Le projet de loi libéral au sujet de la neutralité de l’État (1re partie)

Publié le 11 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est hier que le gouvernement Couillard a présenté son projet de loi relatif à la neutralité de l’État.

Contenu du projet de loi

Le document de onze pages — dont seulement sept sont consacrées aux dispositions législatives proprement dites — propose ce qui suit.

Les employés de l’État doivent faire preuve de neutralité religieuse dans l’exercice de leurs fonctions. En clair, leurs convictions religieuses ne doivent pas affecter l’accomplissement de leurs tâches.

Ils doivent également exercer leurs fonctions sans favoriser ni défavoriser quiconque en raison de son appartenance religieuse.

Font exception à ces règles, le clergé travaillant en milieu carcéral, les chargés d’enseignement religieux et ceux affectés à un service d’animation spirituelle.

L’article 6 permet à un pharmacien de refuser de vendre un contraceptif ou de prescrire la pilule du lendemain si cela est contraire à ses convictions religieuses à lui.

Actuellement, ce qui oblige un professionnel de la Santé à asservir son intérêt à celui de son patient, ce n’est pas une loi mais simplement les règles de déontologie professionnelle. Puisque toute loi a préséance sur un code de déontologie, cette loi légalise ce qui était interdit jusqu’à maintenant.

Ce matin, j’ai contacté à ce sujet l’Ordre des pharmaciens et le Conseil du statut de la femme, et je m’attends à ce que l’article 6 disparaisse du texte final de cette loi.

Pour terminer, celui qui dispense un service de l’État doit le faire à visage découvert. Celui qui reçoit ce service ne peut être obligé d’avoir le visage découvert que si cela est nécessaire à des fins d’identification, de communication ou pour des raisons de sécurité.

Les accommodements raisonnables

Le projet de loi établit les critères en vertu desquels on peut invoquer des croyances religieuses pour se soustraire à une obligation :
• cette demande doit respecter le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes
• l’accommodement demandé ne compromet pas le principe de la neutralité religieuse de l’État
• l’accommodement ne doit imposer aucune contrainte excessive sur le bon fonctionnement de l’organisme ainsi qu’aux coûts qui s’y rattachent.

Portée de la loi

Si elle est adoptée, cette loi s’appliquerait à la fonction publique, aux commissions scolaires, aux hôpitaux publics, aux écoles publiques, aux garderies subventionnées par l’État, aux agents de la paix (policiers et gardiens de prison) et les juges de tribunaux administratifs.

Sont exclus le secteur municipal et, si j’ai bien compris, les tribunaux provinciaux autres que les tribunaux administratifs.

Sont également protégés les éléments emblématiques ou toponymiques du patrimoine culturel du Québec qui témoignent de son parcours historique. En d’autres mots, on ne peut demander qu’on change les noms des rues ou qu’on enlève les crucifix des églises.

Références :
La Charte de la laïcité : un mauvais départ
La ministre Vallée exaspère Paul Arcand en évitant de répondre 15 fois à ses 3 questions
Les libéraux disent finalement oui au tchador
Projet de loi n°62 : Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État et visant notamment à encadrer les demandes d’accommodements religieux dans certains organismes

2 commentaires

| 2014-2018 (années Couillard), Politique québécoise, Religion, Sociologie | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La ciboulette commune

Publié le 10 juin 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Allium schoenoprasum ou Ciboulette commune

Originaire d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord, cette plante vivace est cultivée pour son goût. Le bulbe est toxique pour les chats et les chevaux. Mais tout ce qui sort de terre est comestible, y compris les fleurs.

Ces dernières sont des ombrelles sphériques rose violacé.

Cinq mois après la plantation, la ciboulette est prête à être récoltée. Cette plante aromatique est très facile à cultiver et offre des rendements élevés.

