Le monastère des Hiéronymites

30 juin 2019

 

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Introduction

Le monastère des Hiéronymites (surnommé ‘monastère de Belém’) est un complexe muséal aménagé dans un monastère qui a échappé, en raison de son éloignement, aux grandes destructions du séisme de 1755 à Lisbonne.

Confié jusqu’en 1834 aux moines soumis à l’Ordre de Saint-Jérôme, le monastère porte le nom de ces religieux (les Hiéronymites).

D’ici à ce que le métro soit prolongé vers l’ouest, les visiteurs qui s’y rendent en autobus à partir de la station Cais do Sodré doivent descendre non pas à l’arrêt Betlém, mais plutôt à l’arrêt suivant, environ 400 mètres plus loin, appelée spécifiquement Mosteiro Jerónimos.

Ce diaporama met en vedette les différentes parties de ce complexe muséal :
• la sacristie,
• l’Igreja Santa Maria de Belém,
• le cloitre,
• le Museu Nacional de Arqueologia,
• le Museu de Marinha.

Un style spécifique au Portugal

Le monastère de Belém est l’œuvre la plus aboutie du style manuélin, du nom du roi Manuel Ier qui régna sur son pays de 1495 à 1521.

Édifié en pierre calcaire de Lioz, le monastère fut financé par la ‘taxe du poivre’ prélevée sur la vente des épices et des matières précieuses importées. Elle débuta à partir de 1502 et dura près d’un siècle.

Sous le règne de Manuel Ier, le Portugal est la première puissance maritime du monde. Grâce à la découverte de la route des Indes par Vasco de Gama et à la découverte du Brésil par Pedro Alvares-Cabral, des trésors sont ramenés des quatre coins du monde. Le Portugal est au sommet de sa puissance économique.

C’est une période heureuse pour le pays. Dans le domaine des arts, cet enthousiasme suscitera la naissance d’un style décoratif exubérant qui, en dépit du fait qu’il est contemporain du gothique flamboyant ailleurs en Europe, fait penser à des styles qui naitront ailleurs beaucoup plus tard.

Le style manuélin célèbre le triomphe des explorateurs maritimes portugais. Parmi les motifs favoris de ce style, mentionnons les cordages (incluant les colonnes torsadées), les vagues, les poissons, les coquillages — vus de l’extérieur, et non de l’intérieur comme ce sera le cas à l’époque rococo — les ancres, les instruments de navigation, etc.

La décoration manuéline est appliquée au pourtour des fenêtres et des portes, sur les colonnes et les piliers, de même que sur les arches intérieures de l’édifice. Cette exubérance contraste avec la sobriété des murs, laissés nus.

En raison de la durée de la construction, plusieurs styles se sont succédé à l’église Sainte-Marie.

Son premier architecte, Diogo Boitaca, de même que son successeur, João de Castilho (créateur de la voute et des piliers) marquèrent l’église du style manuélin. Aux bras du transept, Jérôme de Rouen imposa la sobriété relative du style baroque. À partir de 1565, le chœur initial de Diogo Boitaca est refait par Diogo de Torralva et achevé par Jerónimo de Ruão dans le style maniériste.

Le diaporama s’ouvre sur une œuvre de Felipe Lobo intitulée ‘Vue du monastère et de la plage de Belém’ (1657). On y voit des femmes puisant l’eau de la fontaine située devant le monastère.

La page-titre du diaporama (à 0:04) montre la fontaine qui l’a remplacée et qui se trouve depuis 1940 au milieu de la Praça do Império.

La sacristie (de 0:08 à 0:29)

De l’extérieur, on accède à la sacristie par une entrée située à l’est du monastère.

Conçue par João de Castilho, elle fut construite de 1517 à 1520.

Autour d’un pilier soutenant une voute gothique remarquable, la sacristie aligne les bahuts servant à entreposer la multitude des vêtements liturgiques nécessaires au culte et aux grandes occasions.

Les toiles au-dessus d’eux représentent des scènes de la vie de saint Jérôme. Dues au peintre maniériste Simão Rodrigues, elles furent réalisées entre 1600 et 1610.

L’Igreja Santa Maria de Belém (de 0:31 à 1:37)

Plan du monastère


Note : Pour consulter un guide illustré des termes techniques d’architecture religieuse, on cliquera sur ceci.

En forme de croix latine, les travées de l’église furent ajoutées vers l’ouest à l’instar du mouvement apparent du soleil (symbolisant le Christ) sur la voute céleste.

La nef se compose de trois vaisseaux; un vaisseau central flanqué de vaisseaux latéraux aussi hauts que lui (et qu’on ne peut pas appeler ‘bas-côtés’ pour cette raison). C’est le premier architecte de l’église, Diogo Boitaca, qui introduisit au Portugal le concept d’église-halle à Sebútal et, quelques années plus tard, au monastère de Belém.

Tabernacle du chœur en argent massif

Traversées par le vaisseau central, les deux dernières travées (à l’ouest) font office de vestibule contenant la chapelle dorée à Notre-Seigneur-des-marches (à 1:28), de même que les sarcophages de l’explorateur Vasco de Gama (de 1:22 à 1:26) et du poète Louís de Camões (de 1:12 à 1:18). Ces monuments funéraires furent sculptés au XIXe siècle par Antonio Augusto da Costa Mota dans le style néomanuélin.

