Premiers pas en jardinage urbain

30 septembre 2020

À la fin de chaque été, le Jardin botanique de Montréal organise une foire horticole au cours de laquelle sont offerts des fleurs en pot, des tisanes, des outils de jardinage, etc.

L’été dernier, en passant devant un des kiosques de cette foire, l’idée m’est vue de faire un peu d’agriculture urbaine sur mon balcon.

Auprès de la semencière artisanale Terre Promise, je me suis donc procuré des graines de deux variétés de tomates plutôt rares (Minuit à Montréal et Noire de Crimée).

Et pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai acheté la bible du cultivateur-amateur de tomate : La Tomate – De la terre à la table de Lili Michaud.

Le 8 mars de cette année, je semais cinq de mes précieuses graines. Celles-ci sortirent de terre moins de deux semaines plus tard.

Entretemps, le Québec se confinait.

Regarder la nature s’épanouir lentement sous nos yeux est une merveilleuse manière de conserver l’espoir en pleine pandémie.

Dès que mes plants furent suffisamment grands, ce fut le temps de les transplanter dans de gros pots sur mon balcon.

Fleur de tomate

Semaine après semaine, mes cinq plants donnèrent un grand nombre de petites fleurs jaunes.

Je ne sais pas si c’est à cause du confinement, mais il semble que les insectes pollinisateurs ne sont pas sortis de leur ruche cette année…

Tomate ‘Minuit à Montréal’

Si bien que je n’ai récolté qu’une quatorzaine de tomates; gouteuses, légèrement sucrées et presque dépourvues d’acidité.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/400 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 5000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : statistiques régionales au 29 septembre

29 septembre 2020
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À noter :
• les cas de Covid-19 sont en hausse partout au Québec, sauf au Bas-Saint-Laurent,
• la moyenne quotidienne des nouveaux cas au cours des sept derniers jours a été de 161 cas par million d’habitants pour la région de Québec, soit le double de la moyenne quotidienne du Québec tout entier (81).

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la cigale québécoise

28 septembre 2020
La Cigale et la Fourmi (gravure de Gustave Doré)

Masques : la cigale et la fourmi

Avant même l’arrivée de la pandémie au Québec, la santé publique faisait campagne contre le port du masque dans les établissements de Santé.

Pendant ce temps — comme la fourmi de la fable de La Fontaine — l’Alberta se hâtait de faire des provisions de matériel de protection en prévision de ce qui allait suivre.

Deux jours avant l’apparition du premier cas de Covid-19 au Québec, le directeur de la Santé publique — comme la cigale de la même fable — partait en vacances au Maroc pour deux semaines (du 26 février au 8 mars).

À son retour, c’était la panique; pas moyen de se procurer des masques sur le marché international. Heureusement, le gouvernement albertain a généreusement offert des gants et des masques au Québec, pris au dépourvu.

En dépit de cette générosité, les réserves québécoises de matériel de protection sont rapidement devenus insuffisants.

D’où la décision, en fin mars, de rationner les masques N95 et les masques chirurgicaux, et de les réserver aux professionnels de la santé qui travaillaient au front à lutter contre le virus.

Parallèlement à ce rationnement, on menaçait de sanctions les employés ‘subalternes’ des établissements de Santé qui réussissaient à procurer du matériel de protection à leurs frais ou qui se fabriquaient un masque artisanal.

Compter sur l’immunité ‘naturelle’

En avril dernier, la Santé publique du Québec annonçait son intention de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’ au sein de la population québécoise.

Évidemment, le but n’a jamais été que les gens en décèdent, mais que le maximum de gens l’attrapent et en deviennent immunisés… tout en se croisant les doigts pour que cela n’entraine pas trop de morts.

Dès le 22 avril, sur le site du quotidien Le Devoir, j’écrivais le commentaire intitulé ‘Doit-on s’empresser à faire 250 000 morts ?’.

Une semaine plus tard, je réitérais sur ce blogue cette même critique sévère contre l’immunité grégaire.

Ce qui n’a pas empêché la Santé publique de poursuivre cette politique désastreuse… avec les résultats qu’on sait.

La cigale des tests

Les études scientifiques au sujet du Covid-19 ont prouvé hors de tout doute qu’une bonne partie des personnes contagieuses n’en sont pas conscientes car elles n’en éprouvent aucun symptôme.

On apprend ce matin que le ministère de la Santé a décidé d’optimiser le dépistage.

