Au cœur de l’infrarouge ‘Rose bonbon’

21 août 2022
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Essentiellement, sur un appareil infrarouge à spectre complet, l’infrarouge ‘Rose bonbon’ s’obtient en superposant trois filtres très particuliers :
• un filtre bleu répondant à la norme Wratten 80 (de Kodak),
• un filtre vert jaunâtre (vert X1) ou jaune verdâtre (vert X0), et
• un filtre bleu de la série KB de la marque B+W.

Mais que donne chacun de ces filtres séparément ?

Le filtre 80A crée l’infrarouge ‘Pamplemousse rose’.

Malheureusement, ses résultats sont inconstants; on l’obtient au gros soleil alors que sous un ciel nuageux, la végétation sera terne et brunâtre.

Le Лomo ж3-2* (un filtre vert X1) crée plutôt l’infrarouge ‘Rose rétro’.

Les photos qu’il prend me rappellent (avec un peu d’imagination) l’esthétique développée par Marc Caro pour le film ‘La Fabuleuse histoire d’Amélie Poulin’.

Utilisé seul, le filtre bleu B+W KB20 crée des photos que je n’aime pas.

En photographie argentique, on l’utilisait comme un substitut aux filtres de type Wratten 80. En comparant sa photo avec celle de l’Omega 80A, on voit ici que cela ne s’applique pas du tout à la photographie infrarouge.

Ensemble, ces filtres donnent un résultat complètement inattendu.

Un résultat où tout ce qui est vivant (du monde végétal ou animal) est rose alors que ce qui est minéral (le ciel, l’eau, la pierre, le verre et le métal) est approximativement de couleur normale… comme si l’appareil était doté d’intelligence artificielle.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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