Le jardin japonais en juillet 2022

31 juillet 2022






 
À plusieurs reprises, je me suis rendu au Jardin japonais pour y visiter des expositions de kimonos, d’objets décoratifs ou d’origamis (des objets de papier plié).

Il y a dix jours, j’ai voulu capter les jeux de lumière de sa végétation. Voici le résultat.

Plus bas, on trouvera la quatrième de ces photos, une fois transformée en noir et blanc.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 17 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1000 — 29 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 30 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 18 mm



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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Expédition végétale à Montréal

30 juillet 2022







 
C’est à Nantes qu’est né Jules Vernes en 1828. Rappelons que ce dernier est l’auteur du Voyage au centre de la Terre, Vingt-mille lieues sous les mers, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, etc.

C’est de son univers futuriste et romanesque que se sont inspirés ses concitoyens de la Compagnie de la Machine pour créer l’Aérofloral II

Selon ses concepteurs nantais, il s’agit d’une serre volante qui voyagerait à travers le monde pour collectionner des végétaux et réaliser grâce à eux des expériences de phytovoltaïsme (c’est-à-dire d’électricité générée par des plantes).

Cette imposante structure est allégée par ses grands ballons et propulsée par des hélices alimentées par phytovoltaïsme. Le tout est accompagné des instruments de précision dont ont besoin les chercheurs pour réaliser leurs expériences.

Cliquez sur l’image pour démarrer

C’est ainsi qu’on peut y voir cette jacinthe d’eau qui, grâce à l’électricité qu’elle génère, actionne un clavier relié à un ordinateur. Et ce, sous les yeux émerveillés des enfants.

Puisque la jacinthe d’eau, comme tout le monde le sait, ne parle ni français ni anglais, ce qu’elle écrit nous semble illisible.

Mais heureusement, les disciples de Jean-François Champollion — celui qui a déchiffré les hiéroglyphes égyptiens — ont réussi à percer le secret du langage des plantes.

Grâce à eux, celle-ci peut enfin exprimer ses émotions et raconter comment elle a vaincu le mépris des autres plantes et sublimer les dures épreuves de la vie en aquarium.

La rumeur court que les membres du jury du prix Goncourt, émus aux larmes par ce récit autobiographique, s’apprêteraient à lui accorder la plus haute récompense.

L’Aérofloral II quittera Montréal demain soir pour d’autres lieux. Bref, les visiteurs intéressés n’ont plus que demain pour s’en approcher.
 



 
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix-Leica 8-18 mm (1re, 2e et 5e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (3e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (4e et 6e photos), M.Zuiko 12 mm F/2,0 (7e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (9e photo)
1re photo : 1/1600 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/3,7 — ISO 200 — 15 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/2,0 — ISO 3200 — 12 mm
8e  photo : 1/15 sec. — F/2,0 — ISO 6400 — 12 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2000 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les États-Unis et le gaz fossile ukrainien

29 juillet 2022

Introduction

À l’époque où Donald Trump était président des États-Unis, ses partisans avaient cherché à discréditer Joe Biden (l’actuel président des États-Unis) en insinuant que son second fils, Hunter Biden, menait en Ukraine des activités louches, voire illicites.

Ces accusations n’ont jamais été étayées par des preuves sérieuses.

Mais que faisait Hunter Biden en Ukraine ? De 2014 à 2019, il était membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, une des plus importantes compagnies pétrolières et gazières ukrainiennes, basée à Kiev.

L’Ukraine, sujet de convoitise

Par le biais d’ONG à sa solde, Washington a dépensé depuis 1991 des milliards de dollars pour convaincre le peuple ukrainien qu’il était dans son intérêt de devenir un ennemi militaire de son puissant voisin.

Cet investissement s’inscrivait dans la politique américaine d’encerclement de la Russie par le biais de l’expansionnisme de l’Otan. Un expansionnisme que Washington voulait pousser jusqu’aux frontières russes.

En plus de son intérêt géostratégique, l’Ukraine représente un intérêt économique pour l’industrie gazière américaine.

Avant la guerre russo-ukrainienne, l’Ukraine consommait annuellement trente-milliards de mètres cubes de gaz fossile, également appelé gaz ‘naturel’ ou méthane (ce sont des synonymes).

De ces trente milliards, vingt étaient extraites dans ce pays alors que le reste, dix-milliards, était importé de Russie.

