plus grosse mine d’amiante au monde se trouvait à Asbestos, les opposants à cette mesure prédisaient que cette municipalité deviendrait une ville-fantôme.

Un an avant cette décision, au recensement de 2011, la ville d’Asbestos comptait 7 096 habitants. Une décennie plus tard, sous le nom de Val-des-Souces, elle en comptait 7 088, Il s’agit donc d’une perte de huit habitants, soit 0,1 % de sa population en dix ans.

Ceci étant dit, on y trouve encore des cas d’amiantose. Mais uniquement chez d’anciens mineurs; il n’y a plus aucun nouveau cas.

Toutefois, la santé a un prix; le revenu total médian y est de 30 600$ par année, alors qu’il est de 40 800$ pour l’ensemble de la population québécoise.

Cet écart de 33,3 % (en comparaison avec la médiane québécoise) existait déjà en 2011; il était alors de 38,4 % chez les hommes et de 41,3 % chez les femmes.

Bref, la vie s’est améliorée à Val-des-Sources depuis la fermeture du principal employeur de la ville.

Le cas de Rouyn-Noranda

Depuis des mois, le bureau régional de la Santé publique et la direction nationale sont en conflit.

Surtout depuis que cette dernière a censuré une étude scientifique commandée par le bureau régional afin d’analyser les effets néfastes de l’arsenic sur la population de Rouyn-Noranda.

Le Dr Horacio Arruda fit disparaitre tout le chapitre à ce sujet dans le rapport préparé par le bureau régional sous le prétexte que cela risquait d’inquiéter la population…

Ces jours-ci, la direction nationale tergiverse quant aux normes à imposer à la fonderie Horne.

Depuis des années, celle-ci possède une dérogation qui lui permet d’émettre 33 fois plus d’arsenic que la norme québécoise de 3 ng par mètre cube d’air.

Alors on négocie en secret avec la minière en vue d’une nouvelle dérogation ‘définitive’ qui dépasserait de seulement cinq fois la norme québécoise. Et ce, à partir de 2027.

Mais il faut savoir à qui on a affaire. La rubrique que Wikipédia consacre à Glencore (propriétaire de la fonderie) est sans équivoque; cette minière n’hésite pas à polluer partout où elle opère à travers le monde. La seule chose qui compte pour elle, ce sont les redevances versées à ses actionnaires.

Malheureusement, ce ne sont pas les ‘mous’ qui dirigent actuellement la Santé publique du Québec qui ont la trempe pour lui tenir tête.


 
Sur les marchés internationaux, le cours du cuivre atteint des sommets. Précisons que cette envolée des prix est antérieure aux sanctions occidentales contre la Russie.

C’est maintenant que Glencore a les moyens de dépenser les sommes importantes qui sont nécessaires pour moderniser ses installations de Rouyn-Noranda.

Espérer une nouvelle norme moins complaisante qui prendrait effet dans cinq ans, c’est risquer de se retrouver avec un nouveau contexte mondial du prix du cuivre que Glencore pourrait invoquer pour retarder sa mise en application.

C’est maintenant qu’il faut menacer de mettre la clé dans la porte de l’usine si elle ne se soumet pas dans les plus brefs délais à la norme de trois nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air.

Conclusion

Le plus grand risque que court la population de Rouyn-Noranda, ce n’est pas la fermeture de la fonderie Horne; c’est que cette ville devienne un désert médical. En d’autres mots, une ville où plus aucun médecin du Québec n’acceptera que ses enfants respirent de l’arsenic et conséquemment, où tous les médecins seront partis exercer leur profession ailleurs.

Pour éviter cela, il faut mettre fin à la pollution par l’arsenic de la fonderie Horne.

Maintenant que l’internet à haute vitesse est accessible partout sur le territoire québécois (grâce, avouons-le, à la CAQ), il est temps que Rouyn-Noranda fasse preuve d’audace et se réinvente en ville du XXIe siècle.

À ceux qui craignent ce saut vers l’inconnu, regardez la ville de Val-des-Sources…

Références :
Arsenic : le bof! de la Santé publique
Amiante chrysotile: le Canada fait volte-face
Données de 2011 pour Asbestos
Données du recensement de 2022 pour Val-des-Sources
Données du recensement de 2022 pour le Québec
Fonderie Horne — Des travailleurs intimidés, le syndicat lance un appel au calme
Horacio Arruda a empêché la diffusion de données sur le cancer à Rouyn-Noranda

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Roxham Inc.

18 septembre 2022

Introduction

Plus tôt cette semaine, Radio-Canada présentait le reportage Roxham Inc.

Le ‘Roxham’ dont il est question est cette voie terrestre qui relie à pied le Québec à l’État de New York et qui est empruntée annuellement par des dizaines de milliers de demandeurs d’asile.

Ce reportage visait à dénoncer « le lucratif marché des passeurs qui exploitent la détresse de ceux qui sont prêts à tout pour refaire leur vie au Canada.»

Soyons francs; qu’un chauffeur américain de taxi charge 500$US pour transporter un passager de Miami à Montréal n’a rien de scandaleux lorsqu’on pense qu’il en coute le dixième simplement pour aller de chez moi à l’aéroport de Montréal.

En mars 2010, sur ce blogue j’avais blâmé sévèrement le gouvernement canadien pour son laxiste frontalier. Or en écoutant Roxham Inc., je me suis rendu compte que mon opinion avait évolué à ce sujet.

