Histoire d’un fiasco – 1re partie : la lutte québécoise contre le Covid-19 en février 2020

28 février 2021

Sur les médias sociaux, lorsque quelqu’un affirme que la pandémie au Covid-19 n’est pas plus dangereuse qu’une petite grippe, on accuse cette personne de propager des nouvelles fallacieuses.

Il y a un an, c’est le directeur de la Santé publique du Québec en personne qui affirmait au Devoir que la grippe saisonnière était plus à craindre que le coronavirus.

Il est facile d’imaginer que derrière des portes closes, la Santé publique se préparait au pire, mais que le Dr Arruda disait cela pour être rassurant afin d’éviter à la population québécoise de paniquer.

Hélas, c’était vraiment ce que les autorités sanitaires du Québec pensaient.

À preuve, un médecin de la Santé publique était venu quelques jours plus tôt à l’Hôpital chinois de Montréal (un hospice, en dépit de son nom) afin de déconseiller le port du masque de protection, autant pour les travailleurs de la santé que pour les personnes hébergées.

Une mesure déconseillée parce que prématurée et dangereuse, disait-on.

En février 2020, l’Alberta se préparait à la pandémie en achetant massivement de l’équipement de protection pour ses travailleurs de la santé. Cette province en a tellement acheté qu’elle devait en donner plus tard au Québec, pris de court.

L’Alberta en aurait bien acheté plus tôt. Mais en décembre 2019 et en janvier 2020, la Chine était occupée à combattre la pandémie chez elle.

Or sa propre production nationale ne suffisait pas à ses besoins. La Chine s’est donc procuré tout ce qui était disponible sur le marché international.

Mais en février, la pandémie était contrôlée chez elle. Ce mois fut donc une brève fenêtre d’opportunité pour se préparer à la pandémie. L’Alberta en profita. Pas le Québec.

Ce mois-là, la Santé publique n’avait pas la tête à la pandémie. Le Dr Arruda était alors occupé à préparer la conférence sur le cannabis qu’il allait prononcer au Maroc à la fin du mois. Un voyage dans ce pays qui coïncidait avec ses vacances personnelles, du 26 février au 8 mars 2020.

Comme le capitaine du Titanic québécois qui quitte le navire à l’approche de l’iceberg de la pandémie.

À son retour de vacances, c’était déjà la panique à Québec; rien n’était prêt pour faire face à la suite des choses.

(À suivre)

Références :
Au Québec, la grippe saisonnière est plus à craindre que le coronavirus
Covid-19 et l’hôpital chinois de Montréal
COVID-19: l’Alberta donne des équipements médicaux
Voyage au Maroc : le Dr Arruda s’est absenté 12 jours au début de la crise

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pourquoi pas un projet d’égouts aériens pour Montréal ?

24 février 2021

Le prolongement du Réseau express métropolitain (REM) dans l’est et le nord de Montréal représentera l’ajout de trente-deux kilomètres de voies, principalement en mode aérien.

À partir de la Gare Centrale, le REM s’élancerait vers l’est au milieu du boulevard René-Lévesque, supporté par une structure de béton de cinq mètres de hauteur.

Deux cabinets d’architectes qui collaboraient à ce projet ont renoncé à y participer, conscients que ce tronçon aérien en plein centre-ville entachera leur réputation et enlaidira le cœur de Montréal pendant des décennies (sinon des siècles).

Tout en regrettant le départ des architectes, les responsables du projet font valoir que le sous-sol du centre-ville est déjà encombré d’infrastructures : lignes de métro, aqueducs, réseau d’égouts, câbles électriques, etc. Les contourner entrainera des couts importants.

Dans la capitale catalane, le TGV entre Paris et Barcelone a été construit en mode souterrain. De plus, le Réseau express régional de Paris est lui aussi en mode souterrain malgré l’encombrement du sous-sol de la capitale française.

Selon le grand responsable du REM à Montréal, construire celui-ci en mode souterrain mettrait à risque d’effondrement les édifices à proximité, dont quelques-uns des gratte-ciels de Montréal.

Au lieu de prolonger le REM vers l’est, imaginons que nos dirigeants politiques aient donné priorité à la construction d’un système d’égouts de plus grande capacité afin de remplacer l’actuel qui serait devenu insuffisant en raison de l’augmentation de la population.

Les mêmes arguments pourraient être invoqués.

Quelle serait notre réaction si on tentait de nous convaincre qu’un réseau souterrain d’égouts mettrait en danger la vie de milliers d’employés dans les tours à bureau fragilisées du centre-ville…

On en rirait, sans doute.