Que veut-on dire par là ?

Cette ‘optimisation’ des tests consistera à les rationner au bénéfice des personnes symptomatiques et de leurs contacts.

Dorénavant, on laissera les personnes contagieuses qui n’éprouvent pas de symptômes continuer de répandre involontairement l’infection.

Dans toute guerre, le renseignement est la première étape de la stratégie. Et dans une guerre sanitaire, le renseignement c’est le dépistage et la recherche de contacts.

En laissant la moitié des personnes contagieuses passer sous le radar des autorités sanitaires, on effectue un dépistage de façade qui n’a pas la moindre chance de réussir à vaincre la pandémie.

En raison du caractère explosif de la ‘deuxième vague’, on peut anticiper une aggravation des pénuries qui nécessitera une optimisation maximale des tests, réservés aux personnes déjà symptomatiques, en laissant faire leurs contacts.

Puis, lorsqu’il y aura encore trop de monde pour le nombre de tests disponibles, on optimisera à mort (sic) en restreignant encore davantage ceux qui y auront droit.

En avril dernier, le réputé Harvard Global Health Institute recommandait qu’en juillet, les États-Unis en soient rendus à effectuer vingt-millions de tests par jour.

De son côté, The Rockefeller Foundation suggérait aux autorités sanitaires américaines une cible plus facile à atteindre dès novembre 2020, soit six-millions de tests par jour (ou trente-millions de tests par semaine).

Toutes proportions gardées, pour le Québec, cela correspond à effectuer quotidiennement entre 155 000 et 517 000 tests, selon qu’on suit les recommandations de la Rockefeller Foundation ou d’Harvard.

Les autorités de Santé publique ont eu cinq mois pour se préparer à une ‘deuxième vague’ et n’ont rien fait. Si bien qu’aujourd’hui on rationne les tests comme on rationnait les masques au début de la ‘première vague’.

Cela fait pitié.

La cigale de la recherche de contacts

Selon les critères internationaux, les pays doivent consacrer à la recherche de contacts environ mille enquêteurs par million d’habitants.

Au Québec, la santé publique ne dispose que de 750 personnes à cette fin au lieu de 8 500.

La semaine dernière, la journaliste Mélanie Meloche-Holubowsi de Radio-Canada écrivait : « À Laval, les enquêteurs réalisaient 5 à 6 enquêtes par jour durant la première vague. Désormais, ils réussissent à en effectuer seulement 1 à 2 par jour, puisqu’il faut désormais contacter jusqu’à 75 personnes par personne infectée.»

Le nombre actuel de cas positifs au Québec est de 72 651 personnes, soit 97 cas par enquêteur.

Pourtant, la santé publique a eu des mois pour embaucher tout le personnel nécessaire. Elle ne l’a pas fait probablement dans l’espoir chimérique que bientôt les téléphones multifonctionnels feraient ce travail automatiquement.

Dès le début du mois de juin, j’expliquais sur ce blogue que jamais les applications téléphoniques ne seraient capables d’effectuer ce travail de manière fiable.

Quatre mois plus tard, il n’existe pas la moindre preuve de leur efficacité; aucune étude n’a mesuré leur pourcentage de faux positifs et de faux négatifs. On sait seulement qu’ils finissent par signaler des contacts, sans savoir si c’est vrai.

Conclusion

Jusqu’à tout récemment, la santé publique du Québec faisait campagne contre le port du masque en dépit de son efficacité.

Sept mois après la découverte du premier cas de Covid-19 au Québec, on en est rendu à restreindre le nombre de personnes qui peuvent être testées en raison de pénuries.

Quant à la recherche de contacts, la plupart du temps elle est impossible à effectuer à cause du manque de personnel et des délais excessifs à obtenir le résultat des tests.

Presque tous les pays du monde ont eu moins de morts par million d’habitants que le Québec. Cela n’est pas une coïncidence; c’est la conséquence d’une volonté officielle de laisser se développer l’immunité grégaire.

Au début du mois d’aout, notre immunité collective en était à 2,25 %. Et ce, après plus de six-mille morts.

