Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (3e partie)

22 mars 2020

Ce que disent les experts

Avant que tous les pays ne ferment leurs frontières, n’importe quelle région du monde fortement contaminée par le Covid-19 représentait une menace pour les autres.

Au début de la pandémie, c’était le cas de la Chine (berceau de l’épidémie), de l’Iran et de l’Italie.

Maintenant que les frontières sont scellées (plus ou moins hermétiquement), la contamination se fait en vases clos.

Il en découle que chaque pays devient un laboratoire qui permet de tester différentes stratégies nationales destinées à juguler cette crise sanitaire.

Le Washington Post a publié cette semaine un article sensationnel intitulé Pourquoi des épidémies comme celle du coronavirus se propagent de manière exponentielle et comment ‘aplatir la courbe’?.

Le succès de ce texte est tel qu’il est devenu l’article le plus lu de l’histoire de ce quotidien. Par esprit civique, ce dernier a décidé de ne pas en limiter l’accès à ses abonnés. De plus, il l’a fait traduire en plusieurs langues, dont le français.

De manière ludique, cet article démontre l’importance de la distanciation sociale pour limiter la progression exponentielle de la pandémie.

Non seulement ce ralentissement évite que les services de santé soient débordés par l’explosion des cas nécessitant des soins intensifs (comme c’est présentement la situation en Italie), mais il peut, lorsque respecté intégralement, réduire le bilan final des morts à l’issue de l’épidémie.

Dans un autre article du même quotidien publié deux jours plus tard, le modèle mathématique élaboré par trois auteurs suggère que sans quarantaine, le recours à des mesures de protection (lavage des mains, port du masque) retarde l’évolution de l’épidémie sans réduire substantiellement le nombre cumulatif des décès.

Par contre, la quarantaine stricte réduit la durée d’une épidémie et les dommages qu’elle cause. D’où l’importance capitale de l’isolement social.

Le talon d’Achille de ce deuxième article, c’est que lorsqu’on additionne le nombre de personnes qui traversent vivants l’épidémie et ceux qui en meurent, on arrive à un total d’environ 3 500 personnes alors que ce modèle expérimental est censé être basé sur une population de quatre-mille personnes. Où sont passées les 500 autres ?

Ceci étant dit, cet article est conforme à l’avis exprimé par presque toutes les autorités en santé publique à travers le monde.

Et parmi les exceptions, il y a eu la Grande-Bretagne. Pendant plusieurs semaines, ce pays a tenté une stratégie nationale distinctive qui sera le sujet du prochain texte de cette série.

(à suivre)

Références :
Pourquoi des épidémies comme celle du coronavirus se propagent de manière exponentielle et comment ‘aplatir la courbe’?
How epidemics like covid-19 end (and how to end them faster)


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À l’ouest de Porto

22 mars 2020

 

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Entre Porto et l’océan Atlantique, on trouve quelques municipalités incluses dans le Grand Porto sans faire partie de la municipalité proprement dite de Porto.

De 0:05 à 1:10, nous visitons le Museu de Arte Contemporânea de Serralves.

Au moment de ma visite, le musée présentait de petites sculptures présentées à la Biennale de São Paulo (de 0:19 à 0:25).

Signe des temps, le musée présente une installation naturelle, plus précisément un terrarium mettant en vedette des insectes mimant des feuilles ou des branches (de 0:33 à 0:35).

De plus, le musée est couplé à un fascinant jardin de sculptures. On y rencontre des œuvres parfaitement intégrés à leur environnement dont Double Exposure de l’Américain Dan Graham (de 1:03 à 1:07).

Il s’agit d’un pavillon dont deux des trois côtés sont parfaitement transparents. Le troisième est décoré d’une image semi-transparente représentant une forêt plus ou moins distincte.

Selon l’heure du jour et la saison, l’environnement et l’œuvre créent une composition unique en s’amalgamant l’une à l’autre. D’où le titre Double Exposure (qui signifie ‘Double exposition’).

De 1:17 à 1:21, nous avons un aperçu du Jardin botanique de Porto.

La région possède un climat particulier qui est propice à la fois à des feuillus semblables aux nôtres et à des plantes tropicales.

Malheureusement, les serres y sont à l’abandon. Les visiteurs déambulent dans un parc à l’anglaise plutôt décevant.

De 1:25 à 1:37, nous visitons l’Igreja de São João da Foz. Construite de 1709 à 1736, c’est une église de plan rectangulaire, assez sobre, dont l’intérieur est décoré d’un maitre-autel et de huit autels latéraux en bois dorés tout aussi magnifiques les uns que les autres.