Le centre-ville de Montréal est déjà très bien desservi par le métro. Quel est le problème qu’on pourrait y corriger en ajoutant des stations de REM ?

En d’autres mots, se peut-il que le passage du REM suspendu au centre du boulevard René-Lévesque soit une solution couteuse à un problème qui n’existe pas ?

À mon avis, il serait préférable de transformer en gare intermodale une des stations actuelles du métro vers l’est — la station Frontenac, par exemple — et d’y raccorder le REM.

On économiserait de l’argent et on éviterait d’avilir le centre-ville de Montréal pour des siècles.

Références :
Deux firmes d’architectes tournent le dos au REM
Enfouir le REM serait « une catastrophe »
Voici à quoi ressemblera le REM dans l’est et le nord de Montréal

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Sainte-Chapelle

23 février 2021
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Introduction

En 1239, le roi Louis IX — qui sera canonisé sous le nom de saint Louis — achète la Couronne d’Épines du Christ que détenait jusqu’alors son cousin l’empereur Baudoin II de Constantinople.

Deux ans plus tard, il lui achète également un fragment de la Vraie Croix et d’autres reliques de la Passion (dont un clou ayant servi à la Crucifixion).

Le tout couta au trésor royal la somme de cent-trente-cinq-mille livres d’or. Ce qui représentait six mois de revenus du royaume.

De manière temporaire, les Saintes Reliques furent entreposées à Paris dans la chapelle Saint-Nicolas du Palais Royal, aujourd’hui disparue.

Conscient du prestige religieux et politique que lui conférait la propriété d’un tel trésor, le roi de France ordonna la construction d’un écrin destiné à recevoir les Saintes Reliques : ce fut la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248.

Extérieur

Large de 17 mètres et longue de 36 mètres, la Sainte-Chapelle s’élève à 42 mètres en excluant la flèche (refaite pour la cinquième fois au XIXe siècle).

Haute de 33 mètres, celle-ci est décorée à sa base de la statue des douze apôtres (à 0:11). Au-dessus d’eux, des gargouilles, puis des anges musiciens complètent le décor que lui a ajouté Adolphe Geoffroy-Dechaume vers 1855.

Au sommet de chacun des contreforts qui soutiennent la toiture se trouvent deux gargouilles (à 0:13).

Au-dessus de l’abside du chœur, la statue de l’archange saint Michel est également l’œuvre d’Adolphe Geoffroy-Dechaume (à 0:15).

Les deux tours octogonales de chaque côté de la façade cachent des escaliers d’angle qui donnent accès au toit. Près du sommet de chacune d’elles, on peut voir une couronne d’épines sculptée (à 0:09).

La crête du toit est rehaussée d’une balustrade décorée de fleurs de lys (à 0:11).

La Chapelle haute et la Chapelle basse possèdent chacune son propre portail.

Derrière sa balustrade, le portail de la Chapelle haute (à 0:23) est sur le thème de la Résurrection des morts et du Jugement dernier.

Le portail de la Chapelle basse sert d’entrée aux visiteurs (à 0:26).

Son tympan représente le Couronnement de la Vierge (à 0:28). Une Vierge à l’Enfant est adossée à son trumeau (à 0:29) tandis qu’à ses pieds, une chimère (à 0:32), de même qu’un soubassement décoré de fleurs de lys et de châteaux de Castille (à 0:34) complètent le tout.

La Chapelle basse

Au premier coup d’œil, la Chapelle basse ressemble à une crypte.

À l’origine, elle était le lieu de culte des serviteurs du roi. En 1690, une inondation y a complètement détruit son décor d’origine.

Celui qu’on y voit de nos jours date du XIXe siècle. Il est superbe. Ce décor se compose d’un ciel étoilé et de colonnettes rehaussées de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de châteaux de Castille dorés sur fond rouge.

Aux murs, les médaillons métalliques sont décorés d’émaux champlevés et de cabochons de verre coloré représentent les apôtres et la Vierge.

Dans l’abside, on trouve une statue de saint Louis en attente de restauration (à 1:18).

La Chapelle haute

À l’origine, la Chapelle haute accueillait la famille royale et leurs invités. On y accédait de plain-pied à partir de l’ancien palais royal.

C’est ici qu’étaient conservées les Saintes Reliques, dans une châsse située au fond de l’abside et sous laquelle se dressait un autel en bois doré (aujourd’hui conservé au château d’Écouen).