En cuisine, on la préfère fraîche puisque séchée ou lyophilisée, elle a beaucoup moins de goût.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5 — 1/1600 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

Un commentaire

| Botanique | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Merci Monsieur Parizeau

Publié le 9 juin 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Au sortir de l’église St-Germain-d’Outremont
Son épouse, Lisette Lapointe, le drapeau du Québec au bras, accompagnée de son fils, Bernard Parizeau. À leur droite, un peu en retrait, le chef du protocole du gouvernement, Claude Pineault
Agents de la Sécurité du Québec portant son cercueil
Le premier ministre actuel, Philippe Couillard, et son épouse, Suzanne Pilote
Derniers moments de la cérémonie

C’est de 14h à un peu plus de 16h cet après-midi qu’avaient lieu les funérailles d’État de Jacques Parizeau.

Celui-ci fut brièvement premier ministre du Québec, du 26 septembre 1994 au 28 janvier 1996.

Tous ceux qui ont dirigé le Québec depuis trente ans à titre de premier ministre (et qui sont toujours vivants) étaient présents, soit Pierre-Marc Johnson, Daniel Johnson, Lucien Bouchard, Bernard Landry, Jean Charest, Pauline Marois et Philippe Couillard.

Tous les chefs élus des partis d’opposition y étaient également soit Pierre-Karl Péladeau (du PQ), François Legault (de la CAQ), de même que Françoise David et Amir Khadir (de Québec solidaire).

De la scène fédérale, Thomas Mulcair (du NPD) et Justin Trudeau (du Parti libéral du Canada) ont participé aux funérailles. Seul le premier ministre du Canada était retenu ailleurs.

Premier Canadien à obtenir un Ph.D. de la London School of Economics, M. Parizeau fut, au cours des années 1960, le plus influent mandarin de l’État québécois en matière économique.

Ministre des Finances du Québec pendant huit ans (de 1976 à 1984), puis chef d’État, M. Parizeau a continué d’exercer une profonde influence sur la vie politique québécoise jusqu’à sa mort.

Personne n’a contribué au développement économique du Québec plus que lui. C’est le bâtisseur de l’État québécois moderne.

Personnellement, il y a longtemps que j’ai cessé d’évaluer les hommes politiques à ce qu’ils disent. Si on les juge à ce qu’ils font, Jacques Parizeau fut un géant.

Quant à l’hommage que mérite de recevoir Monsieur Parizeau, je ne saurais mieux dire que Jean-Martin Aussant, dont le discours prononcé lors des funérailles de Jacques Parizeau, écrit à la fois avec intelligence et avec coeur, résume tout.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 75 mm F/1,8 (la 1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm R (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/1,8 — ISO 200 — 75 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 150 mm
3e photo  : 1/320 sec. — F/4,1 — ISO 200 — 45 mm
4e photo  : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 150 mm
5e photo  : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm

Laissez un commentaire »

| 2014-2018 (années Couillard), Politique québécoise | Mots-clés : | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Lacunes sanitaires de restaurants et d’épiceries de Montréal (de novembre 2014 à avril 2015)

Publié le 8 juin 2015 | Temps de lecture : 6 minutes

On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des établissements condamnés récemment pour avoir enfreint les règles d’hygiène de la ville de Montréal. Pour ces six mois, les amendes totalisent 353 960$.