Jusqu’ici, la fourmie albertaine a eu à déplorer 60,6 morts par million de personnes au sein de sa population. La cigale québécoise en a eu onze fois plus, soit 684 morts par million…

Pour savoir ce qui nous attend au cours des prochaines semaines, il suffit de lire La Fontaine : « La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise — c’est-à-dire le vent froid — fut venue

Références :
Covid-19 et l’hôpital chinois de Montréal
Covid-19 : les outils de recherche de contacts
Covid-19 : l’utilisation ‘judicieuse’ des masques
Doit-on s’empresser à faire 250 000 morts ?
Legault mise sur l’«immunité naturelle» des Québécois
Les Montréalais infectés devront appeler eux-mêmes certains contacts
Près de 3% des adultes auraient contracté la COVID-19 au Québec
Québec modifie ses priorités de dépistage
« Qui avez-vous côtoyé? » 6000 traceurs pour retrouver les contacts des personnes infectées
Tests Covid-19: l’embouteillage se confirme dans le monde
Traçage : le quart des contacts refusent de collaborer
US needs to conduct 20 million coronavirus tests per day to reopen fully, Harvard report says
Voyage au Maroc : le Dr Arruda s’est absenté 12 jours au début de la crise

Parus depuis :
Le Québec tarde à prévenir les personnes infectées par le coronavirus (2020-09-30)
Jusqu’à 10 jours d’attente pour un résultat de test dans la région de Québec (2020-10-06)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les trois vagues de la grippe espagnole

27 septembre 2020
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De mars 1918 à l’été 1919, la grippe espagnole a fait entre cinquante et cent-millions de morts.

Les trois pays les plus atteints furent l’Inde (avec 18,5 millions de morts), suivi de la Chine (entre 4 et 9,5 millions de morts) et les États-Unis (entre 500 000 et 675 000 victimes).

C’est au Kansas que la pandémie est née.

Frederic Trump, le grand-père de Donald Trump, en est décédé le 27 mai 1918 à New York, soit au début de l’épidémie.

Avant la grippe espagnole, les pandémies se produisaient trois fois par siècle. De 1700 à 1889, l’intervalle se raccourcit à 50 ou 60 ans. À partir de 1899, on les rencontre à tous les 10 à 40 ans.

L’augmentation de cette fréquence est due à l’accroissement de la population, à l’urbanisation et à l’augmentation des voyages internationaux.

Référence : Grippe espagnole

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Écrit par Jean-Pierre Martel


CHSLD : l’ivresse du pouvoir à Ottawa

26 septembre 2020

La mortalité causée par le Covid-19

Au Québec, les quatre cinquièmes des décès survenus le printemps dernier en raison du Covid-19 sont survenus dans des résidences pour vieillards.

À des degrés divers, ce fut également le cas dans les autres provinces canadiennes et dans tous les pays européens où prévaut l’idéologie néolibérale.

Cette idéologie prescrit le désinvestissement des États dans leur filet de protection sociale afin de favoriser leur compétitivité économique.

Au fil des décennies, le gouvernement canadien a réduit son aide financière aux provinces au chapitre de la Santé. Conséquemment, les provinces ont réagi en diminuant le financement de leurs établissements de Santé, notamment de leurs hospices.

Jusqu’à cette année, leur sous-financement chronique avait passé inaperçu. Mais il a suffi d’une crise sanitaire mondiale pour que tout tourne à la catastrophe.

D’autre part, une étude épidémiologique récente a révélé qu’environ 247 voyageurs internationaux sont à l’origine des soixante-dix-mille cas et des six-mille morts au Québec.

Il aurait suffi qu’Ottawa ferme les frontières du pays une semaine plus tôt pour que des centaines de Québécois — peut-être des milliers — aient la vie sauve.

Évidemment, on aime insinuer que les personnes décédées sont surtout des vieillards qui seraient morts quand même quelques jours plus tard s’ils n’avaient pas été fauchés par la pandémie.

Malheureusement, la vérité est que, dans probablement la majorité des cas, leur espérance de vie a été amputée de quelques années.

En sabrant ses transferts en Santé vers les provinces et en tardant à fermer les frontières du pays, Ottawa porte une lourde responsabilité dans le bilan humain de la pandémie au Canada.

L’occasion fait le larron

En raison des lacunes révélées lors de la pandémie, les provinces canadiennes se proposent de réinvestir massivement dans leurs hospices avec l’aide du gouvernement fédéral.

Profitant de l’occasion, le gouvernement fédéral leur a fait savoir que son aide ne serait pas inconditionnelle et qu’il entend les soumettre au respect de normes fédérales qu’il entend adopter.

