Les pigments et l’infrarouge

28 février 2022

Introduction

Lorsqu’un objet est noir, c’est qu’il absorbe toute la lumière qu’il reçoit.

À l’opposé, une surface est blanche lorsqu’elle peut réfléchir la totalité de la lumière visible du soleil.

Les pigments sont des substances colorées qui donnent aux objets leur coloration particulière.

Les pigments végétaux

Le feuillage des arbres possède différents pigments dont le plus connu est la chlorophylle, principal responsable de la photosynthèse.


 
Lorsqu’elle est frappée par la lumière solaire, la chlorophylle absorbe le violet, le bleu et le rouge et rejette le reste.

La lumière visible rejetée par la chlorophylle est principalement le vert et, dans une moindre mesure, le jaune et l’orange.

En automne, lorsque les feuilles des arbres agonisent, elles perdent en bonne partie leur chlorophylle. Mais elles conservent un peu plus longtemps leurs pigments secondaires (soit les caroténoïdes, dont les xanthophylles). C’est ce qui confère aux feuilles leurs teintes automnales, notamment le jaune, l’orange et le rouge.

En plus de certaines couleurs visibles, la chlorophylle rejette massivement l’infrarouge (représenté à droite du spectre solaire ci-dessus). Pour toutes les plantes, l’infrarouge représente un danger mortel.

Nos yeux sont incapables de voir le rayonnement infrarouge. Mais notre peau peut le sentir; c’est la chaleur du soleil.

Or la chaleur dénature les protéines. C’est ce qui explique que le blanc d’œuf coagule à la cuisson.

Puisque tous les enzymes sont des protéines, les plantes doivent impérativement se débarrasser de l’infrarouge.

Exposée au soleil, une feuille se réchauffe. Surtout lorsqu’elle est foncée. Mais l’évaporation d’eau ne suffirait pas à la protéger de l’infrarouge si elle l’absorbait. En plus de son rôle dans la photosynthèse, c’est la chlorophylline qui est responsable de cette protection.

Dans l’accomplissement de sa tâche, la chlorophylle le fait avec l’efficacité d’un miroir qui serait spécialisé dans la réflexion de l’infrarouge.

Les pigments minéraux

La peinture extérieure, tout comme la couleur d’une carrosserie, doit résister à la décoloration par le soleil. Voilà pourquoi des sels minéraux sont ajoutés à la peinture.

Une voiture ou une corniche bleue réfléchit principalement cette couleur.

Puisque nos yeux ne captent pas l’infrarouge, est-il possible que cet objet réfléchisse également l’infrarouge ?

Un appareil photo infrarouge à spectre complet capte à la fois la lumière visible et l’infrarouge. Si cet objet est de la même couleur lorsque photographié avec un tel appareil, c’est que sa surface ne reflète rien d’autre que ce qui est visible (soit sa couleur bleue).

Toutefois, s’il réfléchit de l’infrarouge, il paraitra violet, pourpre, mauve, etc. Bref, il sera de couleur différente.


 
Voici, par exemple, les couleurs de maisons victoriennes telles qu’elles apparaissent normalement et telles qu’on peut les voir à l’infrarouge couleur.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

3 commentaires

| Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photographie | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’arborétum en hiver

27 février 2022




En latin, ‘arboretum’ est un lieu planté d’arbres.

Celui du Jardin botanique de Montréal occupe plus de la moitié de sa superficie.

Située dans sa partie la plus au nord, cette plantation forestière est destinée à l’étude de diverses espèces d’arbres. On y compte environ sept-mille espèces d’arbres et d’arbustes.

En hiver, c’est un lieu apprécié des skieurs.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 42 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 160 — 14 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/5, — ISO 320 — 16 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 160 — 20 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

3 commentaires

| Botanique, Infrarouge couleur, Nature, Photo infrarouge, Photos du Canada | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fonds d’écran pour iPhone 6s, 7, et 8 (série Papillons No 2)

24 février 2022

Voici un autre série de fonds d’écran pour ces téléphones.

Si l’un d’entre eux vous intéresse, voici comment l’obtenir.

À partir de votre iPhone, taper du doigt son imagette : sa version à la définition de 750 x 1334 pixels s’affichera. Appuyer le doigt quelques secondes sur cette version pour faire apparaitre son menu contextuel. Choisir l’item ‘Ajouter à Photos’. Puis aller aux Réglages de votre appareil pour définir cette photo comme fond d’écran.

Dans le sens habituel, les photos montrent les papillons :
Piéride de la rave (Pieris rapae),
Monarque (Danaus plexippus),
Voilier échiquier (Papilio demoleus),
Agraulis nacré (Agraulis vanillae),
Cordonnier grec (Catonephele numilia),
• Morpho blanc (Morpho polyphemus).