S’étendant sur toute la largeur de l’église, la croisée du transept crée un volume impressionnant de plus de vingt-mille mètres cubes dégagé de tout pilier (à 0:38).

Tout comme sur les côtés du chœur, les bras du transept contiennent des niches où sont placées les tombes de membres de la famille royale.

Soutenus par deux éléphants de marbre et surmontés d’une couronne, on trouve le tombeau du roi cardinal Henri Ier de Portugal (au fond du bras gauche du transept) et celui (vide) de Sebastião Ier de Portugal (au fond du bras droit).

Si on exclut le passage discret de la sacristie à l’église (à 0:54), on entre dans l’église par deux portails richement décorés.

De 1:30 à 1:37, nous voyons le portail ouest, conçu par Diogo Boitaca et João de Castilho, puis exécuté par Nicolas Chantereine. À 1:32 se distinguent les statues de Manuel Ier agenouillé, derrière lequel se tient saint Jérôme et à 1:36, Marie d’Aragon, épouse du roi, agenouillée devant saint Jean Baptiste. Entre les deux, au-dessus de l’entrée, on peut voir trois niches représentant l’Annonciation, la Nativité et l’Adoration des Mages (à 1:34).

Haut de 32 mètres et large de 12 mètres, le portail sud (de 2:36 à 2:44) est de João de Castilho. Il est décoré de 40 statues représentant, entre autres, une Vierge à l’Enfant (à 2:38), les apôtres (2:40 et 2:44), alors que son tympan présente des bas-reliefs dédiés à saint Jérôme (à 2:42).

Le cloitre (de 1:39 à 2:24)

Adjacent au nord se trouve le cloitre du monastère. Carré, il s’étend sur deux étages et mesure 55 mètres de côté.

Son rez-de-chaussée a été construit par Diogo Boitaca. Celui-ci dote le cloitre de larges galeries dont les arcades s’ouvrent sur le jardin au travers de fines colonnes de pierre.

Le premier étage est de João de Castilho. Ses arcades sont moins profondes et sont décorées de remplages différents.

C’est par cet étage que les visiteurs peuvent accéder à la galerie à l’arrière de l’église — qu’on appelle jubé au Québec — (à 1:50) où les moines assistaient aux offices. C’est également par cet étage qu’on y accède à l’exposition consacrée à l’histoire du monastère (de 2:00 à 2:06).

De nos jours, la climatisation est une des principales dépenses énergétiques d’un immeuble. Le monastère de Belém est doté d’un système de climatisation parfaitement écologique.

Dès la tombée du jour, les murs épais accumulent la fraicheur de la nuit. Une fraicheur qu’ils libèrent durant le jour.

Enfants jouant par journée très chaude

Combiné à l’ombre des galeries extérieures et au fait que le cloitre est refermé sur lui-même (ce qui empêche le vent de dissiper la fraicheur au loin), cet effet est encore perceptible en fin d’après-midi.

Le Museu Nacional de Arqueologia (de 2:50 à 3:08)

À l’ouest de l’église, le long bâtiment qui complait originellement l’ensemble a été endommagé au début du XIXe siècle par les troupes anglaises de Wellington venues s’opposer à l’envahissement du Portugal par les troupes napoléoniennes.

Cet édifice fut reconstruit en style néomanuélin au XIXe siècle. De nos jours, on y trouve deux musées.

Le premier est le Museu Nacional de Arqueologia. Sa salle principale est consacrée à la période romaine. On y présente beaucoup de statues décapitées, des stèles funéraires érodées et quelques mosaïques remarquables.

Vers le fond, on rencontre successivement le trésor (exposant essentiellement des bijoux archéologiques en bronze et en or), la salle des antiquités égyptiennes (salle très intéressante où sont en vedette deux sarcophages de bois peint et une momie enveloppée de bandelettes de lin), et finalement une exposition temporaire d’un intérêt limité (de 3:10 à 3:26).

Le Museu de Marinha (de 3:28 à 4:40)

Comme on pourrait s’y attendre d’un pays dont l’histoire est marqué par de grandes découvertes maritimes, le musée de la Marine est un musée attrayant dont on a soigné tous les aspects.

N’y cherchez pas des navires richement décorés qui seraient les équivalents maritimes des carrosses extravagants du Museu Nacional dos Coches; on y présente plutôt de belles maquettes (de différentes tailles) de tous les bateaux dont se sont servis les navigateurs portugais, leurs instruments de navigation, les uniformes des marins et de leurs officiers.

Bref, c’est un autre site touristique de qualité, à caractère encyclopédique, dont je recommande la visite.


Détails techniques : Le diaporama présente 137 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (59 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (44 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (30 photos), le M.Zuiko 8 mm F/1,8 et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos chacun).

 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’est de l’arrondissement de Belém, à Lisbonne

27 juin 2019

 

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Belém — déformation de Bethléem — est l’arrondissement le plus à l’ouest de Lisbonne. Sur un territoire de 5,6 km² (7% de la capitale) vivent environ seize-mille habitants. Cela représente 3% de la population lisboète.

Le moyen le plus rapide de se rendre à Belém est par train. Les autobus qui relient l’arrondissement au centre-ville partent tous de la station Caís do Sodré ou transitent par elle.

Le trajet est alors de six kilomètres.

L’arrondissement de Belém est le plus riche en sites touristiques. Le plus important d’entre eux, que tout touriste devrait visiter, est le monastère des Hiéronymites. Celui-ci sera le sujet du deuxième des trois diaporamas consacrés à l’arrondissement.

