L’adoption par des ‘Blancs’, le substitut aux pensionnats autochtones

30 septembre 2021

Après avoir dépossédé les peuples autochtones des immenses territoires qu’ils occupaient et de les avoir confinés dans des réserves destinées à limiter leur croissance démographique, le Canada a adopté une série de mesures destinées à les soumettre à un génocide culturel.

On pense immédiatement à ces pensionnats où plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés. Des établissements où parler leur langue était interdite et où on estime qu’environ six-mille d’entre eux sont morts de maltraitance, de maladie ou par suicide.

Depuis la disparition des pensionnats autochtones, les politiques génocidaires canadiennes sont devenues plus subtiles. Un des nouveaux mécanismes d’assimilation culturelle s’exerce par le biais du système de la protection de la jeunesse.

Au Canada, il existe de nombreuses écoles où l’enseignement se fait dans l’une ou l’autre des langues autochtones du pays. Mais aucune de ces maisons d’enseignement ne décerne de diplôme qui donne accès à des métiers spécialisés.

Ce qui veut donc dire, par exemple, que dans certaines provinces, aucun travailleur social n’est d’origine autochtone.

Puisque les peuples autochtones sont, sans exception, les groupes ethniques les plus pauvres du pays, on trouve de nombreux problèmes sociaux au sein de leurs communautés.

Lorsqu’on doit envisager la possibilité de retirer la garde d’enfants à leurs géniteurs, c’est toujours ou presque toujours des travailleurs sociaux ‘blancs’ qui évaluent les compétences parentales de parents autochtones.

Or, dans certaines provinces canadiennes — et notamment au Manitoba, la province la plus raciste du pays — les travailleurs sociaux ne recommandent jamais que ces enfants soient confiés à d’autres membres de leur communauté.

Ils estiment que la misère sociale y est tellement généralisée que ces enfants ont plus de chance d’être heureux s’ils sont adoptés par des parents ‘blancs’.

En réalité, on confond extrême pauvreté et misère sociale. Tout couple apte à assurer leur subsistance en totale autarcie — par le biais de la chasse et de la pêche — peut adopter un enfant, l’aimer et lui enseigner tout ce qu’il doit connaitre pour vivre en harmonie avec la nature. Comme le font ses ancêtres depuis des milliers d’années.

Mais selon le regard raciste de ces travailleurs sociaux, aucun autochtone n’est digne d’être parent d’adoption. Voilà pourquoi des milliers d’enfants autochtones ont fait le bonheur de parents adoptifs ‘blancs’.

À la suite d’un procès intenté par des enfants autochtones retirés de leur famille, le gouvernement canadien a perdu en 2019 devant le Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP).

À chaque enfant autochtone retiré de façon inappropriée de la garde de ses parents depuis 2006, le TCDP avait accordé le maximum prévu par la loi, soit 40 000$.

Le gouvernement canadien en a appelé de cette décision, estimant que les cas devaient être évalués individuellement et que l’indemnisation devait refléter le préjudice subit.

Hier, la Cour fédérale a maintenu le jugement rendu par le TCDP. Or on apprend aujourd’hui que le ministre des ‘Services’ autochtones étudie la possibilité d’en appeler de cette décision.

Ça suffit.

Ce qu’Ottawa s’entête à ne pas comprendre, c’est que l’indemnité maximale prévue par sa loi est trop basse. Voilà pourquoi les tribunaux donnent le maximum à tout le monde.

N’importe quel ‘Blanc’ en mesure de prouver qu’on l’a malicieusement retiré de la garde de ses parents, est en mesure de s’adresser devant n’importe quel tribunal et de réclamer des millions de dollars. Et si son avocat est habile à rendre pathétique le cas de son client, il a de très bonnes chances d’obtenir un dédommagement important.

En vertu du ‘droit autochtone’ — cet apartheid juridique qui fait que les Autochtones ont moins de droits juridiques que nous — l’indemnité maximale n’est que de 40 000$.

Les avocats du gouvernement canadien gagnent plus de 250$ de l’heure et au-delà d’un demi-million de dollars par année. Pour ces mercenaires du pouvoir colonial canadien, bouleverser la vie d’un enfant Autochtone (et parfois même, la gâcher) mérite au maximum 40 000$ de dédommagement. Parce qu’à leurs yeux, la vie d’un pauvre ne vaut pas grand-chose.

Pour la première fois aujourd’hui, nous commémorons la Journée annuelle de la vérité et de la réconciliation avec les peuples Autochtones.