Les 22 reliques se trouvaient dans une châsse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même.

En ouvrant deux fenêtres basses derrière le chœur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.

De nos jours, les reliques se trouvent dans le Trésor de Notre-Dame de Paris.

Dans la Chapelle haute, les vitraux occupent 700 mètres carrés de surface, sur 15 mètres de hauteur. Ils représentent mille-cent-treize scènes tirées des Évangiles et de l’Ancien Testament.

En somme, c’est une Bible illustrée. Et ce, à une époque où presque personne ne savait lire ni écrire.

Cinq différents oxydes sont responsables de la coloration du verre; le cobalt le colore en bleu, deux oxydes de cuivre donnent naissance au rouge et au vert, le manganèse teint en violet tandis que l’antimoine est responsable du jaune.

Afin d’ajouter des détails — comme les plis des vêtements ou les traits des visages — on a peint en grisaille de l’oxyde de fer. Celui-ci est fixé à la surface du verre au cours d’une deuxième cuisson.

Environ les deux tiers des vitraux sont d’origine (c’est-à-dire qu’ils datent du XIIIe siècle).

Tout autour de la nef, douze statues d’apôtres — considérés comme des piliers de l’église chrétienne — sont adossées symboliquement aux piliers de la chapelle. Alternativement, ces derniers sont décorés de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de château de Castille sur fond rouge.

Les fines colonnettes peintes qui servent de piliers sont en réalité le bout effilé des contreforts massifs qui soutiennent l’édifice.

Au fond de la Chapelle haute, la rosace — d’un diamètre de neuf mètres — est sur le thème de l’Apocalypse. Elle date de la fin du XVe siècle.

Trois compositions dorées d’Adolphe Steinheil prennent place sous la rosace, à l’endroit qu’occupait autrefois l’orgue (dont le dernier, daté de 1762, créé par François-Henri Cliquot, fut transféré à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en 1791).

À gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre, on voit Moïse et le serpent d’airain, Le Sang sur la maison des Hébreux et L’Immolation de l’agneau pascal (à 2:30).

Au centre, il s’agit d’un Christ bénissant (à 2:32).

Et à droite, on voit Melchisédech offrant les Saintes Espèces, Le Sacrifice d’Isaac par Abraham et Abel sacrifiant l’agneau (à 2:34).

Le tout se termine par deux petits anges saluant discrètement les fidèles quittant la Chapelle haute (à 2:40).

Complément de lecture : Le mystère de la Sainte-Chapelle

Détails techniques : Le diaporama présente 76 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (37 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (24 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : justifier à postériori l’espacement des doses du vaccin de Pfizer

18 février 2021

En raison de leurs difficultés d’approvisionnement, certains États américains ont décidé de reporter à six semaines l’administration de la deuxième dose des vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Un sondage d’opinion effectué par The New England Journal of Medicine révèle que 58 % des médecins désapprouvent cette décision et que seulement 41 % sont d’accord.

S’il avait été question d’espacer les doses de douze semaines (comme au Québec et non de six, comme dans ces États américains), on peut présumer que le pourcentage de la désapprobation médicale aurait été encore plus grand.

De plus, la décision de retarder de beaucoup l’administration de la deuxième dose est l’objet d’une poursuite judiciaire au Québec.

On ne doit donc pas se surprendre que la Santé du publique du Québec ait senti le besoin d’opérer une campagne de relations publiques pour ‘vendre’ sa décision arbitraire.

Plus tôt aujourd’hui, on apprenait dans La Presse qu’une nouvelle étude justifierait la décision de la Santé publique du Québec d’espacer de trois mois les deux doses du vaccin de Pfizer contre le Covid-19.

En réalité, il s’agit d’une courte lettre d’opinion parue dans The New England Journal of Medicine. Dans cette lettre, les deux signataires — dont le Dr Gaston De Serres, de la Santé publique du Québec — donnent leur avis sans apporter de faits nouveaux.

Sans parler d’une nouvelle étude, le quotidien Le Devoir rapporte aujourd’hui les propos tenus récemment par le même Dr De Serres lors d’un breffage technique.

À cette occasion, celui-ci déclarait :

Pour le moment, selon ce qu’on peut voir dans les données au Québec, il n’y a pas de grande urgence à donner la deuxième dose parce que cette première dose-là protège bien. Les données scientifiques sont très rassurantes.

De quelles données scientifiques parle-t-on ?