En raison de son sous-financement, l’industrie gazière ukrainienne n’extrait annuellement qu’une minuscule partie des réserves gazières du pays, estimées à 1 100 milliards de mètres cubes de méthane.

Sur les marchés internationaux, le prix du gaz fossile s’exprime en MBTU (ou million British thermal units). Ce sigle s’écrit indistinctement MMBTU ou MBTU (qui veulent dire la même chose).

Puisqu’on parle d’un gaz, pourquoi ne pas l’exprimer en volume (en million de m³, par exemple) ?

C’est que le gaz fossile est principalement vendu sous forme gazeuse (transporté par des gazoducs), mais aussi, dans une moindre mesure, sous forme liquéfiée (transporté par des méthaniers).

Un mètre cube de GFL (gaz fossile liquéfié) équivalut à 600 m³ de gaz fossile. Mais 1 m³ de GFL et 600 m³ de gaz représentent la même quantité de MBTU (soit 0,0353 MBTU)
 

 
Les réserves ukrainiennes de gaz fossile — 1 100 milliards de mètres cubes — représentent 38,84 milliards de MBTU.

À l’époque où Hunter Biden œuvrait en Ukraine, le prix du gaz fossile oscillait entre trois et six dollars du MBTU. Ce qui veut dire que les réserves gazières inexploitées de l’Ukraine valaient entre 116,5 et 233 milliards de dollars américains.

Ces réserves se concentrent dans l’ouest du pays et en mer Noire.

Dans l’ouest du pays, on trouve du gaz de schiste. C’est-à-dire du gaz qui ne peut être extrait que par fracturation hydraulique, une technique brevetée par les pétrolières américaines.


 
En mer Noire, tous les pays riverains — par le biais de leur zone économique exclusive — chevauchent le gisement qui s’y trouve.

Il y a là un gisement de gaz conventionnel, c’est-à-dire un de ceux où on n’a qu’à forer pour extraire le gaz fossile. Donc, sans fracturation hydraulique.

Malheureusement pour l’Ukraine, la sécession de la Crimée — provoquée par la décision de Kiev d’y retirer à la langue russe son statut de langue officielle — a privé le pays d’une bonne partie du littoral qui lui donnait le droit d’accéder à ce gisement.

Quant à la mer d’Azov, elle est pour l’instant totalement sous contrôle russe.

La capacité d’entreposage

Avant la construction du gazoduc Nord Stream (qui relie directement la Russie à l’Allemagne), la Russie exportait principalement son gaz vers l’Europe en traversant l’Ukraine.

En meilleurs termes qu’aujourd’hui, ces deux pays avaient développé un partenariat très particulier en vertu duquel l’Ukraine stockait des quantités colossales de gaz russe sur son territoire, ou plus précisément dans son sous-sol.

Alors que les réserves stratégiques de l’Allemagne ne correspondent qu’à vingt jours de sa consommation hivernale de gaz fossile, la Russie entreposait dans les gisements épuisés d’Ukraine environ trente-milliards de m³ de méthane (soit l’équivalent d’une année complète de consommation ukrainienne).

Cette capacité de stockage était louée à la Russie qui s’en servait comme tampon pour lui permettre de garantir l’approvisionnement européen, peu importe les variations de la demande.

Le pari américain

Les guerres les moins pénibles — autant pour l’agresseur que pour l’agressé — sont celles qui sont courtes. Leur issue est toujours connue d’avance; c’est le plus fort qui gagne.

C’est seulement à l’occasion de guerres d’usure s’étendant sur plusieurs années que les faibles peuvent l’emporter.

À titre d’exemple, en Afghanistan, les Talibans ont vaincu l’armée américaine après vingt ans de lutte armée. Et au Vietnam, le Viêt Cong a fait de même après une décennie de guérilla.

En réussissant à faire croire aux Ukrainiens qu’il était dans leur intérêt de devenir les ennemis militaires de leur puissant voisin, les États-Unis ont rendu la guerre russo-ukrainienne inévitable.

La fourniture par les États-Unis d’armes sophistiquées et des renseignements de géolocalisation qui leur servent à atteindre leurs cibles, ne change pas l’issue de la guerre; elle prolonge les souffrances du peuple ukrainien.

Même si une partie de ces armes est revendue sur le marché noir par des contrebandiers ukrainiens, les États-Unis parient sur une guerre d’usure destinée à ruiner la Russie. Une longue guerre à l’issue de laquelle l’Ukraine victorieuse aura été transformée en paysage lunaire. Voilà le pari américain.