Dans les faits, lorsqu’il s’agit de payer le prix de ses politiques génocidaires, le gouvernement canadien préfère dépenser une fortune à graisser la patte de ses avocats plutôt que d’utiliser cette somme à réparer les pots cassés.

Plutôt que d’en appeler de deux jugements consécutifs en sa défaveur, Ottawa doit cesser de gaspiller l’argent des contribuables et payer l’extraordinaire économie que représente le minable plafond qu’il a imposé comme dédommagement aux Autochtones dans ce cas-ci.

Références :
Droit autochtone canadien
Indemnisation d’enfants autochtones : Ottawa débouté en Cour fédérale
Manitoba : droits fondamentaux et laïcité
Traité no 1 : vers la création de l’Ouest canadien

Laissez un commentaire »

| Politique canadienne, Racisme, Sociologie | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Place de la Vieille-Ville de Prague

30 septembre 2021
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Ces semaines-ci, je refais lentement pas vite les photos prises à Prague en 2008 en vue d’en faire de nouveaux diaporamas.

Et chaque fois que l’une d’elles apparait sur l’écran de mon ordinateur, c’est comme si j’y étais de nouveau.

Parmi mes photos préférées de cette ville, il y a celle-ci, prise du beffroi de l’hôtel de ville.

Détails techniques : Canon Powershot G6 — 1/1250 sec. — F/2,5 — ISO 50 — 7,2 mm

Un commentaire

| Photos de Prague, Photos de République Tchèque, Photos de voyage | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le syndrome post-covid (surnommé ‘covid long’)

29 septembre 2021

Le syndrome post-covid est le nom donné à l’ensemble des séquelles à long terme liées à une infection par le Covid-19.

Des chercheurs britanniques ont publié hier la plus importante étude jusqu’ici à ce sujet.

À partir des dossiers médicaux électroniques de 273 618 survivants (principalement Américains) d’une infection par le Covid-19, on a mesuré l’incidence de neuf symptômes chez ces personnes.

Une partie d’entre elles ont été trouvées à l’occasion de campagnes de dépistage si on en juge par le fait qu’elles étaient asymptomatiques.

Puis on a comparé ces données avec celles obtenues auprès de 106 578 personnes qui, au lieu d’attraper le Covid-19, avaient plutôt attrapé la grippe ordinaire.

Et pour que la comparaison entre les deux groupes soit parfaite, à partir des 273 618 ‘post-covidiens’, on a isolé un sous-groupe de 106 578 personnes qui possédaient les mêmes caractéristiques ethniques et qui étaient atteintes par les mêmes maladies chroniques que dans le groupe-témoin.

Très complexe, l’étude comportait deux analyses. D’une part, les symptômes ressentis au cours des six mois qui ont suivi la contamination (incluant la phase aigüe de la maladie) et d’autre part, les symptômes qui sont apparus tardivement, entre trois et six mois après le début de la contamination.

Dans le tableau ci-dessous, j’ai recalculé les données de l’étude de manière à montrer les symptômes apparus au cours des trois premiers mois et ceux apparus plus tard. De plus, pour plus de concision, ‘D.’ est mis pour ‘Douleurs’.


Prévalence des symptômes apparus au cours des 90 premiers jours et de ceux apparus tardivement

Symptômes Covid tôt Grippe tôt Covid tard Grippe tard
Anxiété/dépression 7,4 % 5,5 % 19,2 % 14,3 %
Respiration anormale 9,3 % 5,0 % 9,1 % 4,7 %
D. abdominales 6,6 % 4,6 % 10,7 % 6,8 %
D. pulmonaire/mal de gorge 6,3 % 3,4 % 6,5 % 3,8 %
Fatigue 6,2 % 3,1 % 6,4 % 3,7 %
Maux de tête 3,9 % 2,9 % 6,7 % 5,1 %
Problèmes cognitifs 2,6 % 1,3 % 3,0 % 1,8 %
D. musculaires 1,6 % 1,0 % 2,1 % 1,3 %
Autres douleurs 3,6 % 2,8 % 8,5 % 5,5 %

Au cours de la durée totale de l’étude, 57,0 % des personnes qui ont contracté le Covid-19 ont été atteintes par un ou plusieurs symptômes du covid long. Et 36,6 % d’entre eux en étaient encore atteints après plusieurs mois.

Cette fréquence a varié de 46,4 % (dans le groupe des 10 à 21 ans) à 61,1 % (chez les plus de 65 ans).