La semaine dernière, la Santé publique du Québec publiait des données préliminaires selon lesquelles une seule dose protège 80 % des travailleurs de la Santé vaccinés (d’où le titre du Devoir).


 
Dans le graphique ci-dessus, l’efficacité (la courbe en rouge) s’exprime selon l’échelle placée au côté gauche du graphique. Effectivement, on y voit que l’efficacité d’une seule dose de vaccin atteindrait 80 %.

Toutefois, l’incidence — le nombre de cas par dix-mille travailleurs — diminue à la fois chez ceux vaccinés (en vert) et chez ceux qui ne le sont pas (en bleu), passant de neuf cas par dix-mille personnes à environ un seul.

Quant à la diminution plus rapide de la contagion chez les vaccinés, rien n’indique ici que cette différence soit statistiquement significative.

En réalité, ce qu’on observe, c’est l’effet du confinement actuel; la contagion diminue au sein de la population québécoise, notamment chez les travailleurs de la Santé, qu’ils soient vaccinés ou non.

L’utilité de cette publication, c’est de révéler l’abyssal manque de rigueur scientifique des autorités sanitaires du Québec, justifiant leurs décisions à partir d’études tellement mal faites qu’elles seraient refusées par n’importe quelle revue scientifique digne de ce nom.

Ceci étant dit, il est possible que des études scientifiques justifient un jour la décision d’espacer de trois mois les deux doses du vaccin de Pfizer/BioNTech. Mais pour l’instant, cette décision québécoise ne repose sur aucune base scientifique.

Références :
Données préliminaires sur l’efficacité vaccinale et avis complémentaire sur la stratégie de vaccination contre la COVID-19 au Québec en contexte de pénurie
DLes vaccins contre la COVID-19 sont efficaces à 80% après la première dose, constate l’INSPQ
Safety and Efficacy of the BNT162b2 mRNA Covid-19 Vaccine
Une seule dose serait presque aussi efficace, selon une étude

Postscriptum du 21 février : Ce matin, sur les ondes de CNN, le Dr Anthony Faucy — une des plus grandes autorités mondiales au sujet du Covid-19 — s’opposait pour l’instant à l’espacement des deux doses du vaccin de Pfizer/BioNTech et ajoutait :
Lorsqu’on administre une dose du vaccin de Pfizer suivie d’une deuxième dose 21 jours plus tard, on obtient une efficacité de 94 ou 95 %. Or les taux d’anticorps sont dix fois plus grands après deux doses qu’après une seule. Cette différence est importante puisque c’est le ‘coussin’ qu’on aimera avoir pour combattre un variant contre lequel le vaccin offre moins de protection.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mes vœux de Saint-Valentin en temps de pandémie

14 février 2021

S’il y a une chose que la pandémie au Covid-19 devrait nous avoir apprise, c’est l’importance des néoQuébécois et des travailleurs étrangers.

Sans ces travailleurs mexicains qui, chaque saison des récoltes, viennent au Québec accomplir les tâches agricoles les plus épuisantes à cueillir ce que la machinerie lourde est incapable de faire, nous aurions manqué de certains aliments frais.

Un grand nombre de nos vieillards seraient morts par manque de soins sans ces immigrants ‘illégaux’ qui n’ont trouvé d’emplois que dans les zones rouges de nos établissements de santé à effectuer des tâches que plus personne n’était en mesure d’accomplir.

Combien de restaurants ont survécu aux confinements grâce à des gens issus de l’immigration qui ont accepté d’être sur la route à livrer des repas plutôt que de rester chez eux à subsister grâce à l’aide gouvernementale ?

Tous ces gens nous ont rendu service et ont sauvé des vies.

En temps normal, personne ne parle d’eux. Ils représentent ces mains invisibles qui aident à tisser les liens de solidarité sur lesquels repose notre cohésion sociale.

Aujourd’hui, c’est à eux que je dis : Bonne Saint-Valentin et merci…

Complément de lecture : Bonne Saint-Valentin

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le racisme systémique en mode binaire

11 février 2021

Racisme et racisme

Lorsque j’étais adolescent, le racisme, c’était tout ou rien; ou bien on était raciste, ou bien on ne l’était pas.

Depuis, je me suis rendu compte qu’il y a des degrés dans le racisme.

On peut être indifférent aux problèmes éprouvés par les membres d’une communauté ethnique. Ce manque d’empathie généralisé est une forme minimale de racisme.