Il s’agira d’une Ukraine à qui toutes les puissances occidentales promettront des sommes colossales pour sa reconstruction. Mais comme l’Afghanistan et l’Irak à qui on a promis la même chose, l’Ukraine n’en verra pas l’ombre d’un centime.

Pour financer sa reconstruction, l’Ukraine devra se résoudre à laisser les riches pétrolières américaines faire main basse sur les centaines de milliards$ de gaz fossile que son territoire recèle.

On comprendra combien quelques dizaines de milliards$ en armement donné à l’Ukraine auront été un bon investissement…

Références :
Allemagne : les stocks de gaz tombés à un niveau « inquiétant »
Gas pipelines and LNG carriers
Greece plane crash: Cargo aircraft was carrying weapons to Bangladesh – minister
Hunter Biden
La guerre russo-ukrainienne et la vassalisation de l’Europe
L’engrenage ukrainien
L’Europe peut-elle se passer du gaz Russe ? (vidéo)
Résumé de géopolitique mondiale (1re partie)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le commerce au détail à Saint-Pétersbourg après cinq mois de sanctions occidentales

27 juillet 2022
Cliquez sur l’image pour démarrer

Voici la vidéo publiée sur YouTube il y a environ dix jours par Émile OS, un expatrié français marié à une Russe. Cet entrepreneur vit à Tallinn, capitale de l’Estonie (un pays balte voisin de la Russie).

Ce vlogueur a effectué un voyage de 369 km vers Saint-Pétersbourg pour y réaliser ce reportage sur l’effet des sanctions économiques occidentales sur le commerce au détail dans cette ville.

Précisons que ce reportage ne porte pas sur l’effet des sanctions sur l’ensemble de l’économie russe. Mais il montre que pour beaucoup de Russes, la vie continue comme d’habitude.

Petite anecdote : au moment où ces lignes sont écrites, la France est frappée par une pénurie de moutarde de Dijon. Pendant ce temps, on trouve facilement de la moutarde Maille à Saint-Pétersbourg…

Il est à noter qu’à partir de 10:01 dans la vidéo, le sujet de l’exposition photographique qu’on voit est la guerre civile qui s’est déroulée depuis 2014 dans la partie orientale de l’Ukraine. Cette guerre civile (dont on a peu parlé en Occident) a fait 14 000 victimes autant parmi des Ukrainiens ukrainophones que russophones.

Ces Ukrainiens russophones ont été tués par des milices d’extrême-droite. Quand Poutine parle de la ‘dénazification’ de l’Ukraine, il vise spécifiquement la liquidation de ces milices.

Référence :
Une pénurie de moutarde en France partiellement causée par le Canada

Paru depuis :
The grey Zara market: how ‘parallel imports’ give comfort to Russian consumers (2022-08-12)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les itinérants-campeurs et la gestion du risque

26 juillet 2022


 

Avant-propos : Ce qu’on appelle ‘itinérant’ au Québec est appelé ‘sans domicile fixe’ en Europe.

 
On apprenait récemment l’intention de la ville de Montréal d’embaucher une personne dont la tâche sera de coordonner l’expulsion des itinérants de leurs camps illégaux et de voir à la destruction de leurs abris.

Les autorités municipales nous assurent que de telles opérations sont effectuées par des travailleurs sociaux dotés d’une grande sensibilité et que cela a pour but d’accompagner les itinérants.

Mais de quel accompagnement parle-t-on ? S’agit-il de l’accompagnement du témoin qui accompagne la mariée à l’autel ? Ou s’agit-il de l’accompagnement du gardien de prison qui accompagne le condamné vers la chaise électrique ?

En réalité, la personne que veut embaucher la ville est l’équivalent d’un videur dans une boite de nuit.

La volonté des itinérants qui dressent des tentes dans des terrains vagues, c’est d’y vivre tant que le climat le leur permet. C’est ça, leur volonté.

Par la force ou la menace, la ville veut les déloger. Mais pour aller où ? Nous sommes en plein dans une crise du logement et les refuges pour sans-abris débordent.

Évidemment, on peut toujours en créer d’autres, mais est-ce là la meilleure solution ?

Pendant des années, on a institutionnalisé des personnes âgées plutôt que de leur offrir des soins à domicile. Et on commet aujourd’hui la même erreur avec ces itinérants.

Dans les refuges, les pensionnaires reçoivent des repas équilibrés et, si besoin, sont orientés vers des dispensateurs de soins.