Il est plus fréquent chez ceux gravement atteints, passant de 63,6 % chez ceux qui ont dû être hospitalisés à 73,2 % chez ceux qui furent admis aux soins intensifs.

Les femmes et les jeunes sont plus atteints de maux de tête, de symptômes abdominaux, d’anxiété et de dépression alors que les hommes et les vieillards ont plus de difficultés respiratoires et de problèmes cognitifs, c’est-à-dire des difficultés à se concentrer (en anglais : ‘brain fog’).

Références :
Covid long
Incidence, co-occurrence, and evolution of long-COVID features

Paru depuis :
« Il n’est jamais redevenu l’enfant qu’il était » (2021-09-30)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

2 commentaires

| Covid-19, Santé | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Troisième dose en hospice : la bonne décision du ministre Dubé

28 septembre 2021

Entre le 11 juillet et le 7 aout 2021, il n’y a eu aucun nouveau cas de Covid-19 dans les hospices du Québec. En aout, quelques cas sont apparus.

Depuis la mi-septembre, la situation a commencé à montrer des signes de détérioration.

Le 30 aout, le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) décidait de ne recommander l’administration d’une troisième dose que pour les personnes immunodéprimées. Le comité ne l’interdisait pas aux autres; il ne faisait que s’abstenir de le recommander, attendant le moment approprié pour ce faire.

Malgré le fait que depuis deux semaines, le nombre de cas dans nos hospices est passé de presque rien à 87, le président du CIQ déclarait hier à La Presse qu’il n’y avait pas de nouvelles recommandations au sujet de la troisième dose.

Comme d’habitude, le CIQ se réserve le droit de changer d’avis selon l’évolution de la situation. Et par ‘évolution de la situation’, on veut dire dégradation de la situation. Parce que le CIQ attend toujours que la situation se dégrade avant de recommander d’y remédier.

En juillet, le Québec était dans l’œil de la tornade alors que les éclosions apparaissaient partout ailleurs en Amérique du Nord. Mais depuis, le variant Delta a été détecté dans toutes les régions du Québec. Et nous avons maintenant les premiers effets de sa propagation chez nous.

Pourquoi faut-il attendre que la situation dégénère pour agir ? C’est sans doute cette question que s’est posée le ministre de la Santé du Québec.

Ce matin, Christian Dubé a décidé d’être proactif; il annonçait qu’une 3e dose serait offerte à tous les résidents de nos hospices à partir de la fin octobre.

Placé devant le fait accompli, le CIQ a adopté en catastrophe de nouvelles recommandations qui valident la décision ministérielle.

C’est ce qui s’appelle avoir du leadeurship. Bravo M. Dubé !

Références :
CHSLD : une 3e dose alors que les cas remontent
Le comité d’immunisation du Québec recommande une troisième dose
Québec annonce une troisième dose pour les aînés hébergés

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

2 commentaires

| 2018-202X (années Legault), Covid-19, Politique québécoise, Santé | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La baisse de fréquentation des lycées américains

27 septembre 2021


Avant-propos : Ce que les Américains appellent college équivaut approximativement aux Cégeps au Québec et aux lycées en France.

Aux États-Unis, l’école est un domaine de juridiction exclusive des États. Or la majorité d’entre eux sont dirigés par des gouverneurs républicains.

Ceux-ci ont la réputation d’être de meilleurs gestionnaires des dépenses publiques que leurs adversaires démocrates. Leur gestion néolibérale fait en sorte que l’école publique est sous-financée depuis des décennies.

En 2010, il y avait 15,1 millions d’étudiants admis dans les lycées publics et 5,9 millions dans des lycées privés. En 2021, on estime que leur nombre a baissé respectivement à 14,6 et 5,2 millions d’élèves.

Cette baisse de fréquentation s’explique en partie par l’augmentation des frais de scolarité au fil des ans, bien au-delà de l’augmentation des revenus des familles.

Pour l’année scolaire 2020-2021, 59,5 % des personnes admises sont des femmes et 40,5 % sont des hommes. C’est l’inverse de la situation qui prévalait en 1970.

Les demandes d’admission ont chuté de 1,5 million depuis cinq ans. Cette baisse s’est produite principalement chez les jeunes hommes puisqu’ils sont responsables de 71 % de cette baisse.

En raison des abandons, plus nombreux chez les étudiants masculins au cours de leurs études, il y aura bientôt deux diplômées pour chaque diplômé masculin.

Plusieurs raisons expliquent ces différences.