On peut aussi craindre ou ne pas aimer leur présence. Ou croire qu’ils partagent les mêmes défauts ou les mêmes insuffisances. Parce que, dit-on, ils sont tous comme ça

Au-delà du préjugé, on peut leur souhaiter collectivement du mal.

Et finalement, on peut prendre des moyens pour leur infliger soi-même des sévices ou leur causer la mort.

À des degrés divers, tout cela est du racisme.

Même si chaque personne raciste est susceptible d’évoluer (positivement ou non), on doit distinguer les degrés de sévérité du racisme. En effet, on n’applique pas les mêmes remèdes lorsqu’une maladie est bénigne ou sévère.

Il en est de même du racisme systémique.

Les degrés du racisme systémique

Le Canada et les États-Unis sont deux pays nés de la dépossession violente de territoires occupés par des peuples autochtones et l’assujettissement de ces derniers à un apartheid juridique qui vise à leur extermination physique ou à leur assimilation culturelle.

Sans entrer dans de longues discussions quant au sens qu’on doit donner au qualificatif systémique, il est clair qu’une politique coloniale l’est toujours dans la mesure où elle s’appuie sur tous les pouvoirs répressifs de l’État.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada, a donc raison de reconnaitre le racisme systémique exercé contre les peuples autochtones du pays.

Là où le Canada se distingue de son voisin du Sud, c’est à l’égard des groupes ethniques dispersés au sein de la population, notamment les personnes à la peau pigmentée.

Depuis des décennies, les Québécois qui sont membres de la communauté haïtienne de Montréal sont l’objet de contrôles d’identité alors qu’aucun méfait n’a été commis.

Ceux-ci ont raison de s’en plaindre puisqu’il s’agit de microagressions qui, à la longue, constituent une forme de harcèlement. Un harcèlement contre lequel les autorités politiques n’ont pas fait grand-chose jusqu’ici.

À titre de comparaison, de toute ma vie, il ne m’est jamais arrivé d’être interpelé par un policier pour rien.

Comparons cela à la situation aux États-Unis.

Le cas de George Floyd — étranglé publiquement par un policier (avec la complicité de trois autres) — est mondialement connu.

Ce qu’on ignore généralement, c’est que dans ce pays, tous les parents ‘Noirs’ doivent un jour procéder à The Talk auprès de leurs adolescents.

The Talk est un exposé au sujet de la soumission dont doit faire preuve tout ‘Noir’ interpelé par un policier ‘Blanc’; s’adresser à lui en l’appelant ‘Sir’, ne pas élever la voix, obéir sans discussion à chacune de ses requêtes même celles qui semblent humiliantes, ne faire aucun geste brusque, etc.

À défaut de quoi ce dernier pourrait abattre le ‘Noir’ sans préavis et être innocenté ultérieurement de toute accusation sous le prétexte qu’il s’est senti menacé.

Références :
En marge du meurtre de George Floyd
Kenosha : les mauvaises fréquentations policières
Le meurtre de Rayshard Brooks
Le transport aérien d’urgence d’enfants autochtones malades : la cruauté de l’État québécois
Racisme systémique : la complicité de Washington à l’égard du KKK
Risk of being killed by police use of force in the United States by age, race–ethnicity, and sex
Trois viols masculins célèbres aux États-Unis

Complément de lecture : L’invention des races humaines

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| Racisme, Sociologie | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’intervalle entre les injections des vaccins à deux doses

10 février 2021


 
Qu’il s’agisse du vaccin d’AstraZeneca, de Moderna, de Pfizer/BioNTech, ou du Sputnik-V, tous les vaccins contre le Covid-19 actuellement homologués en Occident sont des vaccins à deux injections.

Typiquement, leur homologation a été accordée sur la base d’études effectuées sur environ trente-mille sujets dont les deux tiers ont reçu le vaccin. On compare alors leur taux d’infection avec celui qui prévaut dans le dernier tiers (qui sert de groupe témoin).

Dans le cas des deux seuls vaccins approuvés au Canada — celui de Moderna et celui de Pfizer/BioNTech — leur efficacité a été prouvée lorsqu’ils sont administrés à raison de deux injections espacées de trois ou quatre semaines.

Peut-on imaginer que ces vaccins puissent être également efficaces lorsqu’administrés selon des protocoles de vaccination complètement différents ?

Probablement. Mais l’homologation est un processus rigoureux qui exclut les approximations et les spéculations.

Voilà pourquoi les autorités fédérales, tant au Canada qu’aux États-Unis, ne recommandent que les protocoles de vaccination qui respectent scrupuleusement les données scientifiques.