Hier, à la reprise des travaux parlementaires, le premier ministre du Canada a déclaré qu’il se refuse à envoyer des chèques en blanc aux provinces. Des chèques en blanc ?

À l’entendre, il serait facile d’oublier qu’il parle de notre argent et non du sien. Quand l’impôt et les taxes payés par les contribuables passent de la poche d’un gouvernement à celle d’un autre, cela demeure notre argent.

Et plus cet argent passe d’une poche à l’autre sans paperasserie administrative, plus cet argent est utilisé là où il le faut, c’est-à-dire à prodiguer des soins.

Or les entités gouvernementales les plus compétentes au pays pour s’occuper de Santé, ce sont les provinces.

Si le gouvernement fédéral avait vraiment à cœur la santé des Canadiens, il n’aurait pas laissé toutes grandes les portes du pays à une pandémie mortelle.

Des questions

Dès l’élection d’un parti conservateur à Ottawa, voulons-nous que l’aide médicale à mourir en CHSLD cesse d’être financée à ceux qui en ont le droit parce que cela est contraire aux valeurs morales du nouveau gouvernement fédéral ?

Voulons-nous que les fonctionnaires du Québec découvrent qu’il est préférable de rédiger en anglais les rapports exigés par Ottawa en raison du fait que les fonctionnaires fédéraux travaillent dans cette langue ?

Étant donné que le Québec est la seule province qui a mis sur pied un réseau de garderies publiques, si le Québec veut se doter d’un réseau d’hospices qui ne cadre pas avec les critères pancanadiens, est-ce que nos vieillards en seront privés au motif qu’une telle mesure dévie des normes canadians dictées par un gouvernement qui ne connait rien en Santé ?

Conclusion

L’accommodement raisonnable le plus pernicieux exigé du peuple francoQuébécois, c’est d’être constamment en deçà de ce qu’il aspire à être dans le but de se soumettre aux dictats de l’ethnie dominante du pays.

La seule manière de nous libérer de cette tutelle, c’est de créer une société meilleure, en rupture avec l’État pétrolier canadien : en somme, c’est de faire l’indépendance du Québec.

Autrement, peu à peu, le gouvernement du Québec se transforme en intendant régional du pouvoir central d’Ottawa.

Quand mes ancêtres ont bravé les mers au XVIIe siècle afin de s’établir dans ce coin-ci du monde et d’y créer une société nouvelle, je ne crois pas que c’était pour en arriver à ça…

Références :
Aperçu du fonctionnement interne de l’État canadien
247 voyageurs ont introduit la COVID-19 au Québec
La COVID-19 détectée dans des vols intérieurs et internationaux au Canada
Le néo-racisme multiculturel du NPD
Ottawa a exempté une milliardaire américaine de l’obligation de la quarantaine
Presque 70 vols commerciaux avec des cas confirmés de COVID-19 dans les dernières semaines
Transferts en santé : Trudeau refuse d’envoyer des « chèques en blanc » aux provinces

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les chiens renifleurs à Covid

25 septembre 2020
L’aéroport d’Helsinki

L’expérience d’Helsinki

Anna Hielm-Björkman est chercheuse à l’université d’Helsinki. L’étude scientifique qui occupe ses jours (et une partie de ses nuits) vise à déterminer s’il est possible de dresser des chiens à détecter les personnes atteintes de Covid-19 parmi les passagers qui arrivent de vols internationaux.

Depuis le mois dernier, une étude similaire est en cours aux Émirats arabes unis, plus précisément à l’aéroport de Dubaï (le 3e aéroport le plus fréquenté au monde).

Dans le cas de l’étude finlandaise, quatre chiens ont été choisis. Ils sont de races diverses mais ont en commun un flair exceptionnel.

Pourquoi utiliser des chiens plutôt qu’un autre animal ? C’est que les chiens ne peuvent pas attraper le Covid-19.

La technique est simple. Le passager prélève une lingette stérile qu’il frotte sur son avant-bras. Puis il la dépose dans un récipient stérile.

Trois récipients identiques sont alors présentés à l’animal : celui dont on vient de parler et deux autres récipients qui servent de témoins. Ces derniers contiennent des lingettes utilisées par des personnes dont on a la certitude qu’elles ne sont pas atteintes par le Covid-19.

Lorsque le chien réagit sélectivement à la lingette utilisée par le passager, celui-ci doit passer un test salivaire conventionnel.

Jusqu’ici, la concordance entre le flair de l’animal et le test salivaire a frôlé le 100 %.