• AA (Restaurant —) / 3702 Rue Notre-Dame Ouest / 1 500$
• Abie’s Smoked meat & Steak / 3980 Boul. Saint-Jean / 1 250$
• Adriatica (Boulangerie et pâtisserie —) / 5824 Boul. Saint-Laurent / 4 000$
• Al Mizan (Marché —) / 1695 Boul. De Maisonneuve Ouest / 3 500$
• Al Pacino (Pizza —) / 4230A Rue Wellington / 1 300$
• Amal Bohsali (Pâtisserie —) / 1420 Rue Sauvé Ouest / 2 700$
• Amir (Restaurant —) / 1000 Boul. Saint-Jean / 750$
• André Ampère (Pâtisserie et boulangerie —) / 8035 Av. André-Ampère / 1 750$
• Ange et Ricky (Épicerie —) / 195 Rue Jarry Est / 1 000$
• Anh-Tai (Restaurant —) / 4858 Boul. des Sources / 1 500$
• Anne (Restaurant —) / 2525B Rue Provost / 1 000$
• Atti (Restaurant —) / 2077 Rue University / 750$
• Aux Deux Gaulois (Boucherie —) / 2021 Rue Frontenac / 2 000$
• Aux Deux Gaulois (Boucherie —) / 3180 Rue Masson / 3 000$
• Aux Purs Délices (Traiteur —) / 287 Rue de l’ Église / 1 400$
• Aux Quatre Vents (Brûlerie —) / 7070 Av. Henri-Julien / 1 500$
• Bagel Bar / 975 Boul. Roméo-Vachon Nord / 1 300$
• Bahay Kubo (Restaurant —) / 4735 Av. Van Horne / 16 550$
• Bako Shushi (Restaurant —) / 4326 Rue Bélanger / 500$
• Basha (Restaurant —) / 8971 Boul. Saint-Michel / 1 000$
• Basha Lajeunesse (Restaurant —) / 10650 Rue Lajeunesse / 2 000$
• Basha Wellington (Restaurant —) / 5001 Rue Wellington / 1 500$
• Beaubien Bagel / 828 Rue Beaubien Est / 2 800$
• Belle Province Décarie (Restaurant) / 7555 Boul. Décarie / 3 500$
• Benny C. (Chez —) / 5071 Ch. Reine-Mary / 3 300$
• B.K. (Marché —) / 1755 Rue d’Oxford / 14 400$
• Burger King / 12595 Rue Sherbrooke Est / 1 000$
• Cantor (Boulangerie —) / 8575 8e Avenue / 3 000$
• Carveli (Restaurant —) / 6860 Ch. de la Côte-Saint-Luc / 5 500$
• Casa dei Ravioli (voir Ravioli, Restaurant La Maison du —)
• Casa de la Pizza (Restaurant New —) / 4223 Rue Ontario Est / 1 100$
• Castel (Boulangerie Pâtisserie —) / 3445 Rue Jean-Talon Est / 2 000$
• C et T (Marché —) / 12200 Boul. Laurentien / 1 000$
• Chand Palace indien (Restaurant —) / 989 Rue Jean-Talon Ouest / 1 600$
• Chase (Restaurant —) / 5672A Av. de Monkland / 1 600$
• Château Dorval (Pizza Deli —) / 735 Ch. Lakeshore / 1 300$
• Chemin Faisant (Traiteur —) / 1510 Rue Fleury Est / 1 000$
• Chez Thong (Restaurant —) / 10660 Boul. Pie-IX / 1 800$
• Chich Taouk (Restaurant M. —) / 775 Rue Beaubien Est / 1 500$
• Claremont (Café —) / 5032 Rue Sherbrooke Ouest / 1 400$
• Cuisine Cantonnaise (Restaurant —) / 84 Rue De La Gauchetière Ouest / 6 600$
• David Toledano (Traiteur —) / 5281 Boul. Décarie / 1 000$
• De Luxe (Marché —) / 9204 Rue Sherbrooke Est / 1 850$
• De Qualité (Boucherie kasher —) / 5855 Av. Victoria / 3 000$
• De Nancy (Pâtisserie —) / 5655 Av. de Monkland / 490$
• Deli-Capri (Restaurant —) / 2051 Boul. Rosemont / 2 500$
• 18 (Marché —) / 4650 Rue d’ Amiens / 1 000$
• Double (Café —) / 1 Westmount Square / 3 400$
• Dionysia (Restaurant —) / 2965 Rue De Miniac / 750$
• Divino (Restaurant —) / 3500 Boul. de la Côte-Vertu / 3 000$
• Dunn’s Famous Smoked Meat / 1249 Rue Metcalfe / 1 250$
• Efes (Pâtisserie Boulangerie —) / 689 Rue Saint-Roch / 1 800$
• Elie Or Café / 6900 Boul. Décarie / 2 000$
• Elixor (Restaurant —) / 3237 Boul. des Sources / 1 300$
• El Jibaro (Restaurant —) / 7183 Rue Saint-Hubert / 2 000$
• El Mundo (Resto-Bar —) / 3500 Av. du Parc / 1 200$
• Euromarché Latina (L’ —) / 11847 Boul. Laurentien / 4 200$
• Foo Lam (Restaurant —) / 9394 Boul. de l’Acadie / 4 500$
• Fu Tai (Marché —) / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 500$
• Georgia (Restaurant Le —) / 5112 Boul. Décarie / 1 200$
• Goût de la Thaïlande (Restaurant Le —) / 1345 Rue Fleury Est / 2 000$
• Green (Traiteur et café —) / 800 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 000$
• Ho (La Maison —) / 2945 Rue Notre-Dame / 1 200$
• Hung Sing (Restaurant —) / 6338 Rue Sherbrooke Est / 1 250$
• Jade (Restaurant — Quartier chinois) / 67 Rue De La Gauchetière Ouest / 250$
• Jaffna Fruits (Marché —) / 12201 Boul. Gouin Ouest / 2 000$
• Jardin de Pékin 2 (Restaurant —) / 4794 Boul. Saint-Jean / 2 000$
• Jason (Dépanneur —) / 7685 Rue Saint-Denis / 750$
• Jaura (Boulangerie —) / 3804 Rue Wellington / 1 000$
• Jeeva (Marché —) / 534 Rue Saint-Roch / 2 470$
• Jonas (Restaurant —) / 4200 Rue Beaubien Est / 3 250$
• Kam (Restaurant Nouveau Maison —) / 11779 Boul. de Pierrefonds / 7 000$
• Kei Phat (Marché —) / 4215 Rue Jarry Est / 4 300$
• Lafrance (Supermarché —) / 7172 Rue Bombardier / 1 500$
• Lahore Karahi (Restaurant —) / 14329 Boul. de Pierrefonds / 1 500$
• Lotus Bleu (Restaurant —) / 350 Av. Duluth Est / 800$
• Lun Hong (Restaurant —) / 961 Av. du Mont-Royal Est / 2 250$
• Lyla (Restaurant —) / 431 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Madina (Super marché —) / 17 Rue Ontario Est / 2 500$
• Madisson New-York Grill & Bar / 3000 Rue Jean-Yves / 800$
• Maghreb (Boucherie halal du —) / 3320 Rue Jean-Talon Est / 900$
• Maheu (Boucherie —) / 6069 Boul. Monk / 2 250$
• Maison Mottas (Pâtisserie —) / 303 Av. Mozart Est / 8 000$
• Malo (Marché —) / 4737 Rue Hochelaga / 1 100$
• Mama Super Marché Antillais / 4757 Rue de Charleroi / 1 000$
• Man Li (Restaurant —) / 4991A Boul. des Sources / 1 250$
• McDonald (Restaurant —) / 7645 Boul. Saint-Michel / 1 400$
• Méditerranée (Marché —) / 1823 Av. O’Brien / 1 250$
• Mega-Plex Lacordaire (Cinéma —) / 5940 Boul. des Grandes-Prairies / 1 500$
• Merson’s Pâtisserie / 3410 Rue Bélanger / 4 750$
• Mima (Pizza —) / 5889A Av. Victoria / 1 500$
• Mistinguette (Restaurant —) / 1558 Rue Fleury Est / 1 000$
• Mon Nan (Restaurant —) / 43 Rue De La Gauchetière Est / 1 100$
• Montaza P.A.T (Restaurant —) / 12675 Rue Sherbrooke Est / 1 800$
• Mont-Carmel (Casse-croute —) / 3858 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 800$
• Napoléon (Boulangerie pâtisserie —) / 4579 Rue Jarry Est / 2 000$
• Napoli (Pizzeria —) / 1675 Rue Saint-Denis / 1 750$
• Nickels St-Laurent (Resto Bar —) / 1991 Boul. Marcel-Laurin / 1 500$
• Niu Kee (Restaurant —) / 1163 Rue Clark / 4 400$
• Noel (Charcuterie —) / 5733 Boul. Léger / 1 000$
• Nouveau Felix (Restaurant —) / 9145 Boul. Pie-IX / 1 800$
• O.C.N. Import (Poissonnerie —) / 181 Rue Jean-Talon Ouest / 2 000$
• Oriental (Produits alimentaires —) / 6909 Rue Marconi / 4 000$
• Perle Bleue (Restaurant La —) / 1005 Rue Guy / 3 000$
• Pétro-Canada / 8050 Boul. Langelier / 1 400$
• Pho (Restaurant —) / 223 Rue Sainte-Catherine Est / 3 200$
• Pho An-Nam (Restaurant —) / 1830 Rue Sainte-Catherine Est / 1 000$
• Pho Bang New York (Restaurant —) / 1001 Boul. Saint-Laurent / 1 600$
• Pho Hin (Restaurant —) / 4130 Rue Jean-Talon Est / 5 000$
• Planète-Pain (Restaurant —) / 2020 Rue Gauthier / 6 300$
• Pointe Claire (Delicatessen —) / 51 Av. Donegani / 1 400$
• Porte Orientale (Restaurant La —) / 990 route Herron / 3 000$
• Pub du Métro (Le —) / 8753 Rue Lajeunesse / 1 000$
• Pushap (Restaurant —) / 5195 Rue Paré / 7 800$
• Queen Mary (Restaurant —) / 5504 Ch. Queen-Mary / 6 600$
• Ravioli (Restaurant La Maison du —) / 2479 Av. Charland / 1 500$
• République (Café —) / 93 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 800$
• Rites berbères (Restaurant —) / 4697 Rue De Bullion / 1 500$
• Rizwan (Super marché —) / 2170 Rue Patricia / 1 000$
• Royal Patate / 2050 Rue Cabot / 1 700$
• Saigon VIP (Restaurant —) / 1850 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 250$
• Salem (Boulangerie —) / 3846 Rue Jean-Talon Est / 2 400$
• Sami Fruits / 8200 19e Av. / 2 800$
• Samos (Charcuterie —) / 201 Rue Beaubien Est / 2 800$
• Sava (Marché —) / 6621 Ch. de la Côte-des-Neiges / 11 500$
• Scores Rôtisserie et Côtes levées / 9305 Boul. Lacordaire / 1 500$
• Second Cup (Café —) / 3315 Ch. Reine-Mary / 2 000$
• Séraphin (Boulangerie —) / 5008 Boul. Saint-Laurent / 2 500$
• Shish Poulet (Restaurant —) / 5918 Boul. des Grandes-Prairies / 1 200$
• Soleil de Saigon (Restaurant —) / 1993 Boul. Marcel-Laurin / 1 250$
• St-Denis (Brûlerie —) / 5252 Ch. de la Côte-des-Neiges / 3 400$
• Super Lasalle (Dépanneur —) / 3760 Boul. LaSalle / 750$
• Suprême (Café — Tour Bell) / 600 Rue Jean-Talon Est / 1 750$
• Sushi St-Denis (Restaurant —) / 1669 Rue Saint-Denis / 3 250$
• Syj Thai Express (Restaurant —) / 3009 Rue Notre-Dame Ouest / 3 100$
• Thai Heng (Restaurant —) / 6503 Rue Beaubien Est / 1 000$
• Thmor Da (Restaurant —) / 3733A Rue Jarry Est / 1 000$
• Tiffanys (Restaurant —) / 7977 Boul. Décarie / 1 300$
• Tokyo Sushi (Restaurant —) / 1805 Rue Sainte-Catherine Ouest / 4 000$
• Topaz (Restaurant —) / 317 Boul. Saint-Jean / 1 100$
• Torino (Grillades —) / 2305 Ch. Rockland / 2 000$
• Tous Les Jours (Restaurant —) / 1689 Av. du Mont-Royal Est / 1 250$
• Vinh Hing (Pâtisserie boulangerie café —) / 4800 Rue Saint-Ambroise / 3 100$
• VIP 2010 (Restaurant —) / 370 Av. Beaumont / 1 300$
• Vy Express (Restaurant —) / 7933 Boul. Saint-Michel / 1 500$
• Wah Hoa (Les Aliments —) / 939 Boul. Décarie / 750$
• Wahly (Restaurant —) / 13999 Rue Notre-Dame Est / 1 600$
• Y Lan (Restaurant —) / 6425 Rue Saint-Denis / 1 300$
• Yenta (Restaurant —) / 7373 Boul. Langelier / 1 250$
• Yitika Sushi Plus (Restaurant —) / 4075 Rue Sainte-Catherine Est / 1 500$
• ZhengQingQiao (Restaurant —) / 1111 Rue Saint-Urbain / 3 750$


Pour consulter la liste de tous les articles publiés sur ce blogue relativement aux établissements condamnés pour avoir enfreint les règles sanitaires de la ville, veuillez cliquer sur ceci.

3 commentaires

| Insalubrité | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Iris de Sibérie

Publié le 7 juin 2015 | Temps de lecture : 1 minute
Iris de Sibérie ‘Grandis’
Iris de Sibérie ‘Careless Sally’
Iris de Sibérie ‘Sea of Dreams’
Iris de Sibérie ‘Lavender Fair’
Iris de Sibérie ‘Perry’s Blue’

Apparus sur Terre voilà des millions d’années, les iris de Sibérie se distinguent des grands iris barbus (très récents) par leurs pétales.

Les uns et les autres ont trois sépales recourbés vers le bas. Mais alors que les grands iris barbus ont trois pétales recourbés vers le sommet de la fleur, les pétales des iris de Sibérie sont dressés en ‘V’, sans se toucher.

Leur couleur varie du blanc à différentes teintes de bleu.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
2e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 100 — 85 mm
5e  photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

Un commentaire

| Botanique, Fleurs | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Iris

Publié le 4 juin 2015 | Temps de lecture : 2 minutes
Grand iris barbu ‘Benton Mocha’
Grand iris barbu (variété inconnue)
Grand iris barbu ‘Spiced Custard’
Grand iris barbu ‘Ebony Echo’
Grand iris barbu ‘Lovely Again’
Grand iris barbu ‘Envy’
Iris ‘Glow’
Grand iris barbu (variété inconnue)

L’iris est une plante vivace qui se développe à partir d’un bulbe (comme les tulipes) ou à partir d’un rhizome (comme le riz).

On trouve cette famille de plantes dans tout l’hémisphère nord.

La fleur se compose de trois sépales recourbés vers le bas, et trois pétales dressés vers le haut. Ces pétales peuvent être droits ou être recourbés vers le sommet de la fleur.

Certains iris sont qualifiés de barbus parce qu’à la base de leurs sépales, une rangée d’extensions dressées, jaunes ou orange, donne l’impression d’une série de poils.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Helios 85mm F/1,5
1re photo : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 160 — 85 mm
2e photo  : 1/2500 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
3e photo  : 1/4000 sec. — F/1,5 — ISO 125 — 85 mm
4e photo  : 1/1000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e photo  : 1/1600 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
6e photo  : 1/2000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
7e photo  : 1/1250 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
8e photo  : 1/2500 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm

Un commentaire

| Botanique, Fleurs | Mots-clés : , , , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Éviter les conflits d’intérêts des membres de l’Assemblée nationale

Publié le 1 juin 2015 | Temps de lecture : 8 minutes

C’est en 1982 que le gouvernement de René Lévesque adopta la Loi sur l’Assemblée nationale. Cette loi était destinée, entre autres, à fixer les règles concernant les conflits d’intérêts de la députation québécoise.

En 2010, on voulut rafraîchir ces dispositions par le biais d’un Code d’éthique et de déontologie. Ce Code ayant été adopté à l’unanimité sous un gouvernement minoritaire, on présume qu’il fut le fruit d’innombrables tractations et de nombreux amendements. Le résultat est un document bavard, contenant 133 articles.

L’incompatibilité des fonctions

Au lieu de dire qu’un député ne doit pas recevoir d’autre rémunération que celle qu’il reçoit à titre de député ou de ministre, le Code le dit en cinq articles totalisant quatorze alinéas.

Et c’est sans compter le chapitre relatif à la rémunération et celui relatif aux dons et avantages marginaux.

À la place de quelques grands principes clairs, cette multiplication d’interdictions spécifiques assorties d’exceptions favorise l’émergence de situations exceptionnelles, non prévues au départ par les auteurs du Code.

Les conflits d’intérêts

Ceux-ci sont abordés dans deux chapitres; l’un s’adressant aux simples députés, l’autre aux ministres.

Le député ou le ministre doit éviter les situations où son intérêt personnel pourrait influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de sa charge.

Il lui est interdit de se servir de son influence afin d’obtenir des faveurs à son avantage ou au bénéfice de sa famille immédiate, de même qu’en faveur de toute autre personne s’il le fait de manière abusive (sans que l’abus soit défini).

Le code interdit évidemment les délits d’initiés. Dans les faits, on présume qu’ils sont courants; n’est-il pas du devoir du député de prévenir un commettant d’un projet gouvernement susceptible de lui être préjudiciable ?

Le reste des dispositions concernant les conflits d’intérêts d’ordre commercial et financier est un spaghetti d’interdits et d’exceptions qui semblent avoir été adoptés pour ne viser personne au moment de son adoption.

L’homme d’affaires qui serait élu simple député n’a l’obligation de confier son entreprise à une fiducie que si cette entreprise n’est pas cotée en bourse et qu’elle fait des affaires avec l’État. Précisons que l’entreprise Québécor — détenue majoritairement par le chef de l’opposition — est cotée en bourse.

D’autre part, dans le cas d’un ministre, les dispositions qui le concernent sont un charabia d’interdits, d’exceptions et de contrexceptions. Par exemple, l’entreprise du conjoint d’un ministre peut obtenir des contrats gouvernementaux à deux conditions; premièrement, que cette entreprise recevait déjà des contrats de l’État avant que le ministre accède à son poste et deuxièmement, que les nouveaux contrats soit accordés par un autre ministre que son conjoint.

Le rapport du Commissaire à l’éthique

Au moment de sa nomination en janvier 2011, le premier commissaire à l’éthique et à la déontologie avait reçu le mandat de faire rapport sur la mise en oeuvre du Code et sur l’opportunité de le modifier et ce, au plus tard trois ans après son entrée en vigueur.

Or quatre ans se sont écoulés depuis. Entretemps, un magnat de la presse a été élu chef de l’opposition et certains de ses adversaires ont exprimé leur inquiétude face à la perspective d’une berlusconisation de la politique québécoise, dans la perspective de l’accession au pouvoir de son parti.

En mars 2014, le commissaire avait précisé la nature de la relation entre un membre du Conseil des ministres — ce que serait M. Péladeau s’il était élu premier ministre — et le fiduciaire à qui il a confié ses biens :
• le fiduciaire doit exercer cette charge de façon indépendante et entièrement autonome
• le fiduciaire doit disposer de tous les pouvoirs nécessaires à l’égard des biens qui ont été confiés
• il est interdit au ministre d’exercer directement ou indirectement quelque influence auprès du fiduciaire
• le fiduciaire ne peut recevoir, directement ou indirectement, des directives ou des conseils du ministre, sauf des indications générales
• il est interdit au fiduciaire de s’adresser au ministre pour obtenir des directives ou des conseils relatifs à la gestion des biens qu’il administre.

En tant que simple député, le chef de l’opposition n’est pas tenu de confier son entreprise à une fiducie. Mais il aurait à le faire s’il devenait premier ministre. Malgré cela, il a choisi volontairement de se soumettre à cette exigence.

Ses adversaires politiques soutiennent que cela n’est pas suffisant. En effet, M. Péladeau a fait savoir que ses fiduciaires ont tous les pouvoirs, sauf celui de vendre Québécor (son entreprise principale). Pour les Libéraux, les fiduciaires de M. Péladeau devraient être complètement libres d’agir.