Celui dévoilé aujourd’hui met en vedette quatre sites touristiques situés à l’est du monastère :
• le musée d’art, d’architecture et de technologie (MAAT),
• le Musée national des carrosses,
• la Pâtisserie de Belém, et
• le Jardin botanique tropical.

Le MAAT (de 0:07 à 0:24)

Inauguré en 2016, le Museu de Arte, Arquitetura e Tecnologia est le plus récent des quatre musées d’Art contemporain de Lisbonne.

Au cout de seulement vingt-millions d’euros, le musée a été réalisé par la firme d’architectes londoniens AL_A.

Ce cabinet a conçu un édifice qui, vu au loin sur le Tage, s’apparente à une dune de sable. Les parois extérieures inclinées sont recouvertes de carreaux de céramique blanche et le toit de l’édifice (qui sert aussi de belvédère sur le fleuve) est en bonne partie végétalisé.

Au cours des années, le MAAT se dotera progressivement d’un fond d’œuvres contemporaines. Ce qui est une manière polie de dire que pour l’instant, l’architecture du musée est plus intéressante que ses collections.

À 0:30, on voit le terminal des traversiers de Belém.

Le Museu Nacional dos Coches (de 0:34 à 1:34)

À 0:32, voici l’ancien édifice du musée des Carrosses, situé à quelques pas de son nouvel écrin, dessiné par l’architecte brésilien Paulo Mendes da Rocha.

C’est le plus beau musée des carrosses qui m’ait été donné de voir. Sa visite est chaleureusement recommandée.

À la fin de ce texte, on trouvera le détail des véhicules représentés ici.

L’Antiga Confeitaria de Belém (de 1:52 à 1:57)

Immédiatement à l’ouest du musée des Carrosses, on rencontre (de 1:36 à 1:39) le monument à l’explorateur portugais Afonso de Albuquerque, inauguré en 1902 au centre de la place homonyme.

De 1:40 à 1:45, il s’agit de photos infrarouges réalisées au Parque infantil do Jardim Vasco de Gama, situé à l’ouest du parc précédent.

Sur la rua de Belém qui longe au nord ces deux parcs, on trouve (de 1:52 à 1:57) la pâtisserie antique de Belém, reconnaissable à ses auvents bleu royal.

On y vient principalement pour les Pastéis de nata (ou pâtisseries à la crème), originellement vendues au XIXe siècle par les moines de Belém et dont la recette est demeurée secrète jusqu’ici.

Il s’agit d’un flan composé d’une pâte feuilletée (comme celle d’un millefeuille) remplie de crème anglaise. On les vend accompagnés de deux sachets : l’un de sucre à glacer et l’autre de cannelle qu’on saupoudre (ou non) selon ses préférences.

En 2009, ce dessert obtenait la 15e place au palmarès des cinquante meilleurs mets au monde établi par le quotidien The Guardian de Londres.

Le Jardim Botânico Tropical (de 1:58 à 2:15)

Créé en 1905 sous le nom de Jardin colonial, le Jardin botanique tropical présente sur sept hectares (dont cinq accessibles au public) des plantes tropicales collectionnées conjointement par le Jardin botanique de Lisbonne et le Muséum national d’histoire naturelle et des sciences, sous l’autorité de l’université de Lisbonne.

Cet arboretum contient plus de 500 espèces végétales provenant de Madère, des Canaries, d’anciennes colonies portugaises, et d’autres pays africains.

En plus de nombreuses espèces végétales, ce parc est habité par de nombreux paons, de nombreux canards et quelques poules.

L’immense portail de style chinois (à 2:08) représentait la colonie de Macao à l’Exposition du monde portugais de 1940.


Détails des carrosses présentés dans ce diaporama :
 
• de 0:38 à 0:41, voiture d’apparat que Louis XIV a offert à sa cousine Marie-Françoise-Élisabeth de Savoie à l’occasion de son mariage en 1666 avec Alfonso VI de Portugal,
• à 0:42, voiture réalisée en France et ayant appartenu à Marie-Françoise-Élisabeth de Savoie, épouse (successivement, il va sans dire) de deux rois portugais : Alphonso VI et son frère Pedro II (seconde moitié du XVIIe siècle),
• à 0:44, voiture réalisée au Portugal et ayant appartenu au roi Pedro II de Portugal (fin du XVIIe siècle),
• de 0:46 à 0:51, carrosse que Joseph Ier, empereur d’Autriche, a donné à sa sœur Marie-Anne d’Autriche à l’occasion de son mariage avec le roi João V de Portugal en 1708,
• de 0:52 à 0:55, voiture d’apparat portugaise commandé par le roi João V. Les boiseries sont des sculpteurs José et Vincente de Almeida. Les peintures sont de José da Costa Negreiros (première moitié du XVIIIe siècle),
• à 0:56, il s’agit d’un carrosse italien que le pape Clément XI a offert en 1715 au roi João V à l’occasion du baptême du prince héritier José (futur José Ier de Portugal). Le putto doré brandissant un cœur en flamme symbolise l’Amour,
• à 0:58, il s’agit d’un carrosse français utilisé par Louis de Camara, ambassadeur extraordinaire du Portugal à la cour de Louis XIV (début du XVIIIe siècle),
• de 1:02 à 1:05, carrosse de triomphe fait en Italie et utilisé en 1716 par l’ambassadeur que João V de Portugal délégua auprès du pape Clément XI. À l’arrière, on peut voir les figures allégorique de Lisbonne (au centre), entre l’Abondance (à gauche) et la Renommée (qui couronne la ville), sous lesquelles sont assises l’Afrique (à gauche) et l’Asie (à droite, accompagné d’un dragon), deux continents sur lesquels s’étendait alors l’empire portugais,
• à 1:06, carrosse portugais de l’Infante António, frère de João V de Portugal (XVIIIe siècle),
• à 1:08, carrosse portugais des filles de José Ier (première moitié du XVIIIe siècle),
• à 1:10, carrosse espagnol utilisé par Mariana Victória de Bourbon à l’occasion de son mariage avec José Ier de Portugal en 1729,
• de 1:14 à 1:17, berline portugaise de style néorenaissance utilisée par la reine Maria Ire de Portugal (fin du XVIIIe siècle),
• à 1:18, voiture portugaise de voyage, de style anglais (fin du XVIIIe siècle),
• à 1:20, décoration de la portière d’une chaise italienne à porteurs (XVIIIe siècle),
• à 1:22, chaise à porteurs au toit amovible (XVIIIe siècle),
• de 1:24 à 1:27, voiture d’apparat commandée en 1824 à Londres pour le roi João VI de Portugal,
• à 1:32, voiture de la poste portugaise (XIXe siècle).