Avantages économiques

La compagnie Abbott commercialise déjà aux États-Unis un test salivaire se détaillant environ 5 $US dont les résultats s’obtiennent en quelques minutes.

Le test d’Abbott est relativement fiable, mais pas assez pour justifier l’obligation qu’on imposerait à un voyageur de se placer en quatorzaine.

S’ils ont l’avantage probable de résister à une contestation judiciaire, les tests salivaires ‘conventionnels’ ont le gros défaut de couter environ 100 $Can chaque (en matériel et en rémunération professionnelle). De plus, on doit attendre des heures avant d’obtenir leurs résultats.

Les chiens renifleurs finlandais posent leur diagnostic en dix secondes. De plus, ils évitent de tester inutilement les personnes non contaminées par le virus.

Ils représentent une économie de temps et d’argent lorsque vient le temps de tamiser un grand nombre de passagers débarquant à l’aéroport.

En plus des aéroports, les limiers à Covid pourraient être utilisés pour le dépistage de la pandémie dans les maisons de retraités, les établissements de Santé et peut-être lors d’évènements sportifs ou culturels.

De nouvelles questions

Cette expérience suscite de nouvelles questions, dont celle-ci : que décèlent au juste les limiers finlandais ?

Une odeur cutanée ?

Est-ce que l’odeur corporelle des personnes atteintes est particulière ?

Si c’est le cas, on peut se demander pourquoi l’espèce humaine s’est donné la peine de développer un signal olfactif inutile pendant des milliers d’années, mais qui — maintenant qu’on en aurait vraiment besoin — est indécelable pour nous.

Des particules virales ?

Les tests salivaires ‘conventionnels’ ont un seuil de détection de plusieurs millions de particules virales par échantillon : c’est ce qu’on recueille avec un écouvillon chez les personnes symptomatiques et chez les personnes qui deviendront symptomatiques un ou deux jours plus tard.

Les chiens renifleurs peuvent déceler aussi peu que dix à cent particules virales dans une lingette.

Puisque le virus du Covid-19 n’est pas excrété dans la sueur, si on en trouve sur la peau des personnes atteintes, doit-on comprendre que celles-ci contaminent involontairement toutes les parties à découvert de leur corps ?

Puisque les virus n’émettent pas d’odeur, comment les chiens peuvent-ils déceler un si petit nombre de particules virales ?

Ne peut-on pas imaginer qu’ils reniflent plutôt des molécules présentes en grand nombre dans les gouttelettes respiratoires qui aboutissent sur les avant-bras des passagers et qui proviennent de leurs cellules respiratoires infectées ?

Il en est toujours ainsi avec la science. Plus on apprend et plus on découvre l’immensité de ce qui reste à explorer.

Référence :
‘Close to 100% accuracy’: Helsinki airport uses sniffer dogs to detect Covid

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Covid-19 : statistiques régionales au 24 septembre

24 septembre 2020
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À noter :
• aujourd’hui, il y a eu 582 nouveaux cas de Covid-19 au Québec,
• la moyenne quotidienne des nouveaux cas au cours des sept derniers jours a été de 55,4 cas par million d’habitants (le double d’il y a dix jours),
• à 117 nouveaux cas par million, la région de Québec devrait être reconfinée (selon les critères de la Santé publique du Québec),
• en vertu des normes allemandes, les régions de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, de Montréal, et de Chaudière-Appalaches devraient l’être également,
• le nombre d’hospitalisations en raison du Covid-19 est actuellement de 184 personnes (le double de celui le 5 septembre).

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le masque et la ‘variolisation’ contre le Covid-19

21 septembre 2020

Introduction

Née en Chine et propagée le long de la route de la soie, la variolisation est une technique médicale qui consiste à inoculer le virus de la variole à une personne saine à partir d’un échantillon de pus prélevé chez une personne faiblement atteinte.

Très risquée, cette technique a été remplacée par la vaccination (soit l’injection du virus mort ou de ses débris inoffensifs).

Les limites du masque

Les masques chirurgicaux ont été créés pour empêcher les gouttelettes respiratoires du chirurgien de tomber dans la plaie ouverte du patient opéré. Leur but n’a jamais été de protéger les gens en temps de pandémie virale.

Ces masques séquestrent les gouttelettes projetées vers l’avant sans affecter celles détournées vers les joues ou vers le haut du visage. Celles-ci sont aspirées par la pression négative qui règne dans la salle opératoire.