Photos à fond d’écran

Laissez un commentaire »

| Informatique | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fonds d’écran pour iPhone 6s, 7, et 8 (série Papillons No 1)

23 février 2022

Voici un autre série de fonds d’écran pour ces téléphones.

Si l’un d’entre eux vous intéresse, voici comment l’obtenir.

À partir de votre iPhone, taper du doigt son imagette : sa version à la définition de 750 x 1334 pixels s’affichera. Appuyer le doigt quelques secondes sur cette version pour faire apparaitre son menu contextuel. Choisir l’item ‘Ajouter à Photos’. Puis aller aux Réglages de votre appareil pour définir cette photo comme fond d’écran.

Dans le sens habituel, les photos montrent les papillons :
Cethosia biblis,
Petite tache (Myscelia cyaniris),
Isabella (Eueides Isabella),
Mignon minyas (Eumaeus minyas),
Saturnie cécropia (Hyalophora cecropia),
Leuconoé (Idea leuconoe).


Photos à fond d’écran

Laissez un commentaire »

| Informatique | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Fonds d’écran pour iPhone 6s, 7, et 8 (série infrarouge)

22 février 2022

Depuis le premier février 2022, les opérateurs téléphoniques américains ont commencé la mise hors service de leur réseau sans-fil 3G. Le tout sera complété le 1er juillet prochain.

À partir de cette date, seuls les téléphones portables compatibles avec leur réseau 4G ou 5G pourront fonctionner aux États-Unis.

Le plus vieil iPhone compatible deviendra le 6s ou le 6s Plus.

Dans l’éventualité où j’irais aux États-Unis, je me suis procuré hier un iPhone 6s en parfait état, doté d’un disque électronique de 32Go. Et ce, pour la somme de 100$ (ou 69 €).

Depuis deux jours, je le personnalise.

Ce qui veut dire que j’ai téléchargé mes applications préférées, j’ai installé une sonnerie distinctive (que je suis le seul à posséder), et j’ai créé six fonds d’écran (ci-dessous).

Si l’un d’entre eux vous intéresse, voici comment l’obtenir.

À partir de votre iPhone, taper du doigt son imagette : sa version à la définition de 750 x 1334 pixels s’affichera. Appuyer le doigt quelques secondes sur cette version pour faire apparaitre son menu contextuel. Choisir l’item ‘Ajouter à Photos’. Puis aller aux Réglages de votre appareil pour définir cette photo comme fond d’écran.

Dans le sens habituel, les photos offrent un aperçu :
• du Jardin de Chine,
• du Jardin alpin,
• du Jardin de Chine,
• du lac des Cygnes de l’ile Sainte-Hélène,
• du centre-ville (vu du belvédère Kondiarok),
• du square Saint-Louis.


Photos à fond d’écran


Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| Informatique, Infrarouge couleur, Photo infrarouge | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Nickel : pour protéger l’environnement, il faut le polluer, selon la CAQ

19 février 2022

En 2013, Yves-François Blanchet — l’actuel chef du Bloc Québécois à Ottawa — était ministre de l’Environnement dans le gouvernement péquiste de Pauline Marois.

Depuis des années, les habitants du quartier ouvrier de Limoilou se plaignaient que le port de Québec laissait s’échapper une poussière qui se déposait en grande quantité sur les voitures stationnées et donc, une poussière qu’ils respiraient.

Des analyses avaient révélé que cette poussière, c’était du nickel, un métal dont les sels sont cancérigènes.

En provenance des gisements du Nord-du-Québec et du Labrador, le minerai brut de nickel transite par le port de Québec avant d’être acheminé à l’Étranger pour y être raffiné. Ce qui crée très peu d’emplois ici.

Le ministre Blanchet avait fait adopter une norme maximale de 14 nanogrammes de nickel par mètre cube d’air. C’était la norme la plus sévère au monde. On était l’époque où les gouvernements étaient fiers de dire qu’ils protégeaient leur population.

Mais cette époque est révolue.

En décembre dernier, le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) annonçait son intention de hausser de cinq fois la teneur maximale permise du nickel dans l’air.

La CAQ veut ainsi augmenter la profitabilité de l’industrie minière aux dépens de la santé des Québécois.

Pour convaincre la population de l’à-propos de cette mesure, les relationnistes de la CAQ ont trouvé un argument en or. Le voici.

Pour lutter contre les changements climatiques, il faut utiliser moins d’énergies fossiles. Pour ce faire, il faut électrifier les transports. Pour les électrifier, il faut des piles électriques. Or le nickel est essentiel à la fabrication des piles.

Tout cela semble très logique. Mais on peut se demander en quoi les tonnes de poussières qu’on déversait sur Limoilou étaient utiles à la fabrication des piles.