De 1:44 à 1:52, nous voici au populaire Jardim do Passeio Alegre.

De 2:01 à 2:03, il s’agit du Forte de São Francisco Xavier, mieux connu sous le nom de Castelo do Queijo (ce qui signifie ‘château du Fromage’).

Construit au XVIIe siècle pour empêcher les incursions des pirates venus d’Afrique du Nord, le fort était situé à proximité d’une énorme pierre arrondie semblable à une meule de fromage (d’où son surnom).

Au centre du carrefour giratoire à proximité, on peut voir une réplique de la statue équestre de Jean VI que le Portugal a offerte à Rio de Janeiro pour célébrer le 400e anniversaire de cette ville.

Quelques pas plus loin se trouve Sea Life (de 2:10 à 2:27). Il abrite de nombreux aquariums de poissons et de crustacés. Le ‘clou’ de la visite est ce court tunnel vitré que parcourent les visiteurs au fond d’un bassin. Essentiellement, ce site touristique mineur s’adresse aux enfants.

De 2:28 à 2:31, nous avons un aperçu du Parque da Cidade. D’une superficie de 0,83 km², ce parc a été aménagé en 1991 par le paysagiste Sidónio Pardal à partir de terrains acquis par la municipalité vers 1916.

Adjacente et située au nord-ouest de Porto, la municipalité de Matosinhos est à la fois une station balnéaire huppée et un des plus grands ports sardiniers du monde.

Son marché municipal (de 2:42 à 2:59) est le meilleur endroit pour se procurer du poisson. Du centre de Porto, on y arrive en métro en trente minutes.

Ce marché est propre et très bien organisé. Toute la journée, des employés utilisent de larges raclettes pour pousser le sang répandu au sol vers des drains dans lesquels il est évacué. Le résultat est que ça sent le poisson. Mais le poisson frais.

Du marché, il suffit d’une marche d’une quinzaine de minutes pour atteindre la plage de Matosinhos.

À 3:17, nous voyons la sculpture Tragédia no Mar créée en 2005 par João Brito.

Elle commémore la plus grande tragédie maritime du Portugal, survenue lors d’une tempête dans la nuit du 1er au 2 décembre 1947. À cette occasion, 152 marins perdirent la vie dans le port à proximité.

À 3:20, il s’agit du terminal sardinier de Porto.

À 4:00, nous voyons l’œuvre She Changes, surnommée Anémona, créée en 2004 par Janet Echelman.


Détails techniques : Le diaporama présente trois clips vidéos et 112 photos réalisées soit à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (110 photos), ou soit avec un Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge (les deux photos infrarouges).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (83 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (19 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 et le Lumix 14-42 mm (2 photos).

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Covid-19 : les données en temps réel

21 mars 2020
Cliquez pour accéder au site de l’Université John Hopkins

Il suffit de cliquer sur la capture d’écran ci-dessus (effectuée le 21 mars 2020) pour accéder aux données en temps réel colligées par l’université John Hopkins.

Entre autres, elles montrent à quel point les mesures énergiques adoptées tôt par le gouvernement québécois portent fruit jusqu’à maintenant.

Le plus grand nombre de cas dans les pays scandinaves (en comparaison avec le Québec) s’explique par le fait que beaucoup d’avions font escale dans ces pays, situés sur le plus court chemin entre États-Unis et le Moyen-Orient.

Cela n’est pas évident sur un planisphère (une mappemonde plane comme ci-dessus), mais le devient à l’examen d’un globe terrestre.

Les premiers cas apparus dans ces pays sont évidemment antérieurs à la fermeture des frontières américaines.

Dans tous les pays, le nombre de cas confirmés représente une grossière sous-évaluation.

Non seulement ce nombre dépend de la disponibilité des tests de diagnostic, mais il est acquis qu’un grand nombre de personnes atteintes légèrement ne se donnent pas la peine de faire confirmer qu’elles sont atteintes par le Covid-19 puisqu’en pareil cas, leur médecin n’y peut rien de toute manière.

Dans le doute, ces gens ont moins tendance à se placer volontairement en quarantaine.

De plus, dans certains pays, le test peut couter jusqu’à deux ou trois-mille dollars. Ce qui est hors de prix dans un pays comme les États-Unis où des millions de personnes n’ont pas d’assurance maladie.

Postscriptum : je remercie mon bon ami Denis Giroux de m’avoir signalé ce site.


