L’Héliconius cydno galanthus

14 mars 2018

Introduction

Ce papillon bleu foncé possède des ailes antérieures qui semblent étirées, de grands yeux, de longues antennes droites, et quatre hautes pattes (les deux pattes antérieures étant atrophiées).

Sa chenille se nourrit de passiflore, ce qui la rend indigeste et la protège (elle et le papillon adulte) des prédateurs.

Comme tous les Héliconius, le papillon adulte se nourrit de pollen en plus de nectar, ce qui prolonge son espérance de vie de quelques semaines à quelque mois.

Du bord de mer juqu’à deux-mille mètres d’altitude, il vit dans la forêt tropicale côtière du sud du Mexique à l’Équateur. Il s’y présente sous forme d’une vingtaine de sous-espèces légèrement différentes les unes des autres.

Nous décrivons ici l’une d’elles, l’Héliconius cydno galanthus, originaire de la partie la plus nordique de l’aire de distribution de ce papillon. C’est là que se trouvent les fermes auprès desquelles le Jardin botanique de Montréal s’approvisionne pour son événement Papillons en liberté.

Face dorsale des ailes

Face dorsale

Comme tous les autres Héliconius, lorsque ce papillon déploie ses ailes, il ne les lève jamais très haut. Le résultat est que le bord supérieur des ailes antérieures est à la hauteur des épaules.

Chez ce papillon, toute la surface dorsale des ailes est recouverte d’écailles lustrées de couleur bleu foncé, à l’exclusion d’une large bande verticale blanche qui traverse chaque aile antérieure.

Sur le bord des ailes postérieures, cette bande blanche se prolonge dans une série de points blancs de taille décroissante.

Prenant la forme des doubles cotylédons d’un pois sec, ces points sont au minimum de trois à l’apex ou, au maximum, réparties tout le long du bord des ailes postérieures, comme c’est le cas du paillon ci-dessus.

Sur la face dorsale des ailes, cette série de points est la seule chose qui permet de distinguer ce papillon de l’Héliconius sapho (dont la surface ventrale des ailes est toutefois très différente).

Face ventrale des ailes

Vue de côté

La surface ventrale des ailes antérieures est une copie de leur surface dorsale sauf que les zones blanches blanches se dessinent sur fond noir près du thorax, pâlissant vers l’apex en gris brunâtre.

Vue de côté

La surface ventrale des ailes postérieures est légèrement satinée.

Si on exclu un fin jet d’écailles blanches sur fond orange qui semble jaillir du thorax, à la bordure supérieure des ailes postérieures, celles-ci ont l’aspect d’un œil orange entouré (et traversé) de noir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 200 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 210 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

Votre évaluation :
Appréciation moyenne : 0 — Nombre de votes : 0

Un commentaire

| Entomologie, Nature | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


%d blogueurs aiment cette page :