Hors du cadre hospitalier, le masque (chirurgical ou non) ne bloque pas toutes les gouttelettes respiratoires émises par le porteur et ne filtre pas toutes celles auxquelles il est exposé.

Inoculum et sévérité de la maladie

Inoculum est le nom donné au prélèvement destiné à être inoculé.

Chez le hamster doré, l’augmentation du nombre de copies du virus dans l’inoculum entraine une augmentation de la sévérité de l’infection par le Covid-19.

En d’autres mots, plus on administre de virus à l’animal, plus il tombe malade. À l’inverse, lorsque la dose est très faible, l’infection est anodine.

Le port du masque réduit la contagiosité des personnes atteintes et le nombre de particules virales inhalées par les porteurs sains.

D’où la question : est-il possible que le masque ‘variolise’ la population contre le Covid-19 et réduise ainsi la sévérité de la pandémie ?

Indices de variolisation

Le Centers for Disease Control and Prevention estime à environ 40 % le pourcentage de porteurs asymptomatiques au sein d’une population contaminée par le Covid-19.

En croisière sur le MS Zaandam

En mai dernier, à l’occasion d’une éclosion de Covid-19 sur un bateau de croisière argentin, on a immédiatement distribué des masques aux 217 passagers et membres de l’équipage. Puis on les a testés au cours des jours qui suivirent.

Sur les 128 personnes testées positives, 81 % demeurèrent asymptomatiques. On y déplora un seul mort.

À l’opposé, trois mois plus tôt, alors qu’on manquait de masques, sur les 712 personnes à bord du Diamond Princess, 703 développèrent les symptômes du Covid-19 et treize personnes en moururent.

À l’hôpital Riley d’Indianapolis

À la fin du mois de mars, 25 employés travaillaient à soigner les 13 patients admis à l’unité d’hémodialyse de l’hôpital pédiatrique Riley (en Indiana). Le port du masque y était obligatoire pour tous (employés comme patients).

Durant les trois semaines qui suivirent l’admission d’un patient atteint de Covid-19, 23 % des autres patients et 44 % du personnel développèrent des anticorps au virus sans qu’aucun d’entre eux ne soit symptomatique.

En Extrême-Orient

En comparaison avec les pays les plus riches d’Occident, les pays d’Extrême-Orient ont eu moins de décès par million d’habitants et une proportion moindre de décès parmi les gens atteints.

Ce qui suggère que dans les pays où le port du masque est généralisé, la contagion par le virus est non seulement moins répandue, mais également elle est moins sévère puisque moins de personnes atteintes en meurent.


Pourcentage des décès parmi les personnes atteintes
(Note : les décès et les cas sont exprimés par million d’habitants)

Pays Morts Cas Rapport
Allemagne 113 3 286 3,4 %
Canada 244 3 845 6,3 %
États-Unis 617 21 259 2,9 %
France 480 7 014 6,8 %
Grande-Bretagne 615 5 865 10,5 %
Italie 591 4 955 11,9 %
             
Chine 3,2 59 5,4 %
Corée du Sud 6,4 451 1,4 %
Hong Kong 13,7 671 2,0 %
Japon 11,8 626 1,9 %
Taïwan 0,3 21 1,4 %
Vietnam 0,4 11 3,6 %

Conclusion

Le port du masque est une des mesures les plus efficaces pour lutter contre le Covid-19.

En plus de réduire le nombre de citoyens atteints, il existe un nombre croissant d’indices qui suggèrent que la protection imparfaite du masque favorise l’apparition des formes bénignes de l’infection aux dépens de ses formes les plus sévères.

Il y cinq mois, nous écrivions :

Dans la majorité des cas, le Covid-19 colonise sournoisement les voies respiratoires supérieures avant de déclencher la fièvre et de se lancer à l’assaut des poumons pour y provoquer la toux.

Il est possible que l’incubation nasale du virus prenne davantage de temps lorsque l’inoculum ne contient qu’une petite quantité de particules virales.

Ce qui donnerait plus de temps au système immunitaire pour préparer la réplique de l’organisme et diminuer la sévérité de l’infection au point d’être, dans bien des cas, asymptomatique.