Pourtant, en Grande-Bretagne, on autorise les deux doses du vaccin d’AstraZeneca à être espacées de trois mois. Pourquoi ?

C’est que dans le cas précis de ce vaccin, une étude effectuée auprès de 17 177 participants (répartis en deux groupes égaux) a prouvé qu’une seconde dose administrée trois mois après une première conférait une protection de 82,4 %. De plus, entre les deux doses, l’efficacité ‘temporaire’ se maintenait à 76 %.

Chez ceux qui attrapaient le Covid-19 en dépit de leur vaccination à l’aide d’une première dose, la charge virale dans leurs voies respiratoires supérieures diminuait de 67 %, reflétant ainsi une diminution de leur contagiosité.

Le même phénomène a été observé avec le vaccin de Pfizer/BioNTech lorsque les deux doses sont espacées de trois semaines. Chez les vaccinés qui contractent le Covid-19 quand même, on observe une réduction de la charge de 1,6 à 20 fois.

Le mois dernier, les autorités sanitaires du Québec annonçaient leur intention de repousser l’administration de la deuxième dose du vaccin de Pfizer/BioNTech à trois mois. Comme la Grande-Bretagne le fait pour le vaccin d’AstraZeneca.

La décision québécoise aurait été prise à la suite de la recommandation d’un comité consultatif dont les délibérations sont secrètes et dont les procès-verbaux sont confidentiels.

La conseillère médicale principale de Santé Canada, la Dre Supriya Sharma, a comparé cette décision à du gribouillage sur un bout de papier fait par des amateurs.

Cette controverse est devenue secondaire depuis que les délais de livraison des vaccins importés par le Canada ont compromis pour l’instant tous les protocoles de vaccination au pays.

Radio-Canada estime aujourd’hui qu’au rythme actuel, la vaccination québécoise contre le Covid-19 sera complétée dans neuf ans, plus précisément en février 2030.

On devra donc s’armer de patience…

Références :
Covid-19 : après la Hongrie, le vaccin russe Spoutnik pourrait séduire d’autres pays européens
La stratégie du Québec compromet de futures livraisons de vaccins au pays, selon Ottawa
Le vaccin russe Spoutnik V contre la COVID-19 efficace à 91,6%
Pfizer/BioNTech vaccine reducing viral load, data from Israel suggests
Oxford coronavirus vaccine shows sustained protection of 76% during the 3-month interval until the second dose
Report de la deuxième dose des vaccins : Ottawa met en doute la stratégie de Québec
Single Dose Administration, And The Influence Of The Timing Of The Booster Dose On Immunogenicity and Efficacy Of ChAdOx1 nCoV-19 (AZD1222) Vaccine
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : les mutants

4 février 2021

La mutation fréquente des virus

Au cours de sa maladie, l’humain infecté par le Covid-19 produit entre un et cent-milliards de copies du virus.

Contrairement aux bactéries, les mécanismes de contrôle de la réplication virale sont tellement grossiers que leur matériel génétique peut être qualifié d’instable.

Si bien que parmi les milliards de copies produites par un seul malade, celui-ci donnera naissance à des dizaines, voire des centaines de mutants, dont l’immense majorité d’entre eux ne sont pas viables.

Et du petit nombre de mutants viables, seuls s’imposeront ceux qui s’avèreront plus aptes à se propager.

Cherchez et vous trouverez

Le ‘variant’ britannique et celui d’Afrique du Sud sont des exemples de mutants qui ont réussi à s’imposer.

Contrairement aux pays d’Amérique du Nord (qui en font peu), la Grande-Bretagne est un chef mondial dans le domaine du séquençage génomique, c’est-à-dire de la détermination de la composition des gènes d’êtres vivants.

Environ la moitié de toute la recherche de séquençage génomique au monde est effectuée dans ce pays.

Cet effort de recherche a eu comme conséquence que c’est sur son territoire que le variant qualifié de ‘britannique’ a été trouvé. Ce qui ne veut pas dire qu’il y soit né.

De la même manière, le variant d’Afrique du Sud a été trouvé dans ce pays parce que le Network for Genomic Surveillance in South Africa s’y est donné la peine de le chercher.

On estime qu’il y aurait plus de quatre-mille mutants viables du Covid-19 parmi les personnes infectées à travers le monde.

Les mutations et le passage du temps

Le virus du Covid-19 ne peut pas muter s’il ne se reproduit pas. En d’autres mots, plus une pandémie virale dure, plus des mutants dangereux ont le temps d’apparaitre.

La seule manière d’empêcher cela, c’est d’arrêter la contagion.

Évidemment, les pays qui ont éradiqué le virus du territoire national n’ont pas ce problème.

Là, comme au Québec, où on s’est contenté d’aplatir la courbe, on a maintenu une contagion résiduelle qui fait office de pouponnière à mutants.

D’où l’importance, maintenant, d’effectuer une campagne de vaccination aussi brève que généralisée. Idéalement, 70 % des Québécois devraient être complètement immunisés en moins de deux mois (comme en Israël).

La tortue québécoise

Si demain matin, des millions de doses des vaccins étaient livrées à la porte de la Santé publique du Québec, l’immense majorité d’entre elles atteindraient leur date de péremption avant d’avoir été administrées.

Une année après le début de cette pandémie, la Santé publique ne s’est toujours pas dotée de la logistique nécessaire à une campagne de vaccination d’envergure.

Avant même que des délais de production ne retardent le rythme de la vaccination au Québec, on espérait avoir vacciné environ six-millions de personnes — 70 % des 8,5 millions de Québécois — en vingt mois. C’est trop lent.

On nous promet la deuxième dose trois mois après la première… si tout va bien.

Depuis un an, ‘si tout va bien’, cela veut dire ‘quand les poules auront des dents’.

Espacer les deux doses de trois mois, cela constitue un protocole de vaccination ne repose sur aucune base scientifique. Seulement sur l’avis de comités consultatifs dont les délibérations sont maintenues secrètes.

Le fiasco de la lutte sanitaire du Québec devrait donc se poursuivre tout au long de la campagne de vaccination ‘broche à foin’ qui s’annonce et au cours de laquelle les mutants auront tout le temps d’apparaitre et de faire des ravages.

Références :
Covid-19 : ‘aplatir la courbe’ ne suffit pas
Covid-19 : la force du nombre
Denmark is sequencing all coronavirus samples and has an alarming view of the U.K. variant
Le fiasco prévisible de la vaccination québécoise contre le Covid-19
Quels sont les variants du coronavirus qui inquiètent les experts?
South African scientists who discovered new COVID-19 variant share what they know
UK could make Covid variant vaccine in 30 to 40 days, minister says
‘We were in the dark’: why the US is far behind in tracking Covid-19 variants
Wuhan coronavirus hunter Shi Zhengli speaks out

Paru depuis :
Suivez la campagne de vaccination en continu (2021-02-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : les débuts de la vaccination

2 février 2021


 
Sur la carte géographique ci-dessus, on a coloré les pays selon le nombre de doses de vaccin administrées. C’est ce qui fait que des pays populeux (comme la Chine et les États-Unis) sont représentés par des couleurs plus sombres.

Voici en ordre décroissant, les pays où le plus grand pourcentage de la population a été vaccinée avec au moins une dose de vaccin.

Pourcentage de la population ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, au 1er février 2021

Pays Une dose ou + Deux doses
Israël 36,57 % 21,08 %
Émirats arabes unis 32,26 % 2,53 %
Royaume-Uni 13,69 % 0,73 %
Bahreïn 10,16 % 0,00 %
États-Unis 7,78 % 1,77 %
Danemark 3,25 % 1,42 %
Islande 3,14 % 1,41 %
Irlande 3,05 % 1,00 %

À cela s’ajoutent des pays dont on connait le pourcentage des gens qui ont reçu au moins une dose de vaccin.


Pourcentage de la population ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, au 1er février 2021

Pays %  
Serbie 6,4  
Roumanie 3,8  
Slovénie 3,7  
Lithuanie 3,5  
Espagne 3,4  
Italie 3,4  
Portugal 3,3  
Pologne 3,3  
Hongrie 3,2  
Suisse 3,0  
Finlande 3,0  
Allemagne 3,0  
Estonie 2,9  
Chypre 2,9  
Québec 2,8  
Grèce 2,8  
Singapour 2,7  
Slovaquie 2,6  
Rép. Tchèque 2,6  
Belgique 2,6  
Turquie 2,5  
Suède 2,5  
RoC* 2,3  

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

En France

En France, 1 541 079 personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre le Covid-19. Parmi eux, 67 993 personnes ont déjà reçu leur seconde dose.

Chez les 75 ans et plus, 14,25 % ont reçu une dose et 0,25 %, leur deuxième.

Une première dose a été administrée à 2,0 % des 65 à 74 ans. À 2,75 % des 50 à 64 ans. Et à 1,0 % des 40 à 49 ans.

Aux États-Unis

À ce jour, 32 millions de doses ont été administrées; 26 millions de premières doses et six-millions de deuxièmes doses.

Références :
Cumulative COVID-19 vaccinations per 100 people
Vaccins contre le Covid-19 : suivez la progression de la vaccination en France et dans le monde

Paru depuis :
Suivez la campagne de vaccination en continu (2021-02-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en dix mois

1 février 2021

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Dans ce tableau, l’évolution en 2020 est montrée tous les deux mois alors que pour 2021, l’évolution est représentée mensuellement.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de certains mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Juin Aout Oct. Déc. Jan. Fév.
Belgique 73 834 849 863 1434 1681 1815
Slovénie 2 54 60 76 717 1312 1694
Royaume-Uni 35 593 680 621 868 1089 1565
Rép. Tchèque 4 30 36 63 783 1093 1529
Italie 206 554 581 594 933 1235 1471
Bosnie-Herzég. 1 47 100 263 833 1249 1445
Macédoine du N. 6 70 237 357 860 1205 1376
États-Unis 12 330 477 642 831 1074 1367
Bulgarie 1 20 56 121 583 1099 1322
Hongrie 2 55 62 81 516 1002 1304
Espagne 194 581 608 684 973 1087 1263
Portugal 18 140 170 194 449 685 1253
Pérou 2 149 588 983 1087 1136 1239
Croatie 1 25 35 69 455 968 1236
Mexique 0 81 362 601 818 971 1222
Panama 7 80 335 551 709 935 1216
France 53 432 464 490 819 991 1171
Québec 4 549 669 689 834 958 1157
Suède 24 442 568 583 671 861 1144
Suisse 54 224 229 239 568 882 1087
Argentine 1 12 79 448 854 954 1062
Colombie 0 19 203 513 723 850 1060
Brésil 1 149 440 680 815 916 1055
Lithuanie 3 26 30 34 192 588 1046
Arménie 1 46 253 325 739 953 1040
Pologne 1 28 46 67 465 766 984
Chili 1 66 498 669 804 868 965
Roumanie 5 66 124 253 601 826 960
Bolivie 1 27 255 680 763 780 882
Slovaquie 0 5 5 9 158 412 863
Autriche 16 74 80 89 368 693 861
Moldavie 1 76 195 331 576 746 855
Équateur 6 210 325 646 760 790 837
Pays-Bas 68 347 359 374 550 672 817
Géorgie 0 3 4 10 327 634 802
Afrique du Sud 0 12 137 283 363 484 743
Allemagne 10 105 110 114 207 410 696
Iran 37 98 202 313 576 655 686
Irlande 15 343 357 365 417 453 667
Latvie 0 13 17 19 111 343 641
Tunisie 1 4 5 27 275 398 572
Grèce 5 18 20 39 242 469 561
Israel 3 31 57 176 313 365 524
Ukraine 1 16 39 96 288 428 522
Costa Rica 0 2 30 180 339 427 514
Russie 0 33 96 143 277 394 504
Eswatini 0 3 37 95 104 185 492
Albanie 5 11 56 135 286 411 484
Serbie 3 28 67 86 189 373 463
Liban 2 4 10 60 167 240 462
Jordanie 1 1 1 7 273 376 422
Paraguay 0 2 7 121 245 315 380
Danemark 19 98 106 112 146 227 370
Honduras 1 21 135 237 293 315 361
Palestine 0 1 16 61 144 275 356
RoC* 3 94 113 120 175 256 354
               
Japon 0,4 7,1 8,0 12,4 16,9 27,4 45,3
Hong Kong 0,5 0,5 4,5 14,0 14,5 19,7 24,3
Corée du Sud 3,2 5,3 5,8 8,1 10,2 17,9 27,8
Singapour 0,5 4,1 4,5 4,6 4,9 4,9 4,9
Chine 2,4 3,4 3,3 3,2 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

En janvier, les augmentations les plus importantes ont été rapportées au Portugal (+568), au Royaume-Uni (+476), en Lithuanie (+458), en Slovaquie (+451), en République Tchèque (+436), et en Slovénie (+382).

Au Québec, avec ses 199 morts supplémentaires par million d’habitants — le double des provinces anglophones du pays — le mois de janvier 2021 fut le troisième plus meurtrier depuis le début de la pandémie, après mai (+311) et avril (+234) de l’an dernier.

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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