Dès qu’ils sont en âge de travailler, les occasions pour les jeunes hommes de gagner un salaire alléchant (par exemple, dans l’industrie de la construction, moins règlementée qu’au Québec) sont beaucoup plus nombreuses que pour les filles de leur âge.

De plus, les modèles de réussite que les jeunes garçons ont sous les yeux sont plus souvent ceux d’hommes peu instruits qui ont réussi à force d’audace que de brillants intellectuels derrière leurs lunettes épaisses.

D’autre part, les adolescentes sont plus disciplinées et ont davantage tendance à se concentrer sur leurs études.

De leur côté, les adolescents sont plus portés à un hédonisme qui résiste moins bien à l’attrait des jeux vidéos, de la pornographie et des drogues récréatives.

En raison du fait que l’adolescent qui a abandonné ses études se retrouvera souvent dans un milieu de travail multigénérationnel alors que son confrère encore au lycée est entouré d’un grand nombre de jeunes de son âge, ce dernier trouvera plus facilement une âme sœur.

Particulièrement s’il est hétérosexuel puisque les adolescentes y sont en surnombre.

Invité sur les ondes de CNN, l’intellectuel Scott Galloway déclarait ceci (la traduction suivra) : “College graduate women aren’t interested in mating with men who don’t have college degrees. If you look at the most unstable violent societies in the World, they all have one thing in common: they have young, depressed men, unattached to work, unattached to school and unattached to relationships. And our inability to provide the resources to encourage men to go to college is going to result in us producing too many of the most dangerous cohort in the World. (…) [Back when I applied to college], UCLA had a 70% admissions rate, now a 14% admissions rate. (…) This is a huge problem.

En voici la traduction :

Les lycéennes diplômées ne sont pas intéressées aux hommes sans diplôme. Or si vous regardez les sociétés violentes les plus instables du monde, elles ont toutes une chose en commun : elles ont beaucoup de jeunes hommes déprimés, peu intéressés à exercer un métier, sans affinité pour l’école et vivant seuls.

Et notre incapacité à fournir les ressources pour encourager les hommes à poursuivre leurs études nous amènera à produire trop de la cohorte la plus dangereuse qui soit.

[À l’époque où j’ai été admis aux études supérieures], l’Université de la Californie à Los Angeles avait un taux d’admission de 70 % : maintenant un taux d’admission de 14 %. (…)

Ceci est un énorme problème.

Références :
A Generation of American Men Give Up on College: ‘I Just Feel Lost’
College enrollment in the United States from 1965 to 2019 and projections up to 2029 for public and private colleges
College gender cap: Women outnumber men 60-40 (vidéo)
Coefficient de Gini

Un commentaire

| Éducation | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’affaire Alstom

26 septembre 2021

Alstom est connue au Québec pour avoir fait l’acquisition de Bombardier Transport le 29 janvier 2021.

Pendant plus de deux décennies, Frédéric Pierucci fut cadre d’une division de cette multinationale française.

Le 14 avril 2013, il est arrêté à l’aéroport JFK de New York sous l’accusation d’avoir participé à une affaire de corruption en 2003-2004.

À cette époque, Alstom était en compétition avec une entreprise américaine en vue de l’obtention d’un contrat de construction d’une centrale électrique en Indonésie.

À la suggestion des dirigeants indonésiens, Alstom avait retenu les services de démarcheurs payés au succès; si Alstom obtenait le contrat, ceux-ci recevaient entre 1 et 3 % du prix du contrat.

Or il s’est avéré que ces démarcheurs ont corrompu les responsables indonésiens afin de toucher leur commission.

Pour le ministère de la Justice américaine (DoJ), Alstom est responsable d’aveuglement volontaire et aurait dû savoir que ce mode de rémunération incitait ces démarcheurs à corrompre.

La Foreign Corrupt Practices Act habilite le ministère de la Justice américaine à poursuivre toute entreprise étrangère qui violerait une loi des États-Unis. Et ce, même lorsque le délit a été commis dans un pays étranger (comme c’est le cas ici).

Soutenu par Washington, c’est le principe de l’extraterritorialité des lois américaines.

Dans les cas de corruption impliquant des entreprises étrangères, les pénalités sont généralement au-delà d’un demi-milliard de dollars américains. En 2019, après avoir plaidé coupable, Alstom fut condamnée à payer 772 millions$US.

À l’époque de l’arrestation de Frédéric Pierucci en 2013, General Electric est en négociation secrète avec Alstom en vue de l’achat de sa division électrique (celle dirigée par Pierucci).