Références :
Asymptomatic Seroconversion of Immunoglobulins
to SARS-CoV-2 in a Pediatric Dialysis Unit

COVID-19: in the footsteps of Ernest Shackleton
Facial Masking for Covid-19 — Potential for “Variolation” as We Await a Vaccine
Les mystères du Covid-19 (2e partie)
Masks do more than protect others during COVID-19: reducing the inoculum of SARS-CoV-2 to protect the wearer
Syrian hamsters as a small animal model for SARS-CoV-2 infection and countermeasure development
Variolisation

Mise en garde du 25 septembre 2020 : Comme toute mesure imparfaite, le masque variolise accessoirement une partie des gens qui le portent contre la pandémie.

Toutefois, il serait imprudent de s’exposer au Covid-19 dans l’espoir de se ‘varioliser’ contre lui.

La variolisation est une mesure risquée qui peut s’avérer autant néfaste qu’utile. En d’autres mots, la variolisation sauvage peut autant tuer que sauver des vies.

C’est seulement par des études cliniques au cours desquelles on administrera une quantité croissante et standardisée de virus qu’on pourra déterminer la manière sécuritaire de varioliser une population.

Une étude à ce sujet est en cours en Grande-Bretagne. Ses résultats seront utiles aux pays pauvres qui n’auront pas les moyens de se procurer les grandes quantités de vaccins qui leur seraient nécessaires pour immuniser leur population toute entière contre la pandémie.

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Covid-19 : statistiques régionales au 18 septembre

19 septembre 2020
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Quelques chiffres :
• le 18 septembre, il y a eu 297 nouveaux cas au Québec,
• la moyenne quotidienne des nouveaux cas au cours des sept derniers jours a été de 36,6 cas par million d’habitants,
• à 72,6 nouveaux cas par million, la région de Québec dépasse le seuil de reconfinement en Allemagne.

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Mythes et réalités des vaccins contre le Covid-19

17 septembre 2020

Introduction

Le 20 juillet dernier, une nouvelle a suscité beaucoup d’espoir.

Publiée dans The Lancet, une étude révélait qu’il suffisait d’administrer deux doses d’un nouveau vaccin pour que 100 % des personnes vaccinées développent une immunité importante et durable au Covid-19.

On entrevoit déjà la fin de la pandémie. Fini les masques, la distanciation sociale et le Plexiglass. Et bienvenue au bon vieux temps où nous étions libres de mener notre vie comme nous l’entendions.

À partir de prélèvements sanguins, les chercheurs britanniques ont mesuré l’aptitude du vaccin à déclencher la production d’anticorps.

Sur les 1 077 participants, 543 personnes ont été vaccinées. Vingt-huit jours après la première dose, une 2e dose a été administrée à un sous-groupe de seulement dix personnes; c’est la nouvelle de leur excellente réponse immunitaire qui s’est répandue comme une trainée de poudre.

Malheureusement, n’importe quel résultat obtenu chez aussi peu de gens ne permet pas de tirer une conclusion quant à la capacité d’un vaccin à protéger la population contre le Covid-19.

Selon un grand nombre d’experts — dont le virologue et immunologue Paul Offit, de l’hôpital pédiatrique de Philadelphie — cette étude n’aurait jamais dû être publiée.

L’efficacité des vaccins contre les coronavirus

Les vaccins contre la rougeole sont efficaces à 98 %.

Par contre, lorsqu’une grippe saisonnière est causée par un coronavirus, l’efficacité du vaccin est alors d’environ 30 à 40 %.

Parmi les 113 vaccins contre le Covid-19 en gestation à travers le monde, la Food and Drug Administration n’autorisera que ceux dont le taux d’efficacité sera supérieur à 50 %.

Soyons optimistes et imaginons la mise en marché d’un vaccin efficace à 70 %.

Dès qu’on reçoit sa deuxième dose, peut-on abandonner les mesures sanitaires et enfin vivre comme avant ? Non.

Mais pourquoi pas ?

C’est qu’aucune des personnes vaccinées ne sait si elle fait partie du 70 % de gens devenus réfractaires au virus ou si elle fait partie du 30 % des gens chez qui la vaccination échouera.

Dans le doute, il faudra continuer d’observer les mesures sanitaires recommandées.

La durée de la protection

À l’heure actuelle, on ignore la durée de la protection offerte par les vaccins contre le Covid-19.

On sait que les vaccins contre les coronavirus grippaux ont une efficacité inférieure à un an.

De manière anecdotique, on a rapporté le cas de personnes qui ont attrapé le Covid-19, qui en sont guéries, et qui l’ont attrapé de nouveau quelques mois plus tard.