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 47 photos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 et 16 photos prises par un appareil Panasonic GH1 modifié pour prendre des photos infrarouges.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (32 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (30 photos), et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2 photos).


 

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le faux recyclage pollue

25 juin 2019

Introduction

Entre 1950 et 2015, on a produit 8,3 milliards de tonnes de plastique.

Sous forme de biens durables ou de produits à usage répété, une proportion de 30% est toujours utilisée. Par ailleurs, 55% sont enfouis, 8% sont incinérés et 6% sont réellement recyclés.

De nos jours, les États-Unis produisent annuellement 34,5 millions de tonnes de plastique. Cela est suffisant pour remplir à ras bord mille fois le stade olympique de Montréal.

Il ne faut pas reculer très loin dans le temps pour se rendre compte que nous sortons à peine de la préhistoire du recyclage.

L’évolution des mentalités des citoyens se heurte maintenant aux décisions des manufacturiers qui, au contraire, ont accéléré la production du plastique au point que la moitié de tout le plastique depuis 1950 a été fabriqué au cours des treize dernières années. C’est ce qui explique que près du tiers est encore utilisé.

La récréation achève

À la fin de 2018, la Chine fermait ses frontières aux déchets importés.

Au début du mois, Le Devoir rapportait le cas de 69 conteneurs canadiens remplis de déchets non recyclables, coincés dans deux ports philippins depuis six ans et qui viennent de reprendre le chemin du retour vers le Canada.

Jusque là, la grande majorité des Canadiens croyaient que la collecte sélective servait à produire des biens recyclés.

En réalité, le fruit de nos collectes sélectives est expédié majoritairement dans des pays en voie de développement pour être enfoui là plutôt qu’ici.

C’est ainsi que 95% du papier que nous croyons recycler ne l’est pas, mais est plutôt expédié en Inde ou en Indonésie. Au Québec, c’est 145 000 tonnes de papier qu’on envoie annuellement à l’autre bout du monde sans savoir ce qu’il en advient.

Après la fermeture des frontières chinoises, la solution de facilité fut de trouver en Asie d’autres pays d’exportation.

Au début de cette crise, les autorités ont bien insisté pour dire qu’il est très important que le public conserve sa confiance pour le système de récupération des déchets au Canada.

Et c’est ce message que nos médias traditionnels se sont efforcés de relayer.

Le réveil des médias

Depuis, les journalistes se sont intéressés au sort de nos déchets. Et ce qu’ils ont appris, c’est qu’on nous ment depuis des années.

Sur les trois-millions de tonnes de déchets produits annuellement par le Canada, on évalue que 9% sont recyclés, 4% sont incinérés alors que 86% sont enfouis.

En réalité, personne ne connait précisément le sort des déchets expédiés à l’Étranger.

Il est impossible pour le Canada de se servir de la Chine comme poubelle sans que les deux pays se soient entendus à ce sujet.

Or le gouvernement canadien est incapable de dire quelle proportion de nos déchets expédiés en Chine est réellement recyclée. Tout ce qu’on sait, c’est qu’une partie est enfouie et le reste sert de combustible.

Cela signifie que le gouvernement canadien n’a jamais rien exigé de la Chine; son seul souci était de se débarrasser de ses déchets, peu importe ce que la Chine en ferait.

En somme, le but de nos collectes sélectives, c’est de prolonger la durée de vie de nos sites d’enfouissement.

La contrepartie de cela, l’acheminement de déchets par bateau nécessite des millions de tonnes de mazout. Ce qui augmente l’empreinte environnementale de nos déchets.

Le contribuable en nous a intérêt à ce que nos sites d’enfouissement durent le plus longtemps possible. À l’opposé, le citoyen responsable est frustré parce que la collecte sélective à laquelle il se livre ne sert pas à grand-chose.

Ce dilemme entre le contribuable et le citoyen est né de la négligence de nos dirigeants politiques à mettre en place une véritable industrie du recyclage de nos déchets.