Mais on peut faire la même chose tout en respectant leur choix de vie.

Pour le prix du salaire annuel de ce ‘videur de camps d’itinérants’, on aurait pu louer un terrain abandonné, y installer une source d’eau potable et des toilettes chimiques, de même que permettre le ravitaillement par les cantines mobiles d’organismes de bienfaisance et planifier la venue d’infirmières-visiteuses.

Bref, l’équivalent de soins ‘à domicile’.

Mortalité comparative de la 7e vague du Covid-19

À l’heure actuelle, l’attitude des Québécois à l’égard de la septième vague du Covid-19 peut se résumer ainsi : “ Advienne que pourra.

En réalité, pour les personnes vulnérables, cette vague est plus mortelle que toutes les précédentes, à l’exception de la première. Et ce, avec une contagiosité légèrement plus grande que celle de la coqueluche.

Depuis des semaines, la situation s’aggrave. La Santé publique confirme cette tendance à la hausse, mais prévoit une accalmie prochaine à la lecture des feuilles de thé…

Les itinérants sont souvent des personnes âgées et des gens souffrant de malnutrition. Nos dirigeants municipaux peuvent bien les entasser dans refuges. Mais ils doivent se préparer à avoir l’air surpris quand l’inévitable surviendra.

À une époque où on nous répète qu’on doit apprendre à gérer son risque, les itinérants qu’on force à habiter dans des endroits clos deviennent des citoyens de deuxième classe, privés de la liberté de gérer leur risque à eux.

Références :
Montée du nombre de cas de COVID-19 dans les refuges pour itinérants à Montréal
Montréal veut embaucher un coordonnateur pour le démantèlement des camps de fortune

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II et objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des lis de juillet 2022 (série No 5)

24 juillet 2022
Lis ‘Brenda Watts’
Lis ‘Erin Kate’
Lis asiatique ‘Buffy’
Lis ‘Purple Prince’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 115 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 120 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu de l’ile des Sœurs

23 juillet 2022
Lac des Battures
Un sentier du boisé

Le 13 juillet dernier, je me suis rendu en vélo à l’ile des Sœurs pour y photographier en infrarouge le Domaine Saint-Paul (aussi appelé Boisé Saint-Paul).

Puisqu’il s’agit d’un aller-retour de 28 km, j’ai fait le trajet en Bixi électrique.

Puisque l’ile des Sœurs est un quartier cossu de Montréal, je m’attendais à y trouver là un espace vert qui aurait été une version de luxe du parc Angrignon.

En réalité, le Domaine Saint-Paul est un boisé en voie d’élaboration.

On y trouve donc des arbres matures, de nombreux milieux humides de petite dimension, le tout parsemé de sentiers dont certains sont des passerelles en bois. Le sous-bois est ce qui lui manque le plus.

Au milieu du boisé, on trouve le lac des Battures. Celui-ci tire son nom du fait qu’autrefois, il faisait partie du rivage de l’ile. Dans les années 1960, les tonnes de matériaux qu’on a déversées dans le fleuve afin d’agrandir l’ile ont donné naissance à ce lac.

Bref, ce boisé est un espace de verdure plutôt agréable, mais relativement peu photogénique.

Toutefois, cette visite m’a donné l’occasion d’avoir un aperçu de l’ile des Sœurs.

D’une superficie de 3,74 km², l’ile porta longtemps le nom d’ile Saint-Paul en l’honneur de Paul de Chomedey de Maisonneuve, cofondateur de Montréal.

De 1769 à 1956, elle fut la propriété de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame, d’où son nom actuel.

De nos jours, c’est un endroit propre, plaisant et très arboré, qui fait penser à une banlieue aisée de Boston. Ses nombreuses pistes cyclables, bien aménagées et très bien entretenues, en font un petit paradis pour les cyclistes.

En somme, cette excursion à l’ile des Sœurs s’est avérée fructueuse, mais pas pour les raisons imaginées au départ.

Nord de l’ile
Exemples d’immeubles résidentiels
Lac Lacoursière

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 16 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ces automobilistes pressés

21 juillet 2022

Introduction

Il y a plusieurs années, un de mes frères a subi un grave accident à la suite duquel il est demeuré légèrement handicapé d’une jambe. D’où un léger boitement.

Lundi après-midi, alors que lui et moi traversions une rue secondaire de mon quartier, une automobiliste qui s’approchait nous a klaxonnés, trouvant que nous traversions l’intersection trop lentement à son gout.