Frédéric Pierucci devient donc l’otage qui fait peser une épée de Damoclès sur Alstom afin de l’obliger à accepter l’offre de General Electric.

Il ne sera libéré qu’après que la vente fut validée par la Commission européenne.

En une décennie, Alstom devenait ainsi la cinquième entreprise acquise par General Electric grâce à la complicité du DoJ. En effet, par le biais de Foreign Corrupt Practices Act, le DoJ participe activement à la guerre économique que livrent les États-Unis à ses propres alliés.

Dans le cas d’Alstom, les procureurs américains avaient épié 300 000 courriels internes de la compagnie en utilisant le réseau de surveillance créé officiellement pour combattre le terrorisme, mais qui est principalement utilisé à des fins d’espionnage industriel.

Le rôle du DoJ est d’affaiblir et de déstabiliser les entreprises étrangères aux fins de rachat et de capture par des entreprises américaines.

En plus de l’amende qui sert à réduire la valeur capitalisée de l’entreprise, le DoJ jette en prison un ou plusieurs dirigeants de l’entreprise afin d’intimider les autres et les inciter à accepter l’offre.

Même lorsque ces dirigeants évitent de transiter par les États-Unis (afin de ne pas y être arrêtés), Washington donne l’ordre à des pays qui lui sont inféodés de procéder à leur arrestation puis de les extrader aux États-Unis.

Dans le cas d’Alstom, quatre de ses dirigeants furent arrêtés pendant que se déroulaient les négociations avec General Electric.

D’autre part, la compagnie américaine promettait un généreux bonus aux membres du Conseil d’administration s’ils recommandaient aux actionnaires sa prise de contrôle.

Les vingt-et-un dirigeants d’Alstom ont reçu un bonus additionnel de 30 millions d’euros, dont 4 millions pour le président sortant.

Références :
Alstom
Alstom condamnée à une amende de 772 millions pour corruption
Entrevue de Frédéric Pierucci à Thinkerview
Frédéric Pierucci
Le piège General Electric

Laissez un commentaire »

| Géopolitique | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 3e partie

24 septembre 2021
Monument de la famille D’Ermo

La cuisine familiale et l’hommage rendu aux disparus sont deux choses intimement liées à la culture des peuples. Au premier coup d’œil, on sait que ce monument est celui d’une famille italienne.

Il semble avoir été créé pour accueillir la dépouille de Giovannino D’Ermo, fils de Domenico D’Ermo (dont le saint patron est représenté à gauche). Je soupçonne cette famille d’être originaire de la région de Pompéi.

Dans l’ordre habituel, cette Notre-Dame-du-Rosaire-de-Pompéi représente saint Dominique, l’Enfant Jésus, la Vierge et sainte Catherine de Sienne.

Pierres tombales
Angelot de la pierre tombale de la famille Crompt
Pierre tombale de Barbara Matay

En plus de monuments funéraires, le cimetière contient des milliers de pierres tombales, parfois enjolivées de figurines ou de décorations.

Le Saint-Joseph du monument de la famille Modafferi
L’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

Au sortir du cimetière par la rue Decelles, on est près de l’oratoire Saint-Joseph.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 320 — 26 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 19 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/11,0 — ISO 2000 — 45 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/5,2 — ISO 800 — 29 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 320 — 14 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 640 — 37 mm

Laissez un commentaire »

| Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les mots précédés par la syllabe co

24 septembre 2021

Formé de la fusion de co et de détenu, le mot codétenu désigne une personne qui est détenue en même temps et dans le même lieu qu’une ou plusieurs personnes.

Lorsque la syllabe co précède un mot français, ce préfixe exprime le concours, l’union ou la simultanéité.

Il en est ainsi de coaccusé, coacquéreur, coassocié, coassurance, coauteur, cobelligérant, coexistence, cogestion, copartage, copropriétaire, et ainsi de suite.

À l’origine, copain était celui avec lequel on partage le pain.

Mais cocu n’est pas celui avec lequel on partage quoi que ce soit; si tel était le cas, à la fois l’époux trompé et l’amant le seraient.

Le mot cocu vient plutôt du latin ‘cuculus’ qui veut dire coucou, cet oiseau qui laisse ses œufs dans le nid des autres.

Logiquement, le cocu devrait être l’amant. Mais l’évolution parfois ironique des mots en a décidé autrement…

Laissez un commentaire »

| Grammaire et orthographe, Langue française | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Sous-marins : les mauvais calculs de Canberra

23 septembre 2021

Introduction

Du point de vue économique, une des différences fondamentales entre le Canada et l’Australie, c’est que la grande majorité des exportations canadiennes se font par voie terrestre alors que la presque totalité des exportations australiennes se font par voie maritime.