Ne peut-on pas répliquer au ministre que plus on envoie du nickel dans l’air, moins il en reste pour fabriquer des piles ?

En effet, le nickel utile, c’est celui dans les piles, pas celui qu’on respire.

Pour la CAQ, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs; pour aider l’industrie à produire des piles à plus faible cout, on va réduire nos exigences environnementales.

En somme, les ouvriers de Limoilou devront se sacrifier pour aider la planète.

Il s’agit d’une nouvelle version de cette vieille histoire des mineurs qui doivent renoncer à leur santé pour le bien de leur patron.

Parce qu’entre nous, ce n’est pas la planète qui profitera de l’abaissement de nos exigences; on ne protège pas l’environnement en le polluant.

Ce que vise la CAQ, en bon gouvernement de droite, c’est de sacrifier la santé des familles de Limoilou sur l’autel de la rentabilité économique de minières multinationales.

Références :
Davantage de poussière cancérigène sur Québec, grâce à la CAQ
Pollution dans l’air – « Si on veut des batteries, il faut du nickel », dit Charette

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Environnement, Politique québécoise, Pollution | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Histoire du square Saint-Louis

18 février 2022
L’Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec
Du 301 au 317 de la rue du square Saint-Louis
Vespasienne du square Viger (transformée l’été en marché aux fleurs)
Du 336 au 324 de la rue du square Saint-Louis
Du 316 au 324 de la rue Cherrier (un peu à l’est du square)

Mieux connu sous le nom de ‘Carré Saint-Louis’, ce square est situé un peu au nord de la rue Sherbrooke, entre les rues Saint-Denis (à l’est) et l’avenue Laval (à l’ouest).

Au XVIIIe siècle, le territoire au nord des fortifications, de la rue Saint-Antoine à l’actuelle rue Duluth, porte le nom de Côte-à-Baron.

Plusieurs grands propriétaires terriens se succèderont sur cette superficie à vocation agricole.

Le développement résidentiel y débute en 1844 quand trois promoteurs — dont Louis-Hippolyte La Fontaine — entreprennent le lotissement de terres agricoles contigües qu’ils viennent d’acquérir.

Un peu à l’ouest, ils font bâtir des maisons en rangée.

En 1848, sur ce qui deviendra le square Saint-Louis, la ville de Montréal achète un terrain pour y construire un réservoir d’eau potable à ciel ouvert. Il sera inauguré en 1851.

Mais dès l’année suivante, un incendie d’une rare intensité détruit presque la moitié des maisons de Montréal.

La ville entreprend alors de grands travaux en vue de créer un immense réservoir situé sur les flancs du mont Royal. C’est le réservoir McTavish, inauguré en 1856.

Désaffecté, l’ancien réservoir de la Côte-à-Baron est partiellement remblayé en 1876 pour devenir un bassin peu profond au milieu duquel est installée une fontaine. L’été, ce bassin sert de grande pataugeuse aux enfants du quartier.

Ce nouveau parc, situé au cœur d’un quartier ouvrier, sera bientôt entouré de maisons cossues de style victorien faites en pierre décorée d’éléments en bois ouvragé.

Après la migration de la bourgeoisie francophone vers Outremont, le square entreprend un long déclin.

Dans les années 1960, le bassin est à sec et les vieilles maisons autour du square — souvent transformées en appartements ou en maisons de chambres — ont perdu beaucoup de leur valeur marchande.

Le faible cout d’acquisition de ces demeures attire bientôt un grand nombre d’artistes aujourd’hui célèbres. Dans toute la ville, le parc est connu pour la vie de bohème qu’on y mène.

Entre autres, la chanteuse Pauline Julien et son conjoint (le poète et politicien Gérald Godin) habitèrent au 336 de la rue du square Saint-Louis (la maison de gauche sur l’avant-dernière photo).

De nos jours, ce parc est redevenu un endroit charmant, planté de feuillus séculaires.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/9,0 — ISO 400 — 14 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 17 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 17 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 18 mm
5e  photo : 1/100 sec. — F/4,6 — ISO 160 — 21 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

2 commentaires

| Histoire, Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La Maison Arthur-Dubuc (au 438 est, rue Sherbrooke)

18 février 2022
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Construite en 1894, cette maison de style néorenaissance fut conçue par l’architecte Alphone Raza pour Arthur Dubuc, constructeur immobilier. Malheureusement, celui-ci décéda l’année suivante.

La famille Dubuc en demeura propriétaire jusqu’en 1901.

L’édifice fut acheté en 1912 par Ucal-Henri Dandurand. Également entrepreneur, celui-ci développa une bonne partie de l’actuel quartier Rosemont (appelé ainsi en hommage à sa mère, née Rose Phillips).

En 1926 ou 1927, l’édifice passe aux mains du Canadian Club qui l’occupa jusqu’en 1979 (pour le revendre en 1984 pour la somme de 425 000$).

En 1989, son actuel propriétaire l’acheta pour 2,1 millions de dollars.

Normalement cachée par la végétation, cette belle résidence se révèle, presque nue, en hiver.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya — 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 160 — 17 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| Architecture, Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La vespasienne du parc La Fontaine

17 février 2022


 
À la suite de la Grande Dépression de 1929, beaucoup de gouvernements ont entrepris des travaux publics destinés à combattre le chômage.

Parmi les projets créés par la ville de Montréal, on compte une vingtaine de vespasiennes construites dans des lieux publics.

Les vespasiennes sont des urinoirs publics pour homme. Celui du parc La Fontaine a été construit en 1931 par l’architecte Donat Beaupré. De leur côté, les femmes disposaient de leurs propres toilettes, aménagées à l’intérieur d’autres bâtiments.

Depuis longtemps, la vespasienne du parc La Fontaine a perdu sa fonction première. Pendant quelques décennies, elle a servi d’entrepôt. Restaurée en 2017, elle est en attente d’une troisième vie.

Les vespasiennes tirent leur nom de l’empereur Vespasien qui régna sur Rome de 69 à 79 de notre ère. On a longtemps cru qu’il les avait ‘inventées’.

En réalité, il avait plutôt instauré une taxe sur la collecte d’urine, à l’époque utilisée par les teinturiers.

On s’était beaucoup moqué de cette taxe impériale. Vespasien l’avait justifiée par cette réplique devenue proverbiale : « L’argent n’a pas d’odeur ».


 
En 2006, à l’époque de ma visite, Amsterdam possédait de véritables vespasiennes, à la fois simples et efficaces.

À Paris, l’urinoir public a été introduit par le préfet Claude-Philibert de Rambuteau en 1834.


 
Mais il fallut attendre novembre 1981 pour que les vespasiennes fassent place aux sanisettes, adaptées également à l’usage féminin. Celles-ci sont gratuites depuis 2006.

De nos jours, dans toutes les grandes villes, vespasiennes et sanisettes font place aux cabines d’aisance à nettoyage automatique.

Détails techniques :
1re photo : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya — 1/80 sec. — F/5,4 — ISO 160 — 31 mm
2e et 3e photos : Canon Powershot G6.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| Photos d'Amsterdam, Photos de Montréal, Photos de Paris, Photos de voyage | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Engorgement migratoire à Ottawa : le prix du fédéralisme

17 février 2022

Radio-Canada révélait hier que 88 859 demandeurs du statut d’immigrant au Québec attendent qu’Ottawa décide de leur sort. Dans certains cas, leur attente dure depuis quelques années.

Il serait facile de croire que c’est la faute du Covid-19. Ce n’est pas le cas.

Les fonctionnaires du ministère fédéral de l’Immigration se divisent en deux groupes; il y a les agents régionaux et les fonctionnaires à Ottawa.

Les agents régionaux ont pour tâche de voir à ce que le dossier des demandeurs soit complet. Mais la décision finale à leur sujet est prise à Ottawa.

Le fond du problème, c’est que l’immense majorité des fonctionnaires à Ottawa sont des Anglophones unilingues.

Prétextant une difficulté à recruter du personnel, Immigration Canada recrute même des agents uniquement anglophones au Québec.

Lorsque le ministère publie des documents, ce sont des documents rédigés en anglais qu’on traduit grossièrement à l’aide de Google Translation ou d’autres logiciels analogues.

À la blague, je serais tenté de dire que si on offrait deux choses aux 88 859 demandeurs, soit la citoyenneté et un poste à Immigration Canada, Ottawa n’aurait aucune difficulté à trouver du personnel.

Malheureusement, les décideurs du sort des demandeurs ne comprennent pas les dossiers qu’on leur fait parvenir lorsqu’ils sont rédigés dans une autre langue que l’anglais.

Voilà pourquoi ça traine.

Évidemment, c’est un problème que nous n’aurions pas si le Québec était indépendant.

Par deux fois, de justesse, les Québécois ont décidé de vivre sous la tutelle d’Ottawa : on doit en assumer les conséquences.

Références :
Fautes, réponses en anglais : la langue française délaissée à Immigration Canada
Immigration Canada recrute des agents uniquement anglophones au Québec
Immigration : un arrimage chaotique
La façade ministérielle de l’État canadien
Près de 90 000 futurs Québécois attendent des réponses d’Immigration Canada

Paru depuis :
Visas étudiants refusés : un rapport fédéral évoque de possibles « préjugés raciaux » (2022-06-04)

Laissez un commentaire »

| Immigration, le prix du fédéralisme, Politique canadienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :