Le Groupe de Beaver Hall (1re partie)

31 janvier 2016
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Constitué presque exclusivement d’artistes anglo-montréalais, le Groupe de Beaver Hall est une association de peintres née en 1920 et dissoute en 1923.

Ses 19 membres fondateurs s’étaient connus à l’École des Beaux-Arts de l’Art Association of Montreal.

Première association artistique canadienne à parité entre les sexes, le groupe joua un rôle essentiel dans l’affirmation des femmes en tant qu’artistes peintres professionnelles à Montréal.

Beaver Hall Hill de Kathleen Morris (1936)

C’est dans un studio situé au 305 de la côte du Beaver-Hall que ce groupe a tenu ses réunions et ses expositions. Le groupe doit donc son nom à cette rue pentue (ci-dessus vue de la rue Saint-Jacques) qui relie le quartier des affaires au centre-ville de Montréal.

Carton d’invitation de la première exposition du groupe

Cette association éphémère eut une influence considérable puisqu’elle marque le début de la modernité dans l’art pictural québécois.

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Plus tôt aujourd’hui, au Musée des Beaux-Arts de Montréal, se terminait la première grande rétrospective à ce sujet. Cette exposition couvrait la période de 1920 à 1933, soit de la naissance du groupe jusqu’à la fondation du Groupe des peintres canadiens en 1933.

Pour ceux qui n’ont pu assister à cet événement, nous vous présenterons, dans les jours qui viennent, un aperçu de cette exposition.

Aperçu de la première salle
Aperçu de la première salle

Le volet d’aujourd’hui se contente de montrer la scénographie de la première salle, consacrée à la présentation des membres du groupe.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (6e photo) et objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 4e photos), PanLeica 25 mm F/1,4 (2e et 3e photos), et M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5e photo)
1re photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 12 mm
2e photo  : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 500 — 25 mm
3e photo  : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
4e photo  : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 27 mm
5e photo  : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 7 mm
6e photo  : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 8 mm


Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Groupe de Beaver Hall, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Éclat et obscurité

27 janvier 2016
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Pour le visiteur qui désire photographier les habitants d’un pays, Cuba a ceci de particulier; les gens y aiment se faire prendre en photo.

Partout ailleurs en Occident, les citoyens sont de plus en plus soucieux de leur image publique. Souvent ils sont les vedettes de leur page Facebook : et comme les idoles de la musique pop, ils veulent contrôler la diffusion des images qu’on prend d’eux.

Pas à Cuba. Coupés jusqu’à tout récemment du reste du monde, les Cubains voyaient dans l’appareil photo du visiteur, le moyen d’accéder à une célébrité relative, possiblement limité à son cercle de parents et d’amis invités à visionner ses photos de voyage ou, qui sait, au monde entier.

C’est ainsi que sur la rue Monserrate de La Havane, cette fillette m’a arrêté afin que je la photographie.

Et comme il m’arrive parfois d’expérimenter différentes choses à l’ordinateur pour rien, simplement pour m’amuser, voici récemment ce que cela a donné.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 25 mm


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La déclaration obligatoire de l’évitement fiscal

26 janvier 2016
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Principal parti d’opposition, le Parti québécois est dirigé par Pierre-Karl Péladeau (ci-dessus), un des hommes d’affaires les plus riches du Québec.

Dimanche dernier, l’émission télévisée Enquête révélait qu’à l’époque où il dirigeait son empire médiatique, cet empire possédait une trentaine de compagnies et de succursales dans des paradis fiscaux.

Précisant que cela n’avait rien d’illégal, l’émission émettait l’hypothèse que ces entreprises avaient été créées à des fins d’évitement fiscal, une pratique courante au sein des entreprises multinationales.

À cela, M. Péladeau a répliqué qu’il n’avait jamais créé de compagnie dans un paradis fiscal. Toutefois, il a reconnu avoir fait l’acquisition d’entreprises qui en possédaient déjà, une situation dont il n’aurait appris l’existence que récemment.

Il est très improbable que M. Péladeau ne sût pas très bien ce qu’il achetait lorsqu’il faisait l’acquisition d’une compagnie.

Au tribunal de l’opinion publique, il ne suffit pas de dire la vérité. Encore faut-il que celle-ci soit plausible. Ce qui n’est pas le cas ici.

Toutes les grandes entreprises ont des succursales dans les paradis fiscaux.

L’homme d’affaires Paul Martin, ex premier ministre du Canada, en possédait.

Cette pratique est non seulement permise par nos gouvernements, elle est encouragée par eux, officiellement pour permettre aux entreprises ‘canadiennes’ d’être plus concurrentielles.

L’essence du néo-libéralisme, c’est l’exonération des possédants du financement de l’État. Cela est évidemment de nature à susciter l’indignation des contribuables qui assistent, impuissants, aux exonérations et aux subventions dont bénéficient ceux qui accaparent la richesse de nos pays.

À mon avis, M. Péladeau aurait été mieux avisé d’avouer que l’évitement fiscal est une injustice mais qu’il ne serait jamais devenu celui qu’il est s’il avait refusé de s’adonner à une pratique généralisée.

D’autre part, lorsqu’on est dans l’opposition, la politique est l’art de saisir les occasions.

À sa place, j’aurais déclaré que son parti est prêt à appuyer tout projet de loi visant à abolir ou diminuer la pratique de l’évitement fiscal.

Évidemment, cela suggère qu’arrivé au pouvoir, c’est ce que ferait le Parti Québécois : je serais très surpris que cela ne soit pas déjà dans son programme électoral.

De plus, pour relancer la balle dans le camp de ses adversaires, M. Péladeau devrait présenter dans les plus brefs délais une résolution à l’Assemblée nationale qui demande au gouvernement de soumettre un projet de loi qui oblige les compagnies à révéler l’importance de l’évitement fiscal auquel elles s’adonnent.

La présentation d’une telle résolution serait un moyen efficace de faire taire les rumeurs au sujet de M. Péladeau. Si effectivement, l’empire médiatique de M. Péladeau ne s’adonne pas à cette pratique, c’est ce qu’on apprendra.

Autrement, M. Péladeau devra s’attendre à ce que ce sujet réapparaisse dans l’actualité en période électorale.

Il n’en tient qu’à lui pour qu’il en soit autrement.

Références :
Paradis fiscaux – Pierre Karl Péladeau nie avoir «créé» des succursales
Pierre Karl Péladeau, Québecor et les paradis fiscaux

Parus depuis :
L’Europe s’attaque à l’évitement fiscal (2016-01-29)
Paradis fiscaux – Des révélations contredisent Péladeau (2016-01-29)
Paradis fiscaux – Le Québec est maître chez lui… mais l’ignore (2016-09-16)
Les paradis fiscaux, « une maladie » qu’il faut enrayer (2016-11-15)

Complément de lecture :
Est-il juste que les riches paient autant d’impôt ?

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R — 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pipeline Énergie Est : le NON ! de Montréal

22 janvier 2016

Introduction

À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 21 janvier dernier, le maire de Montréal et le président de la Communauté métropolitaine ont annoncé conjointement l’opposition unanime des 82 villes de la région au passage du pipeline Énergie Est sur leur territoire.

Le projet Énergie Est n’entrainera que la création d’une trentaine d’emplois directs permanents. Ses retombées fiscales seront, au plus, de 45 millions$ par année pour le Québec. En contrepartie, un déversement majeur dans la région montréalaise pourrait couter entre un et dix milliards$. Il faudra donc entre vingt ans et deux siècles de revenus fiscaux pour payer le cout d’une catastrophe environnementale majeure qui pourrait survenir.

À la suite de cette annonce de cette opposition, le premier ministre de la Saskatchewan a exprimé sa colère sur son compte Twitter.

L’absence de stratégie industrielle du gouvernement canadien

Au cours de la décennie Harper, le Canada n’avait pas de stratégie de développement industriel.

Les politiques économiques du gouvernement canadien consistaient à avaliser tout investissement privé en supprimant les obstacles à sa réalisation.

L’État canadien devenait l’instrument servile de la maximisation des profits de l’entreprise, quelles qu’en soient les conséquences pour la population du pays. Les citoyens de Lac-Mégantic en savent quelque chose.

Bloqué au sud et à l’ouest, la seule issue du pétrole canadien devenait son transport vers l’est. De plus, son moyen de transport de plus économique, c’est le pipeline.

Entre le raffinage sur place et l’exportation brute à l’étranger, il est plus économique de le transformer dans des pays où les couts de la main-d’œuvre sont moindres et où les lois visant à protéger les travailleurs sont absentes.

Voilà pourquoi la compagnie TransCanada a décidé de la construction d’un pipeline traversant les trois quarts du pays afin de pouvoir exporter du brut canadien.

La capacité du pipeline de TransCanada est de 1,1 million de barils par jour alors que la capacité maximale de raffinage du Nouveau-Brunswick n’est que 0,3 million de barils par jour. Donc ce pétrole sera principalement exporté sans être raffiné au pays.