Si on exclut les conflits frontaliers entre la Chine et le Japon en mer de Chine orientale, et les rivalités conflictuelles d’une multitude de pays entre eux en mer de Chine méridionale, la Chine et l’Australie partagent le même intérêt à assurer la sécurité de la navigation dans l’océan Pacifique, lui qui couvre le tiers de la surface de la planète.

Rôle des sous-marins australiens en temps de paix

La Première Guerre mondiale a été déclenchée par un simple assassinat politique à Sarajevo. Mais un siècle plus tard, les États-Unis ne déclencheront pas une Troisième Guerre mondiale à la suite d’une fanfaronnade australienne qui a mal tourné.

C’est donc à dire que toute provocation australienne en mer de Chine orientale ou en mer de Chine méridionale devra être autorisée secrètement par Washington dans le cadre d’une concertation militaire interalliée.

Concrètement, cela signifie que la marine militaire australienne sera vassale de celle des États-Unis si elle ne l’est pas déjà; en somme, les ordres viendront de Washington et non de Canberra.

Bref, en achetant douze sous-marins, l’Australie prend à sa charge une dépense qui évite aux États-Unis de le faire.

Rôle des sous-marins en temps de guerre

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les sous-marins allemands ont infligé des pertes considérables aux convois maritimes qui assuraient l’approvisionnement des pays alliés en biens et en matériel militaire.

De plus, de nombreux navires de guerre alliés ont été torpillés par des sous-marins allemands.

Mais on ne fait plus la guerre comme autrefois. Ce qui change la donne, ce sont les missiles de croisière.

À l’heure actuelle, les missiles de croisière qui atteignent une portée de 2 600 km sont ceux qui sont lancés à partir de bombardiers (qualifiés d’air-sol) et ceux lancés de navires ou de sous-marins (qualifiés de mer-sol).


 
Selon Israël, les missiles Sahab-3 iraniens (sol-sol) auraient une portée de 2 000 km.

Même si, comme les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, il y avait là matière à exagération, il est certain que la technologie militaire évoluera d’ici le moment où l’Australie prendra livraison de ses nouveaux sous-marins, soit dans une décennie.

La portée des missiles sol-sol offrira bientôt un rapport cout-avantage beaucoup plus intéressant que les sous-marins. Voilà pourquoi, en cas de conflit armé, la Chine n’aura plus besoin de navires de guerre pour menacer les convois maritimes australiens dans le Pacifique.

Pour l’Australie, le seul intérêt sera alors d’équiper ses sous-marins d’ogives nucléaires afin de frapper ses ennemis de plus près, donc avec plus de précision.

Toutefois, cela lui est interdit par le Traité de non-prolifération des armes nucléaires.

Cela n’est permis qu’aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Auxquels s’ajoutent trois pays qui ont refusé de signer ce traité; le Pakistan, l’Inde et Israël.

Références :
Conflit en mer de Chine méridionale
Missile de croisière

Complément de lecture : L’affaire des sous-marins australiens

Laissez un commentaire »

| Géopolitique | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges – 2e partie

23 septembre 2021
Monument de la famille Rémillard

Ce monument est un bel exemple de pathétisme dans la statuaire mortuaire.

Monument de la famille de Napoléon Beauchamp

À l’inverse, ce monument est marqué par une solennité dépourvue de sentimentalité.

Monument funéraire de Camillien Houde

Inspiré du tombeau en marbre de Napoléon Bonaparte, voici le monument funéraire de Camillien Houde. Il fut maire de Montréal à quatre reprises, entre 1928 et 1954.

Caveau de la famille Murphy & Baker
Monument de la famille Masson

Bel exemple de style Art nouveau (on pense à Gustav Klimt), le monument de la famille Masson semble représenter une âme extasiée devant la Croix du Christ. En réalité, cette dernière n’a pas de rapport, ayant été élevée pour honorer la mémoire de Napoléon-Georges Valiquette.

Vierge à l’Enfant sur la pierre tombale de Pamphile-Réal Du Tremblay et d’Angelina Berthiaume
Une allée du cimetière

(à suivre)

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre Лomo ж3-2* + filtre B+W KB20 + filtre Omega 80A
1re photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 36 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 23 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 14 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 1600 — 26 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,3 — ISO 400 — 30 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 800 — 25 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 14 mm

Laissez un commentaire »

| Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :