Le Festival de jazz de Montréal — le 5 juillet 2016

6 juillet 2016

Comme à mon habitude depuis quelques jours, j’arrive sur le site alors que des spectacles se termineront bientôt et je m’empresse de prendre des photos des artistes à l’œuvre.

Hichem Khalfa

Vers 19h40, c’est d’abord le trompettiste Hichem Khalfa au Club jazz du Casino de Montréal qui présente principalement du jazz moderne…

Adria Simone

…et l’énergique Adria Simone sur la scène Bell.

Krar Collective
Genet Asefa, soliste de Krar Collective
Temesgen Zeleke, guitariste de Krar Collective

À 20h, il y avait bien trois spectacles concurrents, soit Le Mai Tai Orchestra (vu hier), Les Moulinettes (dont je verrai la reprise dans deux heures), et pour l’instant Krar Collective sur la scène Turkish Airlines.

J’ai passé l’heure complète à écouter la musique fascinante de ce trio éthiopien. Leur musique ne ressemble à rien de ce que je connaisse. S’il me faut lui mettre une étiquette, je dirais que cela pourrait être de la musique traditionnelle de leur pays.

Après une lente introduction, le trio jouera essentiellement une musique dansante, six morceaux en tout.

Le guitariste Temesgen Zeleke utilise un instrument hybride entre la harpe et la guitare. Le résultat est singulier et intéressant.

The Campbell Brothers
Phillip Campbell

Le grand spectacle de la soirée est celui des New-Yorkais Campbell Brothers sur la scène TD.

Ils appellent leur musique de la sacred steel (acier sacré). Ce gospel est joué sur des guitares usuelles, et d’autres montées sur une table de métal.

Pendant ce temps, Dawn Pemberton (vue hier) se produisait au Club jazz du Casino de Montréal tandis que…

Anthony Gomes et ses musiciens
Anthony Gomes

…le guitariste virtuose Anthony Gomes occupait la scène Bell. Ses solos endiablés m’ont semblé être plus du bruit que de la musique.

À 22h, les festivaliers étaient sollicités par trois spectacles concurrents. D’abord Le Mai Tai Orchestra (de nouveau sur la scène Hyundai), alors que…

Les Moulinettes

…la scène RioTinto accueillait le folk-rock néoclassique des Britanniques Les Moulinettes tandis que…

Son Little (au centre)

…le Californien Aaron Livingston (alias Son Little) se produisait accompagné notamment d’un excellent guitariste dont le nom de scène est RJD2 (à droite sur la photo).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 125 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 150 mm
  6e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 48 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm


Cliquez sur 2016 ou sur 2015 pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de jazz de Montréal de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Eaux d’Anticosti : Couillard s’en mêle… ou s’emmêle

6 juillet 2016

En février 2015, à la suite d’une série de bourdes de ses ministres devant les caméras de télévision, le premier ministre leur a imposé le silence; avant d’accorder des entrevues, les ministres doivent obtenir l’autorisation du bureau du premier ministre et ils doivent répéter le plus fidèlement possible le message du parti.

C’est l’excellent journaliste Alexandre Shields du Devoir qui a révélé la décision gouvernementale du 15 juin dernier d’autoriser les pétrolières à puiser trente-millions de litres d’eau des rivières à saumon d’Anticosti à des fins de prospection.

Au Dakota du Nord, il est courant que les pétrolières utilisent l’eau des rivières pour effectuer de la fracturation hydraulique. Cette méthode consiste à injecter dans le sol de l’eau sous pression afin de briser le schiste et libérer les hydrocarbures emprisonnés dans la pierre.

Le Dakota du Nord est situé au centre de la partie Nord des États-Unis, à 360km des Grands Lacs. Anticosti est une ile située dans le golfe du Saint-Laurent.

On comprend mal comment le ministre de l’Environnement David Heurtel a pu autoriser les pétrolières à puiser de l’eau cristalline des rivières d’Anticosti — pour y ajouter du benzène, du sable et d’autres produits chimiques — quand c’est si simple de pendre de l’eau du Saint-Laurent à proximité.

Effectivement, selon le journaliste du Devoir, utiliser l’eau du Saint-Laurent était une suggestion d’un rapport gouvernemental remis au ministre de l’Environnement à la fin du mois de mai. Mais ce dernier en a décidé autrement.

Puisque les révélations du Devoir ont suscité la colère des habitants d’Anticosti et l’incompréhension de beaucoup de Québécois, le bureau du premier ministre a envoyé le ministre des Ressources naturelles au front afin de limiter les dégâts dans l’opinion publique.

Son mandat était double : défendre la décision de son collègue de l’Environnement et rejeter la faute sur le gouvernement péquiste de Mme Marois.

Mais cela n’a pas suffi; la controverse a rejoint le premier ministre.

Interrogé, celui-ci a répété dans ces propres mots le message du parti. Notez la similitude :

Ministre Arcand sur les ondes de Radio-Canada :

« Nous, on a un contrat. Un contrat qui a été signé par l’ancien gouvernement de Mme Marois. Nous, ce qu’on dit depuis le début, c’est qu’on respecte le contrat tel qu’il est.»

Qualifiant de ‘malheureux’ le contrat en question, le premier ministre ajoute, selon la Presse Canadienne :

« Le contrat étant ce qu’il est, on doit le suivre. C’est ce que nous faisons.»

Alors le contrat est ‘ce qu’il est’. Mais comment est-il, au juste, ce contrat ?

Le fameux contrat qui sert de paravent au gouvernement Couillard est essentiellement un contrat d’investissement.

Selon l’insinuation du ministre Arcand — reprise par le premier ministre — le contrat aurait également accordé la permission aux pétrolières d’utiliser l’eau des rivières à saumon d’Anticosti à leur guise.

Le message du premier ministre est simple. Nous, du Parti Libéral, sommes des victimes. Nous sommes obligés de donner suite à un funeste contrat signé par la méchante sorcière qui a dirigé le Québec avant nous.

Mais si cela est vrai, on se demande pourquoi le ministre de l’Environnement a décidé le 15 juin dernier d’accorder aux pétrolières une permission qu’elles avaient déjà. Une permission déjà accordée par la ‘méchante’ Mme Marois.

En somme, les justifications gouvernementales sont cousues de fils blancs. Comme la triste histoire d’Hansel et Gretel retenus prisonniers (ou comme Arcand et Heurtel dans la version libérale du conte pour enfants).

Mais plus gênant est le fait que le premier ministre s’est placé dans une situation d’extrême vulnérabilité. Toute sa crédibilité repose sur les modalités d’un contrat maintenu secret.

En justifiant une décision ministérielle aberrante sous le prétexte d’un ‘malheureux’ contrat qu’on ne peut pas révéler, le gouvernement motive ses adversaires politiques à en divulguer le contenu.

Si personne ne révèle le contenu de ce contrat, c’est que le premier ministre dit vrai. S’il a menti publiquement, il faut donc s’attendre à ce qu’un journaliste en reçoive mystérieusement une copie de la part d’un expéditeur anonyme.

Le suspense politique demeure donc entier…

Références :
Anticosti : 30 millions de litres d’eau pour 3 forages
La malhonnêteté intellectuelle du ministre Arcand
Pompage d’eau sur l’île d’Anticosti: Couillard, désolé, se dit lié par contrat
Quand le contrôle tue le message

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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