La vespasienne du parc La Fontaine

17 février 2022


 
À la suite de la Grande Dépression de 1929, beaucoup de gouvernements ont entrepris des travaux publics destinés à combattre le chômage.

Parmi les projets créés par la ville de Montréal, on compte une vingtaine de vespasiennes construites dans des lieux publics.

Les vespasiennes sont des urinoirs publics pour homme. Celui du parc La Fontaine a été construit en 1931 par l’architecte Donat Beaupré. De leur côté, les femmes disposaient de leurs propres toilettes, aménagées à l’intérieur d’autres bâtiments.

Depuis longtemps, la vespasienne du parc La Fontaine a perdu sa fonction première. Pendant quelques décennies, elle a servi d’entrepôt. Restaurée en 2017, elle est en attente d’une troisième vie.

Les vespasiennes tirent leur nom de l’empereur Vespasien qui régna sur Rome de 69 à 79 de notre ère. On a longtemps cru qu’il les avait ‘inventées’.

En réalité, il avait plutôt instauré une taxe sur la collecte d’urine, à l’époque utilisée par les teinturiers.

On s’était beaucoup moqué de cette taxe impériale. Vespasien l’avait justifiée par cette réplique devenue proverbiale : « L’argent n’a pas d’odeur ».


 
En 2006, à l’époque de ma visite, Amsterdam possédait de véritables vespasiennes, à la fois simples et efficaces.

À Paris, l’urinoir public a été introduit par le préfet Claude-Philibert de Rambuteau en 1834.


 
Mais il fallut attendre novembre 1981 pour que les vespasiennes fassent place aux sanisettes, adaptées également à l’usage féminin. Celles-ci sont gratuites depuis 2006.

De nos jours, dans toutes les grandes villes, vespasiennes et sanisettes font place aux cabines d’aisance à nettoyage automatique.

Détails techniques :
1re photo : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya — 1/80 sec. — F/5,4 — ISO 160 — 31 mm
2e et 3e photos : Canon Powershot G6.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Engorgement migratoire à Ottawa : le prix du fédéralisme

17 février 2022

Radio-Canada révélait hier que 88 859 demandeurs du statut d’immigrant au Québec attendent qu’Ottawa décide de leur sort. Dans certains cas, leur attente dure depuis quelques années.

Il serait facile de croire que c’est la faute du Covid-19. Ce n’est pas le cas.

Les fonctionnaires du ministère fédéral de l’Immigration se divisent en deux groupes; il y a les agents régionaux et les fonctionnaires à Ottawa.

Les agents régionaux ont pour tâche de voir à ce que le dossier des demandeurs soit complet. Mais la décision finale à leur sujet est prise à Ottawa.

Le fond du problème, c’est que l’immense majorité des fonctionnaires à Ottawa sont des Anglophones unilingues.

Prétextant une difficulté à recruter du personnel, Immigration Canada recrute même des agents uniquement anglophones au Québec.

Lorsque le ministère publie des documents, ce sont des documents rédigés en anglais qu’on traduit grossièrement à l’aide de Google Translation ou d’autres logiciels analogues.

À la blague, je serais tenté de dire que si on offrait deux choses aux 88 859 demandeurs, soit la citoyenneté et un poste à Immigration Canada, Ottawa n’aurait aucune difficulté à trouver du personnel.

Malheureusement, les décideurs du sort des demandeurs ne comprennent pas les dossiers qu’on leur fait parvenir lorsqu’ils sont rédigés dans une autre langue que l’anglais.

Voilà pourquoi ça traine.

Évidemment, c’est un problème que nous n’aurions pas si le Québec était indépendant.

Par deux fois, de justesse, les Québécois ont décidé de vivre sous la tutelle d’Ottawa : on doit en assumer les conséquences.

Références :
Fautes, réponses en anglais : la langue française délaissée à Immigration Canada
Immigration Canada recrute des agents uniquement anglophones au Québec
Immigration : un arrimage chaotique
La façade ministérielle de l’État canadien
Près de 90 000 futurs Québécois attendent des réponses d’Immigration Canada

Paru depuis :
Visas étudiants refusés : un rapport fédéral évoque de possibles « préjugés raciaux » (2022-06-04)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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