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Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (2e partie)

21 mars 2020

L’exemple israélien

Au fil des années, Israël s’est doté d’un des meilleurs services de renseignement au monde afin de se protéger d’un environnement hostile.

Israël fait maintenant face à un nouvel ennemi, tout aussi meurtrier et sournois qu’une cellule terroriste.

Conséquemment, les autorités ont décidé de consacrer une partie des capacités d’espionnage du pays à suivre à la trace les téléphones de tous les habitants du pays afin de débusquer ceux qui mettent en péril la vie des autres et afin de prévenir les personnes qu’ils auraient pu contaminer.

Selon les révélations d’Edward Snowden, les services de renseignements de nos pays épient déjà tous nos appels téléphoniques, tous nos textos et tous nos SMS.

De plus, la géolocalisation des appareils multifonctionnels permet aux États de procéder à des assassinats sélectifs.

Ce qui est nouveau, c’est qu’Israël a développé des algorithmes qui permettent, en temps réel, de déceler les personnes contaminées qui négligent de se placer en quarantaine.

Le 19 mars dernier, le ministre de la Santé a annoncé qu’un message sera envoyé à tous les citoyens qui seront demeurés pendant au moins deux minutes à moins de deux mètres d’une personne contaminée.

Le message type est le suivant :

D’après nos données, vous avez été en contact rapproché avec un porteur du Covid-19 le 16 mars dernier. Il est donc nécessaire de vous placer en quarantaine jusqu’au 30 mars 2020 afin de protéger vos proches et le public.

Près de quatre-cents personnes ont déjà reçu ce message.

À la suite d’une plainte d’associations de défense de droits de la personne, la Cour suprême d’Israël a reconnu la pertinence d’avoir recours à ce type de technologie, mais a donné cinq jours au gouvernement pour soumettre les mesures à la Commission parlementaire sur le renseignement (ce qui ne devrait être qu’une formalité).

La surveillance électronique ailleurs dans le monde

Tout comme la Grande-Bretagne, les États-Unis songent à accroitre leur surveillance électronique comme le fait déjà Israël.

En Chine, le déploiement de la 5G dans l’est du pays a tellement fait augmenter la masse de données qui transitent par le réseau téléphonique que l’État a obligé ses citoyens à utiliser une application spécifique qui permet aux autorités de suivre le déplacement des citoyens afin de mieux contrôler les foyers d’épidémie.

Sur la carte géographique des environs où on se trouve, cette application permet de voir les endroits visités par les personnes testées positives pour le Covid-19.

De plus, dans ce pays (comme en France), on a recours à des drones équipés de hautparleurs pour ordonner la dispersion de rassemblements de citoyens.

En Corée du Sud, les dizaines de milliers de citoyens à qui on a ordonné la quarantaine sont obligés d’installer une application qui alerte les autorités s’ils quittent leur domicile.

Taïwan oblige la géolocalisation de ses 24 millions de citoyens. Parmi ceux en quarantaine, le pays prête même un téléphone multifonctionnel à ceux qui n’en ont pas.

Les personnes en quarantaine qui quittent la zone de confinement qui leur est alloué reçoivent alors l’ordre d’appeler la police immédiatement sous peine d’une amende de 33 000$.

À Hong Kong, toutes les personnes en quarantaine sont soumises à la géolocalisation par le biais d’un téléphone mobile ou d’un bracelet électronique.

(à suivre)

Références :
Coronavirus : Israël recourt à la surveillance technologique massive pour freiner la pandémie
Government efforts to track virus through phone location data complicated by privacy concerns
How the U.S. can defeat coronavirus: Heed Asia’s lessons from past epidemics
Translating a Surveillance Tool into a Virus Tracker for Democracies

Parus depuis :
Comment se compare la progression de la COVID-19 à travers le monde? (2020-03-28)
Des leçons pour le Québec dans l’approche sud-coréenne? (2020-03-28)
The missing six weeks: how Trump failed the biggest test of his life (2020-03-28)
«La Corée du Sud a réagi vite et bien» (2020-04-02)


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Covid-19 : la quarantaine ou le laisser-faire ? (1re partie)

20 mars 2020

L’exemple chinois

À l’heure actuelle, la Chine est l’étalon auquel on mesure l’efficacité des autres États à prévenir ou combattre la pandémie du Covid-19.

Depuis des milliers d’années, la Chine est une méritocratie. Que veut-on dire par cela ?

Autant à l’époque impériale qu’à l’ère communiste, le pays est dirigé par des chefs puissants, conseillés par les mandarins, c’est-à-dire par des lettrés qui ont mérité leur influence au sein de l’État par leurs conseils judicieux.

Ce tableau idyllique doit être nuancé par les défauts inhérents à la nature humaine.

Li KeQiang est le premier ministre actuel de la Chine. Note : On doit éviter de le confondre avec le président Xi Jinping.

Lorsque le premier des deux était encore gouverneur de la province du Liaoning, il avait confié à l’ambassadeur américain à Beijing qu’il prenait à la légère certains indices économiques officiels, notamment la croissance du PIB.

Pour évaluer la véritable santé économique de sa province, le gouverneur KeQiang se basait plutôt sur trois données : la consommation d’électricité, le niveau du transport ferroviaire de marchandise et le volume de crédits émis.

Selon M. KeQiang, la concurrence vive que se livraient ses collègues les incitait à embellir la croissance économique de leur région afin de prouver leur compétence de gestionnaire et d’améliorer leurs chances d’une promotion au sein de l’appareil du Parti communiste.

Cet angle mort de la méritocratie chinoise est illustré par la réaction initiale des autorités locales à l’éclosion de l’épidémie au Covid-19.

Au début de la crise, les dirigeants de la province d’Hubei se sont empressés d’emprisonner les lanceurs d’alerte, accusés de saper l’harmonie sociale en répandant des nouvelles inquiétantes.

Mais quand il s’est avéré qu’on avait effectivement affaire à un problème sanitaire majeur, les choses ont été rapidement prises en main par Beijing.

Les autorités locales ont été limogées au profit d’hommes de confiance de Xi Jinping. Et surtout, ce dernier a ordonné la mise en quarantaine de dizaines de millions de personnes.

Parmi toutes les décisions prises par le président chinois, la plus dramatique fut l’annulation des célébrations de la Nouvelle année chinoise en février dernier.

Pendant 50 semaines par année, des centaines de millions de travailleurs chinois s’expatrient loin de leur famille afin de travailler dans une autre région du pays.

La quinzaine des festivités du Nouvel An chinois, c’est l’unique occasion de retrouver femme et enfants après un an d’absence.

Normalement, tous les trains du pays sont réquisitionnés et des centaines de millions de Chinois s’y entassent durant de longs trajets.

L’annulation de ce voyage fut une immense déception. Pourtant, les Chinois s’y sont pliés dans l’intérêt commun.

S’ils s’y étaient opposés ou si cette décision n’avait pas été prise, la Chine connaitrait aujourd’hui un sort analogue à celui de l’Italie.

L’Italie compte aujourd’hui plus de morts qu’en Chine, avec une population 21 fois moindre.

Or la réaction italienne fut un mélange de laisser-faire initial, suivi d’une fermeture des frontières lorsqu’il était déjà trop tard, alors que la contamination se faisait principalement d’Italien à Italien.

Le résultat est une catastrophe sanitaire dont l’Italie ne voit pas l’issue pour l’instant.

De nos jours, la Chine libère des médecins expérimentés afin d’aider les médecins d’autres pays et leur apporte le matériel médical qui leur manque.

Même si le Covid-19 régresse en Chine, l’épidémie pourrait néanmoins revenir puisque l’ensemble de la population chinoise n’y a pas été immunisée. Voilà pourquoi toute personne qui entre dans ce pays est automatiquement mise en quarantaine obligatoire.

C’est brillant !

(à suivre)

Paru depuis :
Have Australia and New Zealand stopped Covid-19 in its tracks? (2020-04-09)


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Aperçu de la freguesia de Massarelos, à Porto

19 mars 2020

 

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En 2011, l’unité administrative (ou freguesia) de Masserelos était peuplée de 6 789 personnes sur un territoire de 1,94 km².

Site de l’exposition internationale de 1865, le Jardim do Palácio de Cristal (de 0:04 à 0:30) a été aménagé par le paysagiste allemand Emille David.

Dans les années 1950, le pavillon central a été remplacé par une structure de béton couronnée d’un dôme qui abrite de nos jours une librairie de livres à prix réduit.

Les jardins sont peuplés de paons, de poules et de coqs. Sans donner directement sur le Douro, ils sont situés sur un promontoire qui offre une vue magnifique sur le fleuve.

C’est également un endroit charmant où se réfugier en cas de canicule.

De 0:34 à 0:38, il s’agit de quelques unes des six créations (réalisées par autant d’artistes) de la Mural Colectivo da Restauração qui décore le fond de la colonnade de la rua da Restauração.