Contrairement au président américain (qui a bloqué un projet analogue parce qu’il n’était pas dans l’intérêt des États-Unis), jamais son homologue canadien ne s’est demandé la même chose pour le Canada.

Son gouvernement s’est contenté de placer des sympathisants de l’industrie pétrolière à la tête des organismes chargés d’évaluer l’acceptabilité environnementale du projet et de passer des lois en vertu desquelles serait considérée comme acte terroriste toute tentative d’empêcher sa réalisation (un blocus routier de citoyens, par exemple).

Le tracé le plus risqué

De toutes les manières d’acheminer le pétrole canadien vers les marchés d’exportation, la plus risquée est de lui faire traverser les zones les plus densément peuplées et là où se concentre l’industrie manufacturière du pays.

Le trajet Énergie Est évite la majorité des zones industrielles de l’Ontario. Mais il passe en plein dans la vallée du Saint-Laurent.

Face à un gouvernement aveuglément voué à ses intérêts, la compagnie TransCanada n’a pas cru bon élaborer un tracé alternatif à celui le plus économique.

Mais ce projet, est-il le meilleur pour le Canada ?

Une solution alternative

En vertu des traités de libre-échange conclus par le Canada, notre pays ne peut obliger la transformation locale d’une richesse naturelle extraite au pays.

Son seul pouvoir de marchandage officieux est donc la nécessité pour l’industrie d’obtenir l’autorisation nécessaire dans le cas du transport de matières dangereuses.

Plutôt que de se traîner les pieds jusqu’à ce que TransCanada soumette un projet qui consiste à transporter du pétrole raffiné vers l’Étranger, les Conservateurs ont misérablement trahi les intérêts du pays.

Et la propagande conservatrice a convaincu nos concitoyens de l’Ouest que cette trahison servait leurs intérêts.


 
Le tracé le plus sécuritaire est celui qui achemine le pétrole raffiné à un port en eau profonde situé dans la baie d’Hudson. De là, celui-ci serait expédié par bateau aux lieux de sa consommation à travers le monde. C’est le tracé en vert sur la carte ci-dessus.

Pour les provinces productrices, cette suggestion permettrait de relancer leur industrie pétrolière, durement touchée par l’effondrement des prix des hydrocarbures, en y augmentant la valeur ajoutée du pétrole, plutôt que d’exporter cette ressource brute.

Pour les populations du Manitoba, de l’Ontario, et du Québec, on les libère du risque d’une catastrophe. Les habitants du Nouveau-Brunswick ne perdent rien de ce qu’ils ont déjà.

Au premier abord, les peuples autochtones de la baie d’Hudson sont les grands perdants puisqu’on transfère sur leur dos un risque environnemental qu’on soulage ailleurs.

Or leur acceptation au projet du pipeline court est, à mon avis, une condition sine qua non à sa réalisation.

Voilà pourquoi les peuples autochtones devraient avoir priorité à l’embauche, et qu’au minimum 80% des emplois devraient leur être accordés.

Le Grand-Nord canadien a une économie de subsistance et les peuples qui l’habitent sont aux prises avec des problèmes sociaux importants (alcoolisme, abus de drogue, violence conjugale, etc.).

La législation québécoise prévoit que dans le cas d’infrastructures (autoroutes, écoles, hôpitaux, etc.), un pour cent du budget soit consacré à la création d’œuvres artistiques.

Dans le cas du pipeline canadien, un pour cent du budget de l’ensemble de ce projet devrait être consacré à la réalisation des priorités sociales et culturelles déterminées par les leaders autochtones.

De plus, un fonds d’indemnisation d’un milliard de dollars devrait être créé et géré indépendamment du transporteur pétrolier dans le but d’indemniser sur-le-champ les victimes de toute catastrophe environnementale qui pourrait résulter de ce projet, sans qu’ils aient besoin de s’adresser aux tribunaux.

De toute évidence, un tel projet serait dans l’intérêt de tous les Canadiens.

Conclusion

L’opposition québécoise au projet de la compagnie TransCanada est légitime.

Toutefois, il serait important que nos élus fassent l’effort d’expliquer aux citoyens des provinces de l’Ouest que les Québécois ne désirent pas nuire à leurs intérêts économiques mais au contraire, désirent l’ajout de valeur ajoutée à l’extraction pétrolière. Un ajout qui servira exclusivement leurs intérêts.

Il est certain que l’industrie pétrolière utilisera toute sa machine de propagande afin de susciter la colère des gens de l’Ouest canadien et nous intimider. D’où l’importance du dialogue pour éviter les incompréhensions mutuelles.

Références :
Le pipeline de TransCanada en trois questions
Projet Enbridge: peu d’avantages pour le Québec, selon une étude
Projet Énergie Est : C’est «non», scandent les maires de la CMM
82 maires disent non à l’oléoduc Énegie Est
TransCanada va de l’avant avec son oléoduc vers l’est du pays
TransCanada veut bâtir un pipeline qui traversera le Québec
Where oil meets water: The final stop for the Energy East pipeline

Paru depuis :
Un pipeline voué à l’exportation de pétrole de l’Ouest (2016-03-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le jour du drapeau

21 janvier 2016

Aujourd’hui est l’anniversaire du drapeau du Québec.

Il y a exactement 68 ans, le 21 janvier 1948, le Conseil des ministres du Québec — appelé alors Conseil exécutif — adoptait le fleurdelisé comme étendard national.

Dans la mesure où le drapeau canadien actuel ne fut adopté que le 15 février 1965, celui du Québec est le plus ancien au pays.

Il est composé d’une croix blanche centrée sur fond azur, ornée de quatre fleurs de lys.

Autrefois symbole de la monarchie française, la fleur de lys est également devenue le symbole héraldique de la francophonie nord-américaine.

Au moment de son dévoilement, les fleurs de lys pointaient vers le centre du drapeau et ce dernier portait le nom de ‘Carillon moderne’.

Après les vives protestations d’héraldistes, les fleurs de lys furent toutefois redressées quelques jours plus tard et la version définitive du drapeau québécois fut nommée ‘Fleurdelisé’.

En 1998, au cinquantième anniversaire de cet emblème, la date du 21 janvier fut promulguée ‘Jour du drapeau’.

Références :
Drapeau du Canada
Drapeau du Québec
Le Québec, ce désert commémoratif
L’histoire de la Fleur de Lys
7 faits méconnus sur le drapeau du Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les noirs secrets de Tim Hortons

20 janvier 2016
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Les dirigeants d’entreprise se divisent en deux groupes; les créateurs qui anticipent l’avenir et préparent leur entreprise à en tirer profit, et la multitude des amovibles, qui voient aux affaires courantes de leur entreprise et qu’on pourrait remplacer par n’importe qui d’autre sans y voir de différence.

Steve Jobs d’Apple appartenait au premier groupe : les dirigeants de la chaine de restauration rapide Tim Hortons appartiennent, semble-t-il, à la seconde.

Le quotidien Le Devoir nous apprenait lundi dernier que Tim Hortons avait payé pour que soient effectuées des représentations destinées à s’opposer à l’adoption d’une loi sur l’affichage nutritionnel obligatoire au Québec.

Cette démarcheuse dispose d’un budget maximal annuel de 10 000$.

Au Canada, tout aliment préemballé doit être accompagné de la liste de ses ingrédients et d’un tableau résumant sa teneur en divers nutriments (protéines, lipides, féculents, sucres simples et valeur calorique).

Toutefois, les aliments servis en restauration ne sont pas préemballés et sont donc exclus de la loi.

Puisqu’on mange de plus en plus souvent au restaurant, une proportion croissante de personnes soucieuses de leur alimentation aimeraient que les restaurants soient également assujettis à cette obligation.

En 2013, un sondage réalisé auprès de 1 020 Canadiens révélait que 92% d’entre eux souhaitent en savoir plus sur la teneur totale en matières grasses, en sodium, en gras trans, en calories et en sucre des aliments consommés au restaurant.

Pour faire suite à cette préoccupation, l’Ontario, province voisine du Québec, a adopté une loi qui obligera dès 2017 l’affichage nutritionnel obligatoire relatif aux repas et aux aliments vendus dans les chaines de restaurants, les épiceries et les dépanneurs (appelés supérettes en France).

Craignant l’adoption d’une loi similaire au Québec, Tim Hortons a donc décidé de payer annuellement jusqu’à 10 000$ pour y faire obstacle.

La nouvelle du Devoir s’est répandue comme une trainée de poudre. Toutefois, ni la firme de relations publiques ni Tim Hortons, n’ont voulu émettre de commentaire.

Sur le site Web de l’entreprise — que j’ai consulté avant d’écrire ce texte — on ne trouve aucun démenti ni aucune justification.

Mais que veut cacher Tim Hortons à ses clients ? Dans les aliments servis chez Tim Hortons, y a-t-il des ingrédients à ce point néfastes à la santé que leur divulgation porterait un préjudice grave à l’entreprise ?

À chaque fois qu’on achète un café chez Tim Hortons, une partie de cette somme sert donc à tenter de cacher la valeur nutritionnelle des aliments qu’on y sert. En somme, les clients de Tim Hortons financent ses noirs secrets.

Plutôt que de dépenser pour des analyses nutritionnelles (ce qui serait fait une fois pour toutes), Tim Hortons préfère dépenser pour un combat d’arrière-garde.

Chez Tim Hortons, on est donc loin de l’exemple de Steve Jobs…

Références :
L’affichage nutrionnel au menu : un défi… de taille
Tim Hortons embauche un lobbyiste

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Burkina Faso et la colère d’une mère

19 janvier 2016

Introduction

Six Québécois ont été tués lors d’une attaque terroriste perpétrée vendredi dernier par Al-Qaida dans la capitale du Burkina Faso (un pays d’Afrique francophone situé au sud du Mali). À cette occasion, 29 personnes originaires de 18 pays différents ont péri.

Dans le cas des Québécois, il s’agissait de travailleurs humanitaires partis il y a trois semaines accomplir du bénévolat au bénéfice d’une communauté religieuse de ce pays.

En annonçant publiquement les condoléances officielles du Canada aux familles éprouvées, le nouveau premier ministre canadien a négligé d’ajouter les formules attendues indiquant que ces morts ne resteront pas impunies et que le pays sera impitoyable envers les coupables de ces assassinats.

De toute évidence, cet oubli a irrité au plus haut point Mme Camille Carrier, la mère d’une des victimes, réclamant plus de fermeté, plus précisément par l’envoi de troupes canadiennes venger la mort de sa fille.

Nous comprenons tous le chagrin de Mme Carrier. Toutefois, envoyer les troupes canadiennes combattre au Burkina Faso, cela signifie ajouter des dizaines ou des centaines de morts de militaires canadiens à la liste des six civils qui ont déjà péri à Ouagadougou.

C’est multiplier le nombre de veuves et de mères canadiennes éplorées, à l’image de Mme Carrier.

C’est à y penser deux fois.

Les causes immédiates

Les Islamistes du Sahel ont étendu leur dangerosité grâce aux armes que nos pays ont distribuées généreusement à tous ceux qui voulaient abattre le régime de Mouammar Kadhafi en Libye.

Une fois le dictateur abattu, les nomades sont retournés chez eux et ont vendu leurs armes aux terroristes de la région. Avec le résultat qu’on sait.

Par cet attentat, Al-Qaida veut démontrer qu’elle n’est pas cette organisation terroriste en déclin, discréditée par l’État islamique.

De plus, Al-Qaida veut démonter également que l’expédition française au Mali en 2013 n’aura provoqué que le repli temporaire des organisations terroristes, de retour en force après le départ des troupes étrangères.

Les conséquences pour le Canada

Le gouvernement canadien a favorisé l’obtention d’un contrat militaire de quatorze milliards$ qu’une entreprise canadienne a obtenu de l’Arabie saoudite. Par ailleurs, selon les dépêches diplomatiques américaines révélées par WikiLeaks, l’Arabie saoudite est la plaque tournante du financement du terrorisme international.

Le Canada ne peut pas défendre ce contrat au nom de la création d’emplois d’une part, et d’autre part voir ses citoyens se faire tuer par des milices financées par cette pétromonarchie. Une vie canadienne vaut combien d’emplois dans l’industrie de l’armement ? À quel moment est-ce payer trop cher ?

Les cyniques diront que précisément, grâce à ce contrat, les Saoudiens auront quatorze milliards$ de moins à dépenser pour le terrorisme. Toutefois, à l’inverse, rien ne nous garantit que ce matériel militaire ne servira pas à équiper des terroristes.

Le Canada peut invoquer des engagements secrets de l’Arabie à ce sujet. Mais une fois placé devant le fait accompli, le Canada sera impuissant à y changer quoi que ce soit, comme il l’est face au cas de Raïf Badawi.

Tôt ou tard, pour faire cesser le terrorisme, nos gouvernements devront aller à la cause, ce qui signifie le renversement de la dictature saoudienne.

Or la vente d’armements à ce pays découle d’une politique à courte vue; l’arsenal saoudien obtenu du Canada compliquera la tâche de pacifier cette région une fois que les soldats de nos pays auront entrepris l’inévitable.