L’inaction prolongée jusqu’en 2021

Le 10 juin dernier, le premier ministre canadien annonçait son intention d’interdire les plastiques à usage unique dès 2021… si son parti est réélu.

Cette promesse était déjà dans l’excellent programme environnemental du Parti libéral du Canada à l’époque de Stéphane Dion, voilà plus d’une décennie.

Justin Trudeau précise : « Nous allons prendre le temps de nous baser sur la science [et] regarder [ce qu’ont fait] d’autres juridictions comme l’Union européenne.»

Le premier ministre avoue candidement l’inaction de son gouvernement jusqu’ici. Plus grave est son aveu implicite de n’avoir aucune idée de ce qu’il devrait faire puisqu’il lui reste à regarder ce que font les autres pour s’en inspirer.

Ce n’est pas fort pour un champion auto-proclamé de l’environnement…

Pour chacun de ses citoyens, le Canada exporte annuellement 3,7 kg de déchets plastiques, soit davantage que les États-Unis (2,2 kg par citoyen).

Conclusion

Depuis des années, nos gouvernements nous mentent; la collecte sélective de nos déchets ne sert qu’à prolonger la vie de nos sites d’enfouissement puisque nos déchets sont simplement enfouis à l’Étranger plutôt qu’ici.

Or le transport maritime de ces déchets à l’autre bout du monde aggrave notre empreinte environnementale. En d’autres mots, ce faux recyclage pollue.

À mon avis, si on veut réellement sauver cette planète, il faudra nous résoudre à rien de moins qu’une révolution politique.

Références :
Déchets: la Chine ferme sa poubelle, panique dans les pays riches
How you’re recycling plastic wrong, from coffee cups to toothpaste
Humans have made 8.3bn tons of plastic since 1950. This is the illustrated story of where it’s gone
Le Canada exporte toujours des tonnes de déchets de plastique en Asie
Mes poubelles dans ma cour
Où produit-on le plus de déchets? La réponse en carte
Vers la fin du plastique à usage unique dès 2021
Where does your plastic go? Global investigation reveals America’s dirty secret

Parus depuis :
La plus grosse poubelle du Québec bientôt pleine (2019-07-06)
Le Cambodge somme à son tour le Canada de reprendre des conteneurs de déchets (2019-07-18)
Une entreprise du Cambodge condamnée pour importation de déchets nord-américains (2019-07-31)
‘Plastic recycling is a myth’: what really happens to your rubbish? (2019-08-17)

Sur le même sujet : La naissance de la poubelle

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 23 juin 2019

24 juin 2019

Certains festivaliers estiment qu’un festival de musique baroque serait incomplet sans chant. D’autres pensent que sans ballet, il serait moins vivant.

En cette dernière journée du Festival Montréal Baroque, il y en avait pour tous les gouts.

L’art de laisser faire

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Madeleine Owen (téorbe)
Sara Lackie (harpe)

À 9h, à la Maisonnette des parents, deux membres du quintette La Cigale (Sara Lackie et Madeleine Owen) interprétaient des œuvres de compositeurs italiens et espagnols de la Renaissance et du début du baroque.

Certaines de ces pièces étaient accompagnées de danses effectuées avec grâce par Anne-Marie Gardette.

Dans les œuvres instrumentales pour solistes, la harpiste fut remarquable. Ce fut également le cas de la luthiste dans la deuxième partie du concert, après que son instrument fut accordé.

Guitares 666

David Jacques ajustant sa guitare battente

Un des charmes du festival est la proximité entre les mélomanes et les artistes. Mais il arrive que cette promiscuité prive ces derniers de l’intimité qu’ils aimeraient parfois maintenir.

À l’aide d’une application sur son téléphone multifonctionnel, c’est dans un passage très fréquenté que David Jacques ajusta une des guitares dont il se servira quelques instants plus tard.

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David Jacques possède la plus importante collection de guitares anciennes en Amérique du Nord.

Les violons ont leurs facteurs célèbres (exemple : Stradivarius). Les guitares ont les leurs. Les instruments utilisés par David Jacques dans son concert de 10h15 sont dus aux plus grands facteurs de guitares.

Ce qui fut une occasion de comparer leurs sonorités.

Dans le clip vidéo ci-dessus, le guitariste beauceron utilise une guitare battente (à cordes métalliques) créée en 1806 par Marcus Obbo. Il y joue une pièce de Santiago de Murcia (1673-1739).

A Mio Modo

Esteban La Rotta, Elionor Frey, Anthony Harvey et Stéphanie Brochard

De nouveau la musique se maria à la danse dans le spectacle qui débuta à 11h30 et qui mit en vedette Esteban La Rotta (luth), Elionor Frey (viola d’arco), Anthony Harvey (luth) et Stéphanie Brochard (metteuse en scène et danseuse).

La chorégraphe créa une série de tableaux afin de caractériser chaque pièce musicale. Des tableaux auxquels les musiciens participèrent. Ce qui en fit un spectacle original et intéressant.

Persona

Les Méandres

Vers 15h, à l’église Notre-Dame-de-la-Défense, l’ensemble Les Méandres interprétèrent des œuvres instrumentales et vocales des XVIe et XVIIe siècles.

Dans l’ordre habituel, la photo présente Jonathan Stuchbery (luth, debout), Tristan Best (viole de gambe), Justin Luchinski (clavecin), Élodie Bouchard (soprano), Élyse Lamanque-Girard et Jérémie de Pierre (flutes à bec).