2020 vs 2022

En mars 2020, l’État de New York était l’épicentre de la pandémie de Covid-19 en Amérique du Nord; on y comptait dix fois plus de morts par million d’habitants qu’au Québec.

Pendant plusieurs semaines, tout ce qu’Ottawa a fermé, c’est l’édicule où les garde-frontières arrêtaient les demandeurs d’asile. Jamais le chemin Roxham lui-même n’a été véritablement fermé.

Or qu’est-il arrivé aux migrants qui ont traversé la frontière canadienne au cours de la première vague de la pandémie ?

À l’époque, la Santé publique du Québec interdisait le port du masque aux employés de nos hospices (qu’on appelle CHSLD).

Plutôt que de leur permettre de porter des masques artisanaux ou des masques chirurgicaux (lorsque ces derniers ont cessé d’être rares), les experts autoproclamés de la Santé publique obligeaient ces employés à travailler à visage découvert.

À leur arrivée le matin, les employés découvraient les cadavres des vieillards morts au cours de la nuit, alors que sur les étages flottait une odeur d’urine et de matière fécale.

Bref, des milliers d’entre eux ont décidé de démissionner; à leur place, j’aurais fait pareil.

Or qui s’est occupé de nos vieillards au cours de cette période ? Ces demandeurs d’asile qui n’ont pas pu trouver d’emploi en raison du confinement et de la fermeture de l’économie.

Bref, ces gens ont pris soin de nos vieux au péril de leur vie.

Leur cas est l’illustration parfaite du fiasco du système Arrima du gouvernement de la CAQ.

Celui-ci devait arrimer (d’où son nom) l’immigration aux besoins du marché. En réalité, ce système visait à ‘importer’ des immigrants selon l’évaluation technocratique des besoins du marché.

Malheureusement pour le système Arrima, nous vivons à une époque où tout évolue tellement rapidement qu’il est impossible de prévoir le futur autrement que de manière très générale.

Ce que nous devrions avoir appris depuis le début de la pandémie, c’est que les besoins migratoires du Québec, ce sont essentiellement des néoQuébécois qui parlent déjà français à leur arrivée, qui sont intelligents et débrouillards. C’est tout.

Le gouvernement Legault a raison de vouloir des travailleurs qualifiés. Mais il a tort d’être dogmatique à ce sujet puisque l’économie du Québec repose principalement sur la petite ou moyenne entreprise. Or les dizaines de milliers de postes qui y sont vacants le sont pour des emplois à faible qualification.

En somme, ce sont des emplois qui peuvent être comblés facilement par les demandeurs d’asile qui passent par le chemin Roxham.

Si le Québec accueillait tous ces gens, ne devrait-on pas craindre que leur nombre dépasse la capacité d’accueil du Québec ?

Le principal problème est le logement. Il est indéniable que l’arrivée au Québec de dizaines de milliers de néoQuébécois aggravera la crise du logement déjà existante.

Toutefois, en comblant des milliers de postes disponibles, ces néoQuébécois permettront aux entreprises du Québec de retrouver leur vitesse normale de croisière, génèreront de l’activité économique et du coup, des revenus fiscaux pour l’État.

Or plutôt que d’être redonnés stupidement en baisses de taxes et d’impôts, ces revenus fiscaux, investis dans le logement social, permettraient justement de corriger la crise du logement.

Ce qui serait profitable à tout le monde.

Quant à la crainte qu’un grand nombre de demandeurs d’asile contribue à l’anglicisation du Québec, ce risque est nul si le Québec fait le tri des demandeurs d’asile en ne conservant que ceux qui parlent déjà français à leur arrivée et en transférant les autres hors du Québec où, j’en suis convaincu, on s’occupera très bien d’eux.

Il est de la responsabilité de nos dirigeants politiques de souligner, par exemple, que les Karim Ouellet, les Boucar Diouf et les Corneille, ce n’est pas eux qui menacent la culture québécoise parce que tous ces créateurs y contribuent et la font rayonner.

Le modèle canadien

La frontière canado-américaine est la plus longue au monde.

Plutôt que de dépenser des milliards de dollars pour construire un mur entre le Canada et les États-Unis, plutôt que d’embaucher des dizaines de milliers de garde-frontières et de les équiper de moyens technologiques aussi extraordinaires que couteux, le Canada a préféré favoriser l’entrée ‘illégale’ par un tout petit nombre de points d’entrée dont le plus connu est le chemin Roxham.

Nos garde-frontières n’ont pas à débusquer ceux qui traversent ‘illégalement’ la frontière; les demandeurs d’asile viennent gentiment en taxi se présenter au magnifique édicule de contreplaqué blanc où ils sont interceptés par une poignée d’agents.

Les demandeurs d’asile sont alors identifiés, fichés, et transférés dans un centre de détention à Laval.

Sous ses apparences d’amateurisme pur, le système canadien offre un rapport cout-efficacité remarquable.

Ceux qui persistent à croire qu’Ottawa ne protège pas suffisamment les frontières du Québec ont toute la liberté de voter en faveur de l’indépendance ou de porter au pouvoir à Ottawa un parti de droite qui tentera vainement de colmater la frontière canado-américaine, cette passoire qui ne peut faire autrement que de l’être.

Références :
Covid-19 : la nécessité du port du masque
Immigration : l’illusion des prophéties
La convergence culturelle : communion et symbiose
Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes
Les chevaux de Troie du chemin Roxham
Plus de 182 enfants séparés de leurs parents à la frontière canadienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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