Chez ces gens, la réinfection au Covid-19 est toujours moins sévère que la première fois. Comme c’est le cas avec l’herpès.

En juillet dernier, le King’s College de Londres publiait une étude selon laquelle les anticorps sanguins contre le Covid-19 atteignent leur concentration maximale trois semaines après le début des symptômes. Et décliner rapidement par la suite.

Après trois mois, on trouverait une immunité sérologique appréciable chez seulement 17 % des personnes atteintes. Dans certains cas, l’immunité serait indétectable.

Les critiques de cette étude font valoir qu’il faut distinguer l’immunité sanguine de l’immunité tissulaire.

Même si l’immunité sérologique disparait, cela ne veut pas dire que les tissus sont incapables de se défendre contre un agent pathogène qui les a déjà infectés.

Malgré cela, au cours des derniers mois, on assiste à une multiplication des indices qui laissent croire que l’immunité au Covid-19 ne serait que de quelques mois.

Ce qui veut dire que toute campagne de vaccination qui s’éternise au-delà de la durée de protection du vaccin sera continuellement à recommencer.

L’acceptation sociale

Il est normal qu’un médicament ait des effets secondaires. Mais les vaccins sont administrés à des gens en santé. On s’attend donc à ce qu’ils soient sans danger.

Les sondages ont démontré que 14 % des gens sont contre les vaccins, peu importe lequel.

À cela s’ajoutent 32 % de gens qui craignent que le premier vaccin mis en marché n’ait pas suffisamment été testé et ait été autorisé de manière complaisante par les autorités sanitaires sous pression des autorités politiques.

Il s’agit d’une crainte légitime si on se rappelle du cas de la mousse d’urée-formaldéhyde (la MIUF), aujourd’hui bannie, mais reconnue sécuritaire par l’Association canadienne de normalisation à la suite de pressions du gouvernement fédéral.

Bref, seulement 46 % des Canadiens consentiront à recevoir un vaccin contre le Covid-19 lorsqu’il sera disponible.

La conséquence de cela, c’est que si 46 % des gens reçoivent un vaccin efficace à 70 %, cela donne une immunité collective de 32 %.

C’est environ la moitié de l’immunité grégaire qui est nécessaire pour protéger la population contre cette pandémie.

La logistique

Le plus important fabricant de vaccins aux États-Unis est la compagnie Pfizer. Son vaccin contre le Covid-19 ne peut demeurer dans un congélateur ordinaire que 24 heures.

Pour l’entreposer en grandes quantités, on doit disposer de congélateurs ou d’entrepôts frigorifiques capables de descendre à une température de -70°C.

Celui du fabricant Moderna doit être entreposé à -20°C.

Indépendamment de cette contrainte, pour être réussie, une campagne de vaccination devra reposer sur une discipline hyperrigoureuse et s’opérer plus rapidement que la durée de l’immunité conférée par le vaccin.

Si la future campagne de vaccination de la Santé publique du Québec est à l’image de son actuelle campagne de dépistage, on doit s’attendre au pire.

Conclusion

Les vaccins contre le Covid-19 seront des ajouts utiles à la panoplie des moyens à notre disposition pour combattre cette pandémie.

En raison de leur efficacité limitée et de leur acceptation sociale insuffisante, les vaccins sont en eux-mêmes moins efficaces que les mesures sanitaires existantes.

À preuve : l’absence de vaccin n’a pas empêché des pays comme le Vietnam et la Nouvelle-Zélande d’éradiquer temporairement le virus de leur territoire.

Références :
Covid-19 : évolution en cinq mois
Here’s why a vaccine will not stop the Covid-19 pandemic right away
Immunity to Covid-19 could be lost in months, UK study suggests
Mousse isolante d’urée-formaldéhyde
Ottawa réserve jusqu’à 190 millions de doses d’éventuels vaccins contre la COVID-19
Peut-on avoir le Covid-19 deux fois? Ces chercheurs relancent le débat sur la réinfection
Safety and immunogenicity of the ChAdOx1 nCoV-19 vaccine against SARS-CoV-2
32 % des Canadiens hésitent à se faire vacciner rapidement contre la COVID-19, selon un sondage

Paru depuis :
L’achat de vaccins contre la COVID-19 embrouillé par des conflits d’intérêts (2020-09-21)

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Un commentaire

| Covid-19, Santé | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


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