Références :
Burkina Faso – Une mère affligée attaque Trudeau
Six coopérants de la région de Québec tués par des terroristes au Burkina Faso
Six Québécois tués dans l’attaque terroriste à Ouagadougou
Why did Burkina Faso become al-Qaida’s latest target?


Post scriptum : Ce texte a paru dans l’édition du 21 janvier 2016 du quotidien Le Devoir, à la suite de quoi les commentaires suivants ont été publiés dans l’édition électronique de ce quotidien.

Couper les vivres : les armes ! par Claire Lavigne

Le moyen le plus pacifiste!. Évitons d’envoyer nos soldats, de futures cibles !

Le bouc-émissaire ! par Michel Lebel

…la cause du terrorisme serait l’Arabie saoudite.

Il me semble que la question est beaucoup plus complexe. Autrement, elle serait réglée depuis longtemps ! Ici comme ailleurs, on cherche la cause, la seule cause. Illusion idéologique!

Réplique de Jean-Pierre Grisé

On ne dit pas que l’Arabie Saoudite est la seule cause du terrorisme, mais elle en est une grande, énorme, construisant partout en Afrique et ailleurs des mosquées avec des prêcheurs de haine. Or donc par conséquent, doublons, triplons les contrats ontariens ou suivons l’exemple de la Suède.

Le Canada me déçoit tellement…

Un autre moyen de lutter contre le terrorisme par Jean-Paul Michon

L’Arabie saoudite n’est seulement le pays qui finance le terrorisme, c’est le pays que répand le Wahhabisme, cette idéologie antioccidentale à travers le monde.

Une des bonnes façons de lutter contre le terrorisme serait de dénoncer les idées véhiculées par cette idéologie.

Seulement, cette idéologie est protégée sous couvert de religion.

La famille Trudeau a toujours mis les religions au-dessus de la démocratie.

À la façon dont Justin Trudeau continue de s’afficher avec la religion qui prône ces idéologies, ce n’est pas demain la veille que l’on va éradiquer ces idéologies destructrices à l’origine du terrorisme.

Alors, éviter de parler d’armes et autres milliards de dollars, mais parlons des vraies choses qui nuisent à la paix dans le monde.

La colère d’une mère par Jean Lafleur

Quel raisonnement tordu ! L’armée n’est pas là pour venger, elle est là pour défendre et les djihadistes attaquent le monde civilisé en ne suivant aucune règle.

Bien que j’admire le pacifisme de M. Martel et souscrit à son idée de couper les vivres aux fournisseurs d’armes comme le Canada, je crois qu’il faut prendre tous les moyens pour se débarrasser de cette vermine.

Réplique de René Bezeau

Je comprend la colère légitime de cette mère, mais le pouvoir militaire du Canada est si infime et le peu d’influence politique dans la fameuse coalition contre l’EI et autres terroristes de tout acabits. On peut se fâcher, oui !

Pas des troupes, mais des ‘protecteurs’ par Jean-Pierre Roy

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’envoyer des troupes militaires traditionnelles.

Je suggère plutôt des “protecteurs” (‘special ops’, selon la terminologie en langue anglaise bien connue) pour accomagner les travailleurs humanitaires.

Fourberie planétaire d’Yvan Harnois

Selon les dépêches diplomatiques américaines révélées par Wikileaks, l’Arabie Saoudite est la plaque tournante du financement du terrorisme international.

Le Canada et tous les pays qui vendent des armes à l’Arabie Saoudite seraient donc complices du terrorisme international. Quelle fourberie planétaire !

Léonel Plasse par Léonel Plasse

C’est la cause principale. Que font-ils au Yémen ?

Pas rapport par Maryse Azzaria

C’est avec soulagement que je lis vos propos Monsieur Martel.

Je m’interroge sur la couverture des médias face à ce drame horrible. Doit-on publier intégralement les propos d’une personne en état de choc ?

Je déplore aussi la récupération que les va-t-en-guerre font de ce cet événement.

Pour venger ce crime, on voudrait que le gouvernement canaden continue de bombarder l’État islamique en Iraq et en Syrie, alors que c’est Al-Quaïda qui est l’auteur du massacre de Ougadougou. Pas rapport, comme dirait l’autre.

Il faudrait que l’Occident boycotte cet état voyou par Nadia Alexan

Je suis d’accord qu’il ne faut pas envoyer nos armes à l’Arabie Saoudite, cet État voyou qui sème la haine et le terrorisme, partout dans le monde, à travers ses mosquées qui propagent la radicalisation des jeunes par le biais du Wahabisme/Salafisme.