Interrogé à ce sujet, le Commissaire à l’éthique a répondu que ce n’était pas à lui de faire dire au Code ce qu’il ne dit pas. En d’autres mots, si l’Assemblée nationale veut ajouter cette exigence visant M. Péladeau, c’est à elle de légiférer dans ce sens.

Le placement en fiducie, une plaisanterie

Ceux qui détiennent le pouvoir économique sont tellement respectés des gouvernements et ont un accès tellement facile aux antichambres ministérielles, qu’on peut se demander s’il ne serait pas raisonnable de leur interdire de faire eux-mêmes de la politique. Malheureusement — ou heureusement, selon le point de vue — cela serait anticonstitutionnel; à quelques exceptions près, tout citoyen a le droit participer à la vie politique de son pays.

Permettre aux hommes d’affaires se lancer en politique à la condition qu’ils se départissent de tous leurs intérêts financiers constitue une contrainte telle qu’elle équivaut à une interdiction indirecte.

Alors que faire ?

La solution adoptée par tous les pays démocratiques, c’est que les hommes d’affaires doivent confier leurs entreprises à une fiducie s’ils accèdent au pouvoir.

Dans les faits, le politicien dont les entreprises sont placées en fiducie a intérêt à adopter des mesures qui leur sont favorables; lorsqu’il quittera la politique, il reprendra des biens dont la valeur se sera accrue considérablement pendant qu’il était au pouvoir.

L’exigence de la société de fiducie est donc une manière de sauver les apparences. Mais il est impossible de faire mieux.

Le dilemme du gouvernement libéral

À mon avis, tout élu à l’Assemblée nationale, qu’il soit député ou ministre, dans l’opposition ou au pouvoir, devrait être soumis aux mêmes règles. À des degrés divers, tous participent à la même vie politique.

Même si un parti d’opposition n’a aucun moyen d’accorder des contrats gouvernementaux et de distribuer les faveurs, il peut toujours monnayer secrètement son appui à un projet gouvernemental. Donc M. Péladeau a raison de se soumettre volontairement à des exigences plus grandes que celles auxquelles il est obligé d’obéir.

Reste la question relative à l’interdiction faite à la fiducie de vendre les entreprises qui lui sont confiées. S’agit-il d’une contrainte déraisonnable ?

À l’article 2.5.3.3 du rapport du Commissaire, on apprend qu’au moment de la création d’une fiducie au nom d’un ministre, le fiduciaire est tenu de révéler au Commissaire les biens financiers que lui a confiés un ministre.

Une fois cette déclaration faite, le fiduciaire qui vend ces biens pour acheter d’autres titres financiers, n’est pas tenu d’en informer personne.

Si les délits d’initiés sont interdits par la loi, dans les faits ils sont monnaie courante. Lorsque cela se produit, le ministre devient le seul — avec le fiduciaire qu’il a choisi — à savoir les entreprises acquises par l’intermédiaire du fiduciaire.

Conséquemment, ni le commissaire à l’éthique, ni les partis d’opposition et ni les journalistes ne peuvent déceler les abus et faire leur devoir qui est d’en alerter l’opinion publique.

En somme, dans le cas précis de M. Péladeau, l’interdiction adressée au fiduciaire de vendre les biens sous sa garde est bien préférable à son contraire.

Il revient donc au peuple de décider. Si les Québécois veulent que leur gouvernement soit administré par un homme d’affaires, c’est leur décision. Vox populi, vox Dei. Ils ont déjà porté au pouvoir un parti — le Parti libéral du Québec — même s’ils le croient corrompu. Dans le monde imparfait dans lequel nous vivons, pourquoi n’auraient-ils pas le choix d’élire un homme d’affaires à la tête de l’État ?

Références :
Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale
Rapport sur la mise en œuvre du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale 2011-2014

Un commentaire

| 2014-2018 (années Couillard), Politique québécoise | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel