Covid-19 : les bonnes nouvelles de l’université Colgate

26 novembre 2020

Le 8 septembre dernier, nous avions présenté le cas de l’université Colgate.

Cette institution privée, où les étudiants sont pensionnaires, implantait à l’époque une stratégie prometteuse de prévention contre l’éclosion de Covid-19 sur son campus.

Deux mois et demi plus tard, qu’en est-il vraiment ?

En un mot, c’est un succès.

Les tests préalables à l’admission avaient révélé quatre cas positifs chez les employés et huit autres chez les étudiants.

À l’admission, tous les étudiants et tous les professeurs ont été mis en quatorzaine.

Les personnes révélées positives par les tests de préadmission ont été isolées hors campus dans un hôtel acquis tout spécialement par l’université.

Quant aux autres, leur quatorzaine s’est effectuée dans les résidences étudiantes situées sur le campus.

Au total, on a effectué environ onze-mille tests parmi les 3 753 membres de la communauté universitaire (étudiants, professeurs et personnel de soutien).

Malgré toutes les mesures préventives, le nombre cumulatif de cas positifs a passé de douze cas avant l’admission à 53 cas quatre semaines plus tard.

Aucun de ces cas n’a justifié d’hospitalisation.

Toutefois, depuis un mois et demi, il n’y a plus eu aucun nouveau cas de Covid-19.

Le confinement à l’admission, le port du masque obligatoire et une politique de tests généralisés ont donc eu raison de la pandémie.

L’expérience de l’université Colgate rejoint celle de plusieurs pays asiatiques; sans vaccin, il est possible d’éradiquer le virus.

Références :
Covid-19 : l’exemple préliminaire de l’université Colgate
Colgate University proved why testing is key to opening campus amid coronavirus pandemic

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Un commentaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Alerte au lot KX9F7 du vaccin antigrippal Flulaval Tetra

26 novembre 2020

Introduction

Normalement, les vaccins antigrippaux ont des effets secondaires mineurs; principalement de la fièvre, des courbattures, de la fatigue et parfois une légère congestion nasale.

En fait, ils donnent une grippe miniature, nous évitant d’attraper une vraie grippe, celle qui pourrait vous clouer au lit et, dans le cas des personnes âgées, compromettre leur survie.

Qu’il s’agisse d’une grippe ou des effets de la vaccination, le coupable est l’interféron, une substance intermédiaire sécrétée lors de l’activation du système immunitaire.

En somme, les effets secondaires habituels des vaccins sont la preuve qu’ils fonctionnent.

Mais il arrive que certains vaccins soient nocifs chez une infime partie de ceux qui les reçoivent. Même si cela est rare, on juge cela inacceptable parce que les vaccins sont administrés à des personnes saines. Or en médecine, le but n’est jamais de rendre malade des personnes en santé.

Un lot suspect

Le 14 novembre dernier, les autorités sanitaires du Nouveau-Brunswick ont rapporté trois cas d’effets secondaires graves au cours de la semaine qui a suivi l’administration de doses tirées du lot KX9F7 du vaccin Flulaval Tetra du fabricant GSK.

Une personne a développé le syndrome de Guillain-Barré. Une deuxième, une myélite transverse aigüe. Et la dernière, une paralysie de Bell.

Ces rapports ont déclenché une enquête de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dont les conclusions seront attendues prochainement.

Selon le principe de précaution, cinq provinces canadiennes ont suspendu la vaccination à partir de fioles appartenant à ce lot d’ici la fin de l’enquête de l’ASPC.

Ces provinces sont le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et la Saskatchewan.

La Colombie-Britannique ne l’a pas fait parce qu’aucune des doses de Flulaval Tetra qu’elle a achetées ne provient de ce lot.

L’exception québécoise

Des 2,3 millions de doses de ce vaccin achetées par Québec, 7 % (160 000 doses) sont issues du lot KX9F7. De ce nombre, environ 18 046 ont déjà été utilisées. Il reste donc 142 000 doses à administrer de ce lot.

Plutôt que d’imiter les autres provinces, c’est-à-dire de suspendre la vaccination avec le lot KX9F7 et de poursuivre pour l’instant avec les 2,1 millions de doses de Flulaval Tetra provenant d’autres lots, la Santé publique du Québec a décidé de continuer à écouler son stock de KX9F7 avant qu’on découvre si ce lot a quelque chose d’anormal.

Conclusion

Si vous devez prochainement être vaccinés, il serait prudent de demander à voir la bouteille du vaccin qu’on s’apprête à vous injecter.

Si elle est tirée du lot en question, revenez vous faire vacciner une autre semaine, lorsqu’on sera passé à un autre lot de Flulaval Tetra.

Dans un autre ordre d’idée, on voit mal comment le Dr Arruda et son équipe seront capables de vaincre la résistance éventuelle d’une partie de la population à recevoir un vaccin contre le Covid-19 quand, dans ce cas-ci, ces responsables sanitaires n’ont aucun scrupule à poursuivre l’administration d’un vaccin antigrippal potentiellement dangereux.

Références :
Avis destiné au Service Info-Santé
Flu shot that may have caused adverse events in N.B. also distributed in Nova Scotia
Nova Scotia recalls some flu vaccines after 3 ‘adverse events’ in New Brunswick
Québec continuera d’utiliser un lot de vaccins antigrippaux retiré par cinq provinces
Urgent Action Required (Manitoba)


Postscriptum du 27 novembre : L’Agence de la Santé publique du Canada a annoncé aujourd’hui qu’aucune relation de cause à effet n’a pu être établie entre les injections et les effets indésirables signalés.

Rassurées, les cinq provinces (dont le Nouveau-Brunswick) qui avaient suspendu l’utilisation de ce lot de vaccin ont donc repris son administration.

Référence : Les vaccins antigrippaux retirés par cinq provinces sont sécuritaires, tranche Ottawa

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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