Il faudrait que l’Occident boycotte cet état médiéval comme on a fait avec l’Afrique du Sud pour arrêter l’apartheid.

Les formules de qui? par Richard Génois-Chalifoux

…le nouveau premier ministre canadien a négligé d’ajouter les formules attendues indiquant que ces morts ne resteront pas impunies et que le pays sera impitoyable envers les coupables de ces assassinats.

Pourquoi vouloir mettre dans la bouche de Trudeau les paroles de François Hollande alors que ce dernier parlait au peuple français à qui on venait de déclarer la guerre. Au Burkina Faso, ce n’était ni le Canada ni le Québec qui étaient ciblés mais les occidentaux.

Quand on veut faire de l’aide humanitaire en zone de guerre, on y va sous la bannière de la Croix Rouge et non pas au nom d’une communauté religieuse qui carbure à l’angélisme.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 25

18 janvier 2016

À partir de septembre prochain, les enfants finlandais n’apprendront plus à écrire à la main. L’Office national de l’éducation juge que la maitrise du clavier est plus utile que l’écriture manuelle dans le monde d’aujourd’hui.

Référence : Anonyme. Adieu stylo. La Revue 2015; no 50: 27.


 
C’est au XXe siècle, en Indiana, qu’est née la canne de bonbon. Elle évoque la canne du berger et, tournée à l’envers, le ‘J’ du nom Jésus. Sa couleur blanche symbolise la pureté tandis que les lignes rouges font allusion à la flagellation.

Référence : Réinventer la canne de bonbon


 
Jugée ultra-conservatrice, Jan Brewer fut la gouverneure de l’Arizona de 2009 à 2015.

Après l’adoption d’une loi permettant à certains commerces — notamment aux restaurants — de refuser de servir certains clients en raison de leur orientation sexuelle, la gouverneure opposa néanmoins son véto à cette loi après avoir reçu les menaces d’Apple et d’American Airlines de retirer leurs investissements dans l’État si cette loi était promulguée.

Référence : Morillot J. De l’importance du coming out. La Revue 2015; no 50: 91-7.


 
En contraste avec leurs dépenses militaires, les 57 pays membres de l’Organisation de la coopération islamique dépensent aussi peu que 0,8% de leur produit intérieur brut (PIB) en recherche et développement, soit le tiers de la moyenne mondiale. Les États-Unis y consacrent 2,9% et Israël 4,4%.

Maryam Mirzakhani est bachelière de l’Université de technologie de Sharif, située à Téhéran. En 2014, cette Iranienne est devenue la deuxième personne musulmane à recevoir de la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel de mathématique.

Précisions qu’Alfred Nobel n’a jamais cru bon établir un prix pour récompenser cette discipline. On croit savoir que c’est par rancœur que l’inventeur de la nitroglycérine a refusé d’honorer les mathématiciens, après avoir découvert que son épouse le trompait avec l’un d’eux.

Cette médaille fut donc créée en 1923 à la suggestion du mathématicien canadien John-Charles Fields.

Références :
Gillon J. La foi contre la science ? La Revue 2015; no 50: 102-3.
Médaille Fields


 
De 1997 à 2013, soit depuis la signature du Protocole de Kyoto, la production mondiale de charbon a doublé, passant de 4,7 à 7,5 milliards de tonnes.

Référence : Anonyme. Le charbon a toujours la cote. La Revue 2015; no 50: 83.


 
Un Syrien sur cinq a émigré. Dans les pays voisins, les réfugiés syriens se répartissent ainsi :
• en Turquie : 2 181 293
• au Liban : 1 075 673
• en Jordanie : 632 762
• en Irak : 244 527
• en Égypte : 127 681

Référence : Syrian refugee crisis in numbers


 
Organe officiel du Parti démocrate américain, le New York World fut publié de 1860 à 1931.

De 1883 à 1911, il le fut sous la direction de Joseph Pulitzer, un éditeur auquel l’université Columbia rendit hommage en 1917 en créant en son nom un prix journalistique devenu le plus prestigieux au monde.

C’est dans ce quotidien que l’inventeur des mots croisés, le violoniste américain Arthur Wynne, fit paraitre sa première création (ci-contre). Ce n’est que plus tard que Wynne ajouta des cases noires à grilles.

Référence : Un verbicruciste sur la grille


 
À l’initiative du Syndicat des pêcheurs de Terre-Neuve (une province voisine du Québec), les clients de l’épicerie Coleman peuvent utiliser leur téléphone multifonctionnel afin de lire un code-barre qui leur révèle qui a pêché un homard, et dans quel bateau.

Référence : Retracer le passé de son homard à T.-N.-L.


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le lipogramme

16 janvier 2016

Un lipogramme est un texte dans lequel l’auteur a choisi de ne pas utiliser spécifiquement une ou plusieurs lettres de l’alphabet. Ou certains mots, comme les pronoms ‘que’ ou ‘qui’. Ou tout adjectif.

C’est ainsi que Georges Perec — un auteur dont la lettre ‘e’ forme à elle seule le tiers du nom — a écrit La Disparition sans que jamais cette voyelle n’apparaisse dans ce roman.

Comment est-ce possible ? En voici un extrait :

« Là où nous vivions jadis, il n’y avait ni autos, ni taxis, ni autobus : nous allions parfois — mon cousin m’accompagnait — voir Linda qui habitait dans un canton voisin. Mais, n’ayant pas d’autos, il nous fallait courir tout au long du parcours; sinon nous arrivions trop tard : Linda avait disparu.

Un jour vint pourtant où Linda partit pour toujours. Nous aurions dû la bannir à jamais; mais voilà, nous l’aimions. Nous aimions tant son parfum, son air rayonnant, son blouson, son pantalon brun trop long; nous aimions tout.

Mais voilà tout finit : trois ans plus tard, Linda mourut; nous l’avions appris par hasard, un soir, au cours d’un lunch.»

Pas un seul ‘e’. Et ce, nulle part dans les 300 pages de ce roman.

Mais ce n’est pas tout.

Le roman a été traduit dans une dizaine de langues. Il l’a été parce que son histoire est intéressante. Toutefois, certains traducteurs ont décidé de se soumettre eux aussi à la contrainte créatrice du romancier.

C’est ainsi que la traduction espagnole, El secuestro — ce qui signifie L’Enlèvement — parue en 1997, n’utilise pas de ‘a’. La version russe Исчезание — ce qui signifie Fade — paru en 2005, omet plutôt le ‘o’.

Si Georges Perec avait fait disparaitre le ‘e’ de son écriture romanesque le temps d’écrire La Disparition en 1969, il fait revenir cette voyelle en force trois ans plus tard puisque c’est la seule utilisée dans Les Revenentes, publié en 1972. Toutefois, il s’agit d’un retour un peu forcé, qui oblige l’auteur à certaines licences orthographiques (comme Revenentes qui devrait s’écrire Revenantes).

Références :
Georges Perec
La Disparition (roman)
Lipogramme

Complément de lecture : Le cadavre exquis

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les dépenses militaires au Moyen-Orient en 2014

15 janvier 2016

L’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) a été fondé en 1966 afin de célébrer les 150 ans de paix ininterrompue en Suède.

Cet organisme publie des données relatives aux dépenses militaires.

À partir de ses données, voici les dépenses militaires en 2014 de plusieurs pays du Moyen-Orient et, à titre comparatif, de trois pays : la Tunisie, la France et le Canada.

La première colonne après le nom du pays indique les sommes dépensées en milliards de dollars américains, en pourcentage du produit intérieur brut du pays, par personne, et le pourcentage que cela représente de l’ensemble des dépenses de l’État.

MMM$US PIB /capita Budget
Arabie saoudite 80,8 10,4% 2 747$ 25,9%
Émirats arabes unis 22,8 5,1% 2 421$ 23,9%
Turquie 22,6 2,2% 298$ 5,8%
Israël 15,9 5,2% 2 040$ 13,0%
Oman 9,6 11,6% 2 467$ 25,5%
Irak 9,5 4,2% 273$ 9,1%
Égypte 4,9 1,6% 60$ 5,1%
Liban 2,1 4,5% 424$ 14,0%
Jordanie 1,3 3,5% 169$ 9,0%
Tunisie 0,9 1,8% 82$ 5,3%
France 62,3 2,2% 964$ 3,8%
Canada 17,5 1,0% 492$ 2,3%

On voit donc que l’Arabie saoudite, un pays de 27 millions d’habitants, dépense davantage en équipement militaire que la France, 2,5 fois plus peuplée.

De plus, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et dans la république d’Oman, les dépenses militaires accaparent environ le quart des dépenses publiques, soit beaucoup plus que dans les pays moins menacés par la guerre.

Parce que peuplés respectivement de 81 et 85 millions de personnes, la Turquie et l’Égypte dépensent par personne beaucoup moins que la moyenne même si, en montants absolus, cela représente une somme appréciable.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


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