Il Cortegiano

Les chanteurs

Le grand spectacle qui cloturait le festival à 17h s’appelait Il Cortegiano (ou Le courtisan).

Sur un texte de Jean-François Daigneault, on y voit un jeune comédien — interprété par Renaud Paradis, le 4e à partir de la gauche sur la photo ci-dessus — qui doit passer une entrevue devant un grand réalisateur français.

Puisqu’il s’agit d’un film d’époque, le comédien croit qu’il augmenterait ses chances de décrocher le rôle s’il maitrisait le chant, la danse et le maniement des armes.

Évidemment, on songe au Bourgeois gentilhomme de Molière, transposé à notre époque.

Et pour respecter le thème du festival, le comédien était préoccupé par souci de maitriser ces arts de manière à pouvoir les interpréter avec sprezzatura.

L’acoustique mate de la salle de cinéma où avait lieu le spectacle permettait d’entendre parfaitement le texte des comédiens-chanteurs.

Sur la photo ci-dessus, on voit Pierre Rancourt, Dorothéa Ventura, Ghislaine Deschambault, Renaud Paradis, Jean-François Daigneault et Philippe Gagné.

Si on exclut Renaud Paradis, les comédiens-chanteurs sont membres de l’Ensemble Alkemia.

Vue d’ensemble

Le lien entre les parties dites et chantées d’une part, et d’autre part les parties dansées était un peu mince, à mon avis. Mais personne ne s’en plaindra tellement les festivaliers ont été séduits par les chorégraphies et la splendeur des costumes.

L’orchestre

La partie orchestrale était assumée par la réunion du quatuor Flûte alors! et de la Bande Montréal Baroque. Impeccables, comme toujours, puisqu’il s’agit de plusieurs parmi les meilleurs musiciens baroques du Québec.

Les Jardins chrorégraphiques

Exécutant une chorégraphie de Marie-Nathalie Lacoursière, les autres membres de l’ensemble Les Jardins chorégraphiques voleront évidemment la vedette.

Sur la photo, on voit Stéphanie Brochard, Jean-François Dollé, Marie-Nathalie Lacoursière et Tom Robin.

Cela termine de manière fastueuse cette 17e édition du Festival Montréal Baroque.

Merci donc aux organisateurs de nous présenter quelques-uns des meilleurs musiciens baroques d’ici et d’ailleurs et de nous faire découvrir les œuvres séduisantes de compositeurs moins connus.

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8, objectifs PanLeica 8-18 mm (3e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (4e, 5e et 7e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
3e  photo : 1/20 sec. — F/3,7 — ISO 6400 — 15 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 25 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
9e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 22 juin 2019

23 juin 2019
Fiat 500

C’est de nouveau dans le quartier montréalais de la Petite Italie que se déroulait principalement cette 3e journée du Festival Montréal Baroque 2019.

Parmi les activités gratuites offertes en marge du festival, le marché Jean-Talon accueillait à 11h une improvisation sur Les Quatres saisons de Vivaldi transposées pour deux violons et une harpe (Davide Monti, David Greenberg et Maria-Christina Cleary).

Je n’ai pas assisté à ce concert, mais ceux qui y étaient en sont revenus enthousiastes.

Amore e Guerra I

Davide Monti, David Greenberg, Molly Quinn, Jolle Greenleaf, Maria-Christina Cleary et Michel Anger

À 14h, le premier concert payant fut le premier volet d’Amore e Guerra.

Dans une bâtisse industrielle du quartier de Mile-End, les six concertistes exécutèrent avec brio des madrigaux et des œuvres vocales italiennes de Dario Castello, d’Hieronymus Kapsberger, de Claudio Monteverdi, de Martino Pesenti et de Salomone Rossi.

Molly Quinn
Davide Monti et David Greenberg
Davide Monti
Jolle Greenleaf

Amore e Guerra II

Les concertistes

Sous la direction d’Andrew McAnerney, à 17h les Tenet Vocal Artists, le Studio de musique ancienne de Montréal, le duo italien ArParla, le Consort des Voix humaines, David Greenberg et Antoine Mallette-Chenier unissaient leurs forces pour exécuter des madrigaux de Monteverdi à l’église Notre-Dame-de-la-Défense.

Gene Stenger, Nils Brown et Anicet Castel
Jolle Greenleaf
Famille mélomane

Au cours du concert, ces quelques taches de lumière qui illuminaient cette famille de mélomanes ont attiré mon attention.

Banchetto Musicale

Au parc Dante
Au menu du Banquet musical

Immédiatement à l’ouest de l’église se trouve le parc Dante. C’est là quel les festivaliers eurent l’occasion (pour un léger supplément) de gouter les pâtes de la cheffe Elena Faita.

Signe des temps, les bols étaient en matière recyclable.

Nils Brown

Au cours du repas, Nils Brown (du Tenet Vocal Artists) charmait l’assistance de sa splendide voix de ténor.

Rien du tout

Catherine St-Arnaud et Josquin Beauchemin

À 20h, retour au quartier de Mile-End pour une fantaisie de Marie-Nathalie Lacoursière basée sur des airs français d’André Campra, de Nicolas Racot de Grandval, de Jean-Baptiste Lully, de Jean-Philippe Rameau et… de Luc Plamondon.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (2e photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re, 4e, 7e, 12e et 13e photos) et M.Zuiko mm F/1,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/400 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 25 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 17 mm
  3e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 5000 — 75 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
  9e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
10e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
11e  photo : 1/5000 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
12e  photo : 1/6400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
13e  photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 160 — 25 mm
14e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 21 juin 2019

22 juin 2019
Nef de l’église Madonna della Difesa

C’est de nouveau dans l’église Notre-Dama-de-la-Défense que s’est tenue la deuxième journée du Festival Montréal Baroque 2019.

Le concert Ercole, Cupido, Furiæ e Apollo

Les musiciens

À 19, le concert Ercole, Cupido, Furiæ e Apollo présentait de la musique de chambre italienne du XVIIe siècle.

Chaque morceau faisait appel à un ou plusieurs instrumentistes parmi les artisans de ce concert : le duo Arparia (Davide Monti et Maria-Christiana Cleary), David Greenberg, Antoine Malette-Chénier et le consort des Voix humaines.

Il s’agissait d’un large panorama d’œuvres plutôt séduisantes de huit compositeurs dont certains peu connus des mélomanes : Dario Castello, Giovanni-Paulo Cima, Giovanni Gabrieli, Biagio Marini, Michelangelo Rossi, Gregorio Strozzi, Giovanni-Maria Trabaci et Marco Uccellini.

David Greenberg (violon)
Maria-Christina Cleary (triple harpe)
Des musiciens très concentrés
Davide Monti

Davide Monti possède l’art consommé de vaincre toutes les difficultés de la partition et le faire avec la plus totale aisance apparente. Dans ce sens, c’est l’incarnation même du sprezzatura (le thème du festival).

Le concert Le Tri grazie

Ensemble Meslanges

À 21h, le festival présentait l’ensemble Meslanges dans un programme dédié à la musique vocale italienne baroque.

Dans l’ordre habituel sur la photo, il s’agit de Dorothéa Ventura (soprano et claveciniste), Marie Magistry (soprano), Ghislaine Deschambault (mezzosoprano) et Sara Lackie (harpiste).

Même si toutes ont été impeccables, j’avoue avoir apprécié le raffinement exquis de Mme Deschambault.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (1re photo), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e photo) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 3200 — 75 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2000 — 75 mm
7e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 6400 — 75 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque – le 20 juin 2019

21 juin 2019
Nef de l’église Madonna della Difesa

C’est dans l’église Notre-Dame-de-la-Défense — joyau architectural du quartier montréalais de la Petite Italie — que débutait officiellement la 17e édition du Festival Montréal Baroque.

Le thème de cette année est la sprezzatura, cette nonchalance feinte qui est une manière tout italienne de donner l’impression de facilité dans l’exécution d’œuvres musicales.

Ensemble Caprice

À 19h, le grand concert de la soirée était consacré à des compositeurs baroques principalement italiens; Girolamo Fantini, Antonio Vivaldi, Giovanni-Alberto Ristori et l’Allemand Johann-David Heinichen.

Les musiciens de l’Ensemble Caprice étaient sous la direction du chef Matthias Maute.


 
Les parties chorales étaient sous la responsabilité du Grand chœur du Festival Montréal Baroque, disposé au fond des bras du transept.

Molly Quinn, Tim Keeler et Gene Stenger

Les parties solistes incombaient aux sopranos Jolle Greenleaf et Molly Quinn, de même qu’au contreténor Timothy Keeler et au ténor Gene Stenger.

Yumiko Kanao
Koto (cithare japonaise)

À 21h, le festival présentait un concert de musique de chambre intitulé ‘Sprezzatura et Shibui’.

Le shibui qualifie la sensation agréable produite par la beauté simple, subtile et discrète.

Était en vedette l’Ensemble Matsu Take, le seul orchestre montréalais dédié à la musique de chambre japonaise. Cet orchestre était complété de quelques autres musiciens québécois.

Yumiko Kanao (koto) et Michel ‘Zenchiku’ Dubeau (flute)
Mika Putterman (flute) et Madeleine Owen (guitare)
Boaz Berney (flute) et Esteban La Rotta (luth)
Tous les musiciens réunis

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo), objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (2e et 9e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/1,8 — ISO 640 — 8 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 4000 — 75 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 2500 — 75 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 500 — 25 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal — le 19 juin 2019

20 juin 2019

Arrivé sur le site des FrancoFolies quinze minutes avant la fin du trio de spectacles à l’affiche de 19h à 20h, je m’empresse de capter…

Mélanie Venditti

Mélanie Venditti sur la scène Sirius XM

Clément Jacques

Clément Jacques sur la scène Bell

Simon Kearney

et finalement Simon Kearney sur la scène du Quartier Brasseur de Montréal. Ouf !

Foé

Désireux d’entendre Luc de Larochellière, je passe devant le Foé sur la scène Hydro-Québec

MCM & Psychadelik

…et le duo de rapeurs MCM & Psychadelik sur la scène Desjardins pour atteindre…

Luc de Larochellière

…la scène Loto-Québec où Luc de Larochellière se produira jusqu’à 21h40 dans un programme célébrant le trentième anniversaire de la sortie de son premier album ‘Amère America’.

Au Bistro SAQ

Et pourquoi ne pas se faire plaisir ? Je m’installe la terrasse du Bistro SAQ pour assister au spectacle. Je commande un baguel au saumon fumé, accompagné d’un verre de rosé Le Mas des Patriotes Hortensiais (à l’étonnant bouquet à la framboise).