De 0:39 à 0:42, le diaporama se termine par un aperçu de l’Igreja de Massarelos.


Détails techniques : Le diaporama présente 21 photos réalisées soit à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II équipé de l’objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (18 photos), ou soit avec un Panasonic GH1 transformé en appareil infrarouge équipé de l’objectif Lumix 14-42 mm (3 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de Miragaia, à Porto

19 mars 2020

 

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En 2014, trois muralistes de Porto — Mesk, Fedor et Mots — ont réalisé la première murale autorisée par la ville, soit D. Quixote de la Mancha, sur la rua de Miguel Bombarda (à 0:28).

À 0:34, Abel de Lima Salazar (qui n’a aucun lien de parenté avec le dictateur Salazar) fut un important médecin et chercheur portugais qui a exercé à Porto et qui a fondé l’institut des sciences biomédicales qui porte son nom.

De 0:40 à 1:32, nous visitons le Museu Nacional Soares dos Reis.

Fondé en 1833, il fut le premier musée portugais des Beaux-Arts. L’année suivante, l’interdiction des ordres religieux proclamée par Pierre IV de Portugal fit en sorte que les collections du musée se garnirent soudainement des biens confisqués des couvents de la région.

De nos jours, les musées ne craignent pas de suspendre leurs œuvres sur des murs aux couleurs chaudes ou foncées.

Ce musée-ci présente plutôt ses tableaux de manière classique, c’est-à-dire sur des murs blanc cassé. Cela laisse une impression de monotonie en dépit du fait que ce qu’on y présente est assez bien.

Une salle est consacrée au sculpteur académique António Soares dos Reis, originaire Vila Nova de Gaia (au sud de Porto), et qui donne son nom au musée.

Sont en vedettes l’art figuratif portugais, la faïence portugaise et la porcelaine chinoise, l’orfèvrerie religieuse et une collection de montres et de bijoux anciens.

À 1:34, il s’agit du Palais de Justice de Porto.

De 1:50 à 1:54, nous sommes au Passeio das Virtudes. Cette ‘Promenade des Vertus’ est un parc allongé qui a été aménagé au sommet d’une petite falaise qui surplombe l’ouest de la ville. De nombreux jeunes aiment y passer la fin du jour.

Au bas de l’escarpement, on trouve (à 1:56) la Fonte das Virtudes (ou Source des Vertus) aménagée en 1629.

Au sud de la promenade, on peut emprunter la rua das Virtudes sur laquelle on trouve, à sa rencontre avec la rua das Taipas, une jolie fontaine créée en 1772 (à 2.02).

De 2:17 à 2:38, nous visitons l’Igreja de São Pedro de Miragaia. Cette église paroissiale sans prétention a été édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Celle-ci est décorée d’azuléjos autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Elle se caractérise par son clocher asymétrique (à gauche) et son superbe maitre-autel, profondément encastré, en bois doré.

À 2:42, la façade du cinéma Look at Porto présente un sgraffite du muraliste Vhils (nom d’artiste d’Alexandre Farto). On appelle sgraffite une décoration murale obtenue en grattant un mortier blanc appliqué sur un fond de couleur afin de créer un dessin de la couleur sous-jacente.

Le diaporama se termine (à partir de 2:48) par une visite de World of Discoveries.

Sur 5 000 m², ce musée glorifie les navigateurs portugais lancés à la conquête du monde.

Il comprend une première section présentant les caractéristiques des navires et des instruments de navigation qui ont permis aux Portugais d’affronter les mers. Une autre section idéalise un peu la vie à bord.

Les visiteurs montent ensuite dans des barques lentement tirées sous l’eau par des chaines. Ils parcourent successivement un certain nombre de tableaux tridimensionnels très bien faits qui montrent les merveilles rencontrées par ces explorateurs.

Très ‘Walt Disney’, ce musée présente de manière flatteuse le colonialisme portugais. Prix d’entrée : onze euros.


Détails techniques : Le diaporama présente 101 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (42 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (36 photos), et le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (23 photos).

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Covid-19 : panique à bord

18 mars 2020

 

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On peut les oublier un peu. Mais c’est toujours un plaisir de revenir aux classiques, même dans le domaine de l’humour.

Ce sketch a été créé voilà plus de dix ans. On dirait hier…


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Covid-19 : oui ou non à l’ibuprofène

18 mars 2020

Introduction

Samedi dernier, le ministre français de la Santé a déconseillé l’usage de l’ibuprofène pour traiter la fièvre des personnes atteintes du Covid-19. À moins, évidemment, que d’autres conditions médicales exigent son utilisation.

Cette recommandation a suscité la controverse au sein des autorités de santé publique à travers le monde parce qu’elle n’est pas basée sur des preuves scientifiques incontestables.

En dépit du doute, la mise en garde française a été cautionnée hier par l’Organisation mondiale de la santé.

Qu’en est-il ?

L’ibuprofène (Motrin, Advil, etc.) n’est pas et n’a jamais été le premier choix dans le traitement pharmacologique de la fièvre, autant chez l’enfant que chez l’adulte.

L’acétaminophène

L’acétaminophène — appelé paracétamol en Europe — est un des médicaments les moins dangereux de tout notre arsenal thérapeutique.

Il abime le foie lorsqu’on dépasse la dose maximale recommandée (un gramme quatre fois par jour) ou lorsqu’on prend ce médicament à une dose qui s’approche de ce maximum alors qu’on est sous l’effet de l’alcool.

La manière la plus sécuritaire de l’utiliser, c’est d’en prendre la plus petite dose efficace. Parfois chez l’adulte, une dose de 325 mg quatre fois par jour suffit.

À moins d’insuffisance hépatique préexistante, l’acétaminophène est le meilleur médicament à prendre dans les cas de fièvre.

Toutefois, on prendra soin d’éviter les préparations à libération prolongée de ce médicament puisqu’aucun organisme règlementaire ne vérifie la fiabilité de leur mode de libération de l’ingrédient actif.

L’ibuprofène

Les antiinflammatoires sont des médicaments très puissants qui agissent sur de nombreuses parties du corps, diminuant par exemple l’irrigation des reins.

Par voie orale, ils sont irritants pour l’estomac, causant fréquemment de l’érosion gastrique, voire des ulcères d’estomac, particulièrement chez les personnes âgées.

Toutefois, ils agissent sur les fièvres résistantes à l’acétaminophène. Voilà leur grand avantage.

Il y a plusieurs décennies, le public jugeait normal d’acheter un médicament à dose… normale, justement.

De nos jours, si ce n’est pas écrit ‘fort’ ou ‘extra-fort’, on évite d’en acheter. En d’autres mots, on n’a pas de temps à perdre, on veut que ça fonctionne.

Si bien que certaines compagnies ajoutent le qualificatif ‘extra-fort’ sur l’emballage de leurs médicaments ordinaires, à défaut de quoi ces derniers ne se vendent pas.

Dans un contexte où tous les citoyens doivent performer de manière optimale, on ne s’étonnera pas de voir le public délaisser les médicaments généralement bons au profit de ceux, inutilement plus puissants, qui offrent la garantie absolue du résultat recherché.

Voilà pourquoi l’ibuprofène est si populaire.

Petite confidence : Je n’utilise jamais l’ibuprofène contre la fièvre. Mais il m’arrive de l’utiliser comme antiinflammatoire à dose pédiatrique unique de 100 mg. J’utilise un comprimé croquable que j’écrase et disperse dans du yogourt. Scientifiquement inefficace chez l’adulte, cette dose fonctionne tellement bien chez moi que je n’ai jamais besoin d’en prendre une deuxième.

Conclusion

L’Humanité est en train d’apprendre comment combattre un nouvel ennemi, le Covid-19.

Différentes approches sont utilisées, du laisser-faire britannique à la manière forte chinoise.

Lorsque l’épidémie aura disparue — parce qu’elle finira bien par disparaitre — on verra quelle approche était la plus efficace.

Dans le cas particulier des craintes françaises au sujet de l’ibuprofène, s’il devait s’avérer qu’elles étaient excessives, elles auront eu l’avantage indiscutable de redonner à l’acétaminophène la place de choix qu’elle n’aurait jamais dû perdre dans le traitement pharmacologique de la fièvre.


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Covid-19 : l’hommage espagnol aux professionnels de la santé

17 mars 2020

 

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À l’heure convenue samedi soir dernier, des centaines de milliers d’Espagnols ont rendu hommage à leurs professionnels de la santé, eux qui demeurent à l’œuvre pour soigner les gens en dépit des risques qu’ils courent à s’exposer ainsi au Covid-19.

De leurs fenêtres ouvertes ou de leurs balcons, les Espagnols ont applaudi, sifflé, tapé sur des casseroles ou chanté en chœur pour les remercier.

Cet ‘applaudissement sanitaire’ a longuement résonné à 22h dans toutes les grandes villes du pays.


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