Confortablement assise à l’air conditionné dans sa voiture, cette conductrice aurait aimé que nous, au soleil à 28,1 °C, accélérions le pas afin de ne pas la retarder.

Fauchée dans sa poussette

Vers 9h hier matin, la conductrice d’un véhicule qui circulait sur l’avenue des Récollets en direction nord a décidé de tourner à gauche sur la rue Fleury.

Mais plutôt que de laisser passer une piétonne qui traversait cette dernière en direction nord, la conductrice (qui ne l’avait vue que de dos) a décidé de la couper par devant.

Son véhicule utilitaire a rasé la piétonne de tellement près que la conductrice n’a pas vu que cette piétonne était en réalité une mère qui promenait sa fillette dans une poussette.

C’est le son de ferraille de cette poussette se tordant sous la carrosserie sur plusieurs mètres qui a fait réaliser à la conductrice que quelque chose d’anormal venait de se produire.

La fillette de deux ans est décédée après avoir été transportée à l’hôpital.

L’empathie et relations publiques

Sur son compte Twitter, la mairesse de Montréal a réagi : « Quelle terrible nouvelle. Je ne peux imaginer la douleur de cette mère, dont la vie vient de basculer. Puisse-t-elle être entourée d’amour pour traverser cette douloureuse épreuve. Mes pensées vont vers elle et la famille endeuillées

Cette réaction est similaire à celle des élus américains qui, à la suite de chaque tuerie de masse, déclarent que leurs prières vont aux victimes. Ces mêmes élus qui défendent bec et ongles le droit des tueurs à posséder une arme.

La cause profonde

Nous, piétons, méritons mieux que des pensées et des prières pour nos morts; il nous faut des mesures concrètes. Et pour trouver le bon remède, il faut poser le bon diagnostic.

Dans ce cas-ci, ni l’alcool ni l’excès de vitesse ne sont en cause. Tout au plus trouvera-t-on moyen d’installer un feu de circulation pour prioriser la traversée piétonnière lorsque le feu passe au vert. Ce qui n’est pas le cas actuellement à cette intersection.

Mais cette solution de facilité ne corrige que la moitié du problème.

En effet, les feux pour piétons n’aident que ceux qui sont immobiles à attendre que le feu change. Celui en mouvement vers l’intersection arrive souvent lorsque le feu est devenu vert pour tous les usagers de la voie publique.

C’était peut-être le cas de cette mère et de son enfant.

La dangerosité de cette intersection était bien connu des habitants du quartier. Pourquoi faut-il attendre que survienne un drame pour que nos dirigeants municipaux décident de s’intéresser au cas d’une intersection en particulier alors que des intersections dangereuses pour les piétons, il y en a des centaines à Montréal ?

Le véritable problème, c’est qu’à Montréal, il y a un excès de voitures sur nos rues. En d’autres mots, le problème n’est pas l’automobiliste, mais le contexte anxiogène dans lequel il conduit.

Les sanctions économiques contre la Russie ont provoqué une augmentation importante du prix de l’essence. Historiquement, chaque fois que cela se produit, les consommateurs achètent des voitures compactes plutôt que des véhicules utilitaires.

La diminution des ventes de nouvelles voitures (peu importe leur taille), c’est ce que fera l’augmentation brutale des taux d’intérêt et la récession qui en résultera.

Pour inciter l’automobiliste à ne pas utiliser la voiture qu’il possède déjà, il faudra améliorer considérablement l’offre de transport en commun et suivre l’exemple du Royaume-Uni.

Celui-ci vient d’adopter une réforme — au cout de plus d’un demi-milliard de dollars canadiens — qui vise à placer les piétons au sommet de la hiérarchie des utilisateurs de la voie publique.

C’est mieux que des prières et des pensées…

Références :
L’excès de voitures dans nos rues
Montréal-Nord: une fillette meurt traînée sous un VUS
Pedestrians get priority as UK unveils changes to Highway Code
Une fillette a été happée mortellement à Montréal-Nord
Une fillette de 2 ans meurt happée par une automobiliste

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des lis de juillet 2022 (série No 4)

20 juillet 2022
Lis asiatique ‘Indian Queen’
Lis asiatique ‘Marijean’
Lis trompette ‘Creamy Belles’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des lis de juillet 2022 (série No 3)

19 juillet 2022
Lis ‘Honey Creme’
Lis ‘Firefox’
Lis ‘Sally Jo Ann’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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