Émile Bilodeau

À mon arrivée tardive à la Place des Festivals, le talent et le charisme d’Émile Bilodeau meublent le grand concert de la soirée devant une foule aussi vaste que bavarde.

Navet Confit

Et pour terminer en beauté ma dernière présence aux FrancoFolies 2019 (qui se poursuivra jusqu’au 22 juin), j’assiste au spectacle de Navet Confit.

Merci aux organisateurs des FrancoFolies de célébrer l’excellence de la culture francophone et de nous en donner un si bel aperçu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 87 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 1250 — 102 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/4,5 — ISO 2500 — 150 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/4,5 — ISO 500 — 210 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 1000 — 56 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/4,5 — ISO 1250 — 180 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 6400 — 120 mm
8e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 400 — 56 mm
9e  photo : 1/250 sec. — F/4,5 — ISO 5000 — 210 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal — le 18 juin 2019

19 juin 2019
Les Marmottes aplaties

Arrivé 30 minutes avant la fin des trois spectacles à l’affiche de 19h à 20h, je ne suis passé brièvement devant la scène Siruis XM où se produisait le groupe punk Les Marmottes aplaties.

La Traversée

Pendant ce temps à la Place des Festivals, le spectacle La Traversée présentait huit chanteurs (quatre Canadiens et quatre Français) de la relève.

Juste Robert

Des trois, celui qui m’a définitivement le plus intéressé est Juste Robert au Quartier Brasseur de Montréal. Dans un style qui s’apparente à celui de Richard Desjardins, Juste Robert partage avec lui la même qualité d’écriture.

Malik Djoudi

Voulant absolument assister au spectacle de Stefie Shock à l’afficha à partir de 20h, je ne suis resté que quelques instants devant Malik Djoudi dont le répertoire électro-pop — caractérisé par de longues envolées lyriques — aurait mérité que je m’y attarde bien davantage.

O.G.B.

À la scène Desjardins, le septet O.G.B. (pour Original Gros Bonnet) n’a pas réussi à vaincre ma détermination d’aller entendre… vous savez qui.

Stefie Shock
Stefie Shock

De 20h à 21h20, Stefie Shock présentait son répertoire pop scène Loto-Québec. Pour faire court, j’ai beaucoup aimé.

Vulgaires Machins

À mon arrivée devant la scène Bell, le spectacle des Vulgaires Machins était déjà bien entamé devant une Place des Festival pleine.

Victime

À 22h, sur la scène Sirius XM, le trio Victime offrait une alternative tonitruante au grand concert de la soirée.

Rassuré quand au bon fonctionnement de mon ouïe, je suis rentré à la maison pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 125 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 150 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 56 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 125 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 640 — 56 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 56 mm
7e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 210 mm
8e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 90 mm
9e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 125 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal — le 17 juin 2019

18 juin 2019

C’est peu après 19h que je suis arrivé sur le site des FrancoFolies.

Comme d’habitude, de 19h à 20h, les festivaliers étaient sollicités par trois propositions.

Laurence-Anne

Originaire de Kamouraska, Laurence-Anne présentait un pop-rock alternatif séduisant sur la scène Sirius XM.

Claudio Capéo

À la Place des Festivals, difficile de résister au charisme de Claudio Capéo et à son immense talent mélodiste.

Geneviève Binette

Au Quartier des brasseurs de Montréal, l’auteure-compositrice Geneviève Binette complétait ce trio des spectacles offerts.

Oré

De 20h à 21h, nouveau trio de spectacles concurrents.

Sur la scène Desjardins, que d’énergie chez Oré, cette rapeuse française qui danse tout en débitant distinctement son texte à vive allure.

Déjà, cette soirée est ma préférée depuis le début du festival.

Anatole

Pendant ce temps, sur la scène Hydro-Québec (et dans la foule qu’il investit), Anatole présente un spectacle extravagant et burlesque.

Marc Déry
Marie-Pierre Arthur
Ariane Moffatt

La troisième proposition offerte aux festivaliers est le spectacle marquant le vingtième anniversaire artistique de Marc Déry.

Contrairement aux deux autres, ce spectacle durera 90 minutes. Plusieurs artistes se sont joints à M. Déry, dont Marie-Pierre Arthur, Ariane Moffatt, Florent Vollant, et la fille de Marc Déry.

Sans Pression

De 21h à 23h, le grand spectacle de la soirée fut celui du montréalais Sans Pression et de ses invités, devant une Place des Festivals noire de monde.

Laura Babin

Offrant une alternative à Sans Pression au cours de la deuxième moitié de son spectacle, l’auteure-compositrice Laura Babin se produisait sur la scène Sirius XM de 22h à 23h.

King Abid

À 23h, King Abid transformait le Quartier des brasseurs de Montréal en piste de danse, une proposition reçue avec enthousiasme par la centaine de personnes venues l’entendre.

Yvon Krevé

Pendant ce temps, le rapeur Yvon Krevé déambula de long en large sur la scène Desjardins, faisant sans doute la promotion de la marche pour favoriser la santé.

Puis ce fut le retour à la maison pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
  1re photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 640 — 210 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 210 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 210 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 115 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 210 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 210 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 130 mm
  9e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 56 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/4,0 — ISO 5000 — 210 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 180 mm
12